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SAINT-POL-DE-LEON

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La commune de Saint-Pol-de-Léon (bzh.gif (80 octets) Kastell-Paol) est chef lieu de canton. Saint-Pol-de-Léon dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-POL-DE-LEON

Saint-Pol-de-Léon vient de saint Paul-Aurélien, saint breton du VIème siècle, originaire du Glamorgan, au Pays de Galles. La graphie Pol ne remonte pas au-delà du XVIème siècle, auparavant, on écrivait Paul ou Paoul. Le comte Withur, parent de saint Paul Aurélien, et qui gouvernait jadis le pays de Léon sous la suzeraineté de Judual, roi de Domnonée, avait sa résidence à l'île de Batz. Sur demande du comte Withur, Saint Paul Aurélien, accompagné d'un jeune guerrier de Cléder, nommé Nuz, délivre l'île de Batz d'un horrible dragon. Pour les remercier, le comte Withur concède à Nuz une terre qui est appelée, dit-on, "Ker-gour-na-deac'h" (maison de l'homme qui ne fuit pas) et à saint Paul, l'île de Batz où il fonde un petit monastère et un vaste territoire sur le continent, autour de l'oppidum qui prend alors son nom : Castel-Paol. Nommé évêque de Léon, Saint Paul Aurélien meurt à Batz.

Saint-Pol-de-Léon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouénan ou de Plougoulm (d'après Couffon). Au IXème siècle, la ville de Saint-Pol-de-Léon portait le nom breton de Kastell-Paol. Elle est citée en 884 dans la vie de Saint-Paul-Aurélien et confirme la présence d'un site fortifié (pagus Leonensis). C'est dans un lieu appelé Villa Wormawi, aujourd'hui Gourveau (en Saint-Pol-de-Léon) que parvient saint Paul-Aurélien, après avoir, venant d'Ouessant, traversé le Léon. C'est sur ce site que saint Paul-Aurélien établit son monastère qui devient plus tard le siège de l'évêché de Léon. La ville aurait d'abord, selon un texte du Xème siècle, porté le nom de Legio.

L'an 875, les Normands débarquent en Léon et commettent de nombreux forfaits : la ville est prise d'assaut et la cathédrale est détruite. Saint-Pol-de-Léon est détruit en 1175 par Henri II de Plantagenêt. La vicomté de Léon est démembrée et Saint-Pol fait dès lors partie de la châtellenie de Lesneven. Henri II, roi d'Angleterre, à la tête d'une armée considérable, prend, en 1710, le château de saint Paul (Castel-Paol), qu'il fait raser. En 1275, Hervé IV, comte de Léon, cède son domaine au duc Jean Le Roux. Une partie de la seigneurie de Léon forme une vicomté qui, au XIVème siècle, passe par alliance dans la famille de Rohan. La vicomté de Léon est érigée en principauté en 1572.

Ville de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

La fondation d'un couvent des Carmes en 1353 correspond à la période de prospérité de la ville de Saint-Pol-de-Léon. Ce couvent est fondé par Jean V (Jean IV), et Marie d'Angleterre, sa femme, en 1348 (Bibliothèque nationale, m. 55, fr. 11, 551), « encore à présent, on voit en la grande vitre de leur église les représentations des dits ducs et duchesse, neanmoins les seigneurs de Kermavan, grande et ancienne maison du dit Evêché (on prononce à présent Kerman ou Carman), s'en disent fondateurs, et veritablement s'ils ne le sont, ils ont été si insignes bienfaiteurs, qu'ils en ont toutes les marques armes en la grande vitre, tombeau élevé au milieu du choeur, ceinture ou liziere d'armes dedans et dehors. Le choeur de leur église fut fait et fermé de chaises et de menuiserie du temps de Guy le Barbu, évêque (1385-1410), car sur la porte d'iceluy se voient quatre écussons, scavoir : d'un côté celui du dit évêque, et auprès celui du seigneur de Penhoet, et de l'autre ceux du seigneur de Kermavan et du seigneur de Boiséon ». « Hervé de Kersulguen, seigneur de Kergoff (G. 77) pour le manoir de Kergo a aux Carmes, un escabeau dans le choeur, attaché à la clôture jouxte le premier pilier du côté de l'Evangile, — item dans le cloître du dit couvent, au coin suzain devers midy, en la chapelle nommée Christ il a quatre tombes et escabeau avec ses armoiries ». Cette chapelle des Carmes, reconstruite en 1618, restaurée en 1778, est démolie vers 1830 (H. 165).

La ville de Saint-Pol-de-Léon est endommagée à la fin de la guerre de Succession (1375). Les portes de ville et faubourgs sont attestés en 1421. Une halle (XV-XVIème siècle), détruite en 1773, couvrait la quasi-totalité de la rue principale (rue du Général-Leclerc). Lors de des guerres de la Ligue, la ville de Saint-Pol-de-Léon, qui prend le partie de la Sainte-Union, est pillée par Guy Eder de la Fontenelle en 1592.

Ville de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne) 

Les couvents de minimes et d'ursulines s'installent dans la première moitié du XVIIème siècle.

- La communauté et la chapelle des Minimes sont fondés par Prigent Le Ny, chanoine trésorier, recteur de Plougoulm, et par les habitants de Saint Pol, qui, dès 1620, donnèrent 6.000 livres. La chapelle des Minimes est dédiée à Saint François de Paule et à Sainte Geneviève (Archives de l'Evêché). En 1769, cette communauté des Minimes ne comptant plus que trois religieux, est dissoute par autorité royale, et les religieux transférés à Saint-Fiacre, en Plourin-Morlaix. Il est alors question d'établir dans la communauté des Minimes une maison pour recueillir les prêtres âgés et infirmes ; mais nous n'avons pu constater si ce projet avait été mis à exécution. La chapelle des Minimes possédait jadis une belle descente de croix d'après Rubens, qui se voit actuellement au Musée départemental.

- La fondation de la maison des Ursulines doit être attribuée à Mme Anne de Perrien, douairière de Trévigner, dont deux des filles étaient religieuses Ursulines à Tréguier. Sept religieuses de cette communauté arrivent en conséquence à Saint-Pol, le 9 Septembre 1629, et le lendemain leur chapelle est bénite par le R. P. Bony, jésuite. Dix ans plus tard, le monastère est établi en un lieu plus convenable, et la nouvelle chapelle est dédiée à Notre-Dame de Vrai-Secours, en raison de l'image miraculeuse d'une madone donnée à la Communauté par un sieur « Tanguy de Saint George, commandant un vaisseau lors de la prise des îles Ste Marguerite ». Voici, d'après les Annales des Ursulines, comment ce capitaine était devenu propriétaire de cette statuette de la Vierge : « Comme les soldats étaient occupés au pillage, un capitaine hérétique se saisit d'une image de la Sainte Vierge qu'il trouva dans le trésor d'une église, et la jeta par terre pour en retenir la châsse, qui était toute d'or, ce que voyant le seigneur de Saint-George, il la releva de terre pour la garder avec honneur, ensuite de quoy prenant congé du capitaine huguenot, il l'embrassa, et comme leurs têtes étaient jointes ensemble, celle de l'hérétique fut emportée d'un coup de canon qui tua encore un homme qui le suivait, sans que le seigneur Saint-George reçut aucun mal. Il s'en crut entièrement redevable à Notre-Dame et médita à son retour de faire rendre à son image tous les honneurs qui seraient en son pouvoir, vu même que par sa protection il avait échappé à plusieurs autres périls pendant son voyage. Pour cette fin il la donna à ce monastère lequel en reçoit de très grand bien et tout le pays aussi ». Le 9 Mars 1792, les religieuses Ursulines sont expulsées de leur communauté pour n'y plus rentrer, car lors de leur reconstitution au Concordat, elles s'établirent dans l'ancien Séminaire, près du Créisquer. Le clocher de leur ancienne chapelle a été transféré sur la chapelle de la maison de retraite des prêtres âgés et infirmes.

Les " dames de la Retraite ", établies à Saint-Pol (aujourd'hui Saint-Pol-de-Léon) par les soins de Mgr. Pierre le Neboux de la Brosse, dès le 1er Décembre 1680, font l'acquisition auprès du Sr. de Pennanru, pour la somme de 1.700 livres, le 14 Décembre 1686, d'une métairie noble appelée la Grange, rue Baz, paroisse Saint-Jean, « donnant du pignon Occidental sur la dite rue et au Midy sur la vanelle qui mène de la rue Baz à la croix et au couvent des Ursulines ». Le prix d'acquisition est payé par Mgr. de Léon qui, par acte du 25 Juillet 1692 (H. 213), demande en retour « que la messe du dimanche de chaque retraite, tant bretonne que française, sera dite à notre intention, et que tant qu'il plaira à Dieu de nous laisser en vie, le prêtre qui aura célébré cette messe dira en se retirant de l'autel, à genoux sur le marchepied, ces paroles : " Dieu donne à notre Evêque les grâces qui lui sont nécessaires ", et les personnes qui feront la retraite répondront : " Ainsi soit-il ". Si la retraite est de femmes qui n'entendent que la langue bretonne, ces paroles seront dites en cette même langue. Et après qu'il aura plu à Dieu nous retirer de ce monde, le prêtre dira au même endroit : " Dieu donne à Pierre, cy devant Evêque, de ce diocèse, le repos éternel ", et, les femmes retraitantes répondront : " Ainsi soit-il " ». Les dernières Religieuses, expulsées en 1792, sont : Marie-Anne Jacquette de Mathézou, Marie-Josèphe-Renée de Mathézou, Pétronille de Kerguélen, Marguerite de Kerguélen du Meudy, Mirtille du Plessis, Marie-Jacquette-Charlotte Mathézou de Kervenigant, Françoise-Nouel de Kersalaun et Marie-Renée de Larchantel (P. Peyron).

Ville de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

Besnard, ingénieur des Ponts et Chaussées conçoit une nouvelle halle (1773), détruite vers 1860. Les chantiers religieux reprennent au XVIIIème siècle (nouveau palais épiscopal, séminaire, collège du Léon,...).

Ville de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

La paroisse de Saint-Pol-de-Léon, qui dépend de l'évêché de Léon, s'appelait autrefois Minihi-Paol ou Minihi-Saint-Paul (territoire monastique de Paul) et compte jusqu'à 7 vicariats ou paroisses du Minihy : trois affectés à la ville et quatre à la campagne :
- Toussaints avec pour trève Roscoff, comprenant la banlieue nord-ouest et le bourg de Roscoff (vicariat champêtre) ;
- Saint-Jean-Baptiste, comprenant les quartiers de Saint-Yves et de l'Hôpital (vicariat de la ville) ;
- Notre-Dame de Cahel ou le Crucifix devant le choeur, comprenant les quartiers de la Fontaine-Paul et de Saint-Michel (vicariat de la ville) ;
- Saint-Jean-l'Evangéliste ou Trégondern, avec les bourgs de la Madeleine et de Penpoul (vicariat champêtre) ;
- Saint-Pierre avec pour trève Santec, comprenant la banlieue nord-ouest et la chapelle de Saint-Adrien à Santec (vicariat champêtre) ;
- Le Crucifix-des-Champs, qui s'étendait au sud-ouest, vers Kerisnel (vicariat champêtre) ;
- Le Crucifix-de-la-Ville ou le Crucifix devant le trésor, qui renfermait la chapelle du Creisker (vicariat de la ville).
Ces sept paroisses sont réunies par un décret de l'évêque, en date du 27 mai 1687, en une seule et même paroisse, mais leur union définitive n'intervient qu'en 1720.

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Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir : Le service paroissial du Minihy ou du refuge de Saint-Pol. 

