|
Bienvenue chez les Briochins |
SAINT-BRIEUC |
Retour page d'accueil Retour Canton de Saint-Brieuc
La commune de Saint-Brieuc ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-BRIEUC
Saint-Brieuc vient de Brieuc, un moine gallois. Il paraît certain qu'au Vème siècle, il n'y avait pas de ville à l'endroit où s'élève aujourd'hui Saint-Brieuc et que les Gallo-Romains s'étaient bornés à fonder un emporium, ou marché à l'abri du castrum de Cesson.
Saint-Brieuc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploufragan. Chef-lieu d'un diocèse, auquel est rattaché au Concordat celui de Tréguier, elle doit son origine à un monastère fondé vers le VIème siècle par le saint breton dont elle porte le nom.
Daprès la Vita Briocii, manuscrit du XIème siècle environ, saint Brieuc dont le père s'appelait Cerpus et la mère Eldruda, aurait, venant de Cardigan au pays de Galles, débarqué avec 168 compagnons dans le port d'Ac'h (l'Aber-Vrac'h). De là, il serait allé fonder le monastère de Tréguier, qu'il aurait confié à son neveu Papu-Tugual (saint Tugdual). Laissant la moitié des siens, il aurait débarqué avec 84 compagnons, sur la rive du fleuve Sanguis (le Gouët) et se serait installé non loin d'une vallée double, arrosée par une fontaine (in vallem binam deveniunt exuberanti fonte irriguam). Il s'agit des vallées du Gouët et du Gouédic et de la fontaine Notre-Dame. Après quoi les Bretons établirent leur monastère au manoir du Champ du Rouvre (aulam Campi Roboris), cédé par le comte Rigual, cousin de Brieuc. Telle aurait été, vers le VIème siècle, l'origine de la ville de Saint-Brieuc.
Vers 848-849, Nominoé, duc des Bretons, aurait érigé, semble-t-il, en évêché, suffragant de la métropole de Dol, le monastère de Saint-Brieuc. Le premier évêque dont on est sûr, Adam, est cité dans l'acte de fondation de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes en 1032. Des lettres de larchevêque de Tours, en date du 11 janvier 1235, citent la paroisse de Saint-Brieuc (parrochiam briocensis ecclesiae). Cette paroisse a le nom de Saint-Michel dès 1426 (la parroesse de St Michel en la ville de St Briouc : Lettres de Jean V, n° 1667).
L'ancienne paroisse de Saint-Michel comprend, du XVIème au XVIIIème siècle :
une partie urbaine (la Ville) : de 1618 à 1639, cette ville est divisée en dix quartiers : le Martray, Fardel, la GrandRue, Saint-Guillaume, Saint-Gouéno, la rue de Gouët, la Clinquaine, Saint-Michel, la rue Jouallan et Saint-Pierre. A partir du XVIIIème siècle, les quartiers de Saint-Pierre, la rue Jouallan, Saint-Michel et la Clinquaine disparaissent. Enfin vers 1790, le quartier du Gouët prend le nom de quartier Royal ; | |
une partie rurale (les Villages), n'ayant qu'un seul quartier ; |
A la fin du XVIème siècle, la ville est circonscrite par plusieurs portes ou barrières : Saint-Guillaume, la croix Guibour, la porte Thomasse, Saint-Pierre, la porte Morlaise, de Gouët et Saint-Michel. A l'intérieur de ce périmètre, on a encore établi, à cause de la guerre, les barrières du Pilori, de la Vicairie, de la rue Jouallan, de la venelle du Chapitre.
En ce qui concerne la paroisse, elle est dans le principe, desservie à la cathédrale par le chapitre, et que, si l'on trouve en 1233 un vicaire et deux chapelains, c'est uniquement dans l'intérêt du service. La population de la ville ayant augmenté, le chapitre en transporte une partie dans l'église de Saint-Michel, mais en gardant la qualité de curé primitif, les fonts baptismaux, les registres des baptêmes, mariages et sépultures et quelques fonctions importantes. Cette translation a lieu vers la fin du XVème siècle, et l'église de Saint-Michel est agrandie ou rebâtie à cette occasion, car on a retrouvé, en démolissant la tour, une pierre portant la date de 1498, avec le nom du trésorier, Thomas Dutays.
Note : liste des trésoriers de la fabrique de Saint-Brieuc : Thomas Dutays (en 1498), Jean Meheut (en 1536), Thomas Le Ribault (en 1537), Yves Gendrot (en 1538), Jean Guillou (en 1539), Roland Le Cheny (en 1544), Pierre Compadre (en 1549), Pregent Le Normant (en 1590), Henri Compadre (en 1591), René Georgelin (en 1592), Alain Bédel (en 1593), Olivier Le Moenne (en 1594).
Les bourgeois de Saint-Brieuc ratifient le traité de Guérande le 29 avril 1381 (Mor., Pr. II, 277) et envoient des députés aux Etats de Bretagne dès 1423 ou 1424. Le premier maire de la ville et communauté de Saint-Brieuc est nommé par le Roi à Versailles le 11 novembre 1693 et prête serment à Rennes le 24 décembre. Il est installé à Saint-Brieuc le 31 décembre 1693. La première municipalité est élue le 8 février 1790 et installée le 14 février 1790. Saint-Brieuc devient le chef-lieu du département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes d'Armor), ainsi que d'un district de ce département, par le décret du 26 février 1790. En 1792 (décret du 15 août 1792), Saint-Brieuc est augmenté d'une partie de Trégueux dite le Bas-Trégueux et du territoire de la paroisse de Cesson. Outre celle de Cesson, rétablie en 1820, trois autres paroisses sont venues depuis s'ajouter à celles de Saint-Etienne et de Saint-Michel : Sainte Anne de Robien (en 1911), le Sacré Coeur des Villages (en 1927) et Sainte Thérèse de Gouédic (en 1932).
Note : liste des maires de Saint-Brieuc : Thérault, seigneur de Boismarcel (en 1692), Chapelain, seigneur de La Villeguerin (de 1693 à 1697), Jacques Ruffelet, seigneur de La Lande (en 1700), François Le Gal, seigneur du Tertre (en 1703), Etienne Lymon, seigneur du Tertre (en 1707), Jacques Le Mesle (en 1709), Jean Jouannin, seigneur de La Roche (en 1711), Louis Leclerc, seigneur de Vaumeno (en 1715), Jean Pierre Bernard, seigneur du Hau cilly (en 1719), Claude Le Duc (en 1721), Philippe Le Cesne (en 1723), Alain Ruffelet (en 1727), Damar, seigneur de l'Abraham (en 1729), Olivier Collet (en 1731), Pierre Damar, seigneur de la Ville-Agan (en 1733), Vittu, seigneur de Kersaint (en 1735), Pierre Souvestre, seigneur de la Villemain (en 1748), François Lymon, seigneur de La Belleissue (en 1753), Pierre Souvestre, seigneur de la Villemain (en 1754), Jean-Louis Bagot (en 1774), Le Can, seigneur de la Ville-Porte-Amour (en 1776), Poulain, seigneur de Corbiou (de 1779 à 1789).
Au point de vue judiciaire, Saint-Brieuc était le siège dune sénéchaussée ducale puis royale. Un sénéchal de Saint-Brieuc est mentionné en 1423 (lettres de Jean V, n° 1569). Depuis la Révolution, Saint-Brieuc a été le siège d'un tribunal de district (1790-an III), d'un tribunal correctionnel (depuis l'an IV), d'un tribunal d'arrondissement (an VIII), devenu de première instance (décret du 6 septembre 1926) puis de grande instance (22 décembre 1958) et d'un tribunal de commerce (1792).
Si Saint-Brieuc est une probable fondation monastique, Cesson doit son origine à une position fortifiée. Un gouverneur du château de Cesson (Gaulterius, praetor de Cesson) ou "de equestri ordine Gaufredus, pretor de Sesson" (le chevalier Geoffroi, capitaine de Cesson) est cité en 1144 dans un acte (Mor., Pr. I, 591). Il y a un sénéchal ou châtelain de Cesson pour le duc dès 1367 (Actes du duc Jean IV, n° 94). Cité comme paroisse en 1396, Cesson l'est déjà en 1263, puisqu'un acte de 1263 mentionne un certain Eudon, prêtre de Sesson. Par bulle du 25 mars 1509, la chapelle Saint-Lunaire de Gouédic est unie à la paroisse de Cesson. On rencontre les formes suivantes : Cesson (en 1144), Syson (au XIIème siècle), Sesson (en 1263, en 1296). Voici la liste des capitaines et gouverneurs de Cesson : Gaufredus (en 1144), Adam Hoult (en 1350), Guyon de Kermalkeyn (en 1355), Louis de Robien (en 1392), Etienne Gouéon (en 1399), Alain de La Houssaye, Jean Du Juch, Jean de Lannion (en 1402), Yon Marquier (en 1404), Pierre Provost (en 1453), Pierre Du Cellier (en 1453), Jean Bastard de Pont (en 1457), Jean de Malecanelle (en 1463), Raoul de Keronay (en 1468), Jean de Visdelou (en 1487), Guillaume Le Moenne de Beauregard (en 1488), Jean Du Cambout (en 1507), Alain Du Cambout (en 1522), Pierre de Couvran (en 1542), le commandeur de Carentoir (en 1592), François Conen de Précréhant, dernier gouverneur (en 1598).
