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NANTES

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La commune de Nantes (pucenoire.gif (870 octets) Naoned) est chef lieu de canton. Nantes dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de NANTES

Nantes vient de la tribu gauloise des Namnètes

Corbilo, port fluvial à l'embouchure de la Loire (selon l'historien Polybe, en l'an 147 avant Jésus-Christ) est créée entre l'an 900 et 600 avant Jésus-Christ : elle deviendra plus tard la capital de la tribu gauloise des Namnètes. Il faut attendre Ptolémée (IIème siècle) pour lire le nom de Condevincum ou Condevicnum (le bourg du confluent). L'arrivée des Celtes se situe entre l'an 500 et 100 avant Jésus-Christ. Les Namnètes, peuple gaulois, occupent la région de Nantes à Angers vers l'an 70 avant Jésus-Christ. Occupation romaine suite à la victoire de César sur les Vénètes, peuple voisin des Namnètes, dans une bataille navale à Saint-Gildas de Rhuys entre la presqu'île de Rhuys et Le Croisic en l'an 56 avant Jésus-Christ. Vers l'an 50 avant Jésus-Christ Nantes se nomme "Portus Namnetus" (cité dans la table de Peutinger au début du IIIème siècle) et prend son essor au IIème siècle au détriment de Rezé (Ratiatum), une cité gallo-romaine florissante. La cité gauloise des Namnètes devient alors une "civitas" soumise sous Jules César. Dans la "Notitia provinciarum" (IVème siècle) apparaît la "Civitas Namnetorum".

La christianisation de Nantes se fait au IIIème siècle : Saint Clair, premier évêque de Nantes en 275, entreprend la conversion des armoricains (Donatien et Rogatien, deux jeunes chrétiens de Nantes sont exécutés par les hommes de Dioclétien en 290). Nantes est fortifié en l'an 276, juste avant les invasions et les pillages des Francs et des Saxons vers l'an 285. Longue de 1 665 mètres environ, l'enceinte protégeait une superficie de 16 hectares. Après l'adhésion au christianisme de l'empereur Constantin en 325, un premier temple est consacré au Dieu des chrétiens, sur le coteau Saint-Similien.

Vers 380, Conan Meriadech, le neveu d'Octavius, dernier gouverneur romain de la région, serait monté (d'après une légende) sur le trône de Bretagne. En 421, Salomon, petit-fils de Conan Meriadech, devient roi de Bretagne. Suite au décès de Salomon (qui est égorgé dans une église de Brest), Grallon (le frère de Salomon) lui succède en 434. En 445, Audren, fils de Salomon, monte sur le trône : il participe à la guerre contre Attila. En 444-458, l'évêque Léon fait ériger la basilique Saint-Similien et la chapelle Saint-André. En 475-499, l'évêque Karmundus (ou Kamundus) fait bâtir Saint-Domatien (ou Saint-Donatien). D'autres historiens attribuent la fondation de chapelle ou de l'église Saint-Donatien à l'évêque Cerunius en 490 ou au comte Lambert (IXème siècle). Budic succède à son père Audren en 490. En 490, Clovis s'empare de Nantes et la ville passe alors sous la domination des Francs. L'évêque Eumélius II dirige le diocèse de Nantes de 527 à 549. En 549, Saint Félix devient évêque de Nantes et crée le port de Nantes. Saint Félix, qui décède en 583, consacre la première cathédrale de Nantes (commencée par son prédécesseur Eumélius) le 30 septembre 567.

Les Bretons chassés des îles britanniques par les Anglais et les Saxons arrivent aux Vème et VIème siècles (vers 589). Herblain, ancien officier de Clotaire III, établit un monastère dans l'île d'Indret au VIIème siècle. En 603, saint Colomban est exilé à Nantes par Thierry III de Bourgogne. Un concile se tient à Nantes en 658. Les Français s'emparent de Nantes en 691. En 826, Nantes est sous l'autorité de Lambert, représentant de Louis le Pieux, roi des Francs : celui-ci recommande au roi de confier le comté à Nominoé, lieutenant général de Bretagne. En 840, Nominoé entre en guerre contre Charles le Chauve. En 843, le comte Rainald et les Nantais sont battus par les bretons à Blain. L'armée de Charles le Chauve est battue le 22 novembre 845 auprès du monastère de Ballon (au nord-est de Redon) et Charles le Chauve reconnaît alors l'indépendance de la Bretagne et la souveraineté de Nominoé. A Nantes l'évêque Actard, jugé trop ami des Francs, doit céder la place à son rival Gislard, qui exerçait déjà sa juridiction sur le pays de Guérande. Charles le Chauve est à nouveau battu à Jengland en 851 : il reconnaît alors à Erispoé, fils de Nominoé, le titre royal et lui cède les comtés de Rennes, de Retz et de Nantes. Nantes devient bretonne.

Les premiers pillages normands ont lieu en 843 : les vikings sont venus le 24 juin 843 de Noirmoutier (qu'ils avaient ravagé en 835) à bord de 67 bateaux massacrant dans la cathédrale l'évêque Gohard (abattu devant l'autel) et une bonne partie des fidèles nantais. En 853, nouveaux raids des vikings (qui occupent l'île de Biesse) sur la ville de Nantes : les vikings sont chassés de l'île de Biesse par Erispoé en 855. En 857, Salaün (Salomon), le neveu de Nominoé élimine Erispoé, et monte sur le trône de Bretagne. Salaün est assassiné par Pascweten, son gendre. En 890, Alain Le Grand, comte de Vannes et frère de Pascweten, s'autoproclame roi des Bretons : il bat une armée viking à Questembert et reconquiert la péninsule bretonne en repoussant les vikings jusqu'à la Seine en 891. Après la mort d'Alain le Grand en 907, les vikings ravagent à nouveau la région. En 919, les Normands attaquent le pays nantais (on voit les vaisseaux de Raghenold mouiller en 919 devant Nantes). Le poste que les envahisseurs rétablirent dans l'île de Biesse devait, cette fois, durer dix-huit années (919-937). Robert Ier, roi de France, est tenu en échec devant Nantes en 921. En 937, Alain Barbe-Torte, le petit-fils d'Alain le Grand, bat les Normands sur les coteaux de Saint-Nicolas et les chasse de leur lieu de retranchement (le pré Anian ou pré Dian). Il est sacré duc de Bretagne et fonde le duché de Bretagne. Alain Barbe-Torte décède en 952, son corps est déposé à Saint-Donatien, puis inhumé à la collégiale Notre-Dame. Son fils Drogon lui succède et Thibaud le Tricheur, comte de Blois, prend le titre de régent de Bretagne. A la mort de Drogon, en 958, les Nantais se placent sous l'autorité de Foulques le Bon, comte d'Angers et époux de la veuve de Barbe-Torte. Les Normands reviennent une dernière fois, en 960, pour faire des captifs (dont l'évêque Gautier ou Gauthier). La région est défendue par Hoël, un bâtard de Drogon Barbetorte : les Nantais se placent alors sous l'autorité de ce dernier. Thibaud de Blois lui oppose le Tort, comte de Rennes qui devient duc de Bretagne en 979. En 981, Guérec, le fils d'Hoël, est battu à Coquerel (ou Conquereuil) par Conan le Tort (Conan Ier, comte de Rennes). Conan le Tort, qui édifie le château du Bouffay en 990, est tué à Coquerel le 27 juin 992 alors qu'il tente de prendre Nantes. En 1008, Budic, le comte de Nantes, reconnaît le nouveau duc de Bretagne, Alain III. En 1050, à la suite du décès du comte Mathias, Conan, fils d'Alain III et duc de Bretagne depuis 1040, s'empare de Nantes avec l'aide d'Alain Canhiart, comte de Cornouaille, et cède les droits du comté au fils d'Alain Canhiart, Hoël.

Après le décès de Conan II, qui meurt sans descendance, Hoël, comte de Nantes et de Cornouailles devient duc de Bretagne en 1066. Alain Fergent, fils d'Hoël  II, monte sur le trône ducal en 1084. Des chanoines réguliers s'installent à Doulon en 1105. En 1112, Conan III succède à son père, Alain Fergent, qui s'est retiré à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. En 1118, un incendie ravage une partie de Nantes et Conan III fonde le prieuré de la Madeleine, au profit des chanoines de Toussaint d'Angers. Un concile se tient à Nantes en 1129, en présence d'Abélard, abbé de Saint-Gildas-de-Rhuys. En 1141, des templiers érigent la commanderie de Sainte-Catherine sur le pré Nian (aujourd'hui rue d'Orléans). Conan IV, petit-fils de Conan III, devient duc de Bretagne en 1148 après le décès de Conan III. En 1154, le duc Conan IV abandonne Nantes à Henri Plantagenêt, comte d'Anjou, qui vient d'accéder au trône d'Angleterre. Nantes et la Bretagne passent en 1168, sous la domination des Plantagenêts après le mariage de Constance (fille de Conan IV) à Geoffroy, fils de Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine. En 1186, est construite la chapelle Saint-Nicolas dans le Bourgmain (burgus magnus), sur la rive droite de l'Erdre. Le meurtre commis par Jean Sans Terre sur son neveu Arthur, fils de Geoffroy et de Constance suscite en 1203, l'intervention du roi Philippe-Auguste. Ce dernier s'empare de la Bretagne et, pour y prolonger sa domination, marie l'héritière du duché, Alix, à Pierre de Braine, fils aîné du comte de Dreux Robert III, et plus connu sous le surnom malveillant de Pierre Mauclerc. Les  dominicains s'installent à l'emplacement actuel de la rue de Strasbourg en 1228. Au début du XIIIème siècle, le duc de Bretagne, Pierre de Mauclerc, entreprend une nouvelle enceinte de fortification afin de remplacer la muraille gallo-romaine malmenée par les invasions normandes et les guerres féodales. Pierre Mauclerc, duc de Bretagne en 1213, reçoit Henri III d'Angleterre en 1230 et remet son duché à Jean Le Roux, son fils, en 1237. Jean Le Roux fait massacrer les juifs de Nantes en 1240. Les cordeliers s'installent à Nantes en 1246. Jean II, fils de Jean Le Roux, succède à son père en 1286. Arthur II succède à son père Jean II en 1305. Jean III succède à son père Arthur II en 1312. Les Carmes s'installent à Nantes en 1318. En 1325, l'évêque Daniel crée la Collégiale Notre-Dame et Jean III érige l'église Saint-Donatien.

