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La basilique Notre-Dame de Bon-Secours de Guingamp |
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L'église Notre-Dame est le monument religieux le plus important de la ville de Guingamp : c'est, depuis le XIème siècle, l'église paroissiale de Guingamp intra-muros ; les autres : Saint-Sauveur, La Trinité, Saint-Michel, aujourd'hui disparues, n'étaient que les églises des faubourgs. |
La construction de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours de Guingamp s'échelonne sur plusieurs siècles :
- aux XI-XIIème siècles : une église romane dédiée à Sainte Marie, dont il ne subsiste que les arcades du transepts enchâssées dans un appareil plus récent ;
- aux XIII-XIVème siècle : une église gothique comprenant deux tours à l'Ouest, un ensemble de cinq nefs se terminant à l'Est par un chevet plat, quatre porches et surmonté d'une tour carrée supportant une flèche polygonale au-dessus de la croisée du transept ;
- à la fin du XVème siècle : le chevet plat est remplacé par une abside polygonale de style flamboyant ;
- au XVIème siècle (1535) : la partie sud-ouest s'étant effondrée, elle est reconstruite selon un style nouveau caractérisé par une originale décoration Renaissance.
Les aménagements ultérieures n'ont que peu modifié l'ensemble architectural, une restauration intérieure importante a été entreprise au milieu du XIXème siècle : voûtes, autels, vitraux, ...

Visite extérieure.

Porche Notre-Dame :
Le pavement dessine un labyrinthe : au-dessus du petit autel, la statue de Notre-Dame de Bon-Secours vénérée depuis des siècles. Les statues des apôtres sont du XIXème siècle (Ogé).






Le pardon se déroule, tous les ans, au début de juillet et se caractérise, le samedi soir, par une messe suivie d'une procession aux flambeaux et de feux de joie sur la place du Centre.
Au-dessus de la rue Notre-Dame, l'église dresse une façade austère, surmontée de pignons multiples, de pittoresques gargouilles de part et d'autre du porche sainte Anne.
A l'Est, au-delà de la sacristie, le chevet polygonal étale ses verrières sous les arcs-boutants extérieurs et ses balustrades.
Sur la façade Sud, se juxtaposent, d'Est en Ouest :
- l'abside du XVème siècle ;
- la construction du XIVème siècle avec la porte au Duc sous une verrière rayonnante. Elle est dominée par la flèche et quatre clochetons ;
- la partie reconstruite au XVIème siècle ; décoration Renaissance, fenêtres de la salle haute, tour des cloches flanquée de gargouilles en forme de fûts de canons, cadran solaire.


La façade Ouest est remarquable par le portail qui s'ouvre entre la tour du XVIème siècle et celle du XIIIème siècle. La décoration, très fouillée, associe les motifs religieux (statuettes des apôtres) et profanes : feuillages, amours, bustes portant costumes du XVIème siècle, antiques.

Visite intérieure.
Entrer par le portail Ouest, prendre à gauche (côté nord) :
- base de la tour du XIIIème, fenêtre à lancette ;
- souvenir de l'érection en basilique (1899), armoiries, évocations de la frérie blanche (triple cordelette nouée et devise) ;


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- dans le bas-côté Nord : armoire à reliques du XVIIIème siècle ;

- vitrail du couronnement de Notre-Dame (1857) ;
- vitrail du voeu de la guerre 1870-1871 ;
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- au-dessus du porche Sainte Jeanne : vitrail du XIXème siècle retraçant la vie de Françoise d'Amboise, comtesse de Guingamp, duchesse de Bretagne au XVème siècle ;

- le transept est peu apparent du fait de l'existence de 5 nefs (remarquer en passant les arcades romanes de la croisée) ;
- autel des morts en kersanton (XIXème siècle), sous une statue moderne de Sainte Anne.
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L'enfeu du Messire Jean-Marie Robin. Le vénérable et discret Messire Jean-Marie Robin est curé doyen de Guingamp à l'époque du couronnement. Sur la table de marbre au fond, on lit cet épître. " Içi gît extrêmement vénéré Messire Jean-Marie Robin, doyen de cette église et chanoine du diocèse de Saint Brieuc et Tréguier, vicaire général. Pendant 20 ans, il gouverna cette paroisse avec la plus grande douceur. Il mourut le 24 décembre de l'an du seigneur 1865 âgé de 70 ans. L'affection de ses paroissiens fidèles au-delà de la tombe lui a élevé ce monument ". Mubi de ses vêtements sacerdotaux, la tête appuyée sur un coussin. A droite et à gauche des anges. A ses pieds la levrette traditionnelle. L'ange du chevet déroule une banderole où se lient ces mots : " defuntus adhuc loquitir " (Le défunt parle encore).