On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Briocus (1032), Saint Brieuc la cité (1296), S. Briocus de Vallibus (1330), Sainct Brieuc des Vaulx (en 1381), Saint Brieuc des Vaux (en 1394, en 1407). La graphie Saint-Brieux est adoptée le 27 octobre 1801, puis corrigée en Saint-Brieuc le 14 février 1802.
Note 1 : Vers 851, le roi Erispoë fait transporter les reliques de saint Brieuc dans sa chapelle de Saint-Serge d'Angers, pour les sauver de la fureur des Normands. Le 7 janvier 1079 ou 1080 meurt Eon, comte en Penthièvre, frère du comte des Bretons Alain III. Il est enterré dans la cathédrale en présence de l'évêque Adam et de ses trois fils. En 1080 a lieu le premier concile de Saint-Brieuc, convoqué par le pape Grégoire VII, pour juger des droits des archevêques de Dol et de Tours. Vers 1135 a lieu le deuxième concile de Saint-Brieuc (Anc. év. III, 332). Le 18 octobre 1210, une partie des reliques : "duas costas cum brachio et parumper de cervice" (l'un des bras, deux côtes et une parcelle de la tête) de saint Brieuc, transférées de l'abbaye de Saint-Serge d'Angers, arrivent à Saint-Brieuc et sont déposées solennellement dans la cathédrale. Le 29 juillet 1234 meurt saint Guillaume (Guillaume III Pinchon), évêque de Saint-Brieuc, qui avait fait reconstruire la cathédrale ; il est canonisé par bulle du 15 avril 1247. Vers juillet 1341, Jean de Montfort, prétendant à la couronne de Bretagne, s'empare de Saint-Brieuc. En juin 1375, les habitants de Saint-Brieuc, soutiennent avec succès un siège contre le duc Jean IV de Montfort et ses alliés anglais. Le 19 juin 1394, les soldats du duc Jean IV sont assiégés dans la cathédrale par Olivier de Clisson qui s'empare de la ville et la pille. En 1406, les habitants de Saint-Brieuc se révoltent contre le duc Jean V. La révolte est réprimée par le Comte de Richemont. En mars 1589, Saint-Brieuc est pris, pour le duc de Mercoeur, par François de Guébriant. En 1591, le parti royaliste et ses alliés anglais, sous les ordres du prince de Dombes, se rendent maître de Saint-Brieuc. Le 8 mai 1592, le capitaine ligueur La Vangine s'empare de la maison de la Ville-Bougault en Cesson et occupe Saint-Brieuc. Le capitaine d'Avaugour de Saint-Laurent débarque avec ses troupes le 31 juillet. Le 8 août 1592, un combat oppose, près de Saint-Michel, les troupes du marquis de Sourdéac, commandant pour le Roi en Basse-Bretagne, à celles de Saint-Laurent. De nombreuses épidémies de peste sévissent à Saint-Brieuc : celle de 1598, de 1601, de 1607, de 1622 et celle de 1628-1632. Du 17 au 23 octobre 1602, se tient à Saint-Brieuc pour la première fois la session des Etats de Bretagne : les députés siègent dans la cathédrale. Le 28 novembre 1624, les Ursulines s'établissent à Saint-Brieuc, où elles fondent un pensionnat de jeunes filles. En 1706, Mgr Frétat de Boissieux fonde le couvent des Soeurs de la Croix, rue Notre-Dame, à l'emplacement du couvent des antonins. Le couvent des Filles de la charité est fondé à Saint-Brieuc par acte du 28 août 1711. Le 14 juillet 1786, le navire "Le Maréchal de Castries" de 700 tonneaux fait naufrage à l'entrée du port de Saint-Brieuc. Le 27 octobre 1799, les Chouans, sous le commandement de Mercier la Vendée, assisté de Carfort et Saint-Régent, se rendent maître de la ville de Saint-Brieuc. Le 11 juin 1802 arrive à son poste Jean Baptiste Caffarelli du Falga, premier évêque concordataire de Saint-Brieuc. Le choléra sévit à Saint-Brieuc du 28 au 29 décembre 1832. Par décision épiscopale du 12 juin 1956, la paroisse de la Ville-Ginglin ou de Saint-Guénolé est érigée en paroisse distincte. Par décision épiscopale du 8 septembre 1961 la paroisse Saint-Yves (la Villehélio) est érigée en paroisse distincte. Par décision épiscopale du 24 septembre 1961, la paroisse Saint-Vincent de Paul (la Croix-Saint-Lambert) est érigée en paroisse distincte. Le nombre de paroisses de la commune de Saint-Brieuc est aujourd'hui de neuf : Saint-Etienne, Saint-Michel, Cesson, Robien, les Villages, Gouédic, la Ville-Ginglin, la Villehélio, la Croix-Saint-Lambert.
Note 2 : la commune de Saint-Brieuc renferme 45 hameaux, fermes et villages, dont les principaux sont : la Ville-Hélio, la Ville-Juhel, la Ville-Ernault, la ville-Guyomard, la Ville-Rault, la Ville-Bernard, la Ville-Ginclin, la Ville-Doré, la Ville-Hingant, la Ville-Agar, la Ville-Bougault, la Ville-Berno, la Plaine-Ville, le Pré-Tison, la Petite-Hacmorée, le Gouty, le Veaumeno, le Bas-du-Chemin-Neuf, le Rohanet, les Ligneries, le Vallais, la Bauchée, le Pré-au-Ren, Robiens.
Note
3 : Saint-Brieuc
vit naître l'institut des Filles de la Providence de Saint-Brieuc au
sein d'une congrégation de jeunes filles établie en cette ville à la suite de
la mission de 1816. Cette congrégation avait pour supérieure Mlle Marie-Anne
Cartel, âme d'élite vouée à toutes les bonnes oeuvres. Deux autres
demoiselles de la congrégation s'attachèrent à Mlle Cartel : c'étaient Mlles
Marie Conan et Fanny Chapelain. Ces trois pieuses filles se mirent sous la
direction de M. Jean-Marie Robert de la Mennais, vicaire général de
Saint-Brieuc et fondateur des Frères de l'Instruction Chrétienne, et se vouèrent
à l'enseignement de la jeunesse. Elles reçurent le 25 mars 1821 de ce
respectable prêtre des constitutions et prononcèrent leurs voeux le même jour
(Notice ms. sur la Congrégation de la Providence de Saint-Brieuc — Dans sa Vie
de l'abbé de la Mennais, M. de Mirecourt dit que les religieuses de la
Providence prononcèrent leurs premiers voeux pendant la nuit de Noël 1818, à
Saint-Brieuc même, dans la chapelle de Notre-Dame-du-Refuge, un an après la
fondation des Frères de l'Instruction Chrétienne)
![]()
PATRIMOINE de SAINT-BRIEUC
la cathédrale Saint-Etienne (XIXIXème
siècle), située Place du Général-de-Gaulle. La cathédrale appartient à
plusieurs époques. De la première église (ou oratoire) en bois fondée au VIème
siècle et de la suivante édifiée vers 970, il ne subsiste rien. Au Xème
siècle les reliques de saint Brieuc (moine gallois) sont transférées à
l'abbaye Saint-Serge d'Angers pour les mettre à l'abri des Normands
(919-936). Une troisième église de style normand est construite vers 1180
à l'initiative de l'évêque Geffroy de Hénon. Elle accueille en 1210 une partie des
reliques de saint Brieuc. La tour nord était achevée en 1212,
date à laquelle est inhumé l'évêque Pierre. La façade ouest est
édifiée de 1220 à 1228 sous l'épiscopat de saint Guillaume, lequel fait
également construire la chapelle Saint-Mathurin dans laquelle il est
inhumé en 1234. Les travaux paraissent avoir été achevés avant 1248 par
l'évêque Philippe, successeur de saint Guillaume. En 1343, la chapelle
Notre-Dame est reconstruite par Roland de Dinan et Clémence d'Avaugour,
héritiers d'Anne de Laval (dame de Langonet). La cathédrale est mise à sac par les Anglais
en 1346 et incendiée en 1353. Le choeur est reconstruit de 1334 à 1357. Le
transept est reconstruit de 1357 à 1375. La cathédrale est assiégée en
1375 par le duc Jean IV et en 1394 par le connétable de Clisson. Trois fois
mise à sac au XIVème siècle, elle est reconstruite au XVème siècle
(grâce à un don du duc Jean V), avec une tour sud (dite "tour
Marie") de caractère défensif qui est achevée en 1436. Le pignon
nord est reconstruit de 1414 à 1419. Le déambulatoire, dont les
arc-boutants portent les armoiries de Guy de Montfort, est réalisé au
XIVème siècle. Au XVIème siècle, de nombreuses chapelles viennent se
greffer, comme Notre-Dame-la-Blanche, la Bienheureuse-Marie-d'Avaugour et le
Voyer-du-Couédic. Au XVIIIème siècle, entre les contreforts de la façade
Nord s'installent douze échoppes, qui sont supprimées au début du XXème
siècle. Le porche du Martray est reconstruit en 1824, en 1854 et en 1911.
