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GUINGAMP |
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La commune de Guingamp ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUINGAMP
Guingamp vient du breton « gwenn » (sacré, blanc) et « camp » (lieu).
Notre-Dame de Guingamp est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploumagoar. Saint-Michel de Guingamp est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouisy. Guingamp ne remonte vraisemblablement pas au-delà du IXème ou Xème siècle, du moins en tant que "cité". En effet au Xème siècle, les seigneurs d'Avaugour transforment le lieu en site fortifié. Le château devient le centre d'une petite cité où cinq monastères vont s'installer de 1615 à 1676.
Guingamp (Guemcamp) est cité en 1123 dans le cartulaire de Saint-Melaine de Rennes (Mor., Pr. I, 546). A point de vue féodal, la châtellenie de Guingamp est, sous l'Ancien Régime, un membre du comté de Penthièvre, érigé en duché par lettres patentes de septembre 1569. A point de vue judiciaire, il y a un sénéchal à Guingamp dès 1189 (Cartulaire de Saint-Georges de Rennes, n° 20). La sénéchaussée est ducale de 1569 à la Révolution.
L'enceinte urbaine de Guingamp, édifiée à partir de 1446 par Jean de Beuves pour Pierre II, duc de Bretagne, comte de Guingamp, est achevée en 1456 et était à l'origine jalonnée de six tours (dont celle de Saint-Sauveur, de Traouzach, de Toulquellenic,....), de quatre portes et de deux poternes : une barbacane défendait à l'Est la porte de Rennes, entrée principale de la ville de Guingamp. Encore intacte au début du XIXème siècle, il n'en reste plus que le front sud, dominant la vallée du Trieux.
Guingamp est constitué de :
la ville close, site fortifié au Xème siècle par les seigneurs dAvaugour. Elle comprend la partie située à l'intérieur des murs. Dès 1208, le comte de Bretagne possède une motte avec une chapelle à Guingamp (Anc. év. VI, 149). Les murs qui entourent la ville close et marquent les limites de la paroisse Notre-Dame sont élevés par Pierre de Bretagne, comte de Bretagne, vers 1444. A l'intérieur de ces murs se trouve un château dont la chapelle devient l'église Notre-Dame de Bon-Secours. Le faubourg de Montbareil est rattaché dès 1689 à la paroisse de Notre-Dame ; | |
Saint Sauveur dont léglise est, en 1123, celle dun prieuré de labbaye de Saint-Melaine. Le prieuré, érigé en abbaye en 1123, est donné le 19 septembre 1151 aux moines de l'abbaye tourangelle de Saint-Martin de Marmoutier, avant d'être à nouveau restitué à Saint-Melaine, l'année suivante (en 1152). Deux autres couvents, celui des Cordeliers, en 1283, et celui des Dominicains (ou Jacobins), en 1284, sont édifiés sur le territoire de Saint-Sauveur ; | |
la Trinité dont léglise est citée dès 1152 et qui est paroisse dès 1288. Cette paroisse est donnée en même temps que Saint-Sauveur à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes qui y crée un prieuré. Le prieuré de la Trinité était jadis une haute justice. L'église est reconstruite au XVIIIème siècle. La Révolution en fait un grenier à fourrages. Dans un piteux état en 1807, elle est démolie et les pierres servent à la réparation de Notre-Dame. En 1579, la famille de La Rivière-Coatrieux prend possession de cette terre de Pierre Bizien du Lézard, et en donne une partie aux Capucins, en l'an 1615 ; | |
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Sainte-Croix dont léglise abbatiale est citée dès 1170. L'abbaye Sainte-Croix aurait été fondée vers 1130-1134 en faveur des chanoines augustins (conduits par Jean de Chatillon) par le comte Etienne et sa femme Havoise de Guingamp. La tradition veut que la première pierre de l'abbaye ait été portée sur les épaules de l'un des fils d'Etienne, Henry (marié en 1151 avec Mathilde de Vendôme, et décédé en 1180). En l'année 1140/1144, Jean de Chatillon est nommé aux deux évêchés de Tréguier et d'Aleth. L'abbé de Sainte-Croix (décédé en 1170) opte alors pour Aleth et sera consacré à Rome sous le pontificat de Lucius II. Il est remplacé à Sainte-Croix par l'abbé Moyse, chapelain de la comtesse Havoise. En 1190, on trouve Jodoin, comme abbé de Sainte-Croix. Réparé au XIVème siècle, le monastère et le bourg de Guingamp vont souffrir lors du siège de Guingamp, en 1489. Les religieux désertent le monastère au XVIIème siècle et sont remplacés par six prêtres séculiers ; | |
