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SAINT-POL-DE-LEON

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La commune de Saint-Pol-de-Léon (bzh.gif (80 octets) Kastell-Paol) est chef lieu de canton. Saint-Pol-de-Léon dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-POL-DE-LEON

Saint-Pol-de-Léon vient de saint Paul-Aurélien, saint breton du VIème siècle, originaire du Glamorgan, au Pays de Galles. La graphie Pol ne remonte pas au-delà du XVIème siècle, auparavant, on écrivait Paul ou Paoul. Le comte Withur, parent de saint Paul Aurélien, et qui gouvernait jadis le pays de Léon sous la suzeraineté de Judual, roi de Domnonée, avait sa résidence à l'île de Batz. Sur demande du comte Withur, Saint Paul Aurélien, accompagné d'un jeune guerrier de Cléder, nommé Nuz, délivre l'île de Batz d'un horrible dragon. Pour les remercier, le comte Withur concède à Nuz une terre qui est appelée, dit-on, "Ker-gour-na-deac'h" (maison de l'homme qui ne fuit pas) et à saint Paul, l'île de Batz où il fonde un petit monastère et un vaste territoire sur le continent, autour de l'oppidum qui prend alors son nom : Castel-Paol. Nommé évêque de Léon, Saint Paul Aurélien meurt à Batz.  

Saint-Pol-de-Léon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouénan ou de Plougoulm (d'après Couffon). Au IXème siècle, la ville de Saint-Pol-de-Léon portait le nom breton de Kastell-Paol. Elle est citée en 884 dans la vie de Saint-Paul-Aurélien et confirme la présence d'un site fortifié (pagus Leonensis). C'est dans un lieu appelé Villa Wormawi, aujourd'hui Gourveau (en Saint-Pol-de-Léon) que parvient saint Paul-Aurélien, après avoir, venant d'Ouessant, traversé le Léon. C'est sur ce site que saint Paul-Aurélien établit son monastère qui devient plus tard le siège de l'évêché de Léon. La ville aurait d'abord, selon un texte du Xème siècle, porté le nom de Legio.

L'an 875, les Normands débarquent en Léon et commettent de nombreux forfaits : la ville est prise d'assaut et la cathédrale est détruite. Saint-Pol-de-Léon est détruit en 1175 par Henri II de Plantagenêt. La vicomté de Léon est démembrée et Saint-Pol fait dès lors partie de la châtellenie de Lesneven. Henri II, roi d'Angleterre, à la tête d'une armée considérable, prend, en 1710, le château de saint Paul (Castel-Paol), qu'il fait raser. En 1275, Hervé IV, comte de Léon, cède son domaine au duc Jean Le Roux. Une partie de la seigneurie de Léon forme une vicomté qui, au XIVème siècle, passe par alliance dans la famille de Rohan. La vicomté de Léon est érigée en principauté en 1572. 

La fondation d'un couvent des Carmes en 1353 correspond à la période de prospérité de la ville de Saint-Pol-de-Léon. Celle-ci est endommagée à la fin de la guerre de Succession (1375). Les portes de ville et faubourgs sont attestés en 1421. Une halle (XV-XVIème siècle), détruite en 1773, couvrait la quasi-totalité de la rue principale (rue du Général-Leclerc). Lors de des guerres de la Ligue, la ville de Saint-Pol-de-Léon, qui prend le partie de la Sainte-Union, est pillée par Guy Eder de la Fontenelle en 1592. Les couvents de minimes et d'ursulines s'installent dans la première moitié du XVIIème siècle. Besnard, ingénieur des Ponts et Chaussées conçoit une nouvelle halle (1773), détruite vers 1860. Les chantiers religieux reprennent au XVIIIème siècle (nouveau palais épiscopal, séminaire, collège du Léon,...). 

La paroisse de Saint-Pol-de-Léon, qui dépend de l'évêché de Léon, s'appelait autrefois Minihi-Paol ou Minihi-Saint-Paul (territoire monastique de Paul) et compte jusqu'à 7 vicariats ou paroisses du Minihy : trois affectés à la ville et quatre à la campagne :
- Toussaints avec pour trève Roscoff, comprenant la banlieue nord-ouest et le bourg de Roscoff (vicariat champêtre) ; 
- Saint-Jean-Baptiste, comprenant les quartiers de Saint-Yves et de l'Hôpital (vicariat de la ville) ; 
- Notre-Dame de Cahel ou le Crucifix devant le choeur, comprenant les quartiers de la Fontaine-Paul et de Saint-Michel (vicariat de la ville) ;
- Saint-Jean-l'Evangéliste ou Trégondern, avec les bourgs de la Madeleine et de Penpoul (vicariat champêtre) ; 
- Saint-Pierre avec pour trève Santec, comprenant la banlieue nord-ouest et la chapelle de Saint-Adrien à Santec (vicariat champêtre) ; 
- Le Crucifix-des-Champs, qui s'étendait au sud-ouest, vers Kerisnel (vicariat champêtre) ; 
- Le Crucifix-de-la-Ville ou le Crucifix devant le trésor, qui renfermait la chapelle du Creisker (vicariat de la ville). 
Ces  sept paroisses sont réunies par un décret de l'évêque, en date du 27 mai 1687, en une seule et même paroisse, mais leur union définitive n'intervient qu'en 1720.  

On trouve les appellations suivantes : Oppidum Pauli, ou Sancti Paulinanni (vers 869-870), Sanctus Paulus (en 1193, en 1207 et en 1252), Saint Pal en Léon (en 1296), Saint Poul en Leon (en 1405), Saint Paoul de Léon (en 1451).