Le pignon du transept (façade nord) est orné d'une horloge réalisée en
1836 par le rennais Scheverer et les pentures néo-gothiques des portails
sont de Pierre Boulanger (1813-1891). Le pignon sud est surhaussé et
élargi pour créer la chapelle Saint-Guillaume (aujourd'hui chapelle du
Saint-Sacrement) entre 1462 et 1472, sous l'épiscopat de Jean Prégent.
L'escalier de Jean Prégent, avec des pans coupés en cannelures doriques,
est collé à la chapelle du Saint-Sacrement. Le pignon du transept (façade
sud) contient une grande fenêtre datée de 1419 et exécutée par Jean de
Malestroit. La chapelle dédiée à sainte Anne est réalisée par
Christophe de Penmarch entre 1471 et 1505. La
nef, menaçant ruine, est reconstruite par Jean Poullier en 1712-1715, sous l'épiscopat de
Frétat de Boissieux (1705-1720). Les bas-cotés sont couverts de voûtes d'arêtes en
1735 par Mgr Vitet de Montchus (1727-1744). De 1879 à 1882, les voûtes d'ogives sont exécutés dans le transept
et dans la nef. La
flèche de la cathédrale haute de 26 mètres est détruite par la foudre le
11 juillet 1852. La tour Marie, qui est foudroyée en 1852, est restaurée
en 1852. Les restaurations faites au XIXème siècle par l'architecte
Ruprich-Robert ont conduit à la suppression de la porte ouest de la tour
nord, la reconstruction du porche ouest (en 1889) et de la porte du Martray. Le bas de la tour date du XII-XIIIème siècle. L'aile nord
du transept, le pignon de l'aile sud, la chapelle des fonts, la tour Marie,
le haut du pignon ouest et de la tour nord date du XIV-XVème siècle. La
chapelle de l'Annonciation date de 1465. On y trouve un orgue qui date de 1540
(restauré en 1847-1852 par le facteur Cavaillé-Coll et le
sculpteur Jean Etienne), ainsi que les gisants de saint Guillaume III
Pinchon (XVème siècle) et d'André Le Porc de la Porte (1632).
La statue du gisant de saint Guillaume est brisée pendant la Révolution,
avant d'être reconstituée en 1893 par Elie Le Goff (le bahut de support
est dessiné par l'architecte Guadet et sculpté par Hernot de Lannion).
André Le Porc de la Porte (1593-1632), baron de Vézins en Anjou, évêque
de Saint-Brieuc, en 1620, crée le couvent des Ursulines en 1625 : il se
fait construire un tombeau de son vivant par le sculpteur Le Doaré. Le
tombeau se trouvait initialement au couvent des Ursulines, disparu en 1845 :
la translation du tombeau du prélat à la cathédrale a eu lieu le 17
novembre 1833. Les
menuiseries (chaire à prêcher, lambris de la sacristie, ....), oeuvre
d'Yves Corlay, datent du XVIIIème siècle. Le retable du Saint-Sacrement,
oeuvre d'Yves Corlay, date de 1743-1745 (initialement dans le couvent des Soeurs de la Croix puis transféré à la cathédrale au début du XIXème
siècle, vers 1800). Le vitrail de la chapelle absidiale date du XIV-XIXème siècle.
La verrière est l'oeuvre du dessinateur Auguste Ledoux et du
maître-verrier Fialex de Mayet, et date de 1866 : elle est composée de
quatre grands tableaux qui représentent Moïse célébrant la pâques, la
Manne dans le désert, la Cène et la Multiplication des pains, le triomphe
du Saint-Sacrement (au centre). L'ensemble des fenêtres basses du
déambulatoire est l'oeuvre du maître-verrier Hubert de Sainte-Marie et
date de 1966-1975. La cuve baptismale date du XVème siècle. Les statues de
saint François de Sales (datée de 1745 et située dans la chapelle
Saint-Sacrement) et de saint Etienne (XVIIIème siècle) sont
l'oeuvre du sculpteur Yves Corlay. Le reliquaire, en bronze et
cristal, de saint Guillaume et de saint Yves (donation de Hyacinthe Louis
(1778-1839), comte de Quélen) est l'oeuvre de l'orfèvre Romain Joseph
Baltazar Desury (originaire de Mons en Belgique) et date de 1820. Le tombeau
de Monseigneur Le Groing la Romagère est l'oeuvre du sculpteur Pierre Marie
Ogé et date de 1841. Le tombeau (situé dans la chapelle de Penmarch) de
Monseigneur Augustin David (1812-1882) est l'oeuvre du sculpteur Henri
Michel Antoine Chapu et date de 1891. La statue tumulaire de Monseigneur
Pierre Le Mée est l'oeuvre du sculpteur Pierre Marie Ogé et date de 1859.
La statue en bronze du Christ (située dans la chapelle de Penmarch) est
l'oeuvre du sculpteur Just Becquet et date de 1888. La statue, en bois de
chêne, de saint Brieuc est l'oeuvre du sculpteur Elie Le Goff et date de
1891. Le lutrin en bois de chêne date des années 1870-1880. Pendant la Révolution, l'édifice sert d'entrepôt et de remises.