Saint-Michel qui est une paroisse dès 1380 et succursale de la paroisse de Plouisy. En effet, situé sur le territoire de Plouisy, Saint-Michel est paroisse mère jusqu'au XVIème siècle et devient ensuite église tréviale. La paroisse de Saint-Michel est mentionnée par une donation de Guillou, seigneur de Caylou, en juin 1261. Un autre acte de 1270 mentionne encore une donation faite en faveur du prieuré (Villa Christi). La chapelle primitive dédiée à saint Jean, et qui au XVème siècle était une possession de l'abbaye de Bon-Repos, est une probable fondation des Templiers ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1345, suite à un incendie, la tour tombe en ruines, Charles de Blois la fait réparer et donne 35 écus pour les réparations de l'église ; elle est reconstruite en 1351 et tombe en ruine avant la Révolution. Le seigneur de Saint-Michel en était le fondateur. Saint-Michel était jadis le siège d'une châtellenie, relevant du Penthièvre. Saint-Michel est apporté en 1403, à la maison de Laval, par le mariage de Jehan de Montfort, fils de Raoul et de Jeanne de Kergolay, avec Anne, unique héritière de Laval. En 1549, la comtesse de Laval vend cette terre avec velle du Vieux-Marché, à Dandelot, qui les rétrocéde en 1555 à Raoul de Cléauroux, d'où elle passe, en 1586, par alliance, à la maison de La Rivière-Coatrieux ; | |
Saint-Martin qui était paroisse dès 1471. La paroisse est supprimée en 1610 (ordonnance épiscopale du 26 mai 1610) et rattachée à celle de la Trinité. A partir du XVIIème siècle, les dominicains (ou Jacobins), successivement chassés de Montbareil et du manoir de Penquer (en Trinité), viennent s'établir à Saint-Martin le 12 décembre 1610 ; |
Saint-Sauveur, la Trinité et Notre-Dame sont mentionnés dès 1120 dans une bulle papale, confirmant le don à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes des deux premières et des droits dans la dernière. Conan IV fait donation à Saint-Sauveur entre 1160 et 1171 du quart de ses moulins, près de Rochefort.
Dotée d'une organisation municipale, avec un procureur (Colin David) et une communauté de ville, dès 1380, elle est pourvue d'une ceinture de remparts, percée de quatre portes, et d'un château édifié entre 1438 et 1446 par Jean de Beuves pour Pierre II. Guingamp devient une paroisse indépendante au XIVème ou XVème siècle.
Par
acte du 23 juin 1615, le marquis de la Rivière fonde le couvent des Capucins
sur ses terres de la Trinité, au manoir du Penker. Les religieux s'y
établissent le 15 novembre 1615. Les Jacobins quittent alors le Penquer pour
Saint-Martin qui devient Sainte-Anne. Le 10 avril 1619, le pape Paul V accorde
à la Frérie ou Frairie Blanche (voir
note) de Guingamp (établie par Pierre, duc de Bretagne, qui en
fut le premier abbé) un bref de confirmation. Par délibération municipale du 22 juin
1625, les religieuses carmélites sont admises à établir leur couvent de
Saint-Yves de Guingamp. Le 14 août 1676, les religieuses hospitalières
arrivent à Guingamp. Le 21 novembre 1677, Madame des Arcis établit à
Montbareil, sur l'emplacement de l'ancien couvent des Jacobins, la communauté
des religieuses de Notre-Dame de Charité du Refuge.
Note
: c'est au milieu du XVème siècle (vers 1456), qu'apparaît la Frairie
Blanche (appelée encore Frairie de la Bienheureuse Vierge Marie).
Elle remplace une confrérie plus ancienne dite "des disciples de
Notre Seigneur".
A partir de 1790, Guingamp est chef-lieu de canton et (jusqu'en l'an IV) d'un district, avant de devenir chef-lieu d'un arrondissement en l'an VIII. Par un arrêté du Directoire des Côtes-du-Nord, en date du 28 novembre 1792, les faubourgs de Saint-Michel (en Plouisy), Ruestang (en Ploumagoar) et Saint-Martin (en Saint-Agathon) sont réunis provisoirement à la ville de Guingamp, confirmée et régularisée par une ordonnance du 6 juillet 1825. L'enclave de Kerivoalan est cédée à Plouisy par arrêté préfectoral du 20 août 1822. Le quartier de Gourlan en Grâces est annexé à Guingamp par arrêté préfectoral du 6 avril 1959. Le quartier de Roudourou en Plouisy est annexé à Guingamp par les arrêtés préfectoraux du 30 septembre et 4 décembre 1964.
On rencontre les appellations suivantes : Wingamp, Guencamp (en 1123), Guengamp (en 1145), Wengampus (en 1151), Wengamp, Guengampus (en 1165-1169), Wingamp (en 1165-1171), Guengampus, Guingampus (en 1235).
