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PLOERMEL |
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La commune de Ploërmel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOERMEL
Ploërmel vient de "Plou Armel", paroisse de Saint Armel. Ecrit Plebs Arthmael en 835 dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon puis Ploiarmel en 1032.
Ploërmel est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de La Basse-Chapelle (aujourd'hui La Chapelle-Caro), et semble-t-il, ceux de La Croix-Helléan, Helléan, Taupont, Montertelot, Loyat et Gourhel.
Ploërmel (Plou-Armel) est fondée au VIème siècle par Saint Armel venu d'Irlande. La seigneurie de Boyac est donnée en 858 aux moines de l'abbaye de Redon. Le prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel est fondé en faveur de l'abbaye de Marmoutier, au commencement du XIIème siècle. Le duc Conan III, dit le Gros, pourrait bien en être le fondateur. C'est en effet lui qui, vers 1130, exempte les hommes, déjà groupés autour de l'établissement, de l'obligation de lui fournir, à lui et à sa suite, le festin ou le "manger" qui lui est dû quand il vient à Ploërmel. Ce privilège ne s'applique qu'aux hommes des moines et non aux habitants de la cité, qui relèvent directement de lui (Saint-Martin N. 21). C'est dans une chambre de la maison prieurale qu'est logé saint Vincent Ferrier en 1418, lors de son passage à Ploërmel. C'est aussi là qu'il guérit miraculeusement un enfant infirme, qui lui est présenté par le prêtre Robert Juno, le 241ème témoin mentionné dans l'Enquête. C'est aussi à Saint-Nicolas que sont logés les Carmes de Ploërmel de 1592 à 1620, pendant la ruine et la reconstruction de leur couvent.
Considérée comme place forte à partir du XIIème siècle, Ploërmel aura à faire face à de nombreux siège, dont celui de 1594 (La Ligue). En 1351, durant la Guerre de Cent Ans, elle est le témoin du célèbre "Combat des Trente".
Ploërmel est la résidence des ducs de Bretagne et le siège des états de Bretagne qui tiennent leurs assises dans le couvent des Carmes.
Nota : Jean-Marie Robert de La Mennais (1780-1860) fonde en 1819 avec le père Gabriel Deshayes, la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne. Il fonde également en 1818 la congrégation des "Filles de la Providence" de Saint-Brieuc. C'est près de Ploërmel que naquit la romancière Eugènie Saffray (1831-1885).
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PATRIMOINE de PLOERMEL
l'église Saint-Armel (XVème siècle), édifiée par les seigneurs de La Gaudinaye à l'emplacement d'un ancien sanctuaire roman du XIIème siècle. Une église existe déjà en 1435 lorsque Pierre du Guiny, seigneur de Quéhéon, est autorisé à construire, du côté de l'Epître, une chapelle avec enfeu. Cette chapelle, commencée par Gille le Bloy en 1436, est achevée en 1457 par Alain Bérard. En 1508, le clocher de l'église s'effondre et une grande partie de la nef et du choeur est alors ruinée. L'essentiel de l'église est reconstruit entre 1511 et 1556. La chute du clocher de croisée roman en 1508 entraîne la disparition de l'ancien édifice dont ne subsistent, semble-t-il, que le bras nord et la partie septentrionale du chevet. Le clocher qui était primitivement très élevé et fort beau, est diminué de hauteur en 1717 ou 1718, endommagé encore par la foudre en 1727, démoli en 1732 et reconstruit de 1733 à 1741. Enfin, en 1860, a lieu une nouvelle restauration. L'église comprend une nef avec bas-côtés formant cinq travées, terminée par un choeur à chevet plat flanqué de deux chapelles dans le prolongement des collatéraux : la chapelle de Crévy au Nord, la chapelle de Quéhéon au Sud. Sur le bas-côté Sud s'ouvre, à la hauteur de la dernière travée de la nef, une petite chapelle, faisant légèrement saillie à l'extérieur. La nef, à l'exception de la travée sous la tour, refaite en 1760, date du XVIème siècle : elle communique avec les bas-côtés par des arcades en cintre brisé portant sur des piliers carrés flanqués de quatre colonnes à demi engagées. La travée du sanctuaire présente une particularité : en effet la dernière arcade du côté de l'Evangile se rapproche de l'axe de l'église pour retomber sur un massif de construction qui semble appartenir au XVème siècle. Le mur du chevet est percé d'une grande fenêtre à