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PLESTIN-LES-GREVES

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La commune de Plestin-les-Grèves ou Plestin (pucenoire.gif (870 octets) Plistin) est chef-lieu de canton. Plestin-les-Grèves dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne)

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESTIN-LES-GREVES

Plestin (-les-Grèves) est une contraction de Ple Gestin et signifie paroisse de Gestin ou Jestin. Ce dernier était un pieux solitaire qui vécut dans ce pays, vers le sixième siècle, et y mena une vie exemplaire, que la paroisse crut devoir consacrer sa mémoire en prenant son nom. Il avait élevé un oratoire et une cellule qu’il fut forcé d’abandonner pendant un voyage qu’il fit à Rome. A son retour, il retrouva sa cellule, mais elle était habitée par Saint Efflam, qui voulut la lui rendre. Gestin s’y opposa, et les deux saints vécurent ensemble à partir de ce moment. Efflam fut enterré à Donguel.

Les premiers documents historiques relatifs à Plestin remontent au XIème siècle : ils mentionnent le prieuré de Roc'h-Hirglas (ou Grand-Rocher), fondé par l'abbaye du Mont-Saint-Michel, à la suite d'une donation faite en 1086 par Hugues, évêque de Tréguier. En 1096, il existe "quedam terra quae vocatur Plegestin" (Morice, Preuves, I. 460).

voir Plestin-les-Grèves "Le prieuré de Roc'h Hirglas en Plestin"

Plestin-les-Grèves était une paroisse du diocèse de Tréguier dès 1330 (Procès de canonisation de saint Yves). Elle avait pour succursale Trémel. Plestin-les-Grèves, ancienne paroisse primitive, ne formait d'abord qu'une seule commune avec Trémel, qui en est détaché par la loi du 30 août 1838. Le nom de Plestin est changé en celui de Plestin-les-Grèves par le décret du 7 juillet 1884.

Le 12 mai 1590, la paroisse de Plestin-les-Grèves eut dix-sept de ses miliciens tués sur la Lieue de Grève par la garnison royaliste du château de Tonquédec et fut ensuite pillée. En 1675, lors de la révolte du Papier Timbré, il y eut des troubles à Plestin-les-Grèves.

L'ancienne paroisse de Plestin-les-Grèves dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Morlaix. Elle relevait du roi et avait pour trève Trémel. La cure était à l'alternative. Elle possédait jadis une haute juridiction appartenant à la comtesse de Labédoyère et ressortissant de la sénéchaussée de Guingamp. En 1424, elle avait pour seigneur Jean de Penhoët, chambellan et amiral de Bretagne, et c'est en sa faveur que Plestin-les-Grèves fut transféré de la cour de Guingamp à celle de Morlaix par lettres du duc Jean V, données le 8 juin 1425.

On rencontre les appellations suivantes : Plegestin (en 1086, en 1163), Plestin (en 1292, en 1330), Ploegestin (en 1481). 

 

Note 1 : les armes employées par la commune de Plestin-les-Grèves dès 1965, sont "d'argent à un chevron de sable accompagné de trois étoiles du même". Ce sont celles de l'ancienne famille de Plestin aujourd'hui éteinte. 

Note 2 : la commune de Plestin-les-Grèves (Bretagne) est formée, à l'origine, des villages : Kerdaheret, Kerabic, Keriou, Guergay, Kermabilon, Prat-le-Dan, Pemprat-Huellan, Kerancrec'h-Bihan, Kervisio, Kervenou, Launay, Kerenbrigant, le Plessis, Kerargouinar, Pen-ar-Voas, Saint-Maudé, Pen-ar-Voern, Kervidonosé, Kergavarec, Kerguiniou, la Salle, Kerverzon, Trémel, Pen-an-Allé, Kersenan, Louc'h-Bihan, Kervelansquer, Kerjaloux, la Ville-Neuve, Kermezit, Kernours, Pors-an-Goff, Saint-Jacut, Kerdavid, Kernavalen, Guiguer, Lez-Mez ou Lez-Maës, Coat-Cléo, Lanharand-Bras, Coz-Castel, Goas-Ruguen, Coz-Venac'h, Porspoden, Toul-an-Héry. Plestin-les-Grèves a perdu une partie de ces villages au profit de la commune de Trémel.