Note 1 : Vers 1223, la seigneurie de Guingamp est confisquée sur le comte Henry par Pierre Mauclerc, comte de Bretagne. En janvier 1236, Yolande de Bretagne, fille de Pierre Mauclerc, épouse Hugues de Lusignan, dit le Brun, comte de la Marche et lui apporte en dot la seigneurie de Guingamp. Le 10 octobre 1272, à la mort de la comtesse Yolande, la seigneurie de Guingamp retourne à la couronne de Bretagne. Le 28 août 1327, meurt Jeanne d'Avaugour, mère de Jeanne de Penthièvre, future duchesse de Bretagne, et elle est inhumée dans l'église des Cordeliers de Guingamp. Le 26 mars 1331, meurt Guy de Bretagne, veuf de Jeanne d'Avaugour, et il est inhumé en l'église des Cordeliers. Le duc Jean III étant mort sans enfant légitime le 30 avril 1341, Charles de Blois, gendre de Guy de Bretagne et seigneur de Guingamp est reçu à l'hommage comme le duc de Bretagne par arrêt de la cour des pairs de France, rendu à Conflans le 7 septembre 1341. Le gouverneur de Guingamp prend parti pour Jean de Montfort, prétendant au duché. En 1342, les habitants de Guingamp se révoltent et ouvrent leurs portes à l'armée française (commandée par Louis d'Espagne) venue au secours de Charles de Blois. En 1343, la ville de Guingamp est assiégée par Edouard III, roi d'Angleterre, allié de Jean de Montfort. Elle est pillée. A la fin de 1345, une armée anglaise commandée par le comte de Northampton vient mettre le siège devant Guingamp. Les anglais incendient les faubourgs le 29 novembre 1345. Vers avril-mai 1355, la ville de Guingamp est prise par les troupes anglaises commandées par le capitaine Roger David. En 1363, Du Guesclin vient organiser la garnison de Guingamp. Le 29 septembre 1364, Charles de Blois est tué à la bataille d'Auray. Il est inhumé chez les Cordeliers de Guingamp, dont le couvent prend dès lors le nom de Terre-Sainte. En 1375, Du Guesclin prend possession de Guingamp au nom du roi Charles V. Vers mai 1375, la ville de Guingamp est reprise par le comte de Cambridge et le duc Jean IV, lieutenants du roi d'Angleterre. Le 10 septembre 1384, meurt à Guingamp, Jeanne de Bretagne Penthièvre, veuve de Charles de Blois. Elle est inhumée à la Terre-Sainte des Cordeliers de Guingamp. Par traité du 27 juin 1387, le connétable Clisson, prisonnier du duc de Bretagne, s'engage à lui remettre le place de Guingamp. Le 27 septembre 1387, le vicomte de Coëtmen assiège et reprend Guingamp. Par arrêt du 20 juillet 1388, le roi Charles VI met sous sequestre la place de Guingamp. Jean de Blois Penthièvre, fils du duc Charles et mari de Marguerite de Clisson, meurt le 16 janvier 1404. Il est inhumé chez les Cordeliers de Terre-Sainte à Guingamp. En 1408, la ville de Guingamp est prise par l'armée anglaise du comte de Kent, au bénéfice du duc Jean V. En 1409, le vicomte de Rohan assiège Guingamp pour le duc Jean V, alors prisonnier des Penthièvres. La place capitule le 5 mars 1409. Par traité du 8 août 1410, la ville de Guingamp est rendue par le duc à Olivier de Blois Penthièvre, fils du comte Jean. Le 12 septembre 1421, Pierre de Bretagne, fils puîné du duc Jean V, est apanagé de la châtellenie de Guingamp, confisquée sur les Penthièvre. Vers le 3 juin 1441, Pierre, seigneur de Guingamp, épouse Françoise d'Amboise, fille du vicomte de Thouars. Le château de Guingamp est inauguré à cette occasion. A la mort de son frère aîné, le duc François 1er (17 ou 18 juillet 1450), Pierre, seigneur de Guingamp, devient duc de Bretagne, sous le nom de Pierre II. Pierre II meurt le 22 septembre 1457 et la duchesse se retire chez les religieuses Carmélites près de Vannes. En juin et juillet 1487, Guingamp est le point de ralliement de l'armée bretonne, lorsque le duché est envahi par les troupes du roi Charles VIII. Le 20 septembre 1488, le vicomte de Rohan somme la ville de Guingamp de se rendre. Il brûle le faubourg de Montbareil le 10 janvier 1489 et commence le siège le Guingamp le 18 janvier 1489. La ville, défendue par le capitaine Gouyquet, est prise le 22 janvier 1489 et pillée. En 1491, la ville de Guingamp est de nouveau prise et pillée par l'armée française, commandée par Louis de la Trémoille. Le 20 octobre 1569, meurt Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre. Il est inhumé dans la sépulture des Penthièvres aux Cordeliers de Guingamp (et depuis 1605, dans la crypte de Notre-Dame). En mai 1591, la place de Guingamp appartient au duc de Mercoeur, gendre de Sébastien de Luxembourg. Le prince de Dombes vient en faire le siège pour le Roi le 24 mai 1591 et s'en rend maître le 3 juin 1591. Lors de ce siège, les couvents des Cordeliers (Terre-Sainte) et des Jacobins sont incendiés et détruits. En 1591, Les Cordeliers s'installent à Grâces (emmenant avec eux les reliques de Charles de Blois), et les Jacobins s'installent au Penquer, à Guingamp, chez le marquis de la Rivière. En août 1594, la ville de Guingamp est à nouveau reprise, pour le Roi, par le maréchal d'Aumont.
