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La basilique Notre-Dame de Bon-Secours de Guingamp

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L'on ne sait rien de précis sur les origines de Guingamp. L'exiguïté de son territoire montre cependant que c'est là une ville féodale fondée au XIème siècle ou dans les premières années du XIIème, vraisemblablement par le comte Etienne.

L'église Notre-Dame est le monument religieux le plus important de la ville de Guingamp : c'est, depuis le XIème siècle, l'église paroissiale de Guingamp intra-muros ; les autres : Saint-Sauveur, La Trinité, Saint-Michel, aujourd'hui disparues, n'étaient que les églises des faubourgs. 

Historique. Suivant la tradition, c'était à l'origine la chapelle du château ; et l'on fait remarquer, à l'appui de cette thèse, qu'elle n'eut pas de cimetière jusqu'au XVème siècle.

Il subsiste de l'édifice primitif les piliers du transept avec leurs arcades à triple rouleau reposant sur des piliers à simple astragale et remontant aux dernières années du XIème siècle ou aux premières du XIIème. En tout cas, l'édifice semble avoir été terminé avant 1156, année en laquelle le duc Conan y fonda une chapellenie en faveur des moines de Beaulieu sur l'autel qu'il avait érigé en l'honneur de saint Denis.

Au début du XIVème siècle, l'on reconstruisit l'église et les travaux semblent avoir été très rapidement menés si l'on en juge par l'homogénéité de la construction. Elle était sans doute terminée lors de la mort de Jean III, puisqu'il n'est pas mentionné de dons à l'oeuvre par Charles de Blois, dont on connaît la générosité à l'égard des églises de Guingamp. Le pieux duc enrichit le trésor, posa la première pierre de la chapelle de la trésorerie, dédiée à saint Yves, et fit modifier le grand autel qu'il cantonna de quatre colonnes peintes en azur et or et surmontées de quatre anges.

L'église fut dévastée pendant les guerres, ainsi que l'indique une bulle du 10 février 1448 accordant des indulgences de cinq ans et cinq quarantaines à ceux qui visiteraient le jour de la Nativité de la Sainte Vierge, en y faisant une aumône, l'église Notre-Dame de Guingamp, ruinée à cause des guerres et en réparations, sanctuaire célèbre par les miracles qui s'y opèrent.

Peu après, en 1462, on décida d'agrandir le chœur et ses bas côtés de deux travées ; et les travaux, en pleine activité en 1478, étaient terminés en 1484.

Au XVIème siècle, en 1535, une catastrophe survint : la tour midi s'écroula entraînant dans sa chute la ruine de la moitié de la nef. On se mit immédiatement à la reconstruction. Au premier projet ; encore tout gothique, présenté par le vieux maître Philippe Beaumanoir et Jean Hémery, fut, préféré celui de Jean Le Moual dont nous admirons aujourd'hui la réalisation. A Jean Le Moual succéda comme maître de l'oeuvre, Gilles Le Nouesec qui reçut de 1548 à 1554 une gratification annuelle de 12 livres, puis Jean Le Cozic mentionné de 1556 à 1570, enfin Yvon Auffret, maître d'oeuvre en 1574 et encore mentionné en 1581. Les pierres de cette reconstruction vinrent des carrières de Kerempilli et de Scouasel, en Bourbriac, ainsi que de Kerlosquer. Il n'est plus fait ensuite mention de maître d'oeuvre ; mais les travaux durèrent jusqu'en 1624, année en laquelle Alain Rupérou et Jean Lelouet, maîtres picoteurs, exécutèrent la grande vitre des orgues. Entre temps, la tour nord-ouest fut couverte en 1613 d'un toit manquant d'élégance par Guillaume Lauzun et Jean Hillion sur modèle de Nicolas Aubry, maître charpentier de Rennes.

Au cours de ces travaux, les seigneurs de Guingamp se montrèrent particulièrement généreux. En 1579, Madame de Martigues donna vingt écus soleil « afin d'autant mieux avancer la reconstruction ». Le Sr. de Sourdéac fit également plusieurs dons et commanda son tombeau avec enfeu, entre les piliers du maître-autel, à Alain Philippe, maître tailleur de pierre, le 3 novembre 1592.