trois meneaux et à réseau flamboyant. A l'extérieur, les contreforts sont pour la plupart amortis par des pinacles et décorés de niches à dais flamboyants : des animaux fantastiques assez grossièrement sculptés servent de gargouilles. La chapelle Saint-Armel, qui surmonte la sacristie, au nord du choeur, est sans doute l'ancien oratoire ducal du XVème siècle. On y trouve le tombeau de Philippe de Montauban de Bretagne, celui d'Anne du Chastelier, ainsi que le tombeau des ducs de Bretagne Jean II et Jean III. Le portail nord date du XVIème siècle (vers 1530) et comporte deux portes dont les arcatures sont décorées d'une guirlande d'anges : on y voit aussi deux séries de niches qui contiennent chacune une femme qui foule aux pieds un personnage renversé. Les vitraux, qui datent du XV-XVIème siècle, sont restaurés au XVIIème siècle, au XIXème siècle par Lusson, et vers 1950. Parmi les vitraux de l'église, l'Arbre de Jessé est l'un des plus remarquables de Bretagne. La verrière de l'évêque de Saint-Malo Jean de l'Epervier, située dans la chapelle Saint-Armel, date de la seconde moitié du XVème siècle et représente la vie du saint en quatre panneaux. La verrière de la Pentecôte, située au revers du grand portail et donnée par Yvon Audren, date de 1533. A droite, les verrières de l'Assomption et de la Mort de la Vierge étaient datées, avant la restauration, de 1570 et de 1602. Enfin, la verrière de la Passion, située dans la chapelle du Crévy, date de 1602 et on y voit des scènes de la Passion et quelques saints (elle aurait été donnée par Jean Rogier, seigneur du Crévy, sénéchal de Ploërmel, et Hélène Josse, son épouse). Provenant d'une chapelle des Carmes de Ploërmel dont ils étaient les fondateurs, le tombeau (1513) de Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne, et de sa femme Anne du Chastelier fut déposé dans le cloître après la ruine du couvent et transporté récemment dans l'aile sud de l'église Saint-Armel. Les tombeaux en marbre blanc des ducs de Bretagne Jean II (décédé en 1305) et Jean III (décédé en 1341) datent du XIVème siècle. Une vieille statue en bois de saint Armel est l'objet d'une vénération spéciale. Un petit bénitier octogonal du XVIème siècle, en granit, se remarque près d'une des portes. A l'intérieur, on distingue de nombreux écussons parmi lesquels les armes de Bretagne, celle des Coëtlogon, des Bréhault et des Charpentier ; | |
l'église Saint-Golven au Vieux-Bourg de Taupont (XV-XVIème siècle). Le retable du maître-autel date de 1680. Le calvaire date du XVIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Roch (XIVème siècle), située à La Couardière. L'édifice est de forme rectangulaire. Une cloche date de 1378 (ou 1350). Cette chapelle dépend primitivement de la seigneurie Gaffre, puis des familles Lémo, Lézonet, Kerméno et Picaud. On y voit des écussons portant les armes des Lémo, seigneurs du Fief-au-Gaffre, et des Picaud, seigneur de Quéhéon. A l'intérieur, un tableau du XVIIème siècle représente saint Roch et saint Sébastien entourant la Vierge. On y conserve deux statues de bois du XVIème siècle : saint Roch (en pèlerin de Compostelle) et saint Sébastien ; | |
la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Il s'agit de l'ancienne chapelle de l'aumônerie des Hospitaliers de Villenard (ou Villenart), qui dépendait de la commanderie de Carentoir et dont l'existence est connue depuis 1160. Elle a été entièrement reconstruite au XIXème siècle ; |
Nota : M. Ropartz, dans son intéressant opucule sur Ploërmel, parle en ces termes de l'hôpital ou aumônerie de Villenart : "Dans cette charte de Conan IV, datée de l'an 1160, et par laquelle il sanctionne les possessions de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem en Bretagne, est mentionnée l'aumônerie de Ploue-arthmaël eleemosina de Ploue-Arthmaël. Cette désignation convient parfaitement à la commanderie de Saint-Jean-de-Villenar, près de Ploërmel , qui fut, jusqu'à la Révolution, à l'Ordre de Malte héritier des Hospitaliers, et il ne faut point chercher ailleurs l'aumônerie de Ploërmel. C'est aujourd'hui une chapelle paroissiale, et la tradition affirme que, dans le trésor de cette chapelle figurerait, ou aurait autrefois figuré, singulière relique, un des deniers de Judas" (Notice sur la ville de Ploërmel).