Note 2 : la commune de Guingamp est formée des villages et faubourgs : Traou-Lapic, Kerfant, Castel-Pic, Saint-Sauveur, Rue-Gordoc'h, la Madeleine, les Salles, Sainte-Croix, Saint-Sébastien, Saint-Michel, Cadolan, Saint-Martin, Sainte-Anne, Rue-Porzou, les Capucins, Montbareil.
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PATRIMOINE de GUINGAMP
la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (XI-XVIème siècle), reconstruite au XVIème siècle par Jean Le Moal. En 1899, l'église Notre-Dame est élevée à la dignité de basilique mineure. D'abord simple chapelle du château construite au XIème siècle, elle est déjà dédiée à Sainte-Marie. Sa construction se termine au XIIème siècle, époque où la seigneurie devient la propriété de la puissante famille de Penthièvre : on y vénère alors une Vierge noire. Des transformations sont entreprises à la fin du XIIIème siècle par la tour nord-ouest et le collatéral nord, poursuivie par le choeur puis la nef au XIVème siècle, interrompue par la guerre de Succession. De l'époque romane, il ne reste que les piliers et les arcades de la croisée du transept englobés dans des constructions postérieures pour supporter la flèche. Entre 1462 et 1484, on le complète par la construction d'une abside polygonale remplaçant le chevet plat primitif. Le 29 novembre 1535 (ou 1537), la tour méridionale de la façade ouest s'écroule entraînant plusieurs travées de la nef principale. La reconstruction s'échelonne de 1537 à 1580. Du XVIème au XXème siècle, l'édifice a subi de nombreuses transformations. Le voutement de la nef, l'ensemble des vitraux, l'aménagement du porche nord en chapelle dédiée à la Vierge noire de Notre-Dame du Bon-Secours sont le fruit d'importants travaux du milieu du XIXème siècle. La statue de la Vierge Noire, en bois polychrome, date du XIVème ou XVIIème siècle. Une secrétairerie est édifiée en 1570 contre le flanc sud, complétée au début du XVIIème siècle par une salle-haute, au dessus du collatéral sud, où siège le corps de ville. Le dôme est de 1770. Les cloches datent de 1434 et 1568. Le grand autel date de 1788. La galerie Renaissance, située au sud de la nef principale, date de 1535-1590. Le bas-relief de l'abside, en bois polychrome, date du XVIème siècle : les panneaux en bois proviennent de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle démolie en 1910. Il y avait autrefois dans le cimetière de Notre-Dame, une chapelle dédiée à saint Louis, qui fut démolie en 1732. L'importance de Notre-Dame de Guingamp justifie qu'elle ait été, très tôt, dotée d'orgues. Le buffet d'orgues, oeuvre du sculpteur et menuisier rennais Jean Fosset, date de 1646 (les orgues placés d'abord à l'ouest de la grande nef sont transférés en 1865 dans la chapelle Saint-Jacques). Les organistes qui se sont succédés depuis la deuxième moitié du XVème siècle sont Charles Gay (à partir de 1457), Rolland de Pratéler (en 1470), Jacques Le Bitter de Plouëzec (en 1615), Pierre Barbot de Saint-Brieuc (en 1621), M. Pélard (de 1649 à 1677), et Belhoste (en 1679 à 1710), Auguste Joseph Plusquellec (1710 à 1765), Charles Briand (en 1765). Le Groupe de l'Annonciation, de part et d'autre du maître-autel, date de la seconde moitié du XVème siècle. La statue de la "Vierge de l'Annonciation", en bois polychrome, date du XVIIème siècle. La maîtresse-vitre, oeuvre des ateliers parisiens Didron et datée de 1858, est une copie de celle du XVème siècle (réalisée par Pierre Du Moulin) et représente le couple ducal, François II et Marguerite de Bretagne. Le vitrail représentant le "Couronnement de la Vierge", oeuvre du maître-verrier Fialex, date de 1873. On y trouve aussi un aigle-lutrin, en bois peint et doré, qui date du XVIIIème siècle et qui provient de l'abbaye de Bégard. Le tableau du "Baptême du Christ", oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, date de 1848. Dès le XIVème siècle, deux importants personnages sont inhumés à Notre-Dame : Rolland de Coatgoureden, sénéchal de Charles de Blois, seigneur de Locmaria, et Monseigneur Pierre Morel (décédé le 3 mai 1401), originaire de Guingamp et ancien évêque de Tréguier (nommé le 2 août 1385). L'enfeu de Roland de Coatgoureden, qui date du XIVème siècle, est remanié dans la seconde moitié du XVème siècle (dans le mur sud du choeur). L'enfeu de Pierre Morel, évêque de Tréguier, date du XVème siècle. Les Penthièvre, bien qu'ayant droit d'enfeu à Notre-Dame, sont inhumés dans la chapelle des Cordeliers. Au début du XVIème siècle, après la destruction du monastère des Cordeliers, sont inhumés dans un caveau aménagé sous le choeur, Jean de Brosse, Sébastien de Luxembourg et son épouse, Madame de Martigues. D'anciennes familles avaient aussi un droit d'enfeu : les Locmaria et les Le Brun du Lojou qui ont racheté l'enfeu de Monseigneur Morel ; | |