Après le décès, sans héritier, de Jean III, duc de Bretagne, Jean de Montfort son demi-frère, dispute le trône à Jeanne de Penthièvre, nièce du défunt et héritière légitime. Mariée à Charles de Blois, neveu du roi de France, celle-ci est soutenue par Philippe VI et le parti français. Jean de Montfort a l'appui des nobles bretons et des Anglais. Jean de Montfort entre à Nantes le 30 avril 1341, puis est fait prisonnier par les troupes de Charles de Blois en novembre 1341. La ville de Nantes est prise par les Anglais en 1342. Olivier de Clisson est exécuté le 2 août 1343. Après la mort de Jean de Montfort à Hennebont le 23 septembre 1345, son épouse Jeanne de Flandre continue la lutte de son mari. Plusieurs Anglais (56 au total, dit-on) s'emparent du château de Nantes durant les fêtes de Mardi Gras, en 1352. Charles de Blois est tué en 1364 à la bataille d'Auray. Le 12 avril 1365, le premier traité de Guérande reconnaît le fils de Jean de Montfort comme duc de Bretagne, sous le nom de Jean IV. Ce dernier ordonne la construction de la forteresse de Pirmil en 1366 (démantelée en 1626). Nantes négocie sa reddition à Du Guesclin en 1373. Entre novembre 1380 et janvier 1381, la ville de Nantes est assiégée par les Anglais mais résiste. Jean IV décède en 1399 et Jean V devient duc de Bretagne le 7 janvier 1404. L'église des Jacobins est détruite par incendie en 1410, et reconstruite en 1413 (consacrée le 19 octobre 1413). Le 14 avril 1434, Jean V et Jean de Malestroit posent la première pierre de la nouvelle cathédrale. Jean V décède dans son manoir de la Touche en 1442 et son fils aîné lui succède sous le nom de François Ier. Ce dernier décède en 1450 et son frère lui succède sous le nom de Pierre II. Ce dernier décède en 1457 et son oncle lui succède sous le nom d'Arthur III. A la mort d'Arthur III, le 26 décembre 1458, François II, son neveu, devient duc de Bretagne. 

Entre 1436 et 1487, le Conseil des Bourgeois de Nantes adapte les fortifications de la ville à l'utilisation de l'artillerie (ces fortifications sont démolies au cours de la seconde moitié du XVIIIème siècle). Le 4 avril 1460, sous François II, est créée, avec l'accord du pape Pie II, l'Université de Nantes (trois bulles pontificales, en 1414, en 1424 et en 1449 avaient déjà fondé cette institution, mais sans lui donner d'existence réelle). La chapelle des Minimes est construite en 1468. En 1471, François II autorise la confrérie des Chevaliers de Papegault. En 1473, Pierre Landais fait reconstruire l'hôtel de la Bouvardière (aujourd'hui de Briord). En 1477, naissance d'Anne de Bretagne au château de la Tour-Neuve. En 1479, Françoise d'Amboise, veuve de Pierre II et supérieure du Carmel de Vannes, installe sa congrégation aux Couëts (Bouguenais). En 1487, la ville de Nantes est assiégée en vain par Charles VIII qui abandonne le siège le 6 avril 1487. L'armée bretonne est défaite à Saint-Aubin du Cormier en juillet 1488 et le père d'Anne de Bretagne, François II, dernier duc de la Bretagne indépendante, décède le 9 septembre 1488. Le 19 décembre 1490, en violation du traité du Verger signé le 21 août 1488 par François II (qui lui interdit de marier sa fille sans le consentement du roi de France), Anne de Bretagne épouse Maximilien d'Autriche par procuration. Le seigneur d'Albret, Alain d'Albret, se venge alors d'Anne de Bretagne, qui lui a préféré Maximilien, en livrant le 19 février 1491, le château de Nantes aux troupes françaises. Charles VIII, roi de France, vainqueur des Bretons, entre dans la ville de Nantes et Anne de Bretagne épouse Charles VIII au château du Landais, le 6 décembre 1491. Charles VIII meurt accidentellement en 1498. Le 29 janvier 1499, Anne de Bretagne épouse Louis XII, roi de France, à Nantes. Anne de Bretagne décède en 1514 au château de Blois : son cœur est envoyé à Nantes et placé dans le tombeau de son père, François II. Le 22 avril 1515, la reine Claude cède l'usufruit du duché de Bretagne à son mari François Ier, roi de France. Le 4 août 1532, François de France, fils de François Ier et Claude de Bretagne est couronné duc, sous le nom de François III : il décède, empoisonné, le 12 août 1536. Le 13 août 1532, est signé le traité de rattachement de la Bretagne à la France sous le règne de François Ier marié à Claude de France, fille d'Anne de Bretagne et de Louis XII.

La Chambre des Comptes de Bretagne s'installe à Nantes en 1495. L'Hôtel Dieu est édifié en 1508. Les Etats de Bretagne se tiennent à Nantes en 1519. Dandelot, frère de l'amiral de Coligny, introduit le protestantisme à Nantes en 1559. La mairie de Nantes  est créée en 1559-1560. Nantes passe à la Ligue en 1576-1577 sous la conduite du duc de Mercoeur. Signature de l'édit de Nantes par Henri IV au château des Ducs, le 13 avril 1598. 500 portugais viennent s'installer à Nantes en 1603. En 1614, Louis XIII rend visite à Nantes. Edification de la chapelle du collège de l'Oratoire en 1651. Le 1er septembre 1661, Louis XIV et Colbert rendent visite à Nantes et Fouquet est arrêté à cette occasion. La révolte des Bonnets Rouges éclate en avril-mai 1675 : le duc de Chaulnes, gouverneur de la Province se charge de réprimer le soulèvement. Le 17 avril 1680, un incendie détruit les rues de la Casserie, de la Clavurerie, du Bois Tortu et de Saint-Nicolas. En 1685, révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, développement du commerce triangulaire (traite des Noirs) et  Colbert édicte le Code noir qui " réglemente " le sort des esclaves noirs aux îles d'Amérique.

En 1720, suite à une conspiration, le marquis de Pontcallec, MM. de Talhouët, du Couédic et de Montlouis sont exécutés place du Bouffay. L'académie de Musique est créée en 1727. La faculté de Droit est transférée à Rennes en 1735. Les murailles de Nantes sont détruites entre 1760 et 1780. La nouvelle Chambre des comptes de Bretagne (actuelle préfecture), ainsi que l'hôtel d'Aux (actuellement hôtel de Corps d'Armée) sont édifiés entre 1762 et 1770. Plusieurs milliers d'Acadiens s'installent en 1775 à Chantenay, puis partent en 1785 pour la Louisiane. Benjamin Franklin est de passage à Nantes le 3 décembre 1776. En janvier 1790, le comté de Nantes devient le département de Loire-Atlantique. Au cours de la Révolution française, Nantes se range du côté des Républicains. Lors de la guerre de Vendée, de nombreux combats s’y déroulent entre révolutionnaires et royalistes. Sous la Terreur, en 1793, des noyades sont organisées pour éliminer les Nantais jugés suspects par le Comité de salut public. Insurrection de la Vendée en mars 1793. Attaque de Nantes par les Vendéens le 28 juin 1793 et Cathelineau, leur chef, est tué place Viarme. Carrier arrive à Nantes le 5 octobre 1793 pour y exercer la "vengeance nationale" à l'aide de la compagnie Marat et des Hussards Américains. Le 18 novembre 1793, environ 84 prêtres réfractaires sont noyés dans la Loire (voir note 4). De nombreux massacres ont lieu du 20 octobre 1793 à février 1794. Charette est fusillé à Nantes sur la place Viarme en avril 1796. Visite de Napoléon et de son épouse Joséphine à Nantes en 1808 : ils séjournent à l'hôtel d'Aux. Tentative d'insurrection de la duchesse de Berry en 1832 : elle se réfugie à Nantes le 9 juin 1832 et elle est arrêtée, sur dénonciation, le 31 octobre 1832. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Nantes est occupée par les troupes allemandes et les bombardements alliés endommagent de nombreux quartiers de la ville.

Note 1 : Plusieurs évêques marquent leur épiscopat par des constructions neuves : on attribue à Didier (404-444), Saint-Julien de la Fosse, Saint-Vincent et l'hôpital Saint-Clément ; à Léon (444-458), la basilique Saint-Similien, ainsi que la chapelle Saint-André où il fixe sa sépulture ; à Karmundus (475-492), la basilique Saint-Donatien et Saint-Rogatien ; à Eumélius II (527-549) et saint Félix (550-582), la cathédrale. A la fin du XIVème siècle, Nantes renferme une cathédrale, deux collégiales (Notre-Dame et la Chapelle au Duc), six paroisses (Saint-Denis, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Saint-Nicolas, Sainte-Radegonde et Sainte-Croix) et quatre établissements réguliers (Carmes, Cordeliers, Jacobins et commanderie Sainte-Catherine). C'est grâce à la générosité du duc Conan III que les Templiers pourront fonder au XIIème siècle (vers 1186) la commanderie Sainte-Catherine qui s'unira par la suite à celle de Saint-Jean. Les communes de Chantenay et Doulon sont rattachées à Nantes en 1908. Comme Saint-Pasquier et Notre-Dame de Lourdes, la paroisse Sainte-Thérèse est une paroisse-fille de la paroisse-mère Saint-Similien. 

Note 2 : La paroisse puis la commune de Chantenay, limité par la Chézine, au Nord de la rue du Boccage, existait depuis 1287 au moins. En 1726, une ordonnance de police de Nantes autorise les portefaix de Chantenay à travailler sur tout le territoire de Nantes. La paroisse de Saint-Martin-de-Chantenay devient commune de Chantenay en 1791. Dès 1792, pour semble-t-il un problème de maintien de l'ordre, le rattachement de Chantenay à Nantes avait été envisagé. Il faudra attendre la loi du 3 avril 1908 pour voir ce projet se réaliser. En 1908, Chantenay-sur-Loire (ou Chantenay) comptait deux paroisses : Saint-Martin (avec sa vieille cure et son cimetière) et Saint-Clair (près de la place Zola). Depuis ont surgi Saint-Yves, Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Michel et plusieurs temples dont l'église évangéliste, le temple du père Grégoire, l'église orthodoxe et celle des Antoinistes. Un document daté de 1407 et conservé aux Archives départementales de Loire-Atlantique nous apprend que l'abbaye de Chantenay, ancien prieuré  bénédictin (filiale de Saint-Méen en Ille-et-Vilaine et qui daterait du XIème siècle, semble-t-il) s'appelait jadis Abbaye Saint-Melaine et desservait le centre paroissial Saint-Martin que nomme un parchemin de 1287. L'abbaye est ensuite abandonné et vendu mais le manoir voisin continuait à s'appeler "L'Abbaye". Le domaine qui était assez vaste, s'étendait de la Loire au lieu-dit les "Bourderies". Le premier seigneur est le Chancelier Royas (en 1441), puis on trouve l'abbé Giffard qui y vit de longues années en compagnie de sa mère. Ce dernier lègue son domaine à Pierre de Lambilly qui le rétrocède à Bernard, secrétaire du roi en 1536. On trouve ensuite un nommé de Mésanger, président à la cour des Comptes en 1577. A la fin du XVIème siècle, l'Abbaye est aux mains de Jean de Maroyer, sieur de Villeserin ou Villeserein (marié à Jeanne de Rocaz), puis devient la propriété de Jacques Amprou, seigneur de Lorme. En 1705, la famille Le Charpentier en devient propriétaire, puis la famille de Goyon (au début du XVIIIème siècle) qui la conserve jusqu'en 1860, date où elle passe entre les mains de la famille Langlois (Vente du Général de Goyon à Adrien Langlois, maître des Forges à la Basse-Indre) et reste dans cette famille jusqu'en 1925. En 1926, la Société Anonyme de l'Abbaye se rend acquéreur du domaine pour y établir une école de garçons dirigée par les Frères de Ploërmel (le premier directeur de l'école est le frère Jean-Baptiste Legeay). A noter que le château actuel de l'Abbaye est bâti en 1715 par la famille de Goyon (Armand Goyon est conseiller du roi en 1718) sur les ruines de l'abbaye et ce château est restauré en 1855. En 1789, le seigneur de Goyon est gouverneur du château de Nantes. Joseph de Goyon meurt au manoir de l'Abbaye en 1793. Les maires de Chantenay-sur-Loire sont : Elie Bettinguer (en 1793), Durand-Gasselin (en 1816), Leroux de Commequiers (en 1823), Durand-Gasselin (en 1830), Félix Crucy (en 1832), Jean Guilbaud (en 1838), Deffès (en 1843), Jean Pilon et Théodore Dubigeon (en 1848), Georget (en 1870), Jules Sevestre (en 1881), Charles Housset (en 1882), Firmin Colas (en 1886), Prosper Sevestre (en 1892), Paul Griveaud (de 1900 à 1908).