On trouve les appellations suivantes : Oppidum Pauli, ou Sancti Paulinanni (vers 869-870), Sanctus Paulus (en 1193, en 1207 et en 1252), Saint Pal en Léon (en 1296), Saint Poul en Leon (en 1405), Saint Paoul de Léon (en 1451).

Ville de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

 

Ville de Saint-Pol-de-Léon

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir : Les délibérations de Saint-Pol-de-Léon, à partir de 1628.

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PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON

l'église Saint-Paul-Aurélien (XIII-XVème siècle). Elle est commencée vers 1227 par l'évêque Derrien (décédé en 1238). L'édifice actuel comprend une nef de sept travées avec vas-côtés et double bas côté sud pour les trois dernières travées, un transept, dont les ailes ont chacune quatre travées, et un choeur de plan irrégulier, formé de quatre travées droites et d'un rond-point. Le bras nord a conservé des éléments de la cathédrale romane, fondée par l'évêque Hamon (1161-1172) sur le site d'un castrum gallo-romain. Elle possède deux clochers du XIIIème siècle. Il s'agit d'un édifice de 84 mètres de longueur et de 44 mètres de largeur au transept ; sa hauteur sous voûte est de 16 mètres. Les cloches datent du VIème siècle. La nef en pierre de Caen est construite à la fin du XIIIème siècle et au début du XIVème siècle. La nouvelle nef est consacrée en 1334 (sous l'évêque Pierre Bernard), ses voûtes réalisées en 1349 (sous l'évêque Guillaume Rochefort). Le transept et le choeur sont édifiés au XVème siècle : vers 1430, l'ancien choeur roman, sinistré pendant la guerre de Succession, est entièrement reconstruit (Note : à ce sujet, on relève dans les comptes du duc Jean V en mai 1431, le versement de 1 200 livres à l'évêque de Léon pour l'aider à réédifier son église - Archives Nationales 11542) et les voûtes en sont achevées vers 1472. De nombreuses armoiries timbrent les clés de voûtes du choeur : le lion du Léon, les macles des Rohan, les quintefeuilles de Jean Validire (évêque de 1427 à 1433), le fasce de six pièces des du Chastel, les grelots d'or de Guillaume Ferron (évêque de 1439 à 1472). Des devises ou cris accompagnent souvent les armoiries (ex. Arabat ! pour les Hamon, sieurs de Pennanru). Un ensemble de chapelles est construit autour du choeur au début du XVIème siècle. La clef de voûte du carré du transept porte les armes de Jean Prigent, évêque de Saint-Pol de Léon du 13 juillet 1436 au 27 janvier 1439. A la voûte du choeur se voient celles de son successeur Guillaume Ferron, évêque de 1439 à 1472. Une cloche, fondue par Arthur Guimarc'h date de 1563. A l'intérieur la nef comprend sept travées avec bas-côtés. Le buffet d'orgue date de 1660 (remploi du garde-corps du jubé du XVème siècle). Le retable du Mont-Carmel, avec statue de saint Michel terrassant le dragon, date de la seconde moitié du XVIIème siècle. Le retable du Rosaire date de 1643. Le retable du Saint-Sacrement, oeuvre de François Le Pen, date de 1633. Une enquête demandée par l'évêque Jean-Louis Gouyon de Vaudurand, en 1749, mentionne trente-six autels avec leurs balustrades (vingt deux autels seront alors conservés). L'autel en granit dit "autel communal" date de 1662. Un autel et retable en granit date du XVIème siècle. Un autel en bois sculpté et doré avec un retable représentant la Vierge implorant Dieu pour les habitants de Saint-Pol, date du XVIIIème siècle. Le maître-autel en marbre, restauré en 1825, date de 1745 : il a été exécuté sur les plans de Henry Villars, architecte. L'ensemble des vitraux, oeuvre de Lobin de Tours, de l'atelier du Carmel du Mans, Gaudin et Labouret de Paris, date des XIXème et XXème siècles. On y voyait jadis des débris de vitraux d'un Jugement dernier, datés du XVIème siècle, et d'un vitrail consacré aux oeuvres de miséricorde daté de 1550. Sur une voûte de la Trinité se trouvait une inscription "Ma Doué" (Mon Dieu) et "Arebat" (Il ne faut) avec les armes des Hamon de Penanru (XVIème siècle). Les stalles du choeur en bois sculptées datent de 1510-1520 : on y voit les armoiries de Mgr de Carman (1504-1514) et celles de Mgr Guy Leclerc (1514-1523). La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Le lutrin du choeur, en bois sculpté, date du XVIème siècle. La clochette dite de saint Paul date du VIème siècle. Deux petites cloches en bronze datent de 1612 : l'une porte l'inscription "1612 M. P. Migorel Ma Faicte", l'autre porte l'inscription "Migrel". Un calice en argent du début du XVIIème siècle était frappé des armes du chanoine de Lesguen. Près du porche méridional, on trouve un bénitier en granit du XVIème siècle et un sarcophage antique du XIIème siècle (semble-t-il, celui de Conan Mériadec). Le reliquaire de Paul-Aurélien, dessiné par le chanoine Abgrall et exécuté par les ateliers de M. Armand Galliat (orfèvre de Lyon) date de 1897 : il sort des ateliers d'Armand Calliat, orfèvre à Lyon. On y trouve des boîtes à crânes (XVIème siècle) et plusieurs tombeaux : celui de Jean Le Scaff, sénéchal de Léon (1500) et d'Anne du Bois de Kerlosquet son épouse (XVIème siècle), du chanoine Richard (décédé en 1539), du chanoine François Le Voyer, seigneur de Kerisnel (décédé en 1570), de Mgr Rolland de Neufville (1562-1613), décédé en 1613 (XVIIème siècle), de Mgr Rieux-Sourdéac, décédé en 1651 (XVIIème siècle), de Mgr François de Visdelou, décédé en 1668 ou 1671 (édifiée par Nicolas de la Colonge en 1711), de Mgr de la Marche, décédé en 1806 (1869), ainsi que le tombeau de Mgr Guillaume de Kersauzon, évêque de Léon et décédé en 1327 (XIXème siècle). Trente-six enfeux garnissent, à partir de la cinquième travée de la nef, la quasi-totalité du pourtour de la cathédrale. S'y ajoutent six autres ouverts dans les murailles du choeur. L'enfeu du chanoine Olivier Richard (XVIème siècle). Devant le maître-autel en marbre noir qui date de 1745, une grande dalle noire dans le pavage du choeur indique le lieu de la sépulture de saint Paul Aurélien. Derrière le maître-autel, des inscriptions latines rappellent l'érection de la Cathédrale en Basilique mineure, le 1er septembre 1901. Au collatéral nord du choeur, on peut voir l'ancien maître-autel du couvent disparu des Carmes, la chapelle de Kerautret, avec sa tombe de chanoine, et la dalle tumulaire des chanoines Le Veyer et de Kerguz. L'autel de saint Paul Aurélien est exécuté en 1897 par les ateliers de Denis Derrien. Devant l'autel se trouve la pierre tumulaire d'Amice Picard, morte en odeur de sainteté en 1652. Dans la troisième chapelle sud, anciennement chapelle Saint-André, la clef de voûte est décorée des armes de la famille Hamon de Penanru. La cathédrale renferme une série de neuf confessionnaux, dont cinq datent des XVII-XVIIIème siècle. La plus ancienne des six cloches, que possède la cathédrale, est le bourdon (du nom de Jacques), daté de 1568 et fondu par Artus Guimarch de Morlaix (1,56 m de diamètre, poids de 2 067 kg). L'église abrite les statues de Notre-Dame du Bon Secours (XVème siècle), saint Paul Aurélien. Les saints bretons honorés plus spécialement sont : saint Paul Aurélien, saint Maudet, saint Yves, saint Herbot, saint Coulm, saint Tanguy, sainte Haude (voir des photos de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon) ;

Saint-Pol-de-Léon (Bretagne) : cathédrale Pol-Aurélien.

Nota 1 : " ... De là l'on nous a conduict en la ville de Sainct-Paul-de-Léon, distante de trois lieues, et sommes entrés dans l'esglise cathédralle dud. lieu, où avons veu que la principalle viltre est toute remplie, hault et bas, des armes et alliances de la maison de Kersauson, et, dans la mesme esglise, du costé de l'Epitre du grand autel, il y a une viltre où sont deux écussons des mesmes armes, le suzain décoré d'une crosse d'évesque et, au-dessus de la viltre, il se void les mesmes armes en bosse, relevées pareillement d'une crosse d'évesque, et dans l'arcade près, dans lad. cathédralle, il y a trois escussons et en bosse aussi des armes de la maison de Kersauson, et dans la chapelle dud. Saint-Martin, apartenant au seigneur, baron de Kersauson, l'autel est garni des mesmes armes en bosse, dessus et desoubz. De plus, avons remarqué en icelle chapelle de Sainct-Martin une tombe eslevée, laquelle est ornée et enrichie, tant en dehors qu'en dedans, lad. tombe, de dix escussons des armes et alliances desd. Kersauson, deux desquels sont ornés du collier et couronne de baron, timbre et heaulme en pannes portés par des lyons. Au-dessus de lad. tombe, dans lad. esglize cathédralle, il y a une viltre aussi toute remplie des armes de la maison dud. chevalier et de ses alliances ; dans icelle chapelle de Sainct-Martin, il y a encore une aultre viltre armoyriée de trois mesmes escussons et de leurs alliances ; dans la mesme chapelle de Sainct-Martin, il y a une aultre viltre dans laquelle sont deux escussons des armes et alliances desd. Kersauson, au-dessous de laquelle il y a une grande tombe de marbre, dans une arcade, sur laquelle est l'effigie d'un évesque, en bosse de marbre. En sortant de lad. cathédralle, l'on nous a conduict dans l'église du couvent des Pères Carmes, où nous avons veu dans la viltre et au haut d'icelle un grand escusson armoyrié des armes de Guergorlay et de Keroignant, dont la mère dud. prétendu chevalier est propriétaire " (Ce procès-verbal, signé par frère Jacques de Jalesmes et frère François Budes, est revêtu du sceau de leurs armes et contresigné de Couvran, adjoint. - Tiré des archives du château de Pennendreff). Fondations pieuses et charitables de la maison de Kersauson : 1° Fondation de la chapellenie de Saint-Martin, en la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, par Guillaume de Kersauson, évêque de ce siège de 1295 à 1327, lors de la reconstruction qu'il fit de partie de la dite cathédrale. 2° Fondation par les seigneurs de Kersauson d'un anniversaire en mémoire dudit sr. évêque de Kersauson, célébré dans la dite cathédrale de Léon, jusqu'à la Révolution, le 13 juin de chaque année. 3° Anniversaires et fondations aux R. P. Carmes de Saint-Pol-de-Léon, par la même maison dont les armes sont en prééminence à la maîtresse vitre en alliance avec les maisons de Kergorlay et de Keroignant (J. de Kersauson). 