l'abbaye de Sainte-Croix, située au n° 32 rue d'Abbaye. Elle est fondée vers 1135 par la donation de Raoul, évêque de Tréguier, aux Chanoines Réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de Bourg-Moyen d'une église bâtie avec l'appui du comte Etienne III de Penthièvre (époux de Havoise). De l'église abbatiale, reconstruite en 1748-1750, il ne subsiste plus que le chevet polygonal et les arcades du transept du XII-XIIIème siècle. Il reste le manoir abbatial de la fin du XVIème siècle et du commencement du XVIIème siècle. La chapelle est rebâtie entre 1748 et 1750 (bénédiction datée du 30 août 1750). Le logis abbatial est un édifice de la première moitié du XVIème siècle, remanié : il présente au milieu de sa façade Sud une tour d'escalier hexagonale à couronnement circulaire. Cette tour est à pans coupés jusqu'à hauteur du toit du bâtiment principal et, à son sommet, elle est de plan circulaire et coiffée d'un toit conique. Elle est flanquée à l'Est d'une petite tourelle sur encorbellement. Sur la façade Nord du corps de logis principal se trouve un autre corps de bâtiment qui lui est perpendiculaire, et qui a conservé des lucarnes ornées de gâbles. Du portail d'entrée de l'abbaye, reconstruit au XVIIIème siècle, il ne reste que l'arcade de l'entrée des piétons (l'arcade est surmontée d'une plaque de pierre sur laquelle est gravée la sauvegarde donnée à l'abbaye en 1636 par le roi Louis XIII). Les seigneurs de Kerarnio en Ploumagoar possédaient jadis la chapelle du côté de l'Epitre de l'église abbatiale ; | |
la chapelle Saint-Léonard (XII-XIVème siècle), fondée semble-t-il par Charles de Blois, à sa sortie des prisons d'Angleterre, en l'honneur de saint Léonard (patron des prisonniers), et édifiée au XIVème siècle à l'emplacement d'une construction romane du XIIème siècle (avant-poste défensif de la ville pendant les différents conflits armés du XIVème siècle). Le bénitier porte la date de 1552. La chapelle est reconstruite au début du XIXème siècle : elle conserve sa croisée du transept du XI-XIIème siècle. Une partie de l'autel provient vraisemblablement de l'église Saint-Sauveur. Le retable, qui occupe une partie du mur du chevet, semble datée du XVIIIème siècle. La chapelle subit de nombreuses restaurations : l'une des restaurations date de 1811 ; | |
la chapelle Saint-Joseph de Sainte Croix (1868-1871), située rue Penquer et édifiée grâce à la générosité de Jean Le Jeune (don de 5 000F). La première pierre est posée le 19 juillet 1868. L'architecte est M. Augier, l'entrepreneur est M. Jouanny. L'édifice est achevé et ouvert au culte le 24 mai 1871 ; | |
la chapelle Notre-Dame (chapelle du lycée Notre-Dame) édifiée en 1900 par l'architecte Félix Ollivier. Au sommet, se trouve une statue en fonte de la Vierge, mesurant 3 mètres de haut ; | |
la chapelle Sainte-Anne (XXème siècle) ; | |
la chapelle Sainte Bernadette (XXème siècle) ; | |
le couvent ou monastère des religieuses Augustines (1699-1710) et la chapelle (1667-1679). Quelques années après s'être établies à l'hôpital de Lannion, les Augustines s'installent également dans celui de Guingamp, le 14 août 1676. Cet hôpital avait été fondé par Charles de Blois au XIVème siècle près de la Porte de Rennes. L'emplacement est donné par Louis, duc de Vendôme et de Penthièvre, qui fait don aussi de pierres de taille (150 charretées de pierres) provenant de la démolition du château. Associé à l'Hôpital jusqu'au début du XXème siècle, ce bel ensemble sert ensuite d'E.P.S. et de lycée. Depuis 1970, il abrite l'Hôtel de la ville de Guingamp. La chapelle sert de salle d'exposition. La chapelle de l'ancien hôpital est un édifice de 1709, élevé du temps de la Supérieure Renée Magdelaine de Coatmen, comme nous l'apprend une inscription de sa façade. La façade de la chapelle est en avancée sur les bâtiments de l'ancien hôpital. Cette chapelle comprend une porte en plein cintre avec un fronton surmonté d'un oculus où s'ouvre un quatrefeuilles. La nef est dissimulée derrière un fronton cintré supporté de chaque côté par deux colonnes cylindriques et qui comporte une niche abritant une statue, protégée par une galerie à balustre. De chaque côté, une niche abrite une statue. Les baies latérales de la chapelle sont en plein cintre avec rosace ; | |
