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PLESTIN-LES-GREVES

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La commune de Plestin-les-Grèves ou Plestin (pucenoire.gif (870 octets) Plistin) est chef-lieu de canton. Plestin-les-Grèves dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne)

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESTIN-LES-GREVES

Plestin (-les-Grèves) est une contraction de Ple Gestin et signifie paroisse de Gestin ou Jestin. Ce dernier était un pieux solitaire qui vécut dans ce pays, vers le sixième siècle, et y mena une vie exemplaire, que la paroisse crut devoir consacrer sa mémoire en prenant son nom. Il avait élevé un oratoire et une cellule qu’il fut forcé d’abandonner pendant un voyage qu’il fit à Rome. A son retour, il retrouva sa cellule, mais elle était habitée par Saint Efflam, qui voulut la lui rendre. Gestin s’y opposa, et les deux saints vécurent ensemble à partir de ce moment. Efflam fut enterré à Donguel.

Ville de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

Les premiers documents historiques relatifs à Plestin remontent au XIème siècle : ils mentionnent le prieuré de Roc'h-Hirglas (ou Grand-Rocher), fondé par l'abbaye du Mont-Saint-Michel, à la suite d'une donation faite en 1086 par Hugues, évêque de Tréguier. En 1096, il existe "quedam terra quae vocatur Plegestin" (Morice, Preuves, I. 460).

voir Plestin-les-Grèves "Le prieuré de Roc'h Hirglas en Plestin"

Dans les extraits du " Compte de dépenses de Roland Le Lombard, pour l'exécution du testament de Jean II, duc de Bretagne " (1306-1308), on trouve mentionné : " Rivalon Le Dren pour le domage du chomage du moulin de Plestin durant sa ferme, 20 s "

Plestin-les-Grèves était une paroisse du diocèse de Tréguier dès 1330 (Procès de canonisation de saint Yves). En effet, à cette époque " Hamon Toulefflam, de la paroisse de Plestin, ermite de bonne réputation, âgé de 60 ans " (témoin n° 20) dépose lors de l'enquête de canonisation de Saint-Yves, ainsi qu'une autre paroissienne de Plestin " Catherine, épouse de Jean Le Gaven, originaire de Ploujean, maintenant paroissienne de Plestin, âgée de 40 ans et plus " (témoin n° 170). 

Plestin-les-Grèves avait jadis pour succursale Trémel. Cette ancienne paroisse primitive ne formait d'abord qu'une seule commune avec Trémel, qui en est détaché par la loi du 30 août 1838. Le nom de Plestin est changé en celui de Plestin-les-Grèves par le décret du 7 juillet 1884.

Le 3 juillet 1590, la paroisse de Plestin-les-Grèves eut dix-sept de ses miliciens tués sur la Lieue de Grève par la garnison royaliste du château de Tonquédec et le le septième jour de même mois, il y eut encore au bourg de Trédrez un engagement où périrent six Ligueurs (" Entre la lande et le bourg de Trédrez furent tués et massacrés par les soldats de Coatfrec, et de Tonquédec, le mardy, troisième jour de juillet, l’an 1590, les dénommés ci-après…. Et pour les âmes des cy-dessus dénommés, supplye N.-S. Dieu, par sa sainte miséricorde, qu’il lui playsse donner pardon aux pères, mères, enfants, parents, amis et bienveillants desdits décédés ; à cette fin qu’ils puissent librement et dévotement prier Dieu pour lesdits décédés, et pardonner à ceux qui ont fait la faute, pour qu’ils puissent vérifier la parole de Dieu ") et fut ensuite pillée (" Ledit tierce jour et an que dessus (3 juillet 1590), furent brûlées et ravagées plusieurs maisons en paroisse de Plestin et ailleurs par ceulx du Roy, tellement que les gens de bien, sont obligés d’aller quester l’aumône et ne savent où y aller par la pauvreté d’icelles guerres, dont supplye Dieu lui donner une payx général. Et au reciprocque le 21 dudit mesme mois de juillet 1590 fust pareillement bruslée et ravagée la paroisse de Plouaret, Ploebezre, et la ville de Lannyon par ceulx qui tenoient le parti du duc de Mercure et de Saincte Union ... En l'an 1596 fust faicte une treuve genneralle par toute la France ... Le 24 jour d'avril 1596 sur la vespree logea une compaignee de gentz de guerre au Vieulxmarché, Plouaret, Lanvelec et Ploefur qui firent un très grand dommage et ruine ... ").

Dans une enquête faite à Guingamp les 9, 10 et 11 mai 1594, sur demande de l'évêque de Tréguier, Guillaume du Halegoët, nous lisons : " .... et a auxy entendu que incontinent après le premier ravaige les commissaires dudict duc de Mercoeur saisirent de leur authorité et a l'instigation et menée dudit scolastique  [Note : Le scolastique, fils de la maison de Kermarquer-Arrel], les fruits dudit evesché, instituèrent et establirent officiers et commissaires qui jouirent tant desdits offices que fruictz dudit évesché par un long-temps, et encores aprésant ledit scolastique, soubz prétexte qu'il du testre donataire desdits fruictz, a jouy et disposé, jouit et dispose de partie du revenu dudit sieur évesque, scavoir de ce qui est en la parouesse de Plestin près Mourlaix, place ennemye en laquelle ledit scolastique s'est tenu pendant les troubles, lequel revenu, le poulant a ouy estre réputé le tiers du gros et revenu dudit évesché. " (déposition de Claude de Kerguezay, gouverneur de Guingamp).

En 1675, lors de la révolte du Papier Timbré, il y eut des troubles à Plestin-les-Grèves. En effet, le curé de Plestin, inscrivait sur le registre de sa paroisse la note suivante, rédigée en latin : « Exorta est hoc anno 1675, in totâ ferè Britanniâ Armoricâ et alibi multis in locis, seditio, ob quam Parlamentum desiit esse Rhedonis translatumque Venetis jussi Regis ; transmissi in hanc provinciam milites, duce et gubernante Carolo d'Ailly, duce de Chaulnes totius que Brianniœ gubernatore. Rustici rebantur omnia licita, communia bona, nec ab Ecclesiee ministri abstinebant : partim volebant jugulare partim expellere à suis parochiis. Ô tempora ! ô mores ! Quibus malis obviam Deus ibit et Rex. Nec fuit hoœ parochia Plebis [estini à talibus immunis tumultibus, ob quo s multœ mihi peregrinationes fuerunt faciendœ, multa sigillatim dicere quœ taceo. Hoc scripsi et subscripsi Ianuarii Idibus, an no proximè sequenti [Note : 13 janvier 1676]. JACOBUS BOESSY, RECTOR ANNO 1676 ». [Note : Traduction  : " En raison de la sédition qui éclata en cette année 1675 dans presque toute la Bretagne, en maints lieux un peu partout, le Parlement cessa de siéger à Rennes et fut transféré à Vannes par ordre du Roi. On envoya des soldats dans cette province, sous le commandement de Charles d'Ailly, duc de Chaulnes, gouverneur de toute la Bretagne. Les paysans estimaient que tout leur était permis, que les biens étaient communs, et ils n'épargnaient même pas les prêtres : certains voulaient les égorger, d'autres les chasser de leurs paroisses. Ô temps ! Ô moeurs ! Dieu et le Roi préviendront ces malheurs. Ma paroisse de Plestin ne fut pas exempte de tels troubles, qui me contraignirent à faire de nombreux déplacements ; je pourrais raconter bien des choses par le menu, mais je me tais. J'ai écrit ceci le 13 janvier de l'année suivante, et j'ai signé ". Suite à l'amnistie et abolition accordée aux séditieux de la province de Bretagne en 1676, on trouve annexé une " Liste de ceux que le Roy a exceptez et reservez de la grâce et abolition qu'il a plu à sa maiestê d'accorder aux autheurs et coupables des desordres et seditions arrivées en Bretagne, depuis le 15ème jour d'Avril dernier jusques à ce jourd'huy " où sont cités Jacques et Yves Gariou de la paroisse de Plestin-les-Grèves.

L'ancienne paroisse de Plestin-les-Grèves dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Morlaix. Elle relevait du roi et avait pour trève Trémel [Note : A Plestin, les subdivisions de la paroisse, Tréoustat, Treffmeur, Tref an Arvor, Tref an Hay, Tremel, Tresperner, Tredillec, Treffholen, Trefarnin, Treffgaran sont désignés indifféremment par le terme trêve ou par celui de frairie (voir A.-D. Côtes-d'Armor, 1E999 à 1005 et 1E2518 à 2588]. La cure était à l'alternative. Elle possédait jadis une haute juridiction appartenant à la comtesse de Labédoyère et ressortissant de la sénéchaussée de Guingamp. En 1424, elle avait pour seigneur Jean de Penhoët, chambellan et amiral de Bretagne, et c'est en sa faveur que Plestin-les-Grèves fut transféré de la cour de Guingamp à celle de Morlaix par lettres du duc Jean V, données le 8 juin 1425.

On rencontre les appellations suivantes : Plegestin (en 1086, en 1163), Plestin (en 1292, en 1330), Ploegestin (en 1481). 

Ville de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

 

Ville de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

Note 1 : les armes employées par la commune de Plestin-les-Grèves dès 1965, sont "d'argent à un chevron de sable accompagné de trois étoiles du même". Ce sont celles de l'ancienne famille de Plestin aujourd'hui éteinte. 

Note 2 : la commune de Plestin-les-Grèves (Bretagne) est formée, à l'origine, des villages : Kerdaheret, Kerabic, Keriou, Guergay, Kermabilon, Prat-le-Dan, Pemprat-Huellan, Kerancrec'h-Bihan, Kervisio, Kervenou, Launay, Kerenbrigant, le Plessis, Kerargouinar, Pen-ar-Voas, Saint-Maudé, Pen-ar-Voern, Kervidonosé, Kergavarec, Kerguiniou, la Salle, Kerverzon, Trémel, Pen-an-Allé, Kersenan, Louc'h-Bihan, Kervelansquer, Kerjaloux, la Ville-Neuve, Kermezit, Kernours, Pors-an-Goff, Saint-Jacut, Kerdavid, Kernavalen, Guiguer, Lez-Mez ou Lez-Maës, Coat-Cléo, Lanharand-Bras, Coz-Castel, Goas-Ruguen, Coz-Venac'h, Porspoden, Toul-an-Héry, Locronan. Plestin-les-Grèves a perdu une partie de ces villages au profit de la commune de Trémel.

Ville de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de PLESTIN-LES-GREVES : - Guyomar (1261), - Even Begaignon (vers 1339), - Yves Le Sparler (1480-1496), - François de la Tour (1576), ..., - Michel Fournio, décédé en 1722. - Yves Rouget (1722-1764). - Guillaume Rouget (1764-1780), curé à Tréglamus. - Guillaume Rouat (1780-1790), etc ... Augustin Clec'h, né à Plestin-les-Grèves, vicaire de la dite paroisse de 1780 à 1791, arrêté à Morlaix le 20 juin 1794, fut guillotiné à Brest le 1er juillet 1794. Even (Yves) Begaignon, né entre 1306 et 1310, fils de Jean Begaignan, seigneur du Rumen en Plestin, et de Katell Autret (témoin n° 170 et guérie miraculeusement en 1304 par saint Yves), prend l'habit de l'ordre des Frères prêcheurs au couvent de Saint-Dominique, à Morlaix. Il aurait entrepris des études en la Faculté de théologie, la Sorbonne, de l'Université de Paris. A son retour de Paris, en 1339, nous le retouvons recteur de Plestin-les-Grèves où il entreprend d'énormes travaux dans l'église paroissiale (le choeur, la nef et la flèche du clocher). Vers 1700, subsistait encore dit-on " les arcades ogivales de la nef principale, une partie de la base du mur, côté nord, sous les deux fenêtres en plein cintre et la tour, qui est du XIIIème siècle. Sur plusieurs pierres on peut encore observer des marques de tâcherons " (anciennes archives paroissiales de Plestin-les-Grèves). Suite à l'élection du pape Innocent VI à Avignon, le 18 décembre 1352, Even Begaignan (Frater Evenus Begaignon) devient pénitencier apostolique, et représente la Bretagne. Even est pourvue de l'évêché de Tréguier, le 4 des calendes de décembre (28 novembre 1362), suite au décès de l'évêque Alain Thomé (ou François Alain), et une lettre de confirmation du pape Urbain V. Even Begaignon sera remplacé en 1371 à la tête de l'évêché de Tréguier par Jean Brun et décèdera en 1378.

L'ancien bourg de Plestin-les-Grèves (Bretagne).

