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PLOERMEL

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La commune de Ploërmel (bzh.gif (80 octets) Ploermael) est chef lieu de canton. Ploërmel dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOERMEL 

Ploërmel vient de "Plou Armel", paroisse de Saint Armel. Ecrit Plebs Arthmael en 835 dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon puis Ploiarmel en 1032.

Ploërmel est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de La Basse-Chapelle (aujourd'hui La Chapelle-Caro), et semble-t-il, ceux de La Croix-Helléan, Helléan, Taupont, Montertelot, Loyat et Gourhel. 

Ploërmel (Plou-Armel) est fondée au VIème siècle par Saint Armel venu d'Irlande. La seigneurie de Boyac est donnée en 858 aux moines de l'abbaye de Redon. Le prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel est fondé en faveur de l'abbaye de Marmoutier, au commencement du XIIème siècle. Le duc Conan III, dit le Gros, pourrait bien en être le fondateur. C'est en effet lui qui, vers 1130, exempte les hommes, déjà groupés autour de l'établissement, de l'obligation de lui fournir, à lui et à sa suite, le festin ou le "manger" qui lui est dû quand il vient à Ploërmel. Ce privilège ne s'applique qu'aux hommes des moines et non aux habitants de la cité, qui relèvent directement de lui (Saint-Martin N. 21). C'est dans une chambre de la maison prieurale qu'est logé saint Vincent Ferrier en 1418, lors de son passage à Ploërmel. C'est aussi là qu'il guérit miraculeusement un enfant infirme, qui lui est présenté par le prêtre Robert Juno, le 241ème témoin mentionné dans l'Enquête. C'est aussi à Saint-Nicolas que sont logés les Carmes de Ploërmel de 1592 à 1620, pendant la ruine et la reconstruction de leur couvent.

Considérée comme place forte à partir du XIIème siècle, Ploërmel aura à faire face à de nombreux siège, dont celui de 1594 (La Ligue). En 1351, durant la Guerre de Cent Ans, elle est le témoin du célèbre "Combat des Trente". 

Ploërmel est la résidence des ducs de Bretagne et le siège des états de Bretagne qui tiennent leurs assises dans le couvent des Carmes.

Note 1 : Le vaste territoire de Ploërmel est entouré des communes de Loyat, Taupont, Guillac, Le Roc, Montertelot, La Chapelle, Monterrein, Augan, Campénéac et Gourhel. En 1891, sa superficie est de 5082 hectares, dont la moitié environ est sous labour, le reste se partageant entre prés, landes, bois... A ce chiffre, il faut ajouter, pour le spirituel, les 283 hectares de la commune de Gourhel, qui est unie à la paroisse de Ploërmel. Ce territoire, assez accidenté, est arrosé par plusieurs cours d'eau dont le principal lui sert de limite occidentale : c'est l'Ivel ou le ruisseau de l'Etang du Duc, qui s'unit au Ninian, avant d'aller se jeter dans l'Oust. En 1891, la population de la commune est de 5913 habitants, et celle de la paroisse de 6094 à cause de l'adjonction de Gourhel. La ville de Ploërmel, traversée par plusieurs grandes routes et desservie par un chemin de fer, est à 12 kilomètres de Josselin et à 50 de Vannes. La période celtique est représentée sur ce territoire par deux dolmens bouleversés à la métairie du Chêne, par un dolmen au Hino, près du Vieux-Moulin, au nord-est de Ploërmel, par un dolmen ruiné à la Ville-Bouquay et par un dolmen an Haut-Bezon. La période romaine n'est connue que par quelques briques et quelques monnaies. Quant aux Bretons, ils ont poussé quelques colons dans ce pays, comme le prouvent les noms de lieux, tels que Brango, Crancastel, Le Hino, Quéhéon, Hinguet, Trébéno, Le Trémy, etc, … Le nom de Ploërmel lui-même est breton, car il se compose des mots Plo, peuple, paroisse, et Armel, saint breton, qui après avoir habité le pays de Léon et la cour de Childebert, vint se fixer ici avant de s'établir à Saint-Armel, dans le diocèse de Rennes, où il mourut le 16 août 552. Ses reliques furent vivement disputées entre les habitants de Saint-Armel et ceux de Ploërmel, et finirent par être partagées entre les deux localités (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : Le premier noyau de la population de Ploërmel se groupa autour de l'ermitage d'un saint et le premier monument fut une église bâtie sous son invocation. Ce pays se trouvait alors séparé de Vannes par une immense forêt, et appartenait à la région appelée Pou-trécoet ou Porhoet, formant la portion méridionale du diocèse d'Aleth ou de Saint-Malo. Le Cartulaire de l'abbaye de Redon mentionne, dès 834, Riwal, mactyern de Ploërmel, plebis Arthmael ; et il nous montre un certain Catweten donnant à l'abbaye de Saint-Sauveur, en 859, une terre nommée Botalaoc et située en Ploërmel, in plebe Arthmael (p. 356, 20, 158). Cette paroisse faisait partie de la grande seigneurie de Porhoët, dont le siège fut transféré, vers 1025, de Château-Trô à Josselin. La ville de Ploërmel ayant pris certains développements, le vicomte Eudon I (1060-1100) la fit ceindre de murailles. On dit qu'en 1146, elle obtint de son seigneur, Eudon II, le droit de se constituer en commune, moyennant un tribut annuel et, en cas de guerre, le service militaire. Si ce fait était prouvé, Ploërmel pourrait être considéré comme la plus ancienne commune de Bretagne. Une vingtaine d'années après, Ploërmel tomba entre les mains du roi d'Angleterre, Henri II, qui l'annexa au domaine ducal, et qui fit couronner, en 1169, son fils Geoffroi comme duc de Bretagne. En 1173, Eudon II reprit la ville, mais elle lui fut définitivement enlevée, deux ans après, par le jeune duc Geoffroy (Pr. I, 133, 134). Ces divers sièges avaient à peu près ruiné les murs : il fallut les rétablir. C'est de cette reconstruction que datent les rares débris qu'on voit encore de ces fortifications. Les murailles, épaisses de dix à douze pieds, furent renfoncées par douze tours, dont six défendaient les trois portes d'entrée. Des douves profondes et quelques travaux avancés protégeaient l'ensemble. A l'intérieur était le château ducal adossé aux murs de la ville. C'est là que se trouvait la duchesse Constance, en 1198, quand elle renonça à ses revendications sur Vitré (Pr. I, 731). Ploërmel passa ensuite, on ne sait comment, au pouvoir d'Amaury de Craon, sénéchal d'Anjou ; ce seigneur du moins prétendait y avoir des droits, puisqu'il y renonça en 1222, pour recouvrer sa liberté. Plus tard, son petit-fils, Maurice, revendiqua les mêmes droits, mais il en fut débouté par sentence arbitrale (H. I, 212). Le duc Jean I, tenant son parlement général à Ploërmel, en 1240, fut supplié par ses prélats et ses barons de chasser les juifs de Bretagne, " d'autant que par la cruauté et inclémence de leurs usures ils consommoient la substance des nobles et du menu peuple ". Le duc se laissa facilement persuader, et en bannissant les juifs il abolit les dettes contractées envers eux, et accorda une amnistie pour la mort de tous ceux qui avaient été tués jusqu'alors. Son fils aîné, Jean II, ayant ramené de Terre-Sainte, en 1272, deux pères Carmes, les établit à Ploërmel et les logea dans la rue dite en 1891 de l'Hôpital, en attendant la construction d'un couvent en face de la porte d'en-bas. C'est aussi à Ploërmel que le même prince, en 1294, convoqua son ost ou armée pour aller combattre en Guyenne. Et quand il mourut à Lyon, écrasé par la chute d'un mur, son corps rapporté en Bretagne fut enterré au milieu du chœur des Carmes de Ploërmel, avec cette épitaphe : Cy gist Jehan, jadis duc de Bretagne, qui trespassa à Lyon sur le Rhosne, le jeudi es octaves de la S. Martin d'hyver, l'an M. CCC. V. Priez Dieu pour son ame. Arthur II, fils et successeur du précédent, convoqua les Etats à Ploërmel en 1309, et y appela pour la première fois les représentants du Tiers. A sa mort, en 1312, son coeur fut déposé dans le tombeau de son père. Jean III son fils, réunit de nouveau les Etats à Ploërmel en 1315. Quand il mourut à Caen en 1341, son corps fut aussi rapporté aux Carmes de Ploërmel, où Jean IV, son neveu, lui fit, plus tard, ériger un tombeau avec cette épitaphe : Cy gist Jehan, jadis duc de Bretagne, vicomte de Limoges, qui décéda à Caen eu Normandie, le dernier jour d'avril, l'an M. CCC. XLI. Priez pour lui. Au début de la guerre de succession, Ploërmel se déclara pour Jean de Montfort. Pris par Charles de Blois en 1342, et repris par Edouard III, roi d'Angleterre, il se vit menacé par le roi de France lui-même. Richard Bembroug nominé capitaine de cette place en 1316, se fit bravement tuer en 1351, au combat des Trente ; mais son parti resta définitivement vainqueur à la bataille d'Auray en 1364. Ploërmel jouit ensuite d'un siècle de tranquillité relative, mais en 1487 l'armée française s'en empara, malgré la garnison bretonne, et pilla la ville. Le maréchal de Rieux la reprit l'année suivante, et le duc François II n'ayant pas assez de soldats pour la garder, ordonna d'abattre une partie de ses murs, pour empêcher l'ennemi de s'y fortifier. En 1564, le roi Charles IX visita Ploërmel et logea chez les Carmes. Bientôt les calvinistes se multiplièrent dans cette ville et y tinrent deux synodes. A l'époque de la Ligne, Ploërmel eut de nouveaux malheurs à subir. Cette ville, qui s'était déclarée pour le roi, fut prise, en 1589, par Saint-Laurent et René d'Aradon, qui la pillèrent. Reprise par les royalistes, elle résista victorieusement aux efforts de Mercoeur, qui vint la bloquer à la fin de cette même année. Le 8 février 1592, la garnison de Ploërmel, renforcée de plusieurs habitants, fit une sortie et attaqua un corps de troupes espagnoles, qu'elle battit et auquel elle enleva un grand nombre de prisonniers et un butin considérable. Quelques mois après, cette même garnison, qui comptait plusieurs calvinistes et plusieurs Anglais, fut employée à démolir le couvent et l'église des Carmes, sous prétexte qu'ils gênaient la défense de la place. On peut voir, dans Ogée, les mobiles secrets et les détails lamentables de cet acte de vandalisme. Les religieux se réfugièrent dans le prieuré de Saint-Nicolas. Le 21 avril 1594, jour du vendredi-saint, une troupe de ligueurs entreprit de surprendre la ville ; mais découverte à temps, elle fut repoussée et taillée en pièces. En mémoire de cette victoire, on fit le jour même une procession, qui depuis, et jusqu'à la Révolution, a été renouvelée chaque année le 21 avril. Cependant il fallait réparer la destruction commise en 1592. Le provincial des Carmes s'entendit, en 1600, avec les habitants de Ploërmel, pour la reconstruction du couvent sur ses anciens fondements. Les travaux marchèrent lentement, et ce n'est qu'en 1620 que les religieux prirent possession de leur maison et rétablirent dans l'église les tombeaux de Jean II et de Jean III. En 1691, le roi d'Angleterre, Jacques II arriva à Ploërmel la veille de Noël, et logea chez le sénéchal François Perret, sieur de Lézonnet, parce que les Carmes avaient décliné la charge de le recevoir. Il repartit le lendemain de la fête et passa par Mohon. Les murs de la ville, qui avaient été restaurés pendant la Ligue, étaient restés depuis sans emploi. En 1716 on commença la réparation des portes et des ponts qui les reliaient aux faubourgs ; il y avait le pont d'en bas, les deux ponts d'en haut et celui de la porte neuve. Les murs n'étaient plus solides : la chute d'un pan du côté du midi en 1751, les fit condamner sans retour. A partir de ce moment, Ploërmel perdit chaque année une portion de sa vieille-enceinte ; le mur du midi qui touchait au chevet de l'église paroissiale disparut en 1752, laissant à découvert de ce côté l'ancien jeu de paume, qu'on songea dès lors à convertir en place d'armes ; la porte d'en bas fut démolie eu 1764 ; la porte d'en haut tomba eu 1778, et l'on fit une dernière brèche à la muraille en 1784, pour cause d'embellissement. Voilà pourquoi il reste aujourd'hui si peu de chose de l'enceinte murale. Ploërmel avait jadis un gouverneur de place, qui était la première autorité de l'endroit. Il avait ensuite une sénéchaussée royale ou ducale, dont la juridiction s'étendait sur 200 paroisses ou trêves. Il avait enfin une communauté de ville, pour gérer les affaires temporelles de la cité, avec droit de députer aux Etats de la province et d'afficher ses armes qui étaient : " D'hermines au léopard lionné de sable, couronné d'azur, tenant de la patte senestre un drapeau de même, chargé de 5 mouchetures d'hermines d'argent ". Les assemblées des nobles, bourgeois et habitants de Ploërmel, tenues à des jours variables, étaient présidées par le gouverneur de la ville, et en son absence par le sénéchal et plus tard par le maire. Le titre de maire avait remplacé en 1692 celui de syndic ; supprimé en 1718, il fut rétabli eu 1737. La sénéchaussée de Ploërmel était une des plus grandes de Bretagne ; elle équivalait à peu près au sixième de la province. Elle s'étendait de Langourla à Rieux, et de Baud aux environs de Rennes. Le siège de la sénéchaussée était pour Ploërmel une cause de mouvement et de prospérité. Les offices de sénéchal, de lieutenant, d'alloué, de procureur, etc. étaient très recherchés de la noblesse et de la haute bourgeoisie, et les titulaires y attiraient nécessairement leurs familles ; aussi les registres de la paroisse sont-ils remplis d'actes concernant tous les manoirs du voisinage. 