Note 3 : Plestin-les-Grèves et sa trêve Trémel durant la Révolution : la plupart des éléments qui constituent ce sujet sont tirés des cahiers de délibérations du corps municipal de Plestin-les-Grèves, du Conseil général de la commune formé par des officiers municipaux et des notables, et enfin des assemblées primaires comprenant les citoyens de tous les cantons. Quand on parcourt ces pages, on est d'abord frappé par la vie politique active des communes. L'on a bien l'impression que le peuple, libéré enfin de la tutelle de la royauté absolue, de la noblesse et de l'église, accepte avec enthousiasme de procéder lui-même à son administration et un observateur, même partial, est forcé de convenir qu'il s'acquittait d'une façon satisfaisante des nombreuses charges qui lui étaient échues si soudainement, charges qui devinrent de plus en plus lourdes à mesure que les difficultés augmentaient, difficultés financières et difficultés provenant des révoltes intérieures et des guerres extérieures. L'on est frappé aussi par le républicanisme de la majorité des habitants de la commune et du canton de Plestin (Plestin-les-Grèves). On peut dire qu'ils acceptèrent de grand coeur la Révolution. Ils la comprirent, ils virent bien que si elle ne pouvait pas leur apporter, du moins immédiatement, la quiétude et le bonheur, elle avait eu la volonté de faire d'eux des hommes libres, conscients de leurs droits et de leurs responsabilités ; et les extraits des délibérations que nous reproduisons laissent éclater un réel enthousiasme pour cette vie nouvelle, une grande fidélité aux belles idées qui venaient de se réaliser. La première délibération figurant sur le premier des huit cahiers qui retracent toute l'histoire de notre commune, pendant cette période agitée, est datée du 8 août 1790. Il y eut, sans doute, des délibérations antérieures, mais nous n'en avons pas retrouvé la trace. Où en était la France le 8 août 1790 ? Des journées révolutionnaires importantes s'étaient déjà passées. Le Tiers-Etat, c'est-à-dire les représentants du peuple, luttaient depuis plus d'un an pour arracher des libertés au roi Louis XVI. Le 20 juin 1789, ils avaient juré, dans la salle du Jeu de Paume, de donner à la France une Constitution. qui divisât les trois pouvoirs et assurât au peuple une partie de ses droits. Et le roi et la noblesse avaient dû céder. La Bastille, prison politique, avait été prise par le peuple le 14 juillet 1789. Pendant la nuit du 4 août, la noblesse avait renoncé à tous ses privilèges. Les 5 et 6 octobre 1789, le peuple avait ramené à Paris le roi et sa famille, et dès ce moment, l'on peut dire que la royauté absolue avait été vaincue par le peuple. Cependant, une grande fête venait d'avoir lieu, trois semaines auparavant, à Paris et dans les départements. Ce fut la fête de la Fédération qui, le 14 juillet 1790, consacra l'avènement de la monarchie constitutionnelle. Le roi et la reine avaient juré d'être fidèles à la Constitution et la Révolution eût pu s'arrêter là si le roi, la reine et la noblesse avaient loyalement accepté cette monarchie constitutionnelle qui venait de devenir une réalité. Mais des fautes commises forcèrent les révolutionnaires à dépasser le but qu'ils s'étaient d'abord assigné. Au cours de cette étude, nous ne placerons pas tous les événements dans un ordre chronologique des faits. Nous avons pensé qu'il valait mieux séparer les questions et étudier chacune d'elles, d'un bout à l'autre de la Révolution : l'exposé y gagnera en clarté et il sera plus facile de suivre l'évolution rapide qui se produisit dans les assemblées et les moeurs de tout un peuple (Jules Gourio). Nous adopterons donc le plan suivant :  

Les assemblées et les administrateurs communaux sous la Révolution (cliquer) ;

Les assemblées primaires sous la Révolution ;

La question religieuse sous la Révolution ;

La question financière sous la Révolution ;

La réforme des poids et mesures durant la Révolution ;

La défense intérieure et extérieure durant la Révolution ;

La paroisse de Plestin-les-Grèves (Plestin) durant la Révolution ;

 

Voir aussi   Plestin les Grèves " La paroisse de Plestin-les-Grèves aux XVIème et XVIIème siècles

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de PLESTIN-LES-GREVES

L’EGLISE est un édifice gothique, fondée en 984, dit Ogée, par Geoffroy 1er, duc de Bretagne. Le fronton porte la date de 1576, qui rappelle sans doute une réparation ou reconstruction importante. Elle renferme, non pas le tombeau de Saint Efflam, comme on le croit généralement, mais bien un monument du seizième siècle, sur lequel le saint est représenté couché et revêtu des insignes de la royauté. Une tablette placée à côté porte cette inscription : Cy gist le cor du glorieux saint Efflam, prince, fils du roi d'Hybernie, en 994. Avant la révolution, une grille en fer, en forme de chapelle, entourait ce sépulcre ; mais cette grille, dont on admirait la richesse et le travail, n’existe plus. On pense qu’elle a fait partie des ornements religieux de la paroisse, mis en vente en 1793.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Une toute petite flèche en pierre, à 6 pans, surmonte le clocher de cette église , qu'entoure une galerie également en pierre.

Nous avons dit que le tombeau de saint Efflam, actuellement dans l’église de Plestin, datait du seizième siècle, tout au plus. Ce n’est donc pas le tombeau que fit construire Paul, évêque de Tréguier, en 994, et dans lequel fut placé le corps de saint Efflam, après avoir été enlevé de la chapelle bâtie sur l’emplacement où il avait été inhumé. Le monument du dixième siècle, le sépulcre qui reçut les dépouilles mortels de saint Efflam, n’a pas laissé de traces. Il a été détruit sans doute par les normands, lesquels, on le sait, ensanglantèrent la Bretagne pendant 26 ans, pillant et ravageant de préférences les monastères et les églises. Il ne serait donc pas étonnant que lors de l’ouverture du tombeau actuel, il y a une quarantaine d’années, sous la direction de M. de Lamennais, alors grand-vicaire du diocèse de St-Brieuc, on n’y eût trouvé que du varech, comme l'affirme le président l'Habasque, dans ses « Notions Historiques », et les continuateurs d’Ogée. Mais l’abbé Kermoalquin, dans ses Etudes sur les villes de Bretagne, soutient, au contraire, qu’on trouva des ossements humains dans ce tombeau, à l’époque que nous venons de rappeler, et il ajoute que cette circonstance est mentionnée au procès-verbal.