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PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON

l'église Saint-Paul-Aurélien (XIII-XVème siècle). Elle est commencée vers 1227 par l'évêque Derrien (décédé en 1238). L'édifice actuel comprend une nef de sept travées avec vas-côtés et double bas côté sud pour les trois dernières travées, un transept, dont les ailes ont chacune quatre travées, et un choeur de plan irrégulier, formé de quatre travées droites et d'un rond-point. Le bras nord a conservé des éléments de la cathédrale romane, fondée par l'évêque Hamon (1161-1172) sur le site d'un castrum gallo-romain. Elle possède deux clochers du XIIIème siècle. Il s'agit d'un édifice de 84 mètres de longueur et de 44 mètres de largeur au transept ; sa hauteur sous voûte est de 16 mètres. Les cloches datent du VIème siècle. La nef en pierre de Caen est construite à la fin du XIIIème siècle et au début du XIVème siècle. La nouvelle nef est consacrée en 1334 (sous l'évêque Pierre Bernard), ses voûtes réalisées en 1349 (sous l'évêque Guillaume Rochefort). Le transept et le choeur sont édifiés au XVème siècle : vers 1430, l'ancien choeur roman, sinistré pendant la guerre de Succession, est entièrement reconstruit (Note : à ce sujet, on relève dans les comptes du duc Jean V en mai 1431, le versement de 1 200 livres à l'évêque de Léon pour l'aider à réédifier son église - Archives Nationales 11542) et les voûtes en sont achevées vers 1472. De nombreuses armoiries timbrent les clés de voûtes du choeur : le lion du Léon, les macles des Rohan, les quintefeuilles de Jean Validire (évêque de 1427 à 1433), le fasce de six pièces des du Chastel, les grelots d'or de Guillaume Ferron (évêque de 1439 à 1472). Des devises ou cris accompagnent souvent les armoiries (ex. Arabat ! pour les Hamon, sieurs de Pennanru). Un ensemble de chapelles est construit autour du choeur au début du XVIème siècle. La clef de voûte du carré du transept porte les armes de Jean Prigent, évêque de Saint-Pol de Léon du 13 juillet 1436 au 27 janvier 1439. A la voûte du choeur se voient celles de son successeur Guillaume Ferron, évêque de 1439 à 1472. Une cloche, fondue par Arthur Guimarc'h date de 1563. A l'intérieur la nef comprend sept travées avec bas-côtés. Le buffet d'orgue date de 1660 (remploi du garde-corps du jubé du XVème siècle). Le retable du Mont-Carmel, avec statue de saint Michel terrassant le dragon, date de la seconde moitié du XVIIème siècle. Le retable du Rosaire date de 1643. Le retable du Saint-Sacrement, oeuvre de François Le Pen, date de 1633. Une enquête demandée par l'évêque Jean-Louis Gouyon de Vaudurand, en 1749, mentionne trente-six autels avec leurs balustrades (vingt deux autels seront alors conservés). L'autel en granit dit "autel communal" date de 1662. Un autel et retable en granit date du XVIème siècle. Un autel en bois sculpté et doré avec un retable représentant la Vierge implorant Dieu pour les habitants de Saint-Pol, date du XVIIIème siècle. Le maître-autel en marbre, restauré en 1825, date de 1745 : il a été exécuté sur les plans de Henry Villars, architecte. L'ensemble des vitraux, oeuvre de Lobin de Tours, de l'atelier du Carmel du Mans, Gaudin et Labouret de Paris, date des XIXème et XXème siècles. On y voyait jadis des débris de vitraux d'un Jugement dernier, datés du XVIème siècle, et d'un vitrail consacré aux oeuvres de miséricorde daté de 1550. Sur une voûte de la Trinité se trouvait une inscription "Ma Doué" (Mon Dieu) et "Arebat" (Il ne faut) avec les armes des Hamon de Penanru (XVIème siècle). Les stalles du choeur en bois sculptées datent de 1510-1520 : on y voit les armoiries de Mgr de Carman (1504-1514) et celles de Mgr Guy Leclerc (1514-1523). La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Le lutrin du choeur, en bois sculpté, date du XVIème siècle. La clochette dite de saint Paul date du VIème siècle. Deux petites cloches en bronze datent de 1612 : l'une porte l'inscription "1612 M. P. Migorel Ma Faicte", l'autre porte l'inscription "Migrel". Un calice en argent du début du XVIIème siècle était frappé des armes du chanoine de Lesguen. Près du porche méridional, on trouve un bénitier en granit du XVIème siècle et un sarcophage antique du XIIème siècle (semble-t-il, celui de Conan Mériadec). Le reliquaire de Paul-Aurélien, dessiné par le chanoine Abgrall et exécuté par les ateliers de M. Armand Galliat (orfèvre de Lyon) date de 1897 : il sort des ateliers d'Armand Calliat, orfèvre à Lyon. On y trouve des boîtes à crânes (XVIème siècle) et plusieurs tombeaux : celui de Jean Le Scaff, sénéchal de Léon (1500) et d'Anne du Bois de Kerlosquet son épouse (XVIème siècle), du chanoine Richard (décédé en 1539), du chanoine François Le Voyer, seigneur de Kerisnel (décédé en 1570), de Mgr Rolland de Neufville (1562-1613), décédé en 1613 (XVIIème siècle), de Mgr Rieux-Sourdéac, décédé en 1651 (XVIIème siècle), de Mgr François de Visdelou, décédé en 1668 ou 1671 (édifiée par Nicolas de la Colonge en 1711), de Mgr de la Marche, décédé en 1806 (1869), ainsi que le tombeau de Mgr Guillaume de Kersauzon, évêque de Léon et décédé en 1327 (XIXème siècle). Trente-six enfeux garnissent, à partir de la cinquième travée de la nef, la quasi-totalité du pourtour de la cathédrale. S'y ajoutent six autres ouverts dans les murailles du choeur. L'enfeu du chanoine Olivier Richard (XVIème siècle). Devant le maître-autel en marbre noir qui date de 1745, une grande dalle noire dans le pavage du choeur indique le lieu de la sépulture de saint Paul Aurélien. Derrière le maître-autel, des inscriptions latines rappellent l'érection de la Cathédrale en Basilique mineure, le 1er septembre 1901. Au collatéral nord du choeur, on peut voir l'ancien maître-autel du couvent disparu des Carmes, la chapelle de Kerautret, avec sa tombe de chanoine, et la dalle tumulaire des chanoines Le Veyer et de Kerguz. L'autel de saint Paul Aurélien est exécuté en 1897 par les ateliers de Denis Derrien. Devant l'autel se trouve la pierre tumulaire d'Amice Picard, morte en odeur de sainteté en 1652. Dans la troisième chapelle sud, anciennement chapelle Saint-André, la clef de voûte est décorée des armes de la famille Hamon de Penanru. La cathédrale renferme une série de neuf confessionnaux, dont cinq datent des XVII-XVIIIème siècle. La plus ancienne des six cloches, que possède la cathédrale, est le bourdon (du nom de Jacques), daté de 1568 et fondu par Artus Guimarch de Morlaix (1,56 m de diamètre, poids de 2 067 kg). L'église abrite les statues de Notre-Dame du Bon Secours (XVème siècle), saint Paul Aurélien. Les saints bretons honorés plus spécialement sont : saint Paul Aurélien, saint Maudet, saint Yves, saint Herbot, saint Coulm, saint Tanguy, sainte Haude (voir des photos de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon)

