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REDON

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La commune de Redon (pucenoire.gif (96 octets) Redon) est chef lieu de canton. Redon dépend de l'arrondissement de Redon, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne).         

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de REDON

Redon est un démembrement en 834 de la paroisse primitive gallo-romaine de Bains. L'histoire de Redon commence en 832 avec la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, par Conwoïon ou Convoyon, moine bénédictin natif de Comblessac, sous la protection de Nominoë, roi de Bretagne, sur un promontoire du nom de Roton (Redon). Le territoire environnant la nouvelle abbaye s'appelait Ros et s'étendait entre les deux rivières de Vilaine et d'Oult et une ligne allant de Saint-Jean-des-Pileurs vers le village de Mussain. Ce territoire lui fut concédé en 832 par Ratuili, chef local. L'abbaye est placée dès 834, sous la règle de Saint-Benoît. La création de l'abbaye est confirmée par Nominoë (en 834) et par l'Empereur Louis Le Pieux (en 836). 

A quelle époque ce territoire fut-il distrait de Bains pour former la nouvelle paroisse de Redon? Nous n'en savons rien ; mais comme l'église paroissiale de cette ville datait vraisemblablement du XIème siècle, il faut bien conclure que l'érection de la paroisse de Redon est au moins aussi ancienne ; d'ailleurs, dès l'an 1027 l'on voit Riwallon assistant en qualité de vicaire de Redon à la restitution du prieuré d'Arzon aux moines de cette abbaye (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 248).Tant que les habitants de Redon furent, en effet, peu nombreux, on comprend qu'ils n'eurent d'autre église que celle du monastère de Saint-Sauveur ; mais lorsqu'une ville surgit autour de l'abbaye, il fallut bien subvenir aux besoins spirituels de ses habitants, et comme la paroisse de Bains appartenait tout entière aux moines de Redon, il ne fut pas difficile à ceux-ci d'obtenir la scission de son territoire et l'érection de Redon en paroisse. Les Bénédictins durent tout d'abord desservir eux-mêmes cette paroisse, mais ils ne tardèrent pas à en confier l'administration à un prêtre séculier ou vicaire perpétuel, conservant pour eux-mêmes le titre de recteur primitif. Ce vicaire perpétuel de Redon n'avait en 1619 que 120 livres de portion congrue payée par l'abbé de Redon, qui le présentait à l'évêque. En souvenir de son origine monastique, la paroisse de Redon conserva dans l'exercice du culte, jusqu'à la Révolution, des usages particuliers que nous allons faire connaître, parce qu'ils ne manquent pas d'intérêt : « Pour entretenir la vénération du peuple envers la mère-église de Saint-Sauveur et rappeler la réunion primitive des moines et du peuple en ce même temple, le vicaire perpétuel était obligé de venir les dimanches de Quasimodo et aultres suivants, de deux l'un, jusques à la feste de la Pentecoste, célébrer la messe en basse voix dans la nef de l'église de S. Sauveur ; et là, par après, ainsi que le dimanche de l'octave du Saint-Sacrement, les jours et testes de la Magdelaine, des SS. Simon et Jude, dédicace de ladite église, y  faire le prosne et aultres fonctions de son vicariat ». « De même, pour donner plus de pompe aux grandes solennités religieuses, c'était également à l'église matrice que se réunissaient les processions des Rogations et des Quatre-Temps, ainsi que celles de la Fête-Dieu et de l'Assomption. La vaste enceinte de la basilique se prêtait mieux, d'ailleurs, que celle de l'église paroissiale à contenir la foule accourue de toutes parts ; les riches ornements de l'abbaye augmentaient la splendeur de la fête ; et les prêtres de la paroisse, précédant le choeur nombreux des moines, parcouraient les rues de la cité. L'abbé présidait lui-même avec les insignes pontificaux ; et lorsque dans les derniers siècles le monastère fut tombé en commende, c'était au prieur, pour l'ordinaire, que cet honneur revenait de droit. Enfin, pour se réserver encore un lien de plus avec ce peuple dont ils avaient été originairement les pasteurs uniques, les religieux allaient aux fêtes de la Purification et des Rameaux, dans l'église paroissiale de Notre-Dame, bénir et distribuer à tous les cierges et les palmes » (D. Jausions, Histoire de Redon, 89 et 90). Notons encore que les grandes prédications de l'Avent et du Carême se faisaient quotidiennement dans l'église abbatiale et que c'étaient ordinairement les religieux qui s'acquittaient de cette importante fonction (Pouillé de Rennes).

L'abbaye est pillée par les Normands vers 864 ; les Bénédictins se retirent alors à Maxent, où ils vont rester jusqu'au début du XIème siècle. A signaler que l'abbaye de Redon possédait jadis un beau haras, et les archives de Vannes relatent qu'en 1108, le Père Abbé offrit à Alain Fergent un cheval estimé 300 sous, somme énorme pour l'époque. L'église de l'Abbaye est en partie ruinée en 1127 par des brigands et sera solennellement réconciliée le 23 octobre 1127 en présence du duc Conan III, du légat du pape et de tous les évêques de Bretagne. Les bénédictins seront à nouveau chassés de Redon par le duc Jean Ier au milieu du XIIIème siècle. Les bâtiments claustraux renfermaient autrefois les logis du duc, réservés au duc Jean V (1399-1442) lors de ses fréquents séjours à l'Abbaye, et ceux de la Béguine, construits sur l'emplacement de l'ancienne Maison de la Béguine où mourut le 1er juin 1147 la duchesse Ermengarde, veuve d'Alain Fergent. Richelieu est l'abbé commendataire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon de 1622 à 1642 et y introduit la Congrégation de Saint-Maur. 

La présence de l'abbaye a entraîné la formation d'une cité bénéficiant de privilèges commerciaux de la part des ducs de Bretagne (en particulier, l'exemption de redevances sur le port). Au XIII-XIVème siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la cité de Redon, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal : l'enceinte fortifiée est élevée vers 1350 et réparée en 1437, en 1476 et en 1489. Le mur d'enceinte comportait 3 portes (porte Notre-Dame ou du Pesle supprimée en 1785, la porte Saint-Nicolas ou de la Digue, la porte Sainte-Anne ou d'Aucfer supprimée en 1804), 3 poternes et 13 tours. On voyait autrefois à l'angle nord-ouest une tour remplacée au XVIème siècle, semble-t-il, par un bastion qui a été démoli de nos jours. Plusieurs tours se trouvaient, l'une plus à l'est, les autres, au nord-est de l'abside de l'église, sur le bord de la Vilaine, à l'angle sud-est vers l'écluse du canal de Nantes à Brest et à l'angle sud-ouest. La tour du Duc a été démolie vers 1865. La tour Guiho a disparu en 1762. Une tour protégeait aussi la courtine entre la Grande-Rue et la rue du Guesclin et trois autres tours protégeaient la courtine ouest. Il ne reste plus aujourd'hui de ces fortifications que le croisillon nord du transept de l'église et la Chapelle des Ducs. Les principales artères de la ville close étaient : la Grande-Rue, la rue Basse, la rue des Monnaies et la rue Saint-Nicolas (citée dès 1127).

Henri III d'Angleterre, allié du duc Pierre Mauclerc, fait un séjour à Redon en 1230. Pendant la guerre de Succession, la ville de Redon est prise en 1341 au nom de Charles de Blois par le duc de Normandie, fils de Philippe VI de Valois. La ville de Redon est reprise et pillée en 1342 par des troupes commandées par le comte de Northampton au nom de Jean de Montfort. Les partisans de Charles de Blois la perdent de nouveau en 1359 ou en 1360, avant de la reprendre. Le baron de Rieux, gouverneur de la ville de Redon, ouvre les portes de la ville de Redon à Du Guesclin en 1372. Le 18 mai 1380, le pape Clément VII accorde une indulgence d'un an et de quarante jours à ceux qui participeront à la réparation de la chaussée qui donne accès au monastère de Redon du côté de Saint-Nicolas, et qui tombe en ruines : " Universis christi fidelibus. etc. Mercedum efficitur particeps … Cum itaque, sicut accepimus, ad monasterium Sancti Salvatoris de Rothono, ordinis Sancti Benedicti, Venetensis diocesis, per terram a latere parrochialis ecclesie Sancti Nicolai de Rothono difficilis habeatur accessus, nisi per quamdam plateam sacxatam seu calsiatam, que propter concursum maris et inundationes aquarum ibidem sepius confluentium valde ruinosa existit, et de die in diem ruinam deteriorem minetur, queque sine Christi fidelibus subsidiis reparari non potest ; nos, cupientes ut dicta platea seu calciata debite reparetur et reparata de cetero sustentetur, et ut Christi fideles eo libentius ad reparationem et sustentationem ipsius platee seu calciate manus porrigant adjutrices, quo salutis munera se consequi speraverunt ampliora, de omnipotentis Dei misericordia et beatorum Petri et Pauli Apostolorum ejus auctoritate confisi, omnibus vere penitentibus et confessis qui ad reparationem calciate supradicte manus porrexerunt adjutrices, unum annum et quadraginta dies de injunctis eis penitentiis misericorditer relaxamus. Datum Avenione, XV kalendas junii, anno secundo " (Reg. Avin. 222, f. 496 v° ; Reg. Vat. 292, f. 129 r°. - Avignon, le 18 mai 1380). Une même indulgence est concédée en 1380 aux fidèles qui visiteront l'église de l'abbaye de Redon à certains jours de fête et qui donneront des aumônes pour la réparation de ladite église et de ses vitraux : " Universis Christi fidelibus présentes litteras inspecturis. Licet is de cujus... Cum itaque, sicut accepimus, ecclesia ac fenestre vitrate monasterii Sancti Salvatoris de Rothono, O. S. B. Venetensis diocesis, propter murorum loci de Rothono propinquitatem seu contiguitatem, qua monasterium ipsum et muri predicti invicem conjunguntur, obfuscata nimis existat et magnis propterea reparationibus indigeat non modicum sumptuosis, que sine christifidelium elemosinis refici et reparari non possint ; nos, cupientes etc... omnibus vere penitentibus et confessis qui in Nativitatis, Circumcisionis, Epiphanie, Resurrectionis, Ascensionis et Corporis Domini nostri Jhesu Christi, Pentecostes, necnon Conceptionis, Nativitatis, Annunciationis, Purificationis et Assumptionis Beate Marie Virginis, ac Nativitatis beati Johannis Baptiste, sanctorumque Apostolorum Petri et Pauli, ac dedicationis ipsius ecclesie festivitatibus, necnon in celebritate Omnium Sanctorum et per earumdem festivitatum ac celebritatis octavas, ac ecclesiam ac monasterium supradicta devote visitaverint annuatim et ad ipsorum fabricam et reparationem manus porrexerint adjutrices unum annum et quadraginta dies de injunctis eis penitentiis misericorditer relaxamus. Datum Avenione, XV kalendas junii, anno secundo " (Reg. Avin. 222, f. 378 r° ; Reg. Val. 292, f. 24 r°. - Avignon, le 18 mai 1380).

Saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol, y fait des prédications en 1418. Le duc François II reçoit à Redon le roi de France Louis XI en 1462. Les Etats de Bretagne se réunissent 5 fois à Redon, aux XVème et XVIIème siècles (en 1446, en 1460, en 1461, en 1476 et en 1612). Le pape Nicolas V érige la ville de Redon en évêché le 10 juin 1449 sur la demande du duc François Ier : cet évêché comprenait à cette époque 14 paroisses, enlevées à ceux de Vannes, de Rennes et de Saint-Malo. L'érection est révoquée le 20 décembre 1440. La ville de Redon est livrée aux Français en 1487 par les seigneurs coalisés contre le duc François II. Mercoeur entre sans résistance à Redon en 1589, puis est chassé par les Royaux et son gouverneur Jean de Talhouët en 1595. On cultive la vigne à Redon dès le IXème siècle.

L'abbaye de Redon possédait jadis un droit de haute justice : ses fourches patibulaires à quatre pots ont d'abord occupé le sommet de la colline de Beaumont avant d'être transférées plus tard sur le champ de foire. L'abbaye avait aussi un droit de ceps et collier dans la ville de Redon ainsi qu'une halle et un auditoire.

Redon est érigé en chef-lieu de district en 1790 et en chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII. La construction du canal de Nantes à Brest transforme radicalement la ville de Redon au milieu du XIXème siècle. L'activité du port de Redon atteint son apogée à la fin du XIXème siècle.  

On rencontre les appellations suivantes : Roton (en 832), Rothon (en 1089), Rothonum (en 1100), Rothenum (en 1449), Regidonum (au XVIème siècle).

Note 1 : A signaler que le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon (VIII-XIIème siècle) se trouve aujourd'hui aux archives historiques du diocèse de Rennes. Ce cartulaire est constitué d'un ensemble de 147 parchemins, donnant le texte de 391 actes qui vont de la fin du VIIIème siècle à la moitié du XIIème siècle.

Note 2 : Au XIIème siècle, la bienheureuse Ermengarde, duchesse de Bretagne, « devenue veuve, se retira à Redon, dit Albert Le Grand, et y ayant reçu l'habit de l'Ordre de Cîteaux de la propre main de saint Bernard, acheta une grande et spacieuse maison près le monastère de Saint-Sauveur, où, ayant amassé quelques filles pieuses, elle passa le reste de ses jours au service de Dieu ». Elle mourut saintement à Redon en 1147, et il est probable que son petit monastère ne lui survécut guère ; mais sa maison pouvait bien être celle qu'on appelait en 1580 le logis de la Béguine (Pouillé de Rennes).