l'ancienne église de Saint-Michel (XIIIème siècle), reconstruite en 1351 et en très mauvaise état à la fin du XVIIIème siècle. Elle s'élevait jadis place Saint-Michel sur l'emplacement actuel de la route nationale. Ses dimensions étaient les suivantes : longueur intérieure, 43 mètres ; largeur intérieure, 12 mètres, hauteur totale, environ 28 mètres. On distinguait dans l'édifice : à droite de l'autel, dans l'abside, la chapelle de M. le marquis du Gage ; dans le choeur, les bancs réservés aux chatellenies : Roudourou et Kéribau, à droite, Kerrurien et Keranno à gauche ; le banc de M. le marquis de La Fayette, près de l'autel. Le presbytère de Saint-Michel est détruit par un incendie en 1710 ; | |
la croix de Sainte-Anne (XVI-XVIIème siècle). Son socle semble être une stèle funéraire de l'âge de fer. La croix, elle-même, provient soit de l'ancien cimetière Saint-Martin, soit du cloître des Jacobins (1615-1792) ; | |
le calvaire Saint-Léonard (1812-1876), oeuvre du sculpteur Pierre Léon et restauré en 1876 ; | |
le monastère ou couvent des Ursulines avec sa chapelle (1654-1666), situé au n° 9 rue de la Trinité. Les Ursulines, qui s'installent à Guingamp en 1654, sont expulsées durant la Révolution. Les bâtiments sont alors transformés en caserne de cavalerie et à partir de 1830, ils abritent un dépôt militaire. Les anciens bâtiments conventuels sont surmontés de lucarnes à frontons triangulaires. La chapelle, qui était jadis dédiée à saint Joseph, sert ensuite d'atelier de salpêtre et d'entrepôt de fourrage. La façade de la chapelle est percée d'un portail en plein cintre sous linteau surmonté d'un oculus et encadré de chaque côté de pilastres. Deux pilastres flanquent les côtés au Nord et au Sud. A la base du toit, on peut voir une galerie à balustres, dominée jadis par une lucarne à fronton triangulaire ; | |
le couvent (1710) et la chapelle (1667-1679) de Montbareil. Il s'agit d'un couvent des Dames-de-la-Charité, édifié par Mme Des Arcis à partir de 1676. Devenu bien national, le monastère devient prison et caserne pendant la Révolution (après 1792). L'édifice est racheté en 1820 par les Soeurs de la Croix, qui y fondent une école, puis une clinique à la fin du XIXème siècle. La façade Nord date de 1710. La porte du monastère date de 1677-1700. Des extensions du XVIIIème, XIXème et XXème siècles s'ajoutent au monastère primitif. A noter que la chapelle est construite à l'emplacement de l'ancien couvent des Dominicains. Son plan est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Sa façade comporte un portail en plein cintre accosté de deux pilastres surmonté d'un fronton curviligne avec à son sommet un oculus. De chaque côté du portail, se trouvent deux niches vides avec une coquille. Au dessus du portail, le toit possède une lucarne très ornée, avec fronton cintré, sous lequel se trouve une niche en plein cintre avec coquille. Le retable du maître-autel date du XVIIème siècle et possède un fronton triangulaire supporté par deux colonnes ; | |
les éléments anciens du couvent des Capucins (1616), situés jadis derrière le cimetière de la Trinité et appartenant au XIXème siècle à Mme Le Bescont, née Hello. Les Capucins viennent s'établir à Guingamp en 1614. Sous le premier Empire, une fabrique de sucre de betteraves est installée aux Capucins ; | |
les restes dun château édifié vers 1440 par Pierre II, comte de Guingamp, et terminé en 1442. Ce château succède à deux châteaux plus anciens. Le premier château (Castel Gwengamp) est construit vers le Xème siècle en réaction aux invasions des Vickings. La ville de Guingamp passe alors dans la famille des premiers Penthièvre dans la moitié du XIIème siècle (mariage d'Etienne avec Havoise, comtesse de Guingamp). En 1208, est signalée une motte. Le second château est restauré par Charles-de-Blois (1319-1364) lors de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364). Cette deuxième forteresse est détruite sur ordre de Jean V (1399-1442) en représailles contre les Penthièvre, à la suite de la révolte en 1420 de Marguerite de Clisson. La terre de Guingamp est alors confisquée et entre dans les donations que fait Jean V en apanage à son fils Pierre de Bretagne, le futur Pierre II (1450-1457). Ce dernier décide la construction d'un nouveau château (de 1438 à 1446). Après avoir été souvent assiégé, notamment pendant les guerres d'indépendance (en 1488-1489 et en 1491) et lors des guerres de ligue (en 1591), le château échappe de peu à la démolition que prévoyait le traité de 1598. Mais le sursis ne dure pas : les tours d'angle sont arasées au niveau des courtines en 1626, sur ordre du roi Louis XIII, pour punir le duc de Vendôme, propriétaire du château, d'avoir participé à la conspiration du comte de Chalais contre le cardinal de Richelieu ; | |