la chapelle Notre-Dame-du-Kreisker (XIV-XVème siècle). La fondation de la chapelle primitive remonte au VIème siècle. Une jeune lingère ayant travaillé un jour de fête chômé en l'honneur de la Vierge, malgré les remontrances de Saint Kirec (ou Guévroc) fut subitement paralysée de tous ses membres. Après son repentir, le saint la guérit et elle lui donna sa maison pour en faire une chapelle. On lui donna le nom de Kreis-ker parce qu'elle était située au milieu du village, faubourg de la ville. La première chapelle en bois ne résista pas aux ravages des Normands au IXème siècle. Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker le 3 mai 1375, l'édifice est reconstruit (semble-t-il, par les Anglais) dans le dernier quart du XIVème siècle. Après le départ des Anglais, la tour fut couronnée, au XVème siècle, d'une flèche fabuleuse et l'édifice sensiblement modifié. De plan irrégulier, l'édifice actuel comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant, sur le carré duquel s'élève la célèbre tour, et un choeur de deux travées avec bas côté sud. Cette chapelle est complètement remaniée au XVème siècle et paraît avoir servi de chapelle municipale destinée aux réunions du corps de ville jusqu'au XVIIème siècle. On y distingue deux campagnes principales de construction. La façade occidentale, le transept, l'élévation nord du choeur et le chevet remontent à la fin du XIVème siècle. Dans le second quart du XVème siècle, l'édifice est profondément remanié. Les armes de l'évêque Jean Prigent à la clef de voûte du carré du transept précisent la date du début de ces travaux, puisque cet évêque ne demeura que trois ans sur le siège de Saint-Pol, de 1436 à 1439. La tour de croisée date de 1436-1439. L'étage des cloches et la flèche sont achevés dans la seconde moitié du XVème siècle : la flèche octogonale est cantonnée de quatre clochetons étagés. Le Kreisker est réparé en 1576 et manque de tomber en ruines en 1633. Le 23 novembre 1638, le clocher, ayant été frappé par la foudre, on décide de la consolider : les travaux ne pourront démarrer qu'à partir du 26 juin 1639. La tour, haute de 78 (ou 79) mètres et qui présentait un intérêt certain pour les navigateurs, est à nouveau restaurée sur ordre de Napoléon daté du camp de Friedland le 15 juin 1807 (la tour repose sur quatre piliers de 3m20 de côté). Le clocher de la chapelle Notre-Dame du Kreisker est le plus haut de Bretagne. L'intérieur comportait jadis plus de vingt chapelles privés ou domestiques. La chapelle sert de chapelle au Grand Séminaire jusqu'à la Révolution, avant d'être celle du collège au XIXème siècle. La chaire à prêcher, qui provient de la cathédrale, date de la fin du XVIIème siècle. Dans le collatéral du choeur, on voit le retable de la Visitation qui date de 1684 et qui provient de l'ancien couvent des Minimes. Une toile peinte du XVIIème siècle a pour sujet la Visitation (voir des photos de la chapelle Notre-Dame du Kreisker) ;

la chapelle Saint-Pierre (XVème siècle - 1772), située dans le cimetière. A l'origine, la chapelle était en forme de croix latine. Elle a été amputée de deux ailes. Elle comprend aujourd'hui une nef de huit travées avec bas-côtés. La tour date du XVIIIème siècle : elle est coiffée d'un dôme en forme de cloche. La nef date du XVème siècle. Le collatéral nord ainsi que la façade occidentale sont refaits au XVIIème siècle. On voit à l'intérieur, plusieurs enfeus funéraires dont l'un porte les armes de la famille Pontantoull. La chapelle abrite les statues anciennes de la Vierge-Mère et de sainte Madeleine ;