Note 3 : Jean-Marie Robert de La Mennais (1780-1860) fonde en 1819 avec le père Gabriel Deshayes, la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne. Il fonde également en 1818 la congrégation des "Filles de la Providence" de Saint-Brieuc. C'est près de Ploërmel que naquit la romancière Eugènie Saffray (1831-1885).

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PATRIMOINE de PLOERMEL

l'église Saint-Armel (XVème siècle), édifiée par les seigneurs de La Gaudinaye à l'emplacement d'un ancien sanctuaire roman du XIIème siècle. Une église existe déjà en 1435 lorsque Pierre du Guiny, seigneur de Quéhéon, est autorisé à construire, du côté de l'Epître, une chapelle avec enfeu. Cette chapelle, commencée par Gille le Bloy en 1436, est achevée en 1457 par Alain Bérard. En 1508, le clocher de l'église s'effondre et une grande partie de la nef et du choeur est alors ruinée. L'essentiel de l'église est reconstruit entre 1511 et 1556. La chute du clocher de croisée roman en 1508 entraîne la disparition de l'ancien édifice dont ne subsistent, semble-t-il, que le bras nord et la partie septentrionale du chevet. Le clocher qui était primitivement très élevé et fort beau, est diminué de hauteur en 1717 ou 1718, endommagé encore par la foudre en 1727, démoli en 1732 et reconstruit de 1733 à 1741. Enfin, en 1860, a lieu une nouvelle restauration. L'église comprend une nef avec bas-côtés formant cinq travées, terminée par un choeur à chevet plat flanqué de deux chapelles dans le prolongement des collatéraux : la chapelle de Crévy au Nord, la chapelle de Quéhéon au Sud. Sur le bas-côté Sud s'ouvre, à la hauteur de la dernière travée de la nef, une petite chapelle, faisant légèrement saillie à l'extérieur. La nef, à l'exception de la travée sous la tour, refaite en 1760, date du XVIème siècle : elle communique avec les bas-côtés par des arcades en cintre brisé portant sur des piliers carrés flanqués de quatre colonnes à demi engagées. La travée du sanctuaire présente une particularité : en effet la dernière arcade du côté de l'Evangile se rapproche de l'axe de l'église pour retomber sur un massif de construction qui semble appartenir au XVème siècle. Le mur du chevet est percé d'une grande fenêtre à trois meneaux et à réseau flamboyant. A l'extérieur, les contreforts sont pour la plupart amortis par des pinacles et décorés de niches à dais flamboyants : des animaux fantastiques assez grossièrement sculptés servent de gargouilles. La chapelle Saint-Armel, qui surmonte la sacristie, au nord du choeur, est sans doute l'ancien oratoire ducal du XVème siècle. On y trouve le tombeau de Philippe de Montauban de Bretagne, celui d'Anne du Chastelier, ainsi que le tombeau des ducs de Bretagne Jean II et Jean III. Le portail nord date du XVIème siècle (vers 1530) et comporte deux portes dont les arcatures sont décorées d'une guirlande d'anges : on y voit aussi deux séries de niches qui contiennent chacune une femme qui foule aux pieds un personnage renversé. Les vitraux, qui datent du XV-XVIème siècle, sont restaurés au XVIIème siècle, au XIXème siècle par Lusson, et vers 1950. Parmi les vitraux de l'église, l'Arbre de Jessé est l'un des plus remarquables de Bretagne. La verrière de l'évêque de Saint-Malo Jean de l'Epervier, située dans la chapelle Saint-Armel, date de la seconde moitié du XVème siècle et représente la vie du saint en quatre panneaux. La verrière de la Pentecôte, située au revers du grand portail et donnée par Yvon Audren, date de 1533. A droite, les verrières de l'Assomption et de la Mort de la Vierge étaient datées, avant la restauration, de 1570 et de 1602. Enfin, la verrière de la Passion, située dans la chapelle du Crévy, date de 1602 et on y voit des scènes de la Passion et quelques saints (elle aurait été donnée par Jean Rogier, seigneur du Crévy, sénéchal de Ploërmel, et Hélène Josse, son épouse). Provenant d'une chapelle des Carmes de Ploërmel dont ils étaient les fondateurs, le tombeau (1513) de Philippe de Montauban, chancelier de la duchesse Anne, et de sa femme Anne du Chastelier fut déposé dans le cloître après la ruine du couvent et transporté récemment dans l'aile sud de l'église Saint-Armel. Les tombeaux en marbre blanc des ducs de Bretagne Jean II (décédé en 1305) et Jean III (décédé en 1341) datent du XIVème siècle. Une vieille statue en bois de saint Armel est l'objet d'une vénération spéciale. Un petit bénitier octogonal du XVIème siècle, en granit, se remarque près d'une des portes. A l'intérieur, on distingue de nombreux écussons parmi lesquels les armes de Bretagne, celle des Coëtlogon, des Bréhault et des Charpentier ;