Note 3 : Plusieurs entreprises locales ont fait la renommée de Redon : 

les fonderies Chevalier qui ont réalisé le pont Paul-Doumer de Hanoï ; 

les établissements Garnier, spécialisés dans la production de machines agricoles ; 

les établissements Mottais, charpentiers et menuisiers de marine ; 

Marcel Quercia, inventeur du briquet à gaz et son entreprise Flaminaire ; 

Note 4 : Collège. — M. Buisson, dans son Dictionnaire de Pédagogie (p. 279), signale l'école de Redon comme existant dès l'an 1096. Nous voyons ailleurs qu'en 1580 l'abbé de Redon nommait un maître d'école « pour instruire et apprendre les enfants dudit lieu ». Mais, plus tard, la Communauté de ville voulut nommer elle-même son maître d'école, auquel elle donna d'abord 100 livres de rente, puis 300 livres, et les religieux renoncèrent à leur droit de choisir l'instituteur de Redon. La Communauté de ville forma alors un petit collège où l'on enseignait le latin et que tenait un ecclésiastique régent ; toutefois cet établissement n'eut que peu d'importance? (Déclaration de l'abbaye de Redon -Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 1316). Ecole de filles. — Les Ursulines établies à Redon en 1674 faisaient l'école aux petites filles. (Pouillé de Rennes).

Note 5 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Redon : Rivallon (il figure avec le titre de vicaire dès l'an 1027). N... Coëtdor (décédé en 1494). Rolland Plezran (1495, décédé en 1497). Jean Thébaud (1513-1527 ; il devint ensuite recteur de Crédin). Jacques de Pleuguen (précédemment recteur de Molac ; en 1546, décédé en 1549). Pierre Jouan ou Jehan (1549-1558). Jacques Le Petit (docteur en théologie, il fut en même temps recteur de Montauban ; 1576-1583). Bertrand Daniel (subcuré à Redon, il fut pourvu en 1583 sur la résignation du précédent ; en 1589 il était official de l'évêque de Vannes à Redon, et en 1601 il disputa à Jean Ménager la possession de la chapellenie de Sainte-Barbe). Michel Le Noir (il succéda au précédent en 1612, devint aussi official de Redon et gouverna jusqu'en 1644). Pierre Macé (curé de Redon, pourvu en 1645, fut également official de Redon et gouverna jusqu'en 1666). Gilles Mancel (originaire de Sarzeau, il prit possession le 11 juillet 1666 et fut nommé en 1692 par l'évêque vice-gérant de l'officialité de Redon ; décédé le 30 avril 1703 et inhumé le 2 mai dans l'église paroissiale). Jean Bousget (prêtre de Saint-Malo, présenté par l'abbé de Redon et pourvu le 19 mai 1703, prit possession le 21 ; décédé en 1709). Ambroise Guihou (prêtre de Nantes et précédemment recteur de Mernel, pourvu le 15 décembre 1709, prit possession le lendemain. Déjà recteur de Charenton-Saint-Maurice, dans le diocèse de Paris, il permuta Redon, en septembre 1717, avec le suivant, contre le rectorat de Fontenay-aux-Roses). Raoul Rouault (prêtre de Saint-Brieuc et prieur de Notre-Dame-de-l'Ermitage de Hardauge, en la paroisse de Ribay, au diocèse du Mans, pourvu le 15 septembre 1717, prit possession le 11 janvier 1718 ; il permuta de nouveau en 1726 avec le suivant). Henri Guichard (prêtre de Vannes, précédemment recteur de Landujan, pourvu le 11 juillet 1726, prit possession le 19 ; il permuta en 1730 avec le suivant et devint plus tard recteur de Baden et de Plouay). Pierre Barniquel (originaire de Béganne, précédemment recteur de Sainte-Croix de Nantes, pourvu le 30 mars 1730, prit possession le 22 avril ; décédé âgé de soixante-six ans, le 27 juin 1742, et inhumé le lendemain dans le cimetière). Jacques-Henri Poulce (prêtre de Saint-Brieuc, présenté par l'abbé de Redon, pourvu le 5 septembre 1742, prit possession le 7. Le 11 septembre 1750, l'évêque lui conféra Plumelin, dont il prit possession le 17, mais qu'il résigna dès le surlendemain pour rester à Redon. Déjà pourvu du doyenné de Poubelz et du rectorat de Mendon, il résigna Redon en 1760 en faveur du suivant). Julien-Alexandre Loaisel (originaire de Sérent et curé de Redon, pourvu le 1er décembre 1760, prit possession le 9 ; il résigna en 1776 en faveur de son neveu qui suit ; décédé vers 1799). Gobrien-Mathurin-Joseph Loaisel (originaire de Sérent et curé de Malestroit, pourvu le 28 janvier 1777, prit possession le 12 mars. Il fut député aux Etats généraux et plus tard exilé en Angleterre. Réinstallé en 1803, il se démit en 1806 et eut pour successeur N... Gué, qui mourut au bout de quelques mois. M. Loaisel consentit alors à reprendre sa charge, dont il fut de nouveau pourvu le 17 octobre 1807, mais il donna sa démission définitive en 1816 ; décédé à Redon le 8 mai 1825). Jean Hattais, chanoine honoraire (1816, décédé en 1834). Jean Salmon, chanoine honoraire (1834, décédé en 1846). Jules Luzierre, chanoine honoraire (1846). Michel Pichot, chanoine honoraire (1846, décédé en 1869). Charles Thomas, chanoine honoraire (à partir de 1869), ......

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PATRIMOINE de REDON

l'église Saint-Sauveur (XI-XVIIIème siècle), édifiée à l'initiative d'Alain IV Fergent, duc de Bretagne (de 1084 à 1112) et de l'Abbé Hervé. Il s'agit de l'ancienne église de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon : elle comprend une nef avec deux collatéraux, un choeur avec un déambulatoire, un transept et vers l'ouest un clocher isolé (jusqu'en 1780, la nef s'étendait jusqu'au clocher). Le clocher roman, aujourd'hui isolé, date du XII-XIVème siècle : un nouveau clocher est bâti au XIVème siècle (à l'angle sud de la façade occidendale) et la pointe de la flèche a été refaite en 1815. Le chevet date du XIII-XIVème siècle : son bas-côté sud présente une porte du XVIIème siècle. La façade occidentale date de 1786-1992. Après l'incendie d'une partie de la nef en 1780, sa moitié occidentale est détruite : une nouvelle façade de style néo-classique, est édifiée en 1786 par l'ingénieur Jacques Piou. La nef date du XI-XVIIIème siècle. Le chœur gothique date du XIIIème siècle et se termine par une abside polygonale : il contenait jusque vers la fin du XVIIIème siècle de riches verrières figurant des ducs et des duchesses de Bretagne et des représentant des familles les plus illustres de Bretagne : de Rohan, de Rieux, de Rochefort, de Chateaubriand et de Malestroit. Le déambulatoire date du XIVème siècle et donne accès à 5 chapelles. Les fonds baptismaux datent du XVII-XXème siècle. Le maître-autel et le retable majeur, construits par Tugdual Caris de Laval, datent de 1634 - 1636 - XVIIIème et XIXème siècles : un nouveau maître-autel, surmonté par une statue monumentale de la Foi, est édifié au XVIIIème siècle. La statue de la Vierge à l'Enfant date de la fin du XVème siècle. L'autel et le retable du Sacré-Cœur datent du XVIIème siècle. Les stalles datent de la fin du XVIIIème siècle. L'incendie de 1780 a détruit un jubé qui s'élevait à l'entrée du choeur. Le reliquaire du Pape Léon III date du XVIII-XIXème siècle. L'autel Jeanne d'Arc date de 1920. La chapelle aux ducs (qui sert aujourd'hui de sacristie) et la chapelle Saint-Roch datent du XIV-XVème siècle. La chapelle absidale, ancienne chapelle de Notre-Dame de la Serche, renferme la tombe arcade de l'abbé Raoul de Pontbriand (XVème siècle), abbé de Redon de 1419 à 1422 (décédé en 1423). La chapelle qui touche la précédente vers le nord contient deux pierres tombales : celle du chevalier Guillaume de Tréal mort en 1341 et celle de l'abbé Jean de Guipry, mort en 1307. Les chapelles situées au sud renferment aussi des pierres tombales. La chapelle des Ducs, située du côté nord, a été édifiée vers 1440 par l'abbé Yves le Sénéchal. A signaler aussi que l'église a contenu jadis le corps de saint Conwoïon ou Convoyon, le fondateur de l'Abbaye, qui fut rapporté de Maxent au début du XIème siècle et ceux du duc Alain Fergent (décédé en 1119) et de son épouse Ermengarde (décédée en 1147).

1- Chapelle du Rosaire ou de Sainte Philomène (jadis chapelle de Saint Etienne).

2- Chapelle saint Conwoion (jadis chapelle de Notre-Dame de la Serche). Raoul d'Aspremont, seigneur de Renac, y est inhumé.

3- Chapelle Saint Joseph (jadis chapelle de Toussaints, de sainte Magdeleine et de saint Barthélemy en 1707). Jean de Guipry y est inhumé en 1307.

4- Chapelle de la Vierge (jadis chapelle Notre-Dame de Pitié). On y trouve le tombeau de l'abbé Raoul de Pontbrient.

5- Chapelle sainte Thérèse (jadis chapelle de Tréal). Ancienne propriété de la famille de Tréal. Guillaume de Tréal (en 1341) et Jean de Tréal (abbé de Redon de 1340 à 1370) y sont inhumés.

6- Chapelle sainte Jeanne d'Arc (jadis chapelle de saint Laurent ou de la Rouardais). Ancienne propriété de la famille de l'Hospital, seigneurs de la Rouardais en Bains sur Oust. Pierre de l'Hospital y est inhumé.

7- Chapelle du Sacré-Coeur (jadis chapelle de Notre-Dame du Puits). Odet de la Rivière y est inhumé le 7 octobre 1492.

8- Chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle ou chapelle des ducs. Edifiée par l'abbé Yves le Sénéchal vers 1440. 

9- Chapelle saint Roch.  Restaurée par l'abbé Scotti. l'abbé Scotti y est inhumé. 

 