la chapelle Saint-Charles-Borromée (XVIIème), dépendance d'un ancien manoir appartenant à la famille de Coëtlosquet ;

la chapelle Saint-Joseph (1846). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés, construit en 1846. Le clocher est l'ancien du couvent des Ursulines. La chapelle abritait jadis les statues de saint Pie et saint Liguori ;

la chapelle des Ursulines. Les Ursulines s'établissent à Saint-Pol le 9 septembre 1629. Expulsées de leur communauté le 9 mars 1792, elles rentrent à Saint-Pol après le Concordat et s'établissent dans l'ancien séminaire. L'édifice actuel comprend deux édifices rectangulaires placés bout à bout : le plus important et le plus récent date de 1932 et a été construit sur les plans de M. Lionel Heuzé. Les stalles, qui proviennent de Ploermel, datent du XVIIIème siècle. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Vrai Secours ;

la chapelle Saint-Yves (XIXème siècle). Il s'agit de la chapelle de l'Hospice. De forme rectangulaire, l'édifice comprend un chevet à pans coupés. Les vitraux modernes renferment les portraits de saint Paul Aurélien, saint Corentin, saint Brieuc et saint Yves. La chapelle abrite une statue de saint Yves ;

la chapelle de l'Hôpital. Il s'agit d'une pièce carrée de l'établissement hospitalier (château de Keroulas). Il n'y a pas de clocher ;

la chapelle de l'Ecole Notre-Dame de la Charité. Il s'agit d'un édifice moderne de plan rectangulaire, dans lequel ont été remployés deux fenestrages du XVème siècle en pierre de Caen ;

la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton paraissant remonter au XVIIIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de la Clarté. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire qui était autrefois l'objet d'une grande dévotion de la part des marins. La chapelle abrite les statues de saint Antoine en ermite et d'un saint évêque bénissant ;

la chapelle de l'Institution Notre-Dame du Kreisker (XIXème siècle), située dans l'ancien couvent des Ursulines. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire datant du XIXème siècle. Le retable de l'autel date des environs de 1700 ;

les anciennes chapelles de Saint-Pol-de-Léon, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel (détruite vers 1830), la chapelle Notre-Dame de Lorette (située jadis au cimetière des Carmes et détruite vers 1830), la chapelle Saint-Francois de Paule (dédiée également à sainte Geneviève et ancienne chapelle des Minimes édifiée en 1626), la chapelle de Mouster-Paul, la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, la chapelle Saint-Roch (elle datait de 1632), la chapelle Saint-Vennal, la chapelle Saint-Eneoc, la chapelle Saint-Michel ;

Note :  A signaler que la première pierre du couvent des Minimes est posée le 24 mars 1626. Une décision royale, datée de 1769, ordonne le transfert à Saint-Fiacre (Plourin-les-Morlaix) des 3 Minimes résidant encore au couvent. Le 15 juin 1807, un décret impérial ordonne la destruction du couvent des Minimes. L'église de la maison des Minimes était située, selon la copie du plan Besnard dressé en 1776, à l'emplacement de l'actuel chapelle des religieuses Ursulines. Son profil extérieur est connu par deux documents. Le premier est la vue panoramique de la ville peinte au bas du tableau de la Confrérie du Rosaire établie dans la cathédrale en 1643. Le second est un dessin de 1756 tiré du manuscrit de Robien, conservé à la bibliothèque municipale de Rennes.  

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les anciens oratoires de Saint-Pol de Léon situés à Trégondern (1950), à Bel-Air (1958), à Lanvellon (1958), Lesveur (1958), Lambervez (1958), à Kerigou (en 1958) et à Keriou (en 1958) ;

un ossuaire (XVIème siècle). L'entrée du cimetière renfermait jadis neuf ossuaires où se trouvaient quatre statues en kersanton. Sur l'un des ossuaires se trouvait l'inscription "M. Le Cam pre choriste et soubsdiacre de Leon feit faire celle reliquaire lan MVC (1500)". Il y avait dans le cimetière, outre Saint-Pierre, trois chapelles aujourd'hui détruites : Notre-Dame du Confort, Sainte-Catherine, Saint-Nicolas et deux oratoires. Près du cimetière, étaient la chapelle de la Madeleine et celle de Saint-Jean, également détruites ;

le calvaire (1901) situé au lieu-dit Le Champs-de-la-Rive ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Creac'h-Michaël (1926), Croas-ar-Meignon (1910), Kerangoues ou Croas-ar-Boutouiller (1861), Kergompès (1773), Kerzaody (XIXème siècle), Kerrom (1826), La Magdeleine (1819), Pempoul (1822), la croix de la cour du presbytère (XVIème siècle), la croix du cimetière de Saint-Pol de Léon (XIXème siècle), la croix Saint-Joseph du cimetière (XVIème siècle), Trégondern (1931), Trofeunteun (XIXème siècle). A signaler aussi la croix de Gourveau aujourd'hui disparue ;