Les parties les plus anciennes sont le clocher et plusieurs arcades (XVème siècle), ainsi que le porche sud (1576) avec statues des Apôtres, par Roland Doré (vers 1610). La chaire à prêcher, oeuvre d'Alfred Ely-Monbet (ou Ely Mombet), date de 1913. Un vitrail récent représente saint Jacut et saint Guénolé.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Plestin-les-Grèves ou Plestin

 

Voir aussi   Plestin les Grèves " Description de l'église de Plestin les Grèves

 

La chapelle, dédiée à Saint Efflam (XV-XVIIIème siècle) et très remaniée en 1645, en 1708, en 1768 et en 1833, existe toujours. La chapelle a été classée monument historique le 1er décembre 1908. Si l’on en croit la tradition, elle a vu s’accomplir un miracle en 994, sous le pontificat de Paul. Toutes les fois, dit la légende, que l’on balayait cette chapelle, des gouttes de sang suintaient à travers des dalles. Informé de ce prodige, l’évêque ordonna des prières publiques et fit creuser à l’endroit d’où sortaient ces gouttes de sang. Les fouilles firent découvrir, à une très petite profondeur, une bierre et des inscriptions indiquant que le corps qui y était renfermé était celui de saint Efflam, mort le 6 novembre 512, et enseveli par ses religieux dans cet endroit retiré. Ce fut alors qu'eut lieu la translation des restes mortels d'Efflam dans l'église paroissiale de Plestin.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

Voici, d'après les hagiographes, la vie fort abrégée de saint Efflam : Il était fils unique d’un roi d’Irlande. Pressé de s’unir à Honore, fille d’un roi Saxon, il y consentit, mais après avoir inspiré à sa fiancée le désir de vivre comme lui dans l’abstinence. Les dissipations de la cour s’accordant mal avec ces goûts de solitude, un jour il s’embarqua sur un navire avec quelques jeunes seigneurs et vint aborder sous la grande roche bleue (Hyr Glas), entre Toul-Efflam et Loc-Mickel, à la lieue de grève enfin, où il y avait pour lors une grande forêt (En 1812, des traces de cette forêts apparurent en plusieurs endroits de la rade, après un orage : des tronçons d’arbres forestiers se montraient partout).

Notre saint, à peine débarqué, vit accourir à sa rencontre un dragon énorme, dont la gueule béante vomissait du feu. Efflam, sans s’épouvanter, attendit courageusement le monstre, et, après une lutte acharnée, le précipita dans la mer. Quelques-uns disent que le dragon fut tué par Arthur, parent d'Efflam, pendant que celui-ci était en prières, et ils ajoutent que ce fut pour désaltérer Arthur , après le combat, qu'Efflam fit jaillir avec son bâton la source qui alimente la fontaine dont nous parlons plus loin.

Délivré du dragon, saint Efflam fonda un monastère. Mais dans ce même temps, Honora quitta, elle aussi, sa patrie et vint aborder à Vetus Civitas, au Coz-Gueodet. Elle s’était, dit la légende, fait coudre dans une peau de bœuf et jeter à la mer. Les flots la portèrent jusqu’à l ‘embouchure de la rivière du Léguer et la déposèrent dans les filets d’un pêcheur. Celui-ci la voyant si belle, la conduisit au gouverneur de Vetus Civitas, qui en devint amoureux et voulut la retenir.

Le gouverneur tenta de l’enlever et la poursuivit jusqu’à la lieue de Grève ; mais ayant été puni de cette témérité par la paralysie de l’un de ses bras, ses yeux s’ouvrirent à la lumière, et repentant il n’hésita point à recourir aux prières de saint Efflam pour recouvrer la santé. Le saint obtint la guérison du gouverneur, et celui-ci, à dater de ce moment, se déclara le protecteur du monastère naissant.

Note 1 : La chapelle Saint-Efflam est mentionnée fort anciennement. L'édifice actuel, datant de 1883, est de plan rectangulaire avec chevet arrondi. Statues modernes de saint Efflam et sainte Henora (R. Couffon).

 

La chapelle Saint Jacut (XVème siècle), construite en 1487-1497 par Etienne Beaumanoir pour la famille Lezormel, contient des restes de verrières de la même époque, représentant les sires de Lezormel agenouillés; elle a donné asile à des débris d'un calvaire en Kersanton (XVème siècle). Un prieuré aurait été fondé au VIème siècle par des disciples de Saint-Jacut et rattaché à un prieuré de N.-D. de Pitié. Au XIème siècle l'abbé Hingethen, refondateur des abbayes de Saint-Méen et de Saint-Jacut, qui possède des terres dans la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, appelé autrefois Ploucastel, aurait fait relever le premier édifice. Les religieux bénédictins installèrent le culte de Saint-Jacut. Ils y placèrent aussi d'autres saints de sa famille : Gwennole, Guethenoc, Fracan, Gwen et Creirwie. Confirmé dans la Bulle papale. Malheureusement, faute d'entretien, cette chapelle menaçait ruines avant la fin du XVème siècle. En effet, l'abbaye était depuis 1475 aux mains d'un abbé commanditaire qui se souciait peu de frais de réparation. A la fin du XVème siècle, Guillaume de Lezormel, seigneur de l'endroit fait reconstruire la chapelle entre 1487 et 1497. Restaurée en 1867. Dans la chapelle, statues anciennes de Saint-Jacut et de Saint-Gwennolé (ou Saint Guénolé). L'une des statues de saint Guénolé est en bois polychrome (H. 1,20 m) : l'abbé est mitré en habits sacerdotaux, tenant de la main gauche un livre ouvert, et dans la main droite, une crosse. L'autre statue de saint Guénolé est en pierre, posée sur le mur du cimetière et provient d'un ancien calvaire. Maison du desservant accolée au placître. Les propriétaire actuels donnent pour origine du prieuré le débarquement de Jacut lui-même en ce lieu (Société d'Emulation des Côtes d'Armor - année 1999). 