le château des Salles (XV-XVIIème siècle), situé dans la trève de Saint-Michel. Attesté dès 1481, il est construit en partie vers 1570 et conserve un escalier rampe-sur-rampe en granit. Il est profondément remanié au XVIIème siècle. Une des portes date du XVIème siècle. Propriété successive des familles le Carme, Cresolles, Cleuz du Gage et Kerouartz. Du XVIIème siècle, avec réemploi plus anciens, il est restauré au milieu du XIXème siècle et il est, à cette époque et depuis 1785, la propriété de la famille de Kerouartz. Il passe ensuite entre les mains de la famille Gohier ; | |
le château Saint-Léonard (1830-1895), situé au n° 7 rue Saint-Léonard. Cette demeure est achetée par le comte de Kerouartz. Ce dernier ajoute une aile en 1895. On y trouve les armes de Louis, vicomte de Kerouartz, et de son épouse Marie Thérèse Lefebvre de Ladonchamp, ainsi que le blason de Macé de Kerouartz, croisé en 1248 ; | |
l'hôtel de Ville (1699-1709), situé place de Verdun. L'ancien hospice ou hôtel-Dieu, fondé au XIVème siècle par Charles de Blois, est pris en charge en 1676 par les augustines qui créent un monastère d'Augustines au début du XVIIIème siècle. Les Augustines y résident jusqu'en 1913. Le cloître et les bâtiments en aile datent de 1699 et la chapelle date de 1709 (le blason de Lorraine surmonte la porte d'entrée de la chapelle). Le transfert au début du XXème siècle de l'hôpital édifié en 1833-1835, entraîne aussi celui des religieuses. L'ancien monastère est alors transformé en école avant de devenir l'hôtel de ville en 1970. L'hôtel de Ville abrite plusieurs peintures : "Le Christ entouré de ses apôtres", oeuvre du peintre Alphonse Le Hénaff et datée de 1863, "Autoportrait de l'artiste peignant sa femme", oeuvre de François Valentin et datée de la fin du XVIIIème siècle, "Buisson ardent", oeuvre de Paul Sérusier et datée de 1904. De 1860 à 1970, l'hôtel de Ville était situé place du Centre (au n°22) : il s'agissait, semble-t-il, d'une ancienne demeure, propriété des familles Lansalut et Kerespert ; | |
le presbytère de Notre-Dame (1718). Une aile est rajoutée à la fin du XIXème siècle ; | |
le tribunal (1763-1840), situé au n° 3 place du Centre et oeuvre de l'architecte Anfray ; | |
la fontaine Plomée ou la Pompe (vers 1626). Guingamp possède, depuis le XIVème siècle, son service d'eau municipal. Venant des sources de Montbareil par la rue Montbareil et la rue de la Pompe, l'eau arrivait jadis près du marché couvert, au bas de la Place. Puis la fontaine émigre vers le haut de la place, à l'emplacement actuel et les eaux sont alors acheminées par un aqueduc. L'ensemble aqueduc et fontaine, est restauré au milieu du XVIIIème siècle (vers 1743-1745) par Yves Corlay. Les deux vasques supérieures et leurs ornements sont en plomb, ce qui explique le nom donné à cet édifice ; | |
le manoir de Penker (XV-XVIème siècle). En 1615, les Capucins s'installent dans cette demeure offerte par Guillaume de Coëtrieux (ou Coatrieux). Vendu en 1868, il servira d'extension au collège Notre-Dame ; | |
le manoir de la Chesnaye (1577-XVIIIème siècle), situé route de Corlay et remanié au XVIIIème siècle. Propriété de la famille Jégou en 1577. Il est désigné au XVIIIème siècle, sous le nom de "Manoir de Rustang". Sa chapelle privée dédiée à Sainte Anne, est détruite après la Révolution ; | |
le manoir du Roudourou (XVI-XVIIème siècle). Edifié à la fin du XVIème siècle, par l'abbé Fleuriot de Langle (apparenté à la famille de Rocquancourt), le manoir du Roudourou est restauré en 1830. Cette demeure était la propriété de la famille Le Brun, de 1689 à la Révolution, avant de devenir à nouveau la propriété de la famille de Rocquancourt. L'édifice est depuis 1953 propriété de la ville de Guingamp ; | |
les maisons du XV-XVIème siècle au n° 20, 31, 33, 39, 42 place du Centre. La maison, située au n° 31 (rue Louis Ollivero), aurait été celle de Mérien Chéro et Bertrand Gouicquet, héroïques défenseurs de Guingamp en 1489. Les maisons des n° 39 et n° 33 (rue Louis Ollivero) sont en pan-de-bois ; | |
la maison (XV-XVIIIème siècle), située au n° 48, place du Centre (actuel palais de justice) est constituée de deux corps en pan-de-bois enserrant un corps en pierre ; | |
les maisons (XVIIème siècle), situées au n° 1 et n° 14, place du Centre ; | |
la maison (vers 1570), située au n° 6 rue Notre-Dame et encore surnommée "de la reine Anne". Elle remplace, semble-t-il, une ancienne maison contemporaine de la reine Anne (fin du XVème siècle - début du XVIème siècle). La cheminée date de la seconde moitié du XVIème siècle ; | |
la maison du XV-XVIème siècle, en pan-de-bois, située au n° 2, rue de Saint-Yves ; | |
la prison (1836-1841), située au n° 4 rue Auguste-Pavie. Cette prison est construite dans l'ancien enclos des Ursulines, sur les plans de l'architecte Louis Lorin (1781-1846) ; | |