A partir de 1624, les fabriques s'occupent de l'ornementation de l'église et paient en cette année 9 livres à Jehan Le Grand pour avoir rafraîchi la tapisserie du choeur, puis au Gardien, peintre, 6 livres pour avoir étoffé l'image de Notre-Dame de Pitié, et commandent à Couly, menuisier, divers ouvrages. En 1626, ils font faire par Yvon Stéphnou un tabernacle pour mettre sur les fonts, etc., etc.

En 1672, on décide d'agrandir le portail de Notre-Dame de Bon-Secours et de construire une grande chapelle à cinq pans en pierres de taille, ayant 30 pieds de haut et avançant de 14 pieds dans la rue. Dans le pan du milieu s'ouvrait une grande porte de 6 pieds de large et de 10 pieds de haut surmontée d'un vitrage. Une autre porte fut prévue dans l'allée entre cette chapelle et la maison de Scollan, cordonnier, enfin une autre porte, également en taille, permettait de pénétrer de la chapelle dans l'église. Le devis, très important pour bien comprendre l'enclave actuelle, stipulait que le travail de la chapelle « sera uny et bien polly et de taille pareille à celle de la tour neuve fors les moulures et pillastres qui seront pareilles à ceux déjà existants » et que les entrepreneurs devront abattre « le plus commodément et avec le moins de dommage que l'on pourra la taille qui est soutenue par un pilier et qui fait à présent la clôture du portail de Notre-Dame de Bon-Secours, et ensuite couper tant la voûte que les moulures qui sont à côté du dit portail de sorte que le tout se trouve bien à la symétrie de la dite chapelle, à droite ligne, et sans fausse equerre ».

Le marché fut adjugé le 26 juin à Allain l'Abat, Guillaume Le Fol et Yves Michel, maîtres picoteurs et maçons, les deux premiers de la paroisse de la Trinité et le troisième de Saint-Nicolas.

Enfin, en 1770, Jean Prigent construisit, sur les plans de Jacques-François Anfray, un dôme sur la tour plate. A partir de cette époque les travaux de construction de Notre-Dame sont achevés. Seule la chapelle du portail fut démolie dans la suite et reconstruite dans sa forme actuelle en 1854, sur les plans de M. Darcel.

Au XVIIIème siècle, l'on modernisa le choeur. En 1729, l'on adjugea moyennant 340 livres à Yves Le Poullen la construction d'une banquette de pierre tout autour du choeur pour recevoir une grille. Cette « ferrade » avait fait l'objet d'un marché le 16 septembre 1728 avec François Hingant, Sr. du Bourgneuf, maître serrurier de Dinan, moyennant 3.300 livres.

L'année suivante, les boiseries du choeur et les stalles furent adjugées à Jean Moysan et François, son fils, ainsi qu'à Urbain Le Tinevès, tous trois maîtres menuisiers de Guingamp ; puis, le 25 mars 1745, marché fut passé avec Corlay pour la façon du tabernacle et de trois statues. Les fabriques passèrent également, au XVIIIème siècle, plusieurs marchés d'argenterie et notamment commandèrent, en 1733, à Thibaron, orfèvre à Paris, une lampe, un encensoir et sa navette d'argent moyennant 2.758 livres 14 sols et diverses pièces à Duplessix Le Scanf, orfèvre à Guingamp, qui fournissait également tous les feux d'artifices que l'on tirait au pardon.

Plan. —  Plan irrégulier. Nef de cinq travées avec bas côtés en partie doubles, double transept, et choeur avec bas côtés de quatre travées. En réalité, il est plus exact de considérer la nef comme formée d'une nef centrale épaulée d'une série de nefs perpendiculaires (R. Couffon).

 

En résumé, la construction de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours de Guingamp s'échelonne sur plusieurs siècles :

- aux XI-XIIème siècles : une église romane dédiée à Sainte Marie, dont il ne subsiste que les arcades du transepts enchâssées dans un appareil plus récent ;

- aux XIII-XIVème siècle : une église gothique comprenant deux tours à l'Ouest, un ensemble de cinq nefs se terminant à l'Est par un chevet plat, quatre porches et surmonté d'une tour carrée supportant une flèche polygonale au-dessus de la croisée du transept ;

- à la fin du XVème siècle : le chevet plat est remplacé par une abside polygonale de style flamboyant ;

- au XVIème siècle (1535) : la partie sud-ouest s'étant effondrée, elle est reconstruite selon un style nouveau caractérisé par une originale décoration Renaissance.