Nota 1 : L'église paroissiale de Ploërmel est sous l'invocation de saint Armel. Reconstruite en 1511, après la chute de son clocher, continuée en 1556 et terminée en 1602, elle appartient au XVIème siècle, et en porte tous les caractères. C'est un édifice de forme rectangulaire, mesurant environ 40 mètres de longueur sur 20 de largeur, et composé d'une nef et de deux bas côtés. Il y a six travées d'architecture ; les arcades à cintre brisé sont portées par pénétration sur des piliers, que masquent des colonnes engagées à base large et sans chapiteaux. Les fenêtres sont ogivales, garnies de meneaux flamboyants et surmontées chacune d'un pignon à l'extérieur. La porte occidentale est en plein cintre avec retraites et accolade. Le portail du nord, très curieux, est formé de deux baies, en anse de panier et accolade, séparées par un trumeau, le tout richement sculpté de feuillages, personnages et scènes diverses. Plusieurs sujets sont empruntés à l'Evangile, comme l'Annonciation, la Nativité, la fuite en Egypte, ... ; d'autres sont bouffons, comme le savetier cousant la bouche de sa femme, la femme arrachant le bonnet de son mari, et une truie jouant de la cornemuse. La tour carrée, sans flèche, est postérieure au reste de l'édifice ; on y lit la date de 1740. Mais ce que Saint-Armel renferme d'exceptionnellement beau, ce sont de riches vitraux, récemment restaurés et disposés en huit fenêtres. La première vitre représente Jean l'Epervier, évêque de Saint-Malo, agenouillé entre la sainte Vierge et saint Michel ; la 2ème datée de 1533, figure la Pentecôte ; la 3ème représente la vie de saint Armel ; la 4ème l'arbre de Jessé ; la 5ème la passion de Notre-Seigneur J.-C. ; la 6ème la mort et l'assomption de la Vierge ; la 7ème, de 1602, des sujets divers ; la 8ème la Cène. On y retrouve les écussons de Bretagne, de Rogier, de Kervéno, de la Morinière, ... Le maître-autel en marbre a été placé en 1779, aux frais du " général " de la paroisse. Les statues tumulaires des ducs Jean II et Jean III, provenant du couvent des Carmes, ont été recueillies dans cette église et réunies sur un socle unique en marbre noir. On y lit l'inscription suivante : L'an 1821, le Conseil général du Morbihan restaura ce mausolée à la mémoire des ducs de Bretagne, Jean II et Jean III. — De tout temps la fidélité bretonne rendit hommage à ses souverains. — Les statues, en marbre blanc, de grandeur naturelle, représentent les deux princes revêtus de leurs armures, la tête nue et les mains jointes. L'écu de Jean II porte l'échiqueté de Dreux, au franc quartier de Bretagne, celui de Jean III d'hermines plein. Les autels latéraux sont dédiés au Rosaire, à saint Joseph, à saint Clément et à sainte Anne. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° La Sainte-Famille, en ville. — 2° Saint-Michel, dépendant anciennement du prieuré de Taupont et rebâtie en 1749 par les soins des religieux ; en 1891, c'est la chapelle du presbytère. — 3° Saint-Antoine, au sud, sur le bord de la route de Vannes : construction avec grand et moyen appareil, de forme rectangulaire, avec contreforts et meneaux flamboyants. — 4° Sainte-Marie, plus au sud, dite aussi « la Chapelette ». — 5° Saint-Joseph, au Roc-Briend, vers le sud-ouest. — 6° Saint-Denis, à l'est, ancienne maladrerie, sur la route d'Augan ; il y avait là des lépreux au XIVème siècle, et plus tard de simples cordiers. Elle est dite « Chapelle de l'Aumônerie » (R. 1680), et tout le village est dit habité par des cordiers et appartenir à des membres d'une famille le Gallu, nom dérivé évidemment des galeux. — 7° Saint-Jean-Baptiste, près de Villenard, vers le sud-est, jadis siège d'une aumônerie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mentionnée dès 1160 en ces termes : Eleemosina de Ploue-Arthmael (Pr. I. 638). Cet établissement dépendait en 1677 de la commanderie de Carentoir, et avait des rentes et des sujets « tant au village dudit Saint-Jean que de la Villenart, la Bretonnière, l'Hospital-de-Bezon et Crancastel ». La chapelle a été depuis rebâtie par la paroisse et est régulièrement desservie le dimanche. En 1680 les châtelains de Quéhéon étaient prééminenciers de cette chapelle, dans laquelle ils avaient un enfeu. — 8° Saint-Roch, à la Couardière, à l'est. Très ancienne chapelle tréviale, dont la cloche porte la date de 1350 ; on y remarque les armes des Lémo, anciens seigneurs du Fief-au-Gaffre, celles des Picaud, seigneurs de Quéhéon, et les statues en bois de saint Roch et de saint Sébastien. — 9° Saint-Samson, à Gourhel, ancienne trève de Loyat ; les seigneurs de la Salle-de-Gourhel en étaient prééminenciers et y avaient leurs enfeus et leurs armoiries. — 10° Saint-Maur, au village de ce nom, au nord-est ; les seigneurs de Rochefort en étaient prééminenciers. — 11° Saint-Joseph, au nord, près de Crancastel. — 12° Saint-Malo, auprès de la gare et du manoir de ce nom ; on y voit encore en 1891 les statues de saint Malo et de saint Méen. — 13° La Trinité, au faubourg Grimaud, appartenait aux seigneurs du Clos-Havart ; elle est en ruines. — 14° Chapelle dite « du Siège Royal de Ploërmel » en l'ancien auditoire ; elle n'existe plus. A cette liste il faut ajouter les chapelles privées, à savoir : celle de Saint-Nicodème de la Motte qui n'offre rien de particulier, et celle de Malleville, qui est assez intéressante. Dédiée à saint Marc, et construite en 1520, dans le style ogival, cette dernière mesure 7 m. sur 5 environ. Les vitraux représentent, au fond, le crucifiement, l'ensevelissement, saint Pierre et sainte Barbe ; à droite la résurrection et saint Armel ; à gauche, saint Claude, avec les écussons de Gaultro et de Rogier. La chapelle domestique de Quéhéon n'existe plus, ni celle de la Gaudinaye, ni celle de la Villebouquay. Quant aux communautés, la plus importante était celle des Carmes, fondée par le duc Jean II, et rebâtie de 1600 à 1620, comme on l'a vu ci-dessus. Le couvent formait un carré, avec un cloître à l'intérieur et une vaste église sur l'un des côtés. On en peut voir la description dans le Dictionnaire d'Ogée, II, 305. Outre le tombeau du duc fondateur et celui de son petit-fils Jean III, on y voyait les sépultures de plusieurs seigneurs, et notamment celles de Philippe de Montauban et de sa femme Anne du Chastelier ; sur un sarcophage, entouré de moines en prières, et surmonté des statues des deux défunts, se lit l'inscription suivante : Cy gist hault et puissant segnr Phls de Montauban, chr, baron de Grenoville, de Basoges et de Sens, vicomte du Bois de la Roche, Chancelier de Bretaigne, fondr. de ceste chapelle, qui décebda à Rennes le premier jour de juillet, l'an mil Vcc XIIII. Dieu luy face pardon, Amen. — Deux autres statues représentent deux dames du Crévy. L'église des Carmes renfermait les chapelles et enfeus qui suivent : — 1° Chapelle et enfeu du Bois de la Roche, du côté de l'épître, sous le vocable de la sainte Vierge, fondée vers 1500 par Philippe de Montauban, qui y fut inhumé avec sa femme, et où furent inhumés plus tard six membres de la famille de Volvire. — 2° Chapelle et enfeu du Clos-Havart, sous le vocable de saint Antoine de Padoue et de saint Julien, située au-dessous de la précédente. — 3° Chapelle et enfeu de Lézonnet, du côté de l'évangile, sous le vocable de sainte Barbe et de sainte Anne, dotée en 1474 de 15 livres de rente par Guillaume de Coëtlogon et Constance du Guémadeuc, son épouse, seigneur et dame du Lézonnet. — 4° Chapelle et enfeu du Crévy, sous le vocable de saint Yves et de sainte Catherine, située du côté de l'évangile ; on y voyait des inhumations des seigneurs du Crévy depuis le XIIIème siècle jusqu'en 1746. — 5° Chapelle et enfeu