Une psallette (ou Psalette) y aurait été fondée
par Alain de la Rue
vers 1420 (voir
| |
la basilique Notre-Dame d'Espérance (1854-1877), située Place Saint-Pierre et oeuvre de l'architecte Théodore Maignan. Cette basilique remplace une ancienne chapelle datée de 1440 et reconstruite, en 1500, par Pierre Dolo, seigneur de La Coste (en Plaintel). En 1716, cette chapelle est la propriété des marchands et artisans de Saint-Brieuc, groupés en congrégation de l'Immaculée Conception. Restaurée, elle est bénie en 1719 et sert d'assemblée durant la Révolution. La chapelle est reconstruite en 1854 par l'architecte Théodore Maignan et les anciennes fondations serviront pour les piliers de la nef. La nef est agrandie, en 1877, d'un déambulatoire et de sept chapelles. Après les dégâts causés par la foudre en 1842, un nouveau porche dédiée à la Vierge et une nouvelle tour sont édifiés. Les niches, encastrées dans la tour, abritent dix statues de pierre, oeuvre de Pierre Marie Ogé, père. La statue de l'Immaculée Conception est l'oeuvre de François Rouxel et provient de l'ancien maître-autel. Le clocher-tour beffroi est terminé en 1853 et reçoit un carillon de douze cloches en 1857. La chapelle Notre-Dame d'Espérance est consacrée le 31 mai 1898 et érigée en basilique mineure le 2 janvier 1903. La chapelle du déambulatoire abrite un ex-voto représentant le bateau La France et offert par des marins vers 1850. La chaire, oeuvre du sculpteur Paul Guibé, date de 1878. La statue de la Vierge à l'Enfant, oeuvre du sculpteur Pierre Marie Ogé, date de 1852. Les vitraux, oeuvre des maîtres verriers Carl et Frédéric Küchelbecker, datent de 1855-1862. La statue de saint Pierre du Vatican, oeuvre du sculpteur Pierre Marie Ogé, date de 1863. Le maître-autel, oeuvre du sculpteur Bernard Jabouin (de Bordeaux), date de 1886. Le mausolée du chanoine Prud'homme, oeuvre du sculpteur Paul Guibé, date de 1883. La basilique abrite les couronnes pontificales de la Vierge et de l'Enfant, oeuvre de l'orfèvre Hippolyte Paul Desury (1835-1894) et exécutées pour le couronnement de la statue de Notre-Dame d'Espérance, le 31 juillet 1865 ; | |
l'église Saint-Michel (1837-1841), située Place Saint-Michel. Cette église remplace une ancienne chapelle du XIIIème siècle, reconstruite en 1470 et détruite en 1839. La première pierre de la nouvelle église est bénie le 2 septembre 1837. Cette église est due à l'architecte Lorin (1781-1846). L'église est bénie le 25 octobre 1841 et consacrée le 25 juillet 1875. L'édifice abrite un orgue Cavaillé-Coll (1873). La chaire est l'oeuvre d'Yves Corlay : elle est réalisée entre 1732 et 1736. Les peintures sur toile sont l'oeuvre de Donguy et sont exécutées entre 1859 et 1874. Les statues de saint Michel et de saint Jean-Baptiste sont l'oeuvre de Pierre Marie François Ogé. Les verrières sont l'oeuvre de Gérard Petit (1811-1871) ; | |
l'église Saint-Ignace de Cesson (1892-1901), située avenue de la République et oeuvre de l'architecte Lucien Woog (de Paris). La première pierre est bénie le 25 avril 1895. L'église est consacrée par l'abbé de Thymadeuc, dom Bernard, le 28 janvier 1901. Le dallage en mosaïque est réalisé par Odorico (de Rennes) ; | |
l'église Sainte-Anne de Robien (1908-1910), située Boulevard Hoche et oeuvre de l'architecte Courcoux. La première pierre est bénie le 18 décembre 1908. L'église est bénie le 6 mars 1910. La paroisse de Robien est érigée par décision épiscopale du 8 juin 1911 ; | |
l'église du Sacré-Cur des Villages (1911-1912), située Square de l'Armée Patton et oeuvre de l'architecte Le Guerrannic (1831-1915). La première pierre de l'église est posée le 3 septembre 1911 et l'église est bénie le 20 octobre 1912. La paroisse est nommée Sacré-Coeur-des-Villages le 1er janvier 1927 ; | |
l'église Sainte-Thérèse de Gouédic (1929-1932), située Place Sainte-Thérèse et oeuvre de l'architecte James Bouillé (1894-1945). La première pierre de l'église est bénie le 19 mai 1929. L'église est bénie le 11 décembre 1932 et consacrée en 1955. Les cloches sont posées en 1935. La paroisse est érigée par décision épiscopale du 1er décembre 1932 ; | |
la chapelle des Cordeliers (1504). La première pierre est posée le 3 septembre 1504. Elle est dédicacée le 26 juillet 1515. Les Cordeliers décident dès 1451 de s'établir à Saint-Brieuc. Le chanoine Gouerius leur offre un petit hôpital (hôpital Saint-Antoine), près de Notre-Dame de la Fontaine, et fait ratifier ce don par le duc Pierre II. Les Cordeliers construisent ensuite une maison près du Légué et obtiennent en 1503, de Thebauld de Kaymmerch, seigneur du Quillio, et de Jeanne de Couvran, sa femme, le manoir de la Haute-Garde ; | |
la chapelle Saint-Pierre (1717). La première pierre de la chapelle est posée le 9 août 1717. La chapelle est bénie le 2 février 1719. La foudre tombe sur le clocher le 10 août 1842. La chapelle est reconstruite à partir du 2 février 1843. Cette chapelle est ensuite démolie et la chapelle Notre-Dame d'Espérance est construite sur son emplacement de 1843 à 1856, à l'initiative du chanoine Prud'homme. Elle est ouverte au culte au début du mois de mai 1855 ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Fontaine (1838),
située rue Ruffelet et édifiée à
lemplacement dun vieil édifice religieux, fondé par le moine
Brieuc vers l'an 485. L'édifice est reconstruit en 1407 par la
duchesse de Penthièvre, Marguerite Clisson. La chapelle est démolie en
1799, puis reconstruite en 1838 par Julie Bagot (1785-1864), fondatrice de
l'orphelinat, situé à proximité de l'édifice religieux. La première pierre de la chapelle est posée le 9 septembre 1838. Cette
chapelle est reconstruite par les soins de Julie Bagot avec les pierres,
semble-t-il, de l'ancienne église Saint-Michel. La chapelle est aménagée en 1893 par Monseigneur Fallières,
évêque de Saint-Brieuc. On y trouve les
armoiries (1469) de la famille de Malestroit (provenant, semble-t-il, de
l'église de Trémuson). Le maître-autel est l'oeuvre de l'architecte
Alphonse Guépin et date de 1893. Le vitrail du chevet est l'oeuvre du
maître-verrier Vermonet-Pomery et date de 1893. La chapelle abrite les
statues de saint Brieuc (1896) et de saint Tugdual (1896),
toutes les deux sculptées par Elie Le Goff ; (voir
|
le Grand Séminaire (1924-1928), situé rue de Genève et édifié par l'architecte Georges Robert Lefort en 1925-1927. Le mobilier est de Jacques Philippe. La décoration de la crypte (Présentation de la Vierge au Temple et le Golgotha), oeuvre de Xavier de Langlais, date de 1949 ; | |
le séminaire de la rue aux Chèvres (1843) et sa chapelle (1844). La première pierre du séminaire est posée le 5 juin 1843. La première pierre de la chapelle est posée le 10 mars 1844. Les travaux de la chapelle se terminent en 1847. Le vieux séminaire est vendu par l'évêque à la ville de Saint-Brieuc le 5 janvier 1851. A noter qu'un séminaire avait déjà été fondé par l'évêque Denis de La Barde en 1664 et confié au pères Lazaristes : la porte de l'Ourme (XVIIème siècle), située rue Henri-Becquerel, provient de ce séminaire ; | |
la chapelle Saint-Guillaume (1852-1856), située Place Saint-Guillaume. Il s'agit de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Porte. La chapelle avait déjà été reconstruite, par l'évêque Prégent, au XVème siècle sous le nom de chapelle du Saint Sacrement. Guillaume Pinchon ou Pichon (1220-1234) est originaire de la paroisse de Saint-Alban. Il est élu évêque de Saint-Brieuc en 1220. L'oeuvre la plus importante de saint Guillaume est la reconstruction de la cathédrale. La chapelle est successivement dédiée à sainte Anne et à saint André au cours du XVIème siècle. Durant la Révolution, l'édifice sert de remise à foin et de prison. La chapelle est reconstruite à partir de 1852 (d'après les plans de l'abbé Jules Collin). Le 8 août 1852 est bénie la première pierre de la chapelle. La chapelle est ouverte au culte le 30 avril 1859. La chapelle abrite les statues de saint Augustin et saint François de Sales, oeuvres du sculpteur Yves Corlay. Les tableaux de saint Brieuc et saint Guillaume sont l'oeuvre du peintre Joseph René Gouézou et datent de 1876 ; | |