Nota 2 : INVENTAIRE DES OBJETS MOBILIERS DE LA SACRISTIE DE SAINT-POL fait le 31 Décembre 1790 (Archives départementales, L. 1) : « Descendus et entrés dans la sacristie, avons fait ouverture des armoires y étant, et se sont trouvés : - 1° Un grand soleil d’argent doré avec son étui, - 2° Un autre soleil de vermeil, - 3° Un anneau de vermeil enchassant un diamant, - 4° Deux livres d'Epîtres et Evangiles, couverts en argent modelés en figures de Saints, - 5° Un autre livre gothique couvert en argent, - 6° Un bénitier d’argent avec son goupillon, - 7° Une suspense de cuivre doré, - 8° La statue de saint Paul en argent, - 9° La botte qui servait de pied estal, en bois, contenant des reliques, - 10° Une croix et deux châsses en argent doré, à l’autel de la férie, - 11° Une couronne de vermeil n’ayant que quatre fleurs de lys, - 12° Une croix de vermeil, - 13° Une croix d’argent, - 14° Deux grands anneaux d’argent, - 15° Une aiguière d’argent, - 16° Un plat d’argent, - 17° Deux orceaux unis d’argent propres à mettre les saintes huiles et le saint chrême, - 18° Un petit plat de vermeil, - 19° Une paix en vermeil, - 20° Quatre flambeaux d’argent, - 21° Deux encensoirs d’argent, - 22° Deux navettes, - 23° Deux grands croix d’argent, - 24° Un baton cantoral, - 25° Deux petits orceaux d’argent avec leur plateau, - 26° Quatorze calices d’argent, - 27° Trois calices de vermeil, - 28° Seize patènes, - 29° Deux calices d’argent dont l’usage a été accordé aux srs. Keroulas et Tromelin pendant leur vie, - 30° Une petite couronne d’argent servant au grand soleil, - 31° Des pantes de dais, - 32° Une châsse d’argent contenant le chef de saint Edme, - 33° Deux bras en argent, - 34° Un dome en vermeil soutenu de quatre lions, - 35° Deux ciboires d’argent, - 36° Un custode en vermeil, - 37° Une boîte à hostie en argent, - 38° Une lampe d’argent dans le choeur, - 39° Six grands chandeliers de cuivre, - 40° Un grand chandelier de cuivre, - 41° Une grande croix en cuivre, - 42° Deux petits chandeliers au grand autel, - 43° Deux chandeliers en fer, - 44° Vingt-deux chandeliers de différentes grandeurs en cuivre, - 45° Quatre bras et leur plaque en cuivre, - 46° Deux petites croix en cuivre, - 47° Une coquille en argent, - 48° Une botte en argent en contenant trois autres plus petites à l’usage des fonts baptismaux, - 49° Une fontaine en cuivre, - 50° Un bénitier avec son goupillon en cuivre, - 51° Quatre grands chandeliers de fer, - 52° Deux aubes uniforme avec des garnitures, - 53° Vingt-deux autres aubes, - 54° Une grande nape de communion pour les prêtres, - 55° Neuf essuie mains, - 56° Vingt-deux corporaux, - 57° Vingt-six purificatoires, - 58° Cinquante napes d’autel, - 59° Six napes de communion, - 60° Un ornement complet rouge à galon et fleur d’or, - 61° Un ornement rouge complet à galon d’or, - 62° Un ornement rouge à dentelle d’argent, - 63° Un ornement en laine rouge complet, - 64° Un ornement de soie à couleur de rose à grande dentelle d’or, - 65° Un ornement à croix blanche à fleur d’or avec de petites dentelles d’or, - 66° Un ornement de velours cramoisi à croix d’or relevé en bosse avec les dentelles et les franges des étoles en argent, - 67° Une chasuble soie et laine avec des galons d’or, - 68° Une chasuble à fleur fond blanc et rouge à petite dentelle d’argent, - 69° Huit chasubles de diverses couleurs, - 70° Un ornement complet avec dalmatiques et cinq chapes dont trois pareilles, le fond à grandes fleurs rouges et or et deux dalmatiques. - 71° Cinq ornements complets, - 72° Dix-huit chapes de toutes couleurs (six rouges, six blanches, trois violettes, trois vertes), - 73° Vingt-huit ornements pour les basses messes, - 74° Trois ornements complets pour les messes de férie, - 75° Cinq chasubles vertes galon d’or et d’argent, - 76° Une étole pastorale, - 77° Cinq devant d’autel (servant au choeur), - 78° Une chasuble verte à galon d’argent, - 79° Tous les livres nécessaires au service, - 80° Un grand dai en velours cramoisi galon mat d’or et franches d’or avec quatre panaches ». Pour compléter cet inventaire, nous donnons la nomenclature des reliques encore conservées à la Cathédrale : - Une Sainte Epine de la couronne de Notre-Seigneur, - Le doigt de saint Pol et un os de son bras, - L’omoplate et une vertèbre de saint Hervé, - Une partie du fémur de saint Laurent, - Un fragment d’os de saint Goulven. Pour l’histoire de ces reliques, nous renvoyons à l’intéressant ouvrage de M. le chanoine Thomas : Saint Pol Aurélien et ses premiers successeurs. Du trésor de la sacristie, il ne reste plus à la Cathédrale qu’un très beau calice en argent repoussé ayant appartenu, au commencement du XVIIème siècle, au chanoine de Lesguen, protonotaire apostolique, chevalier du Saint-Sépulcre, dont on voit les armes sous le pied du calice, d’or au palmier d’azur, avec les initiales de son nom X. L. Sur la coupe, sont représentées les scènes du baiser de Judas, et de saint Pierre coupant l’oreille à Malchus. Sur le noeud se voient, en trois compartiments, Moïse, Aaron et David jouant de la harpe. Sur le pied, Notre-Seigneur tombant sous le poids de sa croix, et la Véronique essuyant la sainte Face. C’est un très joli travail d’orfèvrerie, dans le style de la Renaissance (P. Peyron).

Ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon

 

Ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir L'histoire de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Les Confréries de Saint-Pol de Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir La psallette de Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Le Clergé de Saint-Pol du Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Extrait des comptes de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Prise de possession de Mgr. Guy Le Clerc en l'Evêché de Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Réception des seigneurs de Rohan en qualité de chanoines de Léon.

la chapelle Notre-Dame-du-Kreisker ou Notre-Dame-du-Creisker (XIV-XVème siècle). La fondation de la chapelle primitive remonte au VIème siècle. Une jeune lingère ayant travaillé un jour de fête chômé en l'honneur de la Vierge, malgré les remontrances de Saint Kirec (ou Guévroc) fut subitement paralysée de tous ses membres. Après son repentir, le saint la guérit et elle lui donna sa maison pour en faire une chapelle. On lui donna le nom de Kreis-ker parce qu'elle était située au milieu du village, faubourg de la ville. La première chapelle en bois ne résista pas aux ravages des Normands au IXème siècle. Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker le 3 mai 1375, l'édifice est reconstruit (semble-t-il, par les Anglais) dans le dernier quart du XIVème siècle. Après le départ des Anglais, la tour fut couronnée, au XVème siècle, d'une flèche fabuleuse et l'édifice sensiblement modifié. De plan irrégulier, l'édifice actuel comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant, sur le carré duquel s'élève la célèbre tour, et un choeur de deux travées avec bas côté sud. Cette chapelle est complètement remaniée au XVème siècle et paraît avoir servi de chapelle municipale destinée aux réunions du corps de ville jusqu'au XVIIème siècle. On y distingue deux campagnes principales de construction. La façade occidentale, le transept, l'élévation nord du choeur et le chevet remontent à la fin du XIVème siècle. Dans le second quart du XVème siècle, l'édifice est profondément remanié. Les armes de l'évêque Jean Prigent à la clef de voûte du carré du transept précisent la date du début de ces travaux, puisque cet évêque ne demeura que trois ans sur le siège de Saint-Pol, de 1436 à 1439. La tour de croisée date de 1436-1439. L'étage des cloches et la flèche sont achevés dans la seconde moitié du XVème siècle : la flèche octogonale est cantonnée de quatre clochetons étagés. Le Kreisker est réparé en 1576 et manque de tomber en ruines en 1633. Le 23 novembre 1638, le clocher, ayant été frappé par la foudre, on décide de la consolider : les travaux ne pourront démarrer qu'à partir du 26 juin 1639. La tour, haute de 78 (ou 79) mètres et qui présentait un intérêt certain pour les navigateurs, est à nouveau restaurée sur ordre de Napoléon daté du camp de Friedland le 15 juin 1807 (la tour repose sur quatre piliers de 3m20 de côté). Le clocher de la chapelle Notre-Dame du Kreisker est le plus haut de Bretagne. L'intérieur comportait jadis plus de vingt chapelles privés ou domestiques. La chapelle sert de chapelle au Grand Séminaire jusqu'à la Révolution, avant d'être celle du collège au XIXème siècle. La chaire à prêcher, qui provient de la cathédrale, date de la fin du XVIIème siècle. Dans le collatéral du choeur, on voit le retable de la Visitation qui date de 1684 et qui provient de l'ancien couvent des Minimes. Une toile peinte du XVIIème siècle a pour sujet la Visitation (voir des photos de la chapelle Notre-Dame du Kreisker) ;

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Saint-Pol-de-Léon (Bretagne) : chapelle du Kreisker.

  

Chapelle Notre-Dame du Creisker de Saint-Pol-de-Léon

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir L'histoire de la chapelle du Kreisker ou Creisker.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Le gouvernement du Creisker.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Les prééminences de Notre-Dame du Creisker.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Les chapellenies de Notre-Dame du Creisker.

la chapelle Saint-Pierre (XVème siècle - 1772), située dans le cimetière. A l'origine, la chapelle était en forme de croix latine. Elle a été amputée de deux ailes. Elle comprend aujourd'hui une nef de huit travées avec bas-côtés. La tour date du XVIIIème siècle : elle est coiffée d'un dôme en forme de cloche. La nef date du XVème siècle. Le collatéral nord ainsi que la façade occidentale sont refaits au XVIIème siècle. On voit à l'intérieur, plusieurs enfeus funéraires dont l'un porte les armes de la famille Pontantoull. La chapelle abrite les statues anciennes de la Vierge-Mère et de sainte Madeleine. A signaler que cette chapelle n'était pas jadis le siège de la paroisse du Minihy dite de Saint-Pierre, mais un bénéfice sans charge d'âmes, appelé Gouvernement de Saint-Pierre, et qui était souvent donné à des étrangers. On lit dans l'histoire manuscrite de M. le président de Robien, nous dit M. de Kerdanet (Albert le Grand, p. 210), « que les pierres de taille de la tour de la chapelle de Saint-Pierre, à Saint-Pol, étaient couvertes de caractères armoricains ou celtiques et que le dérangement des lettres prouvait que les pierres provenaient d'un ancien édifice construit par les celtes » ; quoi qu'il en soit de cette assertion, il est certain que la chapelle Saint-Pierre était ancienne, et son ancien clocher, que l'on voit figurer sur le tableau du Rosaire, à la Cathédrale, porte les caractères du XVème siècle. Voici la description de cette église d'après l'enquête de 1698 (R. G. 270) : « L'église située au quartier de Trégondern est grande, ayant deux croisées (bras de croix), un maître-autel et vingt autres autels tant dans les dites croisées que le long de la nef. L'église est pavée de pierres tombales. Joignant l'église, il y a un grand cimetière muré contenant de circuit au dedans plus de 600 pas et autour du cimetière il y a treize reliquaires de pierre de taille ; le dit cimetière est presque entouré de pierres tombales ; il y en a même quantité d'autres hors le même circuit ; il y a quantité de petits bénitiers proches les dites pierres tombales ; il y a aussi quatre chapelles autour du cimetière, dont l'une est en ruine ; il n'y a pas d'autre cimetière dans tout le Minihy, excepté à Rosco et Santec ». A cette époque, le sieur Pichard, clerc tonsuré, « fils du sieur de Quermerio Pichart, maire et sénéchal de St Paul, était titulaire de l'église cimetière et gouvernement de St Pierre ». « Toutes les vitres de la dite église sont délabrées ; dans la croisade au Midi il y a une grande rose de pierre de taille sans vitrage. Le bas de l'église sert de magazin pour y serrer les affus de canon. Dans le cimetière se fait l'exercice des armes publiquement tant des troupes qui viennent au quartier de St Paul que de la milice du dit St Paul » (P. Peyron) ;

Nota 3 : - Notre-Dame de Confort : « Dans le cimetière de l'église de Saint-Pierre (P. Cyrille, p. 498) il se voit un oratoire à part joignant l'église, garni d'un autel fort dévot et dessus il y a une belle image, fort ancienne de N.-D. de Consolation, à laquelle autrefois on avait une grande dévotion, et l'on y celebrait pour l'ordinaire grand nombre de messes pour le soulagement des âmes du purgatoire ». « Il y avait dès 1524, une chapellenie dite de N.-D. de Confort, inter duo maria pro leprosis, desservie dans une chapelle située dans le cimetière Saint-Pierre, chargée d'une messe par semaine lorsqu'il y avait des ladres dans le Minihy de Léon ». - Sainte-Catherine : Chapelle située au cimetière de Saint-Pierre, siège d'une chapellenie dont était titulaire, en 1641, Jean de Silguy. Elle avait été fondée par les sieurs de Kermorus de Penfentenyo, qui en étaient les présentateurs ; mais la chapelle étant en ruine dès 1698, la desserte de cette chapellenie fut transférée au Creisquer (G. 123). - Saint-Nicolas : Chapelle voisine de l'église de Saint-Pierre, où se tenait la Congrégation des hommes depuis 1754. Il y avait, de plus, au cimetière de Saint-Pierre, deux autres chapelles, mais, dit l'enquête de 1698, elles avaient plutôt la forme d'oratoires, « n'étant fermées du côté du Couchant que par de simples balustrades en bois ». - La Magdeleine : chapelle fort ancienne et qui n'existe plus, près du cimetière de Saint-Pierre ; il en est question en 1477, lors de l'entrée solennelle de Mgr. Michel de Guibé, évêque de Léon. - Une chapelle de Saint-Jean et de Saint-Sébastien fut élevée près de la chapelle Saint-Pierre, vers 1520 (P. Peyron).

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Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Le gouvernement de Saint-Pierre.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir Les fondations et chapellenies de la chapelle Saint-Pierre.

la chapelle Saint-Charles-Borromée (XVIIème), dépendance d'un ancien manoir appartenant à la famille de Coëtlosquet. " Chapelle appartenant aux Coetlosquet (1703), au terroir de Querigou, en Trefgondern " ;

la chapelle Saint-Joseph (1846). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés, construit en 1846. Le clocher est l'ancien du couvent des Ursulines. La chapelle abritait jadis les statues de saint Pie et saint Liguori. « La propriété de Bel-Air fut acquise en 1837 pour servir de maison de retraite aux prêtres, et la chapelle actuelle, construite en 1846, fut couronnée de l'ancien clocher du couvent des Ursulines » (P. Peyron) ;

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la chapelle des Ursulines. Les Ursulines s'établissent à Saint-Pol le 9 septembre 1629. Expulsées de leur communauté le 9 mars 1792, elles rentrent à Saint-Pol après le Concordat et s'établissent dans l'ancien séminaire. L'édifice actuel comprend deux édifices rectangulaires placés bout à bout : le plus important et le plus récent date de 1932 et a été construit sur les plans de M. Lionel Heuzé. Les stalles, qui proviennent de Ploermel, datent du XVIIIème siècle. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Vrai Secours ;

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir La communauté religieuse des Ursulines à Saint-Pol-de-Léon.

la chapelle Saint-Yves (XIXème siècle). Il s'agit de la chapelle de l'Hospice. A noter qu'un hôpital sous le patronnage de Saint-Yves existait avant 1498 (G. 120). En 1650, « les seigneurs de Kermavan et de Kergournadec'h y avaient de belles marques de bienfaiteurs ». De forme rectangulaire, la chapelle comprend un chevet à pans coupés. Les vitraux modernes renferment les portraits de saint Paul Aurélien, saint Corentin, saint Brieuc et saint Yves. La chapelle abrite une statue de saint Yves ;

la chapelle de l'Hôpital. Il s'agit d'une pièce carrée de l'établissement hospitalier (château de Keroulas). Il n'y a pas de clocher ;

la chapelle de l'Ecole Notre-Dame de la Charité. Il s'agit d'un édifice moderne de plan rectangulaire, dans lequel ont été remployés deux fenestrages du XVème siècle en pierre de Caen ;

la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton paraissant remonter au XVIIIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de la Clarté, à Kersaliou, sur le chemin de Saint-Pol à Roscoff, petite chapelle sur une petite colline proche le manoir de Kersaliou. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire qui était autrefois l'objet d'une grande dévotion de la part des marins. « Les nautoniers de ce pays se trouvans jettez à la coste, sans bonnement connaistre l'endroit où ils sont, et se voyant couverts et accablés de brouées et obscurités, ayant imploré l'assistance de la Vierge saincte, et fait promesse de visiter ce petit oratoire, se sont vus souvent délivrez de plusieurs dangers et de faire naufrage ». Cette chapelle est signalée comme existant encore en 1856. La chapelle abrite les statues de saint Antoine en ermite et d'un saint évêque bénissant ;

la chapelle de l'Institution Notre-Dame du Kreisker (XIXème siècle), située dans l'ancien couvent des Ursulines. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire datant du XIXème siècle. Le retable de l'autel date des environs de 1700 ;

l'ancienne chapelle de Bonne-Nouvelle ou de Pratcuiq. « Proche la ville du costé de l'Occident (Père Cyrille, p. 498), la chapelle de N.-D. de Bonne-Nouvelle, où se tient le collège pour l'instruction de la jeunesse ; elle estait autre fois fort dévotement fréquentée lorsque le commerce d'Espagne florissait aux bourgs de Penpoul, Rosgoff et Pouldu, et encore maintenant, les habitants de la ville ne la peuvent oublier ni perdre de vue lorsqu'ils se trouvent pressés de quelque calamité punique ». M. de Kerdanet ajoute en note : « On n'en voit plus que les ruines, près du manoir de Penanrue ». La première nomination du scholastique ou prêtre chargé de l'école date de l'année 1580 (Archives de l'Evêché), « il tint l'école en une chapelle dite de Notre-Dame de Pratcuiq ou Bonne-Nouvelle, qui se trouve à quelques 200 pas loin des dernières maisons de la ville, du côté du Couchant, et qui est à présent interdite et abandonnée » (L'auteur écrit en 1763). Le 4 Septembre 1640, cette chapelle fut revendiquée par des particuliers qui n'entendaient pas qu'elle servit désormais de classe. « L'école continua cependant de s'y faire jusqu'au 6 Mai 1681, jour auquel les habitants de Saint-Pol, avertis par le Sir Evêque, qu'il était dans le dessein d'empêcher qu'il ne se tint plus d'école dans la dite chapelle, pour éviter plusieurs inconvénients, firent la censive d'une maison à four dépendante du Séminaire, alors régi par des prêtres du diocèse ». Ce fut l'origine du collège actuel. Le 8 Septembre 1739, Mgr. Jean-Louis de la Bourdonnaye érigea une congrégation de la Sainte Vierge pour les hommes, et leur donna la chapelle de Pratcuiq pour lieu de réunion. En 1754, le siège de la congrégation fut transféré à la chapelle de Saint-Nicolas, joignant Saint-Pierre. Cette congrégation d'hommes, supprimée le 23 Juin 1791, fut rétablie le 15 Janvier 1815 (P. Peyron) ;

les anciennes chapelles de Saint-Pol-de-Léon, aujourd'hui détruites ou disparues : - la chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel (détruite vers 1830) ; - la chapelle Notre-Dame de Lorette (située jadis au cimetière des Carmes et détruite vers 1830. « Ce sacré lieu (F. Cyrille, p. 498) est fort visité de tous les passants. MM. de la Cathédrale de Léon, touttes les fois qu'ils viennent en procession à ce monastère, sortant de l'église, s'arrestent par dévotion, devant cette petite chapelle pour chanter une antienne en l'honneur de la très immaculée Vierge ») ; - la chapelle Saint-François de Paule (dédiée également à sainte Geneviève et ancienne chapelle des Minimes édifiée en 1626) ; - la chapelle de Mouster-Paul (elle existait au XVIème siècle, entre Saint-Pol et Roscoff. Il n'en reste plus trace) ; - la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (" entre la ville de Saint-Paul et le bourg de Roscoff, non loin d'une chapelle qu'on nomme Mouster-Paul, sur le bord du grand chemin. Elle est assez fréquentée de tous les passants. Elle est située au village de Lagat-Bran ") ; - la chapelle Saint-Vennal (cette chapelle se trouvait entourée d'un petit cimetière, sur la route de Landivisiau) ; - la chapelle Saint-Eneoc (nous avons trouvé mention de cette chapelle dans une pièce du XVIIème siècle) ; - chapelle Saint-Nep (chapelle voisine de la chapelle de Saint-Yves, n'existe plus) ; - la chapelle Saint-Michel (Cette chapelle, appelée du Mont Saint-Michel ou de Creach-Mikel, était située près de Pratcuiq. Les seigneurs de Penhoet en étaient fondateurs. Nous avons dit qu'en 1628, le Chapitre s'y rendit en procession pour rendre grâces à Dieu de la prise de La Rochelle) ; - la chapelle Saint-Roch (1630-1632). Elle fut construite près de Saint-Pol, en 1630, pour le service des malades de l'hôpital bâti à cette époque pour recueillir les pestiférés. Voici quelques-unes des délibérations prises par la maison de ville à cette occasion (Registres de la municipalité de Saint-Pol-de-Léon) : « Le 2 Septembre 1629, a été remonstré que la maladie contagieuse a prins en ville de Morlaix et de Landerne, et arrivant que la ville de St Paul serait atteinte de la même maladie faulte de maison pour recepvoir les malades, la ville serait en danger d'étre désertée, il serait en conséquence nécessaire d'adviser et délibérer pour la construction de la maison de santé, disant (le procureur syndic) avoir fait tirer et rendre sur ce lieu, quantité de pierres à la dite fin, offrant de faire travailler dès les premiers jours, pour l'édification de la dite maison et de la chapelle qui sera construite en l'honneur de Dieu et de Monsieur St Roch, ainsi qu'il a été ci-devant délibéré ». Le 4 Août 1631, la chapelle n'est pas encore construite, et cependant le mal de contagion menaçant toujours Saint-Paul, l'on prend les mesures les plus énergiques pour éviter tout contact avec les localités contaminées. « Sur ce que le procureur syndic a remonstré la maladie contagieuse estre en la ville de Morlaix, proche de cette ville de trois lieues, et que les habitants du dit Morlaix fréquentent et hantent journellement cette ville, ont esté les habitants d'avis, deffense estre faite aux habitants de cette ville de quelque condition que ce soit de loger et bailler retraite à ceux du dit Morlaix, Plougaznou et autres lieux suspects de contagion ». Ce ne fut que l'année suivante, 6 Mars 1632, que M. le chantre, « en l'absence de Monseigneur l'Evêque fut prié de mettre la première pierre en la chapelle de St Roch en la maison de santé ». Le 5 Juillet 1632, la chapelle s'achève et on décide que « l'on mettra au pignon de la chapelle St Roch les armes du Roy et à côté celles de Messire Rolland de Poulpiquet, sieur de Feunteunspeur, qui a donné le fond ». Cette chapelle de Saint-Roch se voit en perspective dans le tableau du Rosaire de la Cathédrale ;

Nota 4 : A signaler que la première pierre du couvent des Minimes est posée le 24 mars 1626. Une décision royale, datée de 1769, ordonne le transfert à Saint-Fiacre (Plourin-les-Morlaix) des 3 Minimes résidant encore au couvent. Le 15 juin 1807, un décret impérial ordonne la destruction du couvent des Minimes. L'église de la maison des Minimes était située, selon la copie du plan Besnard dressé en 1776, à l'emplacement de l'actuel chapelle des religieuses Ursulines. Son profil extérieur est connu par deux documents. Le premier est la vue panoramique de la ville peinte au bas du tableau de la Confrérie du Rosaire établie dans la cathédrale en 1643. Le second est un dessin de 1756 tiré du manuscrit de Robien, conservé à la bibliothèque municipale de Rennes.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir La communauté religieuse des Minimes à Saint-Pol-de-Léon.

Ville de Saint Pol de Léon - Bretagne Voir La communauté religieuse des Carmes à Saint-Pol-de-Léon.

 

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les anciens oratoires de Saint-Pol de Léon situés à Trégondern (1950), à Bel-Air (1958), à Lanvellon (1958), Lesveur (1958), Lambervez (1958), à Kerigou (en 1958) et à Keriou (en 1958) ;

un ossuaire (XVIème siècle). L'entrée du cimetière renfermait jadis neuf ossuaires où se trouvaient quatre statues en kersanton. Sur l'un des ossuaires se trouvait l'inscription "M. Le Cam pre choriste et soubsdiacre de Leon feit faire celle reliquaire lan MVC (1500)". Il y avait dans le cimetière, outre Saint-Pierre, trois chapelles aujourd'hui détruites : Notre-Dame du Confort, Sainte-Catherine, Saint-Nicolas et deux oratoires. Près du cimetière, étaient la chapelle de la Madeleine et celle de Saint-Jean, également détruites ;

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le calvaire (1901) situé au lieu-dit Le Champs-de-la-Rive ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Creac'h-Michaël (1926), Croas-ar-Meignon (1910), Kerangoues ou Croas-ar-Boutouiller (1861), Kergompès (1773), Kerzaody (XIXème siècle), Kerrom (1826), La Magdeleine (1819), Pempoul (1822), la croix de la cour du presbytère (XVIème siècle), la croix du cimetière de Saint-Pol de Léon (XIXème siècle), la croix Saint-Joseph du cimetière (XVIème siècle), Trégondern (1931), Trofeunteun (XIXème siècle). A signaler aussi la croix de Gourveau aujourd'hui disparue ;

le château de Kernevez (1849). Il s'agit de l'ancien château de la Villeneuve édifié sur les terres de la famille de la Forest (armes : "d'azur à la quintefeuille d'or") et attesté au Moyen Age, puis reconstruit au début du XVIIème siècle, par les Poulpiquet de Coat-Lez. Ce château primitif existait encore en 1848. Il n'en subsiste aujourd'hui que la cheminée monumentale, datée de 1627, remployée dans la cuisine du château actuel (le manteau de la cheminée est sculpté d'armoiries et de blasons). Le château actuel est construit, par l'architecte parisien Joseph Antoine Froelicher (1790-1866), entre 1849 (date des plans) et 1866 (date où il est habitait) pour la famille Guébriant (ou Guébriand). Il s'agit, aujourd'hui d'une imposante demeure à quatre étages, édifié autour d'un pavillon à pans coupés, coiffé d'un lanternon. L'accès à l'entrée se fait par un double escalier à balustres. On peut y voir une chapelle carrée avec un chevet à trois pans datée de 1850 : cette chapelle provient de Cléguer (utilisation des ruines de l'ancienne chapelle du manoir de Kerliviry) et a été remontée dans le parc. Le parc, réalisé en 1842, est l'oeuvre de Denis et Eugène Bülher. Le parc, qui comporte un étang et une fontaine du XVIIIème siècle, est agrandi en 1920 par le paysagiste Edouard André. Au XVème siècle, le territoire et le manoir primitif appartenaient à la famille La Forest. Ce château ou manoir sera successivement la propriété des familles La Forest (en 1427 et en 1540), Poulpiquet (en 1613 et en 1756) puis Guébriand ou Guébriant (au début du XIXème siècle, suite au mariage en 1804 de Sylvestre de Guébriand avec Olympe de Poulpiquet)). Le comte Jean Baptiste Budes de Guébriant, né en 1602 au château de Plessis-Budes (près de Saint-Brieuc), épouse en 1632 Renée du Bec, fille du marquis de Vardes. Nommé maréchal, le 22 mars 1642, à l'âge de 41 ans, Jean Baptiste Budes de Guébriant est tué le 19 novembre 1643 au siège de Rothhweil. Hervé Budes de Guébriant, né en 1880 à Saint-Pol-de-Léon, ingénieur agronome, est à l'origine de la création de Groupama et de la MSA. Alain Budes de Guébriant, ancien maire de Saint-Pol-de-Léon, est fusillé par les Allemands en août 1944. Jean Budes de Guébriant, né en 1911 à Saint-Pol-de-Léon, ingénieur agronome, décède au château de Kergounadeac'h en 2001. A noter qu'en 1427 Jean de de la Forest épouse Catherine de La Haye (fille d'un armateur et négociant de Morlaix). Ce n'est qu'au début du XIXème siècle que La Villeneuve prend le nom de Kernevez ;

le château Gaillardin (1625). Il se compose d'une tour ronde centrale, reliée à deux pavillons carrés. Propriété de la famille Pontantoull, seigneur de Kerrigoal (en 1558), puis de Mgr de La Marche, évêque de Léon (en 1772) ;

l'ancien manoir du XVIIème siècle, situé au n° 20, rue Corre ;

le manoir de Kersaliou (1510 ou 1515), édifié par Bizien de Kersaintgilly (dont le fils Guillaume épouse en 1547 Jeanne de Kersulguen). Le manoir se compose de trois bâtiments entourant une cour centrale, et le tout est protégé d'un mur d'enceinte. Sur l'un des côtés du portail d'entrée se trouvent les armes de la famille de Kersaintgilly ("de sable à 6 trèfles d'argent"), et sur l'autre, celle des Kerc'hoent, alliés aux premiers. Voici une description du portail de Kersaliou par Flaubert en 1847 : "Porte en plein cintre du XVème siècle, surmontée d'un bonhomme coiffé d'un chaperon, fenêtre dans le toit avec un pinacle d'où sortent de côté deux gargouilles ... un lion et un bonhomme". La cour comporte des dalles d'un ancien cimetière de Roscoff. On y voit plusieurs tours : une tour ronde qui abrite un escalier à vis, une tour à angles droits qui s'était écroulée en 1860, puis reconstruite en 1999. A proximité se trouve la chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Clarté, et une fontaine. Un cadran solaire porte la devise : "Hora quolibet amicis". Propriété successive des familles de Kersaintgilly (en 1480 et en 1640), Simon de Kérénez (en 1675), David de Coathuon (avant 1792), Champagny (avant 1890), Gouyon de Beaufort (avant 1918), Raindre ou Reindre (en 1918, en la personne de Pierre Reindre et de son épouse Marie de Lallemand du Marais), Ausseur (en 1922, en la personne de Jean Marie Ausseur), Murat (en 1940, en la personne de la princesse Murat d'origine américaine et épouse d'Achille Murat), Poncelin de Raucourt (en 1949, en la personne de Guy Poncelin de Raucourt). Vers 1890, le vieux manoir est abandonné par la famille Champagny et laissé à des fermiers. A noter que le plus ancien membre de la famille de Kersaintgilly connu est Geffroy de Kersaintgilly mentionné en 1248 (habitant près de Guiclan) comme partant pour les croisades. En 1593, on trouve mentionné Hervé de Kersaintgilly, capitaine de la ville de Roscoff et époux de Guillemette Polart de la Villeneuve en Plouézoch. Hervé de Kersaintgilly, né en 1612 à Kersaliou, est le fondateur de la colonie de l'île Bourbon (devenue la Réunion en 1793). En 1675, le manoir est occupé par Louise Olive de Kersaintgilly, fille d'Hamon de Kersaintgilly et Anne de Kergariou, seigneur de Kersaliou. Ce manoir aurait abrité aussi Guy Eder de La Fontenelle ;

le château de Kersaliou (vers 1890), édifié par Louis-Marie-Floriant-Augustin, comte Gouyon de Beaufort (demeurant au château de Keranroux en Ploujean), est acquis par la famille Raindre ou Reindre (en 1918, en la personne de Pierre Raindre ou Reindre, époux de Marie de Lallemand du Marais), puis en 1922 par une société "Kersaliou" (Colonie de Vacances de Kersaliou) qui organise des colonies de vacances. L'édifice comprend quatre corps de bâtiments. Sur la gauche se trouve une imposante tour carrée à trois étages et flanquée de deux cheminées. Sur la droite se trouve une tour à toit plat et crénelé. Le corps central est couronné de créneaux et comporte une terrasse bordée de balustres. Une aile droite (corps de logis à toit triangulaire) est détruite par Pierre Raindre en 1920 ;

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la maison (vers 1530), située place du Petit-Cloître et édifiée pour le chanoine Richard ;

la maison (vers 1520), située rue du Petit-Collège et édifiée pour le chanoine Hamon Barbier ;

la maison de marchand (XVI-XVIIème siècle), située au n° 2 rue Rozièrers ;

la fontaine Saint-Roch (XIXème siècle), réédifiée en 1897 par la famille Guébriant ;

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la fontaine Lenn-Ar-Gloar (XVème siècle). Elle est formée d'un édicule en granit, abritant une antique statue de la Vierge-Mère, dans une niche. Cette fontaine fut bénite par saint Paul ;

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l'ancien évêché de Saint-Pol-de-Léon (1750). Dans le palais épiscopal était une chapelle, dans laquelle se faisaient assez souvent les ordinations. Sous l'Empire, l'Evêché était destiné au logement du sénateur titulaire de la sénatorerie de Bretagne, M. Cornudet. De 1820 à 1827, il fut occupé par les Religieuses de la Retraite ; on y compta six cents hommes à la première retraite qui y fut donnée, sous la présidence de M. Le Goff, curé de Saint-Pol-de-Léon, si bien que les exercices avaient lieu à la Cathédrale. De 1827 à 1837, le palais épiscopal, sous la direction de M. Bohic, servit de maison de retraite aux prêtres âgés et infirmes (P. Peyron) ;

l'ancien séminaire de Saint-Pol-de-Léon (1708), restauré au XIXème siècle. Le monastère des Ursulines de Saint-Pol, fondé en 1630 par Christophe de Lesguen, chanoine de Léon, s'y installe après la Révolution ;

un lavoir (moyen âge) ;

plusieurs maisons anciennes de Saint-Pol-de-Léon : la maison située au 11, rue du Général Leclerc (XVème siècle), la maison au Rhum Pempoul (XVI-XVIIème siècle), la maison située 6, rue Rozière (XVIème siècle, ancien tribunal des régaires), la maison à tourelle de la rue Rozière (XVIIème siècle), la maison prébendale (XVIème siècle) édifiée par Richard vers 1535 ;

l'hôtel de Keroulas (XVIème siècle) ;

l'ancienne mairie de Saint-Pol-de-Léon (1680) ;

le collège du Kreisker (1788) ;

Ville de Saint-Pol de Léon - Bretagne Voir Le collège de Saint-Pol-de-Léon.

l'hôpital de Saint-Pol-de-Léon (1710) ;

Ville de Saint-Pol de Léon - Bretagne Voir L'Hôpital Saint-Yves à Saint-Pol-de-Léon.

la mairie de Saint-Pol-de-Léon (1706). Il s'agit de l'ancien palais épiscopal, situé à côté de la cathédrale et restauré en 1750 ;

l'ancien moulin à eau de Kerc'hoent ;