du Chesne-Oran, située au-dessous de la précédente, portait les armes des Douarain. On trouve des actes relatifs à cette chapelle de 1506 à 1680. — 6° Chapelle et enfeu du Bois-Hélio, près de la porte d'entrée et joignant la suivante. — 7° Chapelle et enfeu de Rohallaire, au-dessus de la précédente, dite aussi " chapelle des Parcheminier ", car elle fut fondée au XIVème siècle par des Parcheminier, seigneurs de Rohallaire. — 8° Chapelle et enfeu de la Ville-Déné, qui appartenait aux Rogier du Crévy. — 9° Chapelle et enfeu de Boyac, dont le vitrail portait les armes des le Goaesbe. — 10° Chapelle et enfeu des Molac, fondée en 1458 par Guyon de la Chapelle et de Molac, et Marguerite de Malestroit, et dotée de 100 sols de rente. Ce couvent, vendu pendant la Révolution, privé peu après de son église, a été racheté en 1879, par l'Évêque de Vannes, au nom de son diocèse, pour y maintenir un collège ecclésiastique transformé ensuite en petit séminaire. On y a bâti à la fin du XIXème siècle une chapelle en l'honneur de la très sainte Vierge. Un autre établissement, antérieur probablement au précédent, était le prieuré de Saint-Nicolas, dépendant de Marmoutier, ordre de Saint-Benoît, et fondé on ne sait par qui, à moins que ce ne soit par les vicomtes de Porhoët. Habité par des religieux à l'origine, il fut abandonné de bonne heure et finit par tomber en commende. Il servit d'asile provisoire aux Carmes de 1592 à 1620, comme on l'a vu. Pour le rendre plus important, on lui annexa les prieurés de Saint-Martin de Trédion et de Saint-Nicolas de Guer. A la Révolution on vendit nationalement la chapelle, la maison prieurale, le jardin et le verger qui en dépendaient : la chapelle a disparu depuis. Les Carmélites de l'ancienne observance s'établirent à Ploërmel en 1627, et furent tirées de la maison de Nazareth de Vannes. Leur couvent, en forme de rectangle, avec un cloitre à l'intérieur, eut, à l'un de ses angles extérieurs, une chapelle ornée de colonnes de marbre et de belles statues. On y remarque particulièrement un retable à trois étages, richement sculpté. Ce monastère, aliéné à la Révolution, a été racheté en 1810 par les Ursulines, qui y tiennent un pensionnat et des écoles florissantes. Les Ursulines, établies à Ploërmel en 1624, étaient venues de Rennes, sous la conduite de la mère Amaury Trochet, dite Marie de l'Incarnation. Les bâtiments du monastère furent commencés en 1627 et se complétèrent par la construction d'une chapelle et des murs de l'enclos, entre les routes de Vannes et de Josselin. La chapelle était remarquable, et aux jours de fête elle était décorée d'une magnifique tapisserie d'Aubusson, représentant la vie de saint Augustin. Vendu pendant la Révolution avec ses dépendances, ce couvent est devenu, en 1824, la maison-mère des frères de J.-M. de La Mennais. L'hôpital, mentionné dès le XIIIème siècle, à l'occasion de l'établissement des Carmes, était sur la route de Josselin. Il avait un chapelain, un gardien et une gardienne, pour prendre soin des pauvres et des malades. L'ancienne chapelle de l'hôpital de Ploërmel renfermait l'enfeu des seigneurs de la Chapelle : Pierre de la Chapelle y fut inhumé vers 1340, dans le tombeau de son père, Olivier de la Chapelle. Deux soeurs de Saint-Thomas de Villeneuve y furent appelées en 1666. En 1685, il fut uni à l'Hôpital général, fondé cinq ans auparavant dans le faubourg Grimaud. En 1694, une directrice laïque remplaça les soeurs, sous le contrôle d'une commission administrative. Bientôt l'ancien hôpital fut remplacé par une caserne, et l'hôpital général fut reconstruit en 1747 par les soins de Mlle Delourme ; la chapelle fut dédiée à N.-D. de la Providence et à saint Yves. Cet établissement reçut encore plus tard de nouvelles additions, traversa la Révolution sans trop de pertes, et fut confié en 1804 aux Filles du Saint-Esprit. C'est dans la chapelle de cet hôpital, que se réunissaient en dernier lieu les membres de la confrérie du T.-S.-Sacrement et ceux des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie. De nombreuses fondations et chapellenies, dont le détail serait fastidieux, se desservaient dans l'église paroissiale et dans les chapelles des communautés de la ville. Tout cela nécessitait un clergé nombreux. Aussi dès 1617 le corps de ville avait fondé une communauté de dix prêtres du choeur, dans l'église paroissiale, chargés d'y célébrer tous les jours une grand'-messe et d'y chanter les vêpres. Le recteur de Ploërmel, à la nomination libre du pape ou de l'évêque de Saint-Malo, jouissait de la dîme et du casuel de sa paroisse, mais il avait à payer des curés à la Chapelle et à Ploërmel ; aussi son revenu net en 1730 n'était évalué qu'à 890 livres. A la même époque, le revenu net des Carmes était de 600 livres, celui de Saint-Nicolas de 923, celui des Carmélites de 1928 et celui des Ursulines de 1185. La fête de saint Armel se célébrait avec une grande solennité. Au commencement du XVIIème siècle, un prêtre nommé Baudeville, maître d'école à Ploërmel, imagina de mettre en vers la vie de saint Armel et de la faire jouer sur le théâtre comme les anciens mystères. Cette tentative eut un plein succès, et la pièce, malgré sa médiocrité, eut le mérite d'intéresser chaque année les auditeurs, jusqu'à l'époque de la Révolution. Ploërmel faisait partie du doyenné de Beignon et de l'archidiaconé de Porhoët, au diocèse de Saint-Malo. En 1790, il fut érigé en chef-lieu de canton et en chef-lieu de district du département du Morbihan. Il eut dans son canton : Gourhel, Montertelot et Guillac ; et de plus dans son district : Campénéac, Augan, Beignon, Saint-Malo-de-Beignon, Guer, Monteneuf, Caro, la Chapelle, Saint-Abraham, Monterrein, Réminiac, Ruffiac, Saint-Nicolas-du-Tertre, Malestroit, Sérent, Saint-Guyomard, Lizio, Le Roc-Saint-André, Loyat, Taupont, Guilliers, Néant, Concoret, Tréhorenteuc, Mauron, Saint-Léry, Saint-Brieuc et Brignac. En 1791, le recteur, M. Vavasseur, à la tête de ses curés refusa le serment, et fut bientôt remplacé par un intrus. On vendit ensuite nationalement une prairie appartenant au recteur, une maison et jardin de la rue des Forges, appartenant à la communauté des prêtres, plusieurs immeubles dépendant de la fabrique, la dotation de diverses fondations, les couvents énumérés ci-dessus et toutes leurs dépendances. En 1794, le 3 octobre, M. Gougeon, diacre de Ploërmel, fut guillotiné à Lorient. En 1800, Ploërmel devint le chef-lieu d'un arrondissement composé des anciens districts de Ploërmel et de Josselin. L'année suivante, son canton s'augmenta des communes de Campénéac, Loyat et Taupont, et céda Guillac à Josselin. En même temps, en vertu du Concordat, il fut régulièrement attaché au nouveau diocèse de Vannes. C'est en 1824, comme on l'a dit, que J. M. de La Mennais acheta l'ancien couvent des Ursulines, et en fit la maison-mère de ses frères. Depuis cette époque, l'établissement a pris des développements considérables, une vaste chapelle y a été construite, et l'Institut s'est répandu jusqu'aux colonies françaises. En 1854, on y établit un collège ecclésiastique, qui depuis a été transféré aux Carmes. Le fondateur des Frères et le bienfaiteur de la ville est mort le 26 décembre 1860. Ploërmel est la patrie du prêtre Hayart, traducteur des fragments d'Aristote ; du carme Ange dû la Passion, auteur de plusieurs ouvrages religieux, mort à Rennes en 1734 ; du général de la Boissière, instigateur des progrès agricoles dans le pays ; du général Dubreton, célèbre par la défense de Burgos et par la retraite du Hanovre, où il se couvrit de gloire ; de Mgr Guilloux, archevêque de Port-au-Prince, en Haïti (1871-1885) (J-M. Le Mené - 1891).