Note 3 : le bourg de Doulon n'a été rattaché à la commune de Nantes qu'en 1908. Ce lieu était primitivement peuplé par les Gallo-Romains. Le territoire était occupé par des moines dès le IXème siècle. Le monastère est anéanti au Xème siècle par les Normands, puisque le duc Alain Barbe-Torte "après la délivrance de Nantes en 936 trouva Doulon désert". Aux moines de Soissons, succèdent avant 952 ceux de Landévennec. L'église et le cimetière tombent ensuite aux mains d'un certain Harscouët. L'évêque Benoît de Cornouailles (1079-111) obtient la restitution de ses biens. Dès 1109, Benoît (ancien moine de Landévennec) confie le monastère, d'abord occupé par des chanoines réguliers de Saint-Augustin, aux Bénédictins de Marmoutiers. Au XVIIème siècle (sans doute vers 1611), l'église Saint-Médard passe au clergé séculier.

Note 4 : le 16 novembre 1793, sur ordre du proconsul Jean Baptiste Carrier, né de riches agriculteurs et ancien député du Cantal (aidé en cela par Guillaume Lamberty, Robert Fouquet, O'Sullivan et Foucaud), la Loire "servit de linceul" à 84 prêtres dont voiçi les noms : Bazile Augustin (moine bénédictin de Redon), Bernard Nicolas (cordelier du Couvent d'Ancenis), Bodet René (prêtre retiré à Guérande), Bonnet Joseph (vicaire Saint-Martin-des-Noyers, Vendée), Bouchard Jean (chapelain de Briord, Port-Saint-Père), Boutheron François (chartreux à Nantes), Brianceau Joseph (vicaire Sainte-Croix de Nantes), Briand Barthélémy (diacre d'Office Cathédrale de Nantes), Briand Henri (chapelain de Saint-Michel-en-Campbon), Brossaud Yves (recteur de Saint-Jean-de-Corcoué), Brizard Jean (chartreux de Grenoble, originaire de Boussay), Cam René (recteur de Boissière, diocèse de Poitiers), Champeau Paul (bénédictin Saint-Aubin d'Angers), Chevé Olivier (recteur Chapelle-sur-Erdre), Chrétien de la Cour Martin (chapelain de la Chevalleraie), Coat Yves (recteur Saint-Donatien de Nantes), Cossin Jean (doyen Chapitre de la Rochelle), Costard Pierre (aumônier Beauchêne Loroux-Landreau), Couvrand François (recteur Besné), Curateau René (sacriste Saint-Denis de Nantes), Daviau Pierre (recteur de Joué, doyenne de Thouarcé, Angers), Deniau Pierre (chapelain à Quilly), Douaud des Rivières Gabriel (chanoine Cathédrale de Nantes), Dubois Louis (curé Saint-Vincent de Nantes), Dugast Augustin (recteur de Gorges), Duteil Henri (vicaire de Saint-Laurent de Nantes), Fleuriau Jean (curé Saint-Jean-en-Saint-Pierre de Nantes), Foulon François (vicaire de Mernel, doyenné de Saint-Maur), Forget François (récollet de Fougères, originaire de Clisson), Gaudin Pierre (prêtre de Saint-Similien de Nantes), Gennevoys Julien (curé de Chevrolière), Gergaud Gilles (chapelain de Calan en Plessé), Giraud Charles (prêtre habitué Saint-Philbert-Grandlieu), Guéguen de Kermorvan René (capucin au couvent Hennebont), Guérin Pierre (chapelain du Migron, Frossay), Guillet de la Brosse Paul (recteur de Drain), Hallereau Jean (chartreux à Nantes), Hervé de la Bauche Roland (doyen de Machecoul), Huet Nicolas (chanoine Cathédrale du Mans), Juguet Barthélémy (recteur de la Marne), Juppin Michel (vicaire général, chanoine du Mans), Lacombe Thomas (recteur de Corsept), Lamare Lucien (aumônier Couvent Sainte-Elisabeth), De Lamarre Siméon (recteur de Bouvron), Landeau François (recteur de Moisdon), Lapasseig Charles (bénédictin de Saint-Gildas-des-Bois), Lecerf Julien (bénédictin de Saint-Gildas-des-Bois), Lecoq René (recteur du Gâvre), Legrand Guillaume (prêtre instituteur Guenrouët), Legrand René (capucin de Nantes), Légé Jean (vicaire de Rouxière), Le Mercier Augustin (prêtre habitué Guérande), Lemonnier René (curé de Saint-Michel et Chanveaux, Angers), Le Normand Louis (recteur de Toussaints, à Rennes), Le Paludier Jacques (ancien recteur de Saint-Lyphard), Leroux Etienne (vicaire Saint-Similien de Nantes), Leroy Marin (chapelain de la Chevalleraie), Lesayeulx Augustin (chanoine Collégiale de Clisson), Loquet Guillaume (chanoine Collégiale de Clisson), Loyant Joseph (recteur de Varades), Lucas Alexis (lazariste de Redon), Maillard Joseph (vicaire de Saint-Julien-de-Vouvantes), Martin Michel (recteur de Bouaye), Matisse René (chanoine Collégiale Notre-Dame de Nantes), Maussion Joseph (recteur d'Oudon), Dominger de Meyrac Joseph (vicaire de la Bernardière), Mongis Pierre (chanoine Collégiale de Clisson), Moyon Joseh (recteur de Grand-Auverné), Mulon François (vicaire de la Trinité de Machecoul), Mulonnière Pascal (recteur de Touvois), Nouel de Kerbodec Joseph (chanoine Collégiale de Clisson), Pouëssel Armel (récollet à Nantes), Poulain de la Guerche Germain (vicaire Général d'Angers), Rebion Pierre (vicaire de Loroux-Bottereau), Remeur Louis (cordelier, aumônier de Sainte-Elisabeth à Nantes), Richard Jean (vicaire de Varades), Richard Hilaire (recteur de Quilly), Roland Michel (vicaire de Lusanger), Sainjon François (professeur à Navarre Paris, Bourges), Salé Jean (professeur au collège d'Ancenis), Stéven Pierre (capucin de Nantes), Thobye Barthélémy (recteur de Pouillé), Tiger Joseph (recteur de Joué-sur-Erdre), Landeau Julien (recteur de Saint-Lyphard et frère de François Landeau, recteur de Moisdon). Ce dernier eut la chance, au moment de l'immersion du bateau, de pouvoir en sortir et de gagner la rive à la nage et ainsi échapper à la mort. La plupart des détenus étaient des vieillards et leur séjour en prison avait dégradé leur santé déjà fragile (cinq d'entre eux étaient des octogénaires).

Note 5 : les Régaires étaient à la fois les fiefs de l'Evêché et les juridictions temporelles qui s'y rattachées. Les pouvoirs de l'évêque se seraient peu à peu substitués à ceux du gouverneur romain. Dès lors naquit le domaine ou mense épiscopale. Les domaines de l'évêché de Nantes composant l'ensemble de la seigneurie étaient disséminés dans 18 paroisses, leur étendue recouvrant la plus grande partie du comté nantais. Ils couvraient notamment en dehors de Nantes les paroisses de Saint-Etienne-de-Montluc, Malville, Sautron, Orvault, Sucé, Casson, Saint-Mars-du-Désert, Mauves, Thouaré, Sainte-Luce, Doulon, Grandchamp, Treillières, Guérande. Si la juridiction spirituelle des évêques de Nantes régissait encore en 1789 tout la comté nantais, avec 261 paroisses, la juridiction féodale des Régaires s'étendait seulement sur les domaines épiscopaux situés en bordure et au nord de la Loire : châtellenies de Saint-Etienne-de-Montluc, Nantes, Mauves, Sucé et Saint-Géréon. Le tribunal de la cour paierie des Régaires avait son siège à Nantes. Cette juridiction avait les mêmes attributions que les justices royales ou seigneuriales avec un corps de magistrats mandatés par l'évêque. Les sénéchaux en furent : Michel Loriot (en 1603), Guy Frain (de 1641 à 1648), Etienne Gervier, François Bourgogne, Pierre Charette, René Marion, Lorette de La Refoulay. En 1649, François de la Garde est qualifié d'alloué et lieutenant général du duché et pairie des Régaires. Entre autres alloués juges, on peut citer : Michel Loriot (en 1591), François Le Marié (en 1608), Guillaume Blanchard (en 1615), Jean Boucaud (en 1684), Turpin du Prouzeau. On trouve en 1732, Charles Le Tourneux, juge-sénéchal et procureur fiscal. En 1769-1770, c'est Henri de Navières avec Paul Potier comme greffier et de 1771 à 1790, Joseph Raoul Turpin du Prouzeau. Le 8 juin 1780, M. Jean Foucaud reçoit son mandement de notaire-greffier des dites juridictions et est installé dans l'exercice de sa charge.

Note 6 : Vers 1700, Nantes est le premier port français (Nantes compte près de 1 332 navires alors que Brest n'en a que 936 et le Havre, 570). Nantes, premier port négrier d'Europe "traita" en 1751 près de 10 000 noirs (chiffre officiel). Au total, il y eut de 1713 à 1783 plus de 263 000 noirs vendus par des Nantais et 1 313 navires voués à ce commerce.  Au XVIIIème siècle, les négociants négriers et planteurs firent sans scrupule le "commerce du bois d'ébène" qui se traduisait le plus souvent par de gros bénéfices. Tout l'effort du négoce au XVIIIème siècle porta sur l'Afrique d'une part pour y trouver de la main-d'oeuvre noire, puis sur Saint-Domingue pour l'employer d'autre part, afin de récolter : café, coton, cacao, indigo et canne à sucre. Les bateaux partaient de Nantes chargés de miroirs, fusils, indiennes et eaux-de-vie. Les chefs nègres troquaient leurs sujets contre les articles qui leur plaisaient. Et de Guinée aux Antilles on transplantait ainsi de 300 à 400 noirs en ce périple. Le bateau déchargé était peu après rempli de coton, de café, de sucre brut, toutes marchandises qui étaient vendues en Europe avec profits. Ces nouveaux enrichis, acquéreurs de charges anoblissantes ne firent pas seulement ériger des hôtels ornés de beaux balcons et de mascarons, avec des intérieurs somptueux, mais en la banlieue nantaise, ce fut toute une floraison de "Folies". 