Voyons maintenant ce qu'était cet hôpital en 1677 (aveu de 1677) : "Item, dépend de ladite commanderie (de Carentoir) un autre membre appelé Saint-Jan-de-Villenard, paroisse de Ploërmel, consistant en une chapelle fondée de monsieur saint Jan-Baptiste, en laquelle tombent quelques aumosnes et oblations que le commendeur prend et perçoit ou son chapelain pour luy, et à cause dudit fief sont deubs nombre de rentes et debvoirs seigneuriaux, par les hommes et subjects demeurants tant au village dudit Saint-Jan que de la Villenart, la Bretonnière, l'Hospital, de Bizon et Crancastel, une maison au village de Loyal en la paroisse de Néant, un autre village appelé L'Hospital de Néant".
Le temple de Guillac et L'Hospital-aux-Robins faisaient jadis partie du domaine de l'Hôpital-de-Villenart, mais ils avaient été échangés par le commandeur Pelletier et il y avait à ce sujet, procès entre les successeurs de ce commandeur et le sieur de Gachon.
Le commandeur du Buisson parle aussi de la chapelle de Villenart : " auquel lieu (de Villenart) il y a une chapelle fondée de Saint Jean- Baptiste, sur la grande porte de laquelle il y a un chapitrel refait tout de neuf par le dit du Buisson, en laquelle y a la garniture d'un autel pour y faire le service divin avec une cloche dans un arbre au devant d'icelle chapelle, auteur de laquelle est un cimetière tourné de murailles (ladite chapelle) couverte d'ardoises, carrelée et vittrée est en bon et deub estat ; il y a un coffre à serrer les ornements acheptés par ledit du Buisson".
Il y avait une juridiction seigneuriales à Villenart appartenant au commandeur de Carentoir : "auquel lieu de Saint-Jean-de-Villenart (le commandeur) a droit de haute, moyenne et basse justice, scels à contrats, lods, ventes, deshérences, successions de bastards, ayant officiers crées pour exercer ladite juridiction qui a accoustumé s'exercer soubs le chapitreau de ladite église, quand besoing est".
Du temps du commandeur du Buisson, les officiers de Villenart étaient : " séneschal, M. Laurent Guymard, procureur fiscal, Pierre Guymard, et greffier, M. Jan Lebrel, avec des nottaires et sergents, tous demeurants en la ville de Ploërmel, à distance d'une lieue".
A cette même époque, l'hôpital de Villenart était affermé "à M. Jan Marchand, fermier du temple de Carentoir, pour la somme de quarante cinq livres par an".
On voit d'après cela que Saint-Jean-de-Villenart n'était point un bénéfice important. Aussi la déclaration de 1755 l'appelle-t-elle : "un petit membre appelé l'Hôpital-de-Saint-Jean-de-Villenart, consistant en fief, rentes et dixme". Ce sont, dit un autre titre du même temps , " quatre petits fiefs situés en plusieurs paroisses aux environs de Ploërmel". On y ajoute que les vassaux "payent (au commandeur de Carentoir) vingt-cinq livres pour n'estre assujetis à aucun moulin" et que " la chapelle est étayée en dedans et dehors", ce qui prouve qu'elle menaçait alors ruine (aveu de 1677 - Etat vers 1644 - Etat vers 1740 - Archives de la fabrique du Temple de Carentoir - l'abbé Guillotin de Corson).