l'église Saint-Golven au Vieux-Bourg de Taupont (XV-XVIème siècle). Le retable du maître-autel date de 1680. Le calvaire date du XVIème siècle ;

la chapelle Saint-Roch (XIVème siècle), située à La Couardière. L'édifice est de forme rectangulaire. Une cloche date de 1378 (ou 1350). Cette chapelle dépend primitivement de la seigneurie Gaffre, puis des familles Lémo, Lézonet, Kerméno et Picaud. On y voit des écussons portant les armes des Lémo, seigneurs du Fief-au-Gaffre, et des Picaud, seigneur de Quéhéon. A l'intérieur, un tableau du XVIIème siècle représente saint Roch et saint Sébastien entourant la Vierge. On y conserve deux statues de bois du XVIème siècle : saint Roch (en pèlerin de Compostelle) et saint Sébastien ; 

la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Il s'agit de l'ancienne chapelle de l'aumônerie des Hospitaliers de Villenard (ou Villenart), qui dépendait de la commanderie de Carentoir et dont l'existence est connue depuis 1160. Elle a été entièrement reconstruite au XIXème siècle ;

Nota 2 : M. Ropartz, dans son intéressant opucule sur Ploërmel, parle en ces termes de l'hôpital ou aumônerie de Villenart : "Dans cette charte de Conan IV, datée de l'an 1160, et par laquelle il sanctionne les possessions de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem en Bretagne, est mentionnée l'aumônerie de Ploue-arthmaël eleemosina de Ploue-Arthmaël. Cette désignation convient parfaitement à la commanderie de Saint-Jean-de-Villenar, près de Ploërmel , qui fut, jusqu'à la Révolution, à l'Ordre de Malte héritier des Hospitaliers, et il ne faut point chercher ailleurs l'aumônerie de Ploërmel. C'est aujourd'hui une chapelle paroissiale, et la tradition affirme que, dans le trésor de cette chapelle figurerait, ou aurait autrefois figuré, singulière relique, un des deniers de Judas" (Notice sur la ville de Ploërmel). Voyons maintenant ce qu'était cet hôpital en 1677 (aveu de 1677) : "Item, dépend de ladite commanderie (de Carentoir) un autre membre appelé Saint-Jan-de-Villenard, paroisse de Ploërmel, consistant en une chapelle fondée de monsieur saint Jan-Baptiste, en laquelle tombent quelques aumosnes et oblations que le commendeur prend et perçoit ou son chapelain pour luy, et à cause dudit fief sont deubs nombre de rentes et debvoirs seigneuriaux, par les hommes et subjects demeurants tant au village dudit Saint-Jan que de la Villenart, la Bretonnière, l'Hospital, de Bizon et Crancastel, une maison au village de Loyal en la paroisse de Néant, un autre village appelé L'Hospital de Néant". Le temple de Guillac et L'Hospital-aux-Robins faisaient jadis partie du domaine de l'Hôpital-de-Villenart, mais ils avaient été échangés par le commandeur Pelletier et il y avait à ce sujet, procès entre les successeurs de ce commandeur et le sieur de Gachon. Le commandeur du Buisson parle aussi de la chapelle de Villenart : " auquel lieu (de Villenart) il y a une chapelle fondée de Saint Jean- Baptiste, sur la grande porte de laquelle il y a un chapitrel refait tout de neuf par le dit du Buisson, en laquelle y a la garniture d'un autel pour y faire le service divin avec une cloche dans un arbre au devant d'icelle chapelle, auteur de laquelle est un cimetière tourné de murailles (ladite chapelle) couverte d'ardoises, carrelée et vittrée est en bon et deub estat ; il y a un coffre à serrer les ornements acheptés par ledit du Buisson". Il y avait une juridiction seigneuriales à Villenart appartenant au commandeur de Carentoir : "auquel lieu de Saint-Jean-de-Villenart (le commandeur) a droit de haute, moyenne et basse justice, scels à contrats, lods, ventes, deshérences, successions de bastards, ayant officiers crées pour exercer ladite juridiction qui a accoustumé s'exercer soubs le chapitreau de ladite église, quand besoing est". Du temps du commandeur du Buisson, les officiers de Villenart étaient : " séneschal, M. Laurent Guymard, procureur fiscal, Pierre Guymard, et greffier, M. Jan Lebrel, avec des nottaires et sergents, tous demeurants en la ville de Ploërmel, à distance d'une lieue". A cette même époque, l'hôpital de Villenart était affermé "à M. Jan Marchand, fermier du temple de Carentoir, pour la somme de quarante cinq livres par an". On voit d'après cela que Saint-Jean-de-Villenart n'était point un bénéfice important. Aussi la déclaration de 1755 l'appelle-t-elle : "un petit membre appelé l'Hôpital-de-Saint-Jean-de-Villenart, consistant en fief, rentes et dixme". Ce sont, dit un autre titre du même temps , " quatre petits fiefs situés en plusieurs paroisses aux environs de Ploërmel". On y ajoute que les vassaux "payent (au commandeur de Carentoir) vingt-cinq livres pour n'estre assujetis à aucun moulin" et que " la chapelle est étayée en dedans et dehors", ce qui prouve qu'elle menaçait alors ruine (aveu de 1677 - Etat vers 1644 - Etat vers 1740 - Archives de la fabrique du Temple de Carentoir - l'abbé Guillotin de Corson).