A signaler aussi :

le dolmen Boutouiller (époque néolithique) ;

le rocher du guet (âge de fer) ;

le Kanndi de Gourveau (XVIIIème siècle), le Kanndi de Prat-Cuic (XVIIIème siècle) ;

le bassin de rinçage (XVIIIème siècle) ;

des vestiges de guérites (1694) ;

l'ancien manoir de Bel-Air (XVI-XVIIème siècle), édifié sur le domaine du manoir des Salles. Le corps de logis date du XVIIIème siècle. Il sert aujourd'hui de maison de retraite (Maison Saint-Joseph). Sur sa chapelle, se voit le clocher de l'ancienne communauté des Ursulines, remonté là en 1847. Propriété successive des familles Kerguz (en 1607 et en 1698) et Roquefeuil (en 1740). En 1843, le manoir est acheté par l'évêché pour y établir une maison de retraite pour prêtres âgés ;

l'ancien manoir de Beuzit (XVIème siècle), anciennement situé au lieu-dit Beuzit-Bian. Propriété successive des familles du Bois, sieurs de Kerlosquet (en 1448 et en 1534), Lanrivinen, sieurs de Briguen (en 1653), La Sauldraye, Le Dantec (avant 1711), Chastenet, sieur de la Mirande (en 1711), Pascal (en 1750), Huon de Kermadec (en 1776) ;

l'ancien manoir de Brondusval (XVIème siècle). Propriété successive des familles Kerbiquet (en 1443), Bartaige (en 1636), du Bois du Dourduff, Derval (en 1714) ;

l'ancien manoir de Crechanton (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Franquet, La Porte (en 1668) et Bahezré ;

l'ancien manoir de l'Estang ou Le Stang, berceau de la famille de l'Estang. Propriété successive des familles Stang (en 1443 et en 1448), Lestang (en 1503 et en 1534), Le Jacobin, Derval (en 1714) ;

l'ancien manoir de Gourveau (XVIème siècle), berceau de la famille de Gourvaou ;

l'ancien manoir de Guenan (XV-XVIème siècle). Il ne subsiste qu'une fontaine. Propriété de la famille de Kersauzon ou Kersauzen, sieurs de Rosarnou (en 1505 et en 1661), puis de la famille de Kersauzon-Goasmelquin ;

l'ancien manoir de Keragon (XVIIème siècle). Propriété de la famille Clerecq (en 1709), puis de la famille Prud'homme (en 1789) ;

l'ancien manoir de Keralivin (XVème siècle). Propriété de la famille Estienne (en 1503 et en 1534), puis de la famille de Coatlosquet (en 1650) ;

l'ancien manoir de Kerambartz (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Kerret (en 1503 et en 1557), puis de la famille Kersec (en 1698) ;

l'ancien manoir de Keramprat (XVIème siècle). Il possédait une chapelle privative dédiée à saint Claude. Propriété successive des familles Le Jacobin (en 1444 et en 1698), Butault de Marzan (en 1704) et Durfort de Lorges (en 1737) ;

l'ancien manoir de Kerandraon (XVIème siècle), constitué d'un corps de logis encadré par deux tours carrées où se voyaient les armoiries de la famille de Kermoysan. Il possédait une chapelle privative dédiée à saint Etienne et datée de 1739. Propriété successive des familles Kerannou ou Keraminou (en 1533), Keramunou (en 1549), Hamon (en 1604), Le Grand (avant 1620 et en 1698), et Kermoysan (lors de la Révolution) ;

l'ancien manoir de Kerangouez (XVème siècle). La tourelle est abbattue en 1755. Propriété successive des familles Riou (en 1443 et en 1534), Kergolay (en 1544 et en 1622), Cleuz du Gage (avant 1696), Barbier de Lescoat (en 1689), Sarsfield (en 1719) ;

l'ancien manoir de Keraudren, propriété de la famille Keraudren-Jacob (en 1698) ;

l'ancien manoir de Keravel (XVIème siècle), restauré en 1975. Il possédait une chapelle privative, aujourd'hui disparue. Propriété successive des familles Coetanlem (en 1427 et en 1557), Kersaintgilly, Kerret (en 1600 et en 1759), Kerguisiau de Kervasdoué ;

l'ancien manoir de Kerc'hoent (XVème siècle), berceau de la famille Kerc'hoent. Il possédait autrefois une chapelle privative. Propriété successive des familles Kerc'hoent (en 1420), Névet (en 1452), Barbier (en 1533 et en 1638) ;

l'ancien manoir de Kerennec (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Kérénec. La chapelle privative dédiée à Notre-Dame du Bon-Secours datait du XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Kérénec ou Kerhennec, Kerscau ou Kerscao (en 1503 et en 1698), Kersaintgilly (avant 1783) ;

l'ancien manoir de Kerfissiec ou Kerfiziec ou Querfiziec (XVIIème siècle), propriété de la famille Fliminc, puis de la famille Le Maigre ;

l'ancien manoir de Kergoat (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Kerlezroux ou Kerlezrou (en 1503 et en 1542) ;

l'ancien manoir de Kergoff (XV-XVIème siècle), propriété successive des familles Kerredan ou Keredan (en 1503 et en 1534), Hervé, sieurs de Kergo (en 1635), Tanouarn ;

l'ancien manoir de Kerigou (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Saint Jean (dite Saint Charles Borromée en 1703) et un colombier. Propriété de la famille Coetlosquet (en 1662) ;

l'ancien manoir de Kerisnel (XVIème siècle). Propriété successive des familles Le Voyer (avant 1570), Maillé (en 1601 et jusqu'au milieu du XVIIIème siècle), puis de la famille Poulpiquet-Coetlez ;

l'ancien manoir de Kerivarch (XVIème siècle), propriété de la famille du Dresnay (en 1601 et en 1628) ;

l'ancien manoir de Kerivoal (XVème siècle), propriété successive des familles Sioc'han, Pontantoull (en 1534), Le Gac (en 1670) ;

l'ancien manoir de Kerlevic (XVIème siècle), propriété de la famille du Bot (en 1534 et en 1557) ;

l'ancien manoir de Kerlosquet (XVème siècle). On y trouvait sur une porte renaissance les armes de la famille de Kerroignant. Propriété successive des familles du Bois, sieurs du Beuzit (au XVème siècle), Keronyant ou Kerroignant (en 1503 et en 1557), Keranguen, Morizur (en 1592), Kerret ;

l'ancien manoir de Kermorus (1589). On y trouvait à proximité une fontaine. Propriété successive des familles Penfeunteunio ou Penfentenio (en 1430 et en 1552). L'édifice est reconstruit en 1589. En 1680, les Penfeunteuniou obtiennent l'érection en châtellenie des terres de Kergoet et de Bodigneau sous le nom de Cheffontaines. En 1766, cette seigneurie est érigée en marquisat. Kermorus vit aussi naître en 1822 Gabriel-Jean-Marie Milin, celtisant distingué et écrivain de la Marine (en 1847) ;

l'ancien manoir de Kerrom ou Kerom (XVIIIème siècle), berceau de la famille de Kerrom. Sa chapelle privative, dédiée à Sainte-Anne, est reconstruite en 1830 par les soins de Francis de Miollis avec les matériaux de la précédente chapelle, élevée en 1640 par le Père Maillard (carme de Saint-Pol) dans l'îlot de Sainte-Anne. « En 1640, non loin de la petite île qui n'est quasi qu'un rocher, le Père Maillard, Carme de Saint-Paul, viel et affaibli de ses longs travaux, restaurateur de son couvent, pour prendre quelque repos ou plutot pour vaquer plus librement à la vie solitaire et érémitique, a bâti un petit ermitage et une chapelle dédiée à Ste Anne à l'aide de René du Louet de Coetjunval, chantre (plus tard évêque de Quimper), dans la terre duquel il est bâti » (Bibliothèque nationale). Cette petite chapelle, édifiée par le Père Maillard, n'existe plus, mais de ses ruines on a relevé un petit oratoire sous le même vocable, au manoir de Kerom. Propriété successive des familles Kerrom (en 1280 et en 1305), Kerlouan, Coetmenech ou Coëtmenech (en 1493 et en 1503), Louet (en 1515 et en 1690), Harlay, Le Prestre de Chateaugiron, Kerhorre (en 1777), Audren de Kerdrel. On mentionne Prigent Coëtmenech en 1503 ;

l'ancien manoir de Kersanton (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Gac (en 1662 et en 1725) ;

l'ancien manoir de Kersaoulte (XVIème siècle). Propriété successive des familles Suohan ou Sioc'han (en 1557 et en 1577), Polart (en 1637), Le Gac, sieurs de Kersauté (en 1670) ;

l'ancien manoir de Kersaudy (XVI-XVIIème siècle). Propriété successive des familles Barbier, sieurs de Kerjean (en 1559), Kermellec (en 1656 et en 1670), Le Jacobin (en 1693) ;

l'ancien manoir de Kerscao (XVIIème siècle). Propriété successive des familles Le Troadec (en 1671), Prigent (en 1696), puis Trédern ;

l'ancien manoir de Kervern (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Borgne (en 1668) ;

l'ancien manoir de Lambervez (XVIIème siècle), propriété de la famille Le Jeune (en 1640), puis de la famille Milbeau (en 1698) ;

l'ancien manoir de Mesarc'hant, propriété de la famille Le Jacobin (en 1610) ;

l'ancien manoir de Penanrue (XIVème siècle), reconstruit au début du XVIIIème siècle. Propriété de la famille Hamon (en 1392 et en 1557), puis de la famille Dresnay (en 1610 et en 1698). Le manoir est reconstruit au XVIIIème siècle dans le but d'héberger Jean-Louis de La Bourdonnaye, évêque de Léon de 1701 à 1745. En 1769, le manoir est acquis par Jean-Etienne, comte de Trédern ;

l'ancien manoir de Penarpont (XVème siècle), berceau de la famille Penarpont. Propriété successive des familles Penarpont, Marzein (en 1480), Marzin (en 1534), Keramunou (en 1549) ;

l'ancien manoir de Penarstang (XVIIème siècle). Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Sainte Catherine dans l'église du Kreisker. Propriété successive des familles Penfentenio (en 1615), Le Dall (en 1663 et en 1722) ;

l'ancien manoir de Pratguic (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Prathir. Propriété successive des familles Prathir, Parcevaux (au XVIème siècle), Kersaintgilly (en 1644) ;

l'ancien manoir de la Rive ou Ryve (XIVème siècle), berceau de la famille de La Rive. Propriété successive des familles La Rive (au XIV-XVème siècle), Tuzual (en 1534), et Kersaintgilly. On mentionne Riou de La Rive en 1467 et en 1481 ;

l'ancien manoir de Rosnevez (XVème siècle). Propriété successive des familles Kerscau (en 1503), Kerscao (en 1534), Kerscau (en 1698), et Dresnay ;

l'ancien manoir de Rukerdrein (XVème siècle), propriété de la famille du Bois (en 1443) ;

l'ancien manoir de Rumin (XVIIème siècle). Propriété de la famille de Kerret, puis des Ursulines de Saint-Pol (en 1629) ;

l'ancien manoir des Salles (XVI-XVIIème siècle), situé 22 et 24 rue de la Rive. Propriété successive des familles Le Jacobin (au XVIème siècle), Kerguz (en 1607), Bréhant (XVIIème siècle), Robien de la Touraille, Macé de la Robinais, puis Terrien veuve Banville. Il deviendra, au XIXème siècle, une dépendance de la maison de retraite Saint-Joseph, installée à Bel-Air. Une partie du manoir devient la propriété de l'abbé Trémintin, puis de la famille Urien (en 1921) ;

l'ancien manoir de Treguintin (XVIème siècle). Propriété successive des familles Maillé (en 1601), Artur, sieur du Stang, puis Sioc'han (en 1696) ;

l'ancien manoir de Troguerot (XV-XVIème siècle), berceau de la famille de Traonguerault. Propriété de la famille Traonguerault ou Tuonguerault (en 1503), puis de la famille Sioc'han, sieurs de La Palue et du Troguerot (avant 1638) ;

l'ancien manoir de Tromelin ou Traonvilin (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Keramynou ou Keraminou (en 1503 et en 1557), puis de la famille Le Grand (en 1698) ;

l'ancien manoir du Vrenit (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Coetnempren (en 1503) ;

le cimetière et les vieilles maisons : Il nous reste à signaler le cimetière, dont le mur de clôture contient des ossuaires constitués simplement d'une série de grandes niches surmontées d'un toit de pierre en bâtière. La chapelle est un édifice-gothique dont l'intérieur ressemble à la nef du Kreisker. On ne s'en douterait pas en voyant la lourde façade qui a été plaquée contre cette chapelle au XVIIème siècle. Enfin, il faut mentionner quelques vieilles maisons. L'une, datée de 1535, est celle des Richard, chanoines de Léon. Elle se trouve derrière la cathédrale. Deux autres sont situées dans la Grande-Rue : la première est en bois revêtu d'ardoises, l'autre est une belle construction du XVIIème siècle, flanquée d'une tourelle en encorbellement. Dans une autre rue, on peut voir un hôtel du XVIème siècle, l'hôtel Kéroulas (L. Lécureux) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-POL-DE-LEON

