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PLEUDIHEN-SUR-RANCE

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La commune de Pleudihen-sur-Rance (pucenoire.gif (870 octets) Pleudehen) fait partie du canton de Dinan-Est. Pleudihen-sur-Rance dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEUDIHEN-SUR-RANCE

Pleudihen-sur-Rance vient du breton « ploe » (paroisse) et de "Tihen", obscur saint breton. On peut penser qu'il fut supplanté par Saint Guihen, abbé de Dol au XIème siècle.

Pleudihen est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pleudihen-sur-Rance, ceux de La Vicomté-sur-Rance, Saint-Hélen, Lanvallay, Saint-Solen et Tressaint.

Pleudihen est mentionnée comme paroisse en 1223, lors d'une donation de l'évêque de Dol des églises de Saint-Pierre-de-Plesguen (Ille-et-Vilaine) et de Pleudihen, à son chapitre (donation confirmée par l'archevêque de Tours en 1229). La paroisse de Pludihen est mentionnée également en 1363 (testament de la dame de la Bellière - Anc. év. VI, 231) et appartient au diocèse de Dol. Jusque vers 1679, Pleudihen a pour recteur le chanoine trésorier de Dol.

Dès 1246, un acte fait état de la vente à l'abbaye du Tronchet (en Plerguer) de biens situés à Pleudihen par la fille du seigneur de Coëtquen. Suite au legs vers 1379 du seigneur de la Touche, les moines sont dans l'obligation d'établir un prieuré au village de l'Hôtellerie. L'abbaye de Léhon ainsi que celle de Saint-Sulpice de Rennes sont possessionnées à Pleudihen. L'ordre du Temple et les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient jadis des biens à Pleudihen : un moulin près de la Val Arvelin (cité en 1160), l'aumônerie de Ponte-terre (citée en 1180). Une ancienne léproserie est signalée au lieu-dit La Madeleine, lieu qui était jadis le siège d'un prieuré bénédictin.

L'ancienne paroisse de Pleudihen avait pour ressort Dinan, pour évêché et pour subdélégation Saint-Malo. Elle relevait du roi. La cure était présentée par le trésorier de la cathédrale de Dol. Erigée en commune en 1790, Pleudihen cède à Lanvallay l'enclave de Saint-Piat (arrêté du 8 juin 1811) puis est diminuée du territoire de la nouvelle commune de la Vicomté-sur-Rance (décret du 7 avril 1877). Par décret du 9 juillet 1870, est créée la succursale de la Vicomté-sur-Rance, dont le territoire est prélevé sur celui de la succursale de Pleudihen.

A partir de 1792, Pleudihen, bien qu'alors non chef-lieu de canton (Pleudihen dépend alors du canton de Plouër), est le siège d'une justice de paix. De l'an IV à l'an VIII, Pleudihen a une municipalité cantonale, puis, jusqu'en l'an X, reste un chef-lieu de canton. Le nom de Pleudihen-sur-Rance est officialisé par un décret du 26 mai 1972.

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Pludihen (en 1246, en 1272, en 1277), Pludihen (vers 1330, en 1363), Pludihan (en 1371).

Note 1 : en 1244, le chapitre de Dol cède à Jean, abbé du Tronchet, les dîmes de la paroisse de Pleudihen-sur-Rance, en échange de celles d'Epiniac. A l'époque où le Canada passa au pouvoir des Anglais, beaucoup de Canadiens vinrent chercher refuge en France et plusieurs se fixèrent à Pleudihen-sur-Rance. 

Note 2 : la commune de Pleudihen-sur-Rance est formée des villages : Panlivard, Saint-Magloire, Cain, Ville-ès-Genilles, la Cocquenaie, le Bas-Champ, le Breil, la Chienne, la Gravelle, la Ville-Morvue, la Ville-Gé, Merdreux, la Chapelle, la Ville-Hervy, la Vicomté, la Ville-ès-Pois, Livet, le Châtelier, la Heluais, Launay-Mousson, le Val, le Rochiviers, l'Hôpital, la Madeleine, la Traine-Haye, la Jametrie.

