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FOUGERES

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La commune de Fougères (pucenoire.gif (96 octets) Felger) est chef lieu de canton. Fougères dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).         

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de FOUGERES

Fougères tire son nom d'une famille de chevaliers du même nom : le plus célèbre d'entre eux, Raoul II, reconstruit en 1166 le château fort de Fougères, rasé par le roi d'Angleterre Henri II, et en fait un des plus puissants d'Europe. 

Fougères doit son origine à son château, édifié vers 1024 par Auffroy, son premier seigneur. Elle se compose de deux villes juxtaposées : la Ville Basse, Vieille Ville ou Bourg Vieil, entourant le château et l'église de Saint-Sulpice, sur la rive droite du ruisseau Nançon. Sur la rive gauche de ce ruisseau, se développent la Ville Neuve, Ville Haute ou Ville Close, avec l'église Saint-Léonard, l'Hôtel de Ville et le Beffroi. 

Vers l'an 1000, le duc de Bretagne confie à Menn ou Méen ou Main 1er (prince de la maison des comtes de Rennes) la tâche de défendre cette zone frontalière afin de préserver le duché de Bretagne des incursions Normandes et Françaises. Le premier château en bois est construit à la fin du Xème siècle, au fond du val de la rivière le Nançon, sur un îlot rocheux, protégé des marais. Détruit en 1166 par le roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt, la citadelle est remplacée dès le XIIème siècle par une forteresse en pierre édifiée par Raoul II, baron de Fougères de 1150 à 1194. 

La population s'installe au pied de la forteresse et crée rapidement les premières activités artisanales : tannerie, teinturerie, draperie. La forteresse est entourée au cours de l'histoire d'une ceinture de rempart et de tours (11 tours au total) afin d'assurer la sécurité des habitants de la Haute-Ville qui, indépendant militairement, édifient aussi un tribunal et un Hôtel-de-Ville pour se doter d'un pouvoir administratif et judiciaire.

La ville de Fougères renfermait avant la Révolution trois paroisses dont nous allons successivement parler. A noter que nous mentionnons seulement ici la paroisse d'Igné ; les documents qui la concernent sont tellement obscurs que M. Maupillé, qui a étudié plus scrupuleusement que personne l'histoire de Fougères, a d'abord cru à l'existence de deux paroisses de ce nom : Saint-Jean d'Igné, berceau de la paroisse de Lecousse, et Saint-Pierre d'Igné, représentée dans la suite par la paroisse de Saint-Léonard de Fougères (Voir Mélanges historiques sur la ville de Fougères, 29, 31). Plus tard, de nouvelles recherches ont fait le même historien placer non plus à Igné, mais à Saint-Martin-des-Champs, l'église primitive de Lecousse. (Voir Notices historiques sur les Paroisses des cantons de Fougères, 111, 112). Ne reconnaissant même plus alors qu'une paroisse à Igné, celle de Saint-Pierre, M. Maupillé montre qu'elle ne fut formée qu'au XIIème siècle et qu'elle ne dura qu'autant de temps que les religieux de Pontlevoy habitèrent leur prieuré d'Igné ; or, dès 1350 ce prieuré était uni à la mense conventuelle de Pontlevoy. Cette paroisse d'existence éphémère, fut réunie de bonne heure à celle de Saint-Léonard. 

Paroisse de Saint-Sulpice. — Auffroy, seigneur de Fougères et fondateur de la ville de ce nom, construisit son château et cette ville sur le territoire, semble-t-il, de la paroisse de Lecousse. Il y bâtit tout d'abord, vers l'an 1024, l'église de Notre-Dame, dont il fit une collégiale ; puis comme cette église se trouvait dans l'enceinte même du château, il offrit aux habitants de la ville un autre sanctuaire dédié à saint Sulpice. Cette dernière église fut d'abord desservie par des chapelains, prêtres séculiers ; mais vers 1075, Adélaïde, veuve de Main II, seigneur de Fougères, et Raoul, son fils, ayant fondé le prieuré de la Trinité en faveur de Marmoutiers, donnèrent également à cette abbaye l'église de Saint-Sulpice avec la juridiction paroissiale sur la ville de Fougères telle qu'elle existait alors : « Ecclesiam Sancti Sulpicii cum tota parrochia atque sepultura Castelli Filgerensis » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 423). Cette donation, approuvée par Main, évêque de Rennes, fut confirmée par ses successeurs, notamment en 1197 par Herbert. Pendant bien des siècles le recteur de Saint-Sulpice fut présenté par l'abbé de Marmoutiers, mais il n'était considéré que comme vicaire perpétuel, le prieur de la Trinité prenant le titre de curé primitif. Ce dernier, par transaction du 1er février 1686, s'engagea à payer au recteur de Saint-Sulpice une pension de 350 livres et une autre de 150 livres pour son vicaire. Le recteur jouissait, en outre, du presbytère et de deux jardins (M. Maupillé, Histoire de Fougères, 155 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Les Comptes des trésoriers de Saint-Sulpice aux XVème et XVIème siècles sont remplis d'indications précieuses sur les usages du temps : on donnait le vin de communion, en 1410, aux fêtes de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte et du Sacre (sept pots de vin à cette dernière fête) ; — pendant la longue reconstruction de l'église, on offrait un dîner tous les ans, le jour de l'Ascension, « aux maczons de l'oeupvre » ; — la paroisse se rendait en procession chaque année au couvent de Saint-François, dans la forêt de Fougères ; — à la Pentecôte, on faisait descendre de la voûte un pigeon sur l'autel, pour rappeler la descente du Saint-Esprit sur les apôtres ; — pendant l'octave du Sacre, l'on chantait l'office complet, matines, petites heures, grand'messe et vêpres, chaque jour ; — à la Toussaint, l'église était jonchée de paille à cause des fidèles qui y passaient la nuit ; — à Noël, on jouait dans la nuit, et en l'église même, une « moralité » représentant la Nativité, et l'on couvrait aussi le sol de paille blanche, etc. (Archives paroissiales - Notes ms. de M. Maupillé)

Paroisse de Saint-Léonard. — Saint-Sulpice était la paroisse de la ville primitive de Fougères, c'est-à-dire du Bourg-Vieil ; mais lorsque fut construit, à l'opposé du château, ce qu'on appela le Bourg-Neuf, le besoin d'une autre église paroissiale se fit sentir, car ce nouveau quartier était aussi lui dans la paroisse de Lecousse, dont l'église était éloignée. Les seigneurs de Fougères bâtirent donc en ce lieu l'église Saint-Nicolas. Toutefois ce temple ne fut point érigé en église paroissiale. Saint-Nicolas fut d'ailleurs disputé avec acharnement par les chanoines de Notre-Dame et les Bénédictins de Marmoutiers et de Pontlevoy, ce qui ne devait pas lui être favorable. Aussi les religieux de Pontlevoy construisirent-ils tout à côté de Saint-Nicolas une autre église dédiée à saint Léonard et obtinrent-ils de l'ordinaire l'érection de cette dernière en église paroissiale. On ignore l'époque précise de cette érection. « Il est à peu près certain toutefois, dit M. Maupillé, qu'elle eut lieu sous l'épiscopat d'Hamelin, évêque de Rennes, de 1127 à 1141 ; il est même positif qu'elle existait à cette dernière date ». Un siècle plus tard, en 1243, l'abbé de Pontlevoy renonça à son droit de présenter le recteur de Saint-Léonard en faveur du seigneur de Fougères et de ses successeurs. Aussi, dans les derniers siècles, le roi présentait-il ce recteur en sa qualité de baron de Fougères. Le recteur de Saint-Léonard eut d'abord pour revenu une portion des dîmes de la paroisse, le tiers en 1243 et la moitié en 1578 ; mais les religieux de Pontlevoy, qui percevaient le reste des dîmes, finirent par lui retirer cette pension et la remplacèrent par une portion congrue de 400 livres en 1685, et 500 livres en 1768. Quant à la fabrique de Saint-Léonard, elle déclara en 1790 avoir un revenu brut de 3511 livres 16 sols 6 deniers, et 1645 livres 7 sols 3 deniers de charges (Notes ms. de M. Maupillé). 

Paraisse de Rillé. — Un troisième bourg s'étant formé au XIIème siècle autour de la nouvelle abbaye de Rillé, située au Nord du château de Fougères, les religieux de ce monastère sollicitèrent l'érection d'une paroisse en ce lieu. Au mois d'août 1143, les moines de Pontlevoy, possesseurs de l'église de Lecousse, dans le territoire de laquelle se trouvait encore Rillé, autorisèrent la construction d'une église paroissiale par les chanoines réguliers de Rillé, moyennant une redevance annuelle à l'abbaye de Pontlevoy. A partir de cette époque, l'abbé de Rillé présenta jusqu'à la Révolution le recteur de Rillé ; c'était ordinairement un de ses religieux. Quant à l'étendue de la paroisse de Rillé, elle ne comprenait guère que le faubourg actuel de ce nom. Pour compléter cette physionomie paroissiale de Fougères avant 1789, ajoutons que cette ville, — indépendamment de ses trois paroisses, — relevait, quant à ses faubourgs, de deux paroisses rurales, Lecousse et Laignelet : les faubourgs de l'Echange et de Savigné dépendaient de Lecousse, et une partie du faubourg Roger faisait partie de Laignelet. En 1803 la paroisse de Rillé ne fut pas rétablie et son territoire fut uni à celui de Saint-Sulpice ; plus tard, les portions de Lecousse et de Laignelet, sises à Fougères, furent également unies aux paroisses de cette ville. Celles-ci ne sont donc plus présentement qu'au nombre de deux : Saint-Sulpice et Saint-Léonard, l'une et l'autre chefs-lieux des doyennés portant leurs noms (Pouillé de Rennes). 

L'Abbaye de Rillé, qui possédait autrefois un droit de haute justice au bourg avec cep et collier, donne naissance au nord au faubourg de Rillé. Chacune des extrémités du faubourg était fermée par une porte : la porte nord appelée Portail Marie est démolie en 1767. La paroisse de Rillé desservie dans l'église abbatiale est fondée en 1143. Le faubourg de Savigny s'est formé sur le domaine donné au début du XIIème siècle, par les seigneurs de Fougères, à l'Abbaye de Savigny (Manche).

La première famille de Fougères se fond en 1256 dans celle de Lusignan, originaire du Poitou. En 1307, le roi Philippe le Bel confisque la baronnie de Fougères qui ne cesse alors de passer d'une famille à une autre au gré des alliances. La famille des Lusignan sont les seigneurs de Fougères de 1256 à 1324. Pierre II est baron de Fougères de 1442 à 1456. Jusqu'à son rattachement à la France, en 1448, Fougères est la proie des Guerres de Succession. Tour à tour, Anglais et Français s'en emparent. 

Les seigneurs bretons se liguèrent contre le duc Conan IV après la cession du comté de Nantes qu'il avait faite à Henri II d'Angleterre, et Henri II vint assiéger Fougères dont il ruina le château en 1166. Reconstruit dès 1173 par Raoul II de Fougères, le château est occupé par une garnison française en 1229, puis repris en 1230 par le duc Pierre de Dreux. Raoul III de Fougères le livre en 1231 au fils aîné de Pierre de Dreux. Bertrand du Guesclin s'en rend maître au nom du roi de France en 1373. François de Surienne, dit l'Aragonais, espagnol au service de l'Angleterre, s'empare par surprise de la ville et du château avec une troupe d'environ 600 hommes, dans la nuit du 23 au 24 mars 1449. Après un siège de 2 mois orchestré par les troupes bretonnes commandées par le prince Pierre frère du duc, les Anglais se rendent et quittent Fougères. Louis de la Trémoille assiège la ville de Fougères avec 15 000 Français, le 12 juillet 1488 : la garnison forte de 2 à 3000 hommes, sous les ordres de Jean de Romillé, est obligée de capituler. Mercoeur entre à Fougères en 1589 et conserve la ville pendant toute la durée de la Ligue. 