Quintin, sr. de Kerscao, — de Penanru, — de Kerozac'h et de Coëtamour en Ploujean, — du Beuzit, en Garlan, — de Kergadio, en Louargat, — du Hellin, en Saint-Thégonnec, — de Keraudy, en Plouezoch, — de Kerbasquiou et de Trebodic, en Plougaznou (Plougasnou), — de Kerandour, — de Kerampuil, — de Kerhamon, — de Roc'hglaz, — de Kerhuon, — de Trévidy, en Plouigneau, — de Coëtanfroter, en Lanmeur, — de Lescouac'h, — de Kernon, en Rospez, — de Trogriffon, en Henvic, — du Vieux-Trévoux, paroisse de ce nom, — de la Villeneuve, — de Pontsal. Extraction. — Sept générations en 1669. — Réformes de 1543, en Plougean, Garlan et Plouigneau, évêché de Tréguier. Blason : D'argent au lion morné de sable, accompagné de trois molettes de même. Richard Quintin (époux de Jeanne de Coëzanlem ou Coëtanlem) et François, son fils (père et frère de Marguerite Quintin de la maison de Coëtamour, veuve d’Alain Pinart et épouse en secondes noces de Jean de Kersauson), de la paroisse de Plougean (Ploujean), anoblis et franchis par mandement de 1491. — Yves, vivant en 1500, épouse Marie de Coëtanlem, dame de Keraudy. — Evin, gouverneur du château du Taureau, de 1597 à 1644. La branche de Trévidy fondue dans le Borgne.

Kerhoent (de) ou Kerc'hoent, sr. dudit lieu, paroisse du Minihy, — de Trohéon, en Sibéril, — de Botquénal, en Loperhet, — de Kergournadec'h, en Cléder, — de Coëtenfao et de Locmaria, en Séglien, — de Botigneau, en Cloharz, — de Tréanna, en Elliant, — de Brunault, en Trébrivan, — de l'Estang, — de Crec'quérault, en Plouvorn, — de Kerautret, en Plougoulm, — de Landeboc'her, en Plouzévédé, — de Mescouin, en Plougourvest, — de Morisur, en Plouider, — de Kerandraon, en Plouguerneau, — de Penhoët, en Saint-Thégonnec, — de Mescouez, en Plougaznou, — de Rozarvilin, — de Keroullé, en Ploudiry, — de Leurandenven, — du Lorieuc, en Crossac, — marquis de Montoir, en 1745, — vicomte de Donges, — marquis d'Assérac, en 1752, par mariage avec l'héritière de Lopriac. Ancienne extraction chevaleresque. — Neuf générations en 1669. — Réformes et montres, de 1426 à 1534, paroisses du Minihy, de Plougoulm et de Sibéril, évêché de Léon. Blason : Ecartelé de Kergournadec'h et de Coëtenfao ; sur le tout : Losange d'argent et de sable, qui est Kerhoent. Devise : Sur mon honneur. Kerhoent a produit : Jean et Hervé, hommes d'armes, dans une montre de Jean de Penhoët, en 1426, pour le recouvrement de la personne du duc. — Pierre épouse, en 1426, Havoise de Kerouzéré, dont autre Pierre, marié, en 1462, à Louise Huon, dame de Herlan et du Squiriou, père et mère de : 1° Alain, marié à Louise de Botquénal ; 2° Jean, auteur des srs. de Herlan.— Alain, fils du sr. de Botquénal, épouse, en 1530, Jeanne de Coëtquelfen et de Kergournadec'h. — Olivier, leur fils, chevalier de l'ordre, époux, en 1559, de Marie de Ploeuc, dame de Coëtenfao [Note : Marie de Ploeuc était fille unique et héritière de Pierre et de Jeanne du Quellenec. « Ladite dame mourut assez jeune, en 1573, et ledit sr., son mari, en l'âge de plus de 60 ans, l'an 1594, au mois de décembre, et est enterré en l'église paroissiale de Cléder, au choeur d'icelle, sous un tombeau haut et élevé, et dans ladite église est sa peinture, de son long, armé de toutes pièces, sa cotte d'armes de velours rouge cramoisi, son casque, ses éperons dorés et sa lance... Ce seigneur Olivier a immortalisé sa mémoire dans les bastiments superbes qu'il a entrepris, du faict du château de Kergournadec'h qui mérite d'estre mis au rang des belles maisons de France... » (Extrait d'une ancienne généalogie de la maison de Kerhoent, à la Bibliothèque nationale, par M. de Carné. Chevaliers bretons de Saint-Michel, pp. 193-194)], dont : 1° François, chevalier de l'ordre, marié à Jeanne, dame de Botigneau [Note : François, lieutenant pour le Roi pendant la Ligue, épousa, en 1583, Jeanne de Bottigneau, grande et riche héritière, fille unique d'Alain et de Marie de Kergorlay. « Ce sr. a vescu jusqu'à l'âge de 69 ans, aismé et chéri de tous en son pays, comme l'un des plus hommes de bien vertueux et généreux seigneurs de son temps. Il est décédé au mois de mars 1629, au château de Bottigneau, à deux lieues de Quimper-Corentin, et enterré en la chapelle du chasteau de Kergournadec'h, dédiée à Saint-Jean. Son corps fut accompagné sur la route, de plus de deux cents gentilshommes, et reçu à la porte de Quimper par M. l'évêque de Cornouailles. Son oraison funèbre fut faite dans la cathédrale par le R. P. de Bar, jésuite. La compagnie se rendit ensuite au château de Kergournadec'h, où il y avait tables préparées de trois cents couverts, magnifiquement servies de poisson ». Environ un an après la mort de son mari, Jeanne de Bottigneau quitta le monde et se rendit religieuse carmélite, au couvent de Nazareth, près de Vannes, où elle fit profession, le 4 novembre 1631, reçue par le R. P. Thibault, de l'ordre des Carmes. (Ibid.)] ; 2° Charles, sr. de Coëtenfao, aussi chevalier de l'ordre, et époux d'Isabelle de Crec'quérault [Note : Isabelle de Crec'quérault était fille de François et de Marie de Penhoët], auteur de la branche de ce nom, et de celle des marquis de Montoir. On trouve encore dans cette maison : Un sénéchal de Léon, en 1437. — Un chevalier de Malte (Toussaint, sr. du Mescouez), en 1688. — Quatre pages du Roi [Note : Ces quatre pages étaient : Maurice-Sébastien, sr. de Coëtenfao, en 1690 ; Louis-Melchior, sr. de Coëtenfao, en 1710 ; Jean-Sébastien de Coëtenfao, en 1690, et Joseph-Marie, sr. de Locmaria, en 1734]. — Deux brigadiers de cavalerie, en 1710 et 1748. — Un évêque d'Avranches, mort en 1719. — Un lieutenant général, en 1710, mort en 1721. — Un gouverneur du Minihy et de Morlaix, mort en 1741. La branche aînée de Kerhoent, fondue en 1452 dans Névet, puis du Louet et Barbier ; celle de Kergournadec'h, fondue, en 1616, dans Rosmadec ; celle de Coëtenfao, dans Le Vicomte. A signaler le mariage de François de Kersauson, sr. de Coathuel avec Marguerite de Kerhoent, au début du XVIIème siècle.

Les Prigent, srs. de Kerscao, — de la Porte-Noire, — de Quérébars, en Sibéril, évêché de Léon, portaient : D'azur, à l'épervier d'argent, soutenu d'un rocher de 3 coupeaux, de même, accompagné, en chef, d'un croissant accosté de deux étoiles, le tout d'argent (Armorial de 1696). Jean-Claude Prigent, père de Marie-Guillemette, sénéchal de Léon, et petit-fils d'un capitaine de vaisseaux du roi en 1627, fut anobli, à la demande des Etats, par lettres de 1755, à l'occasion de l'érection, à Rennes, de la statue de Louis XV. La famille Prigent (éteinte) a encore produit un major de vaisseaux en 1786.

Jacobin (Le), sr. de Keramprat et du Mesarc'hant, paroisse du Minihy de Léon, — du Dourduff, en Plougoulm, — de Kercourtois, en Plouguer-Carhaix. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1668. — Réformes et montres de 1443 à 1534, paroisse du Minihy de Léon. Blason : D'argent, à l'écu d'azur en abyme, accompagné de six annelets de gueules, mis sur orle, comme Lanuzouarn et Le Ny. Guillaume et Henri, entre les nobles du Minihy, en 1443. — Jean, époux, en la même année, de Jeanne du Roscoet, père et mère d'Yves, marié à Jeanne Le Rouge, de la maison du Bourouguel. — Henri, abbé de Saint-Mathieu en 1515. — Trois conseillers au Parlement, depuis 1646. Fondue, en 1704, dans Butault.

Boscal (originaire du Languedoc, maintenu à l'intendance de La Rochelle, en 1699), sr. de Réals, en Murvielle, — baron de Mornac, — sr. de Puysségur, — de Champagnac, — de la Motte, — de Saint-Laurent. Blason : D'azur, au chêne arraché d'argent, accosté de 2 croissants affrontés d'or et surmontés d'une fleur de lys de même. Antoine Boscal,. marié, en 1524, à Anne de Cossé. — César, capitaine d'une compagnie de gens d'armes, au régiment du Piémont, en 1606. — Un député de la noblesse de Saintonge aux Etats généraux de 1614. — Un chef d'escadron en 1782. Cette famille s'est alliée en Bretagne aux La Tullaye, Charbonneau, Kersaint-Gilly, Rodellec, du Vergïer et Botmiliau. Agathe-Antoine-René-Maurice de Rodellec (fils de Robert de Rodellec décédé en 1852 et de Sophie de Kersauson de Kerjan, fille de Maurice-Pierre-Joseph, chef de nom et armes de Kerjan, et d'Antoinette-Agathe-Julie de Maillard) vint habiter Saint-Pol-de-Léon, où il épousa Félicie-Marie-Louise Boscal de Réals, fille de Charles, comte Boscal de Réals, mort à Saint-Pol-de-Léon, le 1er janvier 1825, à l'âge de 55 ans, et de Henriette de la Tullaye. Madame de Rodellec, née de Réals, est décédée à Saint-Pol-de-Léon, le 8 juillet 1857, âgée de 51 ans. — Antoine de Rodellec est décédé à Saint-Pol-de-Léon, également, le 15 juin 1876.