Les aménagements ultérieures n'ont que peu modifié l'ensemble architectural, une restauration intérieure importante a été entreprise au milieu du XIXème siècle : voûtes, autels, vitraux, ...

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

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Extérieur de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours. 

La tour nord-ouest, du XIVème siècle, comprend trois étages. Elle est percée de fenêtres dont les voussures et les colonnes sont très lourdes, fenêtres qui, au premier et au troisième étages, sont surmontées de grands gables ainsi que les arcatures aveugles décorant les angles. Il est à remarquer, sous la corniche, une frise de quatre feuilles semblable à celle courant sous le trifornum de la cathédrale de Tréguier et dénotant ici aussi une influence normande.

Le portail principal, à l'ouest, qui lui fait suite, date du XVIème siècle. Il comporte une large porte formée de six voussures en retrait et richement décorées d'ornements, de puttis et de niches renfermant les apôtres. Elle se subdivise en deux portes géminées séparées par un trumeau orné d'une niche finement sculptée où l'on a placé actuellement une jolie statuette d'ange de l'Annonciation dont la Vierge orne le portail nord-est. Entre les deux portes et l'archivolte, vaste tympan d'où émergent deux bustes de personnages du XVIème siècle dont l'un très martelé. L'archivolte est encore décorée extérieurement de choux frisés et se termine par un écu, malheureusement fruste, timbré d'un heaune et soutenu par deux hercules. Elle porte l'inscription suivante en lettres gothiques : « Esto nobis, Domine, turris fortitudinis a facie inimici ». Les deux pilastres extérieurs se prolongent au-dessus de la voussure et supportent un bandeau richement décoré, où est sculpté un écu portant trois têtes de lévriers avec une quintefeuille en tête, armes des Olivier, Sr. du Bourdeau, en Plouha. Ce portail est surmonté d'une grande fenêtre avec remplage de la fin du XVIème siècle.

Sur le contrefort sud, un petit personnage tient un phylactère sur lequel est relaté l'accident de 1535 : « La vigille S. André, vers le soir, L'a(n) m(i)l c(i)nq cents tra(n)te et c(i)nq, La gra(n)de ame piteuse à voir Fut de cette tour qui à terre vint. Au none, dit le cinquiesme jour L'an m. cinq cents tra(n)te seis, La première pierre sans séjour Fut assis ».

Au sud de la façade ouest se dresse la tour plate comprenant trois étages avec galerie de circulation au-dessus du second. Le dernier, où sont suspendues les cloches, est en réalité séparé en deux par un plancher. Chacune de ses faces est percé de trois hautes fenêtres ; mais, sur la face ouest, l'une des ouvertures n'est pas à la même hauteur, ce qui choque le regard.

Adjacente à la tour plate et sur la façade midi, se trouve le pignon de l'une des nefs transversales, coupé en deux par un double bandeau et percé à chaque étage de deux fenêtres ; il porte la date de 1573.

Le pignon de la nef voisine, dont la partie basse date encore du XIVème siècle, a été rebâti en 1670. Il est percé dans sa partie inférieure de deux fenêtres en plein cintre et dans sa partie supérieure de deux petites fenêtres imitant celles de la nef voisine et datant de 1860. Ensuite vient le pignon midi du transept percé d'un beau fenestrage du XIVème siècle. Entre les contreforts s'ouvre un porche, également du XIVème siècle et surmonté d'un gable dont les rempants sont ornés de crochets peu développés, c'est la porte du duc. Il donne accès dans l'église par deux portes géminées refaites au XVIIIème siècle. Le toit de l'aile abrite également la travée voisine du double transept, éclairée par une fenêtre à remplage du XVIème siècle. Le bas côté du choeur, des XIVème et XVème siècles, est dérobé à la vue par des maisons.