Les constructions navales de Nantes s'établissent d'abord au Port-au-Vin (au XVIème siècle), à l'île Gloriette (en 1581), puis au quai de la Fosse (au XVIIème siècle). Elles émigrent ensuite au quartier de Chézine par un arrêt du Conseil, daté du 18 juillet 1738. Des cales sont construites vers 1740 au pied des hauteurs de l'Hermitage. En 1780, plusieurs chantiers quittent le quai de Chézine pour la Piperie à Chantenays. Après 1843, les chantiers s'installent à la Prairie-au-Duc. 

Note 7 : C'est au XIIIème siècle (avant 1253) que les Cordeliers s'implantent à Nantes. Leur choix porte sur une modeste chapelle élevée sous le vocable de Saint-Michel, vers 1232 par l'évêque Henri Ier. Les Carmes s'installent en 1318 à l'hôtel de Rochefort, situé Place Saint-Vincent. A partir du XVIIème siècle plusieurs ordres monastiques vont essaimer à Nantes : les Minimes (en 1604), les Oratoriens (en 1617), les Ursulines (en 1627) et les Visitandines (en 1630). Le Séminaire apparaît en 1642, la communauté des prêtres de Saint-Clément en 1674, les Dames de Saint-Charles en 1729. Maintes communautés religieuses vont disparaître sous la Révolution, mais pas toutes, car les Ursulines prendront plus tard la place des prêtres de Saint-Clément, et les Visitandines celle des Chartreux. A l'Est de l'église paroissiale vivait jadis la communauté de prêtres de Saint-Clément, fondée en 1671 par René Levêque, de Gorges, dans le but de développer les retraites et les missions. La cure leurs est confiée en 1671 puis la direction du séminaire de Nantes, en 1673. Vendu en 1798 comme bien national, l'immeuble de l'ex-communauté reçoit en 1806 les Ursulines. Les Ursulines sont autorisées à s'établir (à condition d'y enseigner) dans un des faubourgs de Nantes en 1626. Elles s'installent, l'année suivante, au Nord de l'enclos des Minimes, sur les tenues de la Malvoisine, Bellevue et La Cotterie. Un couvent y est édifié dès 1628. Les Ursulines partent en 1791, cédant la place à un hôpital en 1793, puis à une caserne, enfin une école centrale en juin 1793. Après la Révolution, les Ursulines reviennent pour prendre la place de l'ancienne communauté de prêtres de Saint-Clément. C'est à la demande de l'évêque Mgr de Bourgneuf (1598-1617) que le P. de Bérulle consent à établir une communauté d'Oratoriens à Nantes, plus précisément dans le quartier Saint-Clément où ils deviennent propriétaire d'une partie du domaine de la Mironnerie (avant de la revendre aux Visitandines), puis, en 1619, sur le domaine des Hayes. Les Oratoriens prennent la direction du collège Saint-Clément, à titre provisoire d'abord en 1626, puis à titre définitif en 1672. Les Oratoriens quittent la ville de Nantes en 1790 et le collège devient alors un institut national. Sous couvert du duc de Mercoeur, les Grands Capucins s'installent à Nantes en 1593 au faubourg du Marchix. Ils partent en 1629 pour leur nouveau couvent de la Fosse. L'espace entre les rues Mercoeur et du Marchix appartenait jadis aux religieuses élisabéthaines. Cette communauté vouée à l'éducation des jeunes filles existe à Nantes avant 1515 dans la paroisse Saint-Léonard et met à profit le départ des Grands Capucins vers la Fosse pour occuper dès 1632 leur place au Marchix (le couvent des Capucins est acquis en 1630 moyennant 18 000 livres). L'emplacement du couvent des religieuses élisabéthaines est loti en 1803 et la chapelle est démolie en 1828. Les religieuses Calvairiennes arrivent à Nantes en 1623 et prennent possession, suite à un don acté du 5 mai 1625 et grâce à leur bienfaitrice la comtesse de Caravaz (qui verse les 6 500 livres tournois nécessaires), de la tenue de la Motte Ballue (acquis de Georges de Joannès, sieur de La Perrine). L'année suivante, la reine-mère Anne d'Autriche pose la première pierre des bâtiments conventuels. Lors de la Révolution, les bâtiments servent de boulangerie militaire puis de caserne où séjourne en 1793 la Légion nantaise. Après la vente, en 1798, la chapelle disparaît et les restes du couvent sont transformés en logis.

Note 8 : Liste non exhaustive des gouverneurs de la ville de Nantes : saint Félix, évêque de Nantes (à partir de l'an 560, nommé par le roi Clotaire Ier), Beppolen ou Pappolen (après la mort de saint Félix en l'an 584), Theudoad (vers l'an 610), Grippon (vers l'an 630),....., Widon ou Gui (vers l'an 799), Gondebauld (vers l'an 820), Lambert Ier (l'an 827, révoqué l'an 831), Richowen (l'an 831 jusqu'à l'an 841), Rainauld (l'an 841 jusqu'à l'an 843), Lambert II (depuis 843 jusqu'à 849, par usurpation), Amauri (nommé par le roi l'an 849, sans effet),......, Auriscand, évêque de Rennes (mis en place par Conan le Tors, Comte de Rennes, qui s'était saisi de Nantes l'an 990, sur le Comte Judicaël), Hugues, évêque de Nantes (vers 990 et jusqu'en 992), ......, Jehan de Goulaine (en l'an 1190), ..., Guy de Rochefort (nommé capitaine du château de Nantes en 1353 par Charles de Blois), Bertrand du Guesclin (l'an 1372), Olivier de Clisson (l'an 1379), Amauri de Clisson (l'an 1379 et défendit la ville de Nantes l'an 1380 contre les Anglais), Geffroi de Poutglou (l'an 1384), Olivier de Mauni (vers l'an 1390), Gilles Delbiest (en juillet 1399 et en 1415), Tristan de la Lande (l'an 1417), Bertrand de Dinan (maréchal de Bretagne, gouverneur de Nantes vers 1420), Jean de Malestroit, évêque de Nantes, chancelier de Bretagne (en l'an 1429 et en 1434), le sire de Châteaubriant (en l'an 1436, en 1437, etc....), le sire de Guémené Guingamp (capitaine du château de Nantes vers 1444), Maître Louis (Loys) de Kermené Guingamp, chancelier de Bretagne (en l'an 1445), René Rouaud (le 27 septembre 1457), Henri de Ville-Blanche (nommé le 6 janvier 1459), Tangui du Chastel (nommé le 15 novembre 1461, il tenait encore le gouvernement en 1472), Perrot d'Aidie (en l'an 1473, il était encore en place en 1481 et aux gages de cent livres monnaie sur les deniers de la Ville de Nantes), Jean de Challon, Prince d'Orange (l'an 1486 et 1487), Jean, sire de Rieux et de Rochefort, maréchal de Bretagne (capitaine de Nantes en l'an 1488), Jean de Robien (commis à la garde du château de Nantes le 14 avril 1489), le sire d'Albret (en 1490), Alain de Montmenard, seigneur de Rochefort (en novembre 1491), le sire de Trimouille ou Trémoille (le mois d'août 1492, on le trouve encore en l'an 1498), Artur l'Espervier (ou l'Esprevier) de la Bouvardière (institué le 1er novembre 1498 et le 15 décembre 1503), Jehan de Montdragon (le 26 mars 1512, il était encore en place au mois d'août 1518), le seigneur de Bonnivet, amiral de France (en 1522 et en 1525), Anne de Montmoranci (ou Montmorency), grand-maître de la Maison du Roi et maréchal de France (gouverneur de la Ville de Nantes en 1527 et encore en 1537), Anne Duc de Montmoranci, pair et connétable de France (en 1540, 1563, 1565, et se trouva le 12 octobre 1565 à l'arrivée du Roi à Nantes), René de Sanzai ou Sanzay (Charles IX dans les lettres du 19 décembre 1568 dit lui avoir donné le Gouvernement de la Ville et Château de Nantes, c'est-à-dire, établi Lieutenant pour y commander en l'absence du Gouverneur), Albert de Gondi ou Gondy, général des Galeres et maréchal de France, comte de Rais, etc .. (nommé en 1568), Charles de Gondi ou Gondy, duc de Rais (gouverneur en 1585, il n'eut aucun commandement à partir de l'an 1589, année où le duc de Mercoeur s'empara du château), Hercule de Rohan, duc de Montbazon, pair et grand veneur de France (institué au mois d'avril 1598), Henri de Rochefort (l'an 1616, dit de Montbazon en 1620 ou 1621, il se démit en 1632), Armand Jean du Plessis Cardinal Richelieu (nommé le 2 mars 1632), Charles de la Porte, duc de la Melleraie, maréchal de France (nommé à la mort du Cardinal Richelieu en l'an 1642 et mourut l'an 1664), Armand de la Porte, seigneur (reçu en survivance l'an 1643, connu depuis sous le nom de duc de Mazarini, parut à Nantes au mois de juillet 1665, et se démit au mois de décembre de la même année), Sébastien, comte de Rosmadec, marquis de Mollac, etc .. (nommé en décembre 1665 et mourut en 1693), Sébastien, comte de Rosmadec (nommé en 1693 et mourut l'an 1700), Jean, comte d'Estrées, maréchal de France, vice-amiral, etc.. (nommé au mois de juin 1701 et mourut le 19 mai 1717), Victor Marie d'Estrées, grand d'Espagne et maréchal de France (nommé en l'an 1717 et mourut le 28 décembre 1737), Louis Toussaint, duc de Brancas, etc .. grand d'Espagne, maréchal de France (nommé le 1er avril 1738 et fit son entrée dans la Ville de Nantes le 18 septembre 1738), Mr. le Marquis de Brancas, fils (nommé le 21 février 1747), ....  