Note 4 : Plestin-les-Grèves et sa trêve Trémel durant la Révolution : la plupart des éléments qui constituent ce sujet sont tirés des cahiers de délibérations du corps municipal de Plestin-les-Grèves, du Conseil général de la commune formé par des officiers municipaux et des notables, et enfin des assemblées primaires comprenant les citoyens de tous les cantons. Quand on parcourt ces pages, on est d'abord frappé par la vie politique active des communes. L'on a bien l'impression que le peuple, libéré enfin de la tutelle de la royauté absolue, de la noblesse et de l'église, accepte avec enthousiasme de procéder lui-même à son administration et un observateur, même partial, est forcé de convenir qu'il s'acquittait d'une façon satisfaisante des nombreuses charges qui lui étaient échues si soudainement, charges qui devinrent de plus en plus lourdes à mesure que les difficultés augmentaient, difficultés financières et difficultés provenant des révoltes intérieures et des guerres extérieures. L'on est frappé aussi par le républicanisme de la majorité des habitants de la commune et du canton de Plestin (Plestin-les-Grèves). On peut dire qu'ils acceptèrent de grand coeur la Révolution. Ils la comprirent, ils virent bien que si elle ne pouvait pas leur apporter, du moins immédiatement, la quiétude et le bonheur, elle avait eu la volonté de faire d'eux des hommes libres, conscients de leurs droits et de leurs responsabilités ; et les extraits des délibérations que nous reproduisons laissent éclater un réel enthousiasme pour cette vie nouvelle, une grande fidélité aux belles idées qui venaient de se réaliser. La première délibération figurant sur le premier des huit cahiers qui retracent toute l'histoire de notre commune, pendant cette période agitée, est datée du 8 août 1790. Il y eut, sans doute, des délibérations antérieures, mais nous n'en avons pas retrouvé la trace. Où en était la France le 8 août 1790 ? Des journées révolutionnaires importantes s'étaient déjà passées. Le Tiers-Etat, c'est-à-dire les représentants du peuple, luttaient depuis plus d'un an pour arracher des libertés au roi Louis XVI. Le 20 juin 1789, ils avaient juré, dans la salle du Jeu de Paume, de donner à la France une Constitution. qui divisât les trois pouvoirs et assurât au peuple une partie de ses droits. Et le roi et la noblesse avaient dû céder. La Bastille, prison politique, avait été prise par le peuple le 14 juillet 1789. Pendant la nuit du 4 août, la noblesse avait renoncé à tous ses privilèges. Les 5 et 6 octobre 1789, le peuple avait ramené à Paris le roi et sa famille, et dès ce moment, l'on peut dire que la royauté absolue avait été vaincue par le peuple. Cependant, une grande fête venait d'avoir lieu, trois semaines auparavant, à Paris et dans les départements. Ce fut la fête de la Fédération qui, le 14 juillet 1790, consacra l'avènement de la monarchie constitutionnelle. Le roi et la reine avaient juré d'être fidèles à la Constitution et la Révolution eût pu s'arrêter là si le roi, la reine et la noblesse avaient loyalement accepté cette monarchie constitutionnelle qui venait de devenir une réalité. Mais des fautes commises forcèrent les révolutionnaires à dépasser le but qu'ils s'étaient d'abord assigné. Au cours de cette étude, nous ne placerons pas tous les événements dans un ordre chronologique des faits. Nous avons pensé qu'il valait mieux séparer les questions et étudier chacune d'elles, d'un bout à l'autre de la Révolution : l'exposé y gagnera en clarté et il sera plus facile de suivre l'évolution rapide qui se produisit dans les assemblées et les moeurs de tout un peuple (Jules Gourio). Nous adopterons donc le plan suivant :

Plestin les Grèves (Bretagne) Les assemblées et les administrateurs communaux sous la Révolution (cliquer) ;

Plestin les Grèves (Bretagne) Les assemblées primaires sous la Révolution ;

Plestin les Grèves (Bretagne) La question religieuse sous la Révolution ;

Plestin les Grèves (Bretagne) La question financière sous la Révolution ;

Plestin les Grèves (Bretagne) La réforme des poids et mesures durant la Révolution ;

Plestin les Grèves (Bretagne) La défense intérieure et extérieure durant la Révolution ;

Plestin les Grèves (Bretagne) La paroisse de Plestin-les-Grèves (Plestin) durant la Révolution ;

 Plestin les Grèves (Bretagne) Les prêtres réfractaires de Plestin-les-Grèves (Plestin) durant la Révolution ;

 

 Ville de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

Voir aussi   Les origines du Pays de Plestin (Bretagne) "L'histoire et les origines du Pays de Plestin"

Voir aussi   Les origines du Pays de Plestin (Bretagne) "La paroisse de Plestin-les-Grèves aux XVIème et XVIIème siècles"

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de PLESTIN-LES-GREVES

L’EGLISE est un édifice gothique, fondée en 984, dit Ogée, par Geoffroy 1er, duc de Bretagne. Le fronton porte la date de 1576, qui rappelle sans doute une réparation ou reconstruction importante. Elle renferme, non pas le tombeau de Saint Efflam, comme on le croit généralement, mais bien un monument du seizième siècle, sur lequel le saint est représenté couché et revêtu des insignes de la royauté. Une tablette placée à côté porte cette inscription : Cy gist le cor du glorieux saint Efflam, prince, fils du roi d'Hybernie, en 994. Avant la révolution, une grille en fer, en forme de chapelle, entourait ce sépulcre ; mais cette grille, dont on admirait la richesse et le travail, n’existe plus. On pense qu’elle a fait partie des ornements religieux de la paroisse, mis en vente en 1793.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Une toute petite flèche en pierre, à 6 pans, surmonte le clocher de cette église , qu'entoure une galerie également en pierre.

Nous avons dit que le tombeau de saint Efflam, actuellement dans l’église de Plestin, datait du seizième siècle, tout au plus. Ce n’est donc pas le tombeau que fit construire Paul, évêque de Tréguier, en 994, et dans lequel fut placé le corps de saint Efflam, après avoir été enlevé de la chapelle bâtie sur l’emplacement où il avait été inhumé. Le monument du dixième siècle, le sépulcre qui reçut les dépouilles mortels de saint Efflam, n’a pas laissé de traces. Il a été détruit sans doute par les normands, lesquels, on le sait, ensanglantèrent la Bretagne pendant 26 ans, pillant et ravageant de préférences les monastères et les églises. Il ne serait donc pas étonnant que lors de l’ouverture du tombeau actuel, il y a une quarantaine d’années, sous la direction de M. de Lamennais, alors grand-vicaire du diocèse de St-Brieuc, on n’y eût trouvé que du varech, comme l'affirme le président l'Habasque, dans ses « Notions Historiques », et les continuateurs d’Ogée. Mais l’abbé Kermoalquin, dans ses Etudes sur les villes de Bretagne, soutient, au contraire, qu’on trouva des ossements humains dans ce tombeau, à l’époque que nous venons de rappeler, et il ajoute que cette circonstance est mentionnée au procès-verbal.

Les parties les plus anciennes sont le clocher et plusieurs arcades (XVème siècle), ainsi que le porche sud (1576) avec statues des Apôtres, par Roland Doré (vers 1610). La chaire à prêcher, oeuvre d'Alfred Ely-Monbet (ou Ely Mombet), date de 1913. Un vitrail récent représente saint Jacut et saint Guénolé.

Un inventaire de 1527, conservé jadis au presbytère, nous apprend que cette paroisse de Plestin-les-Grèves possédait " deux missels en moulle, les deux que donna Pierre Richard et l'aultre que donna feu dom Gonery Bras, prestre ; - item, ung manuel sur vellin ; - item, ung vieil breviaire sur vellin ; - item, un graduel à chanter ; - item, un saultier en vellin ".

Plestin-les-Grèves ou Plestin

 

Plestin-les-Grèves ou Plestin

 

Eglise de Plestin-les-Grèves (Bretagne)

 

Voir aussi   Plestin les Grèves " Description de l'église de Plestin les Grèves

La chapelle, dédiée à Saint Efflam (XV-XVIIIème siècle) et très remaniée en 1645, en 1708, en 1768 et en 1833, existe toujours. La chapelle a été classée monument historique le 1er décembre 1908. Si l’on en croit la tradition, elle a vu s’accomplir un miracle en 994, sous le pontificat de Paul. Toutes les fois, dit la légende, que l’on balayait cette chapelle, des gouttes de sang suintaient à travers des dalles. Informé de ce prodige, l’évêque ordonna des prières publiques et fit creuser à l’endroit d’où sortaient ces gouttes de sang. Les fouilles firent découvrir, à une très petite profondeur, une bierre et des inscriptions indiquant que le corps qui y était renfermé était celui de saint Efflam, mort le 6 novembre 512, et enseveli par ses religieux dans cet endroit retiré. Ce fut alors qu'eut lieu la translation des restes mortels d'Efflam dans l'église paroissiale de Plestin.

Chapelle de Saint-Efflam à Plestin-les-Grèves (Bretagne).

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle de Saint-Efflam

 

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Voici, d'après les hagiographes, la vie fort abrégée de saint Efflam : Il était fils unique d’un roi d’Irlande. Pressé de s’unir à Honore, fille d’un roi Saxon, il y consentit, mais après avoir inspiré à sa fiancée le désir de vivre comme lui dans l’abstinence. Les dissipations de la cour s’accordant mal avec ces goûts de solitude, un jour il s’embarqua sur un navire avec quelques jeunes seigneurs et vint aborder sous la grande roche bleue (Hyr Glas), entre Toul-Efflam et Loc-Mickel, à la lieue de grève enfin, où il y avait pour lors une grande forêt (En 1812, des traces de cette forêts apparurent en plusieurs endroits de la rade, après un orage : des tronçons d’arbres forestiers se montraient partout).

Notre saint, à peine débarqué, vit accourir à sa rencontre un dragon énorme, dont la gueule béante vomissait du feu. Efflam, sans s’épouvanter, attendit courageusement le monstre, et, après une lutte acharnée, le précipita dans la mer [Note : " La bête maléfique vaincue par le valeureux chevalier fut enchaînée au Rocher rouge, ar Roc'h ruz. Quiconque se rendrait dans ces parages, sans intention de trouver le monstre, le verrait, paraît-il, faisant reluire au soleil ses écailles jaunissantes, battant l'eau de ses ailes et de sa queue et l'entendrait siffler et pousser des cris qui font trembler le rivage et sèment au loin la terreur et l'épouvante. Celui qui irait exprès pour l'écouter trouverait, dit-on la mort " (D. J. Giraudon). C'est saint Efflam en personne qui avait donné un sifflet au monstre comme le relatent ces vers extraits d'un chant ancien retenu par un cavannais : Al loen furius a c 'houle - Deus ar Prins Efflam nag en deiz-se : — O Prins Efflam laret-hu din, - Na petra roet-hu din d 'am diduin ? - Ur sonerez a zo em godell ganin - Hag a roin dit dez tiduin - Sonin ganti teir gwech bemdez - Da noz, da veure, da gresteiz. (L'animal furieux demandait - Au Prince Efflam ce jour-là : - Oh Prince Efflam, dites-moi, - Que me donnerez-vous pour me distraire, - J'ai un sifflet dans la poche - Je te le donnerai pour te distraire - Tu siffleras trois fois par jour - Le soir, le matin et à midi).]. Quelques-uns disent que le dragon fut tué par Arthur, parent d'Efflam, pendant que celui-ci était en prières, et ils ajoutent que ce fut pour désaltérer Arthur , après le combat, qu'Efflam fit jaillir avec son bâton la source qui alimente la fontaine dont nous parlons plus loin.

Délivré du dragon, saint Efflam fonda un monastère. Mais dans ce même temps, Honora quitta, elle aussi, sa patrie et vint aborder à Vetus Civitas, au Coz-Gueodet. Elle s’était, dit la légende, fait coudre dans une peau de bœuf et jeter à la mer. Les flots la portèrent jusqu’à l ‘embouchure de la rivière du Léguer et la déposèrent dans les filets d’un pêcheur. Celui-ci la voyant si belle, la conduisit au gouverneur de Vetus Civitas, qui en devint amoureux et voulut la retenir.

Le gouverneur tenta de l’enlever et la poursuivit jusqu’à la lieue de Grève ; mais ayant été puni de cette témérité par la paralysie de l’un de ses bras, ses yeux s’ouvrirent à la lumière, et repentant il n’hésita point à recourir aux prières de saint Efflam pour recouvrer la santé. Le saint obtint la guérison du gouverneur, et celui-ci, à dater de ce moment, se déclara le protecteur du monastère naissant.