la chapelle Saint-Maur (XIVème siècle), située à Tréhorenteuc. Elle est fondée par la famille Quéjeau ou Quéjau, reconstruite au début du XVIIème siècle par les seigneurs de Rochefort, et restaurée en 1924. Elle conserve quelques vestiges d'origine, en particulier un bénitier en granit qui se trouve près de la porte Sud ;

la chapelle Saint-Antoine (XVème siècle), située route de Vannes et fondée en 1430 par le duc de Bretagne, Jean V. L'édifice est de forme rectangulaire. Autrefois, deux foires annuelles se tenaient près de la chapelle ;

la chapelle Saint-Joseph (XVI-XVIIème siècle), située au Roc-Briend. Elle était dédiée jadis à saint Nicodème. Une autre chapelle Saint-Joseph aurait été reconstruite au XVIIIème siècle, au village de Crancastel ;

la chapelle Saint-Marc du château de Malleville (1520), propriété de la famille Gombert au XIVème siècle. La tradition raconte que Marc Audran, seigneur de Malleville, est assassiné par son frère Yvon, aidé de son cousin, Jean Gombert. Yvon Audran, en expiation de ce meurtre, fait édifier la chapelle de Malleville et donne en plus un vitrail à l'église de Ploërmel. Les armes des Gombert sont représentées sur les vitraux de la chapelle. Il s'agit d'un petit édifice, presque carré, avec un choeur à trois pans formant chacun un pignon décoré de crochets et d'animaux. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée à entraits et sablières sculptés. On y trouve, au fenêtres du choeur, de beaux vitraux du XVIème siècle, représentant : - au centre, le Crucifiement, La Mise au Tombeau, saint Pierre et sainte Barbe, - à gauche, saint Claude avec des écus armoriés (Rogier), - à droite, la Résurrection et saint Armel ;

la chapelle des Carmes (XVIIème siècle). Cette chapelle était jadis sous le patronage de Notre-Dame des Sept douleurs. C'est dans cet édifice qu'ont lieu, en mars 1789, les réunions pour l'établissement du cahier de doléances de Ploërmel. La chapelle est rendue aux Ursulines après 1827. En 1932, les Ursulines sont remplacées par les soeurs de Jésus de Kermaria. Les seigneurs de Morfouace y possédait, semble-t-il, jadis un enfeu ;

la chapelle Saint-Denis (XVIIIème siècle). Cette chapelle, appelée jadis le temple des lépreux, est reconstruite au XVIIIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle de Cordeliers, mentionnée dès le XIVème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Malo (XVIIème siècle). Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire où l'on conservait jadis deux anciennes statues en bois de saint Malo et de saint Méen ;

l'ancienne chapelle Sainte-Marie. Il s'agit d'une toute petite chapelle rectangulaire, construite au XVIIème ou XVIIIème siècle, dans un lieu isolé ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel. Elle dépendait du prieuré de Taupont et elle est reconstruite en 1749. Elle a servi aussi de chapelle du presbytère ;

l'ancienne chapelle de la Sainte-Famille, édifiée au bourg de Ploërmel au XIXème siècle ;

la chapelle Saint-Nicodème. Il s'agit de la petite chapelle privée du château de la Motte, édifiée au XVIIIème siècle ;

la chapelle de l'ancien hôpital de Ploërmel (1747), dédiée à Notre-Dame de la Providence et à saint Yves ; 

l'ancien prieuré Saint-Nicolas de Ploërmel, dépendant de l'abbaye de Marmoutier et aujourd'hui disparu. Le prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel est fondé, semble-t-il par le duc Conan III dit le Gros, en faveur de l'abbaye de Marmoutier, au commencement du XIIème siècle. Un aveu, fourni le 15 juin 1562 par le prieur commendataire Nicolas du Bouays, cite : "- L'église ou chapelle du d. prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel, la maison et le jardin, contenant environ 5 hommées ; item un pré en Taupont, jouxte la rivière qui descend des moulins du Duc, contenant environ une hommée et demie ; - La grande dixme de Ploërmel, valant environ 30 mines, la dixme de Trévalléon en Ploërmel, valant 10 mines ; la dixme des Alles, valant 10 mines ; la dixme de Quéhéon ou de Rochefort, valant 4 mines, et la dixme de Monterrin, 3 mines ; - Les rentes par deniers dues au fief du prieuré, montant à 3 livres, 1 sol, 1 denier ; le devoir de coustume sur les animaux vendus à Ploërmel le 21 décembre, valant 20 sols". Le 23 octobre 1563, le fief et la juridiction du prieuré sont engagés à Arthur Le Febvre, pour 265 livres, afin de payer les taxes. En 1729, le prieur de Saint-Nicolas et de ses annexes accuse un revenu brut de 1 091 livres 10 sols, dont il faut défalquer 167 livres 16 sols pour les charges. Cela n'empêche pas le roi Louis XVI d'assigner une pension viagère de 720 livres sur ce bénéfice en 1782. La Révolution vient bientôt confisquer tout. La chapelle Saint-Nicolas, la maison, le jardin et le verger sont vendus, le 15 mars 1791, à J. P. Fabre, de Vannes, pour 5 425 livres ; le pré de Taupont est adjugé le 11 août 1798, à R. Robert, pour 2 217 livres (J. M. Le Mené) ;

le cloître du monastère des Carmes (XIIIème siècle), fondé par le duc de Bretagne Jean II en 1273. Détruit en 1592, au moment des guerres de la Ligue, puis reconstruit au XVIIème siècle. Dans ce cloître, on a conservé autrefois la statue gisante en marbre, du XIVème siècle, de Jeanne de Léon, épouse de Jean de Derval, seigneur de Crévy, et surtout le beau tombeau en granit de Philippe de Montauban et de son épouse, dont les statues gisantes reposent sur un socle avec pleurants finement sculptés : ce tombeau, provenant comme le premier de l'ancienne chapelle, est daté de 1514 (aujourd'hui dans l'église Saint-Armel). A noter que les Carmélites de l'ancienne observance s'installent à Ploërmel en 1627. Leur chapelle, construite peu après, est un édifice de style pseudo-classique, dont la façade est ornée d'ordres superposés et surmontée d'un fronton triangulaire. A l'intérieur, on remarque, outre de belles statues de marbre du XVIIIème siècle, un retable à trois étages de la même époque, richement sculpté. De l'ancien monastère, il subsiste la colonnade qui date de 1604. Le cloître actuel date de 1881. La chapelle actuelle des Carmélites date de 1888 ;

le manoir du Clos Hazel (XIV-XVIème siècle), propriété à l'origine de la famille Hazaye. Les portes et fenêtres portent des ornements et écussons sculptés ;

le cloître du couvent des Ursulines (XVII-XVIIIème siècle). Le monastère (Sacré-Coeur) avait été à l'origine édifié pour recevoir les carmélites qui sont chassées de Ploërmel en 1791. Les premières constructions datent de 1627. En 1811, l'édifice est mis à la disposition des Ursulines de Ploërmel. Celles-ci l'occupent durant tout le XIXème siècle et en sont chassées en 1906. A noter que les Ursulines s'installent à Ploërmel en 1624. La chapelle des Ursulines date de 1750. Elle est transformée entièrement lorsque les frères de La Mennais s'installent dans le couvent en 1824. Au milieu du cloître carré, qui compte huit arches en plein cintre de chaque côté, se dresse un calvaire. La chapelle renferme plusieurs retables et un tableau du XIXème siècle du peintre rennais Chalette. Le cloître, la chapelle, les cellules moniales, la galerie, le réfectoire, le grand escalier sont classés. L'ensemble du Sacré-Coeur, aujourd'hui propriété de la commune de Ploërmel, a été détruit par un incendie la nuit du 1 au 2 mars 2006 ;

la croix de la Couardière ;

la croix templière de la Motte ;

les croix Guyot, situées à Bezon. Elles aurait été élevées par un menuisier de Bezon, nommé Guyot ;

la croix de Roblin (XVème siècle). De chaque côté apparaissent les donateurs ;

la croix Dom Jan (XVIème siècle) ;

la croix fleurie (XVIIème siècle). Elle dite aussi "croix au mort". Sur sa face postérieure se trouve l'inscription "P. Roulin", et une date : 1619 ;

le manoir de Saint-Malo (XVème siècle), érigé par la famille Rohan en remplacement d'un château primitif signalé en 1257 et propriété de Jean Ier. La seigneurie possédait jadis un droit de haute justice. Le château primitif est cédé en 1427 par le duc Jean V à Alain VIII de Rohan. Il devient ensuite la propriété successive des familles Keradreux (1432), Salmon (1479), du Beysit (en 1594), Guillot (en 1609), Dumay (vers 1660). Les Ursulines de Ploërmel font l'acquisition du château en 1677. Vendu comme bien national à la Révolution, il devient alors la propriété de la famille Le Goaesbe, puis de la famille Mesny. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le château de Saint-Malo (1900), édifié par la famille Mesny, non loin de l'ancien manoir. Propriété successive des familles La Boessière (en 1914), La Bourdonnaye (en 1934) et Simon (en 1988) ; 