Fougères était une châtellenie qui devint baronnie et possédait un droit de haute justice : elle comprenait environ 50 paroisses. Son gibet se dressait dans le Champ de la Justice, à l'ouest du château. La baronnie est créée au début du XIème siècle par les princes bretons en faveur d'un seigneur nommé Main, dont le fils Auffroy construit le château en 1024. Propriété de la famille de Lusignan comtes de la Marche en 1256. Elle est confisquée par le roi Philippe-le-Bel sur Guy de Lusignan qui s'était allié aux Anglais au début du XIVème siècle, puis donnée à Charles qui devint roi en 1322 sous le nom de Charles IV le Bel (fils de Philippe-le-Bel). Elle devient ensuite la propriété de Philippe de Valois, des ducs d'Alençon en 1328, du duc de Bretagne Jean V (en 1428), du roi François Ier. L'usufruit  est cédé en 1525 à René de Montejean, en 1541 à Jean de Laval, et en 1557 à Diane de Poitiers. Le roi Louis XV afféagea en 1755 la baronnie de Fougères à Louis de Bourbon duc de Penthièvre qui la possédait en 1789. Les fourches patibulaires de la haute justice de la baronnie de Fougères se dressaient jadis au nord de la route de Rennes, à l'angle du chemin de Folleville.

Les Ursulines s'installent à Fougères en 1633. La fondation des Ursulines est confirmée par le pape Urbain VIII. Des incendies successifs détruisent le centre intra-muros au XVIIIème siècle. Saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol, fait des prédications à Fougères en 1418. Fougères devient chef-lieu de district en 1790 et chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII.

La chouannerie a profondément marqué le pays de Fougères : né à Fougères en 1751, le marquis Armand de la Rouërie a été l'instigateur de la conspiration de l'Ouest contre la Convention. Le 19 mars 1793, six à sept mille hommes se rassemblent à Landéan, aux abords de la forêt de Fougères, pour protester contre un décret de la Convention qui ordonnait le recrutement de trois cents mille hommes dans la région. C'est à la croix de Recouvrance qu'a lieu en 1793 le premier rassemblement. Le 3 novembre 1793, Fougères passe aux mains des insurgés, grâce à l'armée vendéenne de la Rochejaquelein.

On rencontre les appellations suivantes : Castellum Filgerense (en 1075), Filgeriacum (en 1516).

Note 1 : La cité médiévale de Fougères a suscité l'enthousiasme des grands écrivains romantiques : Chateaubriand y a séjourné chez ses soeurs. Alfred de Musset vint y visiter son oncle. Balzac est venu, en 1836, à l'invitation du général de Pommereul. Victor Hugo y vint avec Juliette Drouet (native de Fougères). A la fin du XIXème siècle, la ville de Fougères devient la "capitale de la chaussure". Fougères est la ville natale du poète René Le Pays (1634-1690), d'Armand Tuffin de la Rouërie (1751-1793), Juliette Drouet (1806-1883) et de l'écrivain Jean Guéhenno (né en 1890).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Sulpice : Albéric (il desservait au XIème siècle l'église de Saint-Sulpice lorsque la dame de Fougères la donna aux Bénédictins ; ces derniers, dans une curieuse notice, ont raconté tout ce qu'ils eurent à souffrir de ce mauvais prêtre). André (en 1330). Guillaume du Tiercent (en 1348 et 1369). Macé de la Baluaye (en 1383 et 1390). Guillaume de la Couarde (en 1396 et 1405). Guillaume Lagu (en 1410 et 1426). Jehan de Boutouère (en 1431 et 1440). Jehan Morel (en 1473). Guillaume Brochart (en 1483). Jehan de la Boutinière (en 1484). Arthur du Gavre (en 1495 et 1502). Guy Bernier (en 1540, décédé le 10 décembre 1552). Jehan Garnier (en 1563 et 1575). Jean Guihot (en 1581 et 1593). François Gratien (en 1596 et 1599). Jean Moubesche (en 1604 et 1614). Eustache Bricotte (en 1619 et 1642). Mathurin Le Lièvre (sieur de la Pouardière ; en 1653 et 1672). Léonard Reste (en 1677). René Pannier (prêtre du diocèse, il succéda, semble-t-il, au précédent ; décédé vers 1715). Jacques Hérambourg (prêtre d'Avranches, il fut pourvu en 1715 ; décédé en 1728). Jean Ferron (prêtre du diocèse, pourvu le 24 mai 1728, il résigna l'année suivante). Jean Vallée (prêtre du diocèse, il fut nommé le 15 juin 1729 ; décédé le 12 juin 1773 et inhumé dans l'église, qu'il avait achevée ; on grava sur son tombeau cette épitaphe : Hic jacet Joannes Vallée hujus parochiae rector, pastorum exemplar ultra fidem, sacras quas miraris aedes et aeras extruxit et ornavit, egenosque sustentavit et dotavit, doctrina magnus, vigilantia pastorali major, religione maximus, terris desideratus, cœlo maturus, obdormivit in Domino die junii XII, anno salutis MDCCLXXIII, aetatis LXXIX. Perenne hoc venerationis et amoris monumentum Sulpitiani paraeci posuere - Notes ms. de M. l'abbé Pâris-Jallobert). François Le Sainthomme (il fut pourvu le 30 septembre 1773 ; décédé en 1790). Pierre-Julien Beaulieu (vicaire à Saint-Léonard, il fut pourvu le 7 juin 1790 et émigra à Jersey en 1793 ; réinstallé en 1803 et fait chanoine honoraire, il se démit en 1817 ; décédé en 1828, âgé de quatre-vingt-deux ans). Michel Beaulieu (1817-1825). Antoine Cotrel (chanoine honoraire ; en 1825, décédé en 1848). Mathurin Gouyon (chanoine honoraire ; en 1849-1872). Isidore Douard (chanoine honoraire ; à partir de 1872), .......

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Saint-Léonard : Jehan Marie (en 1407). Thomas Bouessy (en 1433). Jehan Lovesin (en 1447). Jehan de la Chapelle (en 1457). Olivier de Cérend (en 1461 et 1473). Patry Le Bascle (en 1491). Jehan Le Limousin (en 1502 et 1562). Jehan Garnier (en 1563). René Fétuet (en 1566 ; décédé en 1568). Pierre Sauldrays (en 1569 ; il résigna en 1586). Jean Bellon (il fut pourvu le 28 mai 1586). Isaac Hamard (en 1590). Vincent Eschard (sieur de la Motte ; en 1597 ; décédé le 22 janvier 1611). Auguste Chevalier (sieur de la Pilais ; en 1611 ; décédé en 1618). Jean Lescuyer (en 1618). Robert Durand (en 1625 ; décédé en 1641). Julien de Launay (sieur de la Bellandière, prêtre de Rennes, pourvu le 10 mai 1641, il prit possession le surlendemain ; décédé en 1665). Valentin Chauvin (il fut nommé en 1665 ; décédé en 1696). René Menard (sieur de Peslaine, prêtre du diocèse, il fut pourvu en 1696 ; décédé en 1731). Georges-Alexis Bougret (prêtre du diocèse, il fut pourvu en 1731 ; décédé le 6 novembre 1783). Louis-François Pislet (chanoine de Dol, il fut pourvu le 27 janvier 1784 et se démit au mois de juillet suivant). Joseph-Georges Meneust des Aulnays (pourvu le 22 janvier 1785, il émigra à Jersey en 1793, fut réinstallé en 1803 et fait chanoine honoraire ; décédé en 1813). Noël Le Daen du Cosquer (chanoine honoraire ; 1813-1815). Julien Gaultier (chanoine honoraire ; 1815-1850). Joachim-Marie Hay de Bonteville (chanoine honoraire ; 1850-1854). Julien Chesnay (chanoine honoraire ; en 1854, décédé en 1860). Joseph Morlier (chanoine honoraire ; en 1860, décédé en 1873). Antoine Joly (chanoine honoraire ; à partir de 1874), .......

Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de l'ancienne paroisse de Rillé :  Frère Léonard Béglet (recteur de Saint-Eloi de Rillé ; en 1516). Pierre Sarcel (chanoine de Rennes ; en 1552). Frère Nicolas Masse (recteur de Saint-Eloi de Billé ; en 1569). Nicolas Breillet (recteur de Saint-Eloi de Rillé ; en 1604). Frère Gilles Jouault (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1619 et 1632). Frère Jean Salesse (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1650 ; il résigna vers 1660). Frère Henri Grisolet (prieur claustral de Rillé, il prit possession en 1660 de la « cure de Notre-Dame de Rillé »). Frère Jean Richer (il résigna en 1663). Frère Guy Regnard (prieur claustral de Rillé, il prit possession le 27 février 1663 du « vicariat perpétuel de Saint-Eloy de Rillé, desservi dans l'église abbatiale de Rillé »). Frère N... Chaubert (recteur de Notre-Dame de Rillé ; en 1669). Frère N.... Chambon (en 1676). Frère I... Gaudouët (en 1677 et 1683). Frère N... Pyart (sous-prieur claustral ; en 1689 ; décédé en 1697). Frère N... Guérin (sous-prieur claustral ; en 1697). Frère N... de Lespine (sous-prieur claustral ; en 1699). Frère Guillaume Le Large (1701-1709). Frère François Le Liepvre de la Villeguérin (il fut pourvu le 4 janvier 1710 ; décédé en 1723). Frère Henri Vignon (nommé le 31 juillet 1723, il prit possession le 11 septembre et se démit en 1725). Frère Antoine-Amable Borne (pourvu le 27 octobre 1725, il se démit en 1730). Frère Henri Vignon (il fut de nouveau pourvu le 23 novembre 1730 et se démit encore en 1745). Frère Jean Perruchon (pourvu le 2 décembre 1745, il se démit en 1751). Frère Gabriel-Maurice Bordier (pourvu le 18 novembre 1751, il se démit en 1753). Frère Guillaume Morice (pourvu le 27 mars 1753, il se démit en 1757). Frère Pierre-Julien Bruyère de Kerbino (pourvu le 10 décembre 1757, il gouverna jusqu'en 1762). Frère André Pital (pourvu le 7 juin 1762, il résigna en 1764). Frère Guillaume-Alexandre Le Febvre (pourvu le 6 septembre 1764, il se démit en 1767). Frère Pierre-René-Félix Geslin (pourvu le 16 février 1767, il résigna en 1772). Frère Jean-Claude Chevron (pourvu le 10 septembre 1772, il se démit en 1774). Frère Louis-Alexandre de Saint-Leu (prieur claustral de Rillé, il fut pourvu le 7 mars 1774 ; décédé en 1782). Frère Jean-Charles Miette de la Planche (prieur claustral de Rillé, pourvu le 16 avril 1782, il se démit en 1784). Frère Yves de Launay (prieur claustral de Rillé, il fut pourvu le 13 mai 1784 ; il gouverna jusqu'à la Révolution, puis fut saisi et exécuté à Rennes le 4 juillet 1794).