Note 2 : La chapelle Saint-Jacut est dédiée à Notre-Dame de Pitié et saint Jacut. — Dès 1163, elle relevait de l'abbaye Saint-Jacut-de-l'Isle. L'édifice actuel, dû aux plans d'Etienne Beaumanoir, fut commencé en 1487 ; et, le 1er mai 1493, le pape donnait une bulle d'indulgences en faveur de sa reconstruction et la permission aux femmes d'y faire leurs relevailles. Il fut achevé le 16 octobre 1496 et dédié le 7 juin 1498 ayant coûté 500 livres de maçonnerie et couverture. Depuis il a été restauré à différentes reprises et notamment en 1867. De plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, il a conservé au midi une porte surmontée d'une riche accolade. En 1940, la chapelle renferme des statues anciennes de saint Jacut, saint Guenolé, saint Tugdual, sainte Jeune, saint Nicodème ainsi qu'une Pieta et un Crucifix (les statues de saint Efflam et de saint Yves avaient disparu déjà à cette époque). En 1940, sont mentionnées devant la chapelle, des statues à doubles faces provenant d'un calvaire : saint Guenolé — sainte Jeune, sainte Vierge — saint Yves, saint Miliau — saint Nicodème, saint François — saint Jean évêque (R. Couffon).

 

On comptait, dit le Registre de paroisse, avant la Révolution, 30 édifices religieux sur tout le territoire de la paroisse de Plestin-les-Grèves et de sa trève de Trémel. En défalquant les deux églises paroissiales et trèviale, il y avait donc 28 chapelles qui étaient :

- 7 chapelles dédiées à des saints locaux : Saint-Efflam (XV - XVIIIème siècle, reconstruite en 1883), Saint-Jestin, Sainte-Henora, Saint-Maudez, Saint-Yves, Saint-Harant (1706) et Saint-Mélar (de Keranauffret). 

Note 3 : La chapelle Saint-Garan ou Saint-Haran est une chapelle fort ancienne qui était en ruines en 1703 et dont l'évêque de Tréguier autorisa la reconstruction le 13 juillet 1706. Elle porte dans le pavage un cartouche portant la date de 1743 date de la facture de celui-ci. Vendue le 29 octobre 1806 à Yves Thomas, prêtre, elle fut donnée par lui à la fabrique le 5 juin 1816. L'acte de donation mentionne la chapelle avec son cimetière et divers objets de culte : un calice avec sa patène, 4 chasubles, 3 aubes et 2 surplis. De plan rectangulaire avec petit clocheton surmontant le pignon ouest, elle renferme les statues anciennes de saint Haran, saint Everzin (compagnons de saint Efflam), saint Herbot (en 1940) et saint Yves (en 1940). La chapelle a été restaurée par les habitants du quartier en 1946 et au début du XXIème siècle (voûte, lambris, peinture).

Note 4 : L'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui détruite. Elle est encore mentionnée existante en 1822. Les statues qu'elle renfermait sont, en 1940, au manoir voisin du Marc'hallac'h (R. Couffon).

Note 5 : L'ancienne chapelle Saint-Maudez, au village de Locmaudez et aujourd'hui détruite. Elle relevait du manoir de Kervidonné qui avait en outre une chapelle particulière également détruite (R. Couffon).

Note 6 : L'ancienne chapelle Sainte-Henora, aujourd'hui détruite. Elle relevait de la métairie de Lesargon et est mentionnée fort anciennement. Déjà en ruines en 1802, elle a aujourd'hui disparu (R. Couffon).

Note 7 : L'ancienne chapelle Saint-Gestin, près de Penanvern. déjà en ruines en 1802. Aujourd'hui disparue (R. Couffon).

Note 8 : L'ancienne chapelle de Saint-Mélar, aujourd'hui disparue.

- 2 chapelles de monastères : Saint-Jacut (édifiée en 1487-1496 par Etienne Beaumanoir, elle possède un clocher mur à une chambre de cloche) et la chapelle de Guernevez au Coz-Wenach dont le vocable n'est pas connu.

- 3 chapelles de saints romains : Saint-Sébastien (fin XVème siècle, le clocher mur possède une chambre de cloche), Saint-Claude et Saint-Morice (ou Saint-Maurice).

Note 9 : La chapelle Saint-Sébastien est un édifice de la fin du XVème siècle en forme de tau avec clocheton. Il fut vendu le 21 frimaire an IX, et a été restauré à plusieurs reprises. Au-dessus de la sacristie inscription : F. F. P. MESSIRE PICART F. HENRY Y. GALOU. En 1940, on mentionne des statues anciennes : Crucifix, Christ de Pitié, sainte Vierge, saint Sébastien (R. Couffon).