Les Siochan ou Siokan, déclarés nobles d'ancienne extraction, par arrêt du 16 juin 1773 au Parlement de Bretagne, portent : De gueules, à 4 pointes de dard en sautoir passés dans un anneau en abîme, le tout d'or ; alias : De gueules, à la croix ancrée, d'argent (Guy Le Borgne). Sioc'han a produit : Hervé, croisé en 1248 (charte de Nymoc), d'après un titre scellé du sceau de Geoffroy de Kersaliou. — Geoffroy, bailli et receveur de Léon, compris parmi les légataires du duc Jean II en 1305. — Jean, écuyer dans la compagnie d'Olivier de Clisson. (Revue passée à Vannes le 1er mars 1375). — Jean, sr. de Kerrivoal, marié à Jeanne Fliminc, fait son testament en 1521. — Un abbé de Vaas, au diocèse du Mans, en 1777. Cette famille qui a pris une part glorieuse aux guerres de la Révolution et aux événements de 1832, lors de l'arrestation de la duchesse de Berry, a produit un chevalier de l'ordre de Marie-Thérèse en 1795, et deux frères, volontaires pontificaux, dont l'un blessé à Castelfidardo. La famille Sioc'han, originaire de Basse-Bretagne, s'est alliée aux Fliminc,. Crémeur, Le Gac, Helori, Dencuff, Hervé de Penhouët, Artur de la Gibonnais, Le Ségaller du Mescouez, de Kersauson, etc., etc., et depuis son établissement au Comté nantais, aux Budan du Vivier, de Biré, Mareschal de Poiroux, Prévost de la Chauvellière, de Vaujuas, Le Boulanger (Pour plus amples détails, voir Ouest aux Croisades, t. II, pp. 287-295).

Nota : Hervé de Kersauson, troisième fils d'Alain et de Françoise Prau, naquit en 1583. Qualifié du titre de sr. de Coëtbizien, il épousa, le 30 juin 1625, Catherine Bougé, de Roscoff, et mourut 6 ans après, fin de 1631, laissant de son mariage : Hamon, sr de Coëtbizien, né à Saint-Pol en 1630, et demeurant dans la paroisse de Toussaint, lors de la réformation de 1669 à laquelle il comparut pour lui et ses fils Joseph et Olivier, avec son neveu François, sr. de Larmor. Il avait épousé, en 1655, Perrine Denis, d'une famille d'ancienne noblesse, qui, après avoir pris part aux montres de 1413 à 1534, en Plougerneau de Léon, où elle possédait la seigneurie de Lesmel, prouva sept générations à la réformation de 1670. Cette maison, fondue dans Poulpiquet, portait : D'argent, à 3 quinte feuilles de gueules, comme Bellingant. De ce mariage (Hamon de Kersauson et Perrine Denis) est issue Catherine, qui épousa, le 8 janvier 1689, Yves Sioc'han, sr. de Créachelen, de Kerrivoal, de Kersaouté, de Troguerut, de Tréguintin, de la Palné, de Praterou, de Creac'huelen, de Keradennec, de Saint-Jouan, de Kersabiec, etc. (J. de Kersauson).

 

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Crucifix des Champs (aujourd'hui en Saint-Pol-de-Léon).

Bois (du), seigneur de Rukerdrein, paroisse de Crucifix-des-Champs. D’argent au cyprès de sinople. Jean se trouve mentionné entre les nobles du Minihy.

Floc'h (Le), D’azur au cerf passant d’or. Bernard se trouve mentionné entre les nobles de Crucifix-des-Champs.

Kerbiquet (de), seigneur de Bronduzval, paroisse de Crucifix-des-Champs. D’argent à la quintefeuille de sable percée d’argent. Alain se trouve mentionné entre les nobles du Minihy.

Kerhoënt (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Crucifix-des-Champs, de Saint-Nep, paroisse de Trégondern, de Keranfaro, paroisse de Plougoulm, de Tuonéon, paroisse de Sibiril. Losangé d’argent et de sable. Jean, fils d'Hervé, se trouve mentionné entre les nobles de Trégondern et Plougoulm, et Pierre se trouve mentionné entre les nobles de Sibiril.

 

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Minihy (aujourd’hui en Saint-Pol-de-Léon) :

Jacobin (Le), seigneur de Keramprat, paroisse du Minihy. D’argent à l’écu en abyme d’azur accompagné de six annelets de gueules. Guillaume et Henry se trouvent mentionnés entre les nobles du Minihy.

Kerromp (de), seigneur dudit lieu, paroisse du Minihy. D’argent à deux chevrons d’azur. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plourin.

Riou, seigneur de Kerangouëz, paroisse du Minihy. De sable à trois chevrons d’argent. Guillaume, qui se trouve mentionné comme écuyer dans une montre de 1378 (Histoire de du Guesclin, p. 391), semble être de ceux-ci ; Jean se trouve mentionné entre les nobles de Trégondern.

Rucat (de), seigneur dudit lieu, paroisse du Minihy. Jean se trouve mentionné entre les nobles du Notre-Dame-de-Cahel.

Saint-Denis (de), seigneur de Brignen, paroisse du Minihy. D’azur à la croix d’argent. Pierre se trouve mentionné entre les nobles du Minihy.

Tugdual, seigneur de La Rive, paroisse du Minihy. De gueules à trois trèfles d’or, une quintefeuille de même en abyme. Thomas se trouve mentionné entre les nobles du Minihy.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 23 nobles du Minihy :

Yvon CLEREC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier COGUEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon DENIS (15 livres de revenu), malade, remplacé par Yvon Pennortz : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DU VAL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ESTIENNE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guyon FAGAN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Fiacre GLUIDIGUE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Hervé HAMON (60 livres de revenu), remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume HEMAR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan HENRY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERGALLIC (30 livres de revenu), malade, remplacé par Nicolas Kergallic : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume KERMELLEUC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon KERREDAN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de KERROM (355 livres de revenu), avec Paul Ploescastel qui est porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KERSCAU (60 livres de revenu) : : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Maistre Ollivier de LA BOUESSIERE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Riou de LA RIPVE (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Nicolas LE GUEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre QUERE (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque et comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Jehan RUCAT (75 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre RESTOU (20 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Ollivier : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre SAINCT GEORGES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 29 nobles du Crucifix :

Margilie BERDIOU (10 livres de revenu), absent ;

Allain BOUTOUILLER (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Pierre : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

François COËTIVI (10 livres de revenu), absent ;

Hervé COGUEN (100 sols de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Christophe DU BOYS (35 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Guillaume JACOPIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERARUNNOU (25 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de KERCOENT (300 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Richart, Guyon Philippes et Pierre Maczé : porteurs d'une brigandine et comparaissent en archers ;

Hervé, fils Rolland KERCOENT (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Marguerite KERCOENT (10 livres de revenu), remplacée par Tanguy Kerbalacon : porteur d'un corset et comparaît armé d'une vouge ;

Guyon KERLEZROUX (100 sols de revenu), absent ;

Hervé KERROUYANT (20 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy KERSAINCTGILLY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Bertran KERSCAU (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume KERSULGUEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

la veuve Pierre KERSULGUEN (15 livres de revenu), remplacé par Henry Page : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE DOURGUY (10 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'un corset et comparaît en archer ;

Jehan Estienne LE JEUNE (100 sols de revenu), malade, remplacé par Paen Tretour : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy MARZIN (100 sols de revenu), malade, remplacé par Jehan Briz : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de PENFENTENIOU (645 livres de revenu) : remplacé par Guillaume Toupin, Yvon Courtoys, Yvon Robert : porteurs d'une brigandine et comparaissent en archers ;

Guyhomar PENFENTENYOU (77 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Chrestien PILGUEN (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PONTANTOULL (20 livres de revenu), de l'ordonnance :

Vincent POULMIC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du QUENQUIS (30 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Jehan RIOU (610 livres de revenu), malade, remplacé par Guyon "advoué" Riou et Henry Myneuc qui est porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon SAINCT DENYS (65 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Catherine SAINCT GOUEZNOU (30 livres de revenu), remplacée par Jehan du Sagrat : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé TNOUGUERAULT (30 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles du Minihy de Saint-Paul (Minihy de Saint-Pol) sont mentionnés :

Prigent Coetmenech, sieur de Kerrom, en homme d'armes, archier, goustilleur et paige, bien armés et montés ;

Vincent Kergourlaoüen, pour Hervé sieur de Penfeunteunyou mineur, en brigandine à deux chevaux. Injonction de faire homme d'armes ;

Yvon Riou, sieur de Kerangoez, default, et l'on dict qu'il est o la royne ;

Jehan Kerscau, représenté par Morice son fils, bien armé et monté en archer ;

Yvon Pilguen, en brigandine, bien en poinct ;

Hervé Hamon ;

Bernard le Dourguy ;

Jehan Pont an Toul ;

Jehan le Jacobin. Injonction de s'armer ;

Guillaume le Jacobin, représenté par Jehan Corneur, en brigandine ;

Jehan Estienne, représenté par Pierre son fils, en brigandine ;

Daniel Estienne, en brigandine ;

Guillaume Ruscat, représenté par Olivier son frère, en brigandine. Injonction de hocquetton ;

Olivier Saint Denis ;

Pierre Kermellec ;

Guion Fragan, représenté par Jehan son fils ;

Yvon Beric, pour le fils mineur Yvon Coetnempren ;

Jehan Kerret, représenté par Jehan Goupin ;

Hervé Pont an Toul, mineur, représenté par Clement Durcorps ;

Guillaume Provost ;

Robert le Quenquis, en brigandine ;

Jehan Cremeur, représenté par Alain son fils, en brigandine. Injonction de salade et hocquetton ;

Yvon Kerredan, représenté par Guillaume son fils, en brigandine ;

François Kerourfils, sieur de Kerourfil. Injonction de s'armer ;

Olivier de la Boëssière, représenté par Jehan Bos ;

Tanguy Marzin, en brigandine ;

Hervé Coguen ;

François de Launay ;

Jehan Keronyant, représenté par Guillaume Keronyant ;

Yvon, fils de Morice Guernisac. Injonction de s'armer ;

Guyomarc'h Penfentenio, default ;

L'héritier maître Henry Kerscau, default ;

Henry le Berre, default ;

François de la Rive, default ;

Xpien (Chretien ?) Coatanlem, représenté par Jehan Le Feuvre, en brigandine, salade, espée et javeline ;

Hervé Keramynou ;

Yvon de la Forest ;

Yvon Leselec, représenté par François Foulard ;

Yvon Kersaintgilly, par Xpofle (Christofe) Kerlerziou ;

Jehan an Tuon, représenté par Yvon Derrien ;

Hervé Le Gall ;

Jacob Mercier, représenté par Guillaume son fils ;

Thomas an Ozech, pour la mineure Jehan Derrien ;

Olivier Kerneau, pour Jehanne Yvon Tuongueroult, en brigandine, salade, espée et javeline ;

L'héritier Jehan Kermellec, default ;

Messire Maudet de Kerc'oent. Injonction de s'armer ;

Richard Estienne. Injonction de s'armer ;

Jehan Tuongall. Injonction de brigandine ;

L'héritier Guillaume Henry ;

Jehan Kermerault, default ;

Xpofle (Christofe ou Christophe) Kerlezrou, default.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles du Minihy-Saint-Pol (Le Mynyhy) sont mentionnés :

Le sieur de Kereneec [Nota : Probablement de Kerscau, sieur de Kerenec] ;

Maître Jehan Kerennellen ;

Hervé Hamon ;

Hervé Kerredan ;

Jehan Kersausen ;

Hamon Kerret, à présent Gervays Rochuel ;

Maître Guillaume Kersangily ;

Le sieur de Keranprat ;

Jean Dencuff, sr. de Praguyc ;

Jehan Phelipes ;

Christian Coetanlem ;

Hamon Kerredan ;

Maudet du Bot ;

Yves Keranminou ;

François le Mercier ;

Hervé Keronyant ;

Hervé Kerredan ;

Le fils de Maître Nycholas Kerhoant ;

François Barvau ;

Alain Thepault, tenant fief noble ;

Jehan le Gouezou ;

L’héritier Guillaume Denys ;

Gabriel Syohan, tenant fief noble ;

Jehan Syohan, tenant fief noble.

(à compléter)

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