Note 1 : La chapelle Saint-Efflam est mentionnée fort anciennement. L'édifice actuel, datant de 1883, est de plan rectangulaire avec chevet arrondi. Statues modernes de saint Efflam et sainte Henora (R. Couffon).

Voir aussi   Plestin les Grèves " Ancienne Vie latine de Saint-Efflam

Plestin-les-Grèves : Chapelle de Saint-Efflam

Plestin-les-Grèves : Chapelle de Saint-Efflam

   

Plestin-les-Grèves : Chapelle de Saint-Efflam

   

La chapelle Saint Jacut (XVème siècle), construite en 1487-1497 par Etienne Beaumanoir pour la famille Lezormel, contient des restes de verrières de la même époque, représentant les sires de Lezormel agenouillés ; elle a donné asile à des débris d'un calvaire en Kersanton (XVème siècle). Un prieuré aurait été fondé au VIème siècle par des disciples de Saint-Jacut et rattaché à un prieuré de Notre-Dame de Pitié. Au XIème siècle l'abbé Hingethen, refondateur des abbayes de Saint-Méen et de Saint-Jacut, qui possède des terres dans la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, appelé autrefois Ploucastel, aurait fait relever le premier édifice. Les religieux bénédictins installèrent le culte de Saint-Jacut. Ils y placèrent aussi d'autres saints de sa famille : Gwennole, Guethenoc, Fracan, Gwen et Creirwie. Confirmé dans la Bulle papale. Malheureusement, faute d'entretien, cette chapelle menaçait ruines avant la fin du XVème siècle. En effet, l'abbaye était depuis 1475 aux mains d'un abbé commanditaire qui se souciait peu de frais de réparation. A la fin du XVème siècle, Guillaume de Lezormel, seigneur de l'endroit fait reconstruire la chapelle entre 1487 et 1497. En 1504, Perceval de Lézormel y fonde trois messes moyennant le service d'une rente en Plouzélambre. Restaurée en 1867. Le pignon s'élève actuellement à une hauteur de 13 mètres. Au faîtage du toit se trouve une plateforme rectangulaire supportant un clocheton élégant de 5 mètres de hauteur se terminant par une flèche aux frontons triangulaires qui ne porte qu'une seule cloche. Dans la chapelle, statues anciennes de Saint-Jacut et de Saint-Gwennolé (ou Saint Guénolé). L'une des statues de saint Guénolé est en bois polychrome (H. 1,20 m) : l'abbé est mitré en habits sacerdotaux, tenant de la main gauche un livre ouvert, et dans la main droite, une crosse. L'autre statue de saint Guénolé est en pierre, posée sur le mur du cimetière et provient d'un ancien calvaire. Maison du desservant accolée au placître. Les propriétaire actuels donnent pour origine du prieuré le débarquement de Jacut lui-même en ce lieu (Société d'Emulation des Côtes d'Armor - année 1999). 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle de Saint-Jacut

Note 2 : La chapelle Saint-Jacut (ou Jagut) est dédiée à Notre-Dame de Pitié et saint Jacut. — Dès 1163, elle relevait de l'abbaye Saint-Jacut-de-l'Isle (aujourd'hui abbaye Saint-Jacut-de-la-mer). L'édifice actuel, dû aux plans d'Etienne Beaumanoir, fut commencé en 1487 ; et, le 1er mai 1493, le pape donnait une bulle d'indulgences en faveur de sa reconstruction et la permission aux femmes d'y faire leurs relevailles. Il fut achevé le 16 octobre 1496 et dédié le 7 juin 1498 ayant coûté 500 livres de maçonnerie et couverture. Depuis il a été restauré à différentes reprises et notamment en 1867. De plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, il a conservé au midi une porte surmontée d'une riche accolade. En 1940, la chapelle renferme des statues anciennes de saint Jacut, saint Guenolé, saint Tugdual, sainte Jeune, saint Nicodème ainsi qu'une Pieta et un Crucifix (les statues de saint Efflam et de saint Yves avaient disparu déjà à cette époque). En 1940, sont mentionnées devant la chapelle, des statues à doubles faces provenant d'un calvaire : saint Guenolé — sainte Jeune, sainte Vierge — saint Yves, saint Miliau — saint Nicodème, saint François — saint Jean évêque (R. Couffon).

Voir aussi   Plestin les Grèves (Bretagne) " La chapelle Saint-Jagut "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " L'enfance de saint Jacut ou Jagut "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Saint Jacut ou Jagut à l'île Lavré "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Les débuts de l'apostolat de saint Jacut "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Saint Jacut ou Jagut à Landoac "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Les dernières années de saint Jacut ou Jagut "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Le culte de saint Jacut ou Jagut en Bretagne "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Saint Jacut et la légende "

Voir aussi   Ville de Plestin les Grèves (Bretagne) " Vie de saint Jacut par Dom Noël Mars "

 

On comptait, dit le Registre de paroisse, avant la Révolution, 30 édifices religieux sur tout le territoire de la paroisse de Plestin-les-Grèves et de sa trève de Trémel. En défalquant les deux églises paroissiales et trèviale, il y avait donc 28 chapelles qui étaient :

- 7 chapelles dédiées à des saints locaux : Saint-Efflam (XV - XVIIIème siècle, reconstruite en 1883), Saint-Jestin, Sainte-Henora, Saint-Maudez, Saint-Yves, Saint-Harant (1706) et Saint-Mélar (de Keranauffret). 

Note 3 : La chapelle Saint-Garan ou Saint-Haran est une chapelle fort ancienne qui était en ruines en 1703 et dont l'évêque de Tréguier autorisa la reconstruction le 13 juillet 1706. A signaler que saint Haran, moine irlandais et compagnon de saint Efflam, est invoqué pour aider les enfants à marcher et pour protéger les porcs : il débarqua avec lui sur la Lieue de Grève, et s'installa dans un endroit appelé Lann Haran. La chapelle porte dans le pavage un cartouche portant la date de 1743 date de la facture de celui-ci. Vendue le 29 octobre 1806 à Yves Thomas, prêtre, elle fut donnée par lui à la fabrique le 5 juin 1816. L'acte de donation mentionne la chapelle avec son cimetière et divers objets de culte : un calice avec sa patène, 4 chasubles, 3 aubes et 2 surplis. De plan rectangulaire avec petit clocheton surmontant le pignon ouest, elle renferme les statues anciennes de saint Haran, saint Everzin (compagnons de saint Efflam), saint Herbot (en 1940) et saint Yves (en 1940). La chapelle a été restaurée par les habitants du quartier en 1946 et au début du XXIème siècle (voûte, lambris, peinture).

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle Saint-Haran

Voir aussi   Plestin les Grèves " La chapelle Saint-Haran

Note 4 : L'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui détruite. Elle est encore mentionnée existante en 1822. Les statues qu'elle renfermait sont, en 1940, au manoir voisin du Marc'hallac'h (R. Couffon).

Note 5 : L'ancienne chapelle Saint-Maudez, au village de Locmaudez et aujourd'hui détruite. Elle relevait du manoir de Kervidonné qui avait en outre une chapelle particulière également détruite (R. Couffon).

Note 6 : L'ancienne chapelle Sainte-Henora, aujourd'hui détruite. Elle relevait de la métairie de Lesargon et est mentionnée fort anciennement. Déjà en ruines en 1802, elle a aujourd'hui disparu (R. Couffon).

Note 7 : L'ancienne chapelle Saint-Gestin, près de Penanvern. déjà en ruines en 1802. Aujourd'hui disparue (R. Couffon).

Note 8 : L'ancienne chapelle de Saint-Mélar, aujourd'hui disparue.

- 2 chapelles de monastères : Saint-Jacut (édifiée en 1487-1496 par Etienne Beaumanoir, elle possède un clocher mur à une chambre de cloche) et la chapelle de Guernevez au Coz-Wenach dont le vocable n'est pas connu.

- 3 chapelles de saints romains : Saint-Sébastien (fin XVème siècle, le clocher mur possède une chambre de cloche), Saint-Claude et Saint-Morice (ou Saint-Maurice).

Note 9 : La chapelle Saint-Sébastien est un édifice de la fin du XVème siècle en forme de tau avec clocheton. Il fut vendu le 21 frimaire an IX, et a été restauré à plusieurs reprises. Au-dessus de la sacristie inscription : F. F. P. MESSIRE PICART F. HENRY Y. GALOU. En 1940, on mentionne des statues anciennes : Crucifix, Christ de Pitié, sainte Vierge, saint Sébastien (R. Couffon).

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle Saint-Sébastien

Voir aussi   Plestin les Grèves " La chapelle Saint-Sébastien

Note 10 : L'ancienne chapelle Saint-Maurice, détruite. Elle avait été érigée en chapelle de secours le 25 nivôse an XII.

- 3 chapelles servant de lieu de pèlerinage ou dédiées à une intention spéciale : Notre-Dame de la Mer ou de Lancarré (patronne de la mer), Sainte-Barbe (patronne des gardes-côtes, datée de 1609 et réparée en 1732), et Saint-Roch (saint protecteur contre les épidémies, datée de 1621, propriété au XVIIème siècle des seigneurs de Coat-Carric ou Coatgaric, le clocher mur est à lanternon). 

Note 11 : La chapelle de Lancarré est dédiée à Notre-Dame et à la Sainte Trinité. Elle était fort ancienne et débattue en 1261 entre les moines du Mont Saint-Michel, comme dépendant de leur prieuré de Roch'Hirglas, et le recteur de Plestin. Elle a été détruite peu après la Révolution.

Note 12 : La chapelle Sainte-Barbe est un petit édifice rectangulaire avec chapelle adjacente au nord du choeur et porche au sud. Le clocheton porte la date de 1609. A la Révolution, elle appartenait à l'hôpital de Morlaix et fut vendue comme bien national au citoyen Cosquer ; elle fut donnée à la fabrique le 7 décembre 1823. Elle renferme une belle poutre de gloire et les statues anciennes de sainte Barbe (XVIIème siècle), sainte Appoline, saint Roch, saint Louis, saint Marc et du Dieu de Pitié, toutes bénies en 1698.

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle Sainte-Barbe

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : chapelle Sainte-Barbe

Voir aussi   Plestin les Grèves " La chapelle Sainte-Barbe

Note 13 : La chapelle Saint-Roch est une fondation des seigneurs de Coatgaric. — L'édifice actuel, de plan rectangulaire, a été bénit le 23 avril 1621. Mentionné en mauvais état en 1782, il a été restauré à l'époque moderne et sert de chapelle funéraire à la maison du Lezart. Il renferme en 1940 les statues de saint Roch et de saint Cado (R. Couffon).

Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne).

 

Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne).

  

Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne). Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne).
     
Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne). Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne).
     
Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne). Chapelle de Saint-Roch à Plestin-les-Grèves (Bretagne).
     

- 13 oratoires de maisons nobles : Sainte-Anne (Kerbiriou, fin XV et XVIIème siècle), Sainte-Catherine (Leslac'h, édifiée en 1607 par Jean Kermoysan et Marie du Dresnay, le clocher mur possède une chambre de cloche), N. D. de Kermaria (Marc'hallac'h), Saint-Ollivier (Porjou), Saint-Jean (Porzpoden), Saint-François d'Assise (Le Petit-Locrenan), ainsi que les oratoires à vocable inconnu des châteaux et manoirs de Lesmais (XVème siècle, chapelle privée qui a servi aux Kergariou de chapelle funéraire), de Lézormel (XVIème siècle, chapelle privée), de Coatcaric, de Locrenan, de Kersénant, de Coatromar, de Trébiand et de Kergadiou.

Note 14 : La chapelle de Sainte-Anne est un édifice de plan rectangulaire, à vaisseau unique, restauré fin 1914. La fenêtre bouchée du chevet date de la fin du XVème siècle, le reste du XVIIème siècle, et le clocheton est plus récent. Le mur-pignon occidental comporte une porte à arc en anse de panier ébrasé en accolade. La partie Sud est percée d'une porte et d'une baie. Le chevet est un chevet plat ajouré d'une baie axiale en arc brisé à remplage. L'intérieur abrite une poutre de gloire. Les vitraux sont l'oeuvre de l'atelier d'Hubert Sainte-Marie de Quintin.

L'ancienne chapelle Saint-Jean, détruite. Elle est mentionnée en bon état en l'an X (R. Couffon).

La chapelle Sainte-Catherine de Leslech, visible encore en 1940. Edifice de plan rectangulaire dont le clocheton porte les armes de Jean de Kermoysan et de Marie du Dresnay. La chapelle fut bénite le 17 mai 1607 par Mgr Adrien d'Amboise et sa cloche le 23 mai 1608. Le mobilier mentionné en 1940 comporte un retable de la fin du XVIIème siècle portant deux écus, l'un aux armes mi-parti de Morice de Kermoysan et de Madeleine de Kerlech, l'autre aux armes de Leslech (Le Splan).