Nota 1 : C'est en 832 que Convoïon, archidiacre de Vannes, suivi de cinq prêtres, s'établit en ce lieu désert, pour y vivre dans la solitude. L'endroit s'appelait alors Roton, dont on a fait plus tard Redon. Le terrain lui fut donné par le tyern Ratuili, qui demeurait à Lisfau en Sixt. Quelques mactyerns voisins voulurent le faire déguerpir ; mais le prince Nominoé le soutint énergiquement, et ajouta, en 834, à la donation primitive le quartier de Ros en Bains, depuis le village de Mussin sur l'Oust jusqu'à Spiluc sur la Vilaine (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 1, 2). L'empereur Louis le Débonnaire, qui avait été d'abord opposé à la fondation, la ratifia le 27 novembre 834, et donna au monastère le reste de la paroisse de Bains et tout le territoire de Langon ; deux ans après, le 30 août 836, il y ajouta les paroisses de Renac, de Plaz ou Brain, et d'Arzon en Rhuys (Ib, 355, 357). Depuis ce jour, la prospérité du monastère alla toujours croissant et les donations y affluèrent de tous côtés. Les évêques de Vannes Susan et Courantgen accordèrent à l'abbé une sorte de juridiction épiscopale sur les paroisses appartenant au monastère. Mais bientôt parurent les Normands, et saint Convoïon quitta Redon, vers 863, pour se refugier à Plélan, ou plutôt à Saint-Maxent, où il mourut le 5 janvier 868. Ses successeurs furent : - 2° Ritcand, élu dès 867, repeupla Redon. - 3° Liosic, élu en 871, résida à Redon et à Saint-Maxent. - 4° Roenwallon, mentionné comme abbé en 876. - 5° Liberius, élu en 877, obtint la restitution d'Arzon. - 6° Fulchric, élu en 888, devint ensuite évoque de Nantes. - 7° Bernard, mentionné dans un acte du 15 janvier 895. - 8° Ritwald, donna l'habit monastique à son frère, vers 900. - 9° Catluiant, mentionné dans différents actes en 910 et 913. - 10° Adhémar, chassé par les Normands en 920. Le monastère resta désert jusqu'à 937 au moins. La série des abbés offre ici une lacune considérable. - 11° Aruf, souscrivit à une donation le 28 juillet 990. - 12° Théobald, élu en 991, vivait encore en 1000. - 13° Maynard reçut, vers 1004, la donation de Belle-Ile. - 14° Catwallon donna un grand relief à son monastère. Il obtint de l'évêque Judicael, en 1021, le rétablissement de sa juridiction sur les paroisses dépendantes de l'abbaye, fournit des religieux, en 1026, pour la fondation de Saint-Gildas-des-Bois et en donna d'autres, en 1029, pour l'établissement de Quimperlé, à qui il abandonna Belle-Ile. Il fonda, en 1037, le prieuré de Locoal, et mourut le 15 janvier 1041. - 15° Pérennès, élu en 1041, reçut la fondation des prieurés de Montautour, de Sainte-Croix de Josselin, de N. D. de Frossay, d'Her en Noirmoutier, et de la Chaume, et mourut le 21 mai 1060. - 16° Almod, vit fonder les prieurés de Lohéac et de Juigné. - 17° Olivier, successeur immédiat du précédent. - 18° Bili, reçut en 1084 la fondation du prieuré de Châteaubourg. - 19° Robert, mentionné dès 1086, se démit plus tard. - 20° Justin, cité en 1092, vivait encore en 1101 et en 1105. - 21° Gaultier, obtint en 1108 une exemption pour ses vassaux. - 22° Hervé, accueillit à Redon, en 1112, le duc Alain Fergent et entama, en 1117, un procès scandaleux à l'abbaye de Quimperlé pour la possession de Belle-Ile. Il vit son église profanée et transformée en forteresse, et la fit solennellement réconcilier en 1127 ; en compensation, il reçut d'Olivier de Pontchâteau plusieurs terres. Il vit encore fonder, en 1132, le prieuré de N. D. du Cellier. - 23° Guillaume, était abbé en 1140. - 24° Yves, mentionné en 1144 et 1157, se démit ensuite. - 25° Silvestre, cité en 1164, mourut eu 1169. - 26° Vivien, souscrivit en 1187 à une transaction. - 27° Geoffroi, mentionné en 1199, mourut en 1208. - 28° Jean, élu en 1208, eut des différends avec, l'évêque de Vannes. - 29° Henri de Rigoer, a pu lui succéder vers 1233. - 30° Daniel, chassé par les officiers du duc Jean Ier, se retira avec ses religieux en Touraine. Le monastère fut pillé et dévasté de fond en comble, et quand les moines y rentrèrent, en 1256, après plusieurs années d'exil, il fallut rebâtir le couvent. - 31° Pierre, était abbé du temps du pape Clément IV (1265-1268). - 32° Robert Bisel fut son successeur. - 33° Jean de Guipry, mentionné en 1288, mourut le 12 février 1307 (V. S.). - 34° Olivier de Bern, élu en 1308, mourut le 15 septembre, vers 1335. - 35° Jean de Tréal, embrassa, en 1341, le parti de Charles de Blois, et fit peu après entourer la ville de murailles. En 1364 il fit sa soumission à Jean de Montfort et eut le droit de nommer le capitaine de la ville. Il mourut en mars 1370. - 36° Mathieu Le Bart, mentionné en 1381. - 37° Guillaume de Trébiguet, élu en 1384. - 38° Raoul I de Pontbrient, fit serment en 1386 et vivait encore en 1402. - 39° Jean de Pontbrient,assista à l'hommage de Jean V en 1404 (V. S.). - 40° Raoul II de Pontbrient, mentionné en 1419, mourut en 1423. - 41° Guillaume Bodart, pourvu en 1424, mourut en 1428. - 42° Simon N... cité en 1429, se démit ou mourut aussitôt. - 43° Guillaume Chesnel, pourvu en 1429, mourut en 1439. - 44° Yves Le Séneschal, élu en 1440, évinça Jean de Sesmaisons ou Jean du Tertre, et vit ériger Redon en évêché en 1447, érection qui n'eut pas de suite. Devenu infirme, il fut pourvu d'un administrateur en 1462 et mourut le 3 janvier 1467 (V. S.). - 45° Alain de Coetivy, cardinal, 1er abbé commendataire, 1474. - 46° Odet de la Rivière, élu en 1474, mourut le 7 octobre 1492. - 47° Guillaume Guéguen, 2ème commendataire, mort en 1506. - 48° Pierre de Brignac, élu en 1505, mourut en 1514. - 49° Louis de Rossi, cardinal, 3ème commendataire. - 50° Clément Champion, valet de chambre du roi, pourvu en 1524. - 51° Jean Salviati, cardinal, pourvu en 1521, mort en 1553. - 52° Bernard Salviati, chevalier de Malte, pourvu dès 1550. - 53° Paul-Hector Scotti, pourvu en 1568, vint habiter Redon et rendit en 1580 un intéressant aveu au roi. Il reçut en 1588 le duc de Mercœur et se déclara pour la ligue des catholiques, ce qui fit saisir son temporel en 1591. Il mourut le 26 janvier 1596. - 54° Arthur d'Espinay, nommé en 1600, fit rebâtir la maison abbatiale, introduisit dans le monastère les religieux réformés de Bretagne, et mourut en 1621. - 55° Armand du Plessis de Richelieu, cardinal, pourvu en 1622, remplaça, en 1628, la réforme de Bretagne par celle de saint Maur, aida les religieux à relever le monastère et mourut en 1642. - 56° César de Choiseul, pourvu en 1643, mort en 1648. - 57° Alexandre de Choiseul, pourvu en 1648, démissionnaire. - 58° Auguste de Choiseul, pourvu en 1652, se démit en 1681. - 59° Théodore-Em. de la Tour d'Auvergne, pourvu en 1681. - 60° Henri-Oswald de la Tour d'Auvergne, pourvu en 1692. - 61° Henri-Louis Des Nos, pourvu en 1747, mort en 1793. L'abbaye de Redon avait des dépendances considérables ; qu'il suffise de citer l'abbaye de la Chaume et les 26 prieurés de Locoal, Crossac, Ruffiac, Arzon, Castennec, Saint-Nicolas-du-Blavet, Sainte-Croix-de-Josselin, Saint-Barthélemy-de-Redon, Saint-Michel-de-la-Gresle, Pléchâtel, Chateaubourg, Montautour, Marsac, Saint-Nicolas, Bourg-des-Moustiers, Masserac, Brémafin, Her, Toutes-Joies, Juigué, Pembé, Ballac, Maxent, Lohéac, Frossay et Carhaix. L'abbé nommait à tous ces prieurés. Il présentait en outre aux douze cures de N. D. de Redon, de Bains, de Brain, de Langon, d'Arzon, de Locoal, de Maxent, de Marsac, de Masserac, de Mouais, de Châteaubourg et de Pléchâtel. —  Anciennement il avait des droits plus ou moins étendus à Allaire, Béganne, Caden, Renac, Carentoir, Guipry, Fégréac, etc... Mais le grand privilège de l'abbaye était d'être exempte de la juridiction de l'évêque de Vannes et de relever directement du Saint-Siège. Elle possédait même une sorte de juridiction épiscopale sur les paroisses qui lui appartenaient ; cette juridiction concédée par les évêques, finit par être reprise par eux, et l'abbé ne conserva que le patronage et la dîme. Quant à la juridiction temporelle, elle appartenait exclusivement à l'abbé de Redon, et celui-ci nommait, pour l'exercer en son nom, un sénéchal, un alloué, un lieutenant, un procureur, un greffier, etc... Sa justice était haute, moyenne et basse, et les fourches patibulaires étaient dressées sur la colline de Beaumont. Outre la justice, l'abbé possédait naturellement les autres droits féodaux des grands seigneurs, tels que ceux de guet, de foires, de marchés, de halle, de coutumes, de moulins, de chasse, etc... Il avait enfin la jouissance de la maison abbatiale, devenue depuis l'hôtel de ville, et celle de nombreux manoirs disséminés dans différentes paroisses. En 1720, les revenus du monastère montaient à 37,336 livres. La communauté comprenait, en moyenne, une vingtaine de religieux, qui célébraient l'office quotidien et chantaient plusieurs messes et services par jour. Ils comptaient parmi eux un prieur claustral, un sous-prieur, un aumônier et un économe. Il y avait quatorze chapellenies régulières, en 1580, à savoir : Saint-Benoît, la Trinité, N. D. de la Cherche, Saint-Michel, Saint-Laurent, Saint-Gilles, Saint-Maur, Saint-Yves, Saint-Samson, Sainte-Marguerite, les Trois-Maries, Saint-Convoïon, Saint-Marcellin et Sainte-Barbe. Elles étaient pourvues par l'abbé et desservies dans l'église abbatiale de Saint-Sauveur. Il y avait aussi un certain nombre de chapellenies séculières, à la présentation du prieur claustral, desservies dans la même église. Le monastère, converti en collège en 1804, a été acquis en 1838 par les Eudistes, qui ont construit une vaste chapelle et des bâtiments accessoires. L'église abbatiale, dédiée à Saint-Sauveur, est un monument remarquable, ayant la forme générale d'une croix latine avec collatéraux. Sa plus ancienne partie est le carré central, construction du XIème siècle, due à la libéralité du duc Alain Fergent et aux soins de l'abbé Hervé. Quatre gros piliers prismatiques, à colonnes engagées, supportent des arcades en plein cintre, à double archivolte, et servent de base à la tour. Cette tour carrée, en émergeant du toit, est percée de deux séries de fenêtres romanes, et amortie en ardoises. La nef parait être de la même époque ; mais, depuis l'incendie de 1782 elle a été diminuée d'un tiers, et les piliers des bas côtés, ainsi que les arcades, ont été tellement garnis de plâtre et défigurés, qu'il est difficile d'apprécier son âge. La plus belle partie de l'église est le choeur, construction ogivale de la fin du XIIIème siècle, communément attribué à l'abbé Jean de Guipry. Les grandes arcades inférieures affectant la forme lancéolée, les galeries du triforium avec leurs ouvertures trilobées, les grandes fenêtres du clérestory, les veines aériennes, les chapelles rayonnantes, et le déambulatoire du choeur produisent un effet imposant. Il n'y manque qu'une chose : ce sont les anciennes verrières, pages d'histoire perdues pour toujours. La tour, construite au bas de la nef et sur le côté nord, a été séparée de l'église depuis l'incendie de 1782. Cet édifice, avec sa flèche en pierre, est un curieux échantillon de l'architecture rayonnante du XIVème siècle. Cet élégant clocher a environ 57 mètres d'élévation. La chapelle des ducs et de N. D. de Bonne-Nouvelle, accolée au côté nord du choeur, est une oeuvre du XVème siècle, due à l'abbé Yves Le Séneschal, et ornée de machicoulis à l'extérieur. Parmi les nombreuses sépultures faites dans cette église il faut rappeler : - 1° celle du duc Alain Fergent, mort en 1119, et de sa femme Ermengarde d'Anjou, morte en 1147, inhumés au milieu du choeur, devant le maître-autel ; lorsqu'en 1793, on profana leur sépulture, on y trouva un « cercueil de forme antique, contenant quelques cendres, une paire de sandales et un fragment de manteau de pourpre » ; - 2° celle du duc François 1er, mort en 1450 et enterré devant le grand autel, où il n'y a plus de trace de sépulture ; - 3° celle d'Yves Le Séneschal inhumé en 1467 dans la chapelle de N. D. de Bonne-Nouvelle ; - 4° celle de l'abbé Odet de la Rivière, mort en 1452 et inhumé dans la chapelle de N. D. du Puits ou du Bon-Secours, la première des chapelles rayonnantes du côté de l'évangile ; - 5° celle de Guillaume de Tréal, « chevalier bon, prouz et léal », frère d'un abbé de Redon, mort en 1341, et enterré dans la seconde chapelle rayonnante ; - 6° celle de Raoul de Pontbriant, « humble abbé de Redon », mort en 1423, et inhumé dans la chapelle absidale de N. D. de la Cherche ou de la Compassion ; - 7° celle de Jean de Guipry, abbé, mort en 1307, et enterré dans la quatrième chapelle rayonnante, dite de Sainte-Marie-Madeleine ; - 8° celle d'Hector Scotti, mort en 1596, et inhumé dans la cinquième chapelle rayonnante, dite Saint-Roch. Jadis on voyait, des deux côtés du maître-autel, deux grands tableaux représentant l'un le duc Alain Fergent et l'autre la duchesse Ermengarde, en costume de 1450. On conservait aussi les reliques de saint Convoïon, de saint Hypotème, de saint Léon III, etc... des vases sacrés d'une grande valeur, et une magnifique croix en argent. La Révolution a dispersé toutes ces richesses et chassé les religieux. L'église abbatiale est aujourd'hui paroissiale, ce qui a dispensé les habitants de rebâtir leur ancienne église de Notre-Dame, qui s'en allait de vétusté (J-M. Le Mené).

Voir Histoire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon

Voir Visite de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon en 2012

le cloître Richelieu (1641 - 1649). En 1838, le cloître devient la cour d'honneur du collège Saint-Sauveur. Le cloître Richelieu se compose d'arcades cintrées reposant sur des piliers carrés : on y voit les armes de France, de Bretagne, de Richelieu et de la Congrégation de Saint-Maur. A l'est du cloître se trouve une chapelle du XVIIème siècle qui servait jadis de sacristie : sa voûte présente comme clefs quatre caissons gravés des armes de France, de Bretagne et de la Congrégation de Saint-Maur. Une autre chapelle se voyait au XVIème siècle sur le bord du rempart ; 

Voir Visite du cloître Richelieu de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon en 2012

l'église Notre-Dame-du-Pesle (XIIème siècle), édifiée sur le domaine du Pesle et transformée au XVIème siècle. Jusqu'à la Révolution, Notre-Dame fut l'église paroissiale de Redon, mais en 1803 le culte fut transféré dans l'ancienne église abbatiale de Saint-Sauveur et Notre-Dame fut complètement abandonnée. Toutefois, à la fin du XIXème siècle, la fête patronale de la paroisse se célèbre encore le jour de l'Assomption. Cette église n'était point dépourvue d'intérêt. « Les étages inférieurs de sa vieille tour, avec ses arcatures romanes, ses archivoltes à moulures minces et redoublées retombant sur des colonnettes engagées dans l'angle des baies cintrées, l'arcade et la voussure de forme si grossière et si primitive de la grande porte occidentale, composaient un ensemble digne d'être examiné » (nota : d'après la tradition, le tombeau-arcade d'une chapelle au Sud du choeur était celui de François II, duc de Bretagne ; il parait que cette tradition est erronée et que ce prince fut inhumé devant le maître-autel. - Voir la Chronique de Jean de Saint-Paul, 133, et l'Histoire de Bretagne, par D. Morice, II, 37 ). Toute cette partie de l'édifice, occupant le bas de la grande nef, datait vraisemblablement des XVème et XVIème siècles. Le reste de l'église, beaucoup plus moderne, avait été reconstruit aux XVème et XVIème siècles ; on y remarquait surtout des fenêtres de style flamboyant qui avaient contenu jadis de précieuses verrières peintes. A Notre-Dame étaient jadis érigées les confréries de Saint-Joseph et de Sainte-Anne, ainsi que celle du Rosaire ; en 1621, le recteur, M. Le Noir, fit une requête, pour l'établissement de cette dernière association, au couvent de Bonne-Nouvelle, à Rennes. Il y avait à Redon une si grande quantité de fondations, desservies partie à Saint-Sauveur et partie à Notre-Dame, qu'il nous est impossible d'en faire même l'énumération ici (Voir, l'abbé Luco - Les anciennes paroisses du diocèse de Vannes). Sécularisée depuis la Révolution, l'église Notre-Dame a été entièrement détruite par un incendie vers 1864-1870 (Pouillé de Rennes). Elle était entourée d'un cimetière. Sa tour remontait à l'époque romane et le reste de l'édifice datait du XV-XVIème siècle. Elle mesurait 57 mètres de longueur sur 23 mètres de largeur. On y voyait du côté nord, près du choeur, la chapelle de Beaumont devenue plus tard la chapelle du Parc-Anger : on y trouvait une vitre aux armes des seigneurs de Lanruas ;