le château de Boyac ou Boyeac (XV-XVIIème siècle), propriété de la famille Thébaud (vers 1440, Lorans Thébaud en 1480), Luxembourg (en 1599), Le Goaesbe de Bellée (jusqu'à la Révolution), de l'abbé Jean-Marie Robert de La Mennais (en 1826), de la famille Préaudeau, du marquis de la Boissière ou Bouessière (en 1898), de la famille La Bourdonnaye, de la comtesse Louis de Lambilly et de la famille Henneton (en 1987). La seigneurie est mentionnée dès le XIIème siècle. Le château est en cours de restauration ;

le château de Malleville (1520). La seigneurie possédait autrefois un droit de moyenne justice et une chapelle privée dédiée à Saint-Marc. Propriété successive des familles Gombert (au XIVème et XVème siècles, Pierre Gombert en 1480), Audren (vers 1500), Gaultro (en 1540), Picaud (en 1556), Bréhault (entre 1580 et 1602), Audren (en 1623), Boisgelin (en 1680), La Bourdonnaye, Le Seneschal (en 1710), Allart (en 1753) et du marquis de La Bouessière (en 1792). Le château est restauré au XVIIème siècle et le marquis de La Bouessière le modifie à nouveau entre 1835 et 1845. Il a été occupé par les troupes allemandes entre 1940 et 1944. Il est aujourd'hui la propriété de la comtesse Louis de Lambilly, née La Bourdonnaye. On y voit une chapelle privée ayant des vitraux du XVIème siècle. Depuis 1905, le parc du château de Malleville est aménagé en hippodrome ;

l'ancien château du Bois-Hélio, aujourd'hui disparu. Siège d'une ancienne seigneurie ayant un droit de haute justice et ayant appartenu  successivement aux familles Bois-Hélio (aux XIVème et XVème siècles), Bois-Jagu (en 1513), L'Espinay (en 1610), Gourdan (en 1630), La Fresnais (en 1679), puis aux Carmel de Ploërmel et à la famille Boisbaudry (au XIXème siècle) ;

le château de Ker-Armel ou de Ker-ar-Beg (1906-1908). Ancien hôtel, il est occupé aujourd'hui par la maison de retraite des Frères des Ecoles Chrétiennes et par une communauté des Filles de Jésus ;

le manoir ou château de la Motte (XIV-XVème siècle), propriété de la famille Henry en 1480, 1513, 1600 et jusqu'en 1654. Les Henry sont les seigneurs de Quengo, de Hardouin, Boishélio et du Hardat. On mentionne Etienne de La Motte en 1480. Au XVIIIème siècle, le manoir est la propriété de la famille Fablets (ou la Motte-Fablets), puis des familles Peschard (en 1864), Pelletier et Bahier (en 1978). Le manoir possède une chapelle privée dédiée à Saint-Nicodème ;

le manoir du Clos-Hazel (XV-XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Hazel et Rogier (en 1513). Le manoir est acquis ensuite vers 1650 par les Ursulines de Ploërmel. Il est vendu comme bien national sous la Révolution ; 

le manoir de Morfouesse ou Morfouace. Propriété successive des religieuses de l'Abbaye de la Joie, d'Ollivier II, du vicomte de Rohan (1306-1326), de Jean Ier (1352-1396), des familles Picaut ou Picaud (Jacques Picaud en 1480), Richard (en 1677), Le Milloch (en 1725) et Ropartz (en 1894). Du Halgouët signale que "Olivier II, vicomte de Rohan de 1306 à 1326, acquiert sur les religieuses de l'abbaye de la Joie le manoir de Morfouesse, près de Ploërmel. Par la suite le vicomte Jean de Rohan (1352-1396) donne le manoir à Eon Picaut". En 1636, Jacques Picaud et Louise de Langle sont qualifiés des titres de "seigneur et dame de Morfouace". Cette seigneurie possédait un droit de moyenne justice ;

le manoir de Quéhéon (XIV-XVème siècle), restauré au XVIIème siècle. Propriété successive des familles Quéhéon (en 1373 et en 1495), Guiny (en 1436, Guillaume Du Guyny en 1480), Rogier (en 1560), Picaud (en 1590), du Breil de Pontbriand de La Caulnelaye (en 1807) et Roquefeuil. Le manoir possédait jadis une chapelle privée ; 

le manoir de Malakoff, propriété de la famille Menanteau ;

la fontaine Saint-Armel (XVIème siècle). Elle abrite une statue de saint Armel et, au-dessus de la voûte, se trouve un écusson soutenu par deux anges ;

la fontaine Saint-Roch ;

la maison des Marmousets (1586), située rue Beaumanoir et édifiée par Jean Caro. On y trouve sur la façade, une statue qui date de 1586 ;

la maison des ducs de Bretagne (1150), située rue Beaumanoir. Les ducs y logent jusqu'au XIVème siècle. Plusieurs actes y sont signés et plusieurs réunions y ont lieu dont celle du 10 avril 1240, où le duc Jean Ier proclame l'édit qui chasse les juifs de Bretagne, ainsi que celle de 1580, où est sanctionnée la réformation de la coutume ; 

le café des quatre soldats (XVIème siècle). Il s'agit de l'ancien hôtel Goaesbé ayant appartenu à la fin du XVIIème siècle au châtelain du Crévy, sergent féodé de Ploërmel ;

la maison bigarrée (1669), située rue des Franc-Bourgeois. On voit un croissant sculpté au-dessus de la porte ;

la maison (XVIIème siècle), située place La Mennais. Elle est encore appelée hôtel de La Houle et a été construite en 1610 ;

le pont de la Trinité (1882) ;

l'Hôtel de Ville (1890), oeuvre de l'architecte Honoré Pierre Le Marcier ;

la chaumière (Moyen Age), située au Hino ;

la Congrégation des Frères (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d'un ancien couvent des Ursulines ;

5 moulins dont le moulin à eau Millet, et les moulins à vent de Gourbet, de la Chapelle, de Malville, du Bois-Hello. L'Etang du Duc (ou des Grands Moulins) fait mouvoir plusieurs moulins ; 

A signaler aussi :

les rochers de la Valette (mégalithes) ;

l'allée couverte de La Ville-Bouquet (vers 2 500 ans avant Jésus-Christ). Cette allée est encore appelée "la Maison du Diable" ;

les remparts (XIIème siècle). Ploërmel était autrefois une ville close et comportait douze tours. Plusieurs fois assiégée, la cité résiste aux ligueurs. Le dernier siège de Ploërmel remonte à 1594. Les remparts sont démolis au XVIIème siècle. Il subsiste quelques vestiges, notamment la tour des Thabors ;

l'étang du duc (XIIIème siècle). Il s'agit d'une ancienne propriété du duc de Bretagne. Une usine électrique y est construite en 1892 par le marquis de La Boissière ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOERMEL

Quant au territoire de Ploërmel, en laissant de côté sa trêve de la Chapelle, voici la liste alphabétique de ses seigneuries particulières, tirée des notes de M. X. de Bellevue :

1° Beaumont, aux Pellerin 1550 et 1600, Cado 1640, Charpentier 1664.

2° Bezon, aux le Goaesbe 1540, Picaud 1564, Moro 1588, le Goaesbe 1749.

3° Le Bois-Hélio, haute justice, avec chapelle et enfeu dans l'église des Carmes de Ploërmel, aux du Bois-Hélio XIVème et XVème siècles, du Bois-Jagu 1513, de l'Espinay 1610, puis par alliance aux Gourdan 1630, aux de la Fresnais 1679, puis aux Carmes de Ploërmel, vers 1891 aux Boisbaudry.

4° Le Bois-Josselin, aux Mauléon 1427 et 1513, Lezenet 1580, par alliance aux Lémo 1603, aux Kerméno 1627, par acquet aux Josse 1667, puis aux Picaud.

5° Boyac, moyenne justice, avec chapelle et enfeu dans l'église des Carmes de Ploërmel, aux Thébaud 1440, Luxembourg 1599, le Goaesbe jusqu'à la Révolution ; maison de campagne de l'abbé J. de la Mennais 1830, vers 1891 aux Préandeau.

6° Brango, aux Brunel, 1513 et 1590, aux Robert 1607.

7° Camayon, aux Camayon, puis aux Charpentier.

8° La Chapelle, aux Cado.

9° La Chesnaye, aux Pellerin 1560.