Histoire de l'église catholique en France   Liste des Princes et Comtes de Nantes depuis les Romains jusqu'à l'an 1750  (cliquer)

Histoire de l'église catholique en France   Les anciens régaires (droits temporels) de l'Evêché de Nantes  (cliquer)

Histoire de l'église catholique en France   L'instruction primaire dans le comté nantais avant 1789  (cliquer)

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de NANTES

la cathédrale Saint-Pierre (1434 - 1508 – XXème siècle), œuvre des architectes Guillaume de Dommartin, Mathelin Rodier et Jean Lemaître. Au VIème siècle, une première cathédrale, édifiée à l'initiative de l'évêque Eumélius II (527-549), est consacrée par son successeur, Félix (550-582), et dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul. En 843, l'évêque Gohard y est massacré avec ses paroissiens, par les vikings. La cathédrale est reconstruite au XIème siècle (vers 1080, sous l'épiscopat de Benoît de Cornouaille). De cette époque, il ne subsiste aujourd'hui que la crypte, sous le chœur, et quelques chapiteaux. Le duc Jean V et l'évêque de Nantes Jean de Malestroit posent la première pierre de la nouvelle cathédrale le 14 avril 1434. Mais sa construction parviendra à son terme que 457 ans plus tard. La façade est achevée à la fin du XVème siècle et les tours en 1508. Les cloches sont transportées du vieux clocher dans la tour sud en 1508. Le portail central (1434-1480), dédié à la Vierge Marie, est l'œuvre de l'architecte Guillaume de Dommartin et des sculpteurs Yvonnet, Jean et Guillaume André. La chaire extérieure (XVème siècle) est l'œuvre de l'architecte Guillaume de Dommartin et du sculpteur Mathelin Rodier. Nefs et collatéraux ne sont achevés qu'au début du XVIème siècle : la verrière de la grande nef, posée en 1958-1959, est l'œuvre de François Chapuis. La verrière occidentale date du XV-XIXème siècle : elle est attribuée à Jehan de La Chasse (fin du XVème siècle). La voûte gothique de la nef, le bras sud du transept et les arcs-boutants sont achevés au XVIIème siècle, comme les orgues, améliorées en 1768 par le facteur Lépine. Le Grand orgue (1619- 1768 – 1933), est l'œuvre des facteurs Jacques Girardet, Adrien Lépine et de la famille Debierre : cet orgue remplace un orgue du XVème siècle et comporte 4 claviers, 29 jeux et 6 800 tuyaux. L'orgue du chœur, œuvre du facteur Louis Debierre, date de 1897 : il est restauré en 1955 par Joseph Beuchet (petit-fils de Louis Debierre). En 1792, les restes de François II et de ses deux épouses y sont transférés dans le plus grand secret. Pendant la révolution, la cathédrale, laissée à l'abandon, est endommagée. Elle sert d'arsenal, d'écurie et en 1800, de lieu d'expérience aéronautique. Rouverte en 1802, elle voit les travaux d'achèvements enfin entamés en 1840. Haute de 37,5 mètres et longue de 102 mètres, la nouvelle cathédrale est inaugurée en 1891. Le chevet (vers 1891), est l'œuvre des architectes Saint-Félix Seheult, Eugène Boismen, Théodore Nau et Louis Sauvageat. On peut y admirer le tombeau (1502-1507, œuvre de l'architecte Jean Perréal et du sculpteur Michel Colombe) de François II, dernier duc de Bretagne et de Marguerite de Foix, sa seconde épouse. Anne de Bretagne décide en 1499 de joindre le corps de sa mère Marguerite de Foix à ceux de son père et de sa première femme, auprès de laquelle il avait voulu reposer au couvent des Carmes. Ce tombeau de marbre sculpté par Michel Colombe est achevé vers 1507. La chapelle Saint-Claire ou Sainte Marie Madeleine, achevée en 1510, abrite l'enfeu de l'évêque Guillaume Gueguen de Plédran. Le gisant de l'évêque Guillaume Gueguen (XVIème siècle) est l'œuvre du sculpteur Michel Colombe. L'autel et le retable de la chapelle Notre-Dame de Pitié, œuvre du sculpteur Tugal Caris, datent de 1656. Le maître-autel, œuvre du sculpteur Jean Sébastien Leysner, date de 1733-1779. Dans le bras nord du transept, se trouve le cénotaphe du général de Lamoricière, œuvre de l'architecte Louis Boitte et du sculpteur Paul Dubois (1878-1879). Le tableau intitulé "Remise des clefs à Saint-Pierre", œuvre de Charles Errard père, date de 1618. Le tableau intitulé "Saint-Clair guérissant un aveugle", œuvre de H. Flandrin, date de 1835-1836. Le tableau intitulé "Cathédrale en feu", œuvre d'Edmond Bertreux, date de 1972. En 1943, les bombardements détruisent le chœur et les vitraux. En janvier 1972, lors des travaux de restauration, un incendie détruit la charpente et les voûtes de l'édifice. Rénovée par les Monuments historiques, la cathédrale est à nouveau ouverte au public en 1987 ;

Nota : Visite de la cathédrale (année 2007) : 

                       Chapelles Absidiales

1- Porte Principale

2- Porte Saint-Paul

3- Porte Saint-Yves

4- Chaire extérieure

5- Tombeau de François II

6- Chapelle Notre-Dame de Pitié

7- Chapelle de la Vierge 

 

8- Chapelle du Sacré-Coeur

9- Tombeau de Lamoricière

10- Autel provisoire

11- Puits

12- Porte St Donatien et St Rogatien

13- Porte Saint-Pierre 

 

LES ETAPES DE SA CONSTRUCTION

· Commencée le 14 avril 1434, il a fallu près de 50 ans pour édifier la façade.

· En 1577 dut avoir lieu l'inauguration de la Grande Nef et des collatéraux.

· Le Transept Sud est achevé vers 1650, le Transept Nord n'est commencé qu'en 1840.

· Quant au Transept Central, au Choeur et à ses 5 Chapelles absidiales, leur édification suivra presque sans arrêt pendant 51 années.          

Et le 25 décembre 1891, 457 ans après la pose des premières pierres, Monseigneur LECOQ, Evêque de Nantes, inaugure en son entier la Cathédrale de Nantes.

UN PEU D'HISTOIRE

Après la Révolution de 1793, l'explosion de la Poudrière du Château le 25 mai 1800, le Bombardement du 15 juin 1944, c'est l'incendie mémorable du 28 janvier 1972 qui faillit détruire l'édifice entier.

C'est suite à cet incendie que les Affaires Culturelles et les Monuments Historiques décident la restauration de cette Cathédrale. Elle sera inaugurée par Monseigneur MARCUS, Evêque de Nantes, lors d'un concert spirituel le 31 mai 1985. Une Messe Solennelle sera célébrée le 2 juin 1985. 4000 fidèles y seront présents.

C'est la seule Cathédrale de France dont l'intérieur est entièrement restauré. En ce sens, c'est "intérieurement" la plus belle Cathédrale "restaurées" de France.

DESCRIPTION

Quand on rentre à l'intérieur de cette Cathédrale de style Gothique flamboyant, on est frappé par la pureté de ses lignes et par la profondeur de son vaisseau. Dans la Nef, aucun chapiteau ne vient briser les piliers qui s'élèvent d'un seul jet jusqu'aux clefs de voûte. L'unité qui règne dans l'édifice lui donne un aspect à la fois robuste et élancé.

Quoi qu'il ait fallu 4 siècles et demi pour l'amener à son terme, on y retrouve partout le même style des portes d'entrée à la chapelle qui la termine. De l'ensemble de l'édifice se dégage l'harmonieux équilibre de ses proportions rehaussé par l'éclatante blancheur de la pierre et la féerie des vitraux du Choeur, surtout quand on pénètre dans cette église avec le soleil du matin.

Le NARTHEX

La tribune de l'orgue (1619) laisse deviner l'influence de la Renaissance. 16 statues se dressent sous cette tribune.

LE COLLATERAL SUD

La porte de la Tour Sud est surmontée par les "Armes du Chapitre" soutenues par des anges (XVème siècle).

Quatre Chapelles, dont 3 mutilées pendant la Révolution, nous font découvrir respectivement :

· Dans la première : au centre d'un retable grec supporté par deux colonnes d'ordre ionique, une Descente de Croix d'André Mineaux (1956).

· Dans la seconde : un autel en marbre (bas-relief : présentation de Marie) et un Haut-relief en bois du XVème siècle représentant Notre-Dame de la Délivrance.

· Dans la quatrième : un autel en marbre (bas-relief : quatre évangélistes) et le Tombeau de Guillaume Gueguen, Evêque de Nantes (1500-1506) exécuté par Michel Colombe.

LE TRANSEPT SUD

Le Tombeau de François II fut sculpté par Michel Colombe et ses aides (1502-1507) ; il est en marbre d'Italie et de Belgique.

Il contenait jadis les restes de François II, Duc de Bretagne (1435-1488) et de ses deux femmes successives : Marguerite de Bretagne et Marguerite de Foix.

2 Gisants (François II et Marguerite de Foix), 12 statuettes (les 12 Apôtres), 16 Figurines de "veilleurs" et 4 grandes statues (Prudence, Tempérance, Force, Justice) ornent ce magnifique Tombeau de renommée nationale et internationale : et que Châteaubriand considérait comme "le  chef  d'oeuvre  de  l'Art  Catholique  en  France".

La plus haute et la plus vaste verrière de France surplombe ce tombeau. Oeuvre de François Chapuis, on peut y distinguer 7 lignes différentes représentant des Evêques de Nantes, des Saints et Saintes, des Martyrs et des Bienheureux de Bretagne.

Le très beau Tableau d'Hippolyte Flandrin (classé en 1976) montre Saint Clair guérissant les aveugles (1835-1836).

LES CHAPELLES DU CHOEUR

· On abordera avec respect la Chapelle suivante, appelée "Notre-Dame de Pitié" ; le SAINT SACREMENT est déposé après chaque messe dans le tabernacle d'un bel autel à retable de style Louis XIII (Tugal Caris, 1656).

Les personnes qui ont foi en l'Eucharistie s y arrêtent pour prier.

Deux tableaux ornent cette chapelle : Un Christ en Croix (fin XVIIème siècle) et une Descente de Croix (Etienne Barthélemy Garnier, 1827).

· Près de la sacristie (privée) un tableau représente Saint Gervais et Saint Protais conduits au supplice.

· Dans la chapelle suivante on voit un tableau de C. Erard : "Jésus donnant les clefs à Saint Pierre".

 · Ensuite, c'est la chapelle dédiées Sainte Anne, avec le groupe "Sainte Anne, Vierge Marie et Jésus", réalisé en 1995 par le sculpteur Pascal Beauvais.

Un tableau évoque aussi "La tempête apaisée" (Donné).

 · Dans l'axe de la nef, chapelle dédiée à la Vierge Marie, puis celle de Saint Joseph.

 · On voit ensuite une grande toile : "La Vierge au tombeau" (Van der Berghe, 1835), "Moise" de Sotta et "Un grand prêtre" (Donné).

Tous les vitraux de ces chapelles sont de M. LE MOAL qui a "voulu créer avant tout une lumière sacrée qui donne un climat religieux à l'ensemble du Chœur".


Après la Chapelle Saint Yves, nous sommes maintenant à la Chapelle du Sacré-coeur

· un tableau intitulé "La communion des Apôtres" (Delaunay)

· le Sacré-cœur en Médaillon (Sotta)

· une sculpture "Le Christ au jardin de l'agonie" (Vallet) nous révèle l'Amour Infini de Dieu.

· la statue de Saint Pierre est une copie réduite de la statue de la Basilique Vaticane.

· un vitrail figuratif (rescapé du bombardement de 1944 et restauré) et un vitrail d'Anne LE CHEVALLIER - "le monde entier que gagne peu à peu le Feu de l'Esprit" surplombent harmonieusement l'ensemble.

Dans l'Axe Central de la Cathédrale, on peut admirer entre autres :

· l'autel majeur en marbre polychrome (1750).

· à gauche de cet autel, un magnifique porte-cierge du XVIIème siècle.

· à droite de l'autel provisoire : un crucifix d'origine catalane (fin XVIème siècle).

· l'orgue de choeur, le plus important orgue d'accompagnement de France (31 jeux).

· puis tournant le dos au choeur, au fond de la Grande Nef, le GRAND ORGUE, un des plus prestigieux de France. Il possède les jeux inimitables d'Anches et de Cornets. Composé de plus de 6000 tuyaux, il possède 74 jeux réels.

· au-dessus du Grand Orgue, les restes d'un beau vitrail attribué à Jehan DE LA CHASSE (XVème siècle).