Dans le choeur, où l'ancien maître-autel du XVIIIème siècle, voir les arcs-boutants intérieurs.
Au fond de l'abside, très beau groupe de l'Annonciation, fragments d'un ancien retable.

Ces panneaux de bas-reliefs proviennent de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle démolie en 1910, afin d'élargir les rues et d'aménager le carrefour de Porz-an Quen. D'abord déposé dans la chapelle de l'Institution Notre-Dame, ce bas-reliefs est transféré dans la basilique après la démolition, vers 1960, des trois autels de l'abside. Les panneaux représentent la flagellation du Christ, la montée au calvaire, la mise au tombeau et la résurrection. La précision de ce travail permet d'envisager une influence flamande.
Au fond de l'abside, une cloche du XVème siècle. L'inscription à gauche porte : " Du haut de la Tour de l'Horloge, j'ai annoncé de 1430 à 1489 les heures de Joie et de Peine. Mon inscription porte : L'an M CCCC XXX (1430) ".

Au fond de l'abside (à gauche), un Parasol basilical restauré en 2000 et tintinnabulum (1900).
Le 24 octobre 1899, un décret du Pape Léon XIII élevait l'église paroissiale Notre Dame de Guingamp à la dignité de Basilique mineure. Cette décision fut officialisée à l'occasion du Pardon du 3 juillet 1900. Parmi les privilèges concédés aux basiliques mineures figurent :
- le droit au pavillon : c'est un parasol formé de bandes alternées rouges et jaunes, bordées à la base d'un lambrequin aux couleurs contrastées.
- le droit au beffroi (ou tintinnabulum), petite clochette surmontée d'un beffroi de bois sculpté, armorié aux armes de la basilique.
Note : le beffroi est celui d'origine (1900) ; le parasol a été restauré pour la commémoration, 100 ans plus tard, des cérémonies de 1900.
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Sur le côté Sud :
- enfeu de Roland de Coatgoureden, sénéchal du duc Charles de Blois (XIVème siècle) ;

- mémorial des morts de la guerre 1914-1918 ;
- oratoire du Saint-Sacrement dans un ancien enfeu, à l'emplacement de l'autel détruit en août 1944 par la chute de la flèche ;

- porte du duc : l'église est proche du château, résidence ducale ;
- enfeu de Monseigneur Morel, évêque de Tréguier (fin XIVème siècle). Cet enfeu date de 1401. Originaire de Guingamp, ce saint évêque de grande science et de zèle apostolique, mourut au couvent des Cordeliers de Guingamp et choisit sa sépulture à Notre-Dame, dans cette même chapelle Saint-Jacques, qu'il avait richement dotée. Il repose, revêtu de ses ornements pontificaux. A la clef de voûte, ses armes, d'argent au Léopard de gueules. Au fond de la labbe, un évêque Saint Tugdual et deux femmes, sans doute les vertus familières au défunts présentant le prélat agenouillé en habit de choeur à Notre-Dame assise tenant dans ses bras l'Enfant Jésus.
Note : ce monument du XVème siècle a été dégradé par le vandalisme révolutionnaire. Il n'est plus permis ni de distinguer ni de reconnaître les statuettes en demi-relief qui décoraient la face externe du sépulcre.

- statue ancienne de Saint Jacques ;

- orgues récentes dans un buffet du XVIIème siècle, restauré au XIXème siècle.
Les fonts baptismaux sont du XIXème siècle.
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Dans la nef centrale : remarquer le contraste entre la partie nord, d'inspiration gothique, et la partie Sud et sa décoration Renaissance.
La chaire est du XIXème siècle.
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Au pied de l'un des piliers Sud, la statue de procession de Notre-Dame de Bon-Secours.


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Panneaux sculptés représentant différentes étapes de la vie de Jeanne d'Arc.
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Du côté Nord, tous les vitraux sont de la seconde moitié du XIXème siècle (armoiries des donateurs). Du côté Sud, tous les vitraux sont modernes : atelier de M. de Sainte Marie, à Quintin.
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Nota : les photos réalisées en 2010 par Roger Frey sont la propriété du site infobretagne.com.
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