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Pleudihen-sur-Rance : Roland Mahé (vers 1270), Guillaume Fromont (vers 1280), Pierre d'Acigné (en 1310), Geffroy La Vache (en 1357), Rolland de La Rivière (en 1399), Etienne Barras (en 1400), Brient Le Bouteiller (en 1411), Noël Roussel (en 1429), Jean Le Théoux (vers 1480), Bertrand Moutard (en 1503), Jean James (en 1504), Jean La Motte (en 1550), Jacques Leclerc (vers 1563), Guillaume Ogier (en 1596), Guillaume Bouvier (en 1563), François Dosne (vers 1568), Michel Hervy (vers 1595), Isaac Louice (en 1600), Robert de Pierres (1621 à 1626), Louis François du Four (1626 à 1636), Jean Desrais (1631 à 1634),Gilles Eberard (1634 à 1645), François Chereau (vers 1665), Charles Le Blanc (1665 à 1679), De Méel (1679 à 1686), François Gautier, l'aîné (vers 1712), François Gautier, le jeune (1712 à 1733), Joseph de La Vallée (1733 à 1738), Louis Georgelin de la Manfredaye (au moment de la Révolution), Jean Marie (1804 à 1809), Jacques Briand (1809 à 1815), Jean Le Gaignoux (1815 à 1821), Rouault (1821 à 1847), Jacques Le Saicherre (1847 à 1880), Bonnier (1880 à 1891), Delahaie (1891 à 1909), Auguste Carré (à partir de 1909), …

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PATRIMOINE de PLEUDIHEN-SUR-RANCE

l'église Notre-Dame (1867 - 1881), oeuvre de l'architecte Charles Aubry. L'église actuelle remplace une église du XVIème siècle qui contenait, en tant que reliques, les corps entiers des saints Félicissime et Sévère. En 1845, la translation des reliques de la vraie croix et de saint Sévère dans l'église paroissiale donne lieu à une cérémonie présidée par Mgr l'évêque de Saint-Brieuc. La première pierre de la nouvelle église est posée le 1er septembre 1867. La construction du clocher a lieu quatorze années plus tard (vers 1881). L'église est consacrée le 10 septembre 1878. La chaire, oeuvre du sculpteur Aubert, date de 1885 : on y accède par deux escaliers. L'église abrite un panneau commémoratif (oeuvre du peintre A. Ferré) ;

la chapelle Sainte-Ouine (XVIIème siècle), située à la Chapelle-de-Mordreuc et dédiée à saint Ouen, évêque de Rouen. Cet édifice désaffecté depuis la Révolution sert aujourd'hui de hangar ;

une croix du cimetière (1684), provenant de l'ancien cimetière et placée aujourd'hui près du chevet de l'église ;

l'ancien prieuré de l'Hôtellerie, aujourd'hui disparu et fondé par Bonabe la Bécasse, seigneur de la Touche-ès-Bécasse, lequel abandonna tous ses biens et dîmes de Pleudihen à Robert Pépin, abbé du Tronchet, pour cette création. On devait y dire une messe pour le fondateur le vendredi de chaque semaine, et "tous les pauvres passant au Prieuré devaient y être nourris, vêtus et aumônés" ;

les nombreuses chapelles aujourd'hui disparues, sur les 12 chapelles qui existaient à Pleudihen-sur-Rance : la chapelle de Pompée (bénie le 10 septembre 1680), la chapelle de la Touche-aux-Bégasses (bénie le 7 janvier 1692), la chapelle Saint-Etienne de la Grande-Tourniole (bénie le 21 janvier 1711), la chapelle du Pont-de-Cieux (détruite au XIXème siècle), la chapelle privée de la Bellière, la chapelle de Sainte-Anne-des-Airettes (située jadis au village de la Vicomté et fondée par M. Bouvet, capitaine de vaisseau), etc .. La chapellenie de la Madeleine était desservie par Pierre Julien (en 1723). La chapellenie Sainte-Anne de la Touche-Porée était desservie par Michel Clément (de 1713 à 1718) et par Alain Guymont (en 1789). La chapellenie de Mordreuc était desservie par François Furet en janvier 1711. La chapellenie Saint-Etienne des Tourniolles (ou de la Grande-Tourniole) était desservie par François Briand (en janvier 1711), par Jean Le Gaignoux (en décembre 1755), par Jean Marie (en octobre 1771) ;

le château de la Ville-Bodin (XVI-XVII-XXème siècle), édifié par la famille Bodin. En 1910, on y ajoute deux ailes et de la tour flanquée d'une tourelle. Propriété de Pierre Girault en 1676. Ce château passe ensuite par alliance entre les mains des familles Cresté, Bourgaux, Roger et Jallot ;

le manoir de Saint-Méleuc (XVIème siècle). Il pourrait s'agit d'une ancienne fondation templière. Une chapelle, dédiée à saint Meleuc, semble avoir existé autrefois à cette endroit. Propriété de Guillaume de Saint-Méleuc au début du XVème siècle. On trouve un Jehan de Saint-Méleuc en 1480 ;