La chapelle Notre-Dame de Lesmais, forme, en 1940, l'extrémité de l'aile sud-ouest du château et présente un plan rectangulaire avec chevet arrondi formé par l'une des tours. Elle date du XVème siècle mais a été très restaurée et sert de chapelle funéraire à la Maison de Kergariou (R. Couffon).

Sauf celles des maisons nobles, toutes ces chapelles possédaient jadis une "Fabrique", des revenus, et étaient bien entretenues. Leur entretien commence à être délaissé vers le XVIIIème siècle. Quand éclata la Révolution, les deux églises de Plestin-les-Grèves et de Trémel (sa trève), ainsi que les chapelles de Saint-Sébastien, Saint-Efflam, Saint-Yves, Saint-Jagut et Saint-Maurice restèrent seules ouvertes au culte. L'entretien de ces chapelles ne s'est point depuis lors amélioré. Sont seules actuellement l'objet d'une sommaire conservation : celles de Saint-Efflam, de Saint-Jagut, de Saint-Harant, de Saint-Anne, de Saint-Roch, de Saint-Sébastien et de Sainte-Barbe. Les autres ont été, ou détruites, ou transformées en granges, ou laissées dans le plus complet abandon. Toutes ces chapelles étaient d'une construction très ancienne ou d'une reconstruction remontant au XVIème ou au XVIIème siècle. La reconstruction de celle de Saint-Roch est de date récente (1814) et celle de Saint-Efflam remonte à 1883 (J.M. Peres).

La chapelle de la Communauté des Filles de la Croix (1892) de l'institution Notre-Dame. Cette chapelle est dédiée au Sacré-Coeur. Il s'agit d'un édifice voûté, de style roman, en forme de croix latine avec absidioles sur les ailes du transept. La partie supérieure des murs latéraux de la nef est construite en appareil diagonal. L'édifice possède en son milieu un clocher-mur de type néo-roman à arcatures multiples qui couronne le toit de la nef. Il a été construit par M. Guyomard, entrepreneur, sur les plans de M. Mellet, architecte de Rennes, et bénit le 11 octobre 1892. A signaler qu'en 1859, six religieuses, " les Filles de la Croix " arrivent à Plestin-les-Grèves, venant de Merdrignac pour s'installer au bourg dans la maison Malicot. Ces dernières créent alors une petite école et soignent les malades de Plestin [Note : L'institution Notre-Dame, anciennement " Pensionnat de la Croix ", maison d'éducation pour jeunes filles, a été fondée en 1860, à Plestin-les-Grèves]. En 1861, elles entreprennent la construction de la Maison Notre-Dame au lieu dit " Kergus ". La première pierre est bénie le 4 décembre 1861 et les travaux se terminent le 30 septembre 1862 (bénédiction définitive). Un noviciat y est installé dès 1865 et un aumônier est nommé en 1878. Et suite à la loi du 1er juillet 1901 et l'interdiction d'enseigner, les religieuses se retirent en Angleterre [Note : A noter que la municipalité de Plestin obtient le maintien de l'école jusqu'au 1er janvier 1907]. La Maison Notre-Dame est mise en vente et adjugée à la marquise de Bizien le 13 juin 1906. Durant la guerre 1914-1918, la Maison Notre-Dame héberge des soldats en convalescence. En fin d'année 1961-1962, l'institution ferme ses portes et les Filles de la Croix quittent alors l'établissement. D'autres religieuses, " les Filles du Saint-Esprit " [Note : " Les filles du Saint-Esprit " sont une congrégation religieuse, née en 1706] s'installent dans la Maison Notre-Dame dès le mois d'août 1962 et créent alors un maison de repos pour religieuses agées, tout en maintenant ouvertes deux classes primaires transférées par la suite à l'école Saint-Joseph de Plestin en 1980. Une rénovation est entreprise en 1983, et dès 2005 la Maison Notre-Dame accueillent des laïc.

Note 15 : « La Congrégation des Filles de la Croix s'est établie à Plestin-les-Grèves le 19 février 1877, cet établissement était fondé par la maison-mère de Guingamp. Les statuts de cette maison-mère auraient été approuvés en 1877, par le Conseil d'État et successivement chacune des succursales aurait été autorisée, au fur et à mesure de leur fondation, au dire des intéressées. D'après elles, " la maison-mère de Plestin-les-Grèves, la dernière fondée, attendait pour demander l'autorisation qu'elle eût pris un développement suffisant pour ses oeuvres ". L'établissement se fondait, en 1877, sous la forme d'une Société civile, recevant l'apport de plusieurs immeubles d'une valeur approximative de 55.800 francs. Depuis cette époque, et par des acquisitions successives datant de 1885, 1891, 1894 et 1896, le nombre et la valeur de ces immeubles n'ont fait que croître ; à l'heure actuelle (1903), cette valeur est estimée à plus de 110.000 francs. Les statuts de la Congrégation sont ceux de la maison de Guingamp ; ils portent (art. 2) que " le but principal de l'Institut est l'enseignement et l'éducation de la jeunesse et l'admission comme pensionnaires des dames du monde qui désirent mener une vie plus retirée ". En fait, l'enseignement est l'oeuvre prépondérante de la Congrégation. La requête à fin d'autorisation expose bien que la maison de Plestin-les-Grèves a créé un ouvroir gratuit tendant à apprendre des métiers aux jeunes filles pauvres et qu'elle se propose de desservir un hospice pour vieillards actuellement en construction ; mais il résulte des renseignements recueillis que l'ouvroir n'occupe qu'une place très secondaire dans les préoccupations des religieuses de la Croix, et la direction de l'Assistance publique estime que son rôle est trop peu important pour qu'elle ait à émettre un avis sur l'autorisation sollicitée. La communauté comprend 30 religieuses, toutes Françaises, et toutes originaires des départements bretons. Ses ressources qui se montent annuellement à plus de 40.000 fr., proviennent des pensions des religieuses de leurs ouvrages, de la pension des élèves et des dames pensionnaires (ce chapitre est de beaucoup le plus élevé, se montant à plus de 32.000 francs ; ce fait démontre la prépondérance absolue du but enseignant de l'oeuvre). L'école et le pensionnat s'adressent surtout aux familles riches de la région. 62 pensionnaires sont reçues, payant un prix de pension élevé. L'école reçoit en outre 4 demi-pensionnaires et 169 externes. Sur ces dernières, 131 sont admises gratuitement. M. le ministre de l'Instruction publique, en raison de l'insuffisance des locaux des écoles publiques de filles, a émis l'avis qu'il y avait lieu d'accorder un délai à la Congrégation des Filles de la Croix jusqu'à ce que la loi du 30 octobre 1886 ait pu être complètement appliquée dans la commune de Plestin-les-Grèves » (Bulletin des Congrégations, 26 juillet 1903).

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame
   
Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame
   
Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution Notre-Dame
   

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution de Notre-Dame.

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : institution de Notre-Dame.

Un bel ossuaire a été détruit en 1845.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Note 16 : Les reliquaires, comme l'indique suffisamment l'étymologie latine reliquiae, étaient des lieux où l'on renfermait les restes des morts. Ce nom, que l'on finit par donner seulement aux châsses dans lesquelles se conservaient les ossements des saints (qui, par suite, furent appelés reliques), s'appliquait primitivement à tous les ossuaires élevés pendant le moyen âge dans les cimetières catholiques. Lorsque ces derniers furent détruits, et que l'on transporta les lieux d'inhumation hors des villes, la plupart des reliquaires disparurent, là même où les vieilles églises furent respectées. Cependant on en trouve encore un certain nombre dans nos provinces, et particulièrement en Bretagne. Celui de Plestin appartient, par son architecture, au XVème siècle ; il est fort bien conservé, mais inférieur, pour les détails et les ornements, au reliquaire de Pleyben, que l'on a défiguré dans ces derniers temps en le transformant en école primaire. Les petites niches à toits pointus que l'on voit entassées entre les arcades du reliquaire sont destinées à renfermer des têtes de mort, et portent habituellement en inscription : Ci-gît le chef de N... N..., etc. Cet usage parait être fort ancien ; car le premier tableau de la danse macabre de Bâle représente la Mort battant du tambour à la manière des baladins, et appelant les hommes à venir prendre place dans un reliquaire rempli de niches pareilles. Comme nous l'avons dit, la Bretagne possède plusieurs autres ossuaires que celui de Plestin. On en voit un fort riche à La Roche, près de Landerneau ; mais il est moderne, et son architecture appartient à l'ordre corinthien. C'est près de ces reliquaires que viennent prier encore, le dimanche, les veuves, les orphelines, les soeurs et les mères. Agenouillées sur la terre, et les yeux fixés sur les restes blanchis de ceux qu'elles ont aimés, elles n'ont pas besoin, pour se rappeler la fragilité humaine, de savoir lire l'inscription gravée au fronton du reliquaire : Memento, homo, quia pulvis es : Rappelle-toi, homme, que tu n'es que poussière ! Dans certaines paroisses, les enfants viennent, le jour des Morts, chanter des cantiques bretons devant les reliquaires. Tête nue et à genoux sur les tombes ou sur les marches d'un calvaire de granit, ils répètent à l'unisson le sombre Chant des Trépassés : Chrétiens, venez voir les os de vos parents blanchir dans le reliquaire isolé ; venez voir les os de ceux qui vous ont tant de fois souhaité la bienvenue lavés par la pluie et fouettés par le vent de la nuit ! ... Ceci est un grand enseignement. Regarde , pauvre mineur ; voilà le crâne de ta mère, de ta mère qui te promenait de porte en porte dans ses bras, qui peignait tes cheveux avec un peigne d'ivoire, et qui te parait le dimanche d'un bonnet de velours garni de dentelles d'argent. Jeune homme, ceci était ta plus aimée, celle à qui tu avais donné une bague d'alliance. Maintenant, au lieu de tes douces causeries, elle entend le bruit du vent dans les ifs du cimetière, et les cris de la fresaie mortuaire. 0 chrétiens ! nous irons tous là, dans le reliquaire humide, et nous y tomberons en poudre à notre tour. Chaque année apporte une couche de poussière sur la couche d'avant : voilà la vie de la terre et les destins des hommes. Mais il viendra un jour où toute cette fange humaine se remuera et reprendra ses formes d'autrefois. Alors, malheur aux méchants et bonheur aux justes ! car Dieu pèsera chacun dans sa balance. Les bons seront placés dans le plateau d'or, les mauvais dans le plateau de fer, et le premier montera vers le ciel, et l'autre descendra vers la fournaise éternelle. Vivez donc dans la crainte du jugement, chrétiens ! pensez au ciel et imitez le Christ. Etendez vos bras sur la croix sans murmurer, et vous irez vous reposer dans la gloire de Dieu ! (Louis de Sivry, Dictionnaire géographique, historique, archéologique des lieux de dévotion ... - 1851).

La FONTAINE (XVI-XVIIème siècle) qui avoisine la chapelle dédiée à saint Efflam, chapelle qui n’est pas non plus l’oratoire primitif élevé au saint après sa mort, est l’objet de la dévotion des fidèles. On attribue à son eau des vertus miraculeuses. Du temps de l’abbé Déric, qui écrivit en 1777, on se rendait à jeun, le lundi, à la fontaine de saint Efflam, lorsque l’on avait été volé. Là on jetait dans l’eau plusieurs morceaux de pain, à chacun desquels on donnait le nom des personnes que l’on soupçonnait d’être les auteurs du vol. Celui des morceaux qui restait au fond indiquait le nom des voleurs.

 Il y a également lieu de citer les édifices et vestiges suivants :

- On recense 42 fontaines ou lavoirs (XVIIème siècle, XVIIIème siècle, XIXème siècle, XXème siècle). Sur ce total, 9 fontaines n'ont pas pu être repérées sur le terrain, complètement détruites ou perdues dans les ronciers : les fontaines de Kervigné, de Poul ar Ran, de Kerquiniou, de Kerbourdon, de Runambec, de Castel Pic, de Poul, du Marc'halla (fontaine aux plaies). 12 fontaines ont été détruites, soit par la commune, soit par leurs propriétaires : les fontaines de Pen ar Vorn, Kerligonan, Saint-Jacut (busée), du Stalvar, Pen ar Voas, Goas Ruguen, Poul Guyoc'h, Kerlean, Ty Lann, Kernavalen, Traou Huellan et de Locrenan. Reste l'emplacement incertain de deux fontaines : Leslac'h et Coat Villo. Deux fontaines mériteraient d'être restaurées : la fontaine Sainte-Blaise et la fontaine du Porjou. 21 fontaines publiques et privées ont pu être repérées et identifiées et 14 étudiées : Le Coroner, Pen Bouillon (rue du Côtier), Le Pont Blanc, Le Peulven, Sainte-Barbe, Kermabusson, Porz Mellec, Le Porjou, Pen ar Yorn (saint Gestin), Ker Libouban, (saint Yves), Poul Fanc (saint Maudez), Saint-Efflam, Tossen an Choz, Traou ar Roch (l'Aulnaye), Kerézequel, Kermaria (Ar Goulizà), Parz an Aotrou, Prat Ledan, Saint-Haran, Pen Bouillon, Ruelle.