· les lustres de la Grande Nef qui datent de 1870 sont en bronze passé à l'or fin (Orfèvrerie Evellin, de Nantes).

LE TRANSEPT NORD

Le Tombeau de Lamoricière (mort en 1865) fut placé dans la Cathédrale en 1879. Quatre statues l'encadrent : la Force, la Foi, la Charité, la Sagesse.

Le vitrail est d'Anne LE CHEVALLIER qui l'explique ainsi : " ...un grand arbre figure simultanément le mouvement de la grâce de Dieu qui se répand sur les hommes et celui des hommes vers leur Dieu...".

LE COLLATERAL NORD

Quatre Chapelles achèvent notre rapide visite de celte Cathédrale. Nous pouvons y voir respectivement :

· dans la 1ère : un autel de style Louis XV avec au-dessus "Saint Jean Baptiste prêchant" et en face "le roi David".

· dans la 2ème : la statue de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, fondatrice du Carmel des Couëts (1427-1485) et un tableau "Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés".

· dans la 3ème : une toile montrant Saint Gohard, Evêque de Nantes, assassiné à l'autel en 843 et un tableau « Saint Donatien et Saint Rogatien étendus sur les chevalets ».

· dans la 4ème : un tableau du " Baptême de Notre Seigneur Jésus-Christ" (Copie de Donné).

Enfin, avant de sortir, nous remarquons la porte d'accès à la Tour Nord (sculpture du XVème) surmontée des "Armes de Bretagne" soutenues par des Hermines.

DIMENSIONS DE LA CATHEDRALE

Hauteur des Tours : 63 mètres

Hauteur de la Toiture : 49 mètres

Hauteur de la Nef sous voûte : 37 mètres 50

Largeur intérieure : 38 mètres 50

Longueur intérieure : 103 mètres

Longueur du Chœur : 30 mètres

la basilique Saint-Donatien et Saint-Rogation (1873 - début du XXème siècle), située place des Enfants-Nantais et oeuvre des architectes Louis Liberge et Emile Perrin. L'église actuelle est bâtie sur des ruines d'une villa gallo-romaine. La première des trois églises qui leur sont successivement dédiées remonte, affirme Albert Le Grand, à l'évêque Karmundus, décédé en 492. C'était d'après les fouilles, "un rectangle de trente mètres sur dix, que terminaient une travée plus étroite et une abside en cul de four. Une construction plus tardive jouxtant la nef du même côté, a pu être soit une chapelle, soit un croisillon du transept". Suite à l'occupation normande au Xème siècle, l'édifice subit des restaurations et remaniements. Il aurait été détruit en 1226 par Pierre de Dreux, car il était situé trop proche de son enceinte. Un autre sanctuaire lui succède, vaste rectangle à trois nefs, élargi et achevé en 1637. Au XVIIIème siècle, sont construits la façade et le clocher : la pose de la première pierre a lieu le 16 mars 1739. Durant la Révolution, l'église sert d'hôpital, puis est incendiée, vendue et démolie par les acquéreurs. La nef et l'abside, rasées (1804-1806), font place en 1826 à un nouvel édifice de plan cruciforme. La façade est entreprise avant 1870, et Boismen, en 1876, surmonte le tout d'une flèche. En 1873, il est décidé d'élever au-dessus d'une crypte de style roman une nouvel église (1873-1902). La nef date de 1873 - début du XXème siècle. Le sarcophage des saints Donatien et Rogatien datent du IV-Vème siècle (après avoir subi le martyre, les corps des deux frères avaient été recueillis au cimetière familial, dans une fosse découverte lors des fouilles de 1873). Le reliquaire des enfants nantais date de 1881. De nombreux tombeaux, pour la plupart carolingiens, remplissaient le sous-sol du choeur, de la nef et des alentours de l'édifice primitif : Landran (IVème siècle), Nonnechius et Karmundus (Vème siècle), Déomar (VIIIème siècle), Foucher (Xème siècle). Le cimetière qui borde l'église Saint-Donatien renferme un des plus anciens édifices de Nantes, la chapelle Saint-Etienne ; Histoire de l'église catholique en France Voir les Saints Martyrs Donatien et Rogatien.

l'église Saint-Similien (1873-1897), oeuvre des architectes Eugène Boismen et François Bourgouin. Saint Similien est évêque de Nantes, au temps, semble-t-il, des empereurs Constantin et Constance II, dans la première moitié du IVème siècle. Sur son tombeau, l'évêque suivant Eumélius édifie une chapelle commémorative (cella memoriae). Une première église est mentionnée au VIème siècle par Grégoire de Tours : l'église est édifiée sur le lieu de sépulture de saint Similien (3ème évêque de Nantes) par l'évêque Léon : "longue de vingt-quatre mètres et large de neuf, environ, l'église se terminait à l'est par une abside plus étroite". Suite au passage des pillards normands l'évêque Gauthier et ses chanoines restaurent l'église. Après le siège de 1486, l'évêque Pierre Du Chaffault se met à réparer et agrandir de nouveau l'église : la nef est un peu allongée vers l'Ouest et flanquée de deux croisillons, et une tour carrée couverte d'une flèche est élevée à l'Ouest. Un nouvel et radical changement survient en 1824 : les murs mérovingiens, rasés, font place "à une église divisée en trois nefs par deux files de quatre colonnes doriques". Enfin, l'église moderne, orientée vers le nord-ouest, est commencée en 1873. Elle renferme le puits de saint Similien dans lequel aurait été jetée la tête de saint Similien, tranchée en 843 par un pirate normand. Le choeur est achevé en 1880. L'édifice est béni en 1897. Les vitraux du choeur datent de la seconde moitié du XIXème siècle. On a découvert en 1894 plus de 150 sarcophages de la nécropole mérovingienne ainsi qu'une pierre tombale (VII-VIIIème siècle) ;

l'église Saint-Jacques (XII-XIXème siècle), située rue Saint-Jacques. Il s'agit de l'ancienne chapelle du prieuré Saint-Jacques de Pirmil fondée par l'abbaye de Vertou (d'autres historiens prétendent qu'il s'agit d'une ancienne aumônerie) qui faisait partie jusqu'à la Révolution de la paroisse de Saint-Sébastien-d'Aigne (aujourd'hui Saint-Sébastien-sur-Loire). Le couvent qui est fondé au Moyen Age passe sous la dépendance de l'abbaye Saint-Jouin-de-Marnes (près de Thouars). L'église, qui est édifiée à la fin du XIIème siècle (vers 1180), est restaurée au XIXème siècle (vers 1850) par Théodore Nau. Elle est composée d'une nef unique de trois travées longue de quarante mètres et large de sept mètres, un transept à deux absidioles et un choeur profond. La nef est voûtée d'ogives bombées à huit branches retombant sur une colonne par travée. La nef, qui date du XII-XV-XIXème siècle, est remaniée au XVème siècle (vers 1484) par Thomas James, évêque de Dol. Soumis à la réforme de Maure, le prieuré a compté quatre ou cinq religieux, puis sept, lorsque les moines de Blanche-Couronne obtiennent en 1767, le droit de se joindre à eux. L'église devient paroissiale durant la Révolution ;

l'église Sainte-Croix (vers 1670 - XVIIIème siècle - 1841 - 1860). L'église primitive du XIème siècle est l'ancienne chapelle du château du Bouffay. Ce sanctuaire est donné par le duc Alain IV aux moines de l'abbaye de Marmoutier (près de Tours) qui fondent un prieuré. L'église est reconstruite en 1669 (voire l'inscription "ceste église a été rebâtie en l'an 1669" sur le pilier médian de la nef, côté Evangile) : la nef centrale, qui recouvre à peu près l'ancienne église, reçoit deux bas-côtés, fermés à l'est par un mur étroit. La façade, commencée en 1685, présente deux étages de style Jésuite, dominés en arrière par une tour carrée. Fermée en novembre 1793, l'église est rapidement occupée par le club Saint-Vincent jusqu'au 23 mars 1794. Sainte-Croix devient par la suite une prison avant d'être rendue au culte après la Révolution. Le beffroi, œuvre de l'architecte Henri Driollet, date de 1860. La nef date du XVIIème siècle : elle est allongée d'une travée au XIXème siècle par l'architecte Théodore Nau. Le chœur, œuvre de l'architecte Théodore Nau et du maître-verrier Thévenot (de Clermont), date de 1839-1841. La chaire à prêcher en acajou massif date du XVIIIème siècle. Les stalles datent du XVIIème siècle. Le maître-autel, sculpté par Thomas Louis, est consacré en 1844 par Mgr de Hercé. La statue de "la Vierge à l'Enfant", œuvre du sculpteur Cabuchet, date de 1865. L'ancienne statue de Notre-Dame du Bon-Secours (XVIIème siècle) provient de la chapelle de la Saulzaie. L'inauguration de l'église a lieu le 10 juin 1841. Les vitraux du maître-verrier Thévenot sont anéantis par les bombes en 1943, puis fidèlement reproduite. On y trouve l'ancienne cloche du Bouffay (8 096 kilos) ;

l'église Saint-Martin de Chantenay (1756-1840), œuvre des architectes L. Laillaud et Louis Gelée. L'église de Chantenay est reconstruite en 1756 et agrandie en 1840. Elle se compose d'une nef bâtie en 1761, accrue en 1839-1841 d'une tour octogonale et de deux bas-côtés. La nef date de 1756-1840 : l'intérieur est refait au XIXème siècle. L'autel date du XVIIIème siècle ;

l'église Notre-Dame-de-Bon-Port-et-Saint-Louis (1846-1858), située place de Sanitat et oeuvre des architectes Saint-Félix Seheult et Joseph Fleury Chenantais. L'édifice est voûté par une coupole ovoïde sur la croisée, un berceau sur chacun des bras et une coupole demi-sphérique aux quatre angles externes. L'emmarchement du choeur, oeuvre de l'ébéniste Margot, date du XIXème siècle. Intérieurement, le plan est celui d'une croix grecque inscrite dans un rectangle. La nef (1846-1860) est décorée de peintures réalisées entre 1858 et 1876 par Joseph Goëzou (chemin de croix, chaire, autel et chapelle Saint-Louis), Alphonse Le Hénaff (tambour et pendentifs du dôme), H. Picon (demi-coupole de l'abside), M. Onillon (voûte en berceau à l'est) et A. Challot (coupole de la chapelle de la Vierge). Sur la façade, un vaste bas-relief d'Amédée Ménard montre la Vierge accueillant les malheureux. La statue de sainte Anne et le tombeau de l'abbé Fresneau sont l'oeuvre du sculpteur Amédée Ménard. Les orgues (1891-1981) ont été réalisés par le facteur d'orgues nantais Louis Debierre ;

l'église Notre-Dame-de-Toutes-Joies (1856), située rue du Chanoine-Courtonne et oeuvre de l'architecte Henri Faucheur. Il s'agit, à l'origine, d'une simple chapelle, située dans le quartier dit des Folies-Chailloux. La chapelle Notre-Dame de "Toute-Joye", située jadis rue de Bossuet (ou Petite-Rue-Notre-Dame), a été édifiée en 1438 par les bénédictins de Redon et détruite durant la Révolution ;