le château de Kernevez (1849). Il s'agit de l'ancien château de la Villeneuve édifié sur les terres de la famille de la Forest (armes : "d'azur à la quintefeuille d'or") et attesté au Moyen Age, puis reconstruit au début du XVIIème siècle, par les Poulpiquet de Coat-Lez. Ce château primitif existait encore en 1848. Il n'en subsiste aujourd'hui que la cheminée monumentale, datée de 1627, remployée dans la cuisine du château actuel (le manteau de la cheminée est sculpté d'armoiries et de blasons). Le château actuel est construit, par l'architecte parisien Joseph Antoine Froelicher (1790-1866), entre 1849 (date des plans) et 1866 (date où il est habitait) pour la famille Guébriant (ou Guébriand). Il s'agit, aujourd'hui d'une imposante demeure à quatre étages, édifié autour d'un pavillon à pans coupés, coiffé d'un lanternon. L'accès à l'entrée se fait par un double escalier à balustres. On peut y voir une chapelle carrée avec un chevet à trois pans datée de 1850 : cette chapelle provient de Cléguer (utilisation des ruines de l'ancienne chapelle du manoir de Kerliviry) et a été remontée dans le parc. Le parc, réalisé en 1842, est l'oeuvre de Denis et Eugène Bülher. Le parc, qui comporte un étang et une fontaine du XVIIIème siècle, est agrandi en 1920 par le paysagiste Edouard André. Au XVème siècle, le territoire et le manoir primitif appartenaient à la famille La Forest. Ce château ou manoir sera successivement la propriété des familles La Forest (en 1427 et en 1540), Poulpiquet (en 1613 et en 1756) puis Guébriand ou Guébriant (au début du XIXème siècle, suite au mariage en 1804 de Sylvestre de Guébriand avec Olympe de Poulpiquet)). Le comte Jean Baptiste Budes de Guébriant, né en 1602 au château de Plessis-Budes (près de Saint-Brieuc), épouse en 1632 Renée du Bec, fille du marquis de Vardes. Nommé maréchal, le 22 mars 1642, à l'âge de 41 ans, Jean Baptiste Budes de Guébriant est tué le 19 novembre 1643 au siège de Rothhweil. Hervé Budes de Guébriant, né en 1880 à Saint-Pol-de-Léon, ingénieur agronome, est à l'origine de la création de Groupama et de la MSA. Alain Budes de Guébriant, ancien maire de Saint-Pol-de-Léon, est fusillé par les Allemands en août 1944. Jean Budes de Guébriant, né en 1911 à Saint-Pol-de-Léon, ingénieur agronome, décède au château de Kergounadeac'h en 2001. A noter qu'en 1427 Jean de de la Forest épouse Catherine de La Haye (fille d'un armateur et négociant de Morlaix). Ce n'est qu'au début du XIXème siècle que La Villeneuve prend le nom de Kernevez ;

le château Gaillardin (1625). Il se compose d'une tour ronde centrale, reliée à deux pavillons carrés. Propriété de la famille Pontantoull, seigneur de Kerrigoal (en 1558), puis de Mgr de La Marche, évêque de Léon (en 1772) ;

l'ancien manoir du XVIIème siècle, situé au n° 20, rue Corre ;

le manoir de Kersaliou (1510 ou 1515), édifié par Bizien de Kersaintgilly (dont le fils Guillaume épouse en 1547 Jeanne de Kersulguen). Le manoir se compose de trois bâtiments entourant une cour centrale, et le tout est protégé d'un mur d'enceinte. Sur l'un des côtés du portail d'entrée se trouvent les armes de la famille de Kersaintgilly ("de sable à 6 trèfles d'argent"), et sur l'autre, celle des Kerc'hoent, alliés aux premiers. Voici une description du portail de Kersaliou par Flaubert en 1847 : "Porte en plein cintre du XVème siècle, surmontée d'un bonhomme coiffé d'un chaperon, fenêtre dans le toit avec un pinacle d'où sortent de côté deux gargouilles ... un lion et un bonhomme". La cour comporte des dalles d'un ancien cimetière de Roscoff. On y voit plusieurs tours : une tour ronde qui abrite un escalier à vis, une tour à angles droits qui s'était écroulée en 1860, puis reconstruite en 1999. A proximité se trouve la chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Clarté, et une fontaine. Un cadran solaire porte la devise : "Hora quolibet amicis". Propriété successive des familles de Kersaintgilly (en 1480 et en 1640), Simon de Kérénez (en 1675), David de Coathuon (avant 1792), Champagny (avant 1890), Gouyon de Beaufort (avant 1918), Raindre ou Reindre (en 1918, en la personne de Pierre Reindre et de son épouse Marie de Lallemand du Marais), Ausseur (en 1922, en la personne de Jean Marie Ausseur), Murat (en 1940, en la personne de la princesse Murat d'origine américaine et épouse d'Achille Murat), Poncelin de Raucourt (en 1949, en la personne de Guy Poncelin de Raucourt). Vers 1890, le vieux manoir est abandonné par la famille Champagny et laissé à des fermiers. A noter que le plus ancien membre de la famille de Kersaintgilly connu est Geffroy de Kersaintgilly mentionné en 1248 (habitant près de Guiclan) comme partant pour les croisades. En 1593, on trouve mentionné Hervé de Kersaintgilly, capitaine de la ville de Roscoff et époux de Guillemette Polart de la Villeneuve en Plouézoch. Hervé de Kersaintgilly, né en 1612 à Kersaliou, est le fondateur de la colonie de l'île Bourbon (devenue la Réunion en 1793). En 1675, le manoir est occupé par Louise Olive de Kersaintgilly, fille d'Hamon de Kersaintgilly et Anne de Kergariou, seigneur de Kersaliou. Ce manoir aurait abrité aussi Guy Eder de La Fontenelle ;

le château de Kersaliou (vers 1890), édifié par Louis-Marie-Floriant-Augustin, comte Gouyon de Beaufort (demeurant au château de Keranroux en Ploujean), est acquis par la famille Raindre ou Reindre (en 1918, en la personne de Pierre Raindre ou Reindre, époux de Marie de Lallemand du Marais), puis en 1922 par une société "Kersaliou" (Colonie de Vacances de Kersaliou) qui organise des colonies de vacances. L'édifice comprend quatre corps de bâtiments. Sur la gauche se trouve une imposante tour carrée à trois étages et flanquée de deux cheminées. Sur la droite se trouve une tour à toit plat et crénelé. Le corps central est couronné de créneaux et comporte une terrasse bordée de balustres. Une aile droite (corps de logis à toit triangulaire) est détruite par Pierre Raindre en 1920 ;