- Sur les plans cadastraux napoléoniens de 1813-1814, on peut relever précisément l'emplacement des moulins (XVIIème, XVIIIème, XIXème siècles) situés sur le Douron : le moulin de Trébriand (section H dite de Coat-Tromac'h 872), le moulin de Limgand (section G 242), le moulin de Kévélégand (section G 251, rivière de Buzel), le moulin de Perceval (section J dite de Lézormel 4 et 4 bis), le moulin de Lézormel (section J 62 et 53), le moulin de Haouël (Milin Awel) (section J 96 et 96 bis), le moulin de Bégaignon (section J 240-241), le moulin du Porjou (section K Lesmaëz 280-274), le moulin de la Vicomté (section K 1641-1643), le moulin de Lesmaez (section K 1276-1277-1278-1279-1208), le moulin de Rochelan (section L dite de Porspoden 188-189), le Moulin Neuf (section L 261-403) et le Vieux Moulin à vent (section L 278). Sur le cadastre de 1848, n'apparaissent plus que le moulin de Lézormel, le moulin de Lesmaës, le moulin de la Vicomté, le moulin de Rochelan et le nouveau moulin Julien. Ces nombreux cours d'eau alimentaient plusieurs minoteries. Au milieu du XXème siècle, le moulin de Rochelan alimentait une petite usine hydro-électrique à partir des moulins du château de Lesmaës. On remarque aussi l´existence d´une briqueterie au début du XXème siècle près du site du moulin. Les plus anciens moulins de la commune sont le moulin de Begaigon (en cours de restauration) et le moulin de la Vicomté en Traou Huellan (abandonné).


- la villa et les thermes galo-romains du Hogolo (I-IIIème siècle), découvert en 1892 ;

- le mégalithe du Peulven (entre 800 et 100 ans avant Jésus-Christ), situé sur la route de Morlaix ;

- le dépôt de haches à douille du Rest-Menou (âge du bronze) où ont été découvertes 407 haches ;

- le tumulus d'Ar-Hastel, près du Marhallach et le tumulus du Henguer (âge du bronze) ;

- les substructions de Toul-an-Hery (époque gallo-romaine) ;

- le sanctuaire de Mezou - Penannech (époque gallo-romaine) ;

- la sépulture en coffre de Kervigne (âge du bronze) ;

- le souterrain de Keronic (âge de fer) ;

- le temple de Coz-Ilis (époque gallo-romaine) ;

Plestin-les-Grèves  (Bretagne) : sanctuaire de Cozilis (ou Kozh Iliz).

Voir aussi   Les origines du Pays de Plestin (Bretagne) "Le sanctuaire gallo-romain de Cozilis"

- le dépôt de monnaies découvert dans la carrière du Grand Rocher (époque gallo-romaine) ; 

- en 1847 furent terminés les travaux de construction d'un débarcadère au port de Toul-an-Héry. En 1934-1935, fut construit le pont de Toul-an-Héry, sur le Douron ; 

- le porche du manoir de Kerviziou (Moyen Age) ;

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : manoir de Kerviziou

- la villa de Lady Mond (1930), située à Saint-Efflam. Cette villa a été édifiée avec les débris de trois chapelles de la région, dont celle de la Sainte-Trinité à  Plounérin ;

- le clocheton Sainte-Enora (XVIIème siècle), situé au manoir de Kerallic ;

- le manoir Le Puilh (XVIIème siècle), situé au port de Toul-an-Héry ;

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : manoir le Puilh

- le manoir de Kergal (XXème siècle). En 1269, après des années de querelles, les familles de Coatmat et de Coatfal décidèrent d'unir leurs destinées en célébrant les noces de Cunégonde de Coatfal et de Sigismond de Coatmat. La fête se passait à l'emplacement actuel du manoir. Le couple y fit construire un château fortifié et filait alors le parfait amour. Mais bientôt tout se gâta pour une question de plantation : Sigismond voulait planter des oliviers et Cunégonde ne jurait que par le houx. Et ce qui devait arriver arriva : Cunégonde fut répudiée et la querelle reprit entre les deux familles. Le château fortifié fut, dit-on, raser par Vauban. Il faut attendre le début du XXème siècle pour voir apparaître le manoir actuel. Sous le manoir se trouve une véritable crypte : on peut y découvrir d'anciennes geôles et, tout au fond, une entrée de souterrain ;

- l'ancien manoir ou château de Coat-Caric, aujourd'hui en partie détruit par un incendie. Les Le Sparler (ou Lesparler) étaient seigneurs de Coëtgaric (en Plestin), de Kericuff (en Plougrescant), de Roc'hmorvan (en Pleubian), de Verger (en Trédarzec), de la Bouexière (en Pleyben). On les trouve mentionnés entre 1481 et 1543 dans des Réformations et Montres en la paroisse de Plestin et Trédarzec. Leur blason portait " De gueules à l'épée d'argent en bande garnie d'or, la pointe en bas ". Leur devise était : " Aestus et frigoris expers " et aussi " Tout au naturel ". Yves du Sparler, vivant en 1459, épouse Marguerite de Begaignon, dont Guillaume, vivant en 1481, marié à Amice de la Forest. Avant d'être incendié, le manoir était la propriété de la marquise de Bizien du Lézard. A signaler que Roland de Quelen, seigneur de Kerjean, avait épousé le 1er février 1634 Anne Lesparler, fille de Jean Lesparler, seigneur de Coat-Caric en Plestin et d'Isabeau de Boisgelin. Leur fils Pierre de Quelen (frère de François de Quelen), seigneur du Plessis-Eon en Plufur, est maintenu noble en 1668. Le fils de ce dernier, Roland de Quelen, seigneur du Plessis-Eon, Kerprigent (en Plufur) et La Salle, était l'époux de Renée-Jeanne-Marie de Bizien, décédée en 1785 et inhumée à Plufur.

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Coat-Caric

- le centre culturel de Ti an Oll (XIX-XXème siècle) ;

- la maison de l'Aigle (1928), située à Saint-Efflam ;

- le pont de Toul an Héry (1934-1935) ;

- l'école du Penker (1876).

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : école du Penker (année scolaire 1916-1917).

Plestin-les-Grèves (Bretagn) : école du Penker.

- l'ancienne école Saint-Joseph (1882-1883), aujourd'hui disparue et fondée par le marquis du Bizien du Lézard, sous l'impulsion du chanoine Le Bivic, curé de la paroisse, originaire de Pleumeur-Bodou et ancien professeur de rhétorique au Petit Séminaire de Tréguier. Pendant les trois années que durent les travaux de construction et d'aménagement (1879-1882), les enfants désireux de profiter des bienfaits de l'éducation chrétienne se réunissent dans une maison, sise au village de Pont-Blanc, "Pont Gwenn". En 1887, six Frères de la Doctrine Chrétienne, dits Frères à quatre bras ou à rabat blanc, donnent l'enseignement primaire à plus de 150 élèves : sur le nombre, selon les années, 30 à 40 pensionnaires ou plutôt demi-pensionnaires, les familles fournissant à leur progéniture pain, viande, beurre et autres comestibles. En 1879, "les salles étaient petites, basses, peu éclairées, et la route étroite et en pente servait de cour de récréation" ;

Voir aussi   Plestin les Grèves " L'ancienne école Saint-Joseph "

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Lancarré

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : manoir de Saint-Efflam

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Kerallic

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Ker-Goz

Nota : le Grand Rocher, autrefois Roch-Hirglas ou Roch-Ellas, est cité vers 1086 dans le Cartulaire du Mont-Saint-Michel (...montem quemdam ..... qui dicitur Hyrglas : Mor. Pr. I, 460). Des vestiges romains auraient été signalés au bourg de Plestin-les-Grèves, au Tossénou, à Kerbiriou, à Toul-an-Héry, au Hogolo. Des monnaies ont été aussi trouvées au bourg de Plestin-les-Grèves (en Bretagne), au Tossénou, à Lesmaës, au Traou, à Lancarré et dans la carrière de Bon-Abri. Un tombeau avec une urne et une épée en bronze auraient été mis à jour dans la Lande de Saint-Gestin.

Plestin (Bretagne) : plage de Saint-Efflam;

 

Plestin (Bretagne) : café-épicerie du Pont (Julou, Pont-Ar-Pontheour).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLESTIN-LES-GREVES

Nombreux sont les châteaux et les manoirs du pays de Plestin-les-Grèves (Bretagne). Le seul qui se soit réellement conservé est le château de Lesmais (XVème siècle), demeure des vicomtes de Plestin ; ses douves cependant, ont disparu.

Manoirs de Lesmaës et de Lezormel (XV-XVIème siècle) bien conservés, fenêtres et escaliers très élégants, cheminées décorées de vignes et surmontées d'accolades. Les manoirs de la Haie, de Coat Caric (XV-XVIIème siècle, aujourd'hui disparu (suite à un incendie) et construit à l'origine par la famille Le Sparler), du Guergay, de Porsboden, de Kerbourdon, de Kercadiou, du Plessis-Ever et du Marhallac'h, maintenant convertis en fermes, sont tous du XVIème siècle.

D'autres manoirs, dont quelques-uns ont été classés comme monuments historiques n'étaient que de simples gentilhommiéres et sont devenus de véritables fermes. Ce sont : Kervizio ou Kerviziou (XVème siècle), Kermerzit (ou Kerverzit), Porzpoder, Porjou, Lezormel, Leslac'h (XV-XVIème siècle, édifié à l'initiative de la famille Le Splan et restauré en 1900 par le baron de Schonen), Coatromar, Kerjean, Kermabusson et Trébiand. D'autres manoirs enfin, comme le Plessis-Quinquis (XVIème siècle), Kergadiou, Kersenant, la Haye, le Launay, Creac'hgouanf, Kermalvezen, etc.., qui ne furent que de modeste demeures seigneuriales, ont perdu tout souvenir ancien et ne sont plus que de simples fermes (J.M. Peres).

Les maisons nobles de Plestin-les-Grèves étaient, en 1695 : Kervisio, Kercadio, Kermabusson et Coatcaric, ....

Il faut ajouter le château de Locrenan à Toul-an-Héry (XVI - XVIIème siècle), une villa de Saint-Efflam, construite avec les matériaux de la chapelle de la Sainte-Trinité de Plounérin (début XVIème siècle).