la chapelle du Collège Anatole Le Bras (1860), oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin ; | |
la chapelle du Sacré-Cur (1874) ; | |
la chapelle du nouveau Carmel (1878). La première pierre est posée le 15 octobre 1878 ; | |
la chapelle des Surs du Saint-Esprit (1898-1900), oeuvre de l'architecte Courcoux. La première pierre est posée le 8 décembre 1898. Elle est bénie le 31 juillet 1900. Les Soeurs du Saint-Esprit arrivent à Saint-Brieuc en 1834. La statue de dom Leuduger est l'oeuvre de Camille Debert et date de 1922. La statue de dom Allenou de La Ville-Angevin est l'oeuvre d'Elie Le Goff et date de 1926. Les décorations sont l'oeuvre du peintre Langlamet en 1933-1934 ; | |
la chapelle du Sacré-Cur des Villages (1911). La première pierre est bénie le 3 septembre 1911. La chapelle est bénie le 20 octobre 1912. La paroisse du Sacré-Coeur est érigée en paroisse distincte le 1er janvier 1927, par décision épiscopale du 21 décembre 1926 ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Grâces (1864-1866-1867), située au Rocher-Martin et oeuvre de l'architecte Alexandre Angier. Il s'agit de l'ancienne chapelle des maristes, appelés par Monseigneur Martial en 1861 pour s'occuper du grand séminaire de 1862 à 1887. Les maristes sont expulsés en 1880. Les vitraux sont l'oeuvre du maître-verrier Joseph Villiet (1823-1877) ; | |
la chapelle du nouveau séminaire (1925), oeuvre de l'architecte Georges Robert Lefort. La première pierre est posée le 17 août 1925. La chapelle est consacrée le 17 avril 1927. Le dallage est dessiné par Jeanne Malivel (1895-1926) et exécuté par le céramiste Isidore Odorico. La chapelle possède un cloître. Les stalles se développent sur trois rangs le long des deux façades latérales et comprennent 178 places. Le trône épiscopal est l'oeuvre de Jacques Philippe. La crypte contient le tombeau de Monseigneur François Serrand (1874-1949) ; | |
la chapelle du nouveau monastère des Carmélites (1936). La première pierre est posée le 4 août 1936. La chapelle est bénie le 17 octobre 1937 ; | |
la chapelle de L'Hôpital, située rue des Capucins. Elle est bénie le 30 août 1883 ; | |
la chapelle des Filles de la Charité (1890) ; | |
la chapelle de l'école Saint-Pierre. Elle est bénie le 28 juin 1924 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Gilles, aujourd'hui détruite et située jadis rue Saint-Gilles. Vendue à la Révolution, elle est démolie en 1932. Pour la nouvelle paroisse érigée en 1956 a été édifiée une église moderne, dédiée à saint Guénolé. On y trouve une statue (XXème siècle) en bois polychrome de saint Guénolé (H. 0,55 m) : l'abbé tient une oie dans sa main gauche et l'oeil de sa soeur Clervie dans sa main droite (un enfant est debout à ses côtés). A signaler aussi la statuette de saint Guénolé, située au-dessus de la porte du presbytère (abbé mitré, tenant une crosse dans la main gauche et la main droite bénissante) ; | |
la croix Mathias (XVème siècle - 1825). Elle s'appelait jadis croix Sansonnet. Elle a reçu le prénom (Mathias) de l'évêque Le Groing de la Romagère (1819-1841) qui l'a fait restaurer ; | |
l'hôtel des ducs de Bretagne ou du Chapeau Rouge (1572), oeuvre d'Yves Couffon et situé au n° 15 rue Fardel. Des hôtes illustres ont séjourné dans cet hôtel : Jacques II Stuart en 1689, l'empereur germanique Joseph II en 1777, etc.... ; | |
l'hôtel de la duchesse de Rohan (XVI-XVIIème siècle), situé au n° 2 rue Saint-Guéno ; | |
la petite auberge (1701), située au n° 23, rue du Maréchal-Foch ; | |
la maison de la Barrière (XVIème siècle), située au n° 16 rue de Gouët ; | |
la maison (début du XVIIème siècle), située au n° 31 rue Fardel ; | |
la maison en pan-de-bois (début du XVIIème siècle), située au n° 9 rue Quinquaine ; | |
la maison des Le Ribeault (XV-XVIème siècle), située au n° 1 place au Lin ; | |
l'hôtel de Bellescize (1780), situé rue Henri-Servain. Cet hôtel était le palais épiscopal avant la Révolution. Il sert aujourd'hui d'annexe de la mairie ; | |
la fontaine Notre-Dame ou de Marguerite Clisson
(1405-1407). Cette ancienne source
gallo-romaine (Vème siècle) est dédiée à la Vierge. La fontaine ainsi
que la chapelle sont reconstruites en 1407 par la duchesse de Penthièvre
Marguerite de Clisson. A noter qu'au début du XIXème siècle, on recense sept fontaines
et cinq lavoirs : deux de ces fontaines portaient le nom de Notre-Dame, une
autre était située à l'extrémité des Petites-Forges et les quatre
autres se nommaient : fontaine à loup, fontaine de l'Abraham, fontaine
Saint-Goueno et fontaine Macault ; (voir
| |
la tour de Cesson (XIVème siècle),
édifiée
vers 1395 sur ordre du duc de Bretagne Jean IV pour contrôler Saint-Brieuc
et dont la garde avait été confiée aux frères de Montboucher. Cesson est la
résidence du duc Jean V, lors de ses nombreux passages à Saint-Brieuc. Cette tour est en ruine depuis 1598. Le donjon actuel, seul reste d'une enceinte plus
considérable, est bâti sur l'emplacement d'un castrum romain (des
fouilles y ont révélé des monnaies du IVème siècle). Bien que
l'on ne puisse préciser la date exacte de la construction, il semble
rappeler un château fort du XIème ou du XIIème siècle, avec des
additions du XIIIème et du XIVème siècles. En effet, en 1008, à la mort
de Geoffroy, duc des Bretons, ses fils Alain III et Eudon se partagent la
succession et Eudon fixe sa résidence au castrum de Cesson. Si l'origine de la tour de
Cesson est obscure, son histoire ne l'est pas moins, pendant les guerres du
XIVème et du XVème siècles. Cette tour a dû être occupée par Olivier
de Clisson, car le duc Jean IV la réclamait au connétable, à la suite du
traité de 1388. Elle fait partie du domaine ducal, en 1423, lorsqu'elle
sert de prison à Morice de Ploësquellec, et du domaine royale, au XVIème
siècle (vers 1532), quand un édit réunit les juridictions de Cesson et de Goëllo et
les transfèrent à Saint-Brieuc. Dès que la guerre de la Ligue commence en
Bretagne, la tour de Cesson prend une grande importance, car elle est
placée dans une situation avantageuse. Le capitaine royaliste Du Liscoët prend possession de
la tour de Cesson à la fin de 1591. Vers la fin de mars 1592, il doit
rendre la tour au représentant du prince de Dombes. Le 12 novembre 1592, le
duc de Mercoeur (1558-1602) reprend la tour de Cesson après l'avoir bombardé de 400
coups de canon. Vingt gouverneurs s'y succèdent jusqu'en 1598. Elle est assiégée et prise en 1598 par le comte de
Brissac. Le 11 octobre 1598, la tour est remise par François Connen
de Précréhant, son gouverneur, au procureur syndic des bourgeois de
Saint-Brieuc en vue de sa démolition. Une partie est conservée pour servir
d'amer aux navigateurs à partir de 1625. Avant la Révolution, la tour de
Cesson, bâtie sur un terrain nommé la Terre du Duc, appartient au duc de
Penthièvre. Vendue en 1791, elle est rachetée en 1852 par
Alexandre Olivier Glais-Bizoin (1800-1877). La porte (XVI-XVIIème siècle -
1717), située dans le périmètre de la tour de Cesson est un remploi
venant du manoir de Bocenit (en Saint-Gilles-du-Mené). La tour de Cesson est classée monument
historique depuis 1926 (voir
| |
la tour de l'Hôtel ou du manoir du Saint-Esprit (XVème siècle), situé Place du Général-de-Gaule. Cette demeure était occupée au XVIème siècle par Louis du Bodéru, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Cette ancienne maison est aujourd'hui une annexe de la préfecture. Elle est restaurée en 1980 ; | |
le manoir de Quiquengrogne, ancien hôtel de Maillé (vers 1700). Le manoir a servi de palais épiscopal de 1820 à 1905. Il abrite aujourd'hui la direction départementale de l'Equipement ; | |