l'église Saint-Laurent (1964), située place des Dervallières et oeuvre de l'architecte Favreau. La paroisse de Saint-Laurent, qui s'étendait au sud de la cathédrale, ne comptait en 1775 que huit cents habitants. D'origine fort ancienne, l'église primitive, est sans doute restaurée après les dévastations normandes. Des évêques y siègent en 1106. D'autres travaux reçoivent au XIVème siècle l'appui de Charles de Blois. Quelques remaniements surviennent aux XVIIème et XVIIIème siècles. Parmi les sépultures, on peut mentionner celle (vers 1495) de Mathelin Rodier, architecte de la cathédrale et du château, et au nombre des baptêmes celui de Sophie Trébuchet, mère de Victor Hugo (10 juin 1772). La vente de l'édifice comme bien national entraîne sa destruction ;

l'église Saint-Clair (1854-1856), oeuvre de l'architecte Gustave Le Prévôt de Bourgerel. La nef date de 1854 ;

l'église Notre-Dame de Lourdes (XXème siècle), située à Pont-du-Cens et oeuvre de l'architecte Yves Liberge ;

l'église Notre-Dame-de-Toutes-Aides (1881), située place Bash (à Doulon) et oeuvre de l'architecte François Bourgouin. Au départ, un voeu de la duchesse Constance II, retirée en son domaine du Petit-Bottereau, pleurant le rapt de son fils Arthur, duc de Bretagne. Une chapelle reconstruite au XVIIème siècle et abritant une Vierge miraculeuse est à l'origine de l'édification de cette église située sur la paroisse de Doulon ;

l'église Saint-Pasquier (fin du XIXème siècle), oeuvre de l'architecte François Bougouin. Il s'agit, à l'origine, d'une simple chapelle. Saint Pasquier, évêque de Nantes au VIIème siècle, est le fondateur du monastère d'Indre ;

l'église Sainte-Thérèse (1939-1963), oeuvre des architectes Ferdinand Ménard et Ferré. La paroisse de Sainte-Thérèse est créée en 1933 et confiée au père Larosse ;

l'ancienne Collégiale Notre-Dame, située jadis sur la Place Dumoustier et aujourd'hui disparue. Cet emplacement était déjà occupé de longue date par une chapelle dédiée à la Sainte Vierge. Alain Barbe-Torte, après sa victoire sur les Normands en 937, fait construire l'église Sainte-Marie. Il y est enterré en 952. En 1325, l'évêque Daniel Vigier l'érige en collégiale. Le duc Pierre II fait construire l'abside et le choeur, ainsi qu'une flèche à six pans, flanquée à sa base de six clochetons. François II fait construire l'aile droite du choeur. On restaure le tombeau de Barbe-Torte, et une nouvelle consécration de l'église a lieu le 12 mai 1476. On y trouvait d'ailleurs jadis les tombeaux de Pierre II et de son épouse Françoise d'Amboise. En 1506, la duchesse Anne élève la partie gauche du choeur, près de laquelle sera édifiée la chapelle Saint-Claude, ou de Rouville, par Jean de Rouville. De 1514 à 1524, on édifie la chapelle Saint-Thomas, grâce à Thomas Le Roy, évêque de Dol. Le chanoine Philippe Quesnouard fait construire la chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe, suivant un devis de 1533. Une autre chapelle est fondée en 1548 par Jean de Compludo et son épouse Françoise d'Astoutilla-Lerma. Le chapitre collégiale disparaît en 1790 et l'église abrite alors 300 chevaux, puis sert de marché en 1820, avant de tomber totalement en ruine. Le sol de la Place Dumoustier cache encore une crypte ;

l'ancienne église Saint-Nicolas (XVème siècle). De la chapelle primitive devenue église en 1287 au plus tard, on ne sait rien. Saint-Nicolas fait l'objet d'importants travaux de 1448 à 1483. Trop petite au milieu du XVème siècle, on lui ajoute un bas-côté en 1452, puis une sacristie. L'église est à nouveau agrandie en 1472 par les maîtres-maçons Pierre et Jean Hochard. L'église compte à cette époque trois nefs que séparent six gros piliers, un chevet plat, un transept peu saillant et un porche. Sur le bas-côté Nord se trouvaient trois ou quatre chapelles latérales. En 1483, le porche est reconstruit par le maître-maçon Jean Perrier : il est surmonté à cette époque d'un vitrail décoré par Bertrand Le Soudet. Un second vitrail est installé dans le chevet en 1495 : oeuvre de Bertrand Le Soudet ou Pierre de La Chasse (peintre du duc François II). Le clocher est reconstruit de 1666 à 1672. Le maître-autel, oeuvre de l'architecte Jean Ballue et du sculpteur Philibert Jacques (auteur de 22 statues), a disparu, sans doute en 1741. La consécration de l'église a lieu en 1483 par l'évêque Bernard Du Chaffault. En 1793, Saint-Nicolas sert d'atelier d'armes. C'est en 1848-1849 que ses vestiges disparaissent. Il ne subsiste de l'église qu'une porte de tabernacle et des sablières sculptées : une des sablières, datée de 1474, est signée du charpentier-sculpteur Jean de Borgell. Une nouvelle église va commencer à s'élever sous l'impulsion du curé de la paroisse, l'abbé Fournier, futur évêque de Nantes. La première pierre est posée le 1er août 1844, et l'ensemble terminé en 1854, sauf le clocher, qui date de 1869 seulement ;

Nota : visite de la nouvelle église érigée en basilique le 28 octobre 1882 (année 2007) : 

L'ancienne église datait du 11ème-12ème siècle. Restaurée en 1478, mais sans entretien depuis, elle se révélait, au début du 19ème, trop petite pour accueillir une population accrue en raison de l'urbanisation, de sa situation en centre ville et de la proximité du grand port fluvial et maritime. 

La nouvelle église, construite à l'emplacement de l'ancienne, est orientée Nord-Sud en raison de l'exiguïté du terrain, et non pas Est-Ouest comme le voulait la tradition (soleil levant sur le sanctuaire). Les travaux s'échelonneront de 1844 (pose de la première pierre) à 1869 (bénédiction de l'église). L'abbé Fournier, d'abord comme vicaire puis comme curé, s'imposa non seulement sur le principe de la construction mais aussi sur son style néogothique. La maîtrise d'oeuvre en fut confiée à l'architecte J.-B. Lassus. Les matériaux sont constitués de granit de la région, de pierres dures et tuffeau de Touraine. Lors du bombardement du 16 septembre 1943 trois bombes traversèrent les voûtes du bas-côté droit et firent d'énormes dégâts. Le chantier de reconstruction dura de 1953 à 1974. 

Quelques chiffres : La basilique mesure 86 mètres de long, 32 m de large, la hauteur sous voûte est de 24 m. La flèche s'élève à 100 mètres (+ la croix : 5 mètres).

En se plaçant sous le porche sud, on pourra apprécier l'envolée de la grande nef et de l'autel monumental. Le Vaisseau, avec les doubles collatéraux (2 bas-côtés), comporte 5 travées.

Dans la partie haute du choeur et dans les bras du transept, on remarque le retour complet du triforium et des galeries.

Nous proposons l'itinéraire de visite suivant :

1 – les fonts baptismaux. La cuve, de style Renaissance, peut être celle de l'ancienne église.

2 – le grand autel, conçu par Bourgerel, dont le pinacle s'élance vers les voûtes.

3 – le dallage du choeur, traité à la façon florentine, entre les autels ancien et nouveau.

Une belle grille en fer forgé, de Bourgerel, entoure le choeur de lys et de roses.

4 – au-dessus du choeur, les vitraux représentent, de gauche à droite : saint Luc, saint Etienne, saint Paul, le Christ, saint Pierre, saint Jean, saint Jean-Baptiste.

Ils ont été réalisés en 1960, comme d'ailleurs ceux de la chapelle de la Vierge, par le meilleur peintre-verrier de l'époque, M. Rocher.

Les vitraux d'origine n'avaient pas résisté aux bombardements de 1943.

L'abside, formée de 5 chapelles, dont celle du centre, dédiée à la Vierge (5), est en même temps celle du Saint Sacrement.

De chaque côté, on verra, de gauche à droite, les autels dédiés à tous les saints (6), à sainte Monique (7), à saint Joseph (8), à saint Félix (9).

Les deux autels du transept sont de Driolet, concepteur de la fontaine de la place Royale – décoration picturale d'Elie Delaunay – Ils sont dédiés, celui de droite, à saint Vincent de Paul apôtre moderne de la charité (10), celui de gauche, au Sacré-Coeur (11).

12 – Monument en mémoire de Mgr Fournier.

Tableaux – Sur le mur de la sacristie Est, un tableau en mauvais état est attribué à Philippe de Champaigne (13). A côté, un emplacement vide attend le retour d'une oeuvre de Sébastien Bourdon en cours de restauration. En face, côté Ouest, on peut voir une Crucifixion (14). Au-dessus des portes des transepts sont accrochés deux tableaux représentant la Transfiguration (15) et la Présentation au Temple (16).

Retournons dans la chapelle de la Vierge.

Nous remarquerons les vitraux, trois baies qui décrivent les mystères joyeux, douloureux, glorieux. Au centre de l'autel, la Vierge règne avec son Fils. Des anges musiciens lui font un cortège.

Des bas-reliefs montrent, à gauche, la présentation de Marie au temple, à droite le couronnement et, sous l'autel : au centre l'assomption, à droite l'annonciation.

Au maître-autel, les statues qui ornent le pinacle racontent les gloires du diocèse : saints Donatien et Rogatien agitent les palmes de leur martyre ; sainte Françoise d'Amboise abandonne sa couronne ducale.

Dans l'abside, une statue de saint Nicolas, patron de la paroisse, se trouve près de l'autel dédié à sainte Monique.

A l'extérieur, le clocher, ou flèche, entièrement en pierre, repose sur une tour carrée puis octogonale. Sur les pignons du transept, saint Félix, saint Yves, saint Julien côté rue Duvoisin ; saint Clair et sainte Catherine côté rue du Pré Nian.

Voir, derrière l'église, depuis la rue Cacault, l'ensemble des contreforts convergeant vers la fine flèche à la croisée du transept.

Les travaux de restauration en cours côté portail Sud mettront en valeur, courant 2005, le grand portail et le tympan.

Les orgues

En 1901, le célèbre facteur d'orgues nantais Louis Debierre installait un orgue de tribune de 42 jeux. Ce bel instrument sera détruit lors d'un bombardement sur la ville en 1943.

En 1963, M. Beuchet­Debierre, petit-fils du fondateur de la Maison, commença une reconstruction partielle avec 27 jeux. Inachevé, ce travail sera complété, en 1985, par la Maison Renaud qui, avec du matériel en partie construit par Beuchet, portera l'orgue à 54 jeux répartis sur trois claviers et pédalier.

Jamais complètement parachevé, cet instrument nécessitait un grand relevage, une recomposition et une harmonisation digne de ce nom. Les travaux, confiés au facteur Bernard Hurvy, ont commencé à l'automne 2002 et le grand orgue, entièrement restauré, a été inauguré le 21 mars 2004.

