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Cathédrale de Saint-Pol de Léon

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La cathédrale (XIII-XVIème siècles) est dédiée à Paul Aurélien (saint Pol), premier évêque du Léon. Sa vie nous est connue par un manuscrit daté de 884, écrit par un moine de Landévennec. Né au Pays de Galles vers 490, formé à l'école de saint Iltud, le jeune homme, ordonné prêtre, embarque en 525 en compagnie de douze compagnons pour le continent. Il débarque à l'île d'Ouessant puis remonte vers le Nord-Finistère en longeant la côte jusqu'à la ville qui portera son nom Saint-Pol-de-Léon puis l'île de Batz. Là, il débarrasse l'île d'un dragon terrifiant. Il sera sacré évêque de Léon, le premier d'une lignée qui comptera une soixantaine de prélats jusqu'à la Révolution.

Depuis 1901, la cathédrale est également Basilique Mineure de l'Annonciation. Bâti à l'emplacement d'une église romane dont il subsiste quelques vestiges, le monument a été édifié en plusieurs étapes. La nef en pierre de Caen, la façade occidentale et le porche sud datent du XIIIème siècle tandis que le choeur et le transept sont du début du XVème siècle. Elle a été achevée dans la seconde moitié du XVIème siècle.

 CATHEDRALE DE SAINT-POL-DE-LEON

 

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

Rappel : le Minihy-Léon comportait sept paroisses correspondant aux communes actuelles de Saint-Pol-de-Léon, Roscoff et Santec. En 1698, elles s'appelaient : - Crucifix de la ville ; - Notre-Dame de Cahel ; - Saint-Jean de la ville ou Saint-Jean-Baptiste ; - Toussaints ; - Saint-Pierre ; - Crucifix des Champs ; - Saint-Jean l'Evangéliste ou Trégondern.

 

1° Vue d'ensemble.

Dans l'enquête de 1698, il est dit que de l'autel du Crucifix-des-Champs (placé devant la grille du choeur) au bas de la nef de l'église il y a 126 pieds, et que du même autel à la chapelle absidale il y a 112 pieds, soit en tout 238 pieds de longueur (ou 79 mètres). La longueur du transept est de 129 pieds (43 mètres), et la largeur de la nef de 48 pieds (16 mètres).

M. de Courcy nous dit que la hauteur sous voûte est de 16 mètres, et les flèches s'élèvent à environ 50 mètres. Voici la description qu'il a donnée de ce monument dans le Bulletin de Association bretonne, en 1851 :

« Les parties les plus anciennes de la Cathédrale qui se voient tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du monument, à l'Est du transept méridional et dans la paroi Est du même transept au-dessus des petites voûtes, ont permis de rétablir la configuration de l'abside romane, plus courte que le choeur actuel, abside élevée de 1161 à 1171, par l'évêque Hamon.

Les deux tours et la flèche de la tour de droite remontent au XIIIème siècle et peuvent être attribuées à l'évêque Derrien, qui contribua en 1237 à la fondation des Dominicains de Morlaix.

La forme de la porte des lépreux et de la fenêtre en plein cintre brisé encadrant deux lancettes ouvertes à la base de la tour de droite, la corniche formée d'un rang de feuilles entablées et les archivoltes en dents de scie des lucarnes de la flèche rappellent encore l'architecture romane.

La nef dut être élevée par l'évêque Yves (1262-1292), et par son successeur, Guillaume de Kersauson, qui assistait à la fondation de Notre-Dame du Mur en 1295. On attribue particulièrement à ce dernier prélat l'adjonction, au commencement du XIVème siècle, le long du collatéral Sud, de la chapelle Saint-Martin, où il fut inhumé en 1327 ».

Nous ajouterons que si Guillaume de Kersauson contribua à la construction de la nef, il dut également s'occuper de la construction ou décoration du portail principal, car nous y remarquons les armes des Kersauzon surmontées d'une mitre.

« Dans la nef, dont les arcades sont en tiers-point, les chapiteaux des colonnes se composent de feuilles d'eau imitées de l'antique et de feuilles de chêne, d'oseille et de fraisier ; quelques corbeilles sont de plus entourées au-dessous du tailloir d'un filet bordé de perles. Les meneaux des fenêtres sont en lancettes, et leurs archivoltes du côté du Midi sont dessinées en hachures losangées ressemblant à des têtes de clous, tandis que la corniche du collatéral Nord figure des dents de scie.

Les dernières arcades du triforium au bas de la nef sont en plein cintre brisé, encadrant chacune deux ogives romanes, soutenues par une colonnette centrale. Les autres arcades du triforium, avec leurs piliers prismatiques sans bases ni chapiteaux, ne peuvent avoir été terminées qu'à la fin du XVème siècle.

Les voûtes de la nef, les croisillons et la flèche de la tour de gauche commencèrent à s'élever sous l'épiscopat de Guillaume de Rochefort, sacré en 1349.

Le choeur et la paroi Est du croisillon Sud appartenaient encore à l'architecture romane. On trouve la date précise de leur reconstruction dans un recueil d'extraits des comptes de la maison de Bretagne (Bibliothèque nationale) par lequel il appert qu'en l'an 1431, l'évêque Jean Validire (1427-1432), ci-devant prieur du couvent des Dominicains de Morlaix, obtint du duc Jean V la somme de 12.000 livres pour l'aider à réédifier son église cathédrale.

A cette époque, le choeur fut élevé en entier et successivement on aveugla la fenêtre de la paroi Ouest du croisillon Sud, pour ouvrir à l'extrémité la belle rosace qui s'y voit encore ; on rétrécit la longueur du croisillon Nord, en remplaçant les lambris de ces deux croisillons par des voûtes plus basses en plein cintre ; enfin, on sculpta au fond du porche latéral les portes géminées et le bénitier flamboyant décoré des armes des seigneurs de Louméral (Echiqueté d'argent et de gueules à 6 traits, le 1er échiquier chargé d'un annelet de sable), en Plounéventer, issus en ramage de la maison de Poulmic ».

Nous allons ajouter à cette description les notes que nous avons pu recueillir touchant la construction de diverses parties de la Cathédrale.

Les Archives de Nantes (Inventaire, E. 81) possèdent, d'après l'inventaire sommaire, l'extrait d'un livre de l'église de Léon contenant le trait de la vie de saint Pol relatif à la visite qu'il rendit au roi Childebert, et relatant que, l'an 1365, le jour de la Sainte-Croix, la ville de Saint-Pol avec l'église fut incendiée, et que les habitants furent pendus et décollés.

Ce fut sans doute à cette occasion que la partie ancienne de l'église, le choeur, tomba dans un état de délabrement qui nécessita sa reconstruction au siècle suivant. Jean Validire eut l'initiative de cette entreprise et obtint de Jean V une subvention de 12.000 livres à cet effet ; mais il mourut en 1432, sans avoir pu exécuter son projet, car les archives départementales possèdent une pièce de 1433 (G. 92), qui nous montre les seigneurs et habitants de l'Evêché de Léon s'imposant volontairement pour contribuer aux réparations de la Cathédrale, qui tombe en ruines. L'achèvement des travaux de reconstruction du chœur se fit sous l'épiscopat de Guillaume Féron (1439-1472), dont nous voyons les armes aux voûtes du choeur (D'azur à une fasce d'or accompagnée de 3 grelots, 2 en chef, 1 en pointe). Nous les trouvons encore au porche latéral, entre celles de Jean Validire et un autre écu portant, d'azur semé de billettes d'argent à la bande d'hermines sur le tout. M. de Courcy, d'accord avec Albert Le Grand, nous dit que ces armes sont celles de Guillaume Féron, et de fait, une famille de Féron en porte encore de semblables ; mais les nombreuses pièces de Guillaume Féron que possèdent les Archives départementales, portent invariablement sur le sceau une fasce accompagnée de 3 grelots. Aussi croyons-nous que les armoiries attribuées par M. de Courcy à Guillaume de Féron n'ont été gravées au porche que lors de sa restauration, vers 1860.

Depuis le XVème siècle, la Cathédrale ne parait pas avoir subi de remaniement dans ses oeuvres principales.

Nous allons maintenant examiner en détail chaque partie du monument, en commençant par la chapelle absidale, et décrire successivement les chapelles du bas-côté Nord, le transept Nord, la nef, les tours, le transept et le bas-côté Sud, pour terminer par le chœur.

 

2° Chapelle de Toussaints (aujourd'hui Saint-Joseph ou du Saint-Sacrement).

« La chapelle de Toussaints (Enquête de 1698) au bout de l'église, derrière le choeur, a un grand autel fermé de balustre, sur lequel autel est un tabernacle doré, avec un retable peint en blanc, et au-devant duquel tabernacle il y a une lampe ardente. La chapelle est spacieuse à pouvoir contenir cent personnes à la fois » [Note : Ce qui montre que le balustre dont il est ici question, n'était pas aussi rapproché de l'autel que l'est actuellement la table de communion].

Cette chapelle était destinée au service de la paroisse du Minihy dite de Toussaints, qui comprenait la plus grande partie du bourg de Roscoff. En dehors de la Sainte Réserve suspendue au-dessus du maître-autel, le Saint-Sacrement n'était conservé que dans cette chapelle.

La confrérie du Saint-Sacrement, dont la bulle d'érection en 1605 existe en original aux Archives départementales (G. 341), avait son siège en cette chapelle. On y desservait également une chapellenie dite de Saint-Gouesnou, dont Sébastien Le Dall de Tromelin était présentateur en 1752.

Dans l'enfeu, du côté de l'Evangile, se trouve actuellement déposé le coeur de Mgr Léopold de Léséleuc, mort évoque d'Autun en 1874. On y lit, cette inscription :

IN. PACE. CHRISTI.

AD. PATRIAS. LEONENSES. ARAS.

HIC. SITUM. EST.