Le chevet offre une disposition très curieuse. Plat dans la partie centrale correspondant au choeur et percé d'un fenestrage flamboyant, il présente de chaque côté deux chapelles débordantes à l'extrémité de chacun des bas côtés du choeur.

Sur la façade nord, l'on rencontre d'abord la sacristie, puis le pignon de l'aile nord du transept. Celui-ci est identique à celui de l'aile sud, mais son porche a conservé ses deux portes géminées du XIVème siècle, séparées par un trumeau portant la Vierge de l'Annonciation. Ensuite vient le pignon d'une chapelle éclairée sur toute sa hauteur par deux fenêtres dont les remplages sont modernes. Enfin le porche de Notre-Dame, reconstruit ainsi que nous l'avons dit de 1854 à 1857.

Au-dessus du carré du transept s'élève une tour carrée comprenant un étage, percé sur chaque face d'une fenêtre avec remplage du XIVème siècle et terminé par une corniche puissamment moulurée. La tour est surmontée d'une flèche en pierre octogonale et aux quatre angles quatre clochetons, l'absence de balustrade est à remarquer (R. Couffon).

Visite extérieure.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Porche Notre-Dame : 

Le pavement dessine un labyrinthe : au-dessus du petit autel, la statue de Notre-Dame de Bon-Secours vénérée depuis des siècles. Les statues des apôtres sont du XIXème siècle (Ogé).

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

 Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Nord)

 

Le pardon se déroule, tous les ans, au début de juillet et se caractérise, le samedi soir, par une messe suivie d'une procession aux flambeaux et de feux de joie sur la place du Centre.

Au-dessus de la rue Notre-Dame, l'église dresse une façade austère, surmontée de pignons multiples, de pittoresques gargouilles de part et d'autre du porche sainte Anne.

A l'Est, au-delà de la sacristie, le chevet polygonal étale ses verrières sous les arcs-boutants extérieurs et ses balustrades.

Sur la façade Sud, se juxtaposent, d'Est en Ouest :

- l'abside du XVème siècle ;

- la construction du XIVème siècle avec la porte au Duc sous une verrière rayonnante. Elle est dominée par la flèche et quatre clochetons ;

- la partie reconstruite au XVIème siècle ; décoration Renaissance, fenêtres de la salle haute, tour des cloches flanquée de gargouilles en forme de fûts de canons, cadran solaire.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Sud)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Sud)

 

La façade Ouest est remarquable par le portail qui s'ouvre entre la tour du XVIème siècle et celle du XIIIème siècle. La décoration, très fouillée, associe les motifs religieux (statuettes des apôtres) et profanes : feuillages, amours, bustes portant costumes du XVIème siècle, antiques.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (face Sud)

 

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Intérieur de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours. 

Lorsque l'on entre par le portail ouest, l'on est immédiatement frappé par l'opposition des styles des deux côtés de la nef : au nord XIVème siècle, au midi XVIème siècle.

La nef, non voûtée, comprend en élévation au nord de grandes arcades, un triforium qui se retourne sur la face ouest du carré du transept pour se raccorder à celui de la longère midi, et des fenêtres hautes ; au sud de grandes arcades, un triforium et au-dessus une seconde galerie et pas de fenêtres hautes. L'un de ces derniers piliers supportant, les grandes arcades est décoré des quatre vertus cardinales dont deux sous des traits masculins. Il est à remarquer que les piliers quadrilobés de la nef sont exactement semblables, ainsi que leurs bases, à ceux du bas de la nef de la cathédrale de Tréguier.

Le carré du transept comprend quatre fortes piles du XIVème siècle enrobant en partie les anciens piliers romans que l'on aperçoit encore. Sous les triples voussures romanes ont été bandés d'autres arcs, et sur la face ouest un arc supplémentaire pour soutenir le triforium. Les piliers du carré sont décorés, plus curieusement qu'artistement, par des têtes qui semblent en sortir, ainsi que l'on voit également à La Roche-Derrien. Les ailes du transept, qui comportent deux arcades, sont voûtées en trois travées, ce qui semble indiquer une reprise récente, probablement du XIXème siècle.