Nota 2 :  A l'origine et tant que les habitants de Redon furent peu nombreux, on comprend qu'ils n'eurent d'autre église que celle du monastère de Saint-Sauveur. Les Bénédictins desservirent eux-mêmes cette paroisse naissante. Mais quand une ville surgit autour de l'abbaye, il fallut bien songer à la doter d'une église spéciale, pour éviter l'encombrement des services dans le même lieu et une gène mutuelle. En conséquence on bâtit au haut de la place, vers l'entrée du faubourg, une église paroissiale en l'honneur de N. D. du Pesle. En même temps les moines se déchargèrent du soin de la paroisse, qu'ils confièrent à un vicaire, en gardant pour eux le titre et les droits de recteur primitif. Ils détachèrent aussi plusieurs villages de Bains, pour les annexer à la nouvelle paroisse, opération facile pour eux, puisque tout Bains leur appartenait. A quelle époque commença cette paroisse de Notre-Dame, distincte de Saint-Sauveur ? Probablement au XIème siècle. L'église qui vient de disparaître était de cette époque, comme on le verra plus loin ; de plus, dans un acte passé à Redon, en 1026, ou voit paraître le vicaire Rivallon (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 248). Comme recteurs primitifs, les religieux allaient, aux fêtes de la Purification et des Rameaux, dans l'église paroissiale de Notre-Dame, bénir et distribuer les cierges et les palmes. De son côté, le vicaire perpétuel conduisait ses paroissiens à Saint-Sauveur, pour les processions des Rogations, des Quatre-Temps, de la Fête-Dieu et de l'Assomption ; il y célébrait la messe à certains jours de l'année, et y trouvait régulièrement les prédications de l'Avent et du Carême. L'église paroissiale de Notre-Dame n'était point dépourvue d'intérêt. « Les étages inférieurs de sa vieille tour avec ses arcatures romanes, ses archivoltes à moulures minces et redoublées, retombant sur des colonnettes engagées, l'arcade et la voussure de forme si grossière et si primitive de la grande porte occidentale » composaient un ensemble, qui datait probablement du XIème siècle. Le reste de l'église, beaucoup plus moderne, avait été reconstruit au XVème et au XVIème siècles ; on y remarquait surtout des fenêtres de style flamboyant et de précieuses verrières. Cet édifice abandonné en 1803, puis transformé en magasin, a subi un incendie en 1870, et a été rasé depuis. La paroisse, malgré son transfert à Saint-Sauveur, célèbre toujours sa fête paroissiale le jour de l'Assomption de Notre-Dame. Les chapelles publiques étaient les suivantes : — 1° Saint-Pierre, dans le quartier du port, rebâtie en 1772, lorsqu'on y transféra l'hôpital, qui était auparavant dans la Grand'Rue. — 2° N. D. et Saint-Julien, bâtie en 1438, dans la Grand'Rue, pour le service de l'hôpital primitif. — 3° N. D. de Pitié ou de la Butte, située sur l'ancienne motte féodale de l'abbaye, et rasée en 1786, pour y établir la promenade actuelle de la ville. — 4° Saint-Michel, dans le faubourg de ce nom, siège d'une chapellenie régulière, reconstruite au XVIIème siècle, sert vers 1891 à la Congrégation de la Sainte-Vierge. — 5° Saint-Barthélemy, siège d'un prieuré dépendant de Saint-Sauveur et habituellement donné à un religieux ; la chapelle, vendue à la Révolution, sert de grenier à foin. La paroisse renfermait de plus deux communautés de femmes avec leurs chapelles. Les Calvairiennes, de l'ordre de Saint-Benoît, appelées à Redon dés 1629, s'établirent définitivement en 1637 dans le faubourg de Saint-Michel, où elles restèrent jusqu'à leur dispersion en 1792. Leur couvent est vers 1891 occupé par les Dames de la Retraite de la maison de Quimperlé, qui l'ont acheté en 1820, et y possèdent une chapelle dédiée à saint Michel archange. Les Ursulines, établies à Redon en 1674, dans le quartier du port, commencèrent la construction de leur couvent en 1705 et celle de leur chapelle de Notre-Dame en 1755. Expulsées de leur maison par la tourmente révolutionnaire, elles y sont rentrées en 1810. Il y avait aussi des chapelles privées au manoirs de la Houssaye, de Beaumont. Les chapellenies étaient très nombreuses. Il y avait notamment celles : 1° de Tous-les-Saints, fondée par H. et G. Robeil ; 2° de Saint-Georges, fondée par les seigneurs du Plessis ; 3° de Sainte-Barbe, fondée en 1492 par Daniel Bourdonnay ; 4° du Pont-de-Redon ; 5° de Riallé ; 6° de la Houssaye ; 7° de Saint-Mathurin ; 8° de Saint-Luc ; 9° de Saint-Clément ; 10° des Noës ; 11° du Bourgneuf ; 12° de Pillart ; 13° de Pont-Pillart ; 14° des Mauvoisin ; 15° des Fontaines ; 16° de Riallen ; 17° des Avril ; 18° des Barberet ; 19° des Lingan ; 20° des Champs ; 21° de Létun ; 22° de Bocudon ; 23° des Dézel ; 24° des Fertillet ; 25° de la Purennerie ; 26° des Lyvois ; 27° des Ménard ; 28° des Petit ; 29° du Pré-Aubert ; 30° du Puits-Guérin ; 31° de Saint-Sauveur ; 32° de l'Hôpital ; 33° de la Congrégation ; 34° de Tréjumet. Les manoirs étaient ceux de Beaumont, de Bahurel, de Bocudon, de la Houssaye, de Parc-Anger, de Bard, du Cleu, du Peste, etc... La ville de Redon avait un gouverneur de place. Elle était administrée par une communauté de ville, où siégeaient les représentants de l'abbaye, du clergé, de la noblesse et des bourgeois. Elle députait aux Etats de la province, comme toutes les bonnes villes de Bretagne. Ses armes étaient : D'azur, au vaisseau d'argent, flottant sur des ondes de même, au chef d'hermines ; allusion au commerce maritime que la Vilaine lui permettait de pratiquer. Le passage du canal de Nantes à Brest, la création d'un bassin à flot, et la rencontre de plusieurs voies ferrées sont venus depuis augmenter ses éléments de prospérité. Redon était le chef-lieu du territoire ecclésiastique de son nom et appartenait au diocèse de Vannes. Son vicaire perpétuel était à la présentation de l'abbé et à la collation de l'évêque ; il ne recevait qu'une pension assez faible de l'abbaye, mais il avait un casuel considérable ; en 1757, après avoir payé ses charges, il ne lui restait toutefois que 590 livres. Le dernier titulaire, Gabriel Loaisel, originaire de Sérent, fut député par le clergé aux Etats généraux de 1789. Il revint dès le commencement de 1790 dans sa paroisse, refusa ensuite le serment et se déporta en Angleterre. Redon fut érigé en 1790 en chef-lieu de district et annexé au département de l'Ille-et-Vilaine. Le concordat de 1801 l'a séparé définitivement du diocèse de Vannes, pour l'unir à celui de Rennes (J-M. Le Mené).

Voir Les Chapellenies de l'église paroissiales Notre-Dame du Pesle

l'ancienne chapelle Saint-Pierre, aujourd'hui disparue. Sur l'emplacement de ce sanctuaire, fort ancien et tombant en ruine, fut édifié au XVIIIème siècle l'hôpital de Redon. Une vieille tradition fait de Saint-Pierre une église paroissiale pour le quartier du port seulement. « Il est cependant positif que dès le XVème siècle Notre-Dame était l'unique paroisse de Redon. Pour justifier la tradition, on pourrait supposer que les fonctions curiales, en tout ou en partie, s'accomplissaient à Saint-Pierre, comme dans une sorte de trève, en faveur des fidèles qui habitaient le quartier du port » (Voir, l'abbé Luco - Les anciennes paroisses du diocèse de Vannes). Lorsque l'hôpital fut transféré là, en 1722, on reconstruisit cette chapelle Saint-Pierre, qui fut dès lors affectée au service du nouvel établissement. A noter que la chapelle Notre-Dame et Saint-Julien fut la chapelle du premier hôpital de Redon (Pouillé de Rennes) ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou de la Butte, aujourd'hui disparue. Notre-Dame-de-Pitié ou de la Butte était une chapelle frairienne bâtie sur l'ancienne motte féodale de l'abbaye ; une des processions des Quatre-Temps s'y rendait jadis. Ce sanctuaire fut rasé en 1786, lorsqu'on aplanit la motte pour en faire la promenade actuelle de Redon (Pouillé de Rennes) ;   

la chapelle du lycée Saint-Sauveur (1857). Le 25 août 1838, le P. Louis, supérieur général de la société des Eudistes, acheta les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur de Redon, convertis depuis la Révolution en maison d'éducation. A noter que le petit collège de Redon fut fondé par la municipalité de cette ville en 1804 et confié à M. Lefranc, prêtre et ancien professeur du collège de Vannes. A ce premier principal succédèrent MM. Lardoux, Criaud et Vannier, également prêtres ; ce dernier se désista en faveur des Eudistes en 1838. Le 22 octobre 1839, Louis-Alexis-Marie Gaudaire (nota : le R. P. Gaudaire naquit à Ménéac, diocèse de Vannes, le 14 septembre 1805, fut élu supérieur général des Eudistes le 19 février 1849, et mourut à Redon le 20 avril 1870) fut nommé par le P. Louis supérieur du nouveau pensionnat de Redon, qui devint bientôt florissant et put ouvrir toutes les classes à partir de 1849. Dès 1845 on construisit le bâtiment qui fait suite à l'ancien monastère. Le 17 février 1856 fut posée la première pierre de la chapelle, qui fut bénite en août 1857 et consacrée le 20 janvier 1868 par Mgr Saint-Marc, archevêque de Rennes, sous le vocable des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie. Cette chapelle se compose d'une nef avec un beau chevet droit et de deux jolies petites chapelles, décorées avec un goût exquis et dédiées, l'une à saint Convoyon, abbé de Redon, l'autre à sainte Anne, patronne de la Bretagne. Le maître-autel, en marbre blanc, est d'un travail très-remarquable. Sous l'un des petits autels on vénère les reliques de saint Vincent, martyr, extraites des catacombes de Rome. On a dit avec beaucoup de justesse de la chapelle du collège de Redon, construite en style ogival pur, qu'elle « est tout simplement un chef-d'oeuvre d'élégance, d'originalité et de difficulté vaincue » (Revue de Bretagne et de Vendée, 1857 - Histoire de Redon, 350). Outre cette grande chapelle, on remarque dans l'établissement de Redon quatre oratoires moins importants : 1° Chapelle de la congrégation de la Sainte Vierge ; c'est une ancienne salle ou sacristie abbatiale assez remarquable. 2° Oratoire de l'Annonciation, construit dans les bâtiments occupés par les religieuses et affecté à leurs exercices de piété. 3° Oratoire de Saint-Joseph, attaché à l'infirmerie. 4° Oratoire de Saint-Michel, situé à la hauteur des voûtes de l'ancienne chapelle et particulier, croyons-nous, aux frères servants (abbé Guillotin de Corson) ; 

le portail de l'ancienne chapelle des Congrégations ou de la Congrégation de la Sainte-Vierge (XVIIème siècle), située place de l'Ecole et édifiée pour remplacer la chapelle Saint-Michel. La chapelle a été construite par François Menand qui s'y fit inhumer en 1723. La chapelle Saint-Michel s'élève dans un faubourg qui porte son nom. Il y avait union de ce sanctuaire avec une chapelle de même nom située en Langon ; le titulaire de cette chapellenie jouissait au XVIIIème siècle de dîmes en Redon valant 150 livres, d'un pré à Aucfer estimé 53 livres, et de quelques menues rentes de 4 livres 4 sols ; c'était donc un revenu total de 207 livres 4 sols. A l'origine, le chapelain de Saint-Michel, choisi toujours parmi les religieux de Redon, devait entretenir les deux chapelles ; mais longtemps avant la Révolution celle de Langon tomba en ruine et celle de Redon fut affectée au service et aux assemblées des congrégations de la ville. Elle fut reconstruite au XVIIème siècle, et elle n'est connue maintenant que sous le nom de chapelle de la Congrégation de la Sainte-Vierge, parce que cette pieuse association s'y rassemble (Pouillé de Rennes) ; 