L’ancien château de Lezmaës-Plestin reconstruit au XVIème siècle, époque à laquelle il était la demeure des vicomtes de Plestin. Ce château fut édifié de 1500 à 1576 par Pierre Salliou (en français Salles) de Lesmaës dont la famille, originaire des Salles en Trémel, et de Kergeoffroi (ou Kergeffroi), en Plufur, acquis le titre de Lesmaës avec une demoiselle Salliou et après l'extinction des Lesmaës. Les Lesmais (de), vicomtes dudit lieu (en Plestin) étaient aussi seigneurs de Pontmenou (en Plouégat-Guérand) [Note : les de Pontmenou étaient seigneurs dudit lieu en la paroisse de Plouégat-Guérand et de Lanharan en la paroisse de Plestin. La branche aînée s'est fondue dans Lesmais]. Ils apparaissent dans les Réformations et Montres de 1426 à 1562 dans les paroisses de Plestin et Plouégat. Leur blason était " D'argent à trois fasces d'azur, accomp. de dix hermines de sable, 4, 3, 2 et 1 ". La dernière branche des Lesmais s'est fondue à la fin du XVIIIème siècle dans les Kerlean. La branche aînée des Lesmais s'est fondue dès 1400 dans les Saliou. Les Saliou ou Salliou apparaissent dans les Réformations et Montres de Plestin et Plufur de 1427 à 1543. Leur blason : " D'argent au greslier en sautoir de sable, accomp. de trois merlettes de même ". A noter qu'un Guillaume Saliou fit alliance avec le duc en 1370. La branche Salliou de Lesmais apporte cette terre aux Perrien, le Moine (Moyne), puis aux Bourdonnaye et Camus. Les Le Moine, vicomte de Plestin et de Lesmais, apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1426 et 1534 dans les paroisses de Plounéour-Trez (pour les terres de Trévigny, Longounean et Kermoné), Plouguerneau, Ploudaniel et Ploudiry où ils possédaient des terres. Leur blason  était " D'argent à trois coquilles de gueules ; alias : accomp. en coeur d'une macle de même " (sceau 1382). Hamon, fils d'Yvon Le Moine, épouse vers 1330 Plézou, dame de Trévigny. Yvon le Moine (second du nom) prête serment au comte de Montfort en 1369, et épouse 1° Constance de Penmarc'h ; 2° Mahaud de la Fosse. La branche aînée des Le Moine s'est éteinte vers 1700 et les seigneuries de Trévigny et du Lesmais ont été possédées depuis par les la Bourdonnaye et les Camus de la Guibourgère. La branche de Kergeffroi (ou Kergeffroy), en Plufur, s'est fondue en 1500 dans la famille Guillaume, suite au mariage de Jeanne Saliou, dame de Kergeoffroy, avec Vincent Guillaume (famille originaire de Carnoët). Les de la Bourdonnaye, seigneurs dudit lieu, en la paroisse de Gévezé, étaient d'ancienne extraction chevaleresque. Leur blason porte " De gueules à trois bourdons d'argent en pal " (sceau 1375). L'édifice appartenait, en 1780, à Le Camus de la Guibourgère, qui portait : d’azur à trois croissants d’argent, une étoile d’or en abîme. Cette famille, originaire de l’Auxerrois, a fourni un intendant de Bretagne en 1735 et plusieurs chevaliers de Malte depuis 1748. Les douves du château ont disparues.

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Lesmais

Un arrêt du Conseil d'Etat du Roi, daté de 1730, maintient les seigneurs Ferret dans " le droit de pontenage ou péage qui se perçoit sur le Pont Menou dépendant des seigneuries de Plestin et Lesmais de Bretagne ".

Plestin (Bretagne) : Péage de Pont-Menou

Plestin (Bretagne) : Péage de Pont-Menou

 Plestin (Bretagne) : Péage de Pont-Menou

Plestin (Bretagne) : Péage de Pont-Menou 

 

 

LEZORMEL (XVIème siècle) ainsi que la chapelle Saint-Jacut (ou Saint-Jagut) appartenaient à la famille Perceval (ou Percevalx) de Lézormel, dont les armes étaient : Bandé de six pièces d’argent et d’azur, avec cette devise : le content est riche. A signaler qu'un premier seigneur de Lesormel apparaît dans un acte de mariage de 1352. Un membre de cette famille a été établi par le vicomte de Rohan, en 1485, capitaine du château de la Roche Maurice. Par un acte du 26 novembre 1502 " Perceval de Lesormel, sieur de Kerlosquant, capitaine du château de la Roche-Morice, commettoit et instituoit Ollivier de Lesormel à son lieutenant audit château, à ses droits et proffits accoustumés ". Le château de Lezormel a été totalement restauré : les travaux de restauration commencent en 1868 par l'aile Nord du château et reprennent en 1970-1980 par la restauration de la chapelle Saint-Jagut et du château. Lors de la Réformation des fouages de 1426, est mentionné Guyomar de Lesormel, épouse de Catherine Le Megré ou Neyre (en breton Treut) desquels sont issus Marie de Lesormel (épouse Cazlen) et Rolland (ou Roland) de Lesormel. Ce dernier est l'époux d'Annette (mariée le 18 avril 1440), fille aînée de Maury de Portzbozuen (aujourd'hui Portzpoden) et de Jeanne de Keramanach. De Rolland sont issus Guillaume (mariée à Anne le Mequin ou Lamequin) et Perseval (Perceval) de Lesormel. Dudit Guillaume de Lesormel sont issus Christophe (marié à Louise de la Marche, fille de Guillaume de la Marche et de Marie l'Hennec (Garzpern ?), Mahé (en français Mathieu) et Denise (mariée le 7 février 1509 à Pierre du Goazpern ou Garzpern, fils aîné de Robert de Goazpern, seigneur du Cosquer, et de Françoise Pinart). Dudit Christophe sont issus Anthoinnette (épouse de Guy de la Lande, seigneur et dame de Kernanchanay ou Guernanchanay, la Boulays, Keruegen), Anne de Lesormel (épouse Castelan) et Perceval (seigneur de Lesormel, des Tourelles et de Beaumont, époux de Jeanne de Begaignon), second du nom [Note : A noter qu'il existe un contrat de mariage daté du 29 décembre 1562, entre un Perceval de Lesormel et Françoise de Kermabon (Quermabon), fille de Constance de Quersulguen (Kersulguen) et Guillaume de Kermabon (son époux), sieur dudit lieu et de Kerguelen, et soeur de Pierre de Kermabon, seigneur dudit lieu, de Kerguelen et Kermerchou], et, dont est issu Guillaume (second de nom Lesormel) [Note : Guillaume se marie d'abord par contrat de mariage daté du 31 août 1585, avec Françoise Le Borgne (dont le curateur est Philippes de la Forest, sieur du Helles), puis par contrat de mariage daté du 12 février 1627 avec Louise-Marie le Moyne, fille de Vincent le Moynne, chevalier de l'Ordre du Roi, seigneur de Trevigné, Kermoné, Crechgrizien, et d'Anne de Perrien], et dudit Guillaume second est issu François-René de Lesormel, seigneur dudit lieu. François-René de Lesormel, seigneur de Lesormel, des Tourelles, de Beaumont, etc., fils unique et héritier principal de Guillaume et Marie-Louise le Moynne, épouse par contrat de mariage daté du 5 février 1652, Marguerite de Trogoff, fille unique de Guillaume de Trogoff et de Jeanne de Knechriou (Kernechriou), seigneur et dame de Kerelleau, Lisle-Grand, Kerbost, etc... Cette famille de Lesormel, sr. dudit lieu et de Kerranou (paroisse de Plestin), de Keramezre (paroisse de Plouégat), de Kerloscant (paroisse de Caouënnec), de Keraudren, de Kerangoff, de Kergouriou, de Penarstang (paroisse de Plougonven), des Tourelles (paroisse de Lannédern), de Trolong, de Penarpont, de Pencrec'h s'est éteinte à partir de 1777 dans la famille Raison. Les Raison, sr. de Kernault (paroisse d'Yvias), de Kersenant et de Kerdu (paroisse de Ploumilliau) avaient pour blason : " D'hermines à trois annelets de sable " et comme devise " Toujours Raison ". A noter que la branche aînée des Lesormel s'est fondue dans Penmarc'h d'où la seigneurie de Lezormel a passé successivement aux Pascault, Pastour et Goësbriand (Cf. Pol Potier de Courcy). Le 12 juillet 1424 " un adveu est fourni par Ian Quillidien à noble escuier Guyomar de Lesormel, sieur dudit lieu, par lequel il recognoist estre homme lige et tenir en son fieff les chosses y mentionnes ". Le 21 janvier 1432, " un adveu est fourny par Hagouis Even, veuffve de feu Hervé Moign, au mesme noble escuyer Guyomar de Lesormel ". Le 23 février 1458, un contrat d'échange est mentionné entre nobles écuyers Rolland de Lesormel et Perceval de Boiseon. Le 1er aout 1462, " un minu pour l'esligement du rachapt acquis à la seigneurye de Lesormel par le deceix de laditte Hagouis Even, est fourny à noble escuyer Rolland de Lesormel ". Le 10 septembre 1473, " un adveu est fourny par noble dame Ianne de Coetgoureden, dame du Parc et de Locmaria, veuffve de feu messire Guillaume du Parc, chevalier, seigneur du Parc, audit noble Rolland de Lesormel, seigneur dudit lieu ". Lors de la Réformation de 1668-1671, sont mentionnés : " François-René de Lesormel, escuyer, sieur dudit lieu, cheff de nom et d'armes, demeurant en la maison de Lesormel, parroisse de Plestin, evesché de Treguier et soubz le resort de Lannion, Mathieu de Lesormel, escuyer, sieur de Keraudren, herittier principal et noble de deffunct Yves de Lesormel, vivant escuyer, sieur de Coatsabiec, demeurant en la parroisse de Loguivy, evesché de Dol et soubz le resort dudit Lannion, Ian, François et Guillaume de Lesormel, escuyers, sieurs de Kerouriou, Mesernot et Crehlan, demeurantz en la ville de Lannion, ses puisnes, François de Lesormel, escuyer, sieur de Kerangoff, herittier principal et noble de deffunct Pierre de Lesormel, vivant escuyer, sieur de Kergroas, demeurant en sa maison de Trogoloen, parroisse de Brelevenez, evesché de Treguier et soubz le resort de Lannion, Pierre de Lesormel, escuyer, sieur de Trolan, son frère iuuigneur, et Yves de Lesormel, escuyer, sieur de Cheffdupont, aussy son frère, et pour Guillaume de Lesormel, absent du royaume, demeurants, aud. Lannion ".

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Lezormel

 

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Lezormel

KERJEAN-RICHARD édifié au XIIIème siècle par la famille Richard de Plestin. A noter que les Kerjean (de) était primitivement les seigneurs dudit lieu de Plestin et avaient pour armes " De sable fretté d'or de six pièces, au franc canton de gueules, chargé d'une croix d'argent ". Cette famille Kerjean s'est fondue ensuite dans celle des Richard. Les Richard étaient seigneurs de Kerjean, en Plestin, de Coëtleguer, en Trégrom et apparaissent dans les réformations et montres de 1427 à 1535 des dites paroisses Plestin et Trégrom, ainsi que dans la paroisse de Plouégat-Guérand. Le sceau de 1381 porte sept annelets et une bordure. On trouve un Eudes Richard en 1248, un Simon Richard, capitaine de Lesneven (un des champions du combat des Trente en 1350) qui ratifie le traité de Guérande en 1381. Cette branche des Richard s'est fondue ensuite dans les famille Le Splan, puis Du Dresnay. Les Le Splan, sr. de Leslec'h et de Kerjean en Plestin, apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1427 et 1481. Leur blason porte " D'azur à la colombe d'argent, membrée et becquée de gueules ". Devise : " Plaid me déplaist ". Cette famille Le Splan s'est fondue dans la famille du Dresnay (seigneurs dudit lieu de Plougras), puis Kermoysan. Les Kermoysan, seigneurs dudit lieu (en Pommerit-le-Vicomte), de Leslec'h et de Kerjean (en Plestin) portaient comme blason " De gueules à 7 coquilles d'argent 3, 3, 1 (sceau 1443) ; alias chargées d'une bande (sceau 1357) ; alias de geules à deux fasces d'argent, accomp. de sept coquilles de même ". Devise : " Plutôt mourier que faillir ". On a retrouvé dans des décombres avoisinantes des pierres sculptées et des fragments de sculptures de portes et de fenêtres, qui font croire à des remaniements qui ont quelques peu modifié l'aspect primitif du premier manoir.

Le manoir de Kervizio (ou Kerviziou) fut construit par la famille Estienne (en breton Stéphan), au début du XVème siècle. Les Estienne de Kerviziou étaient également seigneurs de Kervéguen et de Penanec'h en la paroisse de Guimaëc, de Triévin en la paroisse de Plouëzoc'h, de Keranroux et de Launay en la paroisse de Ploujean, de Kerhingant en la paroisse de Saint-Quay, de Keralivin en la paroisse du Minihy de Léon, de Lingouëz en la paroisse de Locquirec, de Cazin en la paroisse de Plouigneau, de la Vieille-Motte en la paroisse de Tonquédec (Pol Potier de Courcy). Leurs armes étaient : " D'azur à trois coquilles d'or " et leur devise " Esto quod esse debes ". Les Estiennes de Kerviziou sont mentionnés lors des réformations et montres de 1426 à 1543 dans les paroisses de Guimaëc, Plouëzoc'h, Ploujean et Saint-Quay. L'édifice comportait sur sa face Sud une douve, aujourd'hui comblée, que surveillait une embrasure ou meurtrière, à côté du portail d'entrée. Le portail double fut fait au XVIème siècle. Il est classé par les Beaux-Arts monument historique.