Note 10 : L'ancienne chapelle Saint-Maurice, détruite. Elle avait été érigée en chapelle de secours le 25 nivôse an XII.

- 3 chapelles servant de lieu de pèlerinage ou dédiées à une intention spéciale : Notre-Dame de la Mer ou de Lancarré (patronne de la mer), Sainte-Barbe (patronne des gardes-côtes, datée de 1609 et réparée en 1732), et Saint-Roch (saint protecteur contre les épidémies, datée de 1621, propriété au XVIIème siècle des seigneurs de Coat-Carric ou Coatgaric, le clocher mur est à lanternon). 

Note 11 : La chapelle de Lancarré est dédiée à Notre-Dame et à la Sainte Trinité. Elle était fort ancienne et débattue en 1261 entre les moines du Mont Saint-Michel, comme dépendant de leur prieuré de Roch'Hirglas, et le recteur de Plestin. Elle a été détruite peu après la Révolution.

Note 12 : La chapelle Sainte-Barbe est un petit édifice rectangulaire avec chapelle adjacente au nord du choeur et porche au sud. Le clocheton porte la date de 1609. A la Révolution, elle appartenait à l'hôpital de Morlaix et fut vendue comme bien national au citoyen Cosquer ; elle fut donnée à la fabrique le 7 décembre 1823. Elle renferme une belle poutre de gloire et les statues anciennes de sainte Barbe (XVIIème siècle), sainte Appoline, saint Roch, saint Louis, saint Marc et du Dieu de Pitié, toutes bénies en 1698.

Note 13 : La chapelle Saint-Roch est une fondation des seigneurs de Coatgaric. — L'édifice actuel, de plan rectangulaire, a été bénit le 23 avril 1621. Mentionné en mauvais état en 1782, il a été restauré à l'époque moderne et sert de chapelle funéraire à la maison du Lezart. Il renferme en 1940 les statues de saint Roch et de saint Cado (R. Couffon).

- 13 oratoires de maisons nobles : Sainte-Anne (Kerbiriou, fin XV et XVIIème siècle), Sainte-Catherine (Leslac'h, édifiée en 1607 par Jean Kermoysan et Marie du Dresnay, le clocher mur possède une chambre de cloche), N. D. de Kermaria (Marc'hallac'h), Saint-Ollivier (Porjou), Saint-Jean (Porzpoden), Saint-François d'Assise (Le Petit-Locrenan), ainsi que les oratoires à vocable inconnu des châteaux et manoirs de Lesmais (XVème siècle, chapelle privée qui a servi aux Kergariou de chapelle funéraire), de Lézormel (XVIème siècle, chapelle privée), de Coatcaric, de Locrenan, de Kersénant, de Coatromar, de Trébiand et de Kergadiou.

Note 14 : La chapelle de Sainte-Anne est un édifice de plan rectangulaire. La fenêtre bouchée du chevet date de la fin du XVème siècle, le reste du XVIIème siècle, et le clocheton est plus récent.

L'ancienne chapelle Saint-Jean, détruite. Elle est mentionnée en bon état en l'an X (R. Couffon).

La chapelle Sainte-Catherine de Leslech, visible encore en 1940. Edifice de plan rectangulaire dont le clocheton porte les armes de Jean de Kermoysan et de Marie du Dresnay. La chapelle fut bénite le 17 mai 1607 par Mgr Adrien d'Amboise et sa cloche le 23 mai 1608. Le mobilier mentionné en 1940 comporte un retable de la fin du XVIIème siècle portant deux écus, l'un aux armes mi-parti de Morice de Kermoysan et de Madeleine de Kerlech, l'autre aux armes de Leslech (Le Splan).

La chapelle Notre-Dame de Lesmais, forme, en 1940, l'extrémité de l'aile sud-ouest du château et présente un plan rectangulaire avec chevet arrondi formé par l'une des tours. Elle date du XVème siècle mais a été très restaurée et sert de chapelle funéraire à la Maison de Kergariou (R. Couffon).

Sauf celles des maisons nobles, toutes ces chapelles possédaient jadis une "Fabrique", des revenus, et étaient bien entretenues. Leur entretien commence à être délaissé vers le XVIIIème siècle. Quand éclata la Révolution, les deux églises de Plestin-les-Grèves et de Trémel (sa trève), ainsi que les chapelles de Saint-Sébastien, Saint-Efflam, Saint-Yves, Saint-Jagut et Saint-Maurice restèrent seules ouvertes au culte. L'entretien de ces chapelles ne s'est point depuis lors amélioré. Sont seules actuellement l'objet d'une sommaire conservation : celles de Saint-Efflam, de Saint-Jagut, de Saint-Harant, de Saint-Anne, de Saint-Roch, de Saint-Sébastien et de Sainte-Barbe. Les autres ont été, ou détruites, ou transformées en granges, ou laissées dans le plus complet abandon. Toutes ces chapelles étaient d'une construction très ancienne ou d'une reconstruction remontant au XVIème ou au XVIIème siècle. La reconstruction de celle de Saint-Roch est de date récente (1814) et celle de Saint-Efflam remonte à 1883 (J.M. Peres).

La chapelle de la Communauté des Filles de la Croix (1892). Edifice voûté, de style roman, en forme de croix latine avec absidioles sur les ailes du transept. Il a été construit par M. Guyomard, entrepreneur, sur les plans de M. Mellet, architecte de Rennes, et bénit le 11 octobre 1892.