L'orgue de choeur, derrière l'autel monumental, est l'oeuvre de M. Debierre. Il comporte 15 jeux sur 2 claviers manuels et un pédalier. Toujours en service aujourd'hui, il fut inauguré le 19 février 1880.

Les cloches

Les cinq cloches de la basilique Saint-Nicolas de Nantes ont été fondues dans les ateliers Astier, à Nantes. Elles pèsent ensemble 14.475 kg. La première et la plus grosse pèse 7,270 kg ; elle a 2,40 mètres de hauteur et 2 mètres de diamètre. Elle donne le mi naturel.

l'église Sainte-Anne (1845-1846), édifiée par les Chenantais et accrue de deux travées en 1869 puis d'un clocher en 1872. L'escalier Sainte-Anne date de 1849-1851 ;

l'ancienne église Saint-Vincent (vers le XVIIème siècle). Une légende prétend que l'évêque Didier (404-444) fonde une première église au Vème siècle pour y placer les reliques de saint Vincent, rapportées d'Espagne. Au XVIème siècle, Pierre Landais ajoute du côté sud, une chapelle dédiée à sainte Adrienne et sainte Marthe. Pour commémorer sa victoire de Craon, le duc Mercoeur y accole en 1593, une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Victoire. L'église est presque entièrement rebâtie à la fin du XVIIème siècle, puis désaffectée en 1791. Le club des Capucins de la Fosse (ou le club de Saint-Vincent) occupe l'édifice jusqu'au 16 novembre 1793 avant de s'installer à Sainte-Croix. Les bâtiments servent de tribunal criminel de 1795 à 1822. L'édifice est démoli en 1899 ;

l'ancienne église Saint-Jean-Porte-Latine, consacrée le 6 mai 1632. Cette église, aujourd'hui disparue, avait reçu en 1654 le coeur d'Hercule de Rohan, gouverneur de Nantes. Cet édifice faisait partie primitivement du couvent des Pères Récollets établis à Nantes depuis 1617. Sous la Révolution, l'édifice va abriter un club dit "des Récollets", puis une forge et un magasin d'habillements militaires, avant l'incendie destructeur du 19 août 1795 ; 

l'ancienne église Saint-Saturnin, située jadis au Nord-Ouest de Sainte-Croix. Simple chapelle à ses débuts, elle datait du V-VIème siècle. Une reconstruction eut lieu au XIIème siècle et elle fut agrandie en 1468. Le 21 juillet 1784, la chute d'un pilier entraîna celle de deux arcades et de la charpente ;

l'ancienne église Saint-Cyr et Sainte-Juliette. Cet édifice a succédé à un édifice beaucoup plus ancien (peut-être du Vème siècle) qui a été dévasté par les invasions normandes. L'édifice a été reconstruit en 1038 par Budic, comte de Nantes, et son épouse Aloïs. Leur fils Mathias y installe les religieuses de Ronceray d'Angers. L'église ainsi qu'un cimetière avoisinant sont détruits plus tard par le duc Pierre Mauclerc pour élever son enceinte. Les religieuses du Ronceray d'Angers sont alors dédommagées par le duc. En effet, en 1234, le duc obtient par échange des Bénédictins de Redon, leur cellier sis rue de l'Echellerie et l'offre au Ronceray, pour reconstruire une nouvelle église. La nouvelle église de Saint-Cyr est édifiée dès 1246 et prend ensuite le nom de Saint-Léonard (à partir du XIVème siècle). A proximité, depuis 1231, se trouvait alors le cimetière des juifs, desaffecté vers 1236-1240. L'église Saint-Léonard est totalement incendiée en 1328, puis partiellement incendiée en 1736, avant d'être agrandie en 1769. La suppression de la paroisse en 1790 entraîne la vente de l'édifice qui devient tour à tour une fonderie (en 1792), une filature de coton (en 1821) et un asile de nuit. L'édifice disparaît par la suite pour laisser la place aux archives municipales, en 1899 ;

la chapelle Saint-Etienne (V-VI-XV-XVIIIème siècle), située dans le cimetière Saint-Donatien, place des Enfants-Nantais. Cette chapelle aurait été édifiée en 510 par Epiphane, évêque de Nantes (502-527), après avoir ramené des reliques d'un pèlerinage aux Lieux Saints. Elle est remaniée au XVème puis au XVIIIème siècle et restaurée au début du XXème siècle. Le P. de Montfort y fait mettre une cloche en 1710. Elle sert d'église provisoire en 1802. La restauration, en 1900, a permis de dégager une partie de l'édifice primitif. Il s'agit d'un édifice rectangulaire d'environ 17 mètres sur 7,5 mètres, couvert par un toit à deux versants. La crédence située à droite de l'autel et une statue en bois de Saint-Etienne (XV-XVIème siècle) sont les principaux témoins du passé. Le puits extérieur a disparu ;

la chapelle de l'Immaculée-Conception (1469-1481 - XVIIème siècle - XIXème siècle), située rue Malherbe et fondée en 1469 par le duc François II en mémoire de sa première épouse Marguerite de Bretagne, particulièrement dévote envers saint Antoine de Padoue. A l'origine, cette chapelle était dédiée à saint Antoine de Padoue. Charles VIII et Anne de Bretagne offrent le sanctuaire aux religieux de Saint-François-de-Paul par un legs verbal (1488). La première campagne de travaux dure de 1469 à 1481. A partir de 1630, les nefs sont continuées jusqu'à la façade actuelle. Trois chapelles latérales, dites de la confrérie de Jésus-Marie-Joseph, de Saint-François de Paule et de Saint-Julien sont édifiées du côté Nord. Une façade simple va terminer le tout vers 1680. Durant la Révolution, la chapelle sert tour à tour d'atelier de serrurerie et de parc de fourrage. La construction de l'édifice est achevée grâce à un don de Marie de Médicis. La chapelle devient par la suite la propriété de l'abbé Lusson qui la consacre à l'Immaculée Conception. Elle est restaurée par l'architecte Théodore Nau. Après le bombardement du 15 juin 1944 l'édifice est à nouveau restauré. La chapelle est placée aujourd'hui sous le vocable de l'Immaculée Conception et se compose d'une nef bordée de bas-côtés simples et, au Nord, des trois chapelles, d'un transept et d'un choeur que termine un chevet à trois pans. La nef et le chœur datent des XV-XVII-XIXème siècles. Les vitraux modernes évoquent le mariage de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, avec Marie de Montpensier, célébré le 5 août 1626 dans cette chapelle ;

la chapelle Mercoeur (XVIème siècle), située rue du Refuge et appartenant jadis à l'ancien couvent des Cordeliers. Les Cordeliers s'installent à Nantes au début du XIIIème siècle ;

la chapelle de l'Oratoire (1651-1665), œuvre des architectes Abel de Sainte-Marthe, Corbineau et Jacques Malherbe. Cette chapelle est située place de l'Oratoire. Les Oratoriens s'installent à Nantes en 1617 et construisent leur logis dans le faubourg Saint-Clément. Le marché est passé entre la communauté et Gilles Corbineau en 1652 (semble-t-il). Les travaux sont arrêtés en 1654 sans doute faute de ressources. La chapelle n'est consacrée que le 27 janvier 1665. Vers 1760, on abaisse le niveau de la Motte Saint-Pierre, d'où la nécessité de construire un perron avec un double escalier : l'un et l'autre sont terminés en 1765. A l'intérieur, la nef unique de deux travées, le transept et l'abside semi-circulaire sont éclairés par huit fenêtres. Sur les lambris qui tiennent lieu de voûte, on voyait encore en 1870 les armes de la famille Cossé-Brissac, du maréchal de La Meilleraye et du duc de Mazarin. Le porche est construit, vers 1870, avec les vestiges de la chapelle Saint-Thomas. Désaffectée sous la Révolution, la chapelle devient tour à tour hôpital, grange à foin pour les gendarmes, caserne, musée archéologique (1856-1899) et annexe des archives départementales (1899-1933) ;

la chapelle des Jésuites (1854-1857), située au n° 9 rue Dugommier et oeuvre de l'architecte Magloire Tournesac. Cette chapelle est dédiée à Notre-Dame du Calvaire. La nef date de 1854-1857. Trois chapelles absidiales s'ouvrent sur un déambulatoire. L'édifice, qui a été fortement endommagé en 1943, est restauré par la suite. Grâce à leur bienfaitrice, la comtesse de Caravaz, les calvairiennes avaient acquis de Georges de Joannès, sieur de La Perrine, par acte du 5 mai 1625, la tenue de La Motte Balue. Du couvent, la Révolution fit une boulangerie militaire, puis une caserne. Après la vente du couvent en 1798, la chapelle disparut, alors que le reste du couvent était transformé en logis ;

la chapelle du Couvent de la Visitation (1859-1864), située au n° 8 rue du Maréchal-Foch. La nef date de 1864. Les Visitandines, jadis installées à la Mironnerie (transformée en caserne durant la Révolution), sont invitées à venir s'installer, sous le Second Empire, par l'évêque Mgr Duvoisin, sur les vestiges de la Chartreuse, fondée au XVème siècle par François Ier, le duc de Bretagne. L'intérieur de la chapelle du Couvent est décoré de fresques par l'artiste nantais Jules Elie Delaunay (1828-1891). François Ier avait fondé le 13 octobre 1445 une chartreuse à Nantes au dépens de la Chapelle au Duc (élevée en 1325 par Jean III, puis convertie en collégiale en 1350 sur l'ordre de Charles de Blois sous les vocables des saints Donatien et Rogatien). Le duc François Ier posa la première pierre de la chartreuse le 14 octobre 1446 mais ce n'est qu'en 1457 que le duc Arthur III installa les Chartreux venus de Paris. Le monastère est fermé en 1790 (durant la Révolution) et les ossements d'Arthur III et de la duchesse sont transférés à la cathédrale dans la crypte des évêques en 1792 ;

la chapelle Saint-Joseph (1870-1880), située au n° 63 rue Gaston Turpin et oeuvre de l'architecte Paul Nau. Le choeur date de 1870-1880. Il s'agit d'une chapelle ayant appartenu jadis à un orphelinat avant de devenir un dépôt de mendicité sous le nom de manoir Saint-Joseph. La chapelle est reconstruite suite à la donation de Jean Lorette de La Refoulais. A la fin du XIXème siècle, le bâtiment abrite un hospice ;

la chapelle des Capucins (1874), située rue Noire et oeuvre des architectes, les frères Douillard. Les capucins sont installés à Nantes depuis le début du XVIIème siècle. Ils résident alors près de la Fosse, où ils édifient un couvent et une chapelle en 1628. Expulsés en 1791, les pères capucins reviennent au XIXème siècle et fondent un nouveau couvent dans la rue Noire en 1874. La chapelle est dédiée à saint Antoine ;

la chapelle du Couvent de Marie-Réparatrice (1875), située rue Mondésir et oeuvre de René Ménard ;

la chapelle du Séminaire de la Gourmette (1935), située avenue Cardinal-Richard et rue de la Gourmette. Elle est édifiée par l'architecte François Bougouin ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (1776-1778), située au n° 1 bis Allée Turenne et édifiée en remplacement d'une ancienne chapelle fondée en 1443. Elle est consacrée le 18 mai 1780. Le roi et la reine s'étaient inscrits pour 10 000 liv