Le manoir de Kerverzit (ou Kerverzic), situé aujourd'hui en Trémel. Il s'agit d'un véritable bijou d'architecture, presqu'entièrement conservé avec ses tourelles, son donjon en partie démoli, ses portes d'entrée entièrement identiques à celle de Kervizio. Il fut construit par la famille Jourdrain (ou Jourdain) de vieille souche plestinaise et tréméloise. Cette famille Jourdain était seigneur de Kerverzic (en Plestin) et de Kerahel (en Botsorhel). Elle apparaît dans les Réformations et Montres entre 1427 et 1543. Son blason porte " D'azur au croissant d'argent ". Devise : " Servire Deo, regnare est ". La branche de Kerverzic s'est fondue en 1632 dans de L'Isle (seigneur dudit lieu de l'Isle en la paroisse de Mousteru), et la branche de Kerahel s'est fondue dans Calloët. Le manoir n'est aujourd'hui plus qu'une ferme.

Le manoir de Kerbourdon, fondé par une branche cadette de la famille Hamon de Locrénan. La grande salle à manger de ce manoir est la remise actuelle de la ferme. On y voit sculptées, au-dessus de la grande cheminée, les armes de la famille Hamon. Cette famille Hamon est mentionnée lors des Réformations et Montres de 1427 à 1543 dans la paroisse de Plestin. Blason : " D'azur au chevron d'argent accomp. de trois roses de même ". La famille Hamon s'est fondue dans la famille Goaffuec.

Le manoir de Kermabusson, édifié par la famille Riou au début du XVème siècle. Les Riou de Plestin étaient également seigneurs de Visseville et du Tertre en la paroisse de Saint-Hélen. Ils apparaissent lors des réformations et montres de 1426 à 1513 dans les paroisses de Guimaëc et Saint-Hélen. Un sceau de 1420 représente une " Porte losangé ". Les Partevaux (ou Pertevaux ou Perthevaux) étaient également, à une certaine époque, seigneurs de Kermabusson et de Porspoden. On y trouve aussi les Huon (ramage de Huon de Lanonver en Plougonver), sr. de Kermabusson (en Plestin) qui portent " D'argent à trois chevrons de gueules, une fasce d'azur brochante " (sceau 1415). Cette famille Huon se fond en 1725 dans la famille Le Gualès. Les Gualès (ou le Gualès), sr. de Kersevault et de la Villeneuve (en Ploulech), de Carcaradec (en Ploulech), de Coatalio (en Kermaria-Sulard), de Kerson (en Servel) et de Kermabusson (en Plestin) portent comme blason " De gueules au croissant d'argent, accomp. de six coquilles de même, 3, 3 " (sceau 1381). Devise : " Faventibus attris ". Le manoir qui a perdu aujourd'hui son cachet antique, possédait un cloître qui le différenciait des autres manoirs. Il a été renové en partie au cours du XIXème siècle.

Le manoir de Kerjean-Dresnay a de nos jours entièrement perdu de son ancien cachet. La majeure partie des pierres qui servirent en 1858 à la reconstruction de l'église de Plestin-les-Grèves fut prise sur le château et les deux portails qui ont en été enlevés forment aujourd'hui les porches secondaires de l'église de Plestin. Les armes de la famille du Dresnay, originaire de Plougras, sont taillées dans le granit au-dessus de la porte d'entrée de la ferme. " Des armoiries de dimension plus grande devaient exister au-dessus des portes d'entrée car on a découvert dans les décombres des fragments de pierre où l'on reconnaît les armes du Dresnay et les bois de cerf qui les ornaient ". Blason : D'argent, à la croix ancrée de sable, accompagnée de 3 coquilles de gueules. Devise : Crux anchora salutioris, et En bon esp.

Le château du Leslac'h (ou Leslec'h), édifié par les Splan au XVème siècle. Les (Le) Splan étaient seigneurs de Leslec'h (ou Leslac'h) et de Kerjean en Plestin. Ils apparaissent lors des réformations et montres de 1427 à 1481 en la paroisse de Plestin. Ils avaient pour armes : " D'azur à la colombe d'argent, membrée et becquée de gueules " avec comme devise " Plaid me déplaist ". Cette famille s'est fondue ensuite dans celle de Du Dresnay et Kermoysan. Il s'agit d'une habitation seigneuriale de belle allure, remaniée par la famille de Kermoysan. Une belle avenue d'ormes et de hêtres conduisait jadis de la porte d'entrée à la chapelle seigneuriale, située environ à 200 mètres plus haut.

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Leslac'h

Le manoir de Marhallarc'h, édifié par les Galéer (ou Galléer) au XIVème siècle. Les Le Galléer étaient seigneurs du Marhallac'h (en Plestin), de Kergoët (en Tréduder), de Trépompé et de Kerprigent (en Saint-Martin-des-Champs). Ils apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1427 et 1543 dans la paroisse de Plestin. Leur blason portait " D'argent au lion de sable, armé, lampassé et couronné d'or ". Jean Galléer qui vivait en 1543, est l'épouse de Françoise de Leizour. La branche aînée des Galléer s'est fondue dans une branche des le Rouge qui portaient " De gueules au sautoir d'argent ". Il s'agit aujourd'hui d'une ferme.

Le manoir de Porjou, édifié au XVIème siècle par les Toulcoat de Quyllidien (ou Quillidien). On trouve Marie du Quillidien (en 1426), Yvon de Quillidien seigneur de le Porzo en 1481, Ian de Quilidien, seigneur du Portzou en 1501. Les de Quilidien, sr. dudit lieu (en Plouigneau), de Porziou ou Porzo et de Locrenan (en Plestin) apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1427 et 1543 dans la paroisse de Plestin. Leur blason portait " De geules à la fasce d'argent, accomp. de six macles de même ". L'édifice a été totalement remanié. Il ne subsiste, semble-t-il, de l'ancien édifice qu'une vieille porte.

Le manoir de Trébriand, édifié par la famille Le Rouge et remanié ou restauré lors des guerres de la Ligue, par le fameux Guy Eder de la Fontenelle. Cette famille Le Rouge de Trébriand est un ramage des Le Rouge, seigneurs d'Ancremel (en Plouigneau) et leur blason porte " D'argent à la fleur de lys de sable, surmontée d'une merlette de même ". Les Le Rouge, seigneurs d'Ancremel (en Plouigneau) étaient aussi seigneurs de Treffrien, de Begaignon, de Kerbiriou et de Mezoulouarn (en Plestin), de Kerveguen (en Plouzélambre), de Kerhuel (en Saint-Michel-en-Grève). Ils apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1427 et 1543 et porte " D'argent fretté de gueules " [Note : Yvon, écuyer de Bertrand du Guesclin en 1371 ; Guyon vivant en 1481, épouse Isabeau de la Lande, dont : 1° François, conseiller aux Grands-Jours, maître des requêtes de l'hôtel du roi François Ier, marié à Guillemette Loz, père et mère d'Aliette, mariée en 1513 à René de Coëtlogon, sr. de Méjusseaume ; 2° Gilles, président universel de Bretagne en 1500, sénateur de Milan en 1515, marié à Jeanne de Romelin et mère d'Anne, mariée en 1536 à Julien, seigneur de Coëtlogon. De la maison de Coëtlogon, la seigneurie d'Ancremel a passé aux du Rufflay (voir Pol Potier de Courcy : " Nobiliaire et Armorial de Bretagne ")]. On trouve un Jehan Le Rouge à Plestin en 1481, un Guyon Le Rouge, seigneur de Trébriand, en septembre 1515 et janvier 1519 (dans un acte de par lequel le seigneur de Trébriant (ou Trébriand) reconnaît " le fieff de ligance avec les debuoirs seigneuriaux deubz audit seigneur de Lezormel "). Un aveu est fourni le 23 mai 1619 à Guillaume de Lesormel, à cause de sa seigneurie de Lesormel par " Escuyer Ian Geffroy, seigneur de Treoudal, curateur de messire Lancelot le Chevoir, seigneur de Coatulan et Trebriand ".

Le manoir de Guergay, édifié par une branche des Goudelin, originaires de Plouëgat-Guerrand et de Plougonven, dont la demeure principale était au château de Goasmelquin, non loin de Pont-Ménou. Les de Goudelin étaient seigneurs dudit lieu (en Goudelin), de Goasmelquin (en Plouégat-Guérand), et de Kerloaguen (en Plougonven). La branche de Goasmelquin s'est fondue vers 1718 dans Kersauson.

Le manoir de Porspoden, édifié par une famille de Plouigneau apparentée plus tard aux Toulcoat de Quyllidien du Porjou. Les de Portzpoden (ramage de Kermavan) étaient seigneurs dudit lieu (en Plestin), de Kervéguen (en Plouigneau) de Kerroc'hiou (en Ploujean). Ils apparaissent entre 1427 et 1481 dans les Réformations et Montres en la paroisse de Plouigneau. Leur blason portait " D'argent au lion de sable ". La seigneurie passe ensuite entre les mains des de la Forest, seigneurs de Goasven, qui porte comme blason " D'azur à six quintefeuilles d'or, 3, 2, 1 ". Devise : " Point gesnant, point gesné ". Un Jean de la Forest vivant en 1427 épouse Catherine de la Haye. On trouve aussi les Partevaux (ou Pertevaux), seigneurs de Portzpoden et de Kermabusson (en Plestin) qui porte comme blason " D'azur au chevron accomp. en chef de deux étoiles et en pointe d'un croissant, le tout d'argent ".

Le manoir (ou la métairie noble) de Kersénant, édifié par la famille Le Goatffuec ou Goaffuec, originaire de Plouigneau. Les Goaffuec, sr. de Pralahan, de Runmerret et de Pratdoun (paroisse de Plouigneau), de Kersenant (paroisse de Plestin) avaient pour blason : " D'argent à trois quintefeuille d'azur, une merlette de même en abyme ".

L'ancien manoir de Kermalvézen, édifié par la famille Adam. Cette famille est également mentionnée comme propriétaire de Goashamon (?). Leurs armes sont : " Vairé d'argent et de gueules, à la bordure de sable, besantée d'argent ". On trouve aussi mentionné un Jehan Adam à Plouigneau et à Plouégat-Guerrand. A noter que Guihomar Adam (résidant à Plougasnou) a été l'un des procureurs donnés par Pierre de Trogoff (marié à Aliz, héritière du Quenquisou) à Yvon du Quenquisou, son fils, en juillet 1418. Katherine Adam (fille de Guihomar Adam ?) sera veuve de Raoul Serraoul en 1453 et les terres en Plestin seront rachetées au 2/3 par leur fils Geffroy Serraoul, époux de Amice Guicaznou (1/3 des biens restants en possession de sa mère, née Catherine Adam).

La seigneurie de Lesmais a été unie à celle de Plestin suite à l'acquisition, en 1565, par Guy de Lesmais de la seigneurie de Plestin, appartenant jusqu'alors à Jean d'Acigné. La seigneurie de Plestin se pare d'un titre de vicomté vers le XVIIème siècle. La juridiction de Plestin-Lesmais est haute, basse et moyenne avec justice patibulaire à quatre pots de pierre. La seigneurie de Plestin appartient à Prigent de Coatmen (en 1298), à Rolland de Coatmen (en 1438) et à Olivier de Coatmen (en 1485). Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille d'Acigné, suite au mariage de Gilette de Coatmen avec Jean d'Acigné. En 1565, leur fils, Jean d'Acigné (époux d'Anne de Montjean, baronne de Combourg) vend la terre de Plestin à Guy de Lesmais (époux de Jeanne du Quellenec). La seigneurie de Lesmais est propriété successive de Claude de Lesmais (en 1471), Guy de Lesmais (en 1514, époux d'Anne de Kerderrien), Guy de Lesmais (en 1565, époux de Jeanne de Quellenec), Pierre de Lesmais (en 1579, époux de Marie de Goulaine), Claude de Lesmais (en 1602, époux d'Anne d'Acigné), Toussaint du Perrien (en 1647), Toussaint Le Moyne de Trévigny (époux de Philipette de Quengo), Barthélémy Ferret et Jacques Michau (en 1686), Françoise Trouillot épouse Ferret (en 1688).

Plestin-les-Grèves (Bretagne) : château de Lesmais

 

Jugement daté du 7 septembre 1740 qui fait " défense au sieur Baron Coetmen de construire un moulin sur le rivage de la rivière de Toulanhery en Bretagne ".

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

Plestin (Bretagne) : défense au sir de Coetmen de construire un moulin

La seigneurie de La Haye-Ker ou Keraër (alias La Haye Keraër), est qualifiée de châtellenie en 1776. Elle tire son nom des barons de Kaër et possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à Plestin et qui relevait en appel de la sénéchaussée de Guingamp. Propriété, en 1468, de Jean de Malestroit (famille dans laquelle s'est fondue celle de Keraër (alias Kaër)), cette seigneurie est acquise en 1583 par Jehan Le Bihan. Elle est à René Philippe Bizien en 1677, puis à Louis Marie Bizien du Lézard (en 1708) et à Jean René Bizien du Lézard (en 1782).