Un bel ossuaire a été détruit en 1845.

Plestin-les-Grèves ou Plestin

La FONTAINE (XVI-XVIIème siècle) qui avoisine la chapelle dédiée à saint Efflam, chapelle qui n’est pas non plus l’oratoire primitif élevé au saint après sa mort, est l’objet de la dévotion des fidèles. On attribue à son eau des vertus miraculeuses. Du temps de l’abbé Déric, qui écrivit en 1777, on se rendait à jeun, le lundi, à la fontaine de saint Efflam, lorsque l’on avait été volé. Là on jetait dans l’eau plusieurs morceaux de pain, à chacun desquels on donnait le nom des personnes que l’on soupçonnait d’être les auteurs du vol. Celui des morceaux qui restait au fond indiquait le nom des voleurs.

 Il y a également lieu de citer les édifices et vestiges suivants :

- On recense 42 fontaines ou lavoirs (XVIIème siècle, XVIIIème siècle, XIXème siècle, XXème siècle). Sur ce total, 9 fontaines n'ont pas pu être repérées sur le terrain, complètement détruites ou perdues dans les ronciers : les fontaines de Kervigné, de Poul ar Ran, de Kerquiniou, de Kerbourdon, de Runambec, de Castel Pic, de Poul, du Marc'halla (fontaine aux plaies). 12 fontaines ont été détruites, soit par la commune, soit par leurs propriétaires : les fontaines de Pen ar Vorn, Kerligonan, Saint-Jacut (busée), du Stalvar, Pen ar Voas, Goas Ruguen, Poul Guyoc'h, Kerlean, Ty Lann, Kernavalen, Traou Huellan et de Locrenan. Reste l'emplacement incertain de deux fontaines : Leslac'h et Coat Villo. Deux fontaines mériteraient d'être restaurées : la fontaine Sainte-Blaise et la fontaine du Porjou. 21 fontaines publiques et privées ont pu être repérées et identifiées et 14 étudiées : Le Coroner, Pen Bouillon (rue du Côtier), Le Pont Blanc, Le Peulven, Sainte-Barbe, Kermabusson, Porz Mellec, Le Porjou, Pen ar Yorn (saint Gestin), Ker Libouban, (saint Yves), Poul Fanc (saint Maudez), Saint-Efflam, Tossen an Choz, Traou ar Roch (l'Aulnaye), Kerézequel, Kermaria (Ar Goulizà), Parz an Aotrou, Prat Ledan, Saint-Haran, Pen Bouillon, Ruelle.

- Sur les plans cadastraux napoléoniens de 1813-1814, on peut relever précisément l'emplacement des moulins (XVIIème, XVIIIème, XIXème siècles) situés sur le Douron : le moulin de Trébriand (section H dite de Coat-Tromac'h 872), le moulin de Limgand (section G 242), le moulin de Kévélégand (section G 251, rivière de Buzel), le moulin de Perceval (section J dite de Lézormel 4 et 4 bis), le moulin de Lézormel (section J 62 et 53), le moulin de Haouël (Milin Awel) (section J 96 et 96 bis), le moulin de Bégaignon (section J 240-241), le moulin du Porjou (section K Lesmaëz 280-274), le moulin de la Vicomté (section K 1641-1643), le moulin de Lesmaez (section K 1276-1277-1278-1279-1208), le moulin de Rochelan (section L dite de Porspoden 188-189), le Moulin Neuf (section L 261-403) et le Vieux Moulin à vent (section L 278). Sur le cadastre de 1848, n'apparaissent plus que le moulin de Lézormel, le moulin de Lesmaës, le moulin de la Vicomté, le moulin de Rochelan et le nouveau moulin Julien. Ces nombreux cours d'eau alimentaient plusieurs minoteries. Au milieu du XXème siècle, le moulin de Rochelan alimentait une petite usine hydro-électrique à partir des moulins du château de Lesmaës. On remarque aussi l´existence d´une briqueterie au début du XXème siècle près du site du moulin. Les plus anciens moulins de la commune sont le moulin de Begaigon (en cours de restauration) et le moulin de la Vicomté en Traou Huellan (abandonné).


- la villa et les thermes galo-romains du Hogolo (I-IIIème siècle), découvert en 1892 ;

- le mégalithe du Peulven (entre 800 et 100 ans avant Jésus-Christ), situé sur la route de Morlaix ;

- le dépôt de haches à douille du Rest-Menou (âge du bronze) où ont été découvertes 407 haches ;

- le tumulus d'Ar-Hastel, près du Marhallach et le tumulus du Henguer (âge du bronze) ;

- les substructions de Toul-an-Hery (époque gallo-romaine) ;

- le sanctuaire de Mezou - Penannech (époque gallo-romaine) ;

- la sépulture en coffre de Kervigne (âge du bronze) ;

- le souterrain de Keronic (âge de fer) ;

- le temple de Coz-Ilis (époque gallo-romaine) ;

- le dépôt de monnaies découvert dans la carrière du Grand Rocher (époque gallo-romaine) ; 

- en 1847 furent terminés les travaux de construction d'un débarcadère au port de Toul-an-Héry. En 1934-1935, fut construit le pont de Toul-an-Héry, sur le Douron ; 

- le porche du manoir de Kerviziou (Moyen Age) ;