le château Le Gualès (1880-1885-1890), situé Boulevard Pasteur et édifié par le vicomte Alain Le Gualès de Mézaubran (1860-1933) ; | |
la maison (XVIIème siècle), située au n° 17 rue Fardel ; | |
les maisons des n° 32 et 34 (XVIIème siècle), situées rue Fardel ; | |
la maison (XVIème siècle), située place Louis-Guilloux ; | |
la maison de Guillaume Collet (XVIIème siècle). Elle est restaurée en 1979 ; | |
les maisons (XVI-XVIIème siècle), situées au n° 15, Place Martray ; | |
les maisons (XVIIème siècle), située aux n° 22, 27, 44 et 48 rue de Gouët ; | |
l'hôtel Le Mintier (XVI-XVIIème siècle), situé au n° 2, rue Saint-Gouéno et encore appelé "hôtel de Rohan". L'hôtel de Rohan (vers 1500) a certainement succédé à celui qu'on trouve appelé en 1369 "manoir mestre Jocelin de Rohan" et sert d'auberge vers 1700 ; | |
l'hôtel (XVI-XVIIème siècle), situé au n° 6, rue Houvenagle ; | |
l'hôtel de Kerever (XVIIIème siècle) ; | |
la maison à la Coquille (XVIIème siècle), située rue Houvenagle ; | |
la maison Le Saulnier du Vauhello (1664) ; | |
plusieurs autres maisons du XVIIème siècle, situées rue Fardel, rue Pohel, rue Quinquaine, place au Lin ; | |
les maisons de la rue Saint-Jacques (XVème siècle), de la Rue aux Toiles ; | |
le cloître des bénédictines du Calvaire (XVIIème siècle), situé rue Saint-Benoît et démonté en 1964 ; | |
le château de la Villehélio (vers 1700). Il a donné son nom à la famille Le Saulnier de la Villehélio et fut détruit vers le 15 décembre 1976 ; | |
le manoir de Rohannet (1625), détruit en juillet 1977 ; | |
le manoir du Port Favigo (XVIème siècle), démoli en 1924 ; | |
11 moulins à eau dont le moulin des Boueslières, Persas, Jacques Roussel, de Jonquet, de Bosq (à papier), de Toupin, Robert, de Pisse près, de Gouédic, au Chaix, Neuf,... |
A signaler aussi :
les arcades (XIIIème siècle), situées au n° 22 rue Houvenagle ; | |
le souterrain du Rocher-Martin (âge du fer) ; | |
les restes de villa et un castrum à Cesson (époque gallo-romaine) ; | |
le pont de Gouédic (1744-1927), situé sur la route Paris-Brest. Ce pont existe déjà en 1340. Il est restauré en 1612 et réédifié en 1732 par l'architecte Pierre Vincent ; | |
le pont des Isles (1845), surplombant la vallée du Gouët ; | |
le pont de la ligne d'Yffiniac (1884-1885-1905) est l'oeuvre de l'architecte Louis Harel de La Noé ; | |
le viaduc du Toupin (1903-1904), surplombant la vallée du Toupin, est l'oeuvre de l'architecte Louis Harel de La Noé ; | |
le viaduc de Douvenant (1905), surplombant la vallée de Douvenant, est l'oeuvre de l'architecte Louis Harel deLa Noé ; | |
l'ancienne imprimerie Prud'homme (1795), située Place du Général-de-Gaule et oeuvre de l'architecte Piou ; | |
la maison des surs du Saint-Esprit (1834 1866), située au n° 20, rue des Capucins, et oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin. A noter que l'oeuvre des "Petites Ecoles" est fondée en 1706 par l'abbé Leuduger, Renée Burel et Marie Balaverne. Une nouvelle maison est édifiée vers 1834. Cette maison est agrandie en 1866. On y ajoute un calvaire en 1838 et un cimetière en 1850 ; | |
l'Hôtel de Police (1840), situé Place de la Résistance et oeuvre de l'architecte Lorin ; | |
le collège Anatole Le Bras (1849), situé rue du 71ème Régiment d'Infanterie et oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin. Le monument d'Anatole Le Bras est l'oeuvre du sculpteur Francis Renaud et date de 1935. Le monument aux lycéens martyrs (21 élèves du lycée de Saint Brieuc sont arrêtés par les Allemands, le 10 décembre 1943) est l'oeuvre du sculpteur Francis Renaud et date de 1950 ; | |
le palais de Justice (1857), situé Parc des Promenades et oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin. Cet édifice est inauguré le 12 avril 1863. Le fronton du palais de justice est l'oeuvre du sculpteur Pierre Marie Ogé et date de 1863 ; | |
le viaduc du chemin de fer (1860-1862), surplombant la vallée de Gouédic et oeuvre de l'entrepreneur Radenac. Il est constitué de sept arches d'environ 15 mètres d'ouverture et de plusieurs piliers de 4 à 5 mètres de large. Le tablier du viaduc a une largeur de 12 mètres ; | |
le lycée Saint-Charles (1859-1864), situé rue Cordière et oeuvre de l'architecte Jacques Mallet. Cette école est fondée en 1849 par Monseigneur Le Mée ; | |
le lycée Ernest Renan (1938-1939), situé Boulevard Harel de La Noé et oeuvre de l'architecte Georges Robert Lefort ; | |
la préfecture. Dans la nuit du 19 au 20 décembre 1805, un incendie détruit une partie de la préfecture. Le corps de bâtiment central de la préfecture est construit de 1828 à 1838. Les ailes datent de 1837-1848 ; | |
la découverte de quelques monnaies du IIIème siècle de l'ère chrétienne au Bourg-Vazé ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-BRIEUC
Par lettres patentes du 25 avril 1667, Yves-Olivier de la Rivière du Plessix, seigneur de Ploeuc, est nommé gouverneur de Saint-Brieuc et de la tour de Cesson. Cette charge reste dans la famille de la Rivière jusqu'en 1781, date à laquelle elle est attribuée à Charles-Eugène de Boisgelin. On trouve mentionnés les noms suivants : Yves Olivier de La Rivière (en 1667), Charles Yves Jacques de La Rivière (en 1709), Charles Yves Thibaut de La Rivière (en 1730), Joseph Yves Thibault de La Rivière (en 1774), Charles Eugène de Boisgelin (en 1781).
Les nobles qui résident à Saint-Brieuc au commencement du XVème siècle, sont les familles Ploufragan, Du Rouvre, Le Nepvou, Gourio, Lamorgant, Le Breton, Turnegouet, Chesnay, Saoullet ou Saullet, Le Gal, Belere, Baudry, Langel, Couerin, Houres.
En 1500, la maison de Sainte-Claire, la Ville-Juhel, la Ville-Hélio, les Rues, la Ville-Berno, la Grange, la Closa, le Pré-Tison, la Ville-Ernault, la Huguenorais, Kersoa, la Ville-Salio, Pleine-Ville-Gouiquet, la Pleine-Ville, la Ville-Geffroy, le Boix-Boixel étaient terres nobles de Saint-Brieuc.
Lors de la réformation de 1426, plusieurs nobles de Saint-Brieuc sont cités : Jehan Le Breton (de La Ville-Hellio), Alain Le Breton, Geffroy Le Voyer, Guilletin Perrin et son fils Jehan, Eonnet Chesnin, Jehan Le Bigot, Mathelin Bourel, la Déguerpie Olivier Le Clerc, Bienvenue de Pellan, Olivier de Ploufraggan, Jehan Le Nevou, Louis Le Nevou, Isabelle Goures et ses fils, Even Le Morgant et son gendre Louis Quetier, Jehan Chesnin, Guillaume Bellene, Pierre Le Gal et sa mère, Jehan Saoullet, Pierre Prignan, Bertrand Le Breton, Collet Baudin, Jehan de Bouvere, Alain Languelle et sa mère, Jehan Eordan, Eon Vert, Olivier de Saint-Maen (ou Saint-Meen). Plusieurs sont anoblis : Thebaud Aijitier (ou Mitier), Guillaume Le Mitier (ou Mintier), Guillaume Lanreux, Raoullet Le Barbier, Guillemot Quiriou.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 25 nobles de Saint-Brieuc et ses faubourgs :
| Lorans ANDRE (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jacques AUFFREY : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Catherine CHARLES, représentée par Martin KERANRES (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehan DE LA MOTTE (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Guillaume DE LA PORTE : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Mathurin DE LA VILLE EON (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Bertrand DE PELAN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan DES PORTES (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehan DOUALLEN (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan DU MOULIN, représenté par Pierre BUDES (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Hervé GOURES de Crecholen : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Pierre GOUYGUET (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehanne GUILLOCHON (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Alain LA MORGANT (100 livres de revenu) ; | |
