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Vie de Saint-Armel

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Né vers 482 dans la Grande Bretagne, en la province de Cornouailles, de parents nobles et riches, il se fît prêtre et quitta son pays avec quelques-uns de ses confrères pour aller évangéliser la Bretagne-Armorique. Il débarqua sur les côtes du Léon, où il fonda un petit monastère, berceau de la paroisse de Plouarzel. Sa science, ses vertus, ses miracles le rendirent bientôt célèbre et le roi de France, Childebert, le manda à sa cour et le nomma son conseiller et son secrétaire. Le pieux abbé resta sept ans près de ce prince : puis il obtint de retourner en Armorique. Il se fixa dans un terrain inculte que lui donna le roi breton Judual, terrain situé à quatre lieues au sud de la ville de Rennes, près de la rivière de Seiche, où il construisit un ermitage, autour duquel se constitua le bourg actuel de Saint-Armel des Boscheaux. De là, le saint apôtre étendit ses prédications dans tout le voisinage, et s’avança jusqu’à l’extrémité Sud-Ouest de la forêt de Brocéliande. Il y fut accueilli par un bon seigneur, nommé Guy, qui demeurait à Kerguy (Jerguy le bourg de Guy) ; et qui lui donna un territoire situé près de là, territoire qui s’appelait alors « Pen-Ohen » (Tête-de-Boeuf), et qui porta depuis le nom de Saint-Armel « Plou-Armel ».

Ce fut dans ce lieu que mourut Saint-Armel, le 16 août 552, dans les bras de son ami, Guibourg, qui, suivant la volonté dernière du pieux abbé, fit rapporter son corps aux Boscheaux, où l’on voit encore son tombeau. Ce tombeau, placé derrière le maître-autel de l’église, est recouvert d’une pierre calcaire de 1 m. 80 de long et large de 0 m. 60 à l’une des extrémités et de 0 m. 20 à l’autre. Plus tard, le plus grande partie des ossements du Saint, à l’exception de la tête, furent apportées dans l’église de Ploërmel, où on les vénère encore de nos jours. Ces précieuses reliques, furent recueillies lors de la Révolution par une pieuse femme, qui les garda avec respect et les rendit à l’église à la fin de la persécution républicaine.

La vie de Saint-Armel a été mise en vers français, sous forme de tragédie, par Messire Baudeville, prêtre et maître d’école à Ploërmel ; elle fut représentée sous les halles de cette ville chaque année le 16 août, jour de la fête de Saint-Armel, depuis 1611 jusqu’à la Révolution.

L’un des principaux miracles attribué à Saint-Armel est la destruction d’un énorme serpent, ou guivre, qui désolait tout le pays, et que le Saint abbé lia au cou avec son étole et précipita dans une rivière. On prétend que ce fut aux Boscheaux que fut accompli ce miracle ; et l’on montre encore, près du bourg, une butte, dite « Mont-Saint-Armel », du sommet de laquelle le saint aurait jeté la guivre dans la rivière de Seiche ; on dit que l’herbe n’a jamais poussé depuis sur le sol où glissa le serpent en tombant dans la rivière. Mais le pays de Ploërmel revendique aussi ce miracle comme sien, et voici ce que nous lisons à ce sujet dans « les Légendes locales de la Haute-Bretagne », par M. Sébillot, page 174 :

« Dans les environs de Ploërmel, la légende de Saint-Armel triomphant d’un serpent, ou dragon, qu’on appelle populairement " la Guibre ", est encore très connue des paysans. La guibre était un énorme serpent, ou lézard vert, qui désolait le pays on l’appelait aussi " la beste de Guibourg ", parce que, disent les anciens, c’était près de Guibourg (Jerguy) qu’elle se cachait le plus souvent, attaquant les grandes personnes, et dévorant les moutons, les poulains et les petites vaches bretonnes. Tout comme Saint-Michel terrassa le dragon, image du démon, ainsi Saint-Armel terrassa la guibre. Lorsqu’il l’eût vaincue, il la lia avec son étole, ainsi qu’en témoignent toutes les vieilles statues et les anciens vitraux du pays ; et, la guibre devenant aussi faible qu’un mouton, Saint-Armel la précipita dans l'Etang-au-Duc (ou plutôt dans la rivière d'Yvel, car l'Etang-au-Duc n’exista que plus tard). D’aucuns prétendent que c’est dans un chemin creux tout près de la pièce dite " des châteaux " (" dans le petit chemin des Châteaux de l’enfer ") que se livra le combat entre la guibre et Saint-Armel. Au milieu de ce chemin on voit une grosse roche qui porte la trace d’une patte ; et ce pied est celui de la guibre, qui, précipitée du haut de la butte des châteaux, alla rouler dans le ravin et se noya dans le ruisseau qui sort du grand Etang » (La butte des Châteaux domine à l'Est la chaussée de l'Etang-au-Duc). Ce serait en reconnaissance de ce miracle, que le seigneur de Jerguy (Guybourg) aurait donné à Saint-Armel le territoire qui s’appela depuis Ploërmel.

La chronique prétend aussi que Saint-Armel aurait bâti une église à l’endroit où sont encore les halles de Ploërmel, église qui, ayant été ruinée pendant les guerres du XIVème siècle, aurait été remplacée par la basilique actuelle (M. de Bellevue). 

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