le moulin des Bourgeois, des Salles (1560), de la ville, de la liberté, de Saint-Sauveur, de la Tourelle, de Tanaf, de Touldu,... Les moulins de Sainte-Croix (Sainte Eau, Home, Rochefort, Salles). Plusieurs moulins à tan (Rustang du XVIIIème siècle, ), un moulin à fil-retors, la minoterie Grand Trotrieux, |
A signaler aussi :
les anciens remparts (XIV-XVème siècle) visibles à Trotrieux, Traouzach, tour Sauveur, rue Joffre. Quatre portes principales, qui s'ouvraient dans les murailles : les portes de Rennes, de Brest, de Pontrieux et de Tréguier, sont démolies après 1830. La petite porte Saint-Jacques date du début du XVIIIème siècle (1726-1741) ; | |
la villa Sainte-Anne (XVIIème siècle) ; | |
la maison des filles de la Sagesse (1821), située au n° 3 place du Château ; | |
le pont Saint-Michel (1835), situé rue Saint-Michel ; | |
les restes de l'aqueduc (1745) qui alimentait jadis la Plomée ; | |
l'ancienne chapelle La Madeleine, aujourd'hui disparue, située sur le territoire de Saint-Michel et tombée en ruine dès le XVIIème siècle. Les lépreux de la Seigneurie de Guingamp et de celle de Saint-Michel étaient soignés à la maladrerie de La Madeleine mentionnée à la fin du XVème siècle. Cette maladrerie est vendue le 20 juin 1625 au seigneur Le Goff. Une autre maladrerie existait à Guingamp, c'était "la Palestine". Noms de quelques uns des chapelains de La Madeleine : Jean de Botmiliau (en 1513), Henry Gouicquet (en 1531), Louis Jourin, recteur de Trégonneau (en 1641), Mathieu Le Bricquer, recteur de Notre-Dame de Guingamp (en 1675), Toussaint Louis de la Boessière (en 1688), Yves Gabriel Le Gac de Lannebert (en 1695) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, aujourd'hui transformée en école de danse. Située sur le territoire de Saint-Michel, elle a servi jadis d'église à la paroisse de Saint-Michel ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Rochefort, autrefois en Ploumagoar et aujourd'hui disparue. Les offices divins étaient jadis célébrés à Rochefort par les prêtres de Sainte-Croix ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Nicolas. Il s'agit d'un simple oratoire, dépendant de Notre-Dame. On y trouvait les armes du duc de Penthièvre et du seigneur de Cadolan. Il y avait à côté un petit cimetière ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle ou de Porz-Anquen. Il s'agit d'un petit oratoire ; | |
les titres des XVème et XVIème siècles mentionnent la chapelle de Saint-Fiacre, la chapelle de Saint-Julien, la chapelle de Saint-Maudez et la chapelle Saint-Yves (dès 1468). Il faut joindre à ses chapelles, les chapelles domestiques : celle de Saint-Loup (manoir de Runévarec), celle du manoir de Kerhuel ; | |
en 1775, sont supprimées les anciennes halles et créée la place de la Pompe. Quelques éléments ont été conservés : l'encadrement des portes des halles, oeuvre de l'architecte Forestier Le Jeune et daté de 1757-1760 ; |
(une partie des informations a pour origine "les Amis du Patrimoine de Guingamp")
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ANCIENNE NOBLESSE de GUINGAMP
A Saint-Michel habitait, aussi Marie Louise de La Rivière, dame du Vieux-Marché et de Saint-Quiouët (en Plaintel), qui épousa Louis de La Fayette et donna le jour à Gilbert de La Fayette, héros de la guerre d'indépendance en Amérique.
Les bourgeois de Guingamp possédaient jadis une juridiction connue dès 1380 et qualifiée de moyenne et basse justice. Celle-ci n'existait plus vers la fin du XVIIème siècle.
La prévôté de Guingamp possédait jadis un droit de haute justice qui s'étendait à la ville close, à Trotieux-Toulquellenic et à Montbareil. Propriété du duc de Penthièvre, à la fin du XVIIIème siècle.
L'abbaye de Sainte-Croix, près de Guingamp, possédait jadis un droit de haute justice.
Le prieuré de Saint-Sauveur possédait jadis un droit de haute justice (confirmé en 1656) qui s'étendait sur le territoire de Saint-Sauveur et le village de Kerivoalan.
Le prieuré de la Trinité possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à Guingamp.
La Sénéchaussée de Guingamp possédait jadis un droit de haute justice avec patibulaires à quatre piliers.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Guingamp :
Yvon de COETGOURHEDEN (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Prigent DAVID (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre HENRY ; | |
Alain JEGOU (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon JEGOU (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan de KERDERYEN (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland LE BORNIC (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |