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PENMARC'H

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La commune de Penmarc'h ou Penmarch (pucenoire.gif (870 octets) Penmarh) fait partie du canton du Guilvinec. Penmarc'h dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PENMARC'H

Penmarc'h ou Penmarch vient du breton « penn » (tête) et « marh » (cheval). 

Penmarc'h : chapelle Notre-Dame de la Joie

Le nom de Penmarc'h ou Penmarch s’est substitué à partir du XVIIIème siècle à celui de Tréoultré. Tréoultré était une possession de l'abbaye de Loctudy. Aux XIIème et XIVème siècles, Tréoultré vit des pêcheries et des sécheries de poissons. De 1490 à 1520, c’est la zone la plus importante d’armateurs de l'Ouest européen.

La commune de Penmarch comprend aujourd’hui les trois paroisses de Penmarc'h (ex. Tréoultré), Kérity et Saint-Guénolé (réunie à Penmarch en 1802). On y comptabilise quatre agglomérations : Kérity, Saint-Pierre, Saint-Guénolé et le bourg. La paroisse de Penmarc'h est une des plus anciennes de l'évêché de Cornouaille. Le premier recteur dont fassent mention les Archives est cité dans le Cartulaire de Quimper (page 9), en date du 14 avril 1349, c'est messire Alain du Châtel "die anniversaria Domini Alani de Castro quondam rectoris ecclesiœ de Tuortre-Nabat".

Au XIVème siècle, au Cartulaire de Quimper, elle porte le nom de "Tuorte-n-Abad ". Au XVIIème siècle, elle se nomme tantôt "Trèoultrè " tout court, tantôt "Trèoultrè-Penmarc'h ", ou, tout simplement, " Penmarc'h ". Enfin, en 1740, le nom de Trèoultrè disparaît et la paroisse prend définitivement le nom de Penmarc'h. Dès le XIème siècle, l'abbaye de Landévennec y possédait des salines (Cartulaire, XLIII) dont le souvenir demeure dans la " rue Silinou ".

En 1403-1404, une flotte anglaise, sous les ordres de l'amiral Wilford, ravage Penmarc'h et le Conquet ("En 1403, Guillaume de Wilford, écuyer anglais, à la tête d'une escadre montée par six mille hommes, avait capturé entre Penmarc'h et Douarnenez une quarantaine de navires marchands venant de La Rochelle. Il débarqua à Kérity qu'il saccagea  .... Un siècle, plus tard, en 1513, Les Anglais opérant une nouvelle descente au port de Penmarc'h, pillent et massacrent la population..."). Pendant les guerres de la Ligue, en 1595, les habitants de Penmarch, pour se défendre contre de la Fontenelle, fortifient une maison à Kérity, mais la majeure partie de la population se réfugie dans l'église de Tréoultré, transformée en citadelle où ils seront massacrés.

Kerity est au XVIème siècle, le centre commercial de Penmarc'h. Les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, possédait à Kervily, faubourg de Kerity, la chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue. Kérity est érigé en paroisse par ordonnance épiscopale du 8 mars 1949. Saint-Guénolé est érigé en paroisse par ordonnance épiscopale du 22 juillet 1942.

On rencontre les appellations suivantes : Trebotref (vers 1330), Tuortre Nabat (en 1349), Treffuortre (en 1368), Trouortreffnabat (en 1389), Treuoltré (en 1420), Treoultrenabat (en 1443), parroesse de Treoultre, terrouer de Penmarc (en 1592), Treoueltre (en 1675).

Pour Kérity, on rencontre les appellations suivantes : Quirithi (entre 1184 et 1189), Queriti (en 1198), Carrti, Keriti (en 1202).

Ville de Penmarch (Bretagne).

Note 1 : La paroisse de Penmarc'h est l’une des plus anciennes de Cornouaille. Mais son nom a varié dans le cours des temps. En 1368, le cartulaire de Quimper l'appelle Treffuortré. Dans presque tous les documents du XVème siècle, ce nom se change en Tréoultré-Nabbat. L’adjonction Nabbat disparaît au XVIème siècle. Au XVIIème siècle, la paroisse s’appelait indifféremment Tréoultré ou Tréoultré-Penmarc'h. Enfin, à partir de 1740, elle a toujours porté son nom moderne, Penmarc'h, qui primitivement s’appliquait à toute la péninsule du Cap-Caval (traduction latine de Penmarc'h, tête de cheval). La paroisse comprenait trois grosses agglomérations situées respectivement aux bourgs actuels de Tréoultré, Kérity et Saint-Pierre. La trève de Saint-Guénolé dépendait de la paroisse de Cap-Caval et n’est rattachée à Penmarc'h que depuis le Concordat, de même que la chapelle de la Madeleine et les villages environnants qui appartenaient à Plomeur. Le quartier de Tréoultré était plutôt la résidence des agriculteurs et des petits commerçants, tandis que Kérity et Saint-Pierre étaient celles des marins. Penmarc'h connut autrefois, surtout aux XVème et XVIème siècles, une ère de prospérité qui en faisait, d’après le dicton, l’égal de Nantes. Marins hardis et marchands audacieux, les hommes de Penmarc'h couraient, sur leurs navires, de l'Angleterre au Portugal et l'Italie. Ils entretenaient même, à leurs frais, une petite flotte de guerre pour la protection de leurs convois. Ils pratiquaient en grand la pêche et le séchage des merlus, dont on faisait, en France, une consommation importante. Les mareyeurs de Penmarc'h y gagnèrent même le nom de « Rois du Carême » (Y. Drézen, Courrier du Finistère, 6 Décembre 1930). La disparition des pêcheries de merlus, concurrencées par le commerce de la morue, fut une des causes de la décadence de Penmarc'h. La Fontenelle, d’autre part, passa par là en 1595-1596 ; il prit d’assaut l’église du bourg où s’étaient réfugiées 3.000 personnes. Il mit le pays au pillage, et de ce désastre Penmarc'h ne se releva jamais. Le chiffre de la population en 1936 était de 6.956 habitants (H. Pérennès).

Note 2 : les habitants de Penmarc'h sont connus sous le nom de Bigoudens. La coiffure bigouden comprend trois parties : on appelle "tale-denn", la partie de la coiffure blanche s'étendant du front au sommet de la tête ; le serre-tête en étoffe enrichie de dorures ou clinquants s'appelle "Coëff-blèo" ; la "rogerès" est une bandelette qui retient les cheveux ramenés sur le sommet de la tête. L'habit des hommes s'appelle costume "Montauban", parce qu'autrefois, par économie sans doute, on conservait la bordure avec la laize. 

Note 3 : en 1556-1557, les bateaux de Penmarc'h sont au nombre de quarante et un. Loctudy en a vingt-quatre. Concarneau sept et Audierne, onze. Penmarc'h était avec Morlaix et Roscoff l'un des plus importants ports de commerce de Basse-Bretagne aux XVème et XVIème siècles. L'un des plus riches marchands de Penmarc'h était Guillaume an Argan, associé à Nicolas Coatanlem de Morlaix. Voici les navires qui sous les ordres du vicomte du Faou et de Jehan de Quélennec (amiral de Bretagne) avaient servi le duc de Bretagne pendant la guerre de 1487 : une nef nommée le Nicolas (maître Jehan Longés et contre-maître Jehan Turques), une nef nommée le Clemens de 110 tonneaux (maître Yvon Lescantin), une nef nommée le Pierre (maître Henri Carcou, dit Guillicart), une nef nommée le Christophe (maître Hervé Glémarhec), un navire nommé le Clemens (maître Gourmel Bras, contre-maître Lorens Kervily), un navire nommé le Guénolé (maître Laurent Mahé, contre-maître Jehan le Flo et autres mariniers), une barque nommée la Fiacre (maître Yvon le Quin, contre-maître Guillaume Puys et autres mariniers). 

Note 4 : liste non exhaustive des RECTEURS DE PENMARC'H AVANT LA RÉVOLUTION : En 1349. Il est question d'Alain du Chastel, ancien recteur de Tuortre-Nabat (Peyron, Le Cartulaire de Quimper, p. 368). — En 1405. Jean de Misperit (Peyron, Actes du Saint-Siège.... p. 143). — En 1429. Bernard Even (Archives départementales, G 100). — En 1498. Guillaume Bécam. — En 1498-1535. Charles Jégou. — En 1536. Denyel de la Villeneuve. — En 1591. Henri Capiten. — En 1609-1633. De la Villeneuve. — En 1633-1662. Henri Le Bras, ami de Michel le Nobletz. — En 1662-1665. Grégoire Diraison. — En 1665-1697. Alain Le Facheux (décédé en 1700). — En 1698-1720. Bernard Desrobin, ancien secrétaire de l'Evêché (décédé en 1720). — En 1720-1742. Jean Le Glouanec. — En 1742-1751. François Baudrémon. — En 1751-1764. François Tanguy, bachelier de la Sorbonne. — En 1764-1767 (ou -1764 ?). Jacques Riou, d'Esquibien. — En 1767(ou -1764)-1783. Nicolas Michel Le Jacq.

Note 5 : Liste non exhaustive des CURÉS DE PENMARC'H AVANT LA RÉVOLUTION : En 1600. Le Cauguen, Leildez, Stéphan, Pilet. — En 1611. Du Chans, Le Bris. — En 1613. Gouzien. — En 1617. Le Parfait. — En 1628. Olivier Brocher. — En 1629. Yves Nédélec, Lannuzel. — En 1635. Yves Kerrest, Olivier Bachelot. — En 1637. Delaporte. — En 1638. Maumeur. — En 1640. Tanguy Le Corre. — En 1643. Jean Colin, Guillaume Fily. — En 1647. Le Quemener. — En 1651. Jean Le Nédélec. — En 1654. Sébastien Larour, J. Marrec, Khrom. — En 1655. Jean Le Némi. — En 1656. Jacques Janoys. — En 1657. Laurent Le Faou. — En 1658. Alain Le Borgne, Guillaume Soubi. — En 1662. Charles Dupont. — En 1663. Martin Gouzien. — En 1664. Marc Diascorn. — En 1666. Jacques Le Guirriec. — En 1668. Mandez Guédès, Jacques Garnier, Jean Le Quiniou. — En 1670. Charles Le Brun. — En 1678. Guillaume Tilly. — En 1691. Laurent Kerbiguet. — En 1700. François Le Talec. — En 1718. P. Le Bourdon. — De la Goublaye. — En 1720. Jean Blon. — En 1723. Jean Burlot. — En 1739. Le Roux. — En 1740. Guillaume Le Berre. — En 1741. Le Breton. — P. Le Guéguen. — En 1745. Noël Loden. — Noël Baudrémon. — En 1752. Yves Bernard. — En 1753. Guillaume Brennéol, curé d’office. — En 1759. Jacques Ménez. — En 1760. Yves Yvolo. — En 1762-1800. Guillaume Berrou, né à Penmarc'h en 1737. — En 1762. Danielou. — En 1765. Dagorn. — En 1767. Le Postec. — En 1772. Yves Larour.

Note 6 : LA RÉVOLUTION. A l'ouverture de l’époque révolutionnaire, Yves Pochet, recteur de Penmarc'h, avait comme vicaire Guillaume Berrou. Tous deux, le 6 Février 1791, prêtèrent le serment, le second en réservant « tous les points conformes à la religion, catholique ». Le 5 Mai suivant, Berrou se déclare nettement « non assermenté ». Au mois d’Août 1797, M. Pochet, revenu de son erreur, fit sa rétractation entre les mains des vicaires capitulaires (Quiniou, Penmarc'h, pp. 42-43). Quant à M. Berrou, il fut interné dans la maison d'arrêt de Quimper, le 23 Mai 1798, et condamné à la réclusion définitive par arrêté du 27 Vendémiaire an VII (18 Septembre 1798). Il mourut à Penmarc'h en 1800 (Quiniou, Penmarc'h, pp. 42-43).

Note 7 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE PENMARC'H SOUS LE CONCORDAT : En 1783-1802. Yves Pochet, de Saint-Ségal (décédé en 1802). — En 1802-1807. Jean Guillaume Kerloc'h de Primelin. — En 1807-1812. Bernard Le Gall, de Paimpol. — En 1812-1825. Clet Le Gall, de Beuzec-Cap-Sizun. — En 1825-1828. Pierre Durand, de Plonivel. — En 1828-1835. Guillaume Bariou, de Meilars.  — En 1835-1839. Jean Caudan, de Nizon (décédé en 1839). — En 1839-1842. Guénolé Lucas, de Concarneau. — En 1842-1846. Guy Marrec, de Ploujean. — En 1846-1853. Bernard Migeot, de Quimperlé. — En 1853-1863. Yves Dagorn, de Louannec (décédé en 1863). — En 1863-1869. Yves Pouliquen, de Guiclan. — En 1869-1872. Jean-Louis Lazou, de Garlan. — En 1872-1887. Jean Guillou, de Cléder (décédé en 1887). — En 1887-1911. François Le Coz, de Plouarzel. — En 1911-1921. Gabriel Guillerm, de Trégarvan. — En 1921-1931. François Quiniou, né à Ploaré le 14 Mai 1870, ordonné prêtre en Mars 1894, nommé vicaire à Plogastel-Saint-Germain en 1894, à Saint-Thégonnec en 1897 et recteur de Mellac en 1914. — En 1931. Joseph Cadiou, ....

Note 8 : Liste non exhaustive des VICAIRES DE PENMARC'H SOUS LE CONCORDAT : Pas de vicaire de 1800 à 1830. — En 1830. Le Pape. — En 1835. Martin, Fenoux. — En 1837. Kerné, Caudan. — En 1838. Daniélou. — En 1850. Le Dé. — En 1851. Caéric, Herrou. — En 1857. Noël Saillour. — En 1863. Degay. — En 1865. Henry Olivier. — En 1878. Prigent Paul. — En 1881. Yves Le Bleis. — En 1889. Jean-François Caer, de Plabennec. — En 1890. Emmanuel Henry, de Tréflez. — En 1892. Hervé Péran. — En 1894. Eugène Saliou de Brest, François David de Briec. — En 1897. Henri Guirriec de Cléder, Stanislas Dantec de Ploumoguer. — En 1901. Louis Riou, de Quimper. — En 1908. Pierre Plouhinec, de Pouldreuzic. — En 1909. Jean-Baptiste Martin de Plounéour-Menez, Jean Evennou de Saint-Thurien. — En 1911. Jean Bot, de Dirinon. — En 1914. Jean-François Corre, de Guiclan. — En 1919. Urbain (Ursin) Guével, de Plabennec. — En 1923. Joseph Colin, de Clohars-Carnoët. — En 1930. François-Louis Bernard. — En 1937. Yves Auffret, ... (Archives de l'Evêché).

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Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Penmarc'h et la préhistoire "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " La paroisse de Penmarc'h : son origine et durant la Révolution "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Penmarc'h, ville maritime et port commercial au XV-XVIème siècle "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Penmarc'h au XVIème et XVIIème siècles "

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Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Mutineries à Penmarc'h "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Activité commerciale de Penmarc'h aux XV-XVIème siècles "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Navires de guerre à Penmarc'h aux XV-XVIème siècles "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Prise de Penmarc'h par La Fontenelle au XVIème siècle "

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Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Décadence de Penmarc'h "

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PATRIMOINE de PENMARC'H

l'église Sainte-Thumette (début du XVIème siècle) de Kérity, restaurée au XXème siècle, et ancienne chapelle de Kérity. Abandonnée sous la Révolution, l'église tombe en ruines avant d'être restaurée. La bénédiction a eu lieu le 3 juin 1951. L'édifice actuel comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord et chevet à pans coupés. En 1808, le clocher s'écroule et la cloche est transportée à la chapelle de Notre-Dame de la Joie. Dans la façade ouest s'ouvrait jadis un portail en anse de panier, surmonté d'une contre-courbe et d'un fronton, accolé de pinacles à crochets. L'intérieur comprenait une nef séparé de l'unique bas-côté nord par des piliers ronds ou octogonaux, soutenant des arcades ogivales. Sainte Thumette (santez Thunvez), patronne de l'église de Kérity, est l'une des onze compagnes de sainte Ursule ;

Ville de Penmarch (Bretagne).

Nota 1 : A deux kilomètres Sud-Ouest du bourg de Penmarc'h, se trouve la chapelle de Kerity, qui remonte au début du XVIème siècle. Elle est sous le vocable de Sainte Thumette, patronne également de Nevez et de Plomeur [Note : Le nom de Thumette en breton Teunve) était, il n'y a pas encore longtemps, très répandu dons le pays de Penmarc'h, Plomeur, Guilvinec]. Au témoignage de Fréminville, on y voyait en 1819 un maître-autel et une statue de Saint Jean-Baptiste en albâtre. Plus anciennement la chapelle possédait également un Saint Georges en même matière. Toutes ces pièces d’albâtre étaient venues de Nottingham, en Angleterre (H. Pérennès). Cette église de Kerity eut à souffrir de la décadence de Penmarc'h et aussi de la période révolutionnaire. En 1808, il n’en restait plus, comme aujourd’hui, qu’une partie de la façade, flanquée d’une tourelle, et les arceaux de la nef. Sur un cul-de-lampe, dans l’abside, M. le chanoine Abgrall a lu : G. Longes cest a faict. A la différence des bigoudennes des localités voisines, les femmes de Kerity portent une coiffe bien spéciale qu’on retrouve à Pont-Croix et à Saint-Renan, coiffe plutôt ronde avec deux grands rubans, qui donnent à la tête un aspect de papillon (Archives de l'Evêché).

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " L'ancienne église de Kérity en Penmarc'h "

l'église Saint-Nonna (XVIème siècle), ancienne église paroissiale de Tréoultré. L'édifice actuel comporte, précédée d'une tour, une nef de cinq travées avec bas-côtés, séparés par un arc diaphragme d'un choeur de trois travées avec bas-côtés. L'église est de forme rectangulaire à trois vaisseaux lambrissés sans entraits. Cette église fut reconstruite à partir de 1508 : le recteur en était alors Charles Jégou (décédé en 1535), abbé de Daoulas et chanoine de Saint-Trémeur de Carhaix. La construction du clocher-porche occidental est entreprise en 1509 et l'édification de la chapelle des fonts au nord en 1556-1557. Une inscription est gravée sur le porche sud "le jour sainct René l'an 1508 fut fondée ceste église et la tour en l'an 1509 dont estoit recteur Karoluos Iegou". La toiture, très endommagée par un ouragan en 1891, est rétablie en 1892 suivant le modèle primitif. Sur l'arc diaphragme, se trouve un petit clocheton, qui, abattu par la foudre en 1818, est reconstruit en 1824. L'ancienne sacristie, adossée au chevet plat et jugée trop petite en 1788, est remplacée par une nouvelle sacristie édifiée au sud du choeur en 1789. L'entrée de l'enclos (XVIème siècle) s'appuie sur le pignon d'un ossuaire en ruine. Les puissants contreforts de la tour, restée inachevée, sont garnis de gargouilles. La façade est décorée de navires avec châteaux d'arrière surélevés. Sur le milieu de la toiture s'élève un clocher relié à deux tourelles latérales par des galeries ajourées en quatrefeuilles. Le chevet plat de l'église est ajouré d'une grande fenêtre centrale et de deux fenêtres latérales plus petites. La nef et les bas-côtés sont séparés par des arcs ogivaux reposant sur des piliers sans chapiteaux. La maîtresse vitre, datée du XVIème siècle, contient des restes représentant des scènes de la Vie et de la Passion du Christ : dans les soufflets du tympan, on voit les armoiries de France et de Bretagne, en supériorité, puis celles de Jean du Pont et de Marguerite de Rostrenen, de Pierre du Pont et d'Hélène de Rohan, de Jean de Langoueouez et de Tiphaine de Nevet ainsi que de Jean de Langoueouez et de Jeanne Foucault. D'autres vitraux plus récents datent de 1863-1870 et sortent des ateliers du Carmel du Mans : ils représentent sainte Thumette, saint Pierre et saint Paul, Notre-Dame de la Joie, saint Fiacre et saint Guenolé. Quatre bénitiers datent du XVIIème siècle : le bénitier, placé près de la porte Saint-Guénolé, date de 1614. La chaire à prêcher est l'oeuvre de M. Daoulas de Quimper et date de 1875. Les fonts baptismaux en pierre datent du XVème siècle. Les lambris et la charpente de l'église ont été refaits vers 1824. L'église abrite un grand nombre de statues anciennes du XVIème-XVIIème-XVIIIème siècle : saint Michel, sainte Anne, saint Gildas, saint Nonna (XVIIIème siècle), sainte Thumette, sainte Vierge et saint Corentin (échangées en 1866 contre une statue en albâtre de saint Jean-Baptiste), saint Eutrope, sainte Claire, sainte Marthe, saint Bernardin de Sienne, sainte Catherine, saint Laurent, saint Pierre, saint Herbot, sainte Trinité, la Charité, une Pietà, un Crucifix et une tête de Christ. Le tableau du Rosaire, avec une scène de procession locale, date du XVIIème siècle. On y trouve plusieurs pierres tombales et les armes des barons du Pont, Rostrenen, de Brosse, Rohan, les Bourbon-Navarre. On identifie saint Nonna avec saint Vougay. En breton saint Vougay ou Vouga est appelé sant Nouga. Selon la légende, Saint Nonna ou Vougay vient aborder à Kerity-Penmarch. il aurait vécu quelque temps en ermite, dans le petit îlot portant son nom et situé non loin du port Saint-Pierre ;

Nota 2 : Dédiée à Saint Nonna, elle est vraiment majestueuse l’église de Penmarc'h, avec son immense tour carrée et ses vastes proportions, et elle est vraiment digne de la munificence d’opulents amateurs. De loin, elle ressemble à un vaisseau de haut-bord, dominant de sa carène et de sa mâture la grande plaine basse qui s’étale à ses pieds, sans un pli de terrain, presqu'au niveau de la mer. Extérieur. L’église se présente à nous tout d’abord par son chevet rectiligne qui est percé d’une grande fenêtre centrale et de deux autres fenêtres secondaires. Sous la fenêtre du milieu est une petite sacristie couverte d’une terrasse en dalles de granit et agrémentée de contreforts, de pinacles et d’une galerie. Cette sacristie, qui n’est éclairée que par deux petites meurtrières n’était pas aérée pour la bonne conservation des ornements et linges sacrés. On crut donc devoir, en 1788, construire une autre sacristie au haut de la façade Sud de l’église. Sur le milieu de la grande toiture, on voit se dresser un élégant petit clocher accompagné de deux tourelles qui couronnent des escaliers et rejoignent le campanile central par des galeries portées sur des arcs-boutants. Ce clocher fut abattu en 1818 par la foudre et reconstruit en 1824. En faisant le tour par le côté Sud, nous rencontrons de bizarres sculptures. Au-dessus de la première fenêtre se voit un ange soutenant un calice, un navire. Le fronton de la troisième fenêtre est d’un aspect grandiose. Il est orné de crosses fouillées et de deux cornières dont une chimère et un ange portant une banderole, et est décoré au milieu d’un grand navire à voiles, armé pour la guerre, avec des anges dans la mâture. La première verrière, près de la porte du cimetière, fort belle également, a ses cornières formées d’un personnage assoupi et d’un homme portant une bourse en mains. Au haut de cette fenêtre est représentée une scène assez curieuse. Un bateau avec son équipage fait la pêche ; le diable est au fond de la mer en train de chasser et de disperser le poisson, et Saint Nonna, le patron de la paroisse, descend du ciel pour mettre en fuite le diable et permettre à ses paroissiens de faire une pêche fructueuse. Tout près de cette fenêtre est une jolie porte ornée, sorte de petit arc de triomphe qui forme l’entrée du cimetière et qui rejoint, à l’angle du bas-côté du porche, le pignon de l’ancien ossuaire. Ce pignon, avec le soubassement des deux autres côtés, c’est tout ce qui reste de ce charmant édifice dont les quelques baies flamboyantes qui existent nous indiquent la valeur et l’élégance. En examinant les murs extérieurs ainsi que la façade Ouest du clocher, nous voyons différentes représentations sculptées de barques de pêche, même de caravelles ayant château avant et château arrière, conformément à l’architecture navale du XVème siècle (Cf. Le Guennec, Choses et gens de Bretagne, pp. 131-135). Nous voici devant la grosse tour qui mesure dix mètres sur chacune de ses faces. Au bas de la façade Sud de cette tour est accolé un porche dont l’entrée est formée de deux baies en plein cintre enguirlandées de feuillages, avec niches, fronton appliqué, faisceau de colonnettes prismatiques sur l’angle, entre lesquelles sont sculptés des poissons et des oiseaux de mer. Le tout est couvert d’une terrasse en granit, bordée par une galerie rampante. Aux deux côtés de la niche du milieu se lit une inscription qui contient et la date de la construction de l’église et le nom du recteur de la paroisse. Cette inscription en caractères gothiques un peu effacés par le temps et rongés par l’air salin est assez difficile à lire. En voici, croyons-nous, la vraie traduction : Le jour Sainct René, l’an mil CCCCCVIII fut fondée ceste église : et la tour en l’an M. D. neuff dôt (dont) estoit recteur K. Iegou [Note : Ce Charles Jégou devint prieur de Daoulas en 1520]. Dans l’un des angles de la tour, clos par un grillage, se trouve un gros galet à cupule, appelé pierre de Saint Nonna. Le Saint l’aurait apporté d'Hibernie, son pays natal, et l’aurait jeté à cet endroit pour marquer l’emplacement de la future église. A vrai dire, c’est une idole granitique du culte païen. A l'Ouest, au pied du grand clocher, est un portail à portes doubles et à guirlandes de feuillages d’une très grande richesse. Un des culs-de-lampe de ce portail et plusieurs des gargouilles de la tour offrent des représentations peu édifiantes. Au côté Nord, dans la fenêtre de la façade du bas-côté, à gauche du portail, remarquons trois grandes fleurs de lys, découpées dans la pierre supportant le vitrage, et qui durent être d’une grande difficulté d’exécution. La deuxième verrière a des cariatides disparates ; un ange avec une banderole et un homme qui se gratte la cuisse. Au milieu de ce fronton est une sirène, reconnaissable à sa queue de poisson. Intérieur. Pénétrons dans l’église par le portail Sud. Nous voyons au haut du mur d’entrée une scène assez étrange. Un homme et une femme regardent avec épouvante, étendus à leurs pieds, leurs deux enfants qu’un énorme poisson, la gueule ouverte, s’apprête à dévorer. Du seuil de la grande porte d’entrée on jouit d’une vue d’ensemble sur l’intérieur de l’église. On est saisi à l’aspect des amples proportions des trois nefs, de la largeur et de la hauteur des arcades, et du peuple de statues en pierre et en bois disséminées dans tout l’édifice. La laide cloison qui ferme le bas de l’église a remplacé une tribune dont quelques pierres, faisant saillie de chaque côté du clocher, indiquent l’emplacement. La porte d’entrée de cette tribune, ainsi que la galerie qui la contournait, se voient encore à mi-hauteur de la tour. FOYER ET FONTS. Au bas du collatéral Sud se trouve un foyer avec cheminée, comme cela se rencontre en plusieurs autres églises de la région. Les fonts baptismaux se trouvaient autrefois auprès de ce foyer. Lors de sa visite pastorale, le 18 Juillet 1782, Mgr. de Saint-Luc ordonna de les transférer dans un endroit plus retiré, et c’est depuis cette époque qu’ils sont dans la chapelle du bas-côté Nord, au pied du clocher. TABLEAU. Au-dessus de la porte de la sacristie, il y a un tableau datant du XVIIème siècle. On voit au premier plan le roi Louis XIII accompagné du Dauphin, du cardinal de Richelieu et de quelques personnages de la cour. Au plan supérieur, c’est la Sainte Vierge donnant le Rosaire à Saint Dominique et à Sainte Catherine de Sienne, et au milieu une procession de cardinaux et de princes se rendant à l’église de Penmarc'h. C’est un tableau commémoratif du voeu de Louis XIII. STATUES. Après avoir contemplé ce tableau, passons devant le maître-autel, l’un des plus longs du diocèse. Aux deux côtés, on voit les statues de la Sainte Vierge et de Saint Corentin posées sur d’immenses piédestaux en pierre de kersanton. Elles furent faites par les soins d'Expilly pour l’église de Saint-Martin de Morlaix. Le prélat intrus les fit transporter ensuite à la cathédrale de Quimper. La base des supports est curieuse ; on y voit un maquereau sur le gril, des lapins, des souris, serpents, crapauds, hermines, raisins et feuilles d’acanthe, le tout d’une finesse d’exécution remarquable. Le piédestal de Saint Corentin porte des armes épiscopales avec la devise : « Verbum crucis Dei virtus », et celui de la Sainte Vierge, les armes du Chapitre de la cathédrale. Ces deux statues avec leurs supports ont été donnés, en 1866, à l’église de Penmarc'h par Mgr. Sergent, évêque de Quimper, en échange de la statue en albâtre de Saint Jean-Baptiste transportée de Kérity dans l’église paroissiale, statue que l’on peut encore admirer en 1936 dans les fonts baptismaux de la cathédrale de Quimper [Note : La balustrade du choeur, en fer forgé, porte ces inscriptions : NOEL TREVIDIC TR. — GVILLAVME BARIOU TR.]. Dans le collatéral Nord, au coin de l’autel de saint Joseph, il y a une jolie statue gothique de saint Gildas et une Pietà. Dans ce même bas-côté Nord, adossés au premier pilier : saint Nonna et saint Pierre. Au second pilier : saint Herbot, protecteur des bestiaux ; saint Laurent avec son gril, et saint Benoît portant une coupe, en souvenir de la coupe empoisonnée que lui avaient présentée quelques disciples malveillants. Au quatrième pilier : saint Yves, en costume d'avocat. Au cinquième pilier : saint Etienne, premier martyr, et sainte Barbe avec sa tour. Contre le mur, c’est Notre Dame de Bonne-Nouvelle. Dans le collatéral Sud, sur les côtés de l’autel de la Vierge, sont sainte Thumette et sainte Anne. Dans le coin, saint Michel terrasse le diable représenté sous la forme d’un immonde crapaud dont l’un des genoux se termine par un bec d'épervier. — Au fond de l’abside, la statue du Père Eternel, reste d’un groupe de la Trinité. Adossés au premier pilier : saint Paul, dont l’épée est brisée ; la Vierge Mère, et sainte Anne, jolie statuette en bois d’une grâce naïve. Au second pilier : Marie-Madeleine coiffée d’un turban et tenant son vase de parfum ; saint Bernardin de Sienne, avec trois mitres à ses pieds, en souvenir de son triple refus de l’épiscopat ; saint François d'Assise montrant ses stigmates. Au troisième pilier : sainte Catherine d'Alexandrie foulant aux pieds un philosophe païen. Au quatrième pilier, en face de la chaire : le Christ en croix, assisté de sa Mère et de saint Jean ; et à côté sainte Marthe, les mains en croix sur la poitrine. Au cinquième pilier : la Sainte Vierge, mère de douleur ; et saint Eutrope. Celui-ci est invoqué pour la guérison des maux de ventre, et l’on a recours à l’étrange coutume suivante : contre la statue du saint on frotte la chemise du malade placée au bout d’un bâton — parce que la statue est haute — et l’on en revêt ensuite le malade. Adossée à la paroi Sud : sainte Claire ; sainte Marguerite d'Antioche ; Notre-Dame de Pitié portant sur ses genoux le Christ dont les anges soutiennent les pieds et les mains ; et une statue de la Charité. BÉNITIERS EN KERSANTON. Au fond de l'église, une belle cuve baptismale, de 0 m. 90 de diamètre, entourée d’une guirlande, de pampres de vigne, d’anges et de lions tenant des blasons, sert aujourd’hui de bénitier. Une frise, à gauche, représente des maquereaux en croix tenus par un moine et des oiseaux de mer. Près de la porte du bas-côté Nord, un bénitier rond, de 0 m. 35 de diamètre, porte gravées une tête de mort et cette inscription : 1614 - POVR LES TREPAS.ES - B : FLAMANC AB. Un bénitier octogonal de 0 m. 30 de diamètre, se trouve auprès de la grande porte d’entrée. Il porte, avec la date 1616, la signature du donateur. Un bénitier rond, de 0 m. 23 de diamètre, figure près d’une porte du bas-côté Sud. Il est de 1617. Du même côté, près de la porte du Rosaire, on peut lire sur un autre bénitier rond, de 0 m. 35 de diamètre, l’inscription suivante : A : LE COGVEN : 1621 (H. Pérennès). 

Nota 3 : VERRIÈRES. La verrière du fond représente saint Pierre et saint Paul avec une scène de la vie de ces deux apôtres. A droite, c’est saint Pierre recevant de Notre Seigneur la primauté de juridiction dans l'Eglise. Les brebis qui se trouvent au coin du tableau rappellent les paroles par lesquelles Jésus-Christ conféra ce pouvoir au Prince des Apôtres. « Pasce agnos meos, pasce oves meas. Paix mes agneaux, paix mes brebis ». A gauche, c’est le martyre de saint Paul. Des chrétiens viennent réclamer son corps au juge romain. La fenêtre voisine représente sainte Thumette, patronne de Kérity, portant en mains la palme du martyre, et la hache, instrument de son supplice. A droite, elle paraît devant ses juges et à gauche, elle subit la décapitation. Ces deux verrières ainsi que les suivantes datant de 1856, n’ont rien de remarquable comme valeur artistique. Arrêtons-nous un instant devant les fenêtres du transept pour en admirer les verrières, surtout celle de la fenêtre principale qui, s’il faut en juger par ce qui nous en reste, devait être d’une grande richesse et d’une valeur artistique remarquable. Les cinq panneaux nous représentent différentes scènes de la vie de Jésus-Christ : la Circoncision, la Flagellation, le Baptême de Notre Seigneur, la Descente de Croix et la Mise au tombeau. Dans la partie supérieure, nous avons trois rangées de soufflets avec les armoiries des seigneurs prééminenciers de l'église. Au sommet de la fenêtre, le second soufflet est seul armorié. L’écusson est entouré des insignes de l’ordre de la Cordelière ainsi que d’une devise. Il est mi-parti d’azur à trois fleurs de lys d’or qui est France et d'hermines qui est Bretagne. Le deuxième soufflet de la rangée suivante, du côté de l’évangile est mi-parti d’or au lion de gueules qui est Pont-l'Abbé et d'hermines à trois fasces de gueules qui est Rostrenen. Le 3ème est écartelé au 1 du Pont-l'Abbé, au 2 de Rostrenen, au 3 contre écartelé ; aux 2 et 3 d’azur à fleurs de lys d’or à la cotice de même brochant ; aux 1 et 4 de gueules à la raie d’escarboucle d’or ; au 4 de gueules à 9 macles d’or. 3. 3. 3. qui est Rohan. — Armes de Pierre du Pont et d'Hélène de Rohan. Le 4ème soufflet est mi-parti au 1 d’un coupé du Pont et de Rostrenen — au 2 d’argent à 5 hermines de sable, 2. 1. 2. — Jean III du Pont reçut signification de Louis XII, à la requête de reine Anne de ne plus porter les armes de Bretagne dans son écu. Jean III obéit sans hésitation. Troisième rangée de soufflets. — Le 1er soufflet est écartelé aux 1 et 4 d’or au lion d’azur ; aux 2 et 3 de gueules à 5 fleurs de lys d’argent en sautoir. Le 2ème est mi-parti d’un coupé d’or au lion d’azur et de gueules à 5 fleurs de lys d’argent en sautoir et, au 2, du Pont-l'Abbé. Le 3ème soufflet comprend les armoiries de Névet. Il est mi-parti au 1 d’un fascé ondé de six pièces d’or et d’azur, au 2 d’or au léopard de gueules qui est Névet : armes probables de Thiphaine de Névet, laquelle épousa vers 1450 Jean de Languéouez, seigneur de Lézarscoët. Le 4ème est écartelé au 1 d’or au lion d’azur ; au 2 fascé ondé de six pièces d’or et d’azur — au 3 d’argent à 9 losanges de gueules — au 4 d’azur à la croix d’argent. — Sur le tout au 5 de gueules à 6 fleurs de lys d’argent 3. 2. 1. Les armes de cette troisième rangée devaient appartenir à la baronnie de Lescoulouarn. Le vitrail de la chapelle de la Sainte Vierge, au Sud du maître-autel est composé de quatre soufflets. Le 1er de l’étage supérieur est d’or au lion de gueules qui est Pont-l'Abbé. Le 2ème est mi-parti de Pont-l’Abbé et d'hermines à 3 fasces de gueules qui est Rostrenen, armes de Jean du Post, qui avait épousé avant 1441 Marguerite de Rostrenen. Le 3ème est d’argent au greslier de sable enguiché et lié de même, accompagné en points d’une levrette aussi de sable qui est Penmorvan. Le 4ème est mi-parti d’or au chef d’azur et d’un losange de sable sur fond d’argent à la bordure de gueules. Au milieu se trouve Notre Seigneur portant sa croix. Les vitraux du transept, au collatéral Nord ont disparu et sont remplacés par du verre blanc. Au côté Nord sont trois vitraux. Dans la verrière de Saint Guénolé, nous voyons au milieu, le moine, mître en tête, et tenant en main sa crosse d'abbé. A droite, il guérit un aveugle, et, à gau­che, il fait sa dernière visite à la chapelle, soutenu par ses moines. Le vitrail de la fenêtre suivante nous représente saint Fiacre, patron des jardiniers, accompagné de son chien. A droite, le saint est en prière, et à gauche, il meurt devant sa grotte. Le dernier vitrail est celui de Notre-Dame de la Joie. — Au milieu, la Vierge richement parée : robe rouge et manteau bleu bordé d’or. Au-dessus, les anges chantent l'Ave Maria. A gauche, l'Assomption. La Vierge drapée de bleu, les mains jointes, et à genoux sur les nuages, est portée au ciel par les anges. La Trinité dans une gloire l’attend. A droite, c’est un bateau surpris par la tempête devant la chapelle de Notre-Dame de la Joie. Les marins, les yeux au ciel et les mains tendues vers la chapelle, implorent le secours de la Vierge (Archives de l'Evêché).

Nota 4 : TOMBES. Jetons un coup d’œil en passant sur le pilier du chœur contre lequel sont adossées la statue en bois de saint Nonna, patron de l’église, et celle de saint Pierre, et ne quittons pas le transept sans remarquer quelques pierres tombales assez curieuses. Un titre de rente du XVIIème siècle dit : « Qu’il y a devant l’autel du Rosaire trois tombes s’entrejoignant qui appartiennent à la famille Le Gall de Kérity ». Du côté de l'Evangile, près du maître-autel, nous voyons une tombe d’un juveigneur de la famille de Penmorvan ; le 3ème pendant du lambel est usé. Le long du mur Nord, dans la chapelle dite de saint Joseph, c’est une tombe de la famille Le Gallou : un léopard contourné, surmonté d’un lambel à trois pendants en signe de juveignerie. Au milieu de l’église, près de la chaire à prêcher, se trouve une pierre tombale avec les armes de Jean Mol, l’un des propriétaires du manoir de Kergadien, seigneur de Saint-Aouyen, et époux de la dame Carn de Kéryvin. La famille Mol, de l’évêché du Léon, portait, d’après le nobiliaire de Pol de Courcy, d’argent à trois ancres de sable. Dans différents endroits de l’église, on remarque des pierres tombales armoriées de signes caractéristiques que tel armateur ou telle famille mettaient sur ses bateaux, ses maisons ou ses tombes. Ce sont des formes d'ancres, de bateaux, de croix, de poissons et parfois de caractères hiéroglyphiques : armoiries de ceux qui n’avaient pas de blason ou signatures de ceux qui ne savaient pas écrire ; peut-être aussi armes parlantes indiquant la profession des défunts [Note : Le Guennec, Marques et signes sur des pierres tombales à Penmarc'h, dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1928, pp. 100-106]. Ces blasons roturiers, ces marques et ces repères se retrouvent également, apposés aux actes de baptême dans les registres entre 1630 et 1660 ; curieux dessins gauchement tracés, droits, obliques ou couchés, qui ne se rencontrent plus dans les registres plus récents [Note : Abbé J. Toulemont, Curieuses signatures relevées sur les registres de baptêmes de Tréoultré-Penmarc'h, ibid. pp. 107-108] (Archives de l'Evêché). 

Ville de Penmarch (Bretagne).

 

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Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " La légende de saint Nonna "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " L'église paroissiale Saint-Nonna de Penmarc'h "

l'ancienne église Saint-Guénolé (XVème siècle), en ruines au XVIIIème siècle (le culte y est interdit le 23 avril 1722). Il subsiste la tour ouest de 1488. En 1489, l'année qui suit son achèvement, le pape Innocent VIII, par une bulle du 11 novembre, érige Saint-Guénolé en succursale de Beuzec-Cap-Caval. Elle est réunie à Penmarch en 1802. La petite chapelle accolée à la tour date de 1845. On remarque au pignon est de la chapelle les armoiries de la famille Tanguy du Chastel. Dès le début du XVIIIème siècle, l'église tombe en ruines. Le culte y est interdit dès le 23 avril 1722. Les Saintes Espèces sont d'ailleurs transportées dès 1722 dans la chapelle de Saint-Fiacre, aujourd'hui détruite ;

Nota 5 : La façade Ouest de cette église, grosse tour carrée, est surmontée de guérites en pierre, ornées de clochetons gothiques qui en dissimulent la masse. Le portail ressemble beaucoup à celui de Saint-Nonna en Penmarc'h. La niche entre les deux portes est la même, comme aussi la verrière que domine une Notre Dame de Pitié sur la robe de laquelle on a sculpté un navire. Les deux tourelles de chaque côté sont ornées de vaisseaux de guerre, de navires à voiles et de barques de pêche au-dessus de poissons. Au pignon Est, est un fascé de six pièces, armes de Tanguy du Chastel, timbrées d’un casque et d’un lambrequin. Saint-Guénolé était une trève de Beuzec-Cap-Caval, paroisse autrefois importante et tombée aujourd’hui au rang de chapelle de secours de Plomeur. Ce n’est que depuis le Concordat de 1802 que ce quartier a été rattaché à Penmarc'h. L’église, dont l’emplacement des murs se voit encore, datait de 1488. Une bulle d'Innocent VIII, de 1489, érigea la trève de Saint-Guénolé en succursale avec prêtre résidant et soumission à l'église-mère de Beuzec. Dès 1700 l’édifice menaçait ruine, et en 1744 messire Jean Le Herrou, recteur de Beuzec-Cap-Caval, dressait de l’état de la chapelle le procès-verbal suivant : « Elle a de longueur, du pignon orient au carré de la tour, 112 pieds, et 22 pieds de large dans la nef, et 11 pieds de largeur dans le bas côté, sans compter le mur de refente qui a 2 pieds ; le dit mur a neuf arcades soutenus de 8 piliers ronds, non compris les 2 pignons. Dans le mur du côté du midy 6 fenêtres sans vitres ; au pignon d’orient est l’emplacement de la maîtresse vitre ; au même côté est un vitrail vis à vis le bas côté avec ses cornières sans vitres ; dans le mur bas côté nord faisant le mur du bas côté il y a 4 fenêtres maçonnées en partie, y compris celle de la croisade, et dans le même mur une porte maçonnée dans la partie du milieu. Au pignon d’orient est le maître-autel en pierre. Un autre autel se trouve du côté de l'Evangile vis à vis le bas côté. Il y a un autre petit autel joignant le mur nord, et dans une chapelle costière même côté nord où est la piscine servant aux fonts baptismaux. Sept autres petits autels à dos joignant les piliers de l’église, les dits autels en pierre, un autre autel joignant l’entrée du chœur côté midy. Il y a un écusson sur le pilier servant de pignon du côté nord et joignant le maître autel, portant une croix. La dame Catherine d'Ernothon, épouse de Louis Dargonges, chevalier marquis de Raves, baron du Pont... déclare avoir à cause de ces seigneuries plusieurs prééminences en cette église, qu’elle est hors d’état d’en donner la preuve car la plupart des titres anciens ont péri par l'injure du temps ou consumés par le feu des gens des guerres civiles ; elle fait donc des réserves. Au bas et près la petite chapelle étant au bout d’orient, côté de l'Evangile du maître autel, joignant le mur costier, il y a dans le mur une tombe voutée où est en supériorité un écusson chargé d’un lion couronné, armé et lampassé, et en face sur la pierre qui forme la clôture de la voute pareil écusson avec des supports, et vis à vis la quatrième arcade dans le mur costier est une petite tombe sans écusson. Au bas du maître autel au 1° rang sont huit pierres tombales ; sur la seconde côté de l’épître est un écusson chargé de 3 épées ou coutelas, portant en chef un lambel et un lozange ; pas d’écussons sur les autres pierres, mais des chiffres et des ornements. Toute l’église est découverte, les fermes sont très endommagées ; sur les sablières de bois se trouvent plusieurs écussons aux armes de France et de Bretagne. En la clef de voûte du portail est un écusson portant une croix, au pignon en dehors est un écusson représentant 2 tourteaux et un franc quartier. Au-dessus de la porte étant du même côté par laquelle on entroit au choeur, écusson chargé de 3 fasces surmontées de 3 hermines, au-dessus duquel, écusson aux armes de Bretagne. Au bout orient du même mur en dehors écusson avec 3 jumelles. La tour en entier paroit un ouvrage digne d’être fini et conservé, ces écussons seront lors de la réédification rétablis autant que possible dans les endroits convenables » (Note de M. Peyron, prise aux Archives départementales). Voici la supplique que les tréviens de Saint-Guénolé adressèrent en 1768 à Mgr. de Farcy de Cuillé, évêque de Cornouaille : « Exposant que l’érection de la chapelle Saint-Guénolé en église paroissiale ne sauroit être contestée à la vue de la bulle du 11 Octobre 1489 ; elle fut faite du consentement de vénérable et discret messire Ronan Dupont lors recteur de Beuzec-Cap-Caval, sur les réquisitions des tréviens pour les motifs et nécessités y exprimés. Cette bulle fut approuvée par le seigneur évêque lors siégeant à Quimper et vérifiée pour plus d’autorité par un notaire apostolique qui étoit en ces temps Gilles de Kersulguen prêtre du diocèse de Léon. On ne permit, Monseigneur, l'érection de Saint-Guénolé en succursale qu’à la charge aux tréviens. 1. De faire bâtir un logement commode pour le prêtre desservant et de l’entretenir en réparation ; 2. De demeurer toujours soumise à l’église matrice ; 3. De payer à leur recteur et à ses successeurs à chaque fête de Pâques 2 pièces d’or et 6 deniers par an, avec un merlus bon loyal et marchand par chaque ménage à chaque premier jour du mois d'Août, le tout apprécié 30 livres par an de la monnoie qui avoit alors cours dont on assurera le paiement au pasteur qui s’oblige de son côté de faire dire et célébrer une messe les dimanches et fêtes… de baptiser leurs enfants et de leur administrer les sacrements par lui-même ou par un prêtre idoine et capable, et d’enterrer les morts. La succursale paiera séparément les fouages et autres impositions royales, on y nommera tous les ans un fabrique. Pendant que la trêve a été desservie par un prêtre résidant sur les lieux, elle a été florissante par le nombre de ses habitants et la culture des terres, ce que l’on ne peut révoquer en doute à l'inspection des mazières et ruines de maisons que l’on y voit encore, et par la quantité des terres propres à blés qui sont actuellement incultes, enfin par la grandeur, la forme et la construction de l’ancienne église et de ses cloches. Tous ces intersignes comme le port de mer qui y a été conservé doivent convaincre que le bourg de Saint-Guénolé a été autrefois plus considérable qu’aucune des petites villes de la province et qu’il faut nécessairement attribuer la désertion de ses habitants à la négligence avec laquelle on y a célébré le service divin depuis environ 40 ou 50 ans. Il est vrai que cette église s’étant trouvée en 1722 dans un état ruineux et délabré, le seigneur évêque étant en cours de visite en prononça l'interdiction par ordonnance du 23 Avril rendue sur les conclusions de Monsieur le Promoteur ; Sa Grandeur fit défense d’y célébrer les offices divins et ordonna que le Saint Sacrement en fut incessamment transféré et placé dans la chapelle de Saint-Fiacre qui est à proximité parce qu’on mettroit dans un état décent cette dernière chapelle. Mais, Monseigneur, soit par défaut de réparer et entretenir cette chapelle ou autrement, les sieurs curés de Saint-Guénolé et recteur de Beuzec-Cap-Caval ne paraissent pas avoir déféré pendant longtemps à cette sage ordonnance qui avait destiné la chapelle de Saint-Fiacre à servir de succursale pour y faire les fonctions curiales, en attendant que des temps plus heureux eussent procuré les fonds nécessaires pour la reconstruction de cette ancienne église. Depuis longtemps l’on ne célèbre l'office divin que deux fois l'an dans la chapelle Saint-Fiacre, et le jour des morts. Il ne réside aucun prêtre sur les lieux pour desservir la trêve, par une contravention expresse de la bulle de 1489. On a vu insensiblement reparoître les tristes inconvénients et les calamités de ces premiers temps. Les tréviens infirmes et les vieillards demeurent souvent sans messe les dimanches et fêtes, et meurent quelquefois sans sacrements par la distance qu’il y a de la trêve à l’église paroissiale éloignée au moins d’une lieue. Les enfans sont également exposés à mourir sans baptême et la jeunesse privée des instructions chrétiennes : parvuli petierunt panem et nemo erat qui frangeret eis, et cela faute de faire résider un curé secondaire sur les lieux pour être à portée et en état de leur porter les secours spirituels. Cependant la dime rectoriale se lève dans l’étendue de la trêve de Saint-Guénolé à la 27ème gerbe, et dans le corps de la paroisse à la 30ème gerbe, ce qui met le gros décimateur et le sieur recteur de Beuzec dans l’obligation et en état de fournir et stipendier un prêtre pour desservir la trêve. C’est la cessation du service divin qui a fait insensiblement déserter les habitants de la trêve par l’incommodité de s’y établir et d’y demeurer. Plusieurs particuliers originaires et habitués n’ont pas allégué d’autres causes en se retirant. Les habitans actuels ou leurs enfans se trouveront incessamment réduits à suivre cet exemple et à passer dans la paroisse de Penmarc'h éloignée d’une demie lieue du bourg de Saint-Guénolé si l’autorité ne fait point cesser ces incommodités en ordonnant le rétablissement du service divin dans cette trêve, ce qui rappellera ceux qui en sont sortis ou engagera d’autres à y demeurer et à partager avec les habitans actuels les impôts, subsides, fouages et autres charges qui n’ont pas diminué avec le nombre des contribuables qui se sont retirés, puisque la cotte de la dite trêve a continué d’être la même par l’effet de l’ancienne répartition générale de la paroisse de Beuzec. Jusqu’ici, Monseigneur, on n'a démontré la nécessité du service divin que par des motifs temporels. Il y en a de plus pressants et de plus relevés, c’est le bien de la religion et le salut des âmes, c’est l'avantage spirituel des habitans et de leurs enfans qui vivent pour la plupart dans l’ignorance des devoirs de la religion faute d’un prêtre pour les instruire ; leur administrer les sacrements et célébrer le service-divin fêtes et dimanches dans la chapelle de Saint-Fiacre attendu qu’ils sont dans l’impuissance de relever actuellement l’ancienne église de Saint-Guénolé. Ils ont lieu de se flatter, Monseigneur, que ces motifs feront sur votre coeur vraiment pastoral les impressions qu’ils osent en attendre... Cependant les tréviens de Saint-Guénolé ne refusent pas de se soumettre aux conditions de la Bulle de 1489. Il y a au bourg de Saint-Guénolé une maison propre à loger le prêtre desservant qu’ils auront soin d’entretenir dans un bon état. Ils conviennent aussi qu’il peut manquer quelques réparations à la chapelle de Saint-Fiacre, mais ils offrent d’y faire travailler incessamment... Qu’il vous plaise, Monseigneur, ayant égard à ce qui vient d’être exposé, de nommer un prêtre desservant qui résidera sur les lieux pour desservir la trève de Saint-Guénolé dans la chapelle Saint-Fiacre en conformité de l'ordonnance du 23 Avril 1722.., et ils redoubleront leurs vœux au Ciel pour la conservation de Votre Grandeur ». Les raisons alléguées furent agréées en haut lieu, et le culte fut rétabli à Saint-Fiacre, mais ce ne fut pas pour longtemps. En 1845, la chapelle était complètement en ruines, et vers 1938, une croix seule en marque l'emplacement. Le porche Sud de l’église de Saint-Guénolé existait encore vers 1860. Il était remarquable par la finesse de ses sculptures. M. du Chatellier l’a acquis pour une certaine somme d’argent et en a pris les meilleures pierres pour la construction d’une chapelle, dans sa propriété de Kernus, près de Pont-l'Abbé. La couverture qui se trouve au sommet de la tour, ainsi que la petite chapelle accotée à la façade Est, datent de 1845. Vers 1900, M. Le Coz, recteur de Penmarc'h, fit bâtir près de l’église une maison entourée d’un enclos, à l’usage du clergé. C’est depuis l’introduction dans le Finistère de l’industrie sardinière à l'huile que Saint-Guénolé a repris une partie de son ancienne importance. L’agglomération compte environ 2.000 habitants vers 1936 (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

L'ancienne église Saint-Guénolé de Penmarch (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Saint-Guénolé, trève de Penmarc'h "

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " L'église de Saint-Guénolé "

la nouvelle église Saint-Guénolé (1954), édifiée sur les plans de M. Lachaud. La paroisse est érigée en 1942. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec charpente apparente. Sa première pierre a été bénite le 31 janvier 1954. Sa bénédiction a eu lieu le 11 août 1954 et la consécration de l'autel a eu lieu le 17 octobre 1954. Les vitraux sont l'oeuvre des ateliers Labouret. L'église abrite les statues de sainte Anne, la sainte Vierge (XVIIème siècle), saint Pierre, saint Fiacre, sainte Trinité, sainte Barbe, saint Roch, saint Guénolé et une Pietà du XVIIème siècle. La statue en bois polychrome (H. 1,60 m) de saint Guénolé date du XV-XVIème siècle : l'abbé est mitré, en chape, tenant une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche. A noter une relique "ex capite Si Guingaloei" venant de Kerbertrand (Quimperlé) et conservée dans un médaillon d'argent ovale du XIXème siècle. Dans le presbytère se trouve une statue (H. 1,30 m) en bois polychrome de saint Guénolé et datée du XVIème siècle : l'abbé est mitré, en chape, tenant un livre ouvert dans la main gauche ;

la chapelle de la Madeleine (XII-XIIIème siècle). D'abord sous le vocable de saint Etienne, elle est agrandie au XVIème siècle et mise sous le vocable de sainte Marie Madeleine. Cette chapelle faisait jadis partie de la paroisse de Plomeur dont elle est détachée en 1802. La nef sans bas-côtés, datée de 1416, est séparée par un arc diaphragme d'un choeur de trois travées avec bas-côtés nord et chevet plat. Le choeur date du XVIème siècle. Les vitraux, oeuvre de Jean Bazaine, datent de 1981. On y trouve deux fontaines de dévotion. Le sacraire date du XVIème siècle. La chapelle abrite les statues de sainte Madeleine, saint Lazare évêque de Marseille (XVIIIème siècle), sainte Marthe (XVIIIème siècle), sainte Catherine, saint Etienne (XVIIème siècle), saint Yves, saint Nicolas et une Pietà. On y voyait jadis un alignement de menhirs aujourd'hui disparu ;

Nota 6 : Cette chapelle de la Madeleine située à deux bons kilomètres, Est, de l’église paroissiale, dépendait jusqu’en 1802 de la paroisse de Plomeur. Elle fut construite au XVème siècle et dédiée à saint Etienne. Elle comprend une nef et un unique bas-côté. Celui-ci a trois arcades en plein cintre. La partie occidentale est percée d’une porte surbaissée et d’une petite fenêtre oblongue au-dessus de laquelle on croit lire la date 1416. Agrandie à la suite d’un voeu au XVIème siècle, la chapelle fut mise sous l’invocation de sainte Marie-Madeleine. Son clocher à jour est terminé par une flèche gracieuse. On y accède par des escaliers extérieurs. Le côté gauche de la chapelle offre deux verrières d’un joli dessin dont l’une enchassée dans un fronton orné de crosses et terminé par un riche fleuron. Les meneaux de la grande verrière forment des cœurs presque rayonnants se divisant en quatre grandes baies. A l’intérieur il y a deux autels, dont l’un mesure 2 m. 80 de longueur. Au-dessus du maître-autel se dresse la statue de Marie-Madeleine portant son vase de parfums. Du côté de l'Evangile est saint Etienne (XVIIème siècle), du côté de l'Epître, saint Lazare (XVIIIème siècle), et tout près sainte Marthe (XVIIIème siècle). On trouve encore dans cette chapelle une Piéta, les statues de saint Yves, de sainte Catherine qui a à ses pieds la tête du philosophe, de saint Nicolas (XVIIIème siècle). La fontaine voisine est surmontée d’une Sainte Vierge portant Jésus sur ses genoux, intron Varia an Delivrans. Dans la fontaine on voit un buste en pierre d'un saint dénommé Puster, invoqué pour les enfants qui ont des pustules. Tout à côté s’élève un calvaire. Plus loin se trouve la fontaine de Saint-Etienne (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " La chapelle de la Madeleine en Penmarc'h "

la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie (XV-XVIème siècle) de Kérity. Cette chapelle semble bâtie, d'après Fréminville, sur l'emplacement d'un temple païen, consacré à Vénus. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec, au nord, un long et étroit appentis communiquant avec le vaisseau principal par deux portes. La façade est surmontée d'un clocher accosté de deux tourelles d'escalier. Le retable, oeuvre de Jean Le Bosser, date de 1756 (commandé à Jean Le Bosser le 15 février 1756). La chapelle abrite les statues de saint Méen, saint Côme et saint Damien, la Vierge (XVIIIème siècle), deux anges adorateurs et un Crucifix. Pendant la tempête des 4, 5, 6 décembre 1896, le mur de la digue est abattu, les portes de la chapelle arrachées et l'eau est montée à 0.50 dans la chapelle ;

Nota 7 : Cette chapelle Notre-Dame-de-la-Joie, qui appartient au style flamboyant du XVIème siècle, se trouve sur la côte, entre Saint-Pierre et Saint-Guénolé. Surmonté d’un clocher accolé de deux tourelles d’escalier, le fronton Ouest de l’édifice, qui donne sur la mer, n’a aucune ouverture. Le dimanche 15 Février 1756, le général de Penmarc'h fit marché avec Jean Le Bosser, menuisier de Kerity, pour un autel et un retable destinés à la chapelle de la Joie. On lui verserait 900 livres et il s’engageait à mettre en place l’autel avant le 15 Août, le retable avant la Saint-Michel. Il devait fournir également pour la dite chapelle une statue de Saint Joseph de la hauteur de celle de Notre-Dame de la Joie (Cahier des Délibérations, Archives de l'Evêché). Voici en bref la légende de la chapelle. Trois gentilshommes de Picardie, captifs en Egypte des Sarrasins, réussirent à s’évader et à prendre la mer. Ils firent voeu de bâtir une église en l’honneur de la Vierge Marie sur le premier point de la terre de France qu’ils apercevraient. Au bout de quelques jours ils virent au loin la pointe de Penmarc'h : « Sainte Vierge, s’écrièrent-ils, nous vous bâtirons là une maison, à vous qui nous donnez la joie de revoir notre pays. Elle sera nommée ti Guerc’hez ar joa » (Toscer, Le Finistère pittoresque). La veille du premier de l’an, les familles de Saint-Guenolé et de Saint-Pierre qui vont se présenter mutuellement leurs voeux, en passant à N.-D. de la Joie gardent aujourd’hui encore l’habitude de « souhaiter la bonne année » à la bonne Vierge. Ce soir-là la chapelle reste ouverte assez tardivement. Un certain jour, un marin échauffé par de multiples libations, trouvant la porte fermée et ne voulant pas manquer à l’usage traditionnel, frappa la porte de plusieurs coups de poing en s’écriant : Gurun, Intron Varia, bloavez mad doc'h memeuz tra. Le calvaire voisin de la chapelle est daté de 1588. Le pardon, très fréquenté, a lieu le 15 Août. Les marins tiennent en grande vénération Notre-Dame de la Joie. Ils l'invoquent pour obtenir une bonne pêche et contre les tempêtes. Pour la remercier de les avoir préservés du naufrage, plusieurs marins venaient le jour du pardon faire le tour de sa chapelle, nu-pieds, en corps de chemise, et portant un cierge (Archives de l'Evêché).

Ville de Penmarch (Bretagne).

 

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Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " La chapelle de Notre-Dame de la Joie en Penmarc'h "

la chapelle Saint-Marc (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, située près de Keradennec. La chapelle abrite la statue de saint Marc et une Vierge-Mère avec l'Enfant sur les genoux ;

Nota 8 : Cette chapelle, qui semble du XVIIème siècle, est d’assez petite dimension, un minuscule clocheton la surmonte. Construite à flanc de coteau, elle se détache sur un fond d’arbres qui dépendent du village tout proche de Kéradennec. De la route de Penmarc'h au Guilvinec, un joli vallon y conduit. Le paysage n’est pas indifférent et pourrait tenter le pinceau d’un artiste. La fontaine est tout proche de la chapelle, à gauche. L’intérieur a une seule nef rectangulaire. L’autel en granit est entouré à sa base d’une boiserie qui demanderait à être remplacée, si les ressources le permettaient. Faute d'entretien, il y a quelques années, cette chapelle était très délabrée. Le recteur (vers 1938) de Penmarc'h l'a fait restaurer et pourvoir d’une nouvelle couverture. Au-dessus de l’autel, deux statues qui doivent être très anciennes d’après leur facture d’assez grande dimension. L’une représente la Sainte Vierge couronnée et assise, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus ; l'autre est la statue de saint Marc ; à ses pieds, le lion. Le 25 Avril, fête de saint Marc, la procession dite « des grandes litanies » vient de Penmarc'h à cette chapelle, où se dit la messe de station (Archives de l'Evêché).

l'ancienne chapelle Saint-Pierre (XVIème siècle) de Kérity, précédée d'une tour carrée qui constituait une défense du port, au Moyen Age. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire, situé près du phare. Le sémaphore était installé au haut de la tour, et fonctionnait avant la construction du sémaphore actuel. La chapelle abritait jadis les statues de saint Pierre, saint Nicolas, sainte Barbe et la sainte Vierge. " Situé un peu plus haut sur la côte, ce sanctuaire de la fin du XVème siècle a été raccourci de moitié par la construction de l’ancien phare. La tour carrée, à meurtrières, solidement construite, servait à la fois de défense et de clocher. Dans la chapelle figurent les vieilles statues de la Mère de Dieu, Saint Pierre, Sainte Barbe avec sa tour, et Saint Nicolas, le patron des marins. Le 29 Juin, jour du pardon, les enfants affluent, amenés par leurs parents. La coutume existe d’y envoyer, au cours de l’année, les petits enfants, pour qu’ils obtiennent de marcher plus aisément " (H. Pérennès) ;

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " La chapelle Saint-Pierre en Penmarc'h "

l'ancienne chapelle Saint-Laurent, aujourd'hui disparue et située jadis dans le cimetière de saint Nonna (Penmarch) ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, aujourd'hui disparue et située jadis près du port de Kérity ; 

l'ancienne chapelle Saint-Fiacre et Saint-Sébastien, aujourd'hui disparue et située jadis près de Saint-Guénolé. Elle était déjà en ruines en 1845 ;

le calvaire de Lescors (1618) ;

le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie (1588), restauré en 1714 et au XXème siècle ;

Le calvaire de Notre-Dame de la Joie en Penmarch. Photo agence Rol.

la croix de la Madeleine (XVIème siècle) ;

le calvaire de Saint-Guénolé ou Croix-de-Kerouil (XIVème siècle), situé rue Lucien-Larnicol ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerellec (XIXème siècle), la croix de Kergadien (Haut Moyen Age), Croas-Pen-an-Dalar située à Kergadien, rue des Alouettes (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Kérity (fin XIXème siècle), la croix du presbytère de Kérity (Moyen Age), Croix-de-Port-de-Bouc située à Kérity (XVIIème siècle), la croix monolithe de Kerradénec ou Croas-Riou, la croix de Kerradénec (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Penmarc'h (XIXème siècle), Croas-Menez-Gad située à Penmarc'h (Haut Moyen Age), le socle de croix situé à la pointe de Penmarc'h, au sud de la chapelle du Vieux-Phare (XVIème siècle), la croix de Prat-ar-Calloc'h (XXème siècle), la croix de Saint-Guénolé, provenant de Saint-Fiacre (XVème siècle), la croix de la Tour-Carrée à Saint-Guénolé (XVIème siècle, restaurée au XXème siècle), l'autre croix de la Tour-Carrée à Saint-Guénolé, la croix de Saint-Guénolé, située à l'ouest de la plage de Pors-Carn (XVIème siècle) ;

le manoir de Pors-Lambert (XVIème siècle). La grange du manoir, qui subsistait encore en 1936, était un spécimen très curieux et unique dans le département, de ce genre de construction. Elle se composait d’un bâtiment assez élevé, terminé par deux pignons aigus et parallèles, que perçaient deux grandes portes en arc brisé, avec pieds droits à moulures, chapiteaux et cordons saillants. Au-dessus du passage couvert situé entre ces portes, un plancher percé d’une trappe formait le parquet d’une salle haute éclairée par une fenêtre à croisillon de pierre. Reçues par la trappe, les gerbes de blé y étaient emmagasinées et ventilées par une monumentale cheminée d’aération, qui ressemblait de loin au campanile d’une chapelle (H. Pérennès) ;

Ville de Penmarch (Bretagne).

le manoir de Kerbézec (XVIème siècle), situé en Kérity. La terre de Kerbézec appartenait au XVème siècle à Jacques de Guengat et à son épouse issue de la famille des Languéouez de Plonéour. A noter qu'un autre manoir du nom de Kerfézec ou Kerfec, situé non loin de l'ancienne fontaine de saint Nonna, dépendait jusqu'au milieu du XVIème siècle de Jean de Pratouarc'h et de Marie Le Floc'h, son épouse. Leur fils Jean, seigneur de Kérillio, est mentionné à Plomeur lors de la Réformation de 1536. Kerfézec devint ensuite la propriété de Pierre de Kernussan, sergent de la Tréoultré ;

le manoir de Kérousy (XVème siècle) ;

le château des Goélands (1888) ;

le lavoir ou fontaine de Saint-Marc (XII-XVIème siècle) ;

le piège à poissons de Pors-Carn (XIIIème siècle) ;

une maison du XIVème siècle ;

la tour carrée (1488), située rue des Primevères ;

les vestiges du Péniti (XVIème siècle), ancienne maison fortifiée puis presbytère ;

la maison Stephan (XVIème siècle) ;

le poste de garde (XVIIème siècle) ;

le phare d'Eckmühl (1897) de 65 mètres de hauteur (307 marches) et d'une portée de 35 milles. Par testament en date du 2 février 1885, Madame Adelaïde-Louise Davout d'Eckmülh, marquise de Blocqueville, décédée à Paris, le 7 octobre 1892, léguait une somme de 300 000 francs pour élever le phare d'Eckmülh ;

Penmarch (Bretagne) : le phare d'Eckmuhl. Photo agence Rol.

l'ancien phare (1835). L'établissement du phare sur la pointe de Penmarc'h est ordonné en 1793. Le 20 novembre 1835, ce dernier est remplacé par un phare de 41 mètres de hauteur et d'une portée de 22 milles ;

la mairie (1876) ;

l'ancienne école des garçons (1845) ;

une arche (1907) ;

le moulin à eau de Jéreon et les moulins à vent de St Guénolé, de Kerneil, de la Madeleine, du Poulguen ;

Voir aussi   Ville de Penmarc'h (Bretagne) " Les manoirs et rues de Tréoultré et Kérity en Penmarc'h "

A signaler aussi :

le menhir couché de Kergedal ou Kervédal (époque néolithique) ;

le menhir de Kerscaven (époque néolithique) ;

le menhir de l’évêque, situé sur la route de Plomeur (époque néolithique) ;

le tumulus de Poulguen (4000 avant Jésus-Christ) ;

les dolmens de Kersidal et Rosmeur ;

un four à goémon (1835) ;

les rochers de Saint-Guénolé ;

le monument aux morts, oeuvre de Pierre Lenoir, date de 1922 ;

les anciens manoirs de Kérity : Penn-ar-Pont, Pors-ar-Gosker ;

plusieurs maisons fortifiées à Kérity, dans le quartier de Kernévez ou Villeneuve et de Bourg-les-Bourgs ;

Lavoir de Penmarch (Bretagne). Photo agence Rol.