Nota 3 : La chapelle de cette Congrégation de Redon fut érigée sur l'emplacement d'une ancienne chapellenie dédiée à saint Georges. Les premiers présentateurs de cette vieille chapellenie étaient les seigneurs de Lanrua (Lanruas) ; ce furent ensuite les Legall, bourgeois annoblis, dont plusieurs s'illustrèrent dans l'armée du Roi, sous Louis XIV. On ignore la date exacte et les circonstances de la fondation de la Congrégation. Elle se réunissait au début dans une chapelle de l'église paroissiale dédiée à saint Yves. En 1702, sous l'épiscopat de Mgr. d'Argouges, évêque de Vannes, la Congrégation acquit de François Menant, le dernier présentateur, la chapellenie de saint Georges et elle construisit sur son terrain, l'année suivante, la chapelle de la Congrégation. Dans l'été de 1792 le Club des Amis de la Constitution chercha à s'en emparer, mais inutilement, grâce aux mesures dilatoires des autorités ; néanmoins, le 11 mai 1794 elle devint Temple de la Raison : le choeur devint un grenier à foin ; la nef seule fut consacrée à la déesse Raison. Deux ans après la Congrégation, qui existait toujours, reprenait ses pieux exercices dans l'église paroissiale ; elle recouvra ensuite la chapelle de la Congrégation (R. de Laigue).

les anciennes chapelles de l'abbaye, aujourd'hui disparues. Outre leur église abbatiale de Saint-Sauveur, les moines de Redon possédaient dans l'enclos de leur monastère deux chapelles mentionnées en 1586 ; elles se trouvaient sur le bord des remparts de l'abbaye, entre de grosses tours fortifiées, et étaient ornées des écussons des ducs de Bretagne (Pouillé de Rennes) ;

l'ancienne chapelle de la Salette (1850), démolie en 1964 ; 

l'ancien couvent des Bénédictines, situé rue Saint-Michel, fondé en 1629 et construit en 1637. Ces religieuses s'agrégèrent dès 1641 à la Congrégation du Calvaire. Lorsque la société réformée des Bénédictins eut été introduite dans l'abbaye de Redon, le dernier prieur perpétuel de ce monastère, D. Noël de la Reigneraye, songea à fonder à Redon une maison de Bénédictines ; c'était un saint religieux, qu'on appelait ordinairement M. de Pléchâtel, parce qu'il possédait le prieuré de ce nom, membre de l'abbaye. En 1629, D. Noël de la Reigneraye communiqua le dessein qu'il avait de bâtir à ses frais un couvent de religieuses et en demanda l'autorisation au cardinal de Richelieu, alors abbé commendataire de Redon et seigneur de cette ville, et à l'évêque de Vannes. Ayant reçu les permissions sollicitées, M. de Pléchâtel s'adressa à l'abbesse des Bénédictines de la Trinité de Poitiers et lui demanda quelques-unes de ses religieuses. Cette dame accepta volontiers et fit aussitôt dresser l'acte de fondation du couvent de Redon, en date du 11 juillet 1629, « sous la condition de 3 000 livres, pour lesquelles M. de Pléchâtel serait tenu pour principal fondateur et participerait à toutes les messes, prières et bonnes oeuvres que feraient les religieuses ». D. Noël de la Reigneraye fit aussi associer le président de Marboeuf à cette fondation, afin d'assister et de maintenir les religieuses après sa mort (Histoire de Redon, 168). L'abbesse de Poitiers envoya huit religieuses, ayant pour prieure la mère Georges Farcy, dite de Sainte-Cécile ; elles arrivèrent. à Redon le 21 septembre 1629 et achetèrent une maison où elles demeurèrent jusqu'en 1637. Le roi leur accorda des lettres patentes en 1633, mais qui ne furent enregistrées qu'en 1635. On commença le 2 janvier de l'année suivante la construction du nouveau monastère, situé dans une pièce de terre que M. de Pléchâtel acheta au faubourg Saint-Michel, et sur la pierre fondamentale de la chapelle, qu'on voulait consacrer à la Sainte Trinité, on grava cette inscription : Sancta Trinitas unus Deus (Abbé Luco - Les paroisses de l'ancien évêché de Vannes). Le 29 septembre 1637, en la fête de saint Michel, les Bénédictines furent solennellement conduites dans leur couvent, dont la clôture fut aussitôt prononcée. On n'évalua pas à moins de 40 000 livres ce que donna D. Noël de la Reigneraye pour l'établissement de cette maison (Histoire de Redon, p. 170). Les Bénédictines ne demeurèrent pas telles longtemps à Redon ; dès l'année 1641 elles s'agrégèrent à la congrégation du Calvaire et se firent toutes religieuses calvairiennes. Les armoiries de cette dernière congrégation étaient : « D'azur, à une croix du Calvaire contre laquelle est adossée la Sainte Vierge, debout, les mains jointes, le tout d'or, sur une terrasse de même » (Armorial général ms. de 1698). Nous avons dit précédemment que les Bénédictines établies à Redon désirèrent s'unir aux Calvairiennes et entrer dans la congrégation de ces dernières. L'évêque de Vannes, Sébastien de Rosmadec, s'y opposa d'abord ; il finit par y consentir, à la condition que sa nièce, Mme de Plœuc, en religion Agnès de Sainte-Croix, serait prieure de la maison. Elle y fut donc reçue le 9 octobre 1641, assistée de cinq autres soeurs calvairiennes. Les Bénédictines, ayant à leur tête Mme Farcy, leur prieure, renoncèrent aussitôt à toutes leurs obédiences et prirent le voile de novices du Calvaire le 8 décembre 1641 ; toutes renouvelèrent alors leurs voeux selon la forme des Calvairiennes. Ainsi s'implanta à Redon la congrégation du Mont-Calvaire, qui y prospéra jusqu'au moment de la Révolution. Le 5 octobre 1792, les religieuses calvairiennes furent expulsées de leur monastère, qui fut vendu nationalement ; quelques-unes d'entre elles purent toutefois demeurer à Redon et rentrer même dans une partie de leur ancien couvent ; mais il leur fut impossible d'y rétablir leur congrégation, et en 1820 des religieuses de la Retraite vinrent y fonder une nouvelle communauté qui existe encore (Histoire de Redon, 322-325) (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien couvent des calvairiennes (1640), situé rue Saint-Michel, fondé en 1629. On y trouve une chapelle privative dédiée à Saint-Michel datée de 1640 et accostée au nord de trois chapelles : le maître-autel et le retable datent de 1650 - XXème siècle. Le cloître date de 1648. A signaler que les Calvairiennes s'installent dans le couvent en 1637 sous la houlette de la mère Vérane de Saint-Joseph. Il est occupé depuis 1820 par les Soeurs de la Retraite. « En 1820, Mgr Mannay, évêque de Rennes, obtint de Mgr de Crouseilhes, évêque de Quimper, quelques Dames de la Retraite de la maison de Quimper, pour fonder à Redon une maison semblable. Ces dames, au nombre de trois, à la tête desquelles était Mme du Cléguer, femme d'un rare mérite, achetèrent à bas prix, vu son état de dégradation, l'ancien monastère des Calvairiennes, et s'y établirent. Grâce à la coopération active de M. Hattais, curé de Redon, et au concours bienveillant des principaux habitants de la ville, elles ne tardèrent pas à pouvoir ouvrir leur maison aux personnes des deux sexes qui désiraient suivre les exercices des retraites. Dès leur début, les retraites de Redon furent très-nombreuses. Elles ont été dirigées d'abord par les prêtres de la paroisse et des paroisses environnantes, puis par les Missionnaires diocésains. Un des corps du bâtiment fut mis à la disposition des dames qui voudraient s'y retirer en qualité de pensionnaires. Afin de donner plus de stabilité à l'oeuvre et pour satisfaire aux pieux désirs des trois fondatrices, l'évêque de Rennes décida que les membres de la communauté de Redon feraient des voeux simples après quelques années d'épreuves. Le jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix, 14 septembre 1823, Mme du Cléguer et ses compagnes se lièrent à Dieu et à leur sainte oeuvre par les trois voeux de religion, auxquels elles ajoutèrent celui de travailler toute leur vie au salut du prochain. Cette profession eut lieu à la suite d'une retraite donnée par le R. P. Maillard, de la Compagnie de Jésus. Ce même religieux traça pour le nouvel Institut une règle calquée presque entièrement sur celle de sa Compagnie » (D. Jausions, Histoire de Redon, 327, 328). C'est vers cette époque que les Dames de la Retraite prirent le nom de Dames de la Société de Marie. « Peu de temps après leur consécration, les religieuses de la Société de Marie joignirent à leur première oeuvre celle de l'éducation, et voulurent exercer d'abord ce genre d'apostolat en faveur des enfants pauvres. Une école gratuite fut donc ouverte dans la maison de Redon plusieurs années avant qu'on y établît un pensionnat pour les jeunes filles des classes élevées. En 1827, Mgr de Lesquen, non moins dévoué à cet établissement que ne l'avait été son prédécesseur, obtint du gouvernement une ordonnance royale, datée du 17 janvier, qui reconnaissait l'existence du nouvel Institut et permettait à ses membres de se répandre en divers lieux. Cette ordonnance donnait à la maison de Redon le titre de maison-mère ; elle conserva ce titre jusqu'en 1837. Il passa alors à la maison fondée à Angers en 1826, et qui, sous la haute et paternelle protection de Mgr Montault, avait pris en peu de temps un développement assez considérable » (D. Jausions, Histoire de Redon). Depuis l'époque de cette translation à Angers de la maison-mère, les religieuses de la Société de Marie, ou Dames des Retraites, ont reçu du gouvernement une seconde autorisation le 8 février 1854 et ont formé quatre nouveaux établissements. Nous n'avons dans notre diocèse que celui de Redon ; mais si cette communauté n'est plus en réalité le chef-lieu de l'Institut, elle n'a pas cessé pour cela d'être pour le coeur des religieuses une véritable maison-mère, et elles n'oublieront jamais ce que les premières années de son existence ont coûté à leurs vénérables fondatrices de sollicitudes, de sacrifices et de travaux (abbé Guillotin de Corson) ; 

l'ancien couvent des Ursulines (1705). Sa chapelle privative, dédiée à Notre-Dame, est érigée en 1755-1757. Ce couvent a servi d'hôpital durant la première guerre mondiale. L'ancien cloître date du XVIIIème siècle : l'arcade centrale est surmontée de la date de 1707. Le couvent sert de caserne pendant la Révolution. A signaler que les Ursulines viennent à Redon en 1674 (elles s'installent d'abord dans la Maison noble de l'Etang) et quittent Redon en 1948 et sont remplacées par les sœurs Bleues de Castres. « D'azur, à un nom de JESUS MARIA d'or, surmonté d'une croisette et soutenu de trois clous de la Passion appointés, et entouré d'un cercle rayonné, le tout d'or » (Armorial général ms. de 1697). Dès l'an 1649, les Ursulines de Ploërmel avaient formé le dessein d'envoyer une colonie à Redon, mais elles ne purent l'exécuter qu'en 1674, avec les permissions de M. de Choiseul, abbé de Redon, de l'évêque de Saint-Malo, dont elles quittaient le diocèse, et de l'évêque de Vannes, qui prétendait avoir des droits sur Redon. « Quatre religieuses professes de la maison de Ploërmel, deux novices et une postulante, furent envoyées à Redon, où elles arrivèrent le 25 juillet 1674. Elles se logèrent dans une maison des rues Basses, et se virent bientôt forcées de chercher un autre local plus spacieux : elles louèrent une maison dans le Port. Mais ce nouveau logement devint encore trop étroit pour le nombre des élèves qui leur étaient confiées. Elles furent donc obligées d'acheter un emplacement plus grand où elles pourraient bâtir. Il y avait seize mois qu'elles étaient à Redon lorsqu'elles se fixèrent dans le lieu qu'elles occupent encore à la fin du XIXème siècle. La maison noble de l'Etang était située dans la rue Saint-Pierre et entourée de jardins. Les Ursulines ayant choisi la très-sainte Vierge pour fondatrice, achetèrent cette maison et s'y établirent. Une partie de ces bâtiments, qui servent à la fin du XIXème siècle de parloirs et de classes pour les externes, fut destinée à servir de chapelle, de sacristie et de choeur aux religieuses. Les choses restèrent en cet état jusqu'en 1705. Au mois de mai de cette année, on commença la construction du grand corps-de-logis, qui coûta 37 000 livres. On lit sur la façade du Nord le nom de Bonne de Mazoyer, qui fut la première professe de Redon et qui occupa la charge de supérieure, à diverses reprises, pendant vingt-et-un ans » (Histoire de Redon, p. 180). La chapelle ne fut commencée qu'en 1755, faute de ressources suffisantes. On en posa la première pierre le 23 avril de cette année, et elle fut bénite très-solennellement, au mois de septembre 1757, par M. Poulce, alors recteur de Redon. Trois ans plus tard, le roi accorda aux Ursulines des lettres patentes, datées de janvier 1760, approuvant leur établissement à Redon (Archives du Parlement de Bretagne). Chassées de leur monastère par la Révolution, les Ursulines y rentrèrent en 1810 (abbé Guillotin de Corson) ; 