Dans le choeur, les grandes arcades occupent toute la hauteur et les bas côtés ont également la même hauteur. Les piles étant très grêles, on les a contrebutées par des arcs-boutants intérieurs.

Mobilier : Peu d'objets ont échappé au pillage fait de l'église pendant la Révolution.

Il y a lieu cependant de mentionner dans la tour plate deux cloches, l'une portant la date de 1434 et l'autre l'inscription : « L'an 1568 fut fait ceste cloche pour servir Dieu et Notre-Dame de Guingamp, Gérôme Gégou, gouverneur de ce chapelle le fit faire. Fondeurs Guyomark » (classées).

Le buffet d'orgues porte l'inscription : « Ces orgues ont été construicts en 1646 du temps que nobles gens François Le Goff et Pierre Allain étoient gouverneurs de ceste église ».

Mentionnons également l'enfeu de l'évêque Pierre Morel, évêque de Tréguier de 1385 à 1401, avec sa statue tumulaire, proche la porte du duc dans l'ancienne chapelle Saint-Jacques où il avait élu sa sépulture le 28 juillet 1395 ; et l'enfeu de Rolland de Coetgourheden, sénéchal de Charles de Blois, dans le bas côté du choeur, près du chevet du XIVème siècle.

Enfin une ancienne huge à reliques en bois sculpté et fer forgé du XVIIème siècle subsiste encore (classée).

Parmi les oeuvres modernes, une mention spéciale est due aux fresques de Le Hénaff dans la chapelle des fonts et la chapelle des morts (R. Couffon). 

Visite intérieure.

Entrer par le portail Ouest, prendre à gauche (côté nord) :

- base de la tour du XIIIème, fenêtre à lancette ;

- souvenir de l'érection en basilique (1899), armoiries, évocations de la frérie blanche (triple cordelette nouée et devise) ;

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

- dans le bas-côté Nord : armoire à reliques du XVIIIème siècle ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

- vitrail du couronnement de Notre-Dame (1857) ;

- vitrail du voeu de la guerre 1870-1871 ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

- au-dessus du porche Sainte Jeanne : vitrail du XIXème siècle retraçant la vie de Françoise d'Amboise, comtesse de Guingamp, duchesse de Bretagne au XVème siècle ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

- le transept est peu apparent du fait de l'existence de 5 nefs (remarquer en passant les arcades romanes de la croisée) ;

- autel des morts en kersanton (XIXème siècle), sous une statue moderne de Sainte Anne.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

L'enfeu du Messire Jean-Marie Robin. Le vénérable et discret Messire Jean-Marie Robin est curé doyen de Guingamp à l'époque du couronnement. Sur la table de marbre au fond, on lit cet épître. " Içi gît extrêmement vénéré Messire Jean-Marie Robin, doyen de cette église et chanoine du diocèse de Saint Brieuc et Tréguier, vicaire général. Pendant 20 ans, il gouverna cette paroisse avec la plus grande douceur. Il mourut le 24 décembre de l'an du seigneur 1865 âgé de 70 ans. L'affection de ses paroissiens fidèles au-delà de la tombe lui a élevé ce monument ". Mubi de ses vêtements sacerdotaux, la tête appuyée sur un coussin. A droite et à gauche des anges. A ses pieds la levrette traditionnelle. L'ange du chevet déroule une banderole où se lient ces mots : " defuntus adhuc loquitir " (Le défunt parle encore). 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (enfeu de Jean-Marie Robin)

 

Dans le choeur, où l'ancien maître-autel du XVIIIème siècle, voir les arcs-boutants intérieurs.

Au fond de l'abside, très beau groupe de l'Annonciation, fragments d'un ancien retable.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (fragments d'un ancien retable)

Ces panneaux de bas-reliefs proviennent de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle démolie en 1910, afin d'élargir les rues et d'aménager le carrefour de Porz-an Quen. D'abord déposé dans la chapelle de l'Institution Notre-Dame, ce bas-reliefs est transféré dans la basilique après la démolition, vers 1960, des trois autels de l'abside. Les panneaux représentent la flagellation du Christ, la montée au calvaire, la mise au tombeau et la résurrection. La précision de ce travail permet d'envisager une influence flamande.