la chapelle Saint-Maur (XIVème siècle), située à Tréhorenteuc. Elle est fondée par la famille Quéjeau ou Quéjau, reconstruite au début du XVIIème siècle par les seigneurs de Rochefort, et restaurée en 1924. Elle conserve quelques vestiges d'origine, en particulier un bénitier en granit qui se trouve près de la porte Sud ; | |
la chapelle Saint-Antoine (XVème siècle), située route de Vannes et fondée en 1430 par le duc de Bretagne, Jean V. L'édifice est de forme rectangulaire. Autrefois, deux foires annuelles se tenaient près de la chapelle ; | |
la chapelle Saint-Joseph (XVI-XVIIème siècle), située au Roc-Briend. Elle était dédiée jadis à saint Nicodème. Une autre chapelle Saint-Joseph aurait été reconstruite au XVIIIème siècle, au village de Crancastel ; | |
la chapelle Saint-Marc du château de Malleville (1520), propriété de la famille Gombert au XIVème siècle. La tradition raconte que Marc Audran, seigneur de Malleville, est assassiné par son frère Yvon, aidé de son cousin, Jean Gombert. Yvon Audran, en expiation de ce meurtre, fait édifier la chapelle de Malleville et donne en plus un vitrail à l'église de Ploërmel. Les armes des Gombert sont représentées sur les vitraux de la chapelle. Il s'agit d'un petit édifice, presque carré, avec un choeur à trois pans formant chacun un pignon décoré de crochets et d'animaux. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée à entraits et sablières sculptés. On y trouve, au fenêtres du choeur, de beaux vitraux du XVIème siècle, représentant : - au centre, le Crucifiement, La Mise au Tombeau, saint Pierre et sainte Barbe, - à gauche, saint Claude avec des écus armoriés (Rogier), - à droite, la Résurrection et saint Armel ; | |
la chapelle des Carmes (XVIIème siècle). Cette chapelle était jadis sous le patronage de Notre-Dame des Sept douleurs. C'est dans cet édifice qu'ont lieu, en mars 1789, les réunions pour l'établissement du cahier de doléances de Ploërmel. La chapelle est rendue aux Ursulines après 1827. En 1932, les Ursulines sont remplacées par les soeurs de Jésus de Kermaria. Les seigneurs de Morfouace y possédait, semble-t-il, jadis un enfeu ; | |
la chapelle Saint-Denis (XVIIIème siècle). Cette chapelle, appelée jadis le temple des lépreux, est reconstruite au XVIIIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle de Cordeliers, mentionnée dès le XIVème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Malo (XVIIème siècle). Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire où l'on conservait jadis deux anciennes statues en bois de saint Malo et de saint Méen ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Marie. Il s'agit d'une toute petite chapelle rectangulaire, construite au XVIIème ou XVIIIème siècle, dans un lieu isolé ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel. Elle dépendait du prieuré de Taupont et elle est reconstruite en 1749. Elle a servi aussi de chapelle du presbytère ; | |
l'ancienne chapelle de la Sainte-Famille, édifiée au bourg de Ploërmel au XIXème siècle ; | |
la chapelle Saint-Nicodème. Il s'agit de la petite chapelle privée du château de la Motte, édifiée au XVIIIème siècle ; | |
la chapelle de l'ancien hôpital de Ploërmel (1747), dédiée à Notre-Dame de la Providence et à saint Yves ; | |
l'ancien prieuré Saint-Nicolas de Ploërmel, dépendant de l'abbaye de Marmoutier et aujourd'hui disparu. Le prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel est fondé, semble-t-il par le duc Conan III dit le Gros, en faveur de l'abbaye de Marmoutier, au commencement du XIIème siècle. Un aveu, fourni le 15 juin 1562 par le prieur commendataire Nicolas du Bouays, cite : "- L'église ou chapelle du d. prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel, la maison et le jardin, contenant environ 5 hommées ; item un pré en Taupont, jouxte la rivière qui descend des moulins du Duc, contenant environ une hommée et demie ; - La grande dixme de Ploërmel, valant environ 30 mines, la dixme de Trévalléon en Ploërmel, valant 10 mines ; la dixme des Alles, valant 10 mines ; la dixme de Quéhéon ou de Rochefort, valant 4 mines, et la dixme de Monterrin, 3 mines ; - Les rentes par deniers dues au fief du prieuré, montant à 3 livres, 1 sol, 1 denier ; le devoir de coustume sur les animaux vendus à Ploërmel le 21 décembre, valant 20 sols". Le 23 octobre 1563, le fief et la juridiction du prieuré sont engagés à Arthur Le Febvre, pour 265 livres, afin de payer les taxes. En 1729, le prieur de Saint-Nicolas et de ses annexes accuse un revenu brut de 1 091 livres 10 sols, dont il faut défalquer 167 livres 16 sols pour les charges. Cela n'empêche pas le roi Louis XVI d'assigner une pension viagère de 720 livres sur ce bénéfice en 1782. La Révolution vient bientôt confisquer tout. La chapelle Saint-Nicolas, la maison, le jardin et le verger sont vendus, le 15 mars 1791, à J. P. Fabre, de Vannes, pour 5 425 livres ; le pré de Taupont est adjugé le 11 août 1798, à R. Robert, pour 2 217 livres (J. M. Le Mené) ; | |