le manoir du Bouvet (1641 – XVIIIème siècle), édifié par Jean Bouvet, marchand de bois au port de Mordreuc. Un linteau daté de 1577 mentionne le nom de Charles Bouvet. Propriété également de la famille Marion ;

le manoir du Clos-Guillaume (XVIIème siècle), situé au Pont-de-Cieux. La seigneurie du Pont-de-Cieux est mentionnée en 1329 ;

la fontaine d'eau ferrugineuse (XVII-XVIIIème siècle), située à Quincoubre ;

la maison « Consolation » (1845), située sur la route de Miniac et fondée par Félix Bodin. Cette maison est donnée ensuite aux Soeurs du Saint-Esprit et va servir d'école pour les filles et d'hospice pour les pauvres ;

le colombier de Saint-Méleuc (XVIIème siècle). Ce colombier compte environ 450 boulins ;

8 moulins dont le moulin à vent de Pontlivard et les moulins à eau du Val, de Sieux, du Pré, du Pont-de-Cieux (XVIème siècle),…

A signaler aussi :

la motte féodale de La Motte-Pirandelle (XI-XIIème siècle). Elle est voisine d'une importante station préhistorique ;

le dolmen (époque néolithique), situé dans le bois de la Tougeais ;

l'allée couverte du Bois-du-Rocher ;

le tumulus de Pontlivard (âge de bronze) ;

le tumulus de Saint-Magloire (âge de bronze) ; 

le château de la Bellière (XIIIème siècle), qui se trouve depuis 1877 sur le territoire de la commune de La Vicomté-sur-Rance. Il s'agit de l'ancienne demeure des seigneurs de Dinan. La Bellière appartient, en 1300, à Raoul Chevalier, seigneur de la Bellière, qui, par testament en date du 3 novembre 1329, donne au monastère des Jacobins de Dinan, une mine de froment de rente à prendre sur ses dîmes de Pleudihen. En 1362, Philippe de Dinan, vicomte de la Bellière, fonde une chapellenie dans l'église paroissiale de Pleudihen-sur-Rance. Le 22 mai 1454, la Bellière est érigée en bannière par le duc Pierre en faveur de Jean de Malestroit, seigneur de Largoët, vicomte de la Bellière et maréchal de Bretagne. Au moment de la Révolution, la Bellière avait haute justice. Sa chapelle privée dédiée à Saint-André (chapellenie Saint-André de la Bellière) était jadis desservie par des chapelains : Hilaire Ferrard (en 1670), Guy Brebel (de 1713 à 1718), Thomas Le Moyne (à partir de 1718), Julien Vannier (de 1770 à 1775), François Dufresne (en 1784) et Jacques Briand (en 1789) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLEUDIHEN-SUR-RANCE

Les anciennes maisons nobles de Pleudihen-sur-Rance étaient : la Bellière (avec haute justice), la Ville-Gicquel appartenait en 1360 à Pierre Henri, sieur de Vaurouet. En 1500, Sainte-Agathe appartenait à Mathieu de Mur, le Bois-le-Rault appartenait à Françoise de la Barre, le Gué appartenait à Guillaume Le Jeune, le Colombier appartenait à François de la Barre, le Guillon appartenait à Raoul du Reil, Saint-Mélanne appartenait à René de Saint-Mélanne, la Touche appartenait à Robert de la Salle, la Motte-Pilaudelle appartenait à Gilles du Bois-Riou, le Couesbouc appartenait à Rolland du Bouais, et la Ville-Morven.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 22 nobles de Pleudihen :

Guillaume BOUELEUC (10 livres de revenu) : défaillant ;

Dom Jehan DAUMER (15 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE CRAMOU de la Motte (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Macé DE GRANTAMY (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DE LA FEILLEE de Coesquentel (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehanne DE MALESTROICT de la Bellière : défaillant ;

Gilles DE QUEBRIAC de Tche-Quebriac (400 livres de revenu) ;

Roland DE ROCHEFORT (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE SAINT-MELEUC de la Saudraye (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DENIS (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy DES GUETZ (10 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DES GUETZ (10 livres de revenu) ;

Michel DU BOAISRIOU de Mtte-Pirandl (140 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Jacques GILLOT : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Héritier Guillaume GUERIN (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Raoul HERVE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Héritier Richard LE BEGACE de Beaumarchais (120 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume LE JEUNE (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Dv MADEUC de la Tourniolle (700 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan SALLERS : défaillant ;

Jacques PIEDEVACHE (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PIEDEVACHE : défaillant ;

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