| Jehan LE BIGOT de Villebougault (200 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Olivier LE BIGOT (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan LE MINTIER, représenté par Guillaume DE LA LANDE (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Normand LE MINTIER, représenté par Hervé LE MINTIER (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Thomas LE MINTIER, représenté par Rolland LE MINTIER (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Pierre LE VAER (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Pierre POULAIN (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Marie SAOULET : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Pierre SAOULET : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| François TOURNEGOUET (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jacques TOURNEGOUET de la Grange St Jouhan (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; |
Lors de la réformation du 17 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Saint-Michel de Saint-Brieuc : Le Bois-Boissel (à Roland du Rouvre, sieur du Rouvre), Saint-Hilaire (à Isabeau Dollo, fille de Jehan Dollo et épouse de Louis Bedo), La Ville-Juhel (à Françoise Dollo, épouse d'Olivier Poullain, fils de Salmon Poullain), La Ville-Hellio (à Alain Silvestre, ancienne propriété d'Alain de Pluffragan), Les Rues (à Jehan Tournegoet, fils de Petit-Jean Tournegoet), La Ville-Berno (à Pierre Moro), La Grange Saint-Jouhan (à Christophe Tournegoet, fils de Jacques Tournegoet et d'Olive Quetiez), La Grange-Bouvery (à Antoine Tournegouet, fils de Christophe qui lui-même est le fils de Jacques Tournegouet et d'Olive Quetiez), Le Clos-Bouvery (à la veuve du sieur de Penemarch, ancienne propriété de Alain de Pennemarch), Le Pré-Tyzon (à Jehan Le Voyer ou à un nommé de La Hazaye), une maison située en la grande rue de Saint-Michel (à Guillaume Perrin, ancienne propriété de François de La Rue et de Guillaume Le Mintier), Le Pont-Ruallan (à la famille de La Rue, ancienne propriété de Henri Le Nepvou), une maison (à Jehan Gicquel, dit Chastelaudren, ancienne propriété de Robert Eder, sieur de Beaumanoir), une maison (à Pierre Jouan, ancienne propriété de Robert Eder), une maison (aux héritiers de Raoul Le Gluydic ou Gluidic, ancienne propriété de Jehan Le Mintier), une maison (à Gabriel de Lyvylion, ancienne propriété de Olivier Conan), une maison (à Olivier Gillart, ancienne propriété de la famille Dollo, sieurs des Aubyayes ou Aubyers), une maison (à Jehan de Pledran, fils de Alnecte Gueguen), La Ville-Hingant (à Jehan Pledran, ancienne propriété de Roland Le Mintier), une terre nommée Clairefontaine en Plérin (à Jehan de Pledran, ancienne propriété de Jehanne Budes), une maison (à Toussaint Chambellan, ancienne propriété de Jehan Le Mintier), Le Vau-Briend en La Méaugon (à Thomas Le Ribault, ancienne propriété de Guillaume Salmon), la terre du Pré-Tyson, près du couvent des Cordeliers de Saint-Brieuc (aux héritiers de Raoul Le Gluidic et Zefferme Bedel, ancienne propriété de Pierre Le Veer et sa mère nommée du Houlle), un jardin (à Tanguy Henry recteur de Langourla, ancienne propriété de Jehan du Mesnoallet), La Chausse en Pordic et La Ville-Guiguene en Trégueux (à Jehan Saincto, ancienne propriété de Jacquette Gaudin), une terre nommée Le Memguenet (à Jehan Saincto, ancienne propriété de Jehan Le Veer), une maison rue Saint-Goueno (à Olivier Havart, ancienne propriété d'Alain Sevestre), une maison rue Saint-Goueno (aux héritiers Mathurin Gaynet, ancienne propriété de Françoise Garnier), une maison rue Saint-Guillaume (aux héritiers de dom Jehan Tyson, ancienne propriété de Jehan Gaudin), une terre près de Moulin-Toupin (à Charles Trehan, ancienne propriété du sieur de La Hazaye), une rente (aux héritiers d'Alain Bourgonnyere, anciennement à Lancelot Le Breton), une maison en La Méaugon (à Jehan Guillo), Le Bosq-Grellart en Plérin (à Yves Le Gal, ancienne propriété de Louis Le Dam), une pièce de terre en Plérin (à François James, fils de Jehan, ancienne propriété de la famille de Mallequenelle, sieurs de La Ville-Oriou), Port-Horet en Plérin (à François Compadre, ancienne propriété d'Alain Visdelou, sieur de La Fontaine-Menart), des terres (à François Compadre, ancienne propriété de demoiselle Marie Cillart), La Ville-Ernault (à Jehan de Rosmadec), Saint-Hilaire (à Jacques Dollo, fils de François Dollo), La Hac-Morée (à Jacques Tournegouet, fils de François Tournegouet), Carfot (à Roland Le Nepvou, fils de Guyon Le Nepvou), La Ville-Salyo (à Hélène Saullet ou Saulet, fille de Pierre Saulet), La Plaine-Ville (à Alain Gouyguel ou Gouiguel), autre maison La Plaine-Ville (à Alain Visdelou et son épouse Marguerite Botherel, fille d'une nommée Douallan dont le père était Alain Douallan).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 5 nobles de Saint-Michel de Saint-Brieuc :
| Jehan DE BOUVERIE (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Barthélémy LE CHAUST : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Roland LE NEPVO de Kerfot (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Guillaume LE VAER (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Michel PENHOUET (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
Lors de la réformation de janvier 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Cesson : Raoullet Le Nevou, Guillaume Piron et Jehan son fils, Jehanne de La Mare, Alain Berthellot, Jehan Le Prevost et sa mère, relicta Guillet Le Prevost. Lors de la réformation de juillet 1440, sont mentionnés plusieurs nobles de Cesson : Jean Le Provost, Guillaume Budes, Raoullet Le Nevo, Jean Chesnin, Jean Piron, Alain Lorgueley, Amice Le Mitier, Alain Berthelot, Jehan Chesnin (le Jeune), Eon Tournegouet et Pierre Le Nevo.
Lors de la réformation de mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Cesson : La Ville-Bougault et La Pyronnyere (à Jehan Le Bigot), La Ville-Dorée-Chenyn (à Jehan Chenyn), La Ville-Doré-Kergouleault (à Guillaume Trogo), la Ville-Dorée-Beaumanoir, la Ville-Guyguellin et La Ville-Raoul (à Moricette de Penmarch, épouse de Robert Eder, sieur de Beaumanoir), La Ville-Hingant (à Jehan de Pledran, acquis de Roland Le Mintier ou Myntier), La Ville-Raoul (à Pierre de Tournegouet), LA Ville-Bastard (au sieur de Kerhenic), Ligneries (à Olivier Davy, fils de Jehan Davy), La Ville-Bernard (à Margilie Le Provost, épouse de Jehan Piron ou Pyron), Le Haut-Champ (à Pierre du Hautchamp), Le Valet (à Jehan Savary acquis de Hervé de Berrien), la terre des Clos-Rallo (à Eon Hingant, acquis de Jehan Conan).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Cesson :
| Guillaume BUDES (100 livres de revenu), remplacé par Guillaume Ollivier : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland CHENIN (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan LANGUELE : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
Jehan LE PREVOST (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan DE COUVRAN : défaillant ; | |
Jehan CHENIN (2 livres de revenu) : défaillant ; |