le cloître du monastère des Carmes (XIIIème siècle), fondé par le duc de Bretagne Jean II en 1273. Détruit en 1592, au moment des guerres de la Ligue, puis reconstruit au XVIIème siècle. Dans ce cloître, on a conservé autrefois la statue gisante en marbre, du XIVème siècle, de Jeanne de Léon, épouse de Jean de Derval, seigneur de Crévy, et surtout le beau tombeau en granit de Philippe de Montauban et de son épouse, dont les statues gisantes reposent sur un socle avec pleurants finement sculptés : ce tombeau, provenant comme le premier de l'ancienne chapelle, est daté de 1514 (aujourd'hui dans l'église Saint-Armel). A noter que les Carmélites de l'ancienne observance s'installent à Ploërmel en 1627. Leur chapelle, construite peu après, est un édifice de style pseudo-classique, dont la façade est ornée d'ordres superposés et surmontée d'un fronton triangulaire. A l'intérieur, on remarque, outre de belles statues de marbre du XVIIIème siècle, un retable à trois étages de la même époque, richement sculpté. De l'ancien monastère, il subsiste la colonnade qui date de 1604. Le cloître actuel date de 1881. La chapelle actuelle des Carmélites date de 1888 ; | |
le manoir du Clos Hazel (XIV-XVIème siècle), propriété à l'origine de la famille Hazaye. Les portes et fenêtres portent des ornements et écussons sculptés ; | |
le cloître du couvent des Ursulines (XVII-XVIIIème siècle). Le monastère (Sacré-Coeur) avait été à l'origine édifié pour recevoir les carmélites qui sont chassées de Ploërmel en 1791. Les premières constructions datent de 1627. En 1811, l'édifice est mis à la disposition des Ursulines de Ploërmel. Celles-ci l'occupent durant tout le XIXème siècle et en sont chassées en 1906. A noter que les Ursulines s'installent à Ploërmel en 1624. La chapelle des Ursulines date de 1750. Elle est transformée entièrement lorsque les frères de La Mennais s'installent dans le couvent en 1824. Au milieu du cloître carré, qui compte huit arches en plein cintre de chaque côté, se dresse un calvaire. La chapelle renferme plusieurs retables et un tableau du XIXème siècle du peintre rennais Chalette. Le cloître, la chapelle, les cellules moniales, la galerie, le réfectoire, le grand escalier sont classés. L'ensemble du Sacré-Coeur, aujourd'hui propriété de la commune de Ploërmel, a été détruit par un incendie la nuit du 1 au 2 mars 2006 ; | |
la croix de la Couardière ; | |
la croix templière de la Motte ; | |
les croix Guyot, situées à Bezon. Elles aurait été élevées par un menuisier de Bezon, nommé Guyot ; | |
la croix de Roblin (XVème siècle). De chaque côté apparaissent les donateurs ; | |
la croix Dom Jan (XVIème siècle) ; | |
la croix fleurie (XVIIème siècle). Elle dite aussi "croix au mort". Sur sa face postérieure se trouve l'inscription "P. Roulin", et une date : 1619 ; | |
le manoir de Saint-Malo (XVème siècle), érigé par la famille Rohan en remplacement d'un château primitif signalé en 1257 et propriété de Jean Ier. La seigneurie possédait jadis un droit de haute justice. Le château primitif est cédé en 1427 par le duc Jean V à Alain VIII de Rohan. Il devient ensuite la propriété successive des familles Keradreux (1432), Salmon (1479), du Beysit (en 1594), Guillot (en 1609), Dumay (vers 1660). Les Ursulines de Ploërmel font l'acquisition du château en 1677. Vendu comme bien national à la Révolution, il devient alors la propriété de la famille Le Goaesbe, puis de la famille Mesny. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le château de Saint-Malo (1900), édifié par la famille Mesny, non loin de l'ancien manoir. Propriété successive des familles La Boessière (en 1914), La Bourdonnaye (en 1934) et Simon (en 1988) ; | |