le prieuré Saint-Barthélemy (XVIIème siècle), aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Redon. Sa chapelle est sécularisée. Le prieuré de Saint-Barthélemy, situé dans la paroisse de Notre-Dame de Redon, est certainement très-ancien, mais son origine nous reste inconnue ; peut-être la donation de Botcudon, terre toute voisine du prieuré, ne fut-elle pas étrangère à sa fondation. On sait que Sulmonoc, fils de Vésilloc, donna le 2 avril 861 ou 867, aux moines de Redon, une vigne qu'il possédait à Botcudon, « in loco nuncupante Botcudon » (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 70). Ce prieuré se trouvait trop près de l'abbaye de Saint-Sauveur pour pouvoir acquérir jamais une grande importance ; il était ordinairement entre les mains d'un moine de ce monastère. Au XVIIème siècle il se composait de la chapelle priorale de Saint-Barthélemy ; — de la métairie de même nom, affermée 113 livres ; — du droit d'y tenir une foire le jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre) et d'y lever certains devoirs ; — des autres devoirs dus le jour de l'assemblée de la fête patronale, Saint-Barthélemy (24 août) ; — des oblations faites à la chapelle, etc. Le Pape Urbain VIII accorda en 1629 une indulgence plénière à tous ceux qui visiteraient dévotement la chapelle de Saint-Barthélemy. Chaque année, le lundi des Rogations, la procession générale de l'abbaye Saint-Sauveur et de la paroisse Notre-Dame de Redon se rendait à cette chapelle priorale, en chantant les sept psaumes de la Pénitence ; on y célébrait la grand'messe, et on chantait en revenant les litanies des Saints (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 2 - Histoire de Redon, p. 222). En 1722, le prieur de Saint-Barthélemy, vivant en règle à l'abbaye, obtint la permission d'acquitter dans l'église abbatiale de Saint-Sauveur les messes dues dans sa chapelle priorale. Vendue à l'époque révolutionnaire, cette chapelle est abandonnée et sert de grenier à foin à la fin du XIXème siècle ; elle n'offre pas d'ailleurs d'intérêt au point de vue architectonique, quoiqu'elle soit fort ancienne. Liste des prieurs : — Dom François Tueverlon (1508). — Dom Bertrand du Boismarquier, pourvu en novembre 1550. — Dom René du Plessix prit possession en 1552 ; il était encore prieur en 1580. — Dom Jehan Perroteau afferma les devoirs de la foire Sainte-Croix le 11 juin 1587. — Dom Alain Louvel, pourvu en 1603, afferma ses droits de coutumes en 1609. — Dom Guillaume Rado prit possession le 9 novembre 1612. — Dom Jacques Bonnemez prit possession le 5 octobre 1616. — Dom Antoine Bataille prit possession en juillet 1644. — Dom Claude Vrayet (1650). — Dom Simon Bonnemez prit possession le 12 mai 1653. — Dom Antoine Beaugendre rendit aveu le 2 septembre 1677. — Dom Bonaventure Royer rendit aveu le 13 août 1694. — Dom Marc de Chalvet prit possession le 24 août 1701. — Dom N... de Bonnefond prit possession le 12 mai 1739. Ce religieux résidait, l'année suivante, à l'abbaye de Saint-Melaine. — Dom Georges-Gatien Le Febvre, Bénédictin de Saint-Maur et cellérier de l'abbaye Saint-Vincent du Mans, était en même temps prieur de Saint-Barthélemy et chapelain de Saint-Michel et de Notre-Dame-de-la-Cerche en l'église abbatiale de Redon (1787) (abbé Guillotin de Corson) ; 

les remparts (XIVème siècle), situés quai Saint-Jacques et édifiés par l'abbé Jean de Tréal dès 1350 ; 

la croix d'Aucfer (1395), restaurée en 1904. Edifiée en souvenir du traité d'Aucfer, conclu le 19 octobre 1395 entre le duc Jean IV et Olivier de Clisson ; 

la croix de Saint-Barthélemy (XVIIème siècle) ; 

la croix des marins (1855) ; 

le calvaire de la barre (1886 - XXème siècle) ; 

les vestiges (porte cochère) de l'ancien château de Beaumont (XV-XVIème siècle). Le duc Jean V (1399-1442) s'y rendit souvent. L'ancien manoir possédait une fuie et une chapelle privée. La chapelle de Beaumont dépendait de ce manoir. En 1786 on y transféra le service de la chapellenie de Sainte-Barbe, fondée en 1492 par Daniel Bourdonnays en l'église paroissiale, mais présentée par les seigneurs de Beaumont ; cette fondation, faite pour trois messes hebdomadaires, fut alors réduite à une messe tous les dimanches et fêtes (Pouillé de Rennes). Propriété successive de Jean de Théhillac, seigneur de Beaumont (en 1429), Jacques de Théhillac (en 1536), puis des familles de la Lande (XVIIème siècle), Gicquel (en 1645 et en 1662), Bigeaud (en 1695), Mauduit seigneurs de Kerlivio (en 1778). Le nom de ce manoir vient de la belle position qu'il occupé sur une colline qui domine tout Redon. Les seigneurs de Téhillac (Théhillac) le possédèrent pendant longtemps, et dès 1429 Guyonne de Sévigné, veuve de Jelian de Téhillac, rendit aveu pour Beaumont à l'abbaye de Redon, dont relevait cette terre. Le 30 juillet 1476, François de Téhillac [Note : Ce François de Téhillac était, en réalité, un François de la Lande, fils de Tristan de la Lande, seigneur de Guignen, et de Jeanne de Téhillac, dame dudit lieu de Téhillac. François succéda à sa mère à la seigneurie de Téhillac, dont il prit le nom et les armes, que conservèrent ses descendants], et, le 21 février 1479, Jean de Téhillac firent la même chose. Jacques de Téhillac, seigneur de Beaumont et de Téhillac, rendit également aveu pour Beaumont le 18 avril 1543, mourut le 21 janvier 1545 et fut inhumé dans l'église de Téhillac, où l'on voit encore son tombeau. Nicolas de Téhillac, seigneur de Beaumont, embrassa le protestantisme et devint en 1567 capitaine du château de la Brétesche, près de la Roche-Bernard. En 1580, René de Téhillac, seigneur de Téhillac et de Beaumont, possédait « les maison, manoir, terre et seigneurie de Beaumont où il y a fuye, garenne, jardins, vignes, bois de haulte futaye et de revenu ». Les chapelains de Fleurimont et de Sainte-Barbe lui devaient quelques rentes, et le prieur de Saint-Barthélemy lui devait un denier « que ledit sieur de Beaumont ou son procureur peut prendre sur l'autel de la chapelle dudit Saint-Barthélemy au jour et feste de Saint-Barthélemy » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Aveu de l'abbé Scotti, en 1580). Le seigneur de Beaumont recevait les bouchers de Redon, comme le prouve ce qui suit : « Es fois et quantes que l'on fait en la ville de Redon un maistre boucher, il est fait information par ledit sieur de Beaumont ou ses commis, scavoir si ou non celui homme est suffisant pour exercer ledit mestier de boucherie, et s'en informe par les autres maistres boucliers qu'il soit suffisant pour estre maistre boucher. Ledit sieur de Beaumont ou son commis présente ledit homme au prieur du cloistre de l'abbaye de Redon, pour le faire jurer de bien et duement se porter audit mestier de boucherie. Et au jour que ledit homme fait sa feste, est deuh audit sieur de Beaumont son mois, scavoir quatre pains, quatre quarts de vin et un plat de viande selon la sorte de la feste. Et oultre, de chacun desdits bouchers, vendants bœuf en détail en la cohue dudit Redon, est deub audit sieur de Beaumont, une fois l'an, le jour de caresme-prenant, un gros os mollier de boeuf » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Aveu de l'abbé Scotti, en 1580). Le 27 septembre 1602, Jacques de Téhillac rendit aveu pour Beaumont à l'abbé de Redon, mais la famille de Téhillac s'éteignit bientôt après ; en 1645 vivaient François Gicquel et Perrine Marchand, sieur et dame de Beaumont, et, en 1662, ce manoir appartenait à Julienne Aoustin, veuve de Julien Gicquel. En 1695, c'était la propriété de Thomas Bigeaud et de Julienne Gérard. Au temps d'Ogée (1778), la juridiction de Beaumont, moyenne justice, et très-probablement aussi le manoir du même nom, appartenaient à M. Mauduit de Kerlivio. Vers 1878, la famille de Gibon possédait la terre de Beaumont, passée ensuite par alliance dans la famille de Pioger (abbé Guillotin de Corson) ; 

le château du Parc-Anger (XVII-XVIIIème siècle). Propriété de Raoullet Le Lectour (ou Lecteur) en 1464 et en 1481, puis propriété successive des familles Couldebouc (en 1536), Marcadé (en 1648), Caslou, et Lamour de Calan. Ce manoir appartenait en 1536 à Jean Couldebouc, mais il n'en est point fait mention dans l'Aveu de l'abbé Scotti, en 1580. La famille Marcadé posséda ensuite cette maison noble, et Jean Marcadé, seigneur du Parc-Anger, vivait en 1648 et 1653. Vers 1878, le Parc-Anger appartient à M. et Mme Lamour de Caslou, qui l'habitent (abbé Guillotin de Corson) ; 

le château du Mail (XVII-XVIIIème siècle), édifié par François Menand et appelé primitivement Hôtel du Plessis. Vendu judiciairement sur les Menand à la famille Chéreil seigneurs de la Rivière en 1755 et revient ensuite à la famille Menand seigneurs du Brossay et à la famille de Fourché seigneurs de Quéhillac (en 1789). Propriété de l'Industriel Garnier, puis de la municipalité de Redon. Restauré en 1988 ; 

le château de la Houssaye (XVIIIème siècle). Il possède une chapelle et une fuie. La chapelle de la Houssaye, voisine du manoir de ce nom, était en 1671 fondée de messes et desservie par François Lambert ; il y avait aussi une chapellenie dite de la Houssaye, desservie dans l'église paroissiale. Le domaine appartenait autrefois à l'Abbaye de Redon. Propriété de la famille Lamour de Caslou. Il est fait mention en 1580 des vignes de la Houssaye, mais il ne semble pas que la maison de ce nom fût considérée comme noble. Nous n'avons rien recueilli d'ailleurs touchant ce manoir, propriété de la famille Maudet de Penhouët, et où mourut naguère, en 1872, Mme Maudet de Penhouët, née Thérèse Morice du Lérain. La Houssaye appartient vers 1878 au général Hubert de la Hayrie (abbé Guillotin de Corson) ; 

le château de Bel-Air (vers 1851). Propriété de la famille Brenugat jusqu'en 1724. Vers 1878, il est la propriété de Mme des Clos de la Fonchaye ; 

la maison (XVIème siècle), située au n° 5 place de la Duchesse-Anne (ancienne boulangerie-pâtisserie) ; 

l'escalier (XVIème siècle), situé Vallée de la Misère ; 

le manoir de Bocudon (XVIème siècle). Il possède une tourelle. Bocudon est, semble-t-il, cité au milieu du IXème siècle dans la donation d'une vigne faite par Sulmonoc à l'Abbaye de Redon "in loco nuncupante Bot Cuton". Propriété de Guillaume Costard (en 1464) et de Robert Costard (en 1481). Puis propriété successive des familles Costard (en 1536 et en 1580), Gérard (en 1662), Primaignier (en 1695), des seigneurs de Launay-Tayart (en 1725), Dumoustier (en 1751). Le 2 avril 861 ou 867, Sulmonoc, fils de Vésilloc, donna aux moines de Redon une vigne qu'il possédait à Bocudon, « in loco nuncupante Bocudon ». Le 2 mai 892 eut lieu une assemblée des principaux habitants de Bains au sujet de la terre de Bocudon, qui dépendait encore alors de cette paroisse. Un certain Justun, d'Avessac, contestait à Buhédoc, Budmonoc et Wokeloc, tous fils de Vésilloc, la propriété de Bocudon. Mais Fulchric, abbé de Redon, accompagné de ses moines et des prêtres de Bains, fit comparaître des hommes dignes de foi qui donnèrent raison aux enfants de Vésilloc (Voir Cartulaire de Redon, 70, 219). On voit par là à quelle haute antiquité remonte Bocudon, situé maintenant dans la paroisse de Redon. C'était au XVIème siècle une maison noble appartenant, en 1536 et 1559, à Guillaume Costard, seigneur de Bocudon, qui rendit aveu à l'abbé de Redon le 26 janvier 1566. En 1580, « les maison, manoir et mestairie de Bocudon, jardins, vignes, vergers, bois ancien et de revenu, » possédés par Guillaume Costard, relevaient de l'abbaye de Redon « à debvoir de foy, hommage, rachapt et dixme au dixième des grains et autres fruits ». Le 19 juin 1584, Jean Costard rendit aveu pour Bocudon, mais cette terre ne tarda pas beaucoup à changer de maître. En 1662, en effet, Aain Gérard était seigneur de Bocudon, et le 20 juin 1695 François Gérard rendit aveu pour ce manoir. Françoise Gérard, femme de Jean Primaignier, possédait en 1708 Bocudon, appartenant en 1725 au sieur de Launay-Tayart. Enfin, la famille Dumonstier avait Bocudon en 1751, car elle rendit aveu à cette époque ; et M. du Rocher à la fin du XIXème siècle (abbé Guillotin de Corson) ; 

la maison (XVIème siècle), située rue d'Enfer ; 

les maisons (XVIème siècle) situées aux n° 2-4-6 rue du Port ; 

la maison (XVIème siècle), située rue Notre-Dame ; 

la maison Maugendre (XVIème siècle), située au n° 20 Grande-Rue ; 

l'ancienne maison Mesny (XVIème siècle), située au n° 44 Grande-Rue ; 

la maison (XVIème siècle), située au n° 54 Grande-Rue. Propriété de la famille Gibon ; 