- la villa de Lady Mond (1930), située à Saint-Efflam. Cette villa a été édifiée avec les débris de trois chapelles de la région, dont celle de la Sainte-Trinité à  Plounérin ;

- le clocheton Sainte-Enora (XVIIème siècle), situé au manoir de Kerallic ;

- le manoir Le Puilh (XVIIème siècle), situé au port de Toul-an-Héry ;

- le manoir de Kergal (XXème siècle). En 1269, après des années de querelles, les familles de Coatmat et de Coatfal décidèrent d'unir leurs destinées en célébrant les noces de Cunégonde de Coatfal et de Sigismond de Coatmat. La fête se passait à l'emplacement actuel du manoir. Le couple y fit construire un château fortifié et filait alors le parfait amour. Mais bientôt tout se gâta pour une question de plantation : Sigismond voulait planter des oliviers et Cunégonde ne jurait que par le houx. Et ce qui devait arriver arriva : Cunégonde fut répudiée et la querelle reprit entre les deux familles. Le château fortifié fut, dit-on, raser par Vauban. Il faut attendre le début du XXème siècle pour voir apparaître le manoir actuel. Sous le manoir se trouve une véritable crypte : on peut y découvrir d'anciennes geôles et, tout au fond, une entrée de souterrain ;

- le centre culturel de Ti an Oll (XIX-XXème siècle) ;

- la maison de l'Aigle (1928), située à Saint-Efflam ;

- le pont de Toul an Héry (1934-1935) ;

- l'ancienne école Saint-Joseph (1882-1883), aujourd'hui disparue et fondée par le marquis du Bizien du Lézard, sous l'impulsion du chanoine Le Bivic, curé de la paroisse, originaire de Pleumeur-Bodou et ancien professeur de rhétorique au Petit Séminaire de Tréguier. Pendant les trois années que durent les travaux de construction et d'aménagement (1879-1882), les enfants désireux de profiter des bienfaits de l'éducation chrétienne se réunissent dans une maison, sise au village de Pont-Blanc, "Pont Gwenn". En 1887, six Frères de la Doctrine Chrétienne, dits Frères à quatre bras ou à rabat blanc, donnent l'enseignement primaire à plus de 150 élèves : sur le nombre, selon les années, 30 à 40 pensionnaires ou plutôt demi-pensionnaires, les familles fournissant à leur progéniture pain, viande, beurre et autres comestibles. En 1879, "les salles étaient petites, basses, peu éclairées, et la route étroite et en pente servait de cour de récréation" ;

Nota : le Grand Rocher, autrefois Roch-Hirglas ou Roch-Ellas, est cité vers 1086 dans le Cartulaire du Mont-Saint-Michel (...montem quemdam ..... qui dicitur Hyrglas : Mor. Pr. I, 460). Des vestiges romains auraient été signalés au bourg de Plestin-les-Grèves, au Tossénou, à Kerbiriou, à Toul-an-Héry, au Hogolo. Des monnaies ont été aussi trouvées au bourg de Plestin-les-Grèves (en Bretagne), au Tossénou, à Lesmaës, au Traou, à Lancarré et dans la carrière de Bon-Abri. Un tombeau avec une urne et une épée en bronze auraient été mis à jour dans la Lande de Saint-Gestin.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLESTIN-LES-GREVES

Nombreux sont les châteaux et les manoirs du pays de Plestin-les-Grèves (Bretagne). Le seul qui se soit réellement conservé est le château de Lesmais (XVème siècle), demeure des vicomtes de Plestin; ses douves cependant, ont disparu. L’ancien château de Lezmaës-Plestin appartenait, en 1780, à Le Camus de la Guibourgère, qui portait : d’azur à trois croissants d’argent, une étoile d’or en abîme. Cette famille, originaire de l’Auxerrois, a fourni un intendant de Bretagne en 1785.  

Manoirs de Lesmaës et de Lezormel (XV-XVIème siècle) bien conservés, fenêtres et escaliers très élégants, cheminées décorées de vignes et surmontées d'accolades. Les manoirs de la Haie, de Coat Caric (XV-XVIIème siècle, aujourd'hui disparu (suite à un incendie) et construit à l'origine par la famille Le Sparler), du Guergay, de Porsboden, de Kerbourdon, de Kercadiou, du Plessis-Ever et du Marhallac'h, maintenant convertis en fermes, sont tous du XVIème siècle.

D'autres manoirs, dont quelques-uns ont été classés comme monuments historiques n'étaient que de simples gentilhommiéres et sont devenus de véritables fermes. Ce sont: Kervizio ou Kerviziou (XVème siècle), Kermerzit, Porzpoder, Porjou, Lezormel, Leslac'h (XV-XVIème siècle, édifié à l'initiative de la famille Le Splan et restauré en 1900 par le baron de Schonen), Coatromar, Kerjean, Kermabusson et Trébiand. D'autres manoirs enfin, comme le Plessis-Quinquis (XVIème siècle), Kergadiou, Kersenant, la Haye, le Launay, Creac'hgouanf, Kermalvezen, etc.., qui ne furent que de modeste demeures seigneuriales, ont perdu tout souvenir ancien et ne sont plus que de simples fermes (J.M. Peres).

LEZORMEL (XVIème siècle) appartenait à la famille Perceval de Lézormel, dont les armes étaient : Bandé de six pièces d’argent et d’azur, avec cette devise : le content est riche. Un membre de cette famille a été établi par le vicomte de Rohan, en 1485, capitaine du château de la Roche Maurice. Cette famille est éteinte.