Note : liste des députés ou procureurs aux Etats de Saint-Brieuc : Guillaume Guynyeou (en 1451), Pierre Plufragan (en 1455), Jacques Ruffelet (en 1567), Jean Damas, G. Le Maczon et Michel Pommeret (en 1571), Guillaume Jan et Michel Pommeret (en 1572), Michel Pommeret (en 1573), Michel Pommeret et Olivier Le Pape (en 1574), Olivier Le Pape (en 1575), Michel Pommeret (en 1577), Jean Jouanin (en 1578), Olivier Le Pape et Jean Damar (en 1579), Michel Pommeret (en 1580), Michel Pommeret, Olivier Le Pape et Jean Damar (en 1582), Michel Pommeret (en 1583), Michel Branchu et Jean Damar (en 1584), Olivier Le Pape et Jean Bedel (en 1585), Jean Damar (en 1586), Jean Bedel, Jean Damar et Olivier Le Pape (en 1587), Michel Pommeret (en 1588), Pregent Le Normant (en 1590, en 1593), François Perrotin (en 1595), François Péan (en 1596), François Cocquillon (en 1597), Salomon Ruffelet, O. Rousseau et Rolland Guillou (en 1598), Bertrand Havart, suppléant de Cocquillon (en 1599), Ol. Dujardin, sr de La Perrière (en 1600), René Georgelin (en 1601), Sal Ruffelet sénéchal royal, Vinc. Le Coniac, Fr. Cocquillon procureur fiscal et Yves Lochet (en 1602), Yves Lochet, René Perrin syndic et René Georgelin (en 1603), Fr. Cocquillon et Bertrand Havart (en 1604), Sal. Ruffelet sénéchal, Fr. Cocquillon alloué, Vinc. Le Coniac procureur fiscal et Olivier Havart syndic (en 1605), Math. Le Coniac, sr de Botguen (en 1606), Sal. Ruffelet sénéchal et Fr. Desbois (en 1607), Sal. Ruffelet sénéchal et Fr. Desbois syndic (en 1608), Bertrand Havart syndic et Jean Chapelain (en 1609), Math. Bagot syndic et René Pommeret (en 1610), Toussaint Compadre syndic et Fr. Cocquillon alloué (en 1611), Salomon Ruffelet sénéchal et Math. Rouxel syndic (en 1612), Mathurin Rouxel syndic et René Pommeret (en 1613), Salomon Ruffelet sénéchal et Mathurin Rouxel (en 1614), Math. Rouxel sénéchal des Regaires et Fr. Le Normant syndic (en 1616), André Du Val syndic et Ch. Auffray procureur fiscal (en 1617), Nic. Leclerc, J. Hervé syndic et Math. Le Coniac (en 1618), Fr. de Quélen sénéchal, Jacq. Hervé et Guill. James syndic (en 1619), Fr. de Quélen sénéchal royal, Jacq. Ruffelet alloué, Nic. Leclerc lieutenant, Math. Rouxel sénéchal des Regaires, Guill. James, Louis Le Normant syndic, Math. Le Coniac et Bertrand Rouxel (en 1620), Mathurin Rouxel sénéchal et Louis Le Normant (en 1621), Fr. Le Branchu syndic et Guillaume Guito (en 1622), Fr. de Quélen sénéchal et Alain Proffit syndic (en 1623), Math. Rouxel sénéchal et Jacques Quiniart syndic (en 1624), Jacques Quiniart et François Bédel syndic (en 1625), Nic. Leclerc sénéchal royal, Math. Rouxel sénéchal des Regaires, Fr. Bédel syndic et Jacques Quiniart (en 1626), Nic. Leclerc sénéchal et Salomon Compadre syndic (en 1628), Nic. Leclerc sénéchal et Yves Lochet syndic (en 1629), Ant. Maryé alloué reg. et Toussaint Le Coniac syndic (en 1630), Ol. de La Beausse syndic et Yves Lochet procureur fiscal (en 1632), Jean Du Val alloué et Fr. Damar syndic (en 1638), Gme Macé syndic et Yves Lochet procureur fiscal (en 1640), Yves Lochet procureur fiscal, Louis Bodrin et Ant. Gaisneau syndic (en 1643), Tous. Auffray sénéchal des Regaires et Math. Rouxel syndic (en 1645), G. Le Merdy procureur royale, Dan. Leclerc syndic et Jean Du Val (en 1647), G. Le Merdy procureur royale et J. Bte Proffit syndic (en 1649), Jean Du Val lieutenant et Jean Bédel (en 1651), Fr. Carluer de Rumedon sénéchal royal et Yves Damar syndic (en 1653), G. Le Merdy procureur royal et Ant. Henry syndic (en 1655), Gme James syndic et Thomas Thierry (en 1657), J.Bt Gouiquet sénéchal royal, Et. Du Val lieutenant royal, Pierre Dujardin sénéchal des Regaires et Ant. Quiniart syndic (en 1659), Bon. Phelipot de la Piguelaye sénéchal royal, Pierre Dujardin sénéchal des Regaires, Ant. Le Gal syndic et G. James (en 1661), Y. Robert procureur royal, Alain Bédel et G. James (en 1663), Pierre Ruffelet syndic (en 1665), B. Phelipot sénéchal et Jean Lymon syndic (en 1671), B. Phelipot sénéchal et Melch. Bagot syndic (en 1673), B. Phelipot sénéchal, Jean Bédel syndic et Ant. Le Gal (en 1675), B. Phelipot sénéchal, Pierre Macé sénéchal des Regaires, Louis Estienne syndic, Math. Rouxel, Ch. Landays et Ant. Le Gal (en 1677), Pierre Macé sénéchal des Regaires, G. Espivent syndic, B. Phelipot sénéchal (en 1679), Ol. Le Mesle syndic et Ant. Le Gal (en 1681), Ol. Le Masson sénéchal des Regaires et Denis Lochet syndic (en 1683), Yves Compadre syndic et B. Phelipot sénéchal (en 1685), Ch. Therault de Boismarcel syndic, B. Phelipot sénéchal, Jean James, Jean Lymon, Melch. Bagot, G. Espivent de La Villeboinet (en 1687), Ch. Thérault de Boismarcel, syndic (en 1689), Pierre Pommeret procureur fiscal, Math. Ruffelet syndic (en 1691), Ch. Thérault de Boismarcel maire (en 1693), Nic. Chapelain de La Villeguérin maire (en 1695), Salomon Guito, procureur syndic (en 1697), Salomon Guito procureur syndic (en 1699).
Note : liste des Procureurs-syndics de Saint-Brieuc : Bertrand Blanchard (en 1532), Jehan Jorel (en 1535), Normand Pommeret (en 1540), Jean Pommeret (en 1559), Jean Bagot (en 1579), Olivier Guyto (en 1580), Pregent Le Normant (en 1590), Henri Compadre (en 1591), René Georgelin (en 1592), Alain Bédel (en 1593), Olivier Le Moenne (en 1594), Lorent Bagot (en 1595), Roland Guillou (en 1597), Jean Leclerc (en 1598), Baptiste Dujardin (en 1599), Math. Le Coniac, sr de Botguen (en 1601), Rolland Guillou (en 1602), Jean Chapelain (en 1603), René Perrin (en 1604), O. Havart, sr de La Longuerais (en 1605), François Paboul (en 1607), François Desbois, sr de L'Abbaye (en 1608), Bertr. Havart, sr de La Couette (en 1609), Math. Bagot, sr de Prévallon (en 1610), Tous. Compadre, sr du Planchix (en 1611), Math. Rouxel, sr de Beauvoir (en 1612 et en 1613), Bte. Le Maçon, sr du Chalonge (en 1614), Bertr. Rouxel, sr du Bois (en 1615), Le Normant, sr de La Ville-Houart (en 1616), A. Du Val, Sr de La Ville-Calmet (en 1617), Jacq. Hervé, sr du Guernault (en 1618), Gme. James, sr du Sieurne (en 1619), Louis Le Normant, sr du Pré-Orin (en 1620), Gme Guito, sr de La Brousse (en 1621), Fr. Le Branchu, sr du Guémorin (en 1622), Alain Proffit, sr du Clos (en 1623), Jacq. Quiniart, sr des Mares (en 1624), Fr. Bédel, sr du Puis (en 1625), Rob. Noulleau, sr du Jonc (en 1626), Sal. Compadre, sr des Alleux (en 1627), Yves Lochet, sr des Noës (en 1628), Le Coniac, sr de La Ville-Mainguy (en 1629), Ruffelet, sr de La Ville-Denoual (en 1630), De la Beausse, sr de La Ville-Oger(en 1631), Ant. Haslé, sr des Vaux (en 1632), J. Desbois, sr de La Porte-Neuve (en 1633), J. Du Val, sr de La Ville-Calmet (en 1634), Fr. Beaufait, sr de L'Epinay (en 1635), Fr. Bagot, sr de Prévaloon (en 1636), Math. Du Val, sr de Carjégu (en 1637), Fr. Damar, sr de La Noë (en 1638), S. Deliaire, sr de La Brandière (en 1639), Gme Macé, sr de La Cour (en 1640), Louis Bodrin, sr de Lisle (en 1641), Gaisneau, sr de La Ville-Claire (en 1642), P. Quémar, sr de La Ville-Hervé (en 1643), Math. Rouxel, sr de Kerfichard (en 1644), Pastoureau, sr de La Ville-Hellio (en 1645), Dan. Leclerc, sr du Pont (en 1646), Fr. Bédel, sr de La Plaineville (en 1647), J. Bapt. Proffit, sr du Plessis (en 1648), Jean Bédel, sr du Puis (en 1650), Y. Damar, sr de La Ville-Cado (en 1653), Ant. Henry, sr de La Coste (en 1655), Gme James, sr du Sieurne (en 1657), Ch. Landays (en 1658), Ant. Quiniart, sr des Mares (en 1659), Ant. Le Gal, sr du Tertre (en 1661), A. Bédel, sr de La Courneuve (en 1663), P. Ruffelet, sr de La Villemain (en 1665), P. Pommeret, sr des Hayes (en 1667), J. James, sr de La Ville-au-Roux (en 1668), Fr. Macé, sr du Bourgneuf (en 1669), Jean Lymon, sr du Tertre (en 1670), Melch. Bagot, sr de Prévallon (en 1673), Jean Bédel, sr du Puis (en 1674), L. Estienne, sr du Clos-Juguet (en 1676), G. Espivent, sr de La Ville-Boinet (en 1680), Ol. Le Mesle (en 1681), Denis Lochet, sr des Noës (en 1682-1684), Yves Compadre (en 1684-1686), Thérault, sr de Boismarcel (en 1686-1690), Math. Ruffelet, sr des Alleux (en 1690-1692), Melch. Bagot, sr de Prévallon (en 1694-1697), Guito, sr du Colombier (en 1697-1700), Fr. Le Gal, sr du Tertre (en 1700), Et. Lymon, sr du Tertre (en 1703), Jacques Le Meslé (en 1707), Jean Jouannin, sr de La Roche (en 1709), Jean Bédel (en 1711), Louis Leclerc, sr de Vaumeno (en 1713), Jean Pierre Bernard, sr de Hautcilly (en 1715), Claude Le Duc (en 1719), Philippe Le Cesne (en 1721), Thomas Jouannin (en 1723), Gme Dubois, sr de Bosjouan (en 1727), Claude Collet (en 1729), Pierre Damar, sr de La Ville-Agan (en 1731), Yves Damar, sr de La Ville-Cado (en 1733), Gme Compadre, sr de Prélouer (en 1738), F. Tizon, sr de Grand'Rue (en 1748), Marc Gaultier, sr de Bellevue (en 1753), Et. Couessurel, sr de La Villenizau (en 1758), Félix Le Boulanger (en 1760), G. Dubois, sr de Bosjouan de 1766 à 1789).
© Copyright - Tous droits réservés.