Note 5 : 1° Ecole publique au XIème siècle. — D'après un document publié par D. Martène, il existait une école publique à Fougères dès le XIème siècle. Cette école, qui semble avoir eu pendant quelque temps une grande importance, était dirigée par un savant docteur nommé Hardouin de Chartres, qualification qui donne à penser que c'était, comme tant d'autres illustres maîtres de ce temps, un disciple du fameux Fulbert, évêque de Chartres (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 2° Collège de Rillé.— Une charte du duc François II, de 1473, reconnut à l'abbé de Rillé le droit de nommer tous les maîtres d'école de la baronnie de Fougères ; aussi cet abbé prit-il le titre de « maistre universel de tout le territoire de Fougères, Bazouges et Antrain ». En même temps un col­lège, dans lequel il y avait une quarantaine de jeunes gens appartenant aux meilleures familles de Bretagne, fut annexé à l'abbaye de Rillé. En 1640, pour procurer aux élèves un lieu de récréation convenable, le roi autorisa les religieux à enclore le champ des Archers, qui dépendait de son parc (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 3° Collège Saint-Yves. — Pendant que florissait ce collège de Rillé, un autre établissement de même genre était fondé, vers 1580, par les bourgeois de Fougères dans l'enceinte même de leur ville. Ce fut dans la rue de la Pinterie, près de la chapelle Saint-Yves, que la Communauté de ville forma ce second collège qui fit peu à peu disparaître le premier. Vers 1595, Vincent de Brégel, sieur de la Gardaye, légua 100 livres de rente à la nouvelle maison, à la charge de faire célébrer deux anniversaires pour ses deux femmes défuntes, N... Guy du Coudray et Marguerite Lamoureux de la Gaubretière ; il fit, de plus, rebâtir la chapelle Saint-Yves. La Communauté de ville ayant afféagé cette chapelle et ses dépendances, y installa, en effet, son collège et se réserva la nomination du principal, qui fut Eusèbe Fourmont en 1622 ; puis elle fit en sorte que l'abbé de Rillé fût débouté de ses prétentions à la direction de l'enseignement à Fougères. Mais les bourgeois ne donnèrent d'abord que 186 livres de traitement au principal de leur collège, ce qui était insuffisant ; aussi cette maison ne vécut-elle longtemps que grâce à la confrérie de Sainte-Anne et Saint-Roch, qui lui assura 300 livres de subvention annuelle. Ce que voyant, la Communauté de ville promit à son tour de payer à cet établissement scolaire une semblable rente de 300 livres. Le collège de Fougères était, en 1769, tenu par quatre ecclésiastiques, tous nommés par la Communauté de ville, et dont le plus ancien prenait le titre de principal. Ce dernier avait voix délibérative à l'Hôtel-de-Ville et au Bureau des pauvres, et droit d'assistance aux enterrements et services célébrés à Saint-Léonard et à Saint-Sulpice comme les prêtres de ces paroisses. On faisait en ce collège toutes les classes jusqu'à la rhétorique inclusivement. L'entrée du collège était gratuite pour les enfants pauvres ; les autres élèves payaient 20 sols par mois. Cet établissement tomba en 1774, et la Révolution survint avant que la Communauté de ville eût pu le relever (M. Maupillé, Histoire de Fougères). 4° Ecoles de filles. A.— Dans les Comptes des trésoriers de Saint-Sulpice en 1475, il est fait mention de « la maistresse de l'escole de Foulgères » qui « abillait » les chasubles de cette église. B.— Ecole tenue par les Ursulines et fondée en 1609. C.— Ecole tenue par les Filles de l'Union chrétienne et fondée en 1697. D. — Ecole charitable de la Providence fondée en 1778 et tenue par les Filles de la Sagesse (Pouillé de Rennes).  

Note 6 : Les Frères de l'Instruction Chrétienne furent appelés à Fougères en 1824 par MM. Gaultier, curé de Saint-Léonard, Beaulieu, curé de Saint-Sulpice, et de Valloys, maire. Ils s'installèrent d'abord sur la place du Brûlis, puis rue du Château, en Saint-Sulpice, dans une maison que leur donna Mlle Bourgeois ; une partie d'entre eux vint occuper en 1858, près de l'église Saint-Léonard, une autre maison que leur acheta M. Chesnay, curé de cette paroisse. Les Frères dirigent donc deux écoles libres à Fougères : une en Saint-Léonard, où ils sont sept maîtres, et une en Saint-Sulpice, où ils sont six ; à chacune de ces écoles est annexé un pensionnat. Les Soeurs de la Charité de Notre-Dame d'Evron possédèrent deux établissements dans la paroisse de Saint-Léonard : A. — Maison Saint-Joseph. Après la Révolution, Mlle Duval, ancienne religieuse de la congrégation des Gigonnes, et Mme Sainte-Thérèse, ancienne Urbaniste, ouvrirent une école pour les filles sur la place du Brûlis. Déjà âgées, elles firent venir en 1816, pour les seconder, trois religieuses de la congrégation d'Evron, auxquelles elles s'associèrent. Peu après, sur la demande de M. Gaultier, curé de Saint-Léonard, la Communauté de ville accorda à ces bonnes filles une partie des bâtiments de l'ancien couvent des Ursulines, et notamment la chapelle de ce monastère. Les Soeurs d'Evron s'y installèrent au mois de mai 1817, et Mlle Duval s'empressa de faire restaurer la chapelle, abandonnée en 1792. Cet établissement, connu sous le nom de Saint-Joseph, patron de la chapelle, a été considérablement augmenté de nos jours ; il s'y trouve maintenant un nombreux pensionnat, une école de filles et une salle d'asile. B. — Maison de Retraite. En 1825, M. Gaultier, curé de Saint-Léonard, secondé par quelques personnes pieuses, acheta ce qui restait debout de l'ancien couvent des Récollets et en fit une maison de retraite. La vieille chapelle, convenablement restaurée, fut solennellement bénite le 1er décembre 1827, sous le vocable de Sainte Marie refuge des pécheurs, ou Notre-Dame-de-Miséricorde ; on lui donna pour second patron saint François d'Assise, en souvenir des religieux qui l'avaient bâtie, et dès le lendemain s'ouvrit la première retraite. Les Soeurs de la Charité d'Evron administrent actuellement cette maison ; à l'oeuvre des retraites elles ont joint un ouvroir (M. Maupillé, Registre paroissiale ms. de Saint-Léonard de Fougères). Les Filles de la Sagesse possédèrent deux établissement, fondés l'un et l'autre avant la Révolution. A. — Hôpital-Général, dans la paroisse Saint-Léonard ; chapelle dédiée à saint Louis. B. — Maison de la Providence, en la paroisse de Saint-Sulpice ; école de filles ; chapelle dédiée à la Sainte-Trinité (Pouillé de Rennes). 

Note 7 : La maison de retraite de Fougères fut fondée en 1716, dans la paroisse de Saint-Léonard, au côté Sud du faubourg Roger, par le marquis de la Chesnelaye-Romilley et Mlle Le Loup de la Corbinais ; le premier donna le terrain et la seconde fit la plus grande partie des frais pour la construction des bâtiments. On se contenta d'abord d'une maison et d'une chapelle provisoires ; mais en 1745, le 3 mai, fut posée la première pierre d'un nouvel édifice par François Guérin, seigneur de la Grasserie ; la chapelle fut ensuite transférée dans une salle de ce nouveau bâtiment, et elle fut bénite le 8 octobre 1748, sous l'invocation de la Sainte Vierge Mère de miséricorde. De 1778 à 1780 on construisit encore un autre corps-de-logis dans lequel la chapelle fut de nouveau transférée et bénite le 12 février 1784, sous le même vocable que précédemment. Le nombre des retraites était de quatre par an, deux pour les hommes et deux pour les femmes ; elles étaient ordinairement prêchées par les PP. Récollets, dont le couvent était voisin. La maison était administrée par un prêtre directeur et par des dames charitables qui prenaient simplement le nom de directrices : les premières furent Mlles Marguerite Le Loup de la Galandais, Suzanne Le Poitevin de la Boisardière et Magdeleine Le Poitevin de Bonair. La Révolution dispersa les Dames de la Retraite, et leur maison, déclarée propriété nationale en 1792, fut transformée en caserne. Deux ans plus tard, un incendie occasionné par l'imprudence des soldats détruisit la partie des bâtiments qui avaient été le plus récemment construits, et notamment la chapelle (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Leonard de Fougères). Ce qui reste debout de cette maison est maintenant une propriété particulière. Une nouvelle maison de retraite a été fondée à Fougères en 1825, mais dans l'ancien couvent des Récollets. 

Le 2 mars 1776, Mlle Pauline de la Belinaye, de Vendel, acheta la maison du prieuré de la Trinité de Fougères pour y fonder l'établissement de la Providence. Le 14 avril 1778 elle passa un traité avec les Filles de la Sagesse, qui s'engagèrent à fournir trois soeurs de leur Ordre. La fondatrice leur assura 800 livres de rente. Le but de Mlle de la Belinaye était d'avoir une maison d'éducation gratuite pour un certain nombre de filles pauvres et un bureau de secours à domicile pour les malades indigents. L'établissement de la Providence fut approuvé par lettres patentes du roi en date d'octobre 1782 ; il existe encore à la fin du XIXème siècle, toujours tenu par des Soeurs de la Sagesse ; il renferme alors des classes, un orphelinat et une salle d'asile (M. Maupillé, Histoire de Fougères, p. 164). Les Filles de la Sagesse s'établirent en 1790 à l'hospice Saint-Louis, ou Hôpital-Général, et elles s'y trouvent encore à la fin du XIXème siècle.

Marie Gigon, née dans le Perche de parents pauvres, réunit à Fougères quelques autres pieuses filles en 1697 et ouvrit une école de charité. M. Menard, recteur de Saint-Léonard, en la paroisse duquel elle demeurait, favorisa cette fondation, et le 15 juin 1728 Mgr de Breteuil, évêque de Rennes, approuva l'association qui venait de se former (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 17). Marie Gigon mourut à Fougères le 24 juillet 1745, mais sa maison et son école subsistèrent jusqu'à l'époque de la Révolution. Cette maison est occupée vers la fin du XIXème siècle par la gendarmerie (M. Maupillé).

En 1672, la Communauté de ville de Fougères appela les Hospitalières de Rennes pour desservir son Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Nicolas. Mgr de la Vieuville, évêque de Rennes, lui envoya quatre religieuses, sous la direction de la mère Julienne Du Guesclin, dite de Saint-Placide. Ces Hospitalières arrivèrent à Fougères en 1674 et s'établirent à l'hôtel du Chastellier, situé près la chapelle Saint-Nicolas. Plus tard, elles construisirent à leurs frais un monastère contigu à l'hôpital, mais ce couvent ne fut achevé que vers 1740 (Notes ms. communiquées par M. Maupillé). En 1790, les Hospitalières de Fougères déclarèrent avoir 4236 livres de rentes, avec 2016 livres de charges ; il ne leur restait donc pour vivre que 2220 livres de revenu net (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Chassées par la Révolution, les Hospitalières furent réintégrées à Saint-Nicolas de Fougères en 1810 par décret impérial. Depuis lors, l'Hôtel-Dieu de Fougères a été transféré et reconstruit entièrement ; les religieuses ont été conduites le 29 novembre 1853 par M. Hay de Bonteville, curé de Saint-Léonard, dans le nouveau monastère qu'on leur a bâti à côté du nouvel hôpital ; la chapelle commune à ce double établissement est dédiée aux Sacrés-Coeurs.

Le Bureau de bienfaisance de cette ville y appela les Filles de la Charité en 1853, pour visiter les familles pauvres et distribuer des secours aux indigents. Elles s'installèrent en arrivant dans une maison construite sur la tour de l'ancien Hôtel-Dieu et précédemment occupée par le chapelain de Saint-Nicolas. Mais en 1857, Mme de Kersalaun disposa en leur faveur de son hôtel situé rue Châteaubriand, paroisse de Saint-Léonard, et les bonnes religieuses y demeurent depuis lors. A l'intérieur de leur établissement se trouve une petite chapelle qui a été bénite en 1857 (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard de Fougères).