la maison (vers 1530), située place du Petit-Cloître et édifiée pour le chanoine Richard ;

la maison (vers 1520), située rue du Petit-Collège et édifiée pour le chanoine Hamon Barbier ;

la maison de marchand (XVI-XVIIème siècle), située au n° 2 rue Rozièrers ;

la fontaine Saint-Roch (XIXème siècle), réédifiée en 1897 par la famille Guébriant ;

la fontaine Lenn-Ar-Gloar (XVème siècle). Elle est formée d'un édicule en granit, abritant une antique statue de la Vierge-Mère, dans une niche. Cette fontaine fut bénite par saint Paul ;

l'ancien évêché de Saint-Pol-de-Léon (1750) ;

l'ancien séminaire de Saint-Pol-de-Léon (1708), restauré au XIXème siècle. Le monastère des Ursulines de Saint-Pol, fondé en 1630 par Christophe de Lesguen, chanoine de Léon, s'y installe après la Révolution ;

un lavoir (moyen âge) ;

plusieurs maisons anciennes  de Saint-Pol-de-Léon : la maison située au 11, rue du Général Leclerc (XVème siècle), la maison au Rhum Pempoul (XVI-XVIIème siècle), la maison située 6, rue Rozière (XVIème siècle, ancien tribunal des régaires), la maison à tourelle de la rue Rozière (XVIIème siècle), la maison prébendale (XVIème siècle) édifiée par Richard vers 1535 ; 

l'hôtel de Keroulas (XVIème siècle) ;

l'ancienne mairie de Saint-Pol-de-Léon (1680) ;

le collège du Kreisker (1788) ;

l'hôpital de Saint-Pol-de-Léon (1710) ;

la mairie de Saint-Pol-de-Léon (1706). Il s'agit de l'ancien palais épiscopal, situé à côté de la cathédrale et restauré en 1750 ;

l'ancien moulin à eau de Kerc'hoent ;

A signaler aussi :

le dolmen Boutouiller (époque néolithique) ;

le rocher du guet (âge de fer) ;

le Kanndi de Gourveau (XVIIIème siècle), le Kanndi de Prat-Cuic (XVIIIème siècle) ;

le bassin de rinçage (XVIIIème siècle) ;

des vestiges de guérites (1694) ;

l'ancien manoir de Bel-Air (XVI-XVIIème siècle), édifié sur le domaine du manoir des Salles. Le corps de logis date du XVIIIème siècle. Il sert aujourd'hui de maison de retraite (Maison Saint-Joseph). Sur sa chapelle, se voit le clocher de l'ancienne communauté des Ursulines, remonté là en 1847. Propriété successive des familles Kerguz (en 1607 et en 1698) et Roquefeuil (en 1740). En 1843, le manoir est acheté par l'évêché pour y établir une maison de retraite pour prêtres âgés ;  

l'ancien manoir de Beuzit (XVIème siècle), anciennement situé au lieu-dit Beuzit-Bian. Propriété successive des familles du Bois, sieurs de Kerlosquet (en 1448 et en 1534), Lanrivinen, sieurs de Briguen (en 1653), La Sauldraye, Le Dantec (avant 1711), Chastenet, sieur de la Mirande (en 1711), Pascal (en 1750), Huon de Kermadec (en 1776) ;

l'ancien manoir de Brondusval (XVIème siècle). Propriété successive des familles Kerbiquet (en 1443), Bartaige (en 1636), du Bois du Dourduff, Derval (en 1714) ;

l'ancien manoir de Crechanton (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Franquet, La Porte (en 1668) et Bahezré ;

l'ancien manoir de l'Estang ou Le Stang, berceau de la famille de l'Estang. Propriété successive des familles Stang (en 1443 et en 1448), Lestang (en 1503 et en 1534), Le Jacobin, Derval (en 1714) ;

l'ancien manoir de Gourveau (XVIème siècle), berceau de la famille de Gourvaou ;

l'ancien manoir de Guenan (XV-XVIème siècle). Il ne subsiste qu'une fontaine. Propriété de la famille de Kersauzon ou Kersauzen, sieurs de Rosarnou (en 1505 et en 1661), puis de la famille de Kersauzon-Goasmelquin ; 

l'ancien manoir de Keragon (XVIIème siècle). Propriété de la famille Clerecq (en 1709), puis de la famille Prud'homme (en 1789) ;

l'ancien manoir de Keralivin (XVème siècle). Propriété de la famille Estienne (en 1503 et en 1534), puis de la famille de Coatlosquet (en 1650) ;

l'ancien manoir de Kerambartz (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Kerret (en 1503 et en 1557), puis de la famille Kersec (en 1698) ; 

l'ancien manoir de Keramprat (XVIème siècle). Il possédait une chapelle privative dédiée à saint Claude. Propriété successive des familles Le Jacobin (en 1444 et en 1698), Butault de Marzan (en 1704) et Durfort de Lorges (en 1737) ;

l'ancien manoir de Kerandraon (XVIème siècle), constitué d'un corps de logis encadré par deux tours carrées où se voyaient les armoiries de la famille de Kermoysan. Il possédait une chapelle privative dédiée à saint Etienne et datée de 1739. Propriété successive des familles Kerannou ou Keraminou (en 1533), Keramunou (en 1549), Hamon (en 1604), Le Grand (avant 1620 et en 1698), et Kermoysan (lors de la Révolution) ;