Au fond de l'abside, une cloche du XVème siècle. L'inscription à gauche porte : " Du haut de la Tour de l'Horloge, j'ai annoncé de 1430 à 1489 les heures de Joie et de Peine. Mon inscription porte : L'an M CCCC XXX (1430) ".

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Au fond de l'abside (à gauche), un Parasol basilical restauré en 2000 et tintinnabulum (1900).

Le 24 octobre 1899, un décret du Pape Léon XIII élevait l'église paroissiale Notre Dame de Guingamp à la dignité de Basilique mineure. Cette décision fut officialisée à l'occasion du Pardon du 3 juillet 1900. Parmi les privilèges concédés aux basiliques mineures figurent :

- le droit au pavillon : c'est un parasol formé de bandes alternées rouges et jaunes, bordées à la base d'un lambrequin aux couleurs contrastées. 

- le droit au beffroi (ou tintinnabulum), petite clochette surmontée d'un beffroi de bois sculpté, armorié aux armes de la basilique.

Note : le beffroi est celui d'origine (1900) ; le parasol a été restauré pour la commémoration, 100 ans plus tard, des cérémonies de 1900.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (parasol basilical)

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

 

Sur le côté Sud :

- enfeu de Roland de Coatgoureden, sénéchal du duc Charles de Blois (XIVème siècle) ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (enfeu de Roland de Coatgoureden)

- mémorial des morts de la guerre 1914-1918 ;

- oratoire du Saint-Sacrement dans un ancien enfeu, à l'emplacement de l'autel détruit en août 1944 par la chute de la flèche ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (oratoire du Saint-Sacrement)

 

- porte du duc : l'église est proche du château, résidence ducale ;

- enfeu de Monseigneur Morel, évêque de Tréguier (fin XIVème siècle). Cet enfeu date de 1401. Originaire de Guingamp, ce saint évêque de grande science et de zèle apostolique, mourut au couvent des Cordeliers de Guingamp et choisit sa sépulture à Notre-Dame, dans cette même chapelle Saint-Jacques, qu'il avait richement dotée. Il repose, revêtu de ses ornements pontificaux. A la clef de voûte, ses armes, d'argent au Léopard de gueules. Au fond de la labbe, un évêque Saint Tugdual et deux femmes, sans doute les vertus familières au défunts présentant le prélat agenouillé en habit de choeur à Notre-Dame assise tenant dans ses bras l'Enfant Jésus.

Note : ce monument du XVème siècle a été dégradé par le vandalisme révolutionnaire. Il n'est plus permis ni de distinguer ni de reconnaître les statuettes en demi-relief qui décoraient la face externe du sépulcre.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (enfeu de Mgr. Morel)

 

- statue ancienne de Saint Jacques ;

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

- orgues récentes dans un buffet du XVIIème siècle, restauré au XIXème siècle. Le premier orgue dont on trouve trace dans les archives de la paroisse, fut accueilli en 1646. Il fut reconstruit par le facteur d'orgue belge Hyppolite Loret, en 1865. Son buffet est classé au titre des Monuments historiques, en 1888.

Les fonts baptismaux sont du XIXème siècle.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Dans la nef centrale : remarquer le contraste entre la partie nord, d'inspiration gothique, et la partie Sud et sa décoration Renaissance.

La chaire est du XIXème siècle.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Au pied de l'un des piliers Sud, la statue de procession de Notre-Dame de Bon-Secours.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

    

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Panneaux sculptés représentant différentes étapes de la vie de Jeanne d'Arc.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (Jeanne d'Arc)

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (Jeanne d'Arc)

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (Jeanne d'Arc)

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (Jeanne d'Arc)

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours (Jeanne d'Arc)

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Du côté Nord, tous les vitraux sont de la seconde moitié du XIXème siècle (armoiries des donateurs). Du côté Sud, tous les vitraux sont modernes : atelier de M. de Sainte Marie, à Quintin.

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

 

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

Guingamp : la basilique Notre-Dame de Bon-Secours

   

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Nota : les photos réalisées en 2010 par Roger Frey sont la propriété du site infobretagne.com.

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