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PATRIMOINE de FOUGERES

l'église Saint-Sulpice (XV-XVIIIème siècle) et son clocher d'ardoises pointu et penché. Il s'agit, à l'origine d'une ancienne chapelle où l'on vénère depuis le Moyen Age une statue de Notre-Dame des Marais : elle est située entre l'ancien cours du Nançon et les douves du château. L'église Saint-Sulpice est édifiée vers 1025 par Auffroy, premier seigneur de Fougères. Elle est donnée vers 1075 par Raoul Ier de Fougères à l'Abbaye de Marmoutier en Touraine : il s'agit de l'église paroissiale primitive du Bourg-Vieil. Cette église est construite après la chapelle Sainte-Marie-du-Château. L'église primitive est construite au milieu du XIème siècle afin de desservir la paroisse créée au pied du château. Très vite l'édifice va s'avérer trop petit et les paroissiens se chargent de son agrandissement au XIIIème siècle. L'édifice actuel nous présente des accroissements successifs qui datent du XVème-XVIIIème siècle. L'église comprend aujourd'hui un choeur, une nef et deux rangées d'anciennes chapelles latérales qui ont été transformées en bas côtés. Le chœur n'est achevé qu'au XVIIIème siècle. Le retable Notre-Dame-des-Marais et le retable des Tanneurs datent du XVème siècle. Le retable et le maître-autel du chœur datent du XVIIIème siècle. Le reliquaire de Sainte Viviane date du XIXème siècle. La façade ouest, refaite au XVème siècle, est composée de deux pignons et d'une tour. Le pignon central correspond à la nef : on y voit une grande fenêtre flamboyante qui date de 1450. Le deuxième pignon correspond au collatéral nord : il est flanqué de deux contreforts et percé d'une fenêtre flamboyante. Un édicule est construit en 1775 devant la grande porte, afin d'y loger la soufflerie des grandes orgues : cet édicule est démoli en 1858. La tour (1469-1490) correspond au bas côté-sud : elle remplace un ancien clocher. La face nord comprend la nef avec son bas côté et le choeur. La construction de la nef a démarré dans la deuxième moitié du XIIIème siècle : elle est achevée au milieu du XVIème siècle. Les travaux du premier pignon du côté Est sont achevés en 1410. Le troisième pignon est précédé de la Chapelle moderne de Notre-Dame-des-Marais (1872), où l'on conserve une statue très vénérée de la Vierge : cette chapelle remplace un édicule construit vers 1696. Le choeur ne possède pas de pignons : son abside est à pans coupés et sa construction démarrée vers 1540 par Michel Thouroude (maître normand de Notre-Dame de Vire), puis interrompue par les guerres de Religion, n'est achevée qu'en 1763. La gargouille dite de Satyre, au sommet du contrefort nord-est, date de 1558. Le côté sud du choeur est percé d'une porte du XVème siècle, sculptée d'une Mélusine. La face sud de l'église date du XVème siècle : la nef présente trois pignons seulement, le quatrième est remplacé par la tour. La chapelle attenante à la tour date de 1469. L'intérieur du choeur possède des boiseries faites en 1755 par le sculpteur Jehanne La Fontaine (de Fougères) : il est entouré de chapelles qui communiquent avec lui par de grandes arcades cintrées. Le grand arc entre le choeur et la nef date de 1522. La deuxième chapelle au sud du choeur est la Chapelle Saint-Guillaume ou de Chaudeboeuf, prohibitive aux seigneurs de Chaudeboeuf en Saint-Sauveur des Landes et dans laquelle ils possédaient un enfeu : les seigneurs de Larchapt en Romagné avaient aussi un enfeu dans cette chapelle, ainsi que leurs armes sur sa vitre. Les anciennes chapelles latérales ont été transformées en bas côtés, entre 1480 à 1530 : elles sont séparées de la nef par des arcades en arc brisé. Les deux premières travées Est du collatéral nord forment l'ancienne Grande Chapelle Notre-Dame (XVème siècle) issue de la réunion de la chapelle primitive Notre-Dame (1400) et de la chapelle Paël (vers 1406) : cette chapelle conserve un retable en granit appelé Retable du Rosaire qui porte un écusson de Bretagne et possédait autrefois un tableau du Rosaire. A signaler que ce retable avait été remplacé vers 1725 par un nouveau retable en bois fait par Chesnel : ce nouveau retable a été supprimé en 1899 et l'ancien fut restauré. La troisième travée de l'église, ancienne Petite Chapelle Notre-Dame a été construite pour recevoir la statue de Notre-Dame-des-Marais trouvée, d'après la tradition, dans les fossés du château et qui provient de la collégiale Notre-Dame que les Anglais avaient détruite en 1166. La petite Chapelle Notre-Dame a été presque entièrement reconstruite en 1872 : la clef de voûte de sa partie ancienne présente les armes de la famille Champion (cette voûte a été édifiée en 1515 par Pierre Champion sieur de la Chesnardière). La quatrième travée, dite Chapelle Saint-Domyn, date de 1530 : elle renferme les fonts sous un baldaquin Louis XV aux armes de Fougères et de Bretagne. La première travée du côté Sud est l'ancienne chapelle de la Confrérie des Tanneurs et remonte au XVème siècle : on a placé récemment dans cette première travée des fragments de l'ancienne verrière de sainte Hélène, oeuvre de Pierre Simon en 1558. La deuxième travée sud date du milieu du XVème siècle et a été refaite au début du XVIème siècle. Les deux dernières travées datent du milieu du XVème siècle, la dernière soutient le clocher. Une niche pratiquée dans le mur sud renferme un groupe polychromé en terre figurant saint Roch et un donateur. On y voit aussi un bénitier du XVème siècle. Le maître-autel en marbre a été exécuté entre 1757 et 1760 par Jean Rousseau, marbrier de Laval et de Rennes, sur les dessins de La Fontaine-Jehanne de Fougères. Le tabernacle (1759-1760) du maître-autel en bois sculpté est l'oeuvre de Thomas Thory le jeune de Fougères. La table de Communion à balustres en bois et douze des stalles sont l'oeuvre du lavallois Thory (1757-1762). On y trouve plusieurs tableaux dont un Sacrifice d'Abraham du XVIIème siècle et une Assomption du XVIIIème siècle, ainsi qu'un lutrin en bois du XVII-XVIIIème siècle et des orgues données en 1777 par M. du Parc. La chaire, qui date de 1731-1735, est l'oeuvre de Chesnel, sculpteur de Fougères. Le baptistère date de 1770. On voit dans le choeur deux statues en bois datées de 1762 et sculptées par Antoine Violard. Le Christ en croix, situé au sommet du retable principal, date du XIVème siècle. La Vierge à l'Enfant, en calcaire, date de la fin du XIVème siècle. La statue de Notre-Dame des Marais, en bois, date du XIVème siècle (têtes refaites au XVIIIème siècle). Le retable central, qui date du milieu du XVIIème siècle, est orné d'une Assomption par le peintre parisien Pierre Joulain. L'église possède de nombreuses pierres tombales du XVI-XVIIIème siècle : celle de Pierre Champion sieur de la Chesnardière, celle d'Hélène Tribouillet, épouse de Pierre Champion, celle de Pierre de la Marche sieur de Montorin ou de Montortou, celle d'une dame le Limonnier. A signaler que Saint-Sulpice possédait jusqu'à la Révolution des vitraux du XVème et du XVIème siècles, dont un arbre de Jessé. Des prisonnier royalistes furent enfermés dans l'église en 1794, puis l'église servit d'atelier à salpêtre et la chapelle Notre-Dame des Marais servit de morgue ;

Note : Voici ce que dit le Pouillé de Rennes : L'église primitive de ce nom, achetée au milieu du XIème siècle par Adélaïde, dame de Fougères, et donnée par elle vers l'an 1075 aux religieux de Marmoutiers habitant le prieuré de la Trinité de Fougères, se trouvait à l'endroit même où s'élève le choeur de l'église actuelle. Cet antique édifice, dont on ignore l'origine, était, paraît-il, un simple oratoire qui ne tarda pas à devenir insuffisant pour les besoins de la paroisse. Aussi les moines demandèrent-ils à l'évêque de Rennes de transférer le titre d'église paroissiale de l'oratoire de Saint-Sulpice dans leur église conventuelle de la Trinité, qui était beaucoup plus spacieuse. L'évêque Alain, en 1155, autorisa cette translation (Bulletin de l'Association Bretonne, III, 199). « Mais les habitants de Saint-Sulpice refusèrent opiniâtrement de se soumettre à la décision du prélat, et, malgré les efforts constants des religieux, ils persistèrent toujours à regarder l'église de Saint-Sulpice comme leur église paroissiale et à la fréquenter au préjudice de celle de la Trinité. Il s'ensuivit une longue contestation qui dura près de trois siècles, entre les paroissiens d'un côté et les religieux de l'autre. Enfin, reconnaissant la puissance des motifs que leur opposait l'autorité diocésaine, motifs auxquels la population, chaque jour croissante de la ville de Fougères, venait ajouter une nouvelle force, et afin d'ôter à leurs adversaires le seul prétexte qu'ils alléguassent pour les troubler dans la possession de leur église, les habitants de Saint-Sulpice résolurent de la reconstruire dans des proportions qui la mettraient en rapport avec le nombre des paroissiens ? ». Cette grande entreprise fut commencée avec le XVème siècle ; mais on ne s'occupa que de la partie inférieure de l'édifice, et le défaut d'homogénéité dans les différentes travées prouve assez que le travail fut exécuté sans plan, par intervalles et à plusieurs reprises ; il s'y trouve toutefois de fort jolies parties, telles que fenêtres flamboyantes, clochetons, pinacles et autres élégants spécimens de l'art gothique fleuri. La première travée de la nef septentrionale fut terminée au commencement de l'année 1410, et la chapelle qu'elle renferme fut consacrée, sous l'invocation de Notre-Dame, par l'évêque de Rennes le 8 mars de la même année. En 1450 fut placée la grande vitre du pignon occidental formant la façade de l'église ; et en 1469 Guillaume de Touffou, abbé de Rillé, posa la première pierre d'une chapelle au Sud, à côté de la tour ; enfin la nef, telle qu'elle est aujourd'hui, fut terminée en 1490 par l'achèvement du clocher. Mais l'édifice était loin d'être complet ; aussi le cardinal-légat, résidant à Avignon, et l'évêque de Rennes accordèrent-ils en 1495, l'un cent jours, l'autre quarante jours d'indulgences à tous ceux qui contribueraient à la construction de cette église. Deux ans plus tard fut bâtie la Chapelle-Neuve de Notre-Dame, qui fut garnie de verrières en 1501, et dont l'autel fut consacré le 8 mars 1503. Il est aussi fait mention à cette époque des chapelles et des verrières de Saint-Domin et de Saint-Maudet ; quant à la chapelle de Saint-Sébastien, elle fut élevée en 1516 et garnie en 1524 d'une verrière qui coûta 150 livres. Il est encore question, au XVIème siècle, d'autres vitres peintes représentant l'arbre de Jessé, les trois vifs et les trois morts, sainte Hélène, etc. (Comptes des trésoriers). Vers 1560 on commença les fondations du choeur, mais les guerres civiles interrompirent presqu'aussitôt les travaux, qui ne furent repris que deux siècles plus tard. Ce fut en 1734 seulement que M. Vallée, recteur de Saint-Sulpice, se mit en devoir de conduire à terme l'oeuvre de ses prédécesseurs. La construction fut reprise sur un plan différant beaucoup du premier et dans lequel on supprima toutes les ornementations coûteuses. « Cette partie de l'église, presqu'aussi vaste que la première, est, ainsi qu'elle, à trois nefs, et se termine par une abside assez gracieuse à l'extérieur ; mais l'oeil voudrait abattre ces lourds et énormes murs de refend qui partagent chaque travée des nefs latérales, lesquelles ne communiquent entre elles que par des portes carrées. Cet édifice ne fut achevé qu'en 1763 » (M. Maupillé, Histoire de Fougères, 154). Outre le clergé ordinaire, il y avait dans l'église Saint-Sulpice un collège de sept chapelains, institués ou plutôt rétablis en 1511 et supprimés par Mgr de Breteuil en 1731 ; ils étaient spécialement affectés au service de la confrérie de Notre-Dame de la Mi-Août, et reçurent en 1600 permission de porter le camail et le chaperon avec bourrelet violet. A Saint-Sulpice étaient aussi érigées plusieurs autres confréries, telles que celle de Saint-Sulpice mentionnée en 1495, du Rosaire établie en 1664, et du Scapulaire, qu'érigea en 1699 le P. Léon, carme de Rennes. Mais l'objet de la grande dévotion du lieu était et est encore la Très-Sainte Vierge. Dès 1496, les Comptes des trésoriers parlent des miracles opérés devant l'image de Notre-Dame. Vers 1696, cette statue dite de Notre-Dame-des-Marais était devenue l'objet d'un culte empressé ; on éleva alors au Nord de l'église une construction massive, remplacée de nos jours par une chapelle gothique, et l'on y exposa aux hommages des nombreux pèlerins l'image miraculeuse. La tradition veut que cette statue, trouvée dans les fossés du château de Fougères, provienne de l'antique église collégiale de Notre-Dame, détruite par les Anglais en 1166. Il y aurait bien d'autres choses à dire sur cette église de Saint-Sulpice, mais il faut nous borner. Signalons seulement, en finissant, les deux autels de la première travée au haut de la nef, surmontés l'un et l'autre d'un retable en granit élégamment découpé ; celui de droite, érigé par la confrérie des tanneurs, porte en relief les instruments de la Passion et un charmant encadrement formé d'une très-belle vigne ; celui de gauche se compose de trois niches admirablement fouillées, renfermant jadis trois statues, dont celle de Notre-Dame, au milieu, subsiste seule.

l'église Saint-Léonard (XIXème siècle), paroisse de la Ville-Close (ou du Bourg-Neuf). Elle renferme trois nefs des XVème et XVIème siècles. L'église primitive est fondée au XI-XIIème siècle par les religieux de Pont-Le-Voy (ou Pontlevoy) en Loir-et-Cher, lésés par la cession de l'église Saint-Nicolas à l'abbaye de Marmoutier, et pour l'usage des habitants du Bourg-Neuf. Elle se composait primitivement à l'origine d'une simple nef à laquelle on ajouta du côté nord, à la fin du XIIème siècle une chapelle. Une église nouvelle est commencée vers 1380 : ses chapelles datent du XVème et du XVIème siècles, le chœur a été achevé en 1585. La construction du clocher est achevée en 1675. Cette église est agrandie, remaniée et désorientée de 1860 à 1880. L'église actuelle comprend une nef sans transept, accostée d'anciennes chapelles latérales transformées en bas-côtés. Sa face sud et sa face nord datent du XVème siècle. La tour, à l'angle nord-est, date de 1635-1637 : elle est édifiée sur une base du XIIème siècle et sommée d'une galerie et d'un toit en dôme. Une arcade en arc brisé reliait jusqu'en 1676 l'angle sud-est de l'église à l'Hôtel de Ville. Un ossuaire, situé à l'ouest, a été supprimé en 1777. La nef, datée du XIVème siècle, a été refaite de 1864 à 1869. On remarque les débris d'une verrière datée de 1540 qui ornait l'ancien chevet de l'église et figurait l'Entrée de Jésus-Christ à Jérusalem. L'ancien chœur renfermait du côté nord un enfeu appartenant aux seigneurs de la Chesnaye en Parigné. La première travée au nord-est (chapelle sous la tour) date du XIIème siècle. La deuxième travée date de 1429. Les autres travées sont du XVIème siècle. Un des piliers de la quatrième travée présente les armes de la famille le Limonnier : on y voit quatre pierres tombales de cette famille. La sixième travée portait autrefois les armes des familles le Covaisier et des Nos et abritait leurs tombeaux. La première travée au sud-est (en face de la tour) est l'ancienne sacristie : on a encastré dans son mur la pierre tombale de François Harpin, seigneur de Marigny et président au Parlement de Bretagne, décédé en 1607. La deuxième travée date de 1407 : elle renferme trois pierres tombales de la famille Pelet. La troisième travée est du XVème siècle. La quatrième travée date de 1491 : elle possédait jadis une vitre, appelée jusqu'au XVIIème siècle Fenêtre des Sept Vertus, aux armes des seigneurs de Chaudeboeuf en Saint-Sauveur-des-Landes. Les travées suivantes datent du XVème siècles. L'église Saint-Léonard renfermait jadis plusieurs autres pierres tombales : on voyait dans le chœur l'enfeu de la famille Frain seigneurs de la Villegontier en Parigné, dans la nef les tombes de la famille Guérin seigneurs de la Grasserie en Louvigné-du-Désert, et dans les chapelles les tombes des familles Lasne seigneurs de la Bastardière en la Bazouges-du-Désert, Baston seigneurs de la Riboisière, le Corvaisier. L'église possédait aussi deux enfeus aux armes des seigneurs de Bonabry. On conserve aussi au bas de l'église cinq tableaux d'Eugène Dévéria et un d'Achille Dévériays (ou Dévéria). La chaire date de 1716 : elle est l'œuvre du sculpteur Samson de Vitré. Les Etats de Bretagne siégent à Saint-Léonard en 1653. L'église est transformée en Temple de la Raison en 1794, et en grenier à foin en 1796. La partie du jardin public qui s'étend au sud de l'église était le cimetière paroissial jusqu'en 1777. Certains vitraux (la majorité des vitraux ayant été détruits par les bombardements de 1944) datent du XII-XVIème siècle. Dans la verrière de la chapelle des fonts, on a réemployé un médaillon représentant deux scènes de la vie de saint Benoît, provenant des verrières exécutées à l'abbaye de Saint-Denis, près de Paris, pour l'abbé Suger, entre 1140 et 1144. L'Autel et le retable datent du XIXème siècle ; 

Note : Voici ce que dit le Pouillé de Rennes :  Vers la fin du XIème siècle, les Bénédictins de Pontlevoy construisirent l'église de Saint-Léonard ; c'était, semble-t-il, une simple nef à laquelle on ajouta un peu plus tard une chapelle existant encore et formant la base de la tour. « Cette chapelle offre, en effet, tous les caractères de l'architecture de la fin du XIIème siècle, dit M. Maupillé, et tout porte à croire qu'elle appartenait à l'église primitive ». L'édifice actuel fut commencé vers 1380, et en 1404 on édifia les premières chapelles des collatéraux de la grande nef. En 1407, Mgr de Chantemerle vint consacrer, au mois de mai, la chapelle Saint-Jacques ou des Agonisants ; en 1429 fut bénite la chapelle de la Sainte-Vierge. Mais les travaux allaient lentement, et les trois nefs n'étaient pas encore achevées en 1491 ; il est probable qu'elles ne le furent qu'après 1540, et encore la façade ne semble-t-elle pas avoir jamais été finie ; quant à la tour, elle ne fut terminée qu'en 1637 (M. Maupillé, Histoire de Fougères et Notes ms.). Comme à Saint-Sulpice, on plaça de belles verrières dans les fenêtres flamboyantes de Saint-Léonard ; on y remarquait, entre autres, celle représentant l'entrée de Notre-Seigneur à Jérusalem, datée de 1540. Beaucoup de familles distinguées avaient leurs tombeaux à Saint-Léonard, et les dalles tumulaires y sont encore nombreuses. Dans le choeur étaient deux enfeus : du côté de l'évangile celui des Frain de la Villegontier, concédé par la fabrique en 1674, et du côté de l'épître celui des Harpin de Marigny, accordé par le roi dès 1578. Robert Lasne, sieur de la Bastardière, ayant fondé au XVème siècle la chapelle de la Sainte-Vierge, ses descendants y avaient un enfeu ; Georges de Gaulay, seigneur du Boisguy, fut maintenu en 1683 en possession de cet enfeu comme héritier du fondateur. — La chapelle de Notre-Dame des Agonisants, appelée primitivement Saint-Jacques, puis la Trinité, fut fondée en 1407 par Colin Paël, et ses héritiers, les Pelet et les Baston de la Boisardière, y mirent leurs tombeaux. — La famille Le Limonnier fonda la chapelle Saint-Michel et y obtint un banc et un enfeu en 1540. — La chapelle des Saints-Anges, terminée par la famille Le Corvaisier, renfermait les tombes de plusieurs de ses membres. — Enfin, dans la nef même étaient trois pierres tombales des XVIème et XVIIème siècles, appartenant aux Guérin de la Grasserie (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard). C'est par erreur qu'on a indiqué l'existence d'une collégiale à Saint-Léonard ; il y avait dans cette église, comme à Saint-Sulpice, une simple réunion de sept chapelains, qui se disaient « chapelains royaux », parce que le roi présentait le recteur de la paroisse, et qui desservaient la confrérie du Saint-Esprit et du Saint-Sacrement. Cette confrérie, mentionnée dès 1393, avait en 1458 191 livres de rente. En 1599, l'évêque permit à ces chapelains de porter un chaperon l'hiver et un simple bourrelet par dessus leur surplis l'été ; ils chantaient la messe et les vêpres chaque jour et avaient leurs officiers particuliers ; mais leurs prétentions devinrent exorbitantes, et en 1733 Mgr de Vauréal leur enleva toute distinction et les déclara simples obitiers  (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard). Les autres confréries établies à Saint-Léonard étaient celles de Saint-Jean-Baptiste, instituée dès 1413, — de Saint-Roch, érigée en 1635, — du port du Saint-Sacrement, fondée en 1645, — de Notre-Dame-de-Pitié ou des Agonisants, instituée par Alexandre VII en 1667, — de Saint-Sébastien, mention­née en 1622, — et de Sainte-Anne, érigée en 1721 par Innocent XIII. L'évêque supprima en outre, en 1731, les confréries suivantes : Saint-Barthélemy (confrérie des bouchers), existant dès le XVème siècle, — Saint-Crépin et Saint-Crépinien (des cordonniers), érigée en 1575, — la Sainte-Trinité (des tailleurs), existant dès 1580, — la Transfiguration de Notre-Seigneur (des tisserands), fondée en 1607, — Sainte-Anne (des menuisiers), établie en 1645, — Saint-Yves (des juges et avocats), dont les statuts étaient de 1657, — Saint-Côme et Saint-Damien (des médecins), dont l'origine restait inconnue (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard). De nos jours, l'église Saint-Léonard a été complètement remaniée et agrandie ; mais on l'a malheureusement désorientée. Le chevet droit du choeur, avec son immense fenêtre flamboyante et sa splendide verrière, se trouve présentement à l'Ouest ; à l'opposé s'élève, au bas des nefs, un fort beau portail moderne dans le style du XVème siècle, que nous regrettons vivement de ne pouvoir décrire ici. L'édifice forme à l'intérieur un vaste rectangle divisé en trois nefs par deux rangées de colonnes ; on y admire le maître-autel, somptueux assemblage de marbres précieux, de cuivres dorés et de superbes émaux, construit dans le style ogival et récemment placé. D'ailleurs, on ne peut que louer d'une façon générale la restauration de ce monument, faite avec beaucoup de goût et d'entente.

l'ancienne église Saint-Eloi ou Notre-Dame de Rillé. La paroisse de Rillé, érigée à la prière de l'abbé de Saint-Pierre de Rillé, fut mise d'abord sous le patronage de saint Eloi ; mais au commencement du XVIIème siècle elle reçut la Sainte Vierge pour patronne et l'on y célébra la Purification comme fête patronale. Rien ne prouve qu'il y ait eu à Rillé deux églises, l'une abbatiale et l'autre paroissiale : aux siècles derniers, du moins, l'office paroissial se faisait simplement à un autel de l'église abbatiale. Cette dernière fut rebâtie de 1724 à 1734, mais il n'en reste aucun vestige maintenant (Pouillé de Rennes) ;  

l'église Notre-Dame-de-Bonabry (1893), oeuvre des architectes Henri Mellet et Charles Couesnon ; 

l'ancienne église du Prieuré de la Trinité, aujourd'hui disparus ; 

Voir aussi   Fougères "L'ancienne église du Prieuré de la Trinité de Fougères

la chapelle Saint-Pierre d'Iné (XVIème siècle), édifiée par le seigneur d'Iné. L'ancien Prieuré de Saint-Pierre-d'Iné est fondé semble-t-il au début du XIème siècle par l'Abbaye de Pontlevoy (Loir-et-Cher), à la suite d'un don fait par un bienfaiteur nommé Morand. Le prieuré est cité pour la première fois au début du XIIème siècle. Sa chapelle devient paroissiale en même temps que l'église Saint-Léonard, puis la paroisse est réunie à cette dernière et la chapelle d'Iné tomba en ruines. Une nouvelle chapelle, munie d'un cimetière au sud, est construite vers le XVI-XVIIème siècle : elle est aujourd'hui sécularisée. On y voyait en 1689 de nombreux écussons de la famille Maimbier, écartelés des armes des seigneurs de la Fontaine en Laignelet et des seigneurs d'Erbrée. A signaler que le fief d'Iné possédait jadis une motte et un droit de haute justice ; 

l'ancienne chapelle Saint-Jean d'Igné, aujourd'hui disparue. Cette chapelle se trouvait jadis dans le fief de l'abbaye de Savigné ; on sait que ce monastère avait des possessions assez importantes à Fougères, entre autres tout un faubourg qui portait son nom ;

la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (XIXème siècle), oeuvre de l'architecte Henri Mellet ; 

l'ancienne chapelle Saint-Gorgon, située jadis à l'angle des rues de la Caserne et du Cimetière. Cette chapelle avait été fondée à la fin du XVème siècle et donnée à la fin du XVIème siècle par les seigneurs de la Fontaine en Laignelet aux Cordeliers de Saint-François de la forêt de Fougères. On y voyait en 1689 les armes du donateur. Cette chapelle a été démolie en 1842. Les pilori, cep et collier des seigneurs de la Fontaine-la-Chèze en Laignelet se dressaient devant la chapelle à la fin du XVIIIème siècle. On y voyait également leur fuie dans le Jardin du Colombier jusqu'au milieu du XVIème siècle. Voici ce que dit le Pouillé de Rennes : Cette chapelle, bâtie au faubourg Roger, mais sur le territoire de Laignelet, fut fondée au commencement du XVème siècle de deux messes hebdomadaires par Henry Fauvel, seigneur de la Fontaine. Elle était tellement fréquentée par les pèlerins, surtout au lendemain de la Nativité de Notre-Dame, qu'à la demande de Guillaume de la Fontaine, petit-fils du fondateur, le roi Henri III créa à l'entour la foire de l'Angevine par lettres patentes de février 1578. Le seigneur de la Fontaine présenta en 1581 Valentin Couasnon pour la desservir en place de Nicolas Prenveille, décédé ; elle avait alors des fonts baptismaux. Les successeurs de ce seigneur donnèrent la chapelle Saint-Gorgon, ainsi qu'une maison voisine, aux Cordeliers de la forêt de Fougères, qui en rendirent aveu en 1683. Ces religieux y formèrent un petit hospice où ils se retiraient quand leurs affaires les appelaient de Saint-François à Fougères (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard) ;

l'ancien couvent des Ursulines fut fondé en 1609 dans les hôtels de Porcon et de la Bretesche (appartenant aux seigneurs de Bonabry) ou du Châtellier ; 

Note : « D'azur à un nom de JESUS d'or » (Armorial général ms. de 1697). En 1609, la Communauté de ville, sentant le besoin d'avoir une maison d'éducation pour les filles à Fougères, s'adressa aux Ursulines de Paris, qui envoyèrent aussitôt deux religieuses de leur Ordre pour y fonder un établissement. La Communauté de ville acheta à cet effet les hôtels de Porcon et de la Brétesche, situés rue de l'Aumaillerie, et y installa les nouvelles religieuses. Vingt ans après il y avait douze Ursulines dans ce monastère ; on songea alors à agrandir les bâtiments, et le 16 juillet 1637 la première pierre d'un nouveau couvent fut posée (M. Maupillé). Quand vint la Révolution, les Ursulines de Fougères déclarèrent, le 6 mars 1790, avoir en métairies, closeries, constituts, etc., 8578 livres de rente, avec 2389 livres de charges, et par suite un revenu net de 6189 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Peu de temps après elles furent chassées, et leur monastère, saisi par le gouvernement, fut abandonné à la ville. Ces bâtiments, dont une grande partie a été démolie pour l'ouverture de la rue Rallier et l'appropriation à d'autres usages, sont aujourd'hui affectés au collège de Fougères et à la maison d'éducation tenue par les Soeurs d'Evron. La chapelle des Ursulines, construite en 1609 sous l'invocation de saint Joseph, fut fermée en 1792 et servit de magasin jusqu'en 1817, époque à laquelle elle fut cédée aux Soeurs d'Evron (M. Maupillé, Histoire de Fougères, p. 178 ; Pouillé de Rennes).

l'ancien couvent des Urbanistes (XVIIème siècle), fondé en 1633 sur le Clos aux Belles-Femmes. Edifié en 1680 et en partie incendié en 1794. Il devient durant la Révolution une caserne et une prison militaire. On y enferma des prisonniers Autrichiens en 1813. Il conserve une chapelle. L'édifice est restauré en 1970 et sert aujourd'hui de centre culturel (Pouillé de Rennes) ;

Note : « D'argent à une sainte Claire au naturel vêtue de l'habit de son Ordre » (Armorial général ms. de 1697). En 1633, Jean Le Jeune et Marguerite de Bonnefosse, seigneur et dame de la Tendraye, firent venir du monastère de Sainte-Claire-de-Patience, à Laval, trois religieuses urbanistes, nommées Anne Le Cornu, dite de la Croix ; Elisabeth d'Andigné, dite du Saint-Sacrement, et Claude de Vahaye, dite de la Rédemption, pour former une maison de leur Ordre à Fougères. Les premières postulantes reçues dans cette maison furent Thomasse Le Jeune, fille des fondateurs, et Renée des Prez, de la maison de Larchapt ; elles furent admises en novembre et décembre 1633. Presque toutes les familles nobles du pays, les du Bois-le-Houx, du Hardaz, du Pontavice, du Hallay, de Bélouan, de l'Espronnière, Le Mintier, de Brégel, etc., envoyèrent leurs filles prendre l'habit religieux dans le monastère de Sainte-Claire de Fougères. Les évêques du Mans et de Rennes approuvèrent cette fondation, et le roi donna des lettres patentes en sa faveur le 20 juin 1636. Le seigneur et la dame de la Tendraye abandonnèrent aux Urbanistes une terre de 5 journaux, appelée le Champ-aux-belles-Femmes, afin qu'elles pussent y construire leur monastère. Pendant qu'on bâtissait ce dernier, les religieuses furent logées par leurs fondateurs dans leur terre de Bonabry, puis au Clos-Morel, dans le faubourg Roger. Quand le couvent et la chapelle furent achevés, les Urbanistes en prirent possession et s'y renfermèrent en 1689 (Notice ms. par M. Maupillé). La supérieure de ce monastère portait le titre d'abbesse. La première fut Anne Le Cornu, dite de la Croix, et la dernière Louise Le Breton, dite de Sainte-Magdeleine. Jeanne Royer, dite soeur de la Nativité, si connue par ses révélations d'en haut, appartenait au couvent des Urbanistes de Fougères. Née à la Chapelle-Janson en 1731, et fille de René Royer et de Marie Le Sénéchal, elle entra au monastère le 8 juillet 1752, reçut l'habit le 29 juin 1754, fit profession le 30 mai 1755 et mourut à Fougères le 15 août 1798. M. Genet, aumônier des Urbanistes et confesseur de soeur de la Nativité, a publié en quatre volumes les révélations surnaturelles de cette sainte religieuse. Le 28 février 1790, les Urbanistes de Fougères déclarèrent posséder une dizaine de fermes, quelques constituts et pensions, le tout valant environ 6021 livres de rente (nota : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 2 H, 123 ; 1 V, 25. — Les propriétés foncières des Urbanistes étaient principalement les métairies de la Groignerie, la Letterie, la Fourairie, les Touches, la Fumerais, Levure, la Butte-du-Parc, la Guénoisière, la Salle, le Champ-aux-Anglais, etc., situées dans les paroisses de Romagné, Laignelet, Beaucé, Saint-Germain-en-Coglais, et au faubourg Roger, à Fougères ). Le dépôt des Archives départementales d'Ille-et-Vilaine possède les registres de toutes les professions et de tous les décès du monastère des Urbanistes de Fougères ; c'est là que nous avons trouvé ce qui précède sur la soeur Jeanne de la Nativité ; on remarquera que les dates et le nom même de cette soeur diffèrent de ceux qu'on lui donne ordinairement. Cette communauté fut supprimée par la Révolution. Le couvent est devenu caserne et prison militaire ; l'église, hélas ! y sert d'écurie, et les dépendances forment une propriété particulière (Pouillé de Rennes). 

l'ancienne chapelle des Urbanistes (1609), située dans l'ancien couvent. On y voit un retable Louis XIV. Les seigneurs de la Tendrais en Parigné y possédaient jadis un enfeu comme fondateurs du couvent. On y trouve des tableaux d'Eugène Dévéria (1834) ; 

l'ancien Couvent des Récollets, fondée en 1607. Son autel provient d'une des chapelles de l'église de Saint-Léonard. On y conserve un tableau d'Eugène Dévéria (la Présentation du Temple). On y voit la pierre tombale de Jean Liays sieur de Launay. Les seigneurs de Saint-Brice en Saint-Brice en Coglès y possédaient un enfeu, ainsi que ceux de Chaudeboeuf en Saint-Sauveur des Landes. Un hôpital y est installé en 1778 ;

Note : Les Récollets furent établis à Fougères en 1607 par Henri de Volvire, baron de Ruffec et seigneur de Saint-Brice-en-Coglais, qui leur concéda le terrain nécessaire pour construire un couvent. En reconnaissance, ces religieux accordèrent en 1645 au baron de Ruffec le droit d'élever dans leur église conventuelle un tombeau pour lui et sa famille (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). « Les habitants de Fougères, dit M. Maupillé, virent cet établissement avec assez d'indifférence, et par conséquent ne mirent aucun empressement à seconder les religieux. Il en résulta que, leurs ressources étant fort restreintes, il ne put se former que lentement. Les bâtiments, commencés en 1607, furent interrompus à différentes reprises et ne furent achevés qu'en 1622 » (Histoire de Fougères, p. 177). En 1627, le roi Louis XIII, qui possédait la baronnie de Fougères, accorda aux Récollets de cette ville le droit de prendre chaque année quinze charretées de bois dans sa forêt de Fougères (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1  V, 27). La principale occupation de ces religieux était de prêcher les stations du Carême et de l'Avent à Fougères et dans les paroisses voisines. Ils étaient au nombre de sept au moment de la Révolution. A cette époque, leur gardien, Léonard Menay, déclara ne posséder que l'enclos conventuel, contenant 3 journaux 50 cordes de terre, un grand jardin et une maison affermée 72 livres ; tout leur bien fut estimé 472 livres de revenu, et ils n'avaient que 1628 volumes dans leur bibliothèque (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Après leur expulsion, la maison des Récollets fut vendue nationalement et en partie détruite par les acquéreurs. Ce qui en restait ainsi que le terrain en dépendant furent achetés en 1825 pour y établir une maison de retraite, ce qui fait que la chapelle des Pères existe encore ; on y conserve même la pierre tombale de Jean Liays, sieur de Launay, sénéchal de Fougères et bienfaiteur des Récollets, décédé le 9 juillet 1628 (Pouillé de Rennes). 

l'abbaye Saint-Pierre-de-Rillé (XVIII-XIXème siècle). Les chanoines de Notre-Dame, restés en possession de la chapelle Notre-Dame dans l'intérieur du château, adoptent au milieu du XIIème siècle la règle de saint Augustin et se retirent dans le faubourg de Rillé où ils construisent une abbaye et font un prieuré de leur chapelle Notre-Dame. L'abbaye tombe en commende au XVème siècle, puis est transformée en 1634 en abbaye Sainte-Geneviève et reconstruite en partie entre 1724 et 1750. Le bâtiment, en partie détruit pendant la Révolution, est totalement reconstruit au XIXème siècle. On conserve dans l'église de Fleurigné une cloche provenant de l'Abbaye et datée de 1509. L'Abbaye est pillée par le prince de Dombes en 1589. Le Pouillé de Rennes précise que le faubourg de Rillé, à Fougères, appelé primitivement « le bourg de Rillé », formait une paroisse dont le service se faisait à un autel de l'église abbatiale. Cette paroisse semble avoir été sous le patronage de Notre-Dame, cependant elle est parfois nommée Saint-Eloi. Le bénéfice paroissial de Rillé formait donc un prieuré-cure, mais le titulaire en était toujours, au moins dans les derniers siècles, le prieur claustral de l'abbaye

la chapelle Saint-Yves (1431), située rue Pinterie. Cette chapelle a été construite par les paroissiens de Saint-Sulpice. Elle est rebâtie vers 1595 et sert de collège vers 1580. Transformée en cellier durant la Révolution, elle est à nouveau reconstruite en 1854. Voici ce que dit le Pouillé de Rennes :  Au XVème siècle, les paroissiens de Saint-Sulpice, considérant que leur église se trouvait en dehors des murs de la ville, et qu'ils n'avaient point d'oratoire dans la partie du Bourg-Vieil enclose dans les murailles, demandèrent la permission de bâtir une chapelle dans la rue actuelle de la Pinterie, alors appelée la Grand'Rue du Bourg-Vieil. Jehanne Garnier, fille d'Hamelin et femme de Robin Martin, donna l'emplacement, qu'amortit le 3 février 1429 le duc Jean V, à condition qu'on ferait pour lui et ses successeurs les prières nominales chaque dimanche dans la future chapelle. L'évêque de Rennes accorda facilement la permission de construire ce petit sanctuaire, mais Jean Doysil, prieur de la Trinité, dans le fief duquel on projetait de le bâtir, s'y opposa d'abord ; il finit par donner cependant son consentement, moyennant bien des conditions. Le 7 septembre 1431, Salmon Chevalier, prieur claustral de Marmoutiers, Payen de Dinan, prieur de Gahard, et Jehan de Romillé, prieur de Saint-Sauveur-des-Landes, députés par l'abbé de Marmoutiers, vinrent examiner la construction de la chapelle et traitèrent avec les paroissiens des conditions exigées d'eux (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Cette chapelle, fort simple, n'a pour ornement qu'une fenêtre flamboyante ouverte primitivement au chevet. Elle fut en partie rebâtie vers 1595 et affectée au service du collège de Fougères ; il s'y forma plus tard une confrérie dite de l'Immaculée-Conception, érigée canoniquement en 1681. Le collège étant tombé en 1774, la chapelle Saint-Yves fut vendue et sécularisée, mais elle a été restaurée et rendue au culte en 1854 (Notes ms. de M. Maupillé) ;

l'ancienne chapelle Saint-Thébault, du Petit Saint-Nicolas ou du Tronchay. Saint-Thébault, appelé parfois le Petit-Saint-Nicolas, se trouvait dans l'ancien cimetière de Saint-Nicolas. Les uns ont attribué sa fondation aux chevaliers du Temple, d'autres aux chevaliers de Saint-Lazare, mais rien ne prouve ces assertions. Dès le XVème siècle elle dépendait de la terre de la Chaudronnaye ; en 1500, Geoffroy Pioger, seigneur de la Chaudronnaye, présenta Jehan Guyard pour jouir de ce bénéfice. Plus tard, cette chapelle ayant été interdite pour insuffisance de dotation, André Morel, devenu propriétaire de la Chaudronnaye, laissa en 1672, en mourant, 500 livres pour y fonder une messe par semaine, ce que s'empressa de faire son fils, Nicolas Morel, sieur de la Poupardais, qui assura 25 livres de rente au chapelain. Saint-Thébault a été détruite par un incendie en 1710 (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 17) ;

l'ancienne chapelle Saint-Roch. Construite dans le cimetière du même nom, cette chapelle fut fondée vers 1582 par Guillaume Echard, sieur de la Salle, à l'occasion, semble-t-il, d'une épidémie qui désola Fougères à cette époque. Le chapelain de Saint-Roch, présenté au XVIIIème siècle par le général de Saint-Léonard, devait dire la messe tous les dimanches en sa chapelle ; celle-ci, tombant en ruines dès 1776, fut démolie vers 1810 (M. Maupillé, Registre paroissial ms. de Saint-Léonard) ;

l'ancienne chapelle de la prison de Fougères. L'ancienne chapelle de la prison de Fougères, sise en Saint-Sulpice, était en 1720 fondée d'une messe tous les vendredis et dotée de 20 livres de rente ; la chapelle actuelle, en Saint-Léonard, a été bénite en 1834 (Pouillé de Rennes) ;

les autres chapelles, aujourd'hui pour la plupart disparues et mentionnées dans le Pouillé de Rennes : Notre-Dame du château (d'abord collégiale, puis priorale dépendant de Rillé), la Sainte-Trinité (dépendant du prieuré de la Trinité de Fougères, puis appartenant aux Filles de la Sagesse), Saint-Nicolas (dépendant de l'ancien Hôtel-Dieu), Saint-Louis (dépendant de l'Hôpital-Général), Sainte-Magdeleine (dépendant de la Maladrerie), Notre-Dame de Miséricorde (dépendant de la Maison de Retraite), Chapelle des Récollets, Saint-Joseph (appartenant d'abord aux Ursulines, puis aux Soeurs de la Charité d'Evron), les Sacrés-Coeurs (dépendant du nouvel Hôtel-Dieu), Notre-Dame des Sept-Douleurs (appartenant aux Adoratrices de la Justice de Dieu), la chapelle des Filles de la Charité ;

le château de Fougères (XII-XVème siècle), édifié vers l'an 1000 par Méen Ier, prince de la maison des comtes de Rennes. Autour du donjon, incendié et rasé en 1166 par Henri Plantagenêt, treize tours subsistent. Ce château est maintes fois remanié au cours des âges. L'avancée (XII-XIII-XIV-XVème siècle) est édifiée après 1166 par Raoul II, baron de Fougère de 1150 à 1194. Raoul II de Fougères, devenu sénéchal de Bretagne en 1182, fait appel aux ingénieurs Plantagenêts pour le reconstruire. Cette avancée est composée de trois importantes tours : la tour de la Haye-Saint-Hilaire, la tour de Guémadeuc et la tour du Hallay. La courtine date du XII-XVème siècle. La poterne date du XVème siècle. La tour des Gobelins date du début du XIIIème siècle : elle est rehaussée au cours du XVème siècle. La tour Mélusine date du XVème siècle (1404-1415) : elle est construite par Jean Ier d'Alençon et dotée de meurtrières adaptées à l'artillerie. Les tours Surienne et Raoul datent du XVème siècle (entre 1482 et 1485) : elles sont construites par le duc François II pour faire face à la menace française et sont dotées sur les flancs de quatre niveaux de canonnières. La porte est percée dans la tour de la Haye et possédait deux herses et un pont-levis. A l'angle sud-est de la courtine se dresse la tour du Hallay : sa base date du XIIème siècle et son sommet est du XVème siècle. La courtine sud-est ainsi que toute la muraille d'enceinte date du XIIème siècle : elle est surmontée de mâchicoulis du XIVème siècle. La courtine sud du château est protégée par une tour carrée appelée tour du Cadran (XVIème siècle). La courtine sud-ouest est flanquée de deux grosses tours reconstruites en 1481 : il s'agit de la tour Franczoise (surnommée plus tard la tour Raoul) et de la tour de Tourasse (surnommée plus tard la tour de Surienne). Le sommet de ces tours a été modifié en 1779. La tour Raoul était surmontée des Galeries de Caud et de Themines. La tour de Surienne possédait les Galeries de Pommereul et de Langan. La courtine ouest comprend la tour des Gobelin (érigée au milieu du XIVème siècle) et la tour Mélusine (sa base date du XIIème siècle et sa partie haute date du XIVème siècle). La partie supérieure de ces tours a été d'abord démolie en 1626 sur l'ordre de Richelieu, avant d'être restaurée. Derrière elles s'élevait le donjon érigé au XIII-XIVème siècle et démolie en 1626 sur ordre de Richelieu. L'angle nord-ouest du château est précédé d'une poterne avancée que flanquent deux tours appelées tours d'Amboise (érigées en 1431) : son pont-levis s'appuyait jadis sur un rocher appelé Rocher de la Couarde. La courtine nord est coupée par la tour de Guibé (édifiée en 1513) et par la tour de Coigny (édifiée au XIIème siècle et restaurée au XVIème siècle). Vers 1676, après la démolition de la chapelle primitive du château (mentionnée vers 1090 et reconstruite au XIIIème siècle), on a transporté la chapelle du château dans la tour de Coigny. Cette chapelle conserve la statue tumulaire de Raoul II de Fougères, (décédé en 1194) qui provient de l'Abbaye de Savigny (Manche). L'ancienne chapelle Notre-Dame ou Sainte-Marie semble avoir été située à l'ouest du logis seigneurial : elle a été édifiée vers 1024 par Auffroy, premier seigneur de Fougères. Auffroy en fit une Collégiale qui devint vers 1145 une dépendance de l'Abbaye de Rillé, avant d'être démolie au milieu du XVIIème siècle. L'angle nord est flanqué de la tour de Guémadeuc dont la base remonte au XIIème siècle et le sommet au XIVème siècle. Entre la tour de Guémadeuc et la tour de la Haye se trouvait le bâtiment de l'Avancée, aujourd'hui démoli. Donné aux Sévigné en 1614, le gouvernement de Fougères passe en 1753 au duc de Penthièvre. Pris en 1793 par l'armée vendéenne, puis repris par les patriotes, le château est durant cette période le théâtre de massacres répétés. Dès cette époque, l'affermage en appartient à M. de Pommereul, qui le paie 860 livres, sous condition d'abandon à toute réquisition du pouvoir royal. En 1802, M. de Pommereul se rend acquéreur du château pour la somme de 5 260 livres. La ville de Fougères s'en rend propriétaire en 1895, au prix de 80 000 francs. La château, longtemps laissé à l'état d'abandon, est restauré à partir de 1895. Des prisonniers espagnols sont internés au château en 1645 et des prisonniers anglais en 1707 et en 1779. Le château est occupé par des réfugiés portugais en 1829, des réfugiés polonais en 1832 et des officiers allemands durant la guerre de 1914-1918 ;