Nota : ANTIQUITÉS. M. Le Menn signale à Penanguer, près de Kerity, un dolmen colossal, détruit en 1820, puis près de la chapelle de N.-D. de la Joie un menhir de 2 m. 30 de haut. Non loin de ce mégalithe se trouvait un alignement de trois ou quatre rangs de menhirs, qui furent démolis vers 1850 (Bulletin de la Société Archéologique do Finistère, 1876, pp. 129 ssqq). Voici maintenant les monuments et objets mentionnés par M. du Châtellier (Les Epoques Préhistoriques, pp. 168 ssqq). - Menhir de 8 mètres de haut à Kerscaven, fouillé en 1867. — A 300 mètres, au Nord, près du hameau de Kerventeano, menhir de 4 mètres de haut sur 6 mètres de large. — Cromlec’h entourant le moulin à vent de la Madeleine ; de là partent des alignements qui viennent aboutir à la route de Pont-l'Abbé. - Tumulus à peu près détruit à cent mètres au Nord de ce cromlec'h. — Dolmen et tumulus de Rosmeur le premier fut fouillé en 1878 ; quant au tumulus exploré une première fois en 1867, il donna une hache en pierre polie, des éclats de silex, des restes incinérés, deux monnaies romaines de Dioclétien et Constantin, et des pointes de javelot en fer ; fouillé à nouveau en 1878, il y fut recueilli des pendeloques en pierre dure, des pointes en silex et des poteries dolméniques au milieu de restes incinérés. Le plateau de Rosmeur est défendu par une enceinte de mégalithes. - A Poulguen, au Sud-Est du bourg de Penmarc'h, beau tumulus de 40 mètres de diamètre sur 6 mètres de haut. En 1807, M. du Chatellier en explora une chambre. Les fouilles furent reprises en 1902 par M. Martin qui y découvrit une nouvelle crypte mégalithique. On y recueillit avec des débris d’ossements et des restes incinérés un assez grand nombre de pierres à concasser le grain, de molettes et de pierres à cupules (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1902, pp. 23-33). - Sur le sommet de la falaise, près de Kerrouill, petit tumulus fouillé en 1878. Neuf ans auparavant on avait trouvé dans ce village une monnaie gauloise en or. - Deux lec'hs, dont un cannelé à Gournac'h, à trois kilomètres au Nord-Est du bourg. — Lec'h près de la chapelle de La Madeleine. — Autre lec'h renversé dans le chemin conduisant du bourg à la grève de Kerity. - M. du Châtellier signale encore deux sépultures en pierre dont l’une renfermait un squelette, l’autre des restes incinérés ; puis deux cachettes qui ont donné des haches en pierre polie. - Un groupe finistérien d'Etudes préhistoriques se fonda en 1919, sous la présidence du commandant Bénard Le Pontois. De 1919 à 1922 il organisa quatre campagnes de fouilles dans le pays bigouden. D’intéressants résultats furent acquis. Notons en ce qui touche Penmarc'h, la découverte du menhir anthropomorphique de Kervédal, la défense mégalithique de Porz-Tibor, les monuments de Feunteunigou et de Poulguen-Bihan... . - Pour recueillir le résultat des fouilles pratiquées dans la région de Penmarc'h et aussi en d’autres parties du Finistère, un Musée fut fondé, en 1924, à Porz-Carn, en Penmarc'h. Il est complété par un laboratoire et par une belle bibliothèque de préhistoire. L'Institut Finistérien a été déclaré Etablissement d’utilité publique et Musée National (L’illustration Economique et Financière, Le Finistère, 1929, pp. 67-72). Il va sans dire que devant les obscurités qui planent sur le terrain de la préhistoire, une certaine réserve s’impose en ce qui touche les périodes antérieures à l’occupation romaine (Quiniou, Penmarc'h .., pp. 15-26).

Port de Penmarch (Bretagne). Photo agence Rol.

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ANCIENNE NOBLESSE de PENMARC'H

De l'époque de la prospérité datent quelques manoirs :

Le manoir de Kerlaérec, à l'Est du bourg. La métairie du Gorray en dépendait. Kerlaérec appartenait, en 1481, à Bertrand Lézongar ; plus tard, à escuyer Guillaume de Kerlaérec, sr. de Botbellec, en Plobannalec. Marie de Kerlaérec épousa sr. le Héder Kerlambert, de Tréoultré.

Le manoir de Kerdavid, plus près du bourg, dont était propriétaire dame Marie de Méabé, douairière de Kervéréguin (Loctudy), veuve de René Kervéréguin, notaire royal en 1598. Cette famille possédait également le manoir de Kervinigan, dans le village du même nom, à peu de distance et à l'Ouest de l’église paroissiale.

Deux cents mètres plus loin, c’est le Pénity, dont les murs portent encore des restes de fortifications. Au-dessus d’un portail à arcades rondes, s’étend un rempart à mâchicoulis, dont la plate-forme pouvait recevoir des canons de petit calibre.

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Derrière cette demeure fortifiée se trouvait le manoir de Pors-Lambert que possédaient, au XVIème siècle, les seigneurs de Kerfeuntenic, en Plobannalec, du nom de Toullalan. On a prétendu que la grange de Pors-Lambert était une grande dîmière. La chose est peu probable : les anciens titres n’en disent mot, et il était bien rare, d’autre part, qu’un droit de dîme appartînt à une seigneurie séculière (Archives départementales. Fonds Le Guennec). A côté de cet édifice, existent de vieilles maisons à portes sculptées ; anciennes propriétés de gens riches, commerçants ou bourgeois.

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Plus loin, dans les terres, c’étaient : le manoir de KérontecKéraondu, à Henry de Kerouant.

Le manoir de Kerlégristy, d’abord au sr. de Pellendès, puis à Hascoët le Harzer, et en 1564 à Rolland de Guermeur, seigneur de Coatrozec'h.

Le manoir de Kerganten qui appartenait à Marguerite Le Divanac'h, veuve en 1542 de Jean de Kerouant, de Plonéour-Lanvern.

Signalons encore le manoir de Kérellec. Puis, tout près des marais, l’important manoir de Pors-ar-Gosquer. Ce manoir avec ses deux portes cintrées, dont l’une est surmontée d’une statuette en kersanton de Sainte Thumette, patronne de Kérity, est entouré de fortifications rappelant celles du Pénity. Il appartenait à la fin du XVIIème siècle à Anne Danyel, veuve du sieur Frollo de Kerlivio. En 1732, il devenait la propriété de l’église de Tréoultré.

Le manoir de Pors-ar-Paign, dont les matériaux ont été utilisés pour des constructions modernes. Le sieur Le Paign était en 1680 notaire royal à Kérity.

Plus près de la mer, le manoir de Kervellec.

Non loin de la gare, le manoir de Kergazézan, qui fut la propriété de Jean de Quilliourc’h, puis de la famille de Keranrouès, et enfin de Jean de Rohan.

Le manoir de Kéréon, au Nord-Ouest du bourg.

A Kérity, plusieurs édifices portent encore le cachet des XVème et XVIème siècles. Quelques-uns sont fortifiés. Il s’y trouvait quelques manoirs :

Le manoir de Penn-a-Ger, qui appartenait à Pierre Soubly et à Jeanne Laurens, sa femme.

Le manoir de Penn-ar-Pont, dont Henri Floc'h était seigneur.

L’important château de Kerouzi, qui devint la citadelle de Kérity. Cette place forte est close par un mur crénelé dans lequel s’ouvrent deux portes monumentales. Elle subit deux sièges, l’un en 1595 par la Fontenelle, l’autre en 1597 par Soudéac, gouverneur de Brest.

Le manoir de Poulglas, qui dépendait de la Confrérie du Rosaire de Tréoultré.

Le manoir de Kerandraon, dont était seigneur messire Jean de Guengat, époux de Péronelle de la Coudraye.

Le manoir fortifié de Kerbézec, qui appartenait à Jacques de Guengat et à sa dame de la famille des Languéouez, de Plonéour.

Le manoir de Kerfézec ou Kerfec, qui dépendait jusqu’au milieu du XVIème siècle de Jean de Pratouarc'h et de Marie Le Floc'h, sa femme. Il devint ensuite la propriété de Pierre Kernussan.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Tréoultrez et  Penmarc'h étaient présents :

Pierre Guilligouc'h, représenté par Yvon son fils, archer en brigandine ;

Henry de Mesguen, archer en brigandine ;

Yvon Kersaduon, représenté par maistre Yves son fils, archer en brigandine ;

Jehan de Lamprat, archer en brigandine ;

Henry le Normond, représenté par Yves Guidel, archer en brigandine ;

Michel Uvic, archer en brigandine ;

René Guimiec, représenté par Jehan son fils, archer en brigandine ;

Guillaume Bredouffic, archer en brigandine ;

Yvon Jaffrais, archer en brigandine ;

Guillaume Billouart (*), autre cohéritier de feu M. Yves Guillaume Mocam, le ... ont présenté Guillaume Verron et Alain de Kerangars, archers en brigandine. 

(*) Tige des Billouart, sieurs de Kerlerec, qui ont donné à la marine française plusieurs officiers de distinction, principalement Louis de Kerlerec, capitaine de vaisseau et gouverneur de la Louisiane, sous le règne de Louis XV.

(à compléter)

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