l'ancien manoir de Kerangouez (XVème siècle). La tourelle est abbattue en 1755. Propriété successive des familles Riou (en 1443 et en 1534), Kergolay (en 1544 et en 1622), Cleuz du Gage (avant 1696), Barbier de Lescoat (en 1689), Sarsfield (en 1719) ;

l'ancien manoir de Keraudren, propriété de la famille Keraudren-Jacob (en 1698) ;

l'ancien manoir de Keravel (XVIème siècle), restauré en 1975. Il possédait une chapelle privative, aujourd'hui disparue. Propriété successive des familles Coetanlem (en 1427 et en 1557), Kersaintgilly, Kerret (en 1600 et en 1759), Kerguisiau de Kervasdoué ;

l'ancien manoir de Kerc'hoent (XVème siècle), berceau de la famille Kerc'hoent. Il possédait autrefois une chapelle privative. Propriété successive des familles Kerc'hoent (en 1420), Névet (en 1452), Barbier (en 1533 et en 1638) ;

l'ancien manoir de Kerennec (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Kérénec. La chapelle privative dédiée à Notre-Dame du Bon-Secours datait du XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Kérénec ou Kerhennec, Kerscau ou Kerscao (en 1503 et en 1698), Kersaintgilly (avant 1783) ;

l'ancien manoir de Kerfissiec ou Kerfiziec ou Querfiziec (XVIIème siècle), propriété de la famille Fliminc, puis de la famille Le Maigre ;

l'ancien manoir de Kergoat (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Kerlezroux ou Kerlezrou (en 1503 et en 1542) ;

l'ancien manoir de Kergoff (XV-XVIème siècle), propriété successive des familles Kerredan ou Keredan (en 1503 et en 1534), Hervé, sieurs de Kergo (en 1635), Tanouarn ; 

l'ancien manoir de Kerigou (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Saint Jean (dite Saint Charles Borromée en 1703) et un colombier. Propriété de la famille Coetlosquet (en 1662) ; 

l'ancien manoir de Kerisnel (XVIème siècle). Propriété successive des familles Le Voyer (avant 1570), Maillé (en 1601 et jusqu'au milieu du XVIIIème siècle), puis de la famille Poulpiquet-Coetlez ;

l'ancien manoir de Kerivarch (XVIème siècle), propriété de la famille du Dresnay (en 1601 et en 1628) ;

l'ancien manoir de Kerivoal (XVème siècle), propriété successive des familles Sioc'han, Pontantoull (en 1534), Le Gac (en 1670) ;

l'ancien manoir de Kerlevic (XVIème siècle), propriété de la famille du Bot (en 1534 et en 1557) ;

l'ancien manoir de Kerlosquet (XVème siècle). On y trouvait sur une porte renaissance les armes de la famille de Kerroignant. Propriété successive des familles du Bois, sieurs du Beuzit (au XVème siècle), Keronyant ou Kerroignant (en 1503 et en 1557), Keranguen, Morizur (en 1592), Kerret ;

l'ancien manoir de Kermorus (1589). On y trouvait à proximité une fontaine. Propriété successive des familles Penfeunteunio ou Penfentenio (en 1430 et en 1552). L'édifice est reconstruit en 1589. En 1680, les Penfeunteuniou obtiennent l'érection en châtellenie des terres de Kergoet et de Bodigneau sous le nom de Cheffontaines. En 1766, cette seigneurie est érigée en marquisat. Kermorus vit aussi naître en 1822 Gabriel-Jean-Marie Milin, celtisant distingué et écrivain de la Marine (en 1847) ;

l'ancien manoir de Kerrom ou Kerom (XVIIIème siècle), berceau de la famille de Kerrom. Sa chapelle privative, dédiée à Sainte-Anne, est reconstruite en 1830 par les soins de Francis de Miollis avec les matériaux de la précédente chapelle, élevée en 1640 par le Père Maillard (carme de Saint-Pol) dans l'îlot de Sainte-Anne. Propriété successive des familles Kerrom (en 1280 et en 1305), Kerlouan, Coetmenech ou Coëtmenech (en 1493 et en 1503), Louet (en 1515 et en 1690), Harlay, Le Prestre de Chateaugiron, Kerhorre (en 1777), Audren de Kerdrel. On mentionne Prigent Coëtmenech en 1503 ;

l'ancien manoir de Kersanton (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Gac (en 1662 et en 1725) ;

l'ancien manoir de Kersaoulte (XVIème siècle). Propriété successive des familles Suohan ou Sioc'han (en 1557 et en 1577), Polart (en 1637), Le Gac, sieurs de Kersauté (en 1670) ; 

l'ancien manoir de Kersaudy (XVI-XVIIème siècle). Propriété successive des familles Barbier, sieurs de Kerjean (en 1559), Kermellec (en 1656 et en 1670), Le Jacobin (en 1693) ;

l'ancien manoir de Kerscao (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Le Troadec (en 1671), Prigent (en 1696), puis Trédern ;

l'ancien manoir de Kervern (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Borgne (en 1668) ;

l'ancien manoir de Lambervez (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Jeune (en 1640), puis de la famille Milbeau (en 1698) ;

l'ancien manoir de Mesarc'hant, propriété de la famille Le Jacobin (en 1610) ;