le château de Boyac ou Boyeac (XV-XVIIème siècle), propriété de la famille Thébaud (vers 1440, Lorans Thébaud en 1480), Luxembourg (en 1599), Le Goaesbe de Bellée (jusqu'à la Révolution), de l'abbé Jean-Marie Robert de La Mennais (en 1826), de la famille Préaudeau, du marquis de la Boissière ou Bouessière (en 1898), de la famille La Bourdonnaye, de la comtesse Louis de Lambilly et de la famille Henneton (en 1987). La seigneurie est mentionnée dès le XIIème siècle. Le château est en cours de restauration ; | |
le château de Malleville (1520). La seigneurie possédait autrefois un droit de moyenne justice et une chapelle privée dédiée à Saint-Marc. Propriété successive des familles Gombert (au XIVème et XVème siècles, Pierre Gombert en 1480), Audren (vers 1500), Gaultro (en 1540), Picaud (en 1556), Bréhault (entre 1580 et 1602), Audren (en 1623), Boisgelin (en 1680), La Bourdonnaye, Le Seneschal (en 1710), Allart (en 1753) et du marquis de La Bouessière (en 1792). Le château est restauré au XVIIème siècle et le marquis de La Bouessière le modifie à nouveau entre 1835 et 1845. Il a été occupé par les troupes allemandes entre 1940 et 1944. Il est aujourd'hui la propriété de la comtesse Louis de Lambilly, née La Bourdonnaye. On y voit une chapelle privée ayant des vitraux du XVIème siècle. Depuis 1905, le parc du château de Malleville est aménagé en hippodrome ; | |
l'ancien château du Bois-Hélio, aujourd'hui disparu. Siège d'une ancienne seigneurie ayant un droit de haute justice et ayant appartenu successivement aux familles Bois-Hélio (aux XIVème et XVème siècles), Bois-Jagu (en 1513), L'Espinay (en 1610), Gourdan (en 1630), La Fresnais (en 1679), puis aux Carmel de Ploërmel et à la famille Boisbaudry (au XIXème siècle) ; | |
le château de Ker-Armel ou de Ker-ar-Beg (1906-1908). Ancien hôtel, il est occupé aujourd'hui par la maison de retraite des Frères des Ecoles Chrétiennes et par une communauté des Filles de Jésus ; | |
le manoir ou château de la Motte (XIV-XVème siècle), propriété de la famille Henry en 1480, 1513, 1600 et jusqu'en 1654. Les Henry sont les seigneurs de Quengo, de Hardouin, Boishélio et du Hardat. On mentionne Etienne de La Motte en 1480. Au XVIIIème siècle, le manoir est la propriété de la famille Fablets (ou la Motte-Fablets), puis des familles Peschard (en 1864), Pelletier et Bahier (en 1978). Le manoir possède une chapelle privée dédiée à Saint-Nicodème ; | |
le manoir du Clos-Hazel (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Hazel et Rogier (en 1513). Le manoir est acquis ensuite vers 1650 par les Ursulines de Ploërmel. Il est vendu comme bien national sous la Révolution ; | |
le manoir de Morfouesse ou Morfouace. Propriété successive des religieuses de l'Abbaye de la Joie, d'Ollivier II, du vicomte de Rohan (1306-1326), de Jean Ier (1352-1396), des familles Picaut ou Picaud (Jacques Picaud en 1480), Richard (en 1677), Le Milloch (en 1725) et Ropartz (en 1894). Du Halgouët signale que "Olivier II, vicomte de Rohan de 1306 à 1326, acquiert sur les religieuses de l'abbaye de la Joie le manoir de Morfouesse, près de Ploërmel. Par la suite le vicomte Jean de Rohan (1352-1396) donne le manoir à Eon Picaut". En 1636, Jacques Picaud et Louise de Langle sont qualifiés des titres de "seigneur et dame de Morfouace". Cette seigneurie possédait un droit de moyenne justice ; | |
le manoir de Quéhéon (XIV-XVème siècle), restauré au XVIIème siècle. Propriété successive des familles Quéhéon (en 1373 et en 1495), Guiny (en 1436, Guillaume Du Guyny en 1480), Rogier (en 1560), Picaud (en 1590), du Breil de Pontbriand de La Caulnelaye (en 1807) et Roquefeuil. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
le manoir de Malakoff, propriété de la famille Menanteau ; | |
la fontaine Saint-Armel (XVIème siècle). Elle abrite une statue de saint Armel et, au-dessus de la voûte, se trouve un écusson soutenu par deux anges ; | |
la fontaine Saint-Roch ; | |
la maison des Marmousets (1586), située rue Beaumanoir et édifiée par Jean Caro. On y trouve sur la façade, une statue qui date de 1586 ; | |
la maison des ducs de Bretagne (1150), située rue Beaumanoir. Les ducs y logent jusqu'au XIVème siècle. Plusieurs actes y sont signés et plusieurs réunions y ont lieu dont celle du 10 avril 1240, où le duc Jean Ier proclame l'édit qui chasse les juifs de Bretagne, ainsi que celle de 1580, où est sanctionnée la réformation de la coutume ; | |