10° Le Chesne-Oran, moyenne justice avec chapelle et enfeu en l'église des Carmes de Ploërmel, aux le Douarin R. 1440, 1513, 1680, qui vendirent cette seigneurie en 1739 aux Picaud de Quéheon.

11° Le Chesne-Vert, aux Houet en 1659 et 1750.

12° Le Clos-Havart, haute justice avec chapelle et enfeu en l'église des Carmes de Ploërmel, aux Havart XIVème siècle, puis aux Normant de la Villefief qui le portèrent par alliance aux Belloüan 1401, aux le Prestre R. 1513, puis aux Picaud 1540, aux Boscher 1650, aux Dumay 1680, aux le Cazdre 1712.

13° Le Clos-Hazel aux Hazel, puis aux Rogier 1513, qui le vendirent en 1650 aux Ursulines de Ploërmel, vendu nationalement en 1794.

14° Crancastel, aux Le Cazdre 1660, puis par alliance aux Gaillard 1712.

15° La Croix-au-Loup, aux Audren 1630 et 1679.

16° Les Croslais, aux Perret au XVIIème siècle.

17° Le Gaffre, haute justice avec auditoire, et chapelle Saint-Roch à la Couardière, anciennement aux de Lémo, dont les armes se voient encore dans l'intérieur de la chapelle, puis aux Voisin qui le portèrent par alliance aux Desgrées de la Touraille en 1530. Il vint depuis aux Picaud de Quéhéon, dont les armes sont sculptées sur la porte sud de ladite chapelle, et en 1680 aux Fabrony de la Garoulaye.

18° La Garoulaye, moyenne justice avec enfeu dans la chapelle de Gerguy, anciennement aux Normant qui le portèrent par alliance aux du Guiny vers 1430, qui le portèrent également par alliance aux Bréhault vers 1598, et ceux-ci aux Fabrony en 1617, dont les héritiers la vendirent en 1856 aux du Boisbaudry.

19° La Gaudinaye, haute justice, aux du Gué ? aux Coëtlogon dès le XIIIème siècle et jusqu'à la Révolution ; puis aux du Breil de Pointillant de la Caulnelaye par acquet fait vers 1850.

20° Gourhel (la Salle de), haute justice, anciennement aux Parcheminier, qui la portèrent par alliance en 1509 aux le Prestre, qui la portèrent également par alliance en 1573 aux Larcher ; ceux-ci semblent l'avoir vendue aux Charpentier vers 1620, desquels elle vint par alliance en 1720 au Quifistre de Bavalan.

21° La Grée-Bernard, aux Bernard, puis aux le Goaesbe 1600, et aux Cado 1669.

22° Le Hangeul, anciennement aux Le Douarain, puis aux Guimart et aux Mahé.

23° Le Harda, anciennement et jusqu'en 1730 aux Charpentier, puis aux Picaud.

24° Malleville, moyenne justice, avec chapelle et enfeu en l'église Saint-Armel, aux Gombert, qui la vendirent vers 1500 aux Audren ; aux Gaultro 1540, par alliance aux Picaud 1556, aux Brébault 1580 à 1602, aux Audren 1623, aux Boisgeslin 1680, aux le Séneschal par alliance en 1710, aux Allart en 1753, qui la portèrent par alliance en 1792 aux la Bouessière.

25° Morfouace, moyenne justice, avec enfeu dans l'église des Carmes de Ploërmel, aux Picaud dès 1230, qui la vendirent aux Richard en 1677, qui la portèrent aux le Milloch en 1725 ; aux Ropartz vers 1891.

26° La Morissais, aux Le Goaesbe 1629, qui la portèrent par alliance aux Dumay en 1670, et ceux-ci aux Gaillard de Kerbertin en 1786.

27° La Motte, aux Henry, 1480, 1513, 1600.

28° La Pérouse, aux seigneurs du Crévy.

29° Les Petits-Prés, aux Audren 1625, puis par alliance en 1666 aux Maubec.

30° La Porte-Bergaud, aux Gombert en 1423, aux Bégasson 1650, par alliance en 1686 aux Grignard de Champsavoix, aux Orieulx en 1754.

31° Quéhéon, haute justice, avec chapelle et enfeu dans l'église Saint-Armel, justice à quatre pots, droits de menée et de la foire de Pâques-Fleuries à Ploërmel ; anciennement aux Quéhéon 1373 et 1495, aux du Guiny 1436, qui la vendirent aux Rogier vers 1560 ; ceux-ci la portèrent par alliance en 1590 aux Picaud, et ceux-ci en 1807 aux du Breil de Pontbriand de la Caulnelaye.

32° Roblin, aux le Goaesbe 1544, aux Morice 1591, aux Gâtechair 1641.

33° Ronsouse, aux Perrotin 1423 et 1440, aux Bellouan qui la vendirent vers 1507 aux Audren ; aux Potier de la Houssaye au XVIIIème siècle.

34° Rochefort, aux Cado 1580, qui la vendirent en 1603 aux l'Espine, qui la portèrent par alliance aux Abillan en 1665, puis aux le Goaesbe.

35° Saint-Antoine, seigneurie et chapelle, aux le Roy, R. 1513, aux Labbé 1600, qui la portèrent par alliance en 1668 aux Botmiliau.

36° Saint-Malo, aux Rohan, puis aux Keradreux 1440, aux Salmon 1507 qui Pavaient eue des d'Aron et la portèrent aux Guillot vers 1601, aux Dumay 1666, qui la vendirent aux Ursulines de Ploërmel en 1677 ; vendue nationalement à la Révolution.

37° La Touche-au-Ny, aux le Ny, aux Bigarré 1598, aux Houët par alliance 1620 et 1682 ; aux Fablet 1704, aux Gaillard 1750, 1782 aux Noël de la Touche 1820, aux Montfort vers 1830.

38° La Vieille-Cour, aux Bestanc 1389, puis par alliance en 1420 aux Mauléon, en 1448 aux du Quengo, 1530 aux Henry, en 1602 aux Picaud ; vers 1891 aux Carheil par héritage des Picaud.

39° La Ville-au-Ny, aux le Ny, aux Maizaud R. 1513, aux Ruaud 1610 et par alliance aux Rozé 1630 et 1689 ; puis aux Nayl en 1755.

40° La Ville-Bernier, aux la Houlle 1539 et 1550, puis aux Charpentier 1630 et 1664.

41° La Ville-Bouquay, aux Quélen dès 1200, puis aux Bonin.

42° La Ville-Jarno, aux Jarno, avec l'Abbaye Jarno en Guer, aux Boislève en 1420.

43° La Villenard, aux Brunard R. 1440 et 1513 ; aux la Houlle 1568, qui la portèrent par alliance aux Doulsay en 1617, ceux-ci la vendirent aux Labbé 1664, qui la portèrent par alliance en 1676 aux le Douarain ; elle vint au XVIIIème siècle aux Fabrony, dont les héritiers l'ont vendue vers 1860 aux Savignhac ; vers 1891 aux du Boisbaudry.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Ploërmel.

Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 26 nobles de Ploërmel :

les héritiers d'Olivier BRICET (2 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers d'Olivier BRICOT (2 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume BRUNART de Villemard (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Olivier CHIEFDOR (20 livres de revenu) : défaillant ;

Gilles DE COETLOGON de Gaudinaie (1000 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Pierre DE KERADREUX (400 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ;

les héritiers Guillaume DE LA HOULLE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Etienne DE LA MOTTE de la Motte, l'héritière Armelle épouse Guillaume Henry (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Maître Alain DE QUELEN de Villeboucais, aumônier de la duchesse (100 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ;

Pierre DOUARAIN de Chesnoran (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume DU GUYNY de Quéhéon (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan EON (10 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume EON (2 livres de revenu) : anobli, comparaît avec sa robe ;

Pierre GOMBERT de Malleville (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Armel GUERIN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan GUILLAUME (5 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers Pierre HENRY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

la fille de Pierre LE PARCHEMINER (80 livres de revenu) : défaillant ;

Armel LE PARCHEMINER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Maître Jehan LE PARCHEMINER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Rolland LE ROUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume MAULEON, sieur du Boisjocelin (120 livres de revenu). Jehan, le fils, est trésorier de l'Epargne du duc  ;

Jacques PICAUD de Morfouace (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre SALMON (20 livres de revenu) : défaillant ;

Lorans THEBAUD de Boyeac (20 livres de revenu), remplacé par Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan VOYSIN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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