La seigneurie de Porzpoden (ou Porspodain) en Plestin (alias Porzpoden-Quilliden) est un arrière fief de la seigneurie de Guingamp. Propriété successive d'Isabeau de Potzpoden (époux d'Yvon Roual) au début du XVIème siècle, de Jean de Porzpoden (en 1530, époux de Marie de Kergadiou), d'Alain Toulcoët, de Christophe Toulcoët, sieur de Quilliden (en 1591), puis des familles Kergariou, Ploeuc, Partevaux et Cognets. 

Bégaignon (de), sr. dudit lieu et de Kerhuidonez et du Rumen (ou Rumain), en Plestin (Plestin-les-Grèves), — de Kergadiou, en Bourbriac, — de Coatgourden, en Pestivien, — de la Villeneuve, — de Kerdéval, — de Pouldouran, paroisse de ce nom, — de Suzlé, en Plésidy. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1669. — Réformes et montres, de 1427 à 1481, en Plestin (Plestin-les-Grèves), évêché de Tréguier. Blason : Fretté d'argent et de gueules, comme Le Rouge (Sceau 1420). Yves de Bégaignon, écuyer dans une montre reçue à Dinan en 1356. — Even, évêque de Tréguier, mort en 1378. — Guy épouse, en 1444, Jeanne de Troguindy. La branche aînée fondue dans Le Rouge. A noter que Pigent de Kersauson, sr. de Guénan, écuyer, épousa, en 1628, Jacquemine de Bégaignon, fille de Messire Bertrand de Bégaignon, sr. du Rumain, et de Françoise Loz.

Locronan (de), sr. dudit lieu, paroisse de Plestin. Blason : " Fascé d'argent et d'azur de six pièces ". Cette seigneurie passe ensuite aux Hamon, sr. de Locrenan, de Kerbourdon et de Kersenant en Plestin. Cette famille Hamon est mentionnée lors des Réformations et Montres de 1427 à 1543 dans la paroisse de Plestin. Blason : " D'azur au chevron d'argent accomp. de trois roses de même ". La famille Hamon s'est fondue dans la famille Goaffuec.

Rolland, sr. de Kerbrézellec, en la paroisse de Plestin. Le blason porte " D'argent à trois gresliers de sable ".

Rouël, sr. de Kerouël, en la paroisse de Plestin.

Ruffier, sr. du Bois-Ruffier, en la paroisse de Plestin. Leur blason porte " D'azur, semé de billettes d'argent au lambel de même (sceau 1379) ; alias : d'azur semé de billettes d'argent au lion de même brochant ". Famille fondue dans Ferron.

Borgne (Le), sr. de Parc-an-Provost (en Plougasnou) de Lanharan (en Plestin), etc .. porte " D'azur à trois huchets d'or, liés et virolés de même ". Devise : "Attendant mieux et tout ou rien ".

Du (Le) ou Duff (Le), sr. de Cazlen (en Plestin) porte " D'azur à trois pommes de pin d'argent ". On trouve Jehan Cazlen en 1426.

Coëtlogon (de), marquis dudit lieu de Coëtlogon en 1622, et seigneur de Kerberio (en Plestin), de Kervéguen (en Plouzélambre), de Kerhuel (en Saint-Michel-en-Grève) porte " De gueules à trois écussons d'hermines " (sceau 1370). Devise : " De tout temps Coëtlogon ".

Droniou, sr. de Prorozec et de Kerdaniel (en Ploulech) et de Crec'houanf (en Plestin). Famille mentionnée lors de la Réformation de 1513, en Ploulech.

Tremel (de), sr. dudit lieu (trève de Plestin) et de Launay (en Plestin). Le blason de cette famille est " Ecartelé au 1 et 4 : d'azur au croissant d'or ; aux 2 et 3 d'or à l'arbre d'azur ". Elle apparaît entre 1427 et 1543 dans des Réformations et Montres en la paroisse de Plestin. Jehan Tremel en 1426 et 1481.

Coëtromarc'h (de), sr dudit lieu de Coëtromarch (en Plestin). Cette famille est mentionnée entre 1427 et 1543 dans des Réformations et Montres en la paroisse de Plestin (Jehan Coetromarch en 1427). Le blason porte " D'azur à une tour crénelée d'or ". Cette famille s'est fondue dans Kersulguen (ramage de Pont-l'Abbé) qui porte " D'or au lion de gueules, qui est Pont-l'Abbé, au franc-canton écartelé d'or et de gueules ; alias : écartelé de Kerlozrec et de Guérault ". Les Kersulguen apparaissent dans les Réformations et Montres entre 1444 et 1543 en la paroisse de Ploujean, Plouénan, Plougoulm et Sizun. Guyon Kersulguen et son père Jehan sont mentionnés à Ploujean en 1481.

Ploësquellec ou Plusquellec (de) (ramage de Poher), sr. dudit lieu et de Kernormand (en Plusquellec), de Kerbiriou et de Kerhuidonez (en Plestin), de Kerhuel (en Saint-Michel-en-Grève). Le blason est " Chevronné de six pièces d'argent et de gueules (sceau 1416) ; alias : brisé d'un lambel d'azur ". Devise : " Aultre ne veuil ".

Kergrist (de), sr. dudit lieu, de Kerven et du Vieux-Chastel (en Ploubezre), de Kerambellec (en Plouaret), Kergadiou, Plessix et Goazanarbant (en Plestin), etc ... Cette famille apparaît dans des Réformations et Montres, entre 1426 et 1543 dans les paroisses de Ploubezre, Ploumilliau et Pleyber-Christ. Le blason porte " D'or à quatre tourteaux de sable, 3, 1 au croissant de même en abyme ". Devise : " Sanctum nomen ejus ". Jean, vivant en 1463, épouse Marie Salliou, de la maison de Lesmais. La branche aînée s'est fondue dans Kergariou puis Barbier.

Bois (du), sr. de Kerhuel et de Keropartz (en Saint-Michel-en-Grève), de Kerbiriou (en Plestin), etc .. Cette famille apparaît dans des Réformations et Montres, entre 1427 et 1481, dans la paroisse de Perros-Guirec. Leur blason porte : " d'azur à la cotice d'argent accosté en chef d'une étoile d'or, et en pointe d'une quintefeuille de même ".

Les Connen (ou Conen ou Conan). Jehan Conan réside à Plestin et fait exempter un métayer à Kergoet, en Plougras. Ces Connen sont issus des Conen, possesseurs de plusieurs biens à Pordic et du Vieux-Marché (en Plouaret). Leur blason porte " Coupé d'or et d'argent, au lion de l'un en l'autre, armé, lampassé et couronné de gueules, à enquerre ". Devise : " Qui est sot, a son dam ". A noter qu'Yvon Conen est l'époux en 1285 d'Azou Hélory, soeur de saint Yves, entendue dans l'enquête pour la canonisation de son frère en 1330.

Les Keruzoré. Jehan Keruzoré (ou Keruzoué) réside en 1481 dans la paroisse de Plestin. Il est le fils d'un Jehan Keruzoré, décédé en avril 1442.

Les Haye (la). Jehan de la Haye réside à Plestin (mentionné dans la Réformation de 1426 et la Montre de 1481 en Plestin). A signaler qu'une famille de la Haye (ramage de Plumaugat) était propriétaire de Guernarc'han, en Plouaret et portait comme blason " D'argent à trois bandes d'azur, qui est Plumaugat ; au franc-canton aussi d'azur ". En 1422, est mentionné un Yvon de la Haye lors d'un achat à Plestin. Cet Yvon semble issu d'une autre branche de la Haye, qui était seigneur de l'Isle, de Kerbabu et Penvern (en Plougasnou), de Castellenec (en Henvic), de Kerlaudy (en Plouénan), de Luzec (en Saint-Thégonnec), du Rohou (en Plouézoc'h) et qui portait " Bandé d'or et d'azur ; au canton de gueules, chargé d'une fleur de lys d'argent, qui est de l'Isle ". Guyomarc'h, vivant en 1445, épouse Denise de l'Isle. La branche de l'Isle s'est fondue dans Toupin ; la branche du Rohou et de Kerlaudy s'est fondue en 1670 dans Du Dresnay. Jehan de la Haye décède en juin 1434 et le rachat de ses terres en Plestin sera affermé par le receveur ducal de Guingamp à son fils, Gauvain de la Haye.

Les Roux (le), sr. de Kerbrézellec (en Pommerit-le-Vicomte), de Kervegant (en Plestin). Ils apparaissent dans les Réformations et Montres, entre 1426 et 1543, dans les dites paroisses (Hervé Le Roux en 1426 et 1481, Guyomar le Roux en 1481, en la paroisse de Plestin). Leur blason porte " Vairé d'argent et de gueules " comme les Keranrais. Il pourrait s'agir d'un ramage des Keranrais, seigneurs en Plouaret. A signaler qu'un Guillaume le Roux décède en décembre 1439 et le rachat de ses terres à Plestin sera payé à la recette ducale de Guingamp.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée à  Plestin-les-Grèves (Plestin) la seigneurie de Plestin Lesmaiz aux sieurs Ferret chanoines (60 livres), la seigneurie de La Haye Quer au sieur du Lézard (50 livres), la seigneurie de Porspodain au sieur de Quervéguen Kergariou (10 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Plestin-les-Grèves (Plestin) : Jehan Begaignon, Prigent Begaignan, Yvon Begaignon, Charles Begaignon, les enfants de Pierre Begaignon, Guihomar Lesormel, Guihomar an Quenquissidic, Raoul Serraoul, Rollant Goudelin, Jehan Goudelin, Hervé le Galeer, Jehan Cazlen (décédé en 1442), Jehan Quilidien, Geffroys Richart, Jehan Richart, Jehan de la Haye, Meryen Collen, Audren Le Glais, Alain Jourden, Yvon du Plessis, Jehan Kerhudore, Yvon le Poull, Jehan Hamon an Sevenou, Yvon Saliou Lesmes, Audren le Splan, Alen Pontmenou, Raoul de Launoy, Jehan Kerrimel, le fils Botglassec, Jehan l'Evesque, Yvon an Tnou, Jehan Deryan, la veuve Olive Botglassec, la veuve Marie du Quillidien, la veuve Amice de Coetanroch, la veuve Thomine Goudelin, Geffroy Auffret, Alen Prigent, Yvon Corre Gamagon, Even an Dar, Jehan Baregan, Jehan Coetromarch, Jehan Conan, Hervé Roux, Yvon Autret, Jehan Trémel, Yvon Bosec, Alen Coribus, Meryan Richart, Jehan Noubic, Jehan Bigot, Jehan Johan Rivalen, Jehan an Du, Alan an Roux, Alen Alanec.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 40 nobles de Plestin-les-Grèves :

Bizien ADAM (10 livres de revenu) de Kermalvézen, porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Pierre ALANOT (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Bizien BACHELIER (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge.

Prigent BEGAIGNON de Rumen (70 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

CAUTDEN (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan COETROZERCH (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Pierre CONNEN (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Perrine CONNEN (10 livres de revenu), comparaît armé d'une vouge.

Alain DU DRESNAY de Keruhan (160 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

ESTIENNE de Kerguiziou (50 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Morice GOUDELIN (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Hervé GUILLOU (2 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Guyomar GUYOMAR (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Michel HAMON (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Yvon JOUHAN (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Yvon JOURDEN de Kerdozic (200 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan KERBOURDON (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Jehan KERUZOUE (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan (de) LA FOREST (5 livres de revenu), porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge.

Jehan (de) LA HAYE (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan LE BIGOT (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Hervé LE GALEER de la garde ducale (120 livres de revenu), excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance.

Jehan LE GUISIDIC (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan LE ROUGE de Tuibrieust (300 livres de revenu), comparaît comme homme d'armes.

Guyomar LE ROUX (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Hervé LE ROUX (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Jehan (de) LESMAES (80 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Roland (de) LESORMEL de Lesormel (200 livres de revenu), comparaît en homme d'armes.

Guillaume LESPARLER de Coatgaric (40 livres de revenu), défaillant.

Jehan LESPLAN de Leslech (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Yvon MEUR (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Yvon PENNOU (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan PENPRAT de l'hôtel du duc (120 livres de revenu), excusé comme appartenant à la maison du duc.

Yvon QUILLIDIEN de Le Porzo (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Nicole RICHARD (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Tudual RICHARD (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan RIOU de Gouzerch (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan ROBERT de Restarue ? (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Geoffroy SERRAOUL (200 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan TREMEL (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

(inspiré en partie de "Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les communes du département – tome 4 paru en 1859 (B. Jollivet)").

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