le restaurant La Bogue (XV-XVIème siècle), ancien lieu de réunion des Etats de Bretagne. Cet édifice est arrenté par l'Abbaye de Saint-Sauveur à l'évêque de Nantes en 1442, puis en 1485 à la famille Guyomart, seigneurs de la Touche en Fégréac (Loire-Inférieure). On y trouve dès 1560 une hôtellerie appelée successivement le Chapeau-Rouge, la Croix-Verte et le Pavillon-Royal ; 

le grenier à sel (1606), situé au n° 40 rue du Port. Ce grenier servait d'entrepôt pour le sel de Guérande et d'Ambon ; 

l'hôtel des monnaies (1420), situé aux n° 48-50 Grande-Rue ; 

l'hôtel de Richelieu (XVIIème siècle), situé rue du Plessis. Il est flanqué d'une grosse tourelle d'angle ; 

l'hôtel Carmoy (1681), édifié par René Chaillou, sieur de l'Etang. Il aurait été reconstruit au XVIIIème siècle par la famille Michel de Carmois et possédé vers 1878 par la famille Gentilhomme (abbé Guillotin de Corson)

la caserne des Dragons (la porte date du XVIIIème siècle). Les dragons de l'armée de Condé sont venus à Redon pour assurer l'aménagement de la Vilaine. Cette caserne est transformée en habitat HLM à la fin du XXème siècle ; 

la maison (1782), située au n° 6 quai Duguay-Trouin ; 

l'hôtel d'Armateur (XVIII-XIXème siècle), situé au n° 16 quai Duguay-Trouin ; 

la propriété de Beau-Val (1830), édifiée à l'emplacement d'un ancien manoir du XIème siècle appelé "château de Saint-Samson". Propriété de la famille Mottais ; 

le tribunal (1847) ; 

l'imprimerie Bouteloup (XIXème siècle), éditeur du Journal Le Redonnais. A signaler que le Journal de Redon (anciennement Porte-Voix) est édité par l'imprimerie Chesnais, rue Thiers. Le Porte-Voix est édité dès 1837 par MM. Evain et Laville ; 

l'ancien Hôtel-Dieu (1892) ; 

l'hôtel de Ville (1903). Cet édifice est acheté par la ville en 1765 et reconstruit en 1903 en style gothique par l'architecte nantais Francis Le Ray. Siège de la mairie et de la Juridiction, il est démoli en 1905 ; 

le lycée Saint-Sauveur. Ils s'agit des anciens bâtiments monastiques entièrement reconstruits entre 1640 et 1650 sur les plans de dom Robert Plouvier par Tugdual Caris. Le cloître sert actuellement de cour au lycée. La chapelle du lycée, oeuvre de l'abbé Brune, date de 1857 ;

7 moulins dont les moulins à eau de Via, de la Marée, et les moulins à vent de Beaumont (deux moulins), de Galerne (deux moulins), de Lanrouais ; 

A signaler aussi :

la présence d'un dépôt de l'âge du bronze ; 

la présence de villas romaines ; 

le passage souterrain découvert en 1893 et reliant l'abbaye Saint-Sauveur à la Vilaine (XIIIème siècle). Ce souterrain servait probablement à l'entrée des provisions amenées par bateaux à l'Abbaye ; 

l'écluse de l'Oust (vers 1860). Un dénommé Tréanton donna au IXème siècle à l'Abbaye de Redon une écluse située sur l'Oust. Une écluse dénommée Sturnon existait également jadis en aval de la première. On traversait primitivement l'Oust au moyen d'un bac à péage qui existait dès le début du XVème siècle : ce péage appartenait primitivement à l'Abbaye de Redon qui l'abandonna ensuite aux seigneurs de Rieux. Le Roi le possédait au XVIIème siècle. Un pont de bois fut substitué au bac de 1822 à 1827 ; 

l'ancienne croix du Martyr, située route de Saint-Jean-la-Poterie et disparue vers 1840 ;

l'ancien hôpital (avant le XVème siècle), situé rue des Chambots. Il servait d'Arsenal en 1495. Ses locaux sont convertis en caserne en 1772. Les religieux bénédictins de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon fondèrent en cette ville un hôpital dont il est fait mention pour la première fois en 1438. A cette époque l'abbé Guillaume Chevrel autorisa en cette maison l'érection d'une chapelle dédiée à la Sainte Vierge et à saint Julien ; voici comment s'exprime la charte de fondation : « A la supplication et requeste des bourgeois et habitans de nostre ville et forsbourgs de Redon, disant que en nostre ville a ung hospital et meson Dieu comancés en honneur et révérence de Nostre Seigneur et de la benoiste Vierge Marie et de Monseigneur sainct Julian, pour loger et soubtenir les povres chrétiens, quels y viennent et affluent chacun jour en grande multitude, auquel, hospital n'a aucunes rentes ne revenus de quoi soubstenir iceux povres et faire reparations, sinon des aumosnes d'iceux bourgeois et habitans de nostre­dicte ville et forsbourgs principalement, et autres bienfaicteurs dudict hospital ; et mesmes qu'il avient souventes fois que plusieurs povres malades audict hospital y trépassent misérablement par longues pestilances de maladies et autrement, sans ouir messes ne voir leur Saulveur et le nostre Jhésuscrist, dont est pitié ; Nous qui suimes fondeur, patron et gouverneur général de ladicte meson Dieu, désirans le bien et augmentation dudict hospital et faire accomplir les euvres de miséricorde, aussi avec l'assentement de nostre segretain (sacristain) de nostredict moustier et du vicaire de l'église parochiale de Nostre-Dame près Redon, aussi de la plus grande et plus saine partie des bourgeois et habitans desdictes tille et forsbourgs, en tant que mestier en est et leur peut appartenir ; Avons octroyé et par les présentes voulons et octroyons que lesdicts bourgeois et habitans de nostredicte ville et forsbourgs puissent faire ériger une chapelle de quatorze pieds de franc et un aultier (autel) seulement dedans ladicte meson Dieu, au nom de Nostre-Dame et de Monseigneur sainct Julian, afin de y faire dire et célébrer messes en faveur d'iceux povres et autres chrestiens qui auront devocion de visiter ledict hospital » (Histoire de Redon). D'après D. Jausions, l'hôpital de Redon existait déjà depuis longtemps lorsque l'abbé Guillaume Chevrel permit ainsi aux bourgeois d'y construire une chapelle. La cause qui s'était opposée jusqu'alors à l'érection de ce sanctuaire était, dit cet auteur, la difficulté de savoir à qui appartiendraient les oblations qu'on y ferait : reviendraient-elles au vicaire perpétuel de Notre-Dame comme faites dans une chapelle bâtie sur cette paroisse, ou au sacristain de l'abbaye, représentant les religieux, recteurs primitifs du territoire? « Des prétentions s'élevaient des deux côtés. L'abbé Guillaume, comme on le voit par la teneur de l'acte dont nous venons de citer un fragment, tranche la question pendante entre le sacristain et le vicaire. Agissant comme seigneur spirituel et temporel de Redon, il autorise l'érection de la chapelle ; et se portant, avec tout le couvent de l'abbaye, comme fondateur de l'hospice, il décide que les oblations faites dans cette chapelle profiteront aux pauvres eux-mêmes, dans une certaine limite, au-delà de laquelle il fait ses réserves, comme tout donateur a le droit de les faire en octroyant un don » (Histoire de Redon, p. 94). C'est ce que nous apprend la suite de la charte précitée : « Et, en oultre, pour les charges y appartenantes soustenir, avons ordonné et ordonnons, assemblement et d'assentement, que toutes les oblations par deniers, au cas que ne excederont 10 livres monnoye par an, avec toutes autres revenues données ou à donner audict hospital, en faveur desdicts povres ; et au cas que lesdictes oblations par deniers excéderont plus de 10 livres monnoye par an, Nous en pourons du surplus, nous et nos successeurs, disposer et ordonner ainsi que bon nous semblera. Et icelles oblations par deniers seront mises en troncs, bouestes ou en l'aultier ; on aura trois clefs, dont Nous et nosdicts successeurs auront l'une, le garde et gouverneur dudict hospital l'autre, et un des bourgeois de nostre ville la tierce, par nostre ordonnance ; lequel gouverneur sera tenu de compter par chacun an de toutes les revenues dudict hospital devant Nous et nos successeurs commis et deputez... ». Outre le bienfait de la fondation première, qui avait consisté sans doute dans la concession des terrains et bâtiments de l'hospice, construit près l'une des portes de l'abbaye, dans la ruelle des Chambots ; outre la nouvelle source de revenus qu'ils ouvraient en permettant l'érection d'une chapelle où se feraient des oblations, les religieux de l'abbaye contribuaient directement chaque année à l'approvisionnement de l'hôpital. On lit dans les Aveux rendus par les administrateurs de l'hospice, qui fournissent la déclaration des biens et rentes de cet établissement, que « lesdits religieux doivent, chacun an, audit hospital, douze tonneaux de bled seigle et un cochon gras aux termes ordinaires », c'est-à-dire aux approches du carnaval. L'aumônier de l'abbaye devait aussi « soixante mines de seigle », par an, à l'hospice, à prendre sur les prieurés de Marsac et de Macérac, et ce « à raison de la cérémonie du lavement des pieds le Jeudy Saint ». Ce jour-là, en effet, les moines de Redon lavaient les pieds à quarante-trois pauvres dans leur église abbatiale ; ils leur donnaient ensuite : aux treize premiers une petite pièce de monnaie et un hareng, et à tous un pain et un plat de bouillie de fèves (Histoire de Redon). De plus, les religieux devaient donner tous les jours « les reliefs de leur table et la portion des absents » à la porte du monastère ou bien à l'hôpital. Comme le nombre des moines de Redon fut longtemps très-considérable, ce genre d'aumône fut d'une certaine importance pour l'hospice, en sorte que les administrateurs exigèrent plusieurs fois la continuation de cette forme de secours. Pour ce qui regarde l'administration de l'hôpital de Redon, nous trouvons dans l'acte précité « un gouverneur de la maison-Dieu ». On voit donc par là que les moines, bien éloignés de l'esprit de domination qu'on leur imputa souvent, avaient établi dès lors des administrateurs laïques, « sauf à punir les males administrations, si aucunes seront », ce qui fut toujours le devoir de l'autorité supérieure dont ils étaient investis. On trouve de bonne heure les assemblées du « bureau » de l'hospice, et les membres de ce bureau portaient le beau nom de « pères des pauvres », qui se trouve fréquemment dans les actes écrits avant 1789 (Histoire de Redon, P. 97). Jusqu'à l'époque de la Révolution l'hôpital de Redon fut desservi par des personnes séculières, gardes-malades salariées ou occupées par dévouement à cette pénible fonction. En 1770 l'hôpital de Redon était dans un assez triste état, si l'on s'en rapporte aux notes adressées à son sujet à l'intendant de Bretagne : « Situé dans le milieu de la Grande-Rue de Redon, il consiste en une salle basse où les hommes, garçons, femmes et filles couchent, n'y ayant pas de chambres où les pouvoir séparer ; au bout de cette salle on dit la messe » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 1289). Comme il n'y avait pas moyen d'agrandir cet hospice, on le transféra en 1772 près de l'ancienne chapelle Saint-Pierre. Dès 1688 on avait déjà construit en ce lieu « un corps-de-logis de 100 pieds de long où il n'y avait encore ni portes ni fenêtres ». On voulait y faire un hôpital-général, mais ce projet n'eut pas de suite. La ville utilisa ce bâtiment en y transférant son hôtel-Dieu. On reconstruisit à cette occasion la chapelle Saint-Pierre, pour l'agrandissement de laquelle un saint prêtre, M. Dumoustier, donna une partie de son jardin, et cette chapelle fut affectée au service du nouvel hôpital. Vers cette même époque, c'est-à-dire en 1780, les revenus de l'hôpital de Redon consistaient en 1 500 livres de rentes en argent et en 12 tonneaux de seigle (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C, 1269). L'hôpital de Redon existe encore au même lieu, à la fin du XIXème siècle. Après la Révolution, les Soeurs de la Sagesse le desservirent pendant quelques années. En 1811 elles se retirèrent et furent remplacées par les Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve. De 1850 à 1856, les Dames (ou Hospitalières) de Saint-Thomas ont eu aussi le soin de la lingerie et de l'infirmerie de l'institution Saint-Sauveur (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir du Pesle qui a été remplacé par la Sous-Préfecture et le Tribunal. Propriété successive des seigneurs de Lanruas, puis des familles le Petit (XVIème siècle) et le Gal (en 1644). Le 20 février 1559, Michel Le Petit, curateur de François Le Petit, rendit aveu à l'abbé de Redon « pour les lieu et appartenances du Pesle, acquis par défunt François Le Petit, père dudit mineur, d'avec le seigneur de Lanruas », et déclara le tenir de l'abbaye « à debvoir de foy, hommage et rachapt ». Le 21 novembre 1644, Marguerite Le Gal, femme d'André Simon, vendit à messire Jean Le Gal, recteur de Saint-Germain de Rennes, « les maison noble et appartenances du Pesle », et le 23 décembre 1695, M. Le Gal rendit aveu pour le Pesle à l'abbé de Redon. L'ancien manoir du Pesle n'existe plus ; sur son emplacement a été construit l'hôtel de la sous-préfecture de Redon (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir du Cleu, situé rue Saint-Michel. Propriété successive des familles Robert (en 1559 et en 1571), Aoustin sieurs du Plessis, Gicquel seigneurs de Beaumont (en 1645), Chaillou sieurs de l'Etang (en 1712 et au milieu du XIXème siècle). Le 20 février 1559, Robert Robert rendit aveu à l'abbé de Redon pour « son lieu du Cleuz, siz paroisse de Redon, » qu'il tenait de lui « à debvoir de foy, hommage et rachapt ». Antoine Robert, sieur du Cleu, fit la même chose le 20 février 1571. En 1645, François Gicquel et Perrine Marchand, sieur et dame de Beaumont, furent condamnés à fournir un minu de leurs « maison et appartenances du Cleuz, » tombées en rachat par suite du décès de Julien Aoustin, sieur du Plessix. Les héritiers de feu M. de L'Etang-Chaillou, sieur du Cleu, possédaient en 1712 la maison de ce nom, pour laquelle M. du Clos-Chaillou rendit aveu à l'abbé de Redon, le 17 février 1727. Vers 1872, la famille Chaillou de l'Etang, qui continuait de posséder le Cleu, a vendu ce manoir aux RR. PP. Eudistes, qui ont en fait la résidence des missionnaires de leur Congrégation à Redon (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancienne Maison de Saint-Maur, située rue de Saint-Maur. Propriété de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon ;