l'ancien manoir de Penanrue (XIVème siècle), reconstruit au début du XVIIIème siècle. Propriété de la famille Hamon (en 1392 et en 1557), puis de la famille Dresnay (en 1610 et en 1698). Le manoir est reconstruit au XVIIIème siècle dans le but d'héberger Jean-Louis de La Bourdonnaye, évêque de Léon de 1701 à 1745. En 1769, le manoir est acquis par Jean-Etienne, comte de Trédern ; 

l'ancien manoir de Penarpont (XVème siècle), berceau de la famille Penarpont. Propriété successive des familles Penarpont, Marzein (en 1480), Marzin (en 1534), Keramunou (en 1549) ;

l'ancien manoir de Penarstang (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Sainte Catherine dans l'église du Kreisker. Propriété successive des familles Penfentenio (en 1615), Le Dall (en 1663 et en 1722) ;

l'ancien manoir de Pratguic (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Prathir. Propriété successive des familles Prathir, Parcevaux (au XVIème siècle), Kersaintgilly (en 1644) ;

l'ancien manoir de la Rive ou Ryve (XIVème siècle), berceau de la famille de La Rive. Propriété successive des familles La Rive (au XIV-XVème siècle), Tuzual (en 1534), et Kersaintgilly. On mentionne Riou de La Rive en 1467 et en 1481

l'ancien manoir de Rosnevez (XVème siècle). Propriété successive des familles Kerscau (en 1503), Kerscao (en 1534), Kerscau (en 1698), et Dresnay ;

l'ancien manoir de Rukerdrein (XVème siècle), propriété de la famille du Bois (en 1443) ; 

l'ancien manoir de Rumin (XVIIème siècle). Propriété de la famille de Kerret, puis des Ursulines de Saint-Pol (en 1629) ;

l'ancien manoir des Salles (XVI-XVIIème siècle), situé 22 et 24 rue de la Rive. Propriété successive des familles Le Jacobin (au XVIème siècle), Kerguz (en 1607), Bréhant (XVIIème siècle), Robien de la Touraille, Macé de la Robinais, puis Terrien veuve Banville. Il deviendra, au XIXème siècle, une dépendance de la maison de retraite Saint-Joseph, installée à Bel-Air. Une partie du manoir devient la propriété de l'abbé Trémintin, puis de la famille Urien (en 1921) ;

l'ancien manoir de Treguintin (XVIème siècle). Propriété successive des familles Maillé (en 1601), Artur, sieur du Stang, puis Sioc'han (en 1696) ;

l'ancien manoir de Troguerot (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Traonguerault. Propriété de la famille Traonguerault ou Tuonguerault (en 1503), puis de la famille Sioc'han, sieurs de La Palue et du Troguerot (avant 1638) ; 

l'ancien manoir de Tromelin ou Traonvilin (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Keramynou ou Keraminou (en 1503 et en 1557), puis de la famille Le Grand (en 1698) ;

l'ancien manoir du Vrenit (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Coetnempren (en 1503) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-POL-DE-LEON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 23 nobles du Minihy :

Yvon CLEREC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier COGUEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon DENIS (15 livres de revenu), malade, remplacé par Yvon Pennortz : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DU VAL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ESTIENNE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guyon FAGAN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Fiacre GLUIDIGUE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Hervé HAMON (60 livres de revenu), remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume HEMAR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan HENRY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERGALLIC (30 livres de revenu), malade, remplacé par Nicolas Kergallic : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume KERMELLEUC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon KERREDAN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de KERROM (355 livres de revenu), avec Paul Ploescastel qui est porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KERSCAU (60 livres de revenu) : : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Maistre Ollivier de LA BOUESSIERE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Riou de LA RIPVE (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Nicolas LE GUEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre QUERE (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque et comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Jehan RUCAT (75 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre RESTOU (20 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Ollivier : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre SAINCT GEORGES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 29 nobles du Crucifix :

Margilie BERDIOU (10 livres de revenu), absent ;

Allain BOUTOUILLER (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Pierre : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

François COËTIVI (10 livres de revenu), absent ;

Hervé COGUEN (100 sols de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Christophe DU BOYS (35 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Guillaume JACOPIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERARUNNOU (25 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de KERCOENT (300 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Richart, Guyon Philippes et Pierre Maczé : porteurs d'une brigandine et comparaissent en archers ;

Hervé, fils Rolland KERCOENT (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Marguerite KERCOENT (10 livres de revenu), remplacée par Tanguy Kerbalacon : porteur d'un corset et comparaît armé d'une vouge ;

Guyon KERLEZROUX (100 sols de revenu), absent ;

Hervé KERROUYANT (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy KERSAINCTGILLY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Bertran KERSCAU (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume KERSULGUEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

la veuve Pierre KERSULGUEN (15 livres de revenu), remplacé par Henry Page : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE DOURGUY (10 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'un corset et comparaît en archer ;

Jehan Estienne LE JEUNE (100 sols de revenu), malade, remplacé par Paen Tretour : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy MARZIN (100 sols de revenu), malade, remplacé par Jehan Briz : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de PENFENTENIOU (645 livres de revenu) : remplacé par Guillaume Toupin, Yvon Courtoys, Yvon Robert : porteurs d'une brigandine et comparaissent en archers ;

Guyhomar PENFENTENYOU (77 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Chrestien PILGUEN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PONTANTOULL (20 livres de revenu), de l'ordonnance :

Vincent POULMIC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du QUENQUIS (30 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Jehan RIOU (610 livres de revenu), malade, remplacé par Guyon "advoué" Riou et Henry Myneuc qui est porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon SAINCT DENYS (65 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Catherine SAINCT GOUEZNOU (30 livres de revenu), remplacée par Jehan du Sagrat : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé TNOUGUERAULT (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

(à compléter)

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