KERJEAN-RICHARD a vu naître Richard, champion du combat des Trente. Cette famille portait : de sable fretté d’or de six pièces, au franc canton de gueules, chargé d’une croix d’argent.

Les autres maisons nobles de Plestin-les-Grèves étaient, en 1695 : Kervisio, Kercadio, Kermabusson et Coatcaric.

Il faut ajouter le château de Locrenan à Toul-an-Héry (XVI - XVIIème siècle), une villa de Saint-Efflam, construite avec les matériaux de la chapelle de la Sainte-Trinité de Plounérin (début XVIème siècle).

La seigneurie de Lesmais a été unie à celle de Plestin suite à l'acquisition, en 1565, par Guy de Lesmais de la seigneurie de Plestin, appartenant jusqu'alors à Jean d'Acigné. La seigneurie de Plestin se pare d'un titre de vicomté vers le XVIIème siècle. La juridiction de Plestin-Lesmais est haute, basse et moyenne avec justice patibulaire à quatre pots de pierre. La seigneurie de Plestin appartient à Prigent de Coatmen (en 1298), à Rolland de Coatmen (en 1438) et à Olivier de Coatmen (en 1485). Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille d'Acigné, suite au mariage de Gilette de Coatmen avec Jean d'Acigné. En 1565, leur fils, Jean d'Acigné (époux d'Anne de Montjean, baronne de Combourg) vend la terre de Plestin à Guy de Lesmais (époux de Jeanne du Quellenec). La seigneurie de Lesmais est propriété successive de Claude de Lesmais (en 1471), Guy de Lesmais (en 1514, époux d'Anne de Kerderrien), Guy de Lesmais (en 1565, époux de Jeanne de Quellenec), Pierre de Lesmais (en 1579, époux de Marie de Goulaine), Claude de Lesmais (en 1602, époux d'Anne d'Acigné), Toussaint du Perrien (en 1647), Toussaint Le Moyne de Trévigny (époux de Philipette de Quengo), Barthélémy Ferret et Jacques Michau (en 1686), Françoise Trouillot épouse Ferret (en 1688).

La seigneurie de La Haye-Ker ou Keraër (alias La Haye Keraër), est qualifiée de châtellenie en 1776. Elle tire son nom des barons de Kaër et possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait à Plestin et qui relevait en appel de la sénéchaussée de Guingamp. Propriété, en 1468, de Jean de Malestroit (famille dans laquelle s'est fondue celle de Keraër (alias Kaër)), cette seigneurie est acquise en 1583 par Jehan Le Bihan. Elle est à René Philippe Bizien en 1677, puis à Louis Marie Bizien du Lézard (en 1708) et à Jean René Bizien du Lézard (en 1782).

La seigneurie de Porzpoden (ou Porspodain) en Plestin (alias Porzpoden-Quilliden) est un arrière fief de la seigneurie de Guingamp. Propriété successive d'Isabeau de Potzpoden (époux d'Yvon Roual) au début du XVIème siècle, de Jean de Porzpoden (en 1530, époux de Marie de Kergadiou), d'Alain Toulcoët, de Christophe Toulcoët, sieur de Quilliden (en 1591), puis des familles Kergariou, Ploeuc, Partevaux et Cognets. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 40 nobles de Plestin-les-Grèves :  

Bizien ADAM (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Pierre ALANOT (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Bizien BACHELIER (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge. 

Prigent BEGAIGNON de Rumen (70 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

CAUTDEN (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan COETROZERCH (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier. 

Pierre CONNEN (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Perrine CONNEN (10 livres de revenu), comparaît armé d'une vouge.

Alain DU DRESNAY de Keruhan (160 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

ESTIENNE de Kerguiziou (50 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Morice GOUDELIN (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Hervé GUILLOU (2 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Guyomar GUYOMAR (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane.

Michel HAMON (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Yvon JOUHAN (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier. 

Yvon JOURDEN de Kerdozic (200 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer. 

Jehan KERBOURDON (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Jehan KERUZOUE (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan (de) LA FOREST (5 livres de revenu), porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge.

Jehan (de) LA HAYE (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan LE BIGOT (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Hervé LE GALEER de la garde ducale (120 livres de revenu), excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance.

Jehan LE GUISIDIC (15 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan LE ROUGE de Tuibrieust (300 livres de revenu), comparaît comme homme d'armes.

Guyomar LE ROUX (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Hervé LE ROUX (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier.

Jehan (de) LESMAES (80 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Roland (de) LESORMEL de Lesormel (200 livres de revenu), comparaît en homme d'armes.

Guillaume LESPARLER de Coatgaric (40 livres de revenu), défaillant.

Jehan LESPLAN de Leslech (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Yvon MEUR (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Yvon PENNOU (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan PENPRAT de l'hôtel du duc (120 livres de revenu), excusé comme appartenant à la maison du duc.

Yvon QUILLIDIEN de Le Porzo (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Nicole RICHARD (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Tudual RICHARD (40 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan RIOU de Gouzerch (20 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan ROBERT de Restarue ? (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Geoffroy SERRAOUL (200 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan TREMEL (5 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

(inspiré en partie de "Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les communes du département – tome 4 paru en 1859 (B. Jollivet)")

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