l'ancienne Chapelle située Cours Bertrand et dédiée à Notre-Dame de Pitié. Aplanie en 1774, pour devenir un champ de manoeuvre ; 

l'ancien hôpital (1772) et la Chapelle de Saint-Pierre, situés rue Saint-Pierre. La chapelle Saint-Pierre est reconstruite en 1772 pour le service de l'hôpital ; 

l'ancien manoir du Châtelet, situé quai Surcouf. Propriété de Bertranne Guégen dame de Bahurel (en 1536) et de Tayart (au XVIIIème siècle). La Réformation de 1536 mentionne Le Chapelays, appartenant alors à Bertranne Guéguen, dame de Bahurel. Peut-être s'agit-il ici du Châtelet, dont le nom indique une certaine antiquité, et que possédait en partie la famille Tayart au XVIIIème siècle ; Jean Tayart, sieur du Châtelet, vivait en 1710 ;

l'ancien manoir de la Barre, situé route de Saint-Perreux. Propriété de la famille de Poulpiquet du Halgouët. Ce manoir d'origine assez récente, semble-t-il, situé, comme l'indique son nom, à l'entrée des faubourgs de Redon, a été successivement possédé par les familles Dondel du Faouëdic, de Pontbellanger et Jousselin. C'est vers 1878 la propriété de M. de Chastellux (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir de Lanruas. Ancienne station gallo-romaine, dit-on, ce manoir était au moyen âge le siége d'une seigneurie appartenant, en 1483, à François Lambart, qui en fit l'aveu le 2 novembre à l'abbé de Redon, de qui il la tenait, « à debvoir de foy, hommage, et rachapt ». Le 16 août 1509, Bertranne Guiho, veuve de François Lambart et tutrice de Guillaume Lambart, son fils, rendit également aveu pour la terre de Lanruas. Pierre Lambart, seigneur de Lanruas, possédait en 1580 « la maison, manoir et seigneurie de Lanruas, avec ses jardins et terres, ses bois tant anciens que de revenu, une garenne deffensible à connils, des rentes et dixmes et une juridiction seigneuriale ». Le 24 mai 1604, Jeanne Tanouarn, veuve de Pierre Lambart et tutrice de Paul-Hector Lambart, son fils aîné, rendit aveu pour la seigneurie de Lanruas. Le 4 août 1661 fut passé un accord entre les religieux de l'abbaye de Redon et M. de la Haye Le Gal, seigneur de Lanruas, par lequel il fut reconnu « que la terre de Lanruas relève de l'abbaye de Redon à devoir de rachapt, comme aussi les terres de la chapellenie de Saint-Georges de laquelle le seigneur de Lanruas est présentateur ». Le 21 février 1679, M. de la Haye Le Gal rendit aveu pour Lanruas à l'abbé de Redon. En 1778, la moyenne justice de Lanruas appartenait, dit Ogée, à M. Osmond. Vers 1878, Lanruas n'est plus qu'une ferme possédée par M. Bernède (abbé Guillotin de Corson) ;

le manoir de Bahurel, situé route de Saint-Perreux. Propriété successive des familles Guéguen (en 1536 et en 1580), Aubrée de Rhum (au XIXème siècle), de Laigue. Ce manoir appartenait, en 1536, à Bertranne Guéguen, qui vivait encore en 1580. Ce devait être une parente de Guillaume Guéguen, abbé de Redon, mort évêque de Nantes en 1506. A la même époque de 1580, vivait Olivier Costard, sieur de Bahurel. La famille Aubrée du Rhun possédait naguère Bahurel, qu'elle a vendu en 1872 à M. et Mme de Laigue (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir de la Diacraye ou de la Diacrerie (XV-XVIème siècle). Il possédait jadis une fuie. Propriété successive des familles Pollo (en 1406), Lermine (vers 1477), du Boisjean ou Bois-Jan (vers 1509 et en 1536), Avril (en 1580), Davy (en 1602), Calais (en 1695). Cet ancien manoir, devenu maison de ferme, n'a conservé de son antique splendeur qu'une jolie porte sculptée du XVème siècle. Le 28 mai 1406, Raoullin Pollo rendit aveu à l'abbaye de Redon « pour l'herbrégement de la Diacraye, » qu'il tenait d'elle « à debvoir de foy, hommage et rachapt ». Alain Lermine et Isabeau Pollo, sa femme, firent la même chose en 1477, et la Diacraye tomba en rachat à la mort de cette dame, arrivée en 1481. La famille du Bois-Jan vint par alliance à la Diacraye, pour laquelle Alain du Bois-Jan rendit aveu le 25 février 1509. Cette terre tomba de nouveau en rachat (payé par Jean du Bois-Jan) à la mort de Jeanne Lermine, arrivée en 1519. Jean du Bois-Jan, en 1520, et Louis du Bois-Jan, en 1545, rendirent également aveu pour la Diacraye, « maison noble possédée par Jean du Bois-Jan en 1536 ». Mais en 1580, « les maison, colombier, jardins, carrouges, courts et deports du manoir et herbrégement de la Diacraye, avec ses bois, garennes et vignes, » appartenaient à Jehan Avril, seigneur de Lormaye et de la Diacraye. Le 27 juillet 1602, François Davy rendit aveu « pour le tenement de la Diacraye, » et en 1695 les héritiers de Pierre Calais devinrent possesseurs de cette terre noble. La Diacraye appartenait dernièrement à la famille Dumoustier (abbé Guillotin de Corson) ; 

l'ancien manoir de Beaulieu, situé route de Renac. Propriété de la famille du Rocher au XVème siècle et au XVIIIème siècle. Cette terre noble appartint pendant plusieurs siècles à la famille du Rocher, dont l'un des membres, Guillaume du Rocher, paroissien de Redon, fut anobli en 1442. Le 23 mai 1542, Jean du Rocher, seigneur de Beaulieu, rendit aveu à l'abbé de Redon pour son manoir de Beaulieu, qu'il tenait de lui « à foy, hommage, rachapt et dixme des grains et vins y croissants ». En 1580, Jean du Rocher, seigneur de Beaulieu, possédait encore « la maison, manoir et métairie de Beaulieu, jardin, vignes, vergers, bois anciens et de revenu, etc. ». Alexandre du Rocher rendit aveu pour cette terre le 11 octobre 1602, et Julien du Rocher, seigneur de Beaulieu, vivait en 1641. Enfin, le 31 août 1729, Hilarion du Rocher rendit à son tour aveu pour le manoir de Beaulieu (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir de Brillangaut, situé route de Renac ;

le manoir de Buard (XVème siècle), encore appelé la Salle de Lanruas et situé route de Sainte-Marie. Le duc Jean V s'y rendit plusieurs fois. Acheté en 1503 par l'Abbaye de Redon qui en fit sa maison de campagne. Propriété successive des familles Lambart (en 1483 et en 1604), Le Gal seigneurs de la Haye (en 1661 et en 1679), Osmond (en 1778), de Trogoff, Mme Dondel du Faouëdic ;

l'ancien manoir du Rozay. Il possédait jadis une fuie. Propriété successive des familles du Tertre (en 1494), Lambart (en 1536 et en 1559), Tayart (en 1580), Paignon (en 1662 et en 1763). Le 24 février 1494, Perrine Gourio, veuve d'Henry du Tertre et tutrice de Jean du Tertre, son fils, rendit aveu à l'abbé de Redon pour « son manoir et terre du Rozay » tenu de lui « à debvoir de foy, hommage et rachapt ». Guillaume Lambart possédait le Rozay en 1536, et, le 19 mars 1559, Pierre Lambart, seigneur de Port-de-Roche, rendit aveu pour cette maison noble « avec ses appartenances, anciens jardins, vignes, garennes, colombier, parterres, etc. ». En 1580, Louis Tayart le jeune, seigneur du Rozay, possédait « le manoir et herbrégement du lieu et seigneurie du Rozay, tant maisons, bois anciens que de revenu, vignes, prés, etc. » ; il rendit aveu le 5 septembre 1582. Le 22 octobre 1662, Guillemette Le Marchand, veuve de Jacques Paignon et tutrice de leurs enfants, rendit aveu pour le Rozay, et, le 17 novembre 1693, Louis Paignon, seignenr du Rozay, paya le rachat dû par suite du décès de sen pères lui-mêne seigneur, du Rozay. Le 19 septembre 1729, Anne-Renée Maury, veuve de Jean-Louis Paignon, seigneur du Rozay et tutrice de ses enfants, rendit aveu pour le Rozay. Le 26 janvier 1763, le fils de cette dame, Augustin Paignon, seigneur du Rozay, épousa, dans la chapelle de Saint-Barthélemy, Marie-Hyacinthe Lambart. Vers 1878, Le Rozay est une ferme appartenant à M. Hodée (abbé Guillotin de Corson) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de REDON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Redon :

Gilles COULDEBOUC, sr des Greffins en Ruffiac (100 livres de revenu)  : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, avant bras, comparaît armé d'une hache ;

Guillaume COUTELLIER (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, avant bras, comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan DE LORME, sr du Rozay (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

Guillaume LOTODE, sr de la Salle de Lanruas ou Buard (60 livres de revenu) : porteur d'une jacquette et d'un harnois de jambes ;

Jehan DE COULDEBOUC, sr de la Quilliennaye en Bains (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme, d'une épée ;

Guillaume COTART, sr de Bocudon (70 livres de revenu), remplacé par Macé Fauchet : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Pierre POLO (60 livres de revenu), remplacé par Tristan Le Bacle (son gendre, époux d'Olive Pollo) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

Michel BOBITEL : comparaît armé d'une épée ;

Raoullet LE LECTOUR, sr du Parcanger (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

Pierre MAHE (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;  

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 27 nobles de Redon :

Christophe COULDEBOUC, sr des Greffins en Ruffiac (600 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

François LAMBART, sr de Lanruas (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

les héritiers de Jehan COULDEBOUC, sr de la Quilliennaye en Bains (40 livres de revenu) ;

les héritiers Raoullet LECTEUR, sr de Parcanger, remplacé par Gilles Le Lecteur : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une pertuisane ;

Guillaume COULDEBOUC :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

Pierre MAHE (20 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une javeline ;

les héritiers Guillaume LOTODE, sr de la Salle de Lanruas ou Buard (40 livres de revenu) ;

Tristan LE BASCLE ;

Robert COETARD, sr de Bocudon (400 livres de revenu) , remplacé par Yvon Coetard : comparaît en archer ;

les héritiers Jehan DE LOURME (400 livres de revenu), en la personne de Henry du Tertre (héritier) :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

Pierre COURIOLLE, sr de la Bigotaye (700 livres de revenu) ;

les héritiers Guillaume COULDEBOUC : excusés ;

Yvon GOURO (15 livres de revenu) ;

Michel BOBITEL (10 livres de revenu) ;

les héritiers Guillaume MALIN (10 livres de revenu) ;

Jehan DE LA MEULLE (20 livres de revenu) ;

les héritiers de François LE COMBE (40 livres de revenu) ;

Jehan LE COUTELIER (60 livres de revenu), remplacé par Yvonnet Baudet : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

les héritiers Phelipot AVRIL (60 livres de revenu) ;

Pierre DU TERTRE (10 livres de revenu) ;

Patry RIVAULT (300 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

Jamet GUEGAN, sr de Brillangaut (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

les héritiers Jehan CORGAL ;

Michel ERLART alias EVREART (20 livres de revenu) ;

Jehan DE LA TRONCHAYE (50 livres de revenu) ;

les héritiers Jehan DE LOURME (50 livres de revenu) ;

Michel FRETART, remplacé par Jacques Bouvet : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Redon :

Beaumont (Beaumont), à Thehillac (Jacques, sr de Téhillac) ;

le Rozet (le Rozay), à Guillaume Lambart ;

le Parcanger (la Parcanger), à Jehan Couldebouc ;

le Bocqudon (Bocudon), à Guillaume Costard ;

Bahurel (Bahurel), à Bertranne Gueguen ;

les Chapelays (Chapelais), à Bertranne Gueguen ;

Brailangault (Brillangaut), à Bertranne Gueguen ;

la Diacraye (la Diacraye), à Jehan du Boisjan ;

 

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Bahurel en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Beaulieu en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Beaumont en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Bocudon en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Brillangaut en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Buard en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie des Chapelays en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie du Cleu en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Cotart en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de la Diacrais en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Fleurimont en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie de Lanruas en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie du Parc-Anger en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie du Pesle en Redon

 Ville de Redon Voir La seigneurie du Rozay en Redon

 

 Ville de Redon Voir Les petites seigneuries de Redon

 

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