le café des quatre soldats (XVIème siècle). Il s'agit de l'ancien hôtel Goaesbé ayant appartenu à la fin du XVIIème siècle au châtelain du Crévy, sergent féodé de Ploërmel ; | |
la maison bigarrée (1669), située rue des Franc-Bourgeois. On voit un croissant sculpté au-dessus de la porte ; | |
la maison (XVIIème siècle), située place La Mennais. Elle est encore appelée hôtel de La Houle et a été construite en 1610 ; | |
le pont de la Trinité (1882) ; | |
l'Hôtel de Ville (1890), oeuvre de l'architecte Honoré Pierre Le Marcier ; | |
la chaumière (Moyen Age), située au Hino ; | |
la Congrégation des Frères (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d'un ancien couvent des Ursulines ; | |
5 moulins dont le moulin à eau Millet, et les moulins à vent de Gourbet, de la Chapelle, de Malville, du Bois-Hello. L'Etang du Duc (ou des Grands Moulins) fait mouvoir plusieurs moulins ; |
A signaler aussi :
les rochers de la Valette (mégalithes) ; | |
l'allée couverte de La Ville-Bouquet (vers 2 500 ans avant Jésus-Christ). Cette allée est encore appelée "la Maison du Diable" ; | |
les remparts (XIIème siècle). Ploërmel était autrefois une ville close et comportait douze tours. Plusieurs fois assiégée, la cité résiste aux ligueurs. Le dernier siège de Ploërmel remonte à 1594. Les remparts sont démolis au XVIIème siècle. Il subsiste quelques vestiges, notamment la tour des Thabors ; | |
l'étang du duc (XIIIème siècle). Il s'agit d'une ancienne propriété du duc de Bretagne. Une usine électrique y est construite en 1892 par le marquis de La Boissière ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOERMEL
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Ploërmel.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 26 nobles de Ploërmel :
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les héritiers d'Olivier BRICET (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
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les héritiers d'Olivier BRICOT (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Guillaume BRUNART de Villemard (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Olivier CHIEFDOR (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Gilles DE COETLOGON de Gaudinaie (1000 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
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Pierre DE KERADREUX (400 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ; | |
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les héritiers Guillaume DE LA HOULLE (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Etienne DE LA MOTTE de la Motte, l'héritière Armelle épouse Guillaume Henry (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Maître Alain DE QUELEN de Villeboucais, aumônier de la duchesse (100 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ; | |
Pierre DOUARAIN de Chesnoran (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume DU GUYNY de Quéhéon (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan EON (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume EON (2 livres de revenu) : anobli, comparaît avec sa robe ; | |
Pierre GOMBERT de Malleville (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Armel GUERIN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan GUILLAUME (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
les héritiers Pierre HENRY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
la fille de Pierre LE PARCHEMINER (80 livres de revenu) : défaillant ; | |
Armel LE PARCHEMINER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Maître Jehan LE PARCHEMINER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Rolland LE ROUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume MAULEON, sieur du Boisjocelin (120 livres de revenu). Jehan, le fils, est trésorier de l'Epargne du duc ; | |
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Jacques PICAUD de Morfouace (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Pierre SALMON (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Lorans THEBAUD de Boyeac (20 livres de revenu), remplacé par Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan VOYSIN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
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