Note : « D'or, au château de gueules, accosté de deux branches de fougère de sinople » (Armorial général ms. de 1698). Nous avons précédemment raconté l'intéressante histoire de l'église Notre-Dame de Fougères, fondée comme collégiale en 1024 par Auffroy, seigneur de Fougères, cédée par les successeurs de ce baron aux Bénédictins de Marmoutiers et annexée par ces religieux à leur prieuré de la Trinité de Fougères, unie enfin à la nouvelle abbaye de Rillé que fonda vers 1245 Henri Ier, seigneur de Fougères. Construite dans l'enceinte même du château de Fougères, dont elle était la chapelle seigneuriale, l'église Notre-Dame, annexée à Rillé, devint un prieuré de cette abbaye ; elle fut desservie par un chanoine régulier jusque vers le milieu du XVIème siècle, époque vers laquelle le prieuré tomba en commende. La première église priorale fut détruite en 1166, en même temps que le château de Fougères, par les troupes d'Henri II, roi d'Angleterre. C'est probablement des ruines de cet antique sanctuaire que fut extraite plus tard la statue miraculeuse de Notre-Dame du Marais, si justement vénérée à Fougères, et déposée maintenant dans l'église de Saint-Sulpice. Reconstruite quelques années après sous le même vocable de la Sainte Vierge, la nouvelle église priorale du château de Fougères subsista jusqu'à la fin du XVIIème siècle. A cette époque, l'administration royale la laissa tomber en ruine aussi bien que le logis prioral qui l'avoisinait. Le roi, alors seigneur de Fougères, était, en effet, chargé de l'entretien de ces édifices, et c'était lui qui nommait le prieur de Notre-Dame. Le P. Du Paz attribue le commencement de la ruine des constructions priorales du château de Fougères aux guerres de la Ligue, vers 1588. Voici ce dont se composait le prieuré de Notre-Dame du château de Fougères au XVIIème siècle : « L'église priorale Notre-Dame du Chastel ; — le logis prioral et son jardin dans le château même ; — la métairie du Vaugarny (en 1790, affermée 624 livres) ; — une rente de 418 livres 4 sols sur le domaine royal de la baronnie de Fougères ; — une autre rente de 150 livres due par le « gouvernement de Fougères » ; — le fief de la Martinais, en Lécousse ; — le fief Trublet, au lieu de la Bataille, en Saint-Léonard de Fougères ; — un droit d'usage dans la forêt de Fougères, etc. ». En 1790, le prieuré de Notre-Dame avait perdu une partie de ces biens, notamment le fief Trublet et le droit d'usage dans la forêt ; toutefois, le dernier prieur, Gilles Déric, déclara le 19 février que son bénéfice valait encore 1 217 livres 12 sols 9 deniers de rente ; ses charges, dont les deux principales étaient l'acquittement de trois messes par semaine dites à Saint-Sulpice depuis la ruine de l'église Notre-Dame, et le paiement de 237 livres de décimes, montaient, d'après lui, à 384 livres 6 sols (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Liste des prieurs : — Rivallon (1092). — Frère N... de la Courbe, chanoine régulier (1158). — Frère Jehan Boysart, décédé vers 1290. — Frère Geoffroy de Guerche, chanoine régulier de Rillé, fut nommé en 1290 par Hugues Le Brun, comte de la Marche et seigneur de Fougères. — Pierre Champion (1490). — Frère Hervé Gicquel, religieux de Rillé (1541 et 1569). — Sulpice Baron, recteur de Chesné (1618). — Mathurin Le Lieurre (1675). — Louis Logerot de Villerté, décédé en 1679. —  Laurent Bisacier (1679). — Léonard Reste, prieur dès 1679, décédé en mai 1698.— Jean Botherel, recteur de Saint-Etienne-en-Coglais (1710). — N... de Montelon, décédé en 1725. — Guillaume Ferron, doyen des chapelains de Saint-Léonard de Fougères et prieur de Saint-Christophe, nommé par le roi le 15 février 1726, prit possession le 18 mars suivant ; décédé en 1734. — Joseph-Gabriel Frain de la Villegontier, bachelier en Sorbonne et diacre du diocèse, fut nommé par le roi le 5 décembre 1734. Nous ne savons pour quelle raison l'abbé de Saint-Jouin de Marne prétendit alors avoir le droit de conférer le prieuré du château de Fougères ; toujours est-il que le 31 mars 1734 il nomma Henri de Floissac, clerc tonsuré de Paris, prieur de Notre-Dame en place de Guillaume Ferron ; mais cette nomination n'eut pas de suite, quoique Henri de Floissac eût pris possession le 30 avril. M. Frain de la Villegontier demeura paisiblement prieur décédé en 1773. — Gilles Déric, docteur en théologie et vicaire général de Dol, nommé par le roi le 22 août 1773, prit possession le 17 septembre suivant. Devenu chanoine de Dol et auteur de l'Histoire ecclésiastique de Bretagne, Gilles Déric conserva le prieuré du château de Fougères jusqu'à l'époque de la Révolution. Exilé à Jersey, il mourut dans cette île vers 1796 (abbé Guillotin de Corson).  

Note : Auffroy, seigneur et fondateur du château et de la ville de Fougères, construisit vers l'an 1024, dans l'enceinte même de sa forteresse, la collégiale de Notre-Dame de Fougères, dont il confia le service à quatre chanoines. Nous avons déjà fait connaître l'intéressante histoire de cette église, qui, après de curieuses péripéties, devint, vers 1145, une dépendance de l'abbaye de Saint-Pierre de Rillé, de l'Ordre des chanoines réguliers.

le château moderne de la Chesnardière, situé rue de l'Hospice. Il remplace un ancien manoir qui possédait une chapelle privée au XVIIème siècle (mentionnée en 1663). Ce manoir avait été pillé par les Ligueurs pendant les guerres de Religion. Le manoir était la propriété successive des familles Champion (en 1474), Harpin seigneurs de Marigné (vers 1580), de Malenoë (en 1607), Courtays sieurs de Racinoux (en 1635), Coutard sieurs du Hallay (vers 1659), le Maistre sieurs de Livet (vers 1693), du Pontavice (en 1777), Couyer (en 1789), de la Chesnardière ;

l'enceinte urbaine et les tours Nicol, Desnos, Montfroméry datent du XIV-XVème siècle. Des quatre portes initiales, seul subsiste la porte Notre-Dame (1488). L'enceinte fortifiée date, semble-t-il, du XVème ou XIIIème siècle. Le périmètre de l'enceinte est marqué au nord par la rue des Vaux, à l'est par la rue du Marché et la place du Marché-aux-Grains (encore surnommée la Grande-Douve et place Voltaire durant la Révolution), au sud par le jardin public, et à l'ouest par le sommet de la colline. Quatre portes, munies de ponts-levis, dont une seule subsiste, y étaient percées. La porte Rillé, conduisant au faubourg de ce nom, a été démolie en 1775. La porte Roger, conduisant au faubourg de ce nom, a été démolie en 1770. La porte Saint-Léonard (1444) a été démolie en 1774. La porte Saint-Sulpice, Notre-Dame, ou du Chesnay ou de la Convention pendant la Révolution (1477) : cette porte est protégée du côté du château par la tour de Plesguen (XIIème siècle), et du côté opposé par la tour de la Trémoille (1477). La porte Saint-Sulpice remplace une porte plus ancienne appelée porte du Chesnay ou Notre-Dame. Les fortifications de Fougères ont été réparées en 1464 ;

le Beffroi (1397-XVIème siècle). Il s'agit d'un des plus anciens beffroi construit en Bretagne. L'auditoire de la Cour de Fougères était au pied du beffroi. La base carrée a été construite, semble-t-il, de 1492 à 1508. La pyramide, que termine un campanile, a été refaite en 1708. Une inscription (faisant référence à Rolland Chapelle) est datée de 1304. La petite cloche porte la date de 1666 ; 

la maison (XIV-XVIème siècle), située rue des Tanneurs ; 

la maison (XIV-XVème siècle), située à Savigny ; 

les maisons à colombage (XVIIème siècle), situées place du Marchix ; 

l'Hôtel de Ville (1535). Il s'agit d'un édifice du XIVème siècle, restauré ou reconstruit au XVIème siècle. Il contient une ancienne salle voûtée du XIIème siècle et de belles cheminées. Il était jadis accosté d'un donjon (démoli en 1779) orné d'un écusson aux armes de Fougères ; 

l'hôtel Lariboisière (1766), situé rue du Sueur et propriété de la famille Lariboisière. A noter que la demeure d'été de la famille Lariboisière est le château de Monthorin, à Louvigné-du-Désert ; 

l'hôtel natal du Bois-Guy (XVIIIème siècle). Aimé Picquet-du-Bois-Guy (ou Boisguy), chef chouan, est né dans cette demeure en 1776 ; 

l'hôtel de Saint-Brice (XVIème siècle), situé au n° 1 rue Lesueur et édifié en 1566 pour Guillaume de La Fontaine. Propriété successive des familles de Saint-Brice, de la Fontaine, d'Erbrée, de Volvire seigneurs de Saint-Brice, Guérin de la Grasserie seigneurs de Saint-Brice ; 

l'hôtel Marigny (XVIIIème siècle). On y voit les écussons de François Gefflot de Marigny et de Jeanne de la Roche Saint-André, avec la date de 1756 ; 

l'hôtel de la Bellinaye (1738), situé place Aristide-Briand et propriété de la famille La Rouërie. Il s'agit de la maison natale du marquis de la Rouërie. Il sert actuellement de Tribunal ; 

l'hôtel Particulier (XIXème siècle), situé au n° 32 rue National. Propriété de la famille Danjou de la Garenne. L'immeuble a été orné par le sculpteur rennais Jean-Baptiste Barré ; 

l'escalier de la duchesse Anne (XVIII-XXème siècle), situé dans la ruelle des Quatre-Vents ; 

l'immeuble (XVIIIème siècle), situé au n° 8 rue Chateaubriand ; 

l'immeuble (XVIIIème siècle), situé au n° 17 rue du Beffroi ; 

le lavoir (XIXème siècle), situé rue des Vallées ; 

le musée Emmanuel-de-la-Villéon (XVI-XVIIème siècle), situé au n° 51 rue Nationale. Seul exemple conservé des maisons en pan-de-bois à porche qui formaient la rue ; 

l'atelier-musée de l'horlogerie ancienne (XVII-XVIIIème siècle) ; 

le théâtre (1886), édifié par Jean-Baptiste Laloy ; 

la fontaine des Anglais ;

l'hôpital Saint-Louis, situé rue Saint-Louis. Cet hôpital est fondé en 1680. Ses bâtiments actuels sont achevés en 1777 et agrandis de 1812 à 1814. Sa chapelle date de 1678 à 1680 : elle conserve un retable du XVIIème siècle avec un tableau du roi Saint-Louis, oeuvre de Guillaume Gobert. Son pavage renferme quelques pierres tombales ;

la prison, située place de la Porte-Saint-Léonard. Cette prison remplace l'ancienne Chapelle Saint-Roch, édifiée en 1571 dans le cimetière Saint-Roch, Saint-Nicolas ou Grand Cimetière et démolie en 1806 ;

la Gendarmerie, située place de la Porte-Saint-Léonard. Il s'agit d'une ancienne Maison d'Ecole charitable établie en 1697 par les Filles de l'Instruction chrétienne. Cet ordre avait été fondé par Marie Gigon et les religieuses étaient appelées les Gigonnes ;

les moulins du château (XIX-XXème siècle) encore surnommés "les moulins de la Tranchée" ou "les Quatre Moulins" ; 

A signaler aussi : 

la carrière de Savigny ayant servi à la construction du château du XIIème siècle ; 

le jardin public (ancienne promenade aménagée sur l'avancée des remparts) ; 

l'ancienne Maison des Chapelains, située près de Saint-Léonard. C'était la demeure des sept chapelains qui desservaient une Confrérie ;

la Maison de Pierre, située près de l'ancienne chapelle Saint-Gorgon. Cette maison fut cédée par échange aux Cordeliers par la famille de la Chapelle en 1620. Cette maison servait aux cavaliers de la maréchaussée en 1777 et en 1785 ;