COR. ILLmi. ET. RRmi. D.D.

LEOPOLDI. RENATI. DE. LESELEUC.

EPISCOPI. AUGUSTODUNENSIS.

QUI. ROMANA. ILLIBATA. FIDE.

A. TENERIS. UNICE. 1MBUTUS.

ROMANAE. PETRI. CATHEDRAE.

INTER. PROSPERA. ET. ADVERSA. AEQUE. ADDICTUS.

A ROMANO. IPSO. PONTIFICE.

AD. INFULAS. AUGUSTODUNENSES. EXPEDITUS. ET. ELECTUS.

INTRA. VIX. DECIMUM. BREVIS. PONTIFICII. MENSEM.

TOTAM. PENE. GALLIAM.

CUM. PIIS. ANGLIAE. BELGII. NEERLANDIAE.

SLAVONIAE. LEGATIS.

SANCTISSIMO. CORDI. JESU.

IN. PARODIENSE. SANCTUARIO. SUPPLICANTEM.

UT. OPTAVERAT. ET. INCITAVERAT. VIDIT.

AC. VIDISSE. LAETUS.

AD. EJUSDEM. DIVIN!. CORDIS. CONSPECTUM. MIGRAVIT.

DIE. XVI. Xris . A. D. 1873., AET. LIX.

Dans l'enfeu du côté de l'Epître se lit une inscription récemment posée à la mémoire de Mgr du Coetlosquet, ancien évêque de Limoges ; elle est ainsi conçue :

A la mémoire

d'Illustrissime et Reverendissime Père en Dieu

Mgr JEAN GILLES DU COETLOSQUET

né au manoir de Kerigou-Trégondern

Et Baptisé en l'église cathédrale de St-Pol-de-Léon,

Evêque de Limoges de 1739 à 1758

Abbé Commendataire de S.-Philibert de Tournus

et de S.-Paul de Verdun

précepteur des petits-fils de France

Le Duc de Bourgogne

Le Duc de Berry (Louis XIV)

Le Comte de Provence (Louis XVIII)

et le Comte d'Artois (Charles X).

l'un des 40 de l'Académie française

premier Aumônier de Monsieur

Commandeur de l'ordre du Saint-Esprit

mort à Paris le 21 Mars 1784.

Les prééminences de la chapelle de Toussaints appartenaient à la duchesse de Portzmouth, à cause de sa terre du Chastel ; mais, nous dit Albert Le Grand, de son temps, vers 1620, on remarquait, dans les fenêtres latérales de la chapelle, les armes du Juch (D'azur au lion d'argent armé et lampassé de gueules), à cause sans doute de l'alliance de cette famille avec celle du Chastel en 1501, car nous ne pouvons admettre l'existence d'un Jean du Juch comme évêque de Léon, de 1357 à 1369.

En dehors de la balustrade de la chapelle, du côté de l'Epître, se voit un très joli enfeu orné, dans le style de la Renaissance ; les armes qui le surmontent représentent une tête de cerf et sont celles de la famille Richard, ainsi décrites par M. de Courcy dans son armorial : « d'azur au rencontre de cerf surmonté d'une étoile à 8 rais d'argent et accosté de deux roses de même ». Sur une dalle de marbre, dans l'enfeu, se lit une inscription moderne composée ou reproduite par M. de Courcy, en ces termes :

PROFVNDO. DOCTORI. AC. OMNIVM. DISCIPLINARVM.

MIRABILI. PROFESSORI.

OLIVARIO. RICHARD. [Note : « Fils de Guyon Richard, secrétaire du duc François II, en 1488, et descendant de Simon Richard, l'un des écuyers du combat des Trente, en 1351 »]

ARCHIDno. AQVENSI. IN. ECCLESIA. LEONEN.

ET. NANETEN. CANONICO.

PARLAMENTI. BRITANIE. CONSILIARIO. R. P. Dni. Epi.

NANETEN. VICARIO. MERITISSIMO.

FRANCISCUS. RICHARD.

PROTONOTARIVS. APOSTOLICVS. ARDs. AC. CANONICVS.

LEON. ET. NANETEN. FRATER. MOESTISSIMVS.

FRATRI. CARISSIMO. ET. OPTIMO. HOC. SAXUM. EREXIT.

ANNOS. NATVS. LXIX.

OBIIT. A. D.

M. Vc. XXXIX.

------

Caret Doue. Meuli Doue. Enori Doue.

Ces trois mots bretons étaient, nous dit M. de Courcy, la devise des Richard, qui parfois usaient encore de cette autre devise « Dominus in circuitu ». On voit leurs armes avec cette devise à la voûte du transept méridional. Cette famille nous est surtout connue par ces deux frères dont l'inscription fait mention, tous deux chanoines et insignes bienfaiteurs de l'église de Léon ; Olivier Richard, sr. de Tarieuc, archidiacre d'Acre, chanoine de Nantes, de Rennes, de Léon, vicaire général de Léon, abbé de Pyrimil, Pontchateau, docteur in utroque, conseiller au Parlement de Bretagne, fonda en 1528 plusieurs services religieux des plus lucratifs pour le clergé de la Cathédrale, et connus sous le nom de la Richardine. Six prêtres et deux enfants de choeur étaient attachés à la desserte de cette fondation, qui consistait en une messe chantée tous les jours de la semaine sur l'autel de Toussaints : le lundi, messe de Requiem, le mardi en l'honneur des Anges, le mercredi en l'honneur du Saint Esprit, le jeudi en l'honneur du Saint-Sacrement, le vendredi en mémoire de la Passion, le samedi en l'honneur de la Sainte-Vierge, et le dimanche en l'honneur de la Sainte-Trinité.

Cette dernière fondation datait du 17 Juillet 1537. En voici le texte :

« Sachent toutz (Voir G. 118) que en nostre courz seculière de St Paul, Christophe (de Chavigné), par la grâce de Dieu Evêque de Léon, et celle de M. le Vicaire général du dit Evesque et chacuns, ont esté présents en droict et personnellement establiz devant nous au lieu capitulaire de l'église cathédrale de Léon, vénérables personnes Missire Olivier Richart, docteur es droits, archidiacre d'Acre en Léon, chanoine de Nantes et de Léon, conseiller du Roy en sa court de Parlement en Bretaigne, Maistre Conan Le Scaff, chanoine de la dite église de Léon, au nom et comme procureur du Chapitre de la dite église en la présence et du consentement de vénérables aussi personnes, Mes. Hamon Barbier, François Richart, Hervé Le Garo, François Parcevaux, Jehan Kermorvan, Hervé Kerourfil et Jehan Parcevaux, aussi chanoines de la dite église du dit Léon, ce jour congrégés et assemblés en leur Chapitre et Chapitre faisants et représentants Maistre Olivier Le Maczon, prieur du convent de N.-D. de Carmes ou dit Saint-Paul, tant en son nom que au nom des religieux et convent du dit lieu de Carmes, noble ecuyer Tanguy Campir Sr. de Kerozal, et chacun pour son interest d'une et aultre part.

Le dit Missire Olivier Richart désirant l'office divin en icelle église estre célébré plus dévotement et solennellement en icelle église le jour et feste de la Sainte Trinité de Paradis que n'a esté laid au temps passé et provocquer le peuple en icelluy jour à plus grosse dévotion, a voulu fondé et augmenté et par cestes, veult, fonde et augmente la distribution des constitués en dignité, chanoines et aultres suppots des dits chapitre, église et collège de Léon et du consentement du dit chapitre, de la somme de 15 livres monnoye de rante levable et venante à main chacun an à chacun jour et tenue de la Saint-Michel Montegarganne, laquelle somme veult et ordonne estre distribuée en la forme et maniere que sensuilt, savoir : la moitié entre les chanoines et aultres constitués en dignité de la dite église qui personnellement comparaitront et assisteront le dit jour et les vespres precedants en icelluy office divin, et de l'aultre moitié veult et ordonne que le chanoine officiant en la dite feste ayt, oultre son aultre distribution sept sols 6 deniers, item que deux des chanoines ou constitués en dignité portent deux des chapes es premieres vepres, matines, la grande messe et les darnières vespres d'icelle feste et que chacun des dits ayt oultre sa distribution, 15 deniers et les deux chapelains chapiers, oultre leur distribution, chacun dix deniers. Item que chacun des 3 chanoines ou constitués en dignité qui liront les 3 dernieres leczons ou dit jour, ayt dix deniers, item l'organiste 2 sols 6 deniers, item le soubz chantre 15 deniers, item chacun des diacre et soubzdiacre dix deniers, item chacun des bedaux 10 deniers, item au sacriste pour sonner toutes les cloches et aussi la grande, et fournir de luminaire et le tout comme le jour de Noël. 25 sols et le parsus de l'aultre moitié d'icelle somme sera distribuée entre les aultres suppotz du dit collège de Léon qui comparaistront es dites heures également, et mansuellement.

Item veult et ordonne que les dits chanoines, dignités et suppots de la dite église aillent en chape et solennellement chantants ce que verront convenable le dit jour, en procession à la chapelle de N. D. de Creisker et au retour passer par l'Hopital de la ville de Saint-Paul, là où le marelleur et recepveur des extraordinaires sera tenu de bailler et distribuer aux dits chanoines, dignités et aultres suppots du dit collège la somme de 40 sols monnoye pour offrir et faire oblation, savoir 20 sols en la dite chapelle de Creisquer et 20 sur l'autier du dit Hopital auquel seront tenus dire et chanter cinq respons, verset et oraison de saint Yves avant faire la dite oblation, laquelle sera convertie en aliment des pauvres du dit hopital, et ne sera nul excusé de non comparoir es dites heures et procession s'il n'est notoirement malade en la Cité, et celui qui défaudra en la dite procession ; perdra sa distribution d'une des heures précédentes.

Aussi icelluy Missire Olivier a voulu fonder et dotter ung anniversaire solemne ou choeur d'icelle église en la mode des aultres anniversaires solemnes le dit jour de la Trinité quant à la messe et le soir précédant quant à vigilles, de la somme de 15 livres mon. laquelle somme veult et ordonne estre manuellement distribuée scavoir la moitié entre les chanoines et dignités de la dite église et l'aultre moitié en la maniere qui ensuilt scavoir : au chanoine ou dignité officiant 5 sols, aux deux chanoines chapiers à chacun 11 deniers, aux deux chapelains chapiers à chacun 8 deniers, au diacre et soubzdiacre à chacun 10 deniers, au soubzchantre 11 deniers, au sacriste pour bailler les chapes 10 deniers, à l'assistant 11 deniers.

Item pour sonner toutes les cloches et aussi la grande et fournir de houict piletz, quatre sur sa tombe et quatre au grand aultier 20 sols et le demeurant, aux choristes chantres et suppots de la dite église et que en l'issue de la dite messe qu'ils viennent chanter De profundis avec les oraisons accoustumées en la chapelle de Toussaints ou ailleurs en la dite église si le corps du dit Missire Olivier après son decoix y soit ensepvely, ou s'il n'y estoit enterré, sur la sepulture à son frère Missire Francoys Richart à présent archidiacre de Léon, et s'il n'y estoit enterré, en la dite chapelle de Toussaints.

Item a voulu fonder et a fondé un disner pour tous les suppots de la dite église qui sera faict honnestement le dit jour et feste de la Trinité en la maison [Note : C'est la maison qui est sur la place dite du Petit-Cloître (Association bretonne). « Les armes de Richard se voient encore au-dessus du manteau d'une des cheminées, et existaient sur l'écusson martelé au pignon Ouest, où l'on croit lire autour la devise : Dominus in circuitu »] que le dit Missire 0llivier a faict nouvellement bastir et construire en la ville et citté de Saint-Paul et sera tenu celuy qui aura en l'advenir la dite maison souffrir faire le dit disner en la dite maison et quel a ce baillera, la sale basse et cuisyne pour abiller le dit disner et quant à ce, leur portera bonne patience sans qu'il soit tenu de fournir d'aultre chose, et seront appelés, convyés et receups, deux des principaulx religieux du dit convent de Carmes et deux ou trois des sieurs ou bourgeois de la dite cité au dit disner, et pour dotation du dit disner a baillé et donne la somme de 12 livres monaye de, rante, quelle somme veult tous les ans estre entierement employée au dit disner par celuy qui, par MM. du Chapitre sera ad ce député, qui envoyra des demeurants et reliques du dit disner à l'hôpital de la ville à sa bonne discretion.

Oultre, a fondé et dotté un aultre anniversaire extraordinaire de la somme de 6 livres monnaye de rante, le dit jour de la Trinité au dit convent de Carmes quant à la messe et quant aux vigilles le soir précédant, et seront tenus les religieux en l'issue de la dite messe, venir processionnellement en l'église de Saint-Paul en la chapelle de Toussaint, ou sur les susdites sepultures dire et chanter De profundis et les oraisons accoustumées et pareillement tous les vendredis de l'an, diront les dits suffrages comme dessus là où la dite somme de 6 livres monnaye sera manuellement payée aux dits religieux par le marelleur ou recepveur des anniversaires extraordinaires, de laquelle somme veult, la somme de 50 sols estre convertie le dit jour à faire bonne chere entre les religieux en communauté du dit convent, oultre leur pitance ordinaire et accoustumée.

Et pour assurance dotation des dits sommaires et fondations comme devant qui montent ensemble à la somme de 50 livres monnaye de rante, icelluy Missire Olivier a baillé au dit M. Conan es dits noms un contract de 50 livres de rante sur le susdit Tanguy Campir a daté du 6 Août 1528.

Ce fut fait et gréé au dit Chapitre, le 17 Juillet 1537 ».

Le même jour, le même 0llivier donnait en pur don :

« Ung paire dogres par luy envoyées estantes au pulpitre d'icelle église avec deux chandeliers d'argent en partie dorez pesants 10 marcs 1/2, item ung calice d'argent tout doré pesant 4 marcs et deux orceaux d'argent en partie dorez, 1 marc ».

Le frère d'0llivier, François Richard, protonotaire apostolique, archidiacre de Léon, chanoine de Léon et de Nantes, recteur de Ploudalmézeau et de Quervignac, au diocèse de Vannes, obtint, à raison de ses libéralités, l'emplacement d'une tombe non loin de la chapelle de Toussaints « jouxte et avant un pilier de la dite église qui est entre l'autel de Missire St Maudetz et la sacristie d'icelle eglise ». Nous pouvons signaler parmi ces libéralités, la fondation. dite le Salut ou le Virginibus fondé par acte du 10 Août 1539 (G. 205), qui consistait dans le chant de l'antienne Virginibus beatis, qui se chantait chaque dimanche après vêpres dans la nef de la Cathédrale. Pour l'acquit de la fondation, le choeur recevait par an 40 livres, et 8 livres étaient partagées entre l'organiste et le sacriste. Cette fondation fut précédée d'une autre dont nous rendons compte en détail, car elle est empreinte d'une certaine originalité, elle porte la date du 14 Décembre 1536.

« Missire François Richard, protonotaire, archidiacre et chanoine de Léon, esmeu de grande et singuliere dévotion au venerable nom de Jésus, et désirant de tout son cœur ardentement qu'il soit honoré ainsi qu'il appartient, pour augmenter et mieux entretenir l'office divin du dit nom de Jésus, fonde l'office o la messe du dit nom de Jésus estre chanté a perpétuité au choeur d'icelle église, tant le jour de sa fête qui est le 14ème jour de Janvier, que la veille et vesprée precedante, selon l'office du dit nom que bonne mémoire Clement Pape VIIème a fait composé et statué à la révérante du dit nom de Jésus, avecque sonnerye de toutes et chacunes des cloches et illumination des lumieres, chandelles et flambeaux d'icelle église allumés et ardents durant la décantation du dit office de la maniere et forme que l'on fait en l'office du jour de Noel, et que en checun dit office, 10 livres soient distribuées aux suppots d'icelle eglise présants, scavoir : aux constitués en dignité et chanoines la somme de 4 livres 20 sols, aux premieres vespres, 20 sols, a matines, 20 sols, pour les heures, 20 sols, pour les secondes vespres, aux choristes et autres suppots 60 sols, 15 sols a checune des dites heures. Oultre veut que l'officiant soit constitué en dignité et chanoine et que deux chanoines portent chapes à la manière du dit jour de Nouel, et auront le dit célébrant de plus 7 sous, et les deux chanoines chapiers 12 deniers, et checun des deux chapelains chapiers ordinaires portant chape au dit office 8 deniers, et checun des diacres et sous-diacres 8 deniers, au sous-chantre 15 deniers, l'organiste 15 deniers et le sacriste 10 deniers, au sacriste pour fournir cire et cierges 10 sols, et pour faire les sonneries requises 10 sols, et pour la procession 20 sols dont 10 sols aux chanoines, et 10 aux choristes, au sacriste 5 sols pour vestir l'autel de la chapelle de Toussaint, y mettre deux pilets de cire et bailler les ornements du dit autel et vêtements requis aux religieux dei convent des Carmes pour célébrer l'anniversaire que le dit archidiacre veut fonder y faire, par les dits religieux le dit jour du nom de Jésus et la veille précédante, et sera le dit jour du nom de Jésus 14 Janvier, fait procession de la cathédrale à Nostre Dame de Créisquer si le temps est convenable, autrement à l'entour de l'église.

En oultre, le dit Richard fonde à la révérance et collaudation de la Nativité de Missire St Jean-Baptiste un feu décent estre faict en la place, devant la maison l'archidiacre d'Acre, auquel lieu iront processionnellement les chanoines et suppots, l'issue des complies de checune vueigle de la feste d'icelle Nativité, et au lieu de la Croix, un bachelier de l'église portera un flambeau de cire allumée devant les dits suppots jusqu'à la dite place, où le recepveur ou marelleur dans la dite église, aura fait dresser le bois pour faire le dit feu, auquel il y aura une charretée de bois comme longues perches, fagots et il y aura un fust de pippe, dedans lequel partie du dit bois sera mis et inclus et après que la dite procession sera illecques arrivée, la plus digne des dignités ou anciens des chanoines prendra le dit flambeau et metera le feu au dit boys, et lors se prendront les dits suppots main à main et iront autour en disant quelques hymnes ou quelque honneste chanson, et ce fait, entreront les dits suppots en la dite maison du dit archidiacre d'Acre et auront à boire du vin blanc et cleret chacun trois foys, avecques des eschaudés et des cerises s'il s'en trouve, jusques à la somme de 40 souls y compris les dits boys et fust de pipe, et le dit marelleur sera tenu fournir ce que devant et de faire préparer les bancs en la salle d'icelle maison et de fournir des serviettes nettes, et ce fait, les dits suppots et choristes en l'intention du dit fondateur chanteront en la dite salle le psaume De profundis et les oraisons accoutumées. Et pour ce donne douze vingt livres (240 livres) bonne monnaye, pour estre converties en 12 livres de rente ».

En retour, le Chapitre donne au dit Richard emplacement d'une tombe, « près, jouxte et avant un pilier de la dite église qui est entre l'autel de Missire St Maudetz et la sacristie d'icelle esglise ».

En cette chapelle de Toussaints se desservaient encore les chapellenies suivantes :

- Celle de l'Annonciation, de laquelle étaient présentateurs, au XVIIème siècle, les Srs. de Crec'hisien ;

- Celle de Saint-Mathieu, longtemps desservie sur l'autel de ce saint ;

- De Sainte-Madeleine de Pazzi, desservie aussi sur l'autel de ce nom d'après une fondation de 1627 (G. 124) ;

La chapellenie de Sainte-Marie Madeleine, fondée il y a plus de 200 ans (dit un acte de 1640), à charge d'une messe basse le mardi, et « de fournir le pain de la communion pour tout le peuple des sept paroisses du minihy et autres survenants ». Cette chapellenie, attachée aux fonctions de sacriste, était possédée en 1640 par Yves Souriman, qui prenait pour cela 10 garcées de rente (à 60 sols la garcée) sur le manoir de Pratcuiq.

Voici les tombes qui se voyaient dans cette chapelle, d'après un état de 1726 :

Du côté de l'Epître. 

- Jean Couhard, vicaire de Toussaints et maître de la musique ;

- Nicolas Denis, chanoine de Léon, hors le balustre ;

- Guillaume Corre, théologal et chanoine de Léon ;

- Olivier Richard, archidiacre d'Ach, chanoine de Léon ;

- François Richard, grand archidiacre, chanoine de Léon.

Du côté de l'Evangile. 

- Prigent Le Moine, chanoine de Léon ;

- Prigent Le Ny, trésorier, chanoine de Léon, recteur de Plougoulm, fondateur des Minimes en 1622, à un pas de la muraille ;

- Yves Le Gat, pénitencier, chanoine de Léon (hors la chapelle).

Dans la chapelle (sans qu'on puisse préciser l'endroit).

- René de la Haye, fils d'Yves et de Claudine de Launoy, frère d'Anne Renée mariée en 1670 à Jean du Dresnay ;

- Claudine de Launoy, dame des Roches ;

- Jean de Quelen, sieur du Dresnay, dans la tombe marquée des armoiries du Dresnay ;

- Christophe Grall, vicaire de Toussaints ;

- Denis de Keredern, chanoine de Léon ;

- Etienne de la Coste, archidiacre, chanoine de Léon ;

- Claude Allaire, official de Léon.

 

3° Les deux chapelles de l'entrée de la sacristie (1719).

Ces deux chapelles appartenaient en 1719 à Missire le Comte de Moron de Bréhant, à cause de la terre de Kerouzéré (G. 120). Elles n'existent plus, et consistaient sans doute en deux autels situés soit au pignon auquel est adossée en partie la sacristie, soit au mur du bas-côté Nord, mais certainement entre l'autel de Toussaints et l'autel du Rosaire et, selon toute vraisemblance, sous les deux fenêtres, l'un à gauche, l'autre à droite de la porte de la sacristie. L'un de ces autels devait être en 1539 dédié à saint Maudetz, car nous avons vu, en parlant de la chapelle de Toussaints, que François Richard acquit le droit de tombe non loin de cette chapelle, « jouxte et avant un pilier de la dite église qui est entre l'autel de Missire Saint-Maudetz et la sacristie d'icelle église ».

 

4° Chapelle du Rosaire ou de Saint-Jean-Baptiste.

La confrérie du Rosaire fut établie dans cette chapelle par bref du 20 Juin 1643 (G. 124). Elle était alors sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, et on y desservait, comme on continua de le faire jusqu'en 1720, la paroisse du Minihy appelée de Saint-Jean-Baptiste.

Voici la description qui est donnée de cet autel lors de l'enquête de 1698 (G. 118) pour l'union en un seul des sept vicariats.

« A l'autel du Rosaire il n'y a point de tabernacle, mais il est orné d'un retable à quatre colonnes étoffé et doré. Le sieur Guillerm, vicaire, a son confessionnal dix pas environ au-dessous du balustre, qui est éloigné du marchepied de l'autel d'environ deux pieds.

Le sieur Guillerm soutient que le tabernacle actuellement à l'autel de Toussaint étoit sur cet autel de sa paroisse, ce qui se remarque par les gradins, d'autant que les deux bouts des gradins sont en sculpture et le milieu, que l'on voit avoir été ajouté, n'est qu'en peinture, laquelle novalité a été faite lorsqu'on a posé un tableau du Rosaire sur le dit autel, et que l'image de saint Jean-Baptiste en sculpture qui est à présent du côté de l'Evangile étoit auparavant où sont à présent les colonnes du même côté, et que au dit tableau l'image de saint Jean-Baptiste est en peinture, et que plus bas que le balustre en la voûte il y a des trous ou estoient les cordes de la lampe ».

La vitre au-dessus de l'autel du Rosaire appartenait en 1719 (G. 120) à Madame la Duchesse de Portzmouth, à cause de sa terre du Chastel, mais cette fenêtre était bouchée par le tableau du Rosaire, depuis l'érection de cette confrérie.

On desservait sur cet autel :

1° La chapellenie de Saint-Jean-Baptiste, fondée le 19 Novembre 1419 [Note : Voir le rentier et diverses présentations de la dite chapellenie, G. 333], par Olivier Moneyer ou Monetarius, chanoine, à charge d'une messe à chant le jour de la décollation.

2° La chapellenie de Saint-Patern, dont nous trouvons deux fondateurs : Hervé Lorgueilleux, chanoine grand vicaire de Léon, datée du 12 Juin 1419 (G. 124), et Alain de la Rue, évêque de Léon, puis de Saint-Brieuc en 1419 ; l'acte de fondation de ce dernier pour la chapellenie de Saint-Patern est de l'année 1422 (G. 338). Cette fondation était desservie dans le principe sur l'autel dit de Saint-Denis et Saint-Patern, mais cet autel dut disparaître au XVIIème siècle, car dès cette époque la chapellenie fut desservie à l'autel de Saint-Jean-Baptiste.

Le Chapitre en était le présentateur, et y nomma en 1575 Jean de Kerguz, chanoine, et en 1591 Guillaume de Kerguz, également chanoine ; la pierre tombale que l'on remarque au ras du sol, vis-à-vis de l'autel du Rosaire, appartient à l'un de ces titulaires, car on y voit un chanoine en rochet, recouvert d'un manteau long, et tenant entre les mains croisées un bâton cantoral ; la tête est découverte, et de chaque côté on a gravé deux écussons aux armes de la famille de Kerguz « d'argent au greslier [Note : Cor de chasse dont la garniture et les cordons sont de couleur rouge] d'azur enguiché et lié de gueules ».

3° Une chapellenie dite de Sainte-Agnès fut fondée en 1589 (G. 341), à charge pour le titulaire de loger les prédicateurs de l'Avent et du Carême. Cette chapellenie desservie dans le principe sur l'autel Sainte-Anne, le fut ensuite sur l'autel du Rosaire ; mais cette chapellenie s'appela aussi de Saint-Paul ou de la Conversion de Saint-Paul, parce qu'en 1601 (G. 168), une chapellenie de ce nom, existant dans l'église de Guimilliau, fut réunie à la prébende du théologal, auquel on donnait une maison à condition qu'il pourvoirait au logement des prédicateurs de l'Avent et du Carême.

En 1627 on voulut obliger l'Evêque à loger le prédicateur (G. 149), mais le 4 Décembre 1629, nous voyons Mgr. de Rieux, entrant au Chapitre, faire remarquer « que le sieur G. Tréguier, théologal, doit loger les prédicateurs qui prêchent l'Avent et le Carême à la Cathédrale, comme possesseur d'une maison affectée à cet effet » (Déal, G. 473).

La pièce suivante nous montre qu'au XVIIIème siècle, le même devoir incombait au théologal, mais qu'il ne mettait pas plus d'empressement que ses prédécesseurs à s'en acquitter :

« Le deux Septembre mil sept cent soixante-quatre, accompagné de M. l'abbé de la Masse, chanoine de Léon, et de M. Coat, prêtre, je me suis transporté chez M. Prigent, chanoine théologal de l'église de Léon, pour l'avertir de la part de Monseigneur l'Evêque comte de Léon que, faute à luy de loger à l'avenir le prédicateur de l'Avent et celui du Carême, mon dit Seigneur Evesque usera de la faculté qui luy est réservée dans l'acte d'union de la chapellenie de Saint-Pol à la prébende théologale, de disposer de la dite chapellenie en faveur d'un autre chanoine, ou d'un des chapelains de la dite église. Duquel acte d'union nous lui avons laissé copie. A Saint-Pol-de-Léon, lesdits jour et an que devant. (Signé) BARBIER, chanoine secrétaire.

J'acquiesce à loger l'un des prédicateurs d'Avent et de Carême, sauff tous mes droits et ceux de mes successeurs. A Léon, le deux Septembre mil sept cent soixante-quatre. Signé : P. PRIGENT, ch. théologal de Léon ».

En 1633, Nicolas Paugam, scholastique et chanoine de Léon, faisait fondation sur sa tombe, « proche l'autel de Saint-Jean-Baptiste, côté de l'Evangile, hors le choeur » (G. 117).

Dans l'état de 1726, cette tombe est dite « entre le mausolée de R. P. en Dieu Alain de Kerouzéré, évêque de Léon, et les balustres du Rosaire ». Albert Le Grand compte, en effet, parmi les évêques de Léon un Alain de Kerouzéré qui avait été auparavant archidiacre de Quemenedilly, et qu'il place entre Jean Pregent et Guillaume Ferron, de 1443 à 1445. C'est une erreur, il n'y a pas eu d'évêque titulaire de Léon du nom d'Alain de Kerouzéré ; Jean Pregent fut immédiatement remplacé, en 1439, par Guillaume Ferron [Note : Les archives vaticanes portent expressément : « 13 kal. Aprilis 1349, Guillelmus Le Ferron, archidiaconus de Media (de la Mée), in Ecclesia Nanetensi, fit episcopus Leonensis per translationem Joannis ad Briocensem »] qui tint le siège jusqu'en 1472. Il est seulement possible que Alain de Kerouzéré ait été évêque originaire, mais non titulaire de Léon.

En 1663, deux tombes étaient concédées, près de l'autel du Rosaire, à Rolland de Kerscau, seigneur de Rosnevez.

Voici d'après une pièce de 1719 (G. 120), l'état des prééminences pour les enfeus et fenêtres formant le bas-côté Nord, de la chapelle du Rosaire à la chapelle de Notre-Dame de Cahel.

« La première vitre à M. de Kermoruz, à présent (1719) Cheffontaines. La suivante à M. de Villeneuve Kersulguen de Kergof Keredan ». En effet, le 27 Septembre 1667, Missive Hervé de Kersulguen, seigneur de Kergoff, demeurant au Faou, rendant aveu à Mgr. Visdelou, mentionne en l'église de Léon « en la seconde arcade située en la dite église, en la paroisse de Saint-Jean, une voûte vers le côté de l'Evangile, avec les vitres où sont ses anciennes armoieries, et tombes avec armoieries en bosse ».

La troisième vitre « est à M. du Coetlosquet des Iles et en partie à M. de Cheffontaines ».

Le tableau du Rosaire qui surmonte l'autel représente plusieurs personnages : au haut, Notre-Seigneur, ayant la Sainte-Vierge à sa droite, saint Joseph à sa gauche ; tous deux semblent attirer l'attention de leur divin Fils sur la ville de Saint-Pol qu'ils montrent du doigt au dessous d'eux ; derrière saint Joseph, se voit un saint personnage en chape ; derrière la Sainte-Vierge, s'aperçoivent une religieuse et un religieux. Les quinze médaillons du Rosaire entourent le tableau. Au bas est représentée en perspective une vue de la ville de Saint-Pol : à gauche, au premier plan, l'hôpital et la chapelle de Saint-Roch, aujourd'hui détruits, fondés en 1629, puis le Creisquer, la Cathédrale et, à main droite, la chapelle de Saint-Pierre avec son ancien clocher.

Au côté de l'Evangile est la statue de saint Pierre et plus bas celle de sainte Claire.

Au côté de l'Epître, la statue de saint Jean-Baptiste et celle de sainte Thérèse.

Du côte de l'Evangile, se voyaient autrefois (Etat de 1726) les tombes de :

« Jean de Kerlec'h, chanoine trésorier, hors le balustre ;

Louis de Kergorlay, chanoine de Léon, tombe armoriée, à quatre pieds du balustre ;

François de Kergorlay, chanoine, grand archidiacre ;

Julienne de Kersulguen, dame douairière de Kerham Guernisac, auprès du banc de Messire de la Villeneuve Kersulguen ;

Hervé Keranguen, chanoine, devant le Rosaire, sous la quatrième arcade ».

Du côté de l'Epître, se voyaient autrefois :

« Hamon de Kerguz, chanoine (c'est la tombe décrite par ailleurs) ;

François du Louet, seigneur du Plessis Coetjunval, au dedans du balustre ;

Vincent Abrahamet, archidiacre et chanoine de Léon, jouxte et derrière le banc de MM. du Louët ;

Jeanne de Kerguz, dame de Kergoniou, joignant le banc de MM. du Louet ».

Devant le Rosaire, se voyaient autrefois :

« Christophe Grall, prêtre, chapelain de Kerhelon ;

François Floch, chanoine ».

 

5° Notre-Dame de Cahel.

« A Notre-Dame de Cahel, disait le P. Cyrille Le Pennec, repose une belle image de Notre-Dame que l'on tenait autrefois miraculeuse, et à laquelle ceux de la ville portent une grande dévotion et un respect singulier ».

La paroisse qui se desservait dans cette chapelle était appelée « le Vicariat de Notre-Dame de Caël, du Cahel, de Cancellis ou Vicariat devant le Choeur ». Caël, barreau ou grille, serait la traduction bretonne du mot Cancel, et indiquerait peut-être que cet autel était placé autrefois devant une des grilles du choeur ou dans le choeur lui-même ; mais au XVIIème siècle, il se trouvait certainement où était jusqu'à ces derniers temps l'autel dit de Notre-Dame de Bon-Secours, qui est devenu l'autel des Reliques de saint Pol.

Voici comment il en est parlé dans l'enquête de 1698 :

« Rendus à l'autel de Notre-Dame de Cahel, dont le sieur Auffret est vicaire, il est constaté que cet autel n'a pas de tabernacle, mais un balustre éloigné de huit pieds du marchepied de l'autel, que le confessionnal du vicaire est au coin de la croisée Nord, que l'autel est garni d'un beau retable au haut duquel il y a une image en sculpture, et que le tableau représente l'assomption de la Vierge. Le vicaire a une armoire enclavée dans la muraille de la chapelle ».

Comme on le voit, dès cette époque, la fenêtre au-dessus de l'autel était déjà masquée par un retable.

La vitre au-dessus de l'enfeu appartenait en 1719 à M. Trézéguer Mahé.

On desservait sur cet autel, la chapellenie de Saint-Sébastien et Saint-Yves (En 1556, G. 333), aussi appelée chapellenie de Saint-Sébastien et Saint-Herbot (1700, B. 142), et la seconde chapellenie, dite de l'Assomption, fondée le 15 Mars 1617 par testament de François de Kergroadez, seigneur du Bois, demeurant à Kerangonach, en Taulé ; cette chapellenie, dite aussi de Kerbic, fut augmentée le 19 Octobre 1631 par la libéralité de dame Françoise de Kerbic, dame douairière de Kerouar. En 1752, la chapellenie était dite de Kergroades ou du Folgoat. Le sieur de Kergroades et le Chapitre y présentaient.

Nous savons, par un aveu à l'Evêque de 1667, que Messire Yves de la Rivière, sieur de Keranfaro, demeurant à Saint-Pol, paroisse de Notre-Dame de Cahel, a droit, « à cause du manoir noble de Kerlévic, paroisse du Crucifix-des-Champs, à une tombe élevée et aux vitres de Notre-Dame de Cahel, en la vitre de laquelle se voient par novalité les armes de Kerjean ».

On voit aujourd'hui, dans l'enfeu voisin de la chapelle, une pierre tombale sur laquelle est la date de 1654 et un écusson mi-parti, d'un côté est un dauphin, ce sont les armes des Kerscao d'argent à deux dauphins adossés d'azur, de l'autre est la moitié d'une roue, armes, croyons-nous, des Kerouartz.

Voici quelles étaient les prééminences de Claude de Kerscao, sieur de Rosnevez, dans cette chapelle, en 1707.

« Au côté de l'Evangile, enfeu et tombe relevée, trois autres tombes au-dessous du marchepied de l'autel de la dite chapelle au raz de terre, avec grande vitre au côté de l'Evangile avec armoyeries en plain du sieur Avouant et en alliance avec ceux de Boiseon, Kerlouan, Kerjean et autres, de plus une vitre au-dessus du dit autel avec armes, offusquée par un retable qu'on a fait sur le dit autel ».

Non loin, se voit un écusson représentant deux haches adossées surmontées d'un croissant, armes des Trezeguer Mahé.

En 1644, le Chapitre, reconnaissant des fondations faites par M. Rolland Poulpiquet, sieur de Feunteunspeur, premier dignitaire, chantre, chanoine official et grand vicaire de Léon, lui concédait entre autres privilèges « deux tombes à fleur de terre, en la chapelle de Notre-Dame de Cahel, les plus prochaines de la tombe du recteur ou vicaire de Notre-Dame de Cahel, côté de l'Epître ».

Ce fut près de cette chapelle que fut inhumée, en 1652, Amice Picard, avec le petit Yves Lucas, à côté de la tombe de M. de Trébodenic, sieur du Poulpry, grand archidiacre de Léon, son protecteur.

Le 4 Octobre 1667 (G. 54), Messire Jan du Dresnay, sieur de Penanru, qui venait d'acquérir du Marquis de Pontcallec le manoir noble de Kerlavan, prétendait en la chapelle de Cahel aux prééminences suivantes :

« Une tombe enlevée et arcade non percée à jour au-dessus, de pierres de taille, estante du côté septentrional de la chapelle de Notre-Dame de Cahel (en la Cathédrale) armoyée scavoir : en bas à costé de la dite tombe de deux écussons de pierre de taille en bosse, au milieu desquels il y a un heaume ou casque aussy de pierre, en relief, portants les dits écussons trois fasces chargées d'un chefron. Au chef, à l'endroit de la clef de laquelle voute et arcade il y a un pareil écusson de pierre en relief orné d'un heaume, et en la vitre au-dessus de la dite arcade, au chef du panneau du milieu, il y a un écusson et trois fasces d'or au fond de gueules chargées d'un chefron d'argent, my-party en alliance aux six besans d'argent au champ de sable aussy my-party.

Lui avons donné pour avéré qu'en la rose de la vitre de Notre-Dame de Cahel il y a nombre d'écussons portant deux fasces de sable au champ d'argent, armes du sieur de Kerjan, qui aurait vendu autrefois Kerlavan au marquis de Pontcallec. Est avéré que le retable de l'autel de la dite chapelle offusque la vue de la vitre orientale d'icelle, en sorte qu'on ne peut remarquer les armes, fors au haut, celles de Bretagne et de France en alliance ».

Voici, d'après l'état de 1726, les tombes de cette chapelle :

Devant l'autel.

Claude de Poulpiquet et Jeanne de Kerscao, sieur et dame de Kerenec ;

Louis Mazéas, prêtre sacristain de la Cathédrale, à la distance d'une tombe des balustres ;

Toussaint Cherruau, archidiacre de Quemenedilly, chanoine de Léon, hors du balustre.

Du côté de l'Evangile.

Jean Guillerm, chanoine grand pénitencier, au dedans du balustre.

Du côté de l'Epître.

Jacques le Mesmeur, hors et près le balustre ;

Isabelle le Saulx, veuve de Nicolas Luce, hors et joignant le balustre ; leurs noms sont écrits sur la tombe ;

Marguerite Bougea, hors et près le balustre ;

Marie-Amice Picart, devant et hors le balustre, avec cette inscription : MARIE. AMICE. PICARD. D. C. D. LAN. 1652.

Amice Picart est morte en odeur de sainteté, après avoir été conduite par des voies extraordinaires, demeurant dix-sept ans sans prendre de nourriture, et souffrant d'une manière toujours sensible et souvent visible, le martyre du Saint du jour, si bien que son historien, le vénérable Père Maunoir, l'appelle un martyrologe vivant. Sa mémoire est encore en vénération à Saint-Pol, et on conduit fréquemment à son tombeau les petits enfants pour les faire marcher plus tôt.

Marie le Saulx, femme de Guillaume Mancel ;

Rolland de Poulpiquet, sieur de Kermen ;

Yves du Poulpry, archidiacre de Quemenedilly, chanoine de Léon, sous les balustres, côté de l'Epître, sa tombe marquée d'une tête de cerf, avec cette inscription :

NON : OBIIT : SED : ABIIT

ANNO DOMINI M. VIcc LII.

Une pierre tombale voisine porte encore cette inscription : Jean Chrestien de la Masse, doyen, chanoine archidiacre, vicaire général de Léon, mort le 16 Septembre 1777.

 

6° Chapelle de Kerautret.

Cette chapelle n'est point paroissiale ; elle a appartenu d'abord à la famille de Tuonelorn Kerautret, puis aux Coefenfao de Kerchoent.

Au-dessous de la fenêtre du fond est un beau tombeau en kersanton, sur le devant duquel se voient, soutenues par deux anges, les armes des Kerautret de Tuonelorn « échiquetées d'or et de gueules de six titres ». Au-devant et au ras de terre, est une pierre tombale en kersanton autour de laquelle on lit : Cy est la chapelle de messire et noble homme Christophe Tuonelorn de Kerautret, recteur de Ploecolm, faict M. Vcc.

A droite, sous la fenêtre, est un autel également en kersanton.

Sur la paroi gauche de la chapelle sont des peintures exécutées et restaurées vers la fin du XIXème siècle.

Nous remarquons encore dans cette chapelle, outre les armes ci-dessus décrites et reproduites sur le bénitier qui se trouve à l'entrée, deux autres écussons le premier mi-parti : au premier losangé d'argent et de sable qui est Kerhoent, au second échiqueté d'or et de gueules qui est Tuonelorn.

Le second écusson, également mi-parti, porte au second les armes de Kerautret Tuonelorn, et au premier une vivre entrelacée dans des fasces, armes des Kerazret, que nous retrouvons près du petit autel en pierre qui se voit derrière le maître-autel au choeur.

Le 27 Août 1390 (G. 126-335), Pierre-Marie de Tuonelorn fonda en cette chapelle la chapellenie de Saint-Alor, qu'on appelait en 1707 « de Saint-Alor autrement Saint-Eloi » (G. 332).

En 1399, M. de Tuonelorn, chanoine de Léon et de Tréguier, fondait en la même chapelle la chapellenie de Saint-Fiacre (G. 333-124).

On y desservait encore plusieurs autres chapellenies : celle de la Trinité, dont était titulaire en 1693 Rolland François de Kerchoent de Coetenfao, prêtre chanoine, qui fut remplacé à cette époque par Jean de Neboux de la Brosse, chanoine archidiacre de Léon (7. G. 78).

La chapellenie de Notre-Dame de Kerhellon, dont était titulaire en 1687 Hervé de Kermenguy, remplacé cette année par Rolland François de Kerchoent alors sous-diacre de Vannes. En 1752, nous retrouvons comme titulaire de la même chapellenie un Yves de Kermenguy, archidiacre de Quemenedilly (G. 77 et G. 124).

Enfin, on y desservait la chapellenie dite de Doceatis ou de Notre-Dame de Pitié, dont les titres primordiaux n'étaient plus connus dès le XVIIIème siècle, mais qui semble avoir été établie pour assurer l'instruction chrétienne aux enfants ; on pourra s'en convaincre par la pièce suivante, extraite des Archives de l'Evêché :

« Supplie très humblement Messire Hervé Prigent, chanoine théologal de Léon, disant qu'il est pourvu de la Chapelainie de Notre-Dame de Pitié dit doceatis en l'église Cathédrale de Léon, depuis 1741, et que malgré les recherches qu'il a faites il n'a pu connaître au juste les charges de cette chapelainie ; que la présentation luy faitte porte la charge de faire le catéchisme dans l'église Cathédrale, sans spécification du tems ni des jours, mais que dans les présentations et provisions de son prédécesseur du 20 juin 1698, il n'est fait mention que de messes, suffrages et prières ordonnées et accoustumées, que dans les anciennes listes des chapelainies de l'église Cathédrale, cette chapelainie est ditte estre chargée de messes, tantôt de deux, tantôt d'une, que dans cette incertitude le suppliant ayant demandé au présentateur communication du titre primordial sans pouvoir l'avoir, s'est d'abord proposé de faire un catéchisme, mais y ayant trouvé opposition il s'est déterminé à desservir une messe par semaine en acquit de la ditte chapelainie qui paraissait devoir être la charge plus proportionnée au revenu actuel qui serait diminué depuis la fondation. Car le Chapitre de Léon devait une rente de 30 s. monaye qu'il ne pait plus depuis l'extinction des fondations de dame Marguerite Crecqueraut dame de Keravel (fondatrice de la ditte chapelainie) dont les capitaux remboursés en billets de banque et portés aux liquidations, ne produisent presque plus de revenu annuel. Dans l'appréhension qu'il n'y ait pas eu de réduction canonique de la ditte chapelainie, comme le revenu n'est pas suffisant pour l'acquit des deux messes qui paraissent être la charge primitive, pour l'obtenir, le suppliant a recours à votre authorité.

Ce considéré, il vous plaise, Monseigneur, voir cy d'attache les provisions du suppliant, celles de M. Joseph Toussaint de Kerhoent, les listes de chapellainies de la Cathédrale, le bail de ferme du temporel de la ditte chapellainie, et en conséquence la réduire à tel nombre de messes ou tel autre charge que vous jugerez à propos, et le suppliant redoublera ses voeux pour votre conservation ».

(D'une autre écriture, qui doit être celle de l'Evêque) :

« Je pense que MM. les curés étant chargés de faire le catéchisme et n'étant pas libre à tout titulaire de le faire, que la charge de cette chapellainie peut être réduite et fixée à une messe par semaine ».

 

7° Transept Nord, et bas-côté de la Nef.

Dans cette partie de l'église, à la paroi Est, adossée à la chapelle de Kerautret, se voit un grand autel en bois provenant de l'église des Carmes, et qui est appelé autel Saint-Michel des Carmes, à raison sans doute de la belle statue du saint Archange.

Au côté de l'Evangile, on peut remarquer, derrière l'autel en bois, les restes d'un autel en pierre qui devait être l'autel de Saint-Coulm, et alors nous aurions vis-à-vis, en la paroi Ouest, l'autel de la Madeleine, ainsi décrit en 1546 (1) :

« Le Chapitre consent à M. Jean Deincuff, sieur de Pratcuiq, de disposer d'une chapelle nommée la Madeleine, construite par feu Prigent Noël devant l'autel de Saint-Coulm, en la muraille de la Cathédrale, devers la dernière cour de l'Evêché, avec ses fenêtres et ses vitres, l'une étant en la chapelle et l'autre dessus la tombe y étant et hors d'icelle armorié des armes de Noël ». Il est également marqué que cette chapelle de la Madeleine est située « entre la porte qui conduit en la cour de l'Evêché et l'autel Saint-Marc ».

Il y avait donc de ce côté Ouest du transept, un autel de Saint-Marc au XVIème siècle. Au XVIIème siècle, nous en trouvons un autre « joignant la porte de l'entrée du choeur du côté de l'Evangile », sur lequel était desservie la chapellenie de Saint-Marc, fondée le 16 Avril 1639, par Goulven Habasque, prêtre (Archives de l'Evêché).

Le procès-verbal des prééminences en 1719 (G. 120) porte « que la grande vitre peinte qui donne sur l'Evêché (vitre du pignon Nord) est à M. le marquis de Coatanscour, à cause de sa terre de Messarnou » ; mais il faut observer que, à la clef de voûte et aux quatre coins, sont en bosse les armes de Kerautret, comme en la chapelle précédente.

La petite vitre qui donne au-dessus de la petite porte pour entrer à l'Evêché est à M. le comte de Lescoët Barbier, de la terre de Kernao ; mais on y voit les armes de Lesguen : d'or à l'arbre d'azur.

Dans le compte de 1678 (G. 122) il est question d'un « autel Saint-Thomas derrière l'Evesché ».

C'est sans doute l'enfeu surmonté des armes de Lesguen qui, en 1719, est appelé « chapelle de l'Evêque » ; il est du moins certain qu'en cette chapelle se trouvaient la tombe de Christophe de Lesguen, chanoine, grand archidiacre de Léon, recteur de Ploudiry en 1619, chevalier du Saint-Sépulcre en 1625, protonotaire apostolique, mort vers 1642, et celle de son neveu Christophe Lesguen, le jeune sieur de la Villeneuve, chanoine, décédé en 1698.

Le même procès-verbal, continuant l'examen autour de l'église, avant de parler des orgues, signale « la vitre qui donne sur l'autel de Sainte-Agnès, à M. de Kerenec de Kerscau ». Ensuite « une petite vitre ronde à M. de Kerestat du Kergoët ».

Nous devons donc penser que l'autel de Sainte-Agnès se trouvait non loin du transept Nord, sans que nous puissions en préciser la place.

Vient immédiatement après, la mention « des trois vitres de l'orgue, celle du milieu à M. le marquis de Carman de Kerimel ; des deux autres, l'une est au marquis de Coatanscour, l'autre à M. de Kerestat du Kergoat ».

Contre un ou deux piliers du transept Nord sont des traces d'anciens autels dont nous n'avons pu déterminer les vocables.

La chaire à prêcher devait être où elle est actuellement, et la première fenêtre de la partie supérieure de la nef au-dessus de la chaire, appartenait « à M. de Kervoas Audren, de la terre de Kervivot ».

« La seconde en suivant, à M. le comte de Lescoet Barbier, de la terre de Kerangouez ou de Kernaou. Toutes les autres du même côté, à MM. du Chapitre ».

Au bas de la nef, le mur de l'église était contigu à l'ancien Evêché, avant sa destruction par l'incendie et sa reconstruction où il est actuellement, au commencement du XIXème dernier. C'est donc à cette partie de la Cathédrale que se rapporte la demande suivante des Carmélites, recueillies à l'Evêché de Léon par Mgr. de Rieux, après leur expulsion de Morlaix pour cause d'insubordination au Saint-Siège.

Nous lisons au déal du Chapitre, à la date du 26 Décembre 1625 (R. G. 298) :

« Sur la remontrance faite de la part des dames religieuses Carmelines tendant à fin d'être licenciées et permises d'élargir une fenêtre qui donne de l'Evêché sur la grande église, pour qu'elles puissent mieux entendre le service divin et les prédications », le Chapitre accorde l'autorisation demandée, pourvu qu'elles bouchent cette fenêtre « si le seigneur Evêque ou le Chapitre le juge bon ».

Dans la voûte du transept Nord, nous remarquons :

Les armes de Tuonelorn, échiqueté d'or et de gueules de six titres avec la devise Marteze (peut-être). Les armes des Richard, d'azur au rencontre de cerf surmonté d'une étoile à huit rais d'argent et accosté de deux roses de même, avec la devise Dominus in circuitu.

Les armes des Chavigné, d'hermines à deux fasces de gueules accompagnées en chef de trois tourteaux de même, avec la devise Fac bonum, declina a malo.

Un écusson portant trois têtes d'aigles arrachées de sable.

 

8° Portail et Nef.

Nous remarquons dans le porche les armes de Mgr. de Kersauzon, évêque de Léon de 1273 à 1327, de gueules au fermail d'argent. On lui attribue, dit M. de Courcy, la tour Nord Ouest avec sa flèche garnie à sa naissance d'une rampe de trèfle. M. de Courcy nous apprend encore que les voûtes de la nef et celle des collatéraux furent construites sous l'épiscopat de Guillaume de Rochefort (1349-1385). On y a recueilli en 1843, dans un vase de terre posé à la naissance des nervures et reposant sur les chapiteaux d'un groupe de colonnettes, une quarantaine de pièces de la première moitié du XIVème siècle.

Le bénitier en kersanton à main droite en entrant dans l'église, porte les armes de Mgr. Cupif, d'argent à trois trèfles de sinople.

A la voûte, sous les orgues, sont les armes de Mgr. Laval de Boisdauphin, évêque de Léon (1651-1665) : d'or à la croix de vair cantonnée de seize alérions d'azur (alias : d'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent).

A l'entrée du bas-côté Sud s'ouvre, sur la façade de la Cathédrale, la petite porte dite des Lépreux, réservée pour l'accès des ladres à l'église.

En la nef de la Cathédrale, se trouvait la tombe blanche ou cénotaphe de Mgr. Robert Cupif, évêque de Léon (1636-1646) et mort évêque de Dol.

« En 1601 (R. G. 473, f° 156), la grosse tour de la Cathédrale, de la hauteur de 21 pieds, fut abattue par la foudre, ce qui causa la brisure de toutes les vitres ».

Au plus haut lieu du portique, principale entrée de l'église, il y a deux écussons en bosse, l'un desquels, du côté droit, porte les armes de Rohan, l'autre du côté gauche, celles de la maison de Léon.

Les fenêtres supérieures de la nef au-dessus du triforium appartenaient au Chapitre, sauf les deux premières à partir du transept, dont la première était à M. de Treseguer Mahé de Kerlavan, et la seconde à M. Le Tromelin le Grand (G. 120). Cependant en 1707, nous trouvons « qu'en la plus haute vitre côté méridional de la nef, au-dessus de l'autel et chapelle de Saint-Paul, sont les armes de Kerscau » (G. 53).

Quoi qu'il en soit, il résulterait de cette mention que l'autel de Saint Pol se trouvait entre les piliers du bas côté Sud faisant face à la chaire.

En 1562, fut fondée une chapellenie en l'honneur de saint Paul, évêque, par Guyavarh Le Garo, recteur de Ploeryn, pour titre desservie sur cet autel (G. 332-124).

On y desservait en outre, en 1752, la chapellenie de Sainte Ursule ou des onze mille vierges (G. 333), celle de Saint Goulven, dont était titulaire, en 1752, René-Louis de Talhouet de Séverac, chanoine de Quimper (G. 124), et la chapellenie de la Conception de Notre-Dame, qui existait dès 1477 (G. 124).

Un aveu de 1667 (G. 54) nous apprend que Jérôme de Lanrivinen, sieur de Ruspen, possédait à la Cathédrale « deux tombes armoyées de ses armes et icelles engravées dans le pilier devant la chaire du prédicateur ».

 

9° Collatéral Sud.

Après le porche donnant sur la place, côté du Midi, nous trouvons dans le bas-côté, la chapelle dite de Saint-Martin, éclairée de trois fenêtres appartenant encore en 1719 au marquis de Kersauzon.

La construction de cette chapelle est attribuée à l'évêque Guillaume de Kersauzon (1292-1327).

On y voyait, au XIXème siècle, un autel dont il ne reste plus trace, et sur lequel se desservaient plusieurs chapellenies.

La chapellenie de Saint-Jean l'Evangéliste, existant dès 1513, et qui, desservie au XVIIème siècle sur l'autel de Saint-Jean l'Evangéliste, paroisse de Trégondern, se desservait sur l'autel de Saint-Martin, en 1752 (G. 124).

La chapellenie de Saint-Martin, dont était présentateur en 1745 le sieur de Kersauzon Kerloaguen, et titulaire François Barbier de Lescoet, clerc (G. 165-124 et archives de l'Evêché).

La chapellenie de Saint-Julien, dont Maître Guillaume Riou était titulaire en 1482 (Archives de l'Evêché) et qui, avant le XVIIIème siècle, était desservie sur l'autel de la paroisse de Saint-Jean Trégondern. Dès le XVIème siècle, existait une confrérie de Saint-Julien, de laquelle dépendait cette chapellenie (G. 335-124).

Dans une des fenêtres de cette chapelle, se voient quelques lambeaux de vieux vitraux qui proviendraient de la grande fenêtre transept Nord.

Dans la partie de la chapelle voisine du porche se trouvent les fonts baptismaux, d'une facture moderne.

Dans le porche, sur le tympan des portes géminées, se lit la devise de l'évêque Validire, Quem timebo time Deum (Courcy, Itinéraire).

Au-dessus des mêmes portes on remarque deux écussons, l'un à gauche porte une fasce accompagnée de trois grelots. Ce sont les armes de Guillaume Ferron, évêque de Léon, de 1440 à 1472 ; à droite, l'écusson, qui semble de facture moderne, porte les armes attribuées par Albert Le Grand et par M. de Courcy au même évêque ; il est cependant certain que Mgr. Guillaume Ferron a toujours fait usage d'un sceau à une fasce accompagnée de trois grelots. (Voir aux Archives départementales les nombreuses pièces scellées du sceau de ce prélat).

Plusieurs tombes se voyaient dans le bas-côté méridional, d'après l'état de 1726.

Joignant le pilier qui est derrière l'autel Saint-Pol, était le banc de M. Dourduff le Jacobin, et sous ce banc étaient les tombes de Françoise le Jacobin, dame des Iles, de Guillaume le Jacobin, seigneur de Keramprat, de Guillaume le Jacobin, chantre et chanoine de Léon, de Hamon le Jacobin, seigneur de Keramprat, et de Charlotte le Jacobin, dame de Pratmeur.

« Sous la seconde arcade joignante l'autel de Saint-Paul », tombe armoriée de Jean Le Veyer et de Françoise Le Dall, son épouse.

Devant l'autel de Saint-Martin, tombe de François de Kersauzon et d'Isabelle du Chatel, seigneur et dame de Les Plougoulm, et près le balustre du même autel, tombe de Louise de Kersauzon, dame de Villeneuve.

« Entre les autels de la Trinité et de Saint-Martin se voyaient les tombes d'Hervé de Lannuzouarn, chantre et chanoine, et de Hervé de Kerguiziau, chanoine. Jeanne de Trouérin, dame douairière de Kerenec, avait sa tombe sous le banc qui est devant l'autel de la Trinité ». Cet autel de la Trinité devait donc se trouver non loin de celui de Saint-Martin, probablement près des fonts baptismaux.

Enfin, Anne le Jeune était enterrée sous le banc joignant le pilier « entre les autels de Saint-Jérôme et de Saint-Martin ».

Au milieu de la nef se voyaient, en 1726, les tombes blanches ou cénotaphes du cardinal de Richelieu et d'Antoine de Longueil, évêque de Léon ; ce dernier avait été enterré « en sa chapelle, chez les RR. PP. Cordeliers à Paris ».

Dans des contreforts et un arc-boutant à l'Est du transept Sud, et dans quelques chapiteaux qui surmontent des colonnes du XVIème siècle dans la première chapelle du pourtour faisant suite à ce transept, se voient de curieux chapiteaux que M. de Courcy attribue à l'ancienne construction romane, et qu'il décrit ainsi :

« Sur l'un des chapiteaux, on voit une tête de profil coiffée d'un casque, tout au près un poing gauche fermé, les ongles tournés du côté du spectateur, puis deux petites figures nues et ailées qui semblent se poursuivre, une troisième figure, le bras droit levé, le gauche appuyé sur la poitrine, marche en sens contraire, puis deux têtes de trois quarts qui paraissent coupées, la seconde est barbue, et elles sont séparées par une main droite ouverte ».

On remarque dans le bas-côté Sud de la nef, un sarcophage en pierre, dont voici, d'après M. de Courcy, la description (Bulletin de l'Association bretonne, 1849, page 39) :

« Contre le portail méridional de la Cathédrale de Saint-Pol, on voit une grande auge en granit qui sert de bénitier. Sa forme en trapèze ne permet pas de douter que ce ne soit un ancien tombeau des premiers siècles.

Les deux faces principales présentent une moulure de cinq arcades en plein cintre, supportées par des pilastres courts et écrasés. Entre chaque arcade, un linteau ou plate-bande vient retomber à la naissance du cintre sur les chapitaux crénelés du pilastre.

Ce linteau est orné d'une moulure romane composée de chevrons, de damiers et de lozanges ou rhombes. Au-dessus de chaque pilastre, quelques feuilles rappellent le chêne, d'autres la fougère enfin, à l'extrémité d'une des parois latérales, on voit un arbre dépouillé de ses feuilles, emblème de la mort.

Sur le petit côté où était placée la tête du cadavre, est sculptée une croix qu'on nomme, en termes de blason, recercelée ou ancrée, et du côté où étaient les pieds, se trouve un arbrisseau que quelques antiquaires ont pris pour un cep de vigne. L'on sait d'ailleurs que la vigne était, chez les premiers chrétiens, regardée comme l'image du Christ et de l'Eglise.

On a pensé que ce sarcophage était celui de Conan Mériadec, mort au commencement du Vème siècle ; mais d'une part l'existence de ce roi n'est point admise par Dom Lobineau, et dans tous les cas, ce tombeau lui serait beaucoup postérieur, car il offre tous les caractères du XIème siècle.

Du temps du Père Toussaint de Saint-Luc, qui écrivait en 1664, le tombeau de Conan se voyait dans le transept septentrional, où il avait été replacé, dit-il, depuis la reconstruction de la Cathédrale, après les ravages des Normands. Le même auteur ajoute qu'on y lisait une inscription fort vieille en lettres capitales presqu'effacées, portant : HIC JACET CONANUS BRITONUM REX. Toussaint de Saint-Luc ne décrit pas autrement le sarcophage, qui doit avoir eu un couvercle ; Cambry ajoute qu'on lisait l'inscription qui précède " sur une plaque de cuivre élevée de deux ou trois pieds dans la Cathédrale ", et qu'elle fut enlevée par les chanoines parce qu'elle gênait la marche de leurs processions. Il fallait alors que cette inscription fût sur le couvercle du tombeau et que celui-ci fût dès lors dégagé et complètement visible. Il a même dû l'être dès le principe, car on ne comprendrait pas pourquoi on aurait pris la peine de sculpter ses parois pour l'enfouir sous terre.

D'après ce qui précède, nous voyons que ce tombeau aura été élevé au XIème siècle, à la mémoire d'un célèbre chef ou Conan (ce nom étant générique et pouvant s'appliquer indifféremment à tous les chefs armoricains) ; mais nous croyons aussi que l'inscription sur cuivre devait être elle-même postérieure au tombeau et dater au plus tôt de l'époque où les ouvrages de Geoffroi de Montmouth se seront popularisés en Bretagne (XIIème siècle) ».

M. de Courcy joint à sa description le dessin du tombeau sur ses quatre faces, ayant fait écarter le monument de la muraille pour constater l'absence de toute inscription. M. de Courcy ignorait sans doute l'existence d'un évêque de Saint-Pol au XIème siècle, nommé Conan, car il n'aurait pas manqué de voir dans ce sarcophage le tombeau de cet évêque, plutôt que celui d'un chef breton, et alors l'inscription vieille et presque effacée en lettres capitales qu'y a vue le Père de Saint-Luc, aurait dû, peut-être, se lire : HIC-JACET CONANUS, LEONEN EPISCOPUS.

 

10° Transept méridional.

La grande rosace du pignon dite Rose de Saint-Laurent appartenait à MM. du Chapitre (G. 120).

La vitre qui est dans la paroi Ouest appartenait à M. le comte de Lescoet Barbier (d'argent à deux fasces de sable), dont on voit les armes à la voûte ; cette fenêtre est dite, en 1719, être « au-dessus de la petite sacristie des Trépassés ». Il y avait donc, adossé à ce mur, un édifice servant de sacristie à laquelle on accédait par une petite porte qui se voit encore à l'angle du pignon. Son nom de Sacristie des Trépassés lui venait sans doute de son voisinage du cimetière qui entourait la Cathédrale de ce côté.

A main droite en entrant dans le transept et en regardant la rosace, on voit deux autels, l'un adossé au mur de séparation de la chapelle de Saint-Martin, l'autre dans un enfeu.

Le premier serait l'autel Saint-Jérôme, et le second celui de Sainte-Aude et Saint-Tanguy.

Le 4 Novembre 1650 (G. 118), « noble homme Tanguy du Tertre, sieur de Pratlédan, fondait pour le 19 Novembre un office canonial de Monsieur St Tanguy, confesseur et abbé, son patron, avec matines, grand'messe, vêpres et premières vêpres, grandes cloches, musique et orgues, et à l'issue de la procession qui se fera après les secondes vêpres, les chanoines et dignités, les vicaires et autres clercs chanteront De profundis sur la tombe où est inhumé son frère Claude du Tertre, sieur de la Villeneuve, au devant de l'autel de Monsieur St Laurent, et donne pour ce 240 livres tournois ».

L'autel de Saint-Laurent était donc non loin de l'autel adossé à la paroi Est du transept.

Françoise de Lannoznou, dame de Kerboyer, était enterrée devant cet autel, côté de l'Evangile.

Quant à l'autel de Saint-Jérôme, sa situation est déterminée par la transaction (G. 119) passée en 1650, entre le Chapitre et Claude le Jeune, sieur de Kervezec, sieur de Lambervez, dont le père décédé avait deux tombes « estantes au droit de l'arcade d'entre les piliers de l'autel du Crucifix devant le Trésor et celui de l'autel de Mr. St Laurent et joignant vers le Couchant au grand banc qui est au-devant de la chapelle et autel de Mr. St Hierosme ».

En 1494 (G. 115), Deryen Kernisan, chanoine, fondait des prières à réciter sur sa tombe en la chapelle de Saint-Laurent avec recommandation pour l'âme de l'évêque Guillaume Féron (1439-1472).

Au-dessous de la rosace, entre deux enfeus, est la petite porte dite de Saint-Laurent qui donnait accès au cimetière ; à droite de cette porte, se lit l'inscription suivante : Cy-git le corps de Marguerite de Brehan, dame de Lavengat, morte le 18 Août 1713. Priez Dieu pour le repos de son âme.

Sur la paroi Est de ce transept sont sculptées les armes de l'Evêque Guy le Clerc (1514-1521), d'argent à la croix de gueules engreslée de sable cantonnée de quatre aiglettes de même.

L'enfeu qui est à gauche porte au milieu, dans un écusson, les armes des Kersauzon : de gueules au fermoir d'argent et de chaque côté les mêmes armes en alliance avec celles des du Louet à cause du mariage de Jeanne de Kersauzon, dame de Kerbiquet, avec Alain du Louet, en 1541.

Louis de Kersauzon et dlle. Catherine de Kergorlay, son épouse, mariés en 1629, y avaient également leur tombe, — « le dit Louis fils de Tanguy et de Claudine le Ny ».

Dans l'enfeu, sur la dalle de pierre sont figurées les armes des Kersauzon, rattachées par une chaîne à un écu en losange portant un verré, armes des du Louet.

M. de Courcy nous dit que « c'est vers 1431 que les transepts furent modifiés et que l'on construisit la magnifique rosace du croisillon Sud, ainsi que la fenêtre de l'excommunication au-dessus de la rosace à l'extérieur ».

Sur l'enfeu qui fait face à l'autel, sont les armes de Guillaume de Trédern, chanoine de Léon, qui, le 5 Octobre 1510 (G. 124), fonda la chapellenie de Saint-Hierosme sur l’autel de ce nom. Les Trédern portaient échiqueté d’or et de gueules au franc canton fascé d’argent et de gueules de six pièces.

Hervé Le Jeune, sieur de Lambervez, était enterré sous le banc « qui joint le pilier de Saint-Jérome et Saint-Martin ».

 

11° Chapelle de Saint-Joseph OU PAROISSE DE SAINT-JEAN-TRÉGONDERN.

La chapelle de Saint-Joseph se trouvait au XVIIème siècle entre la chapelle de Saint-André ou de Carman et le transept ; on y transporta, vers 1680, le service de la paroisse de Saint-Jean Trégondern, qui se faisait jusqu’à cette époque sur l’autel de Saint-Claude, voisin du pilier de l’entrée du choeur, côté de l'Epître.

Voici comment s’exprime l’enquête de 1698 à ce sujet : « Rendus à l’autel et chapelle de Saint-Joseph où le sieur Soutré (vicaire) a déclaré avoir transféré le service de la paroisse de Trégondern autrefois desservie à l’autel Saint-Claude, il avoue que l’autel est fermé d’un balustre et que vis-à-vis l’autel de Jésus, qui est plus bas que le dit balustre, il y a deux confessionnaux, l’un pour le sieur Soutré, l’autre pour son sous-vicaire ; que Mgr. l'Evêque ni MM. du Chapitre ne lui ont fait aucun trouble de la translation du service paroissial depuis dix-huit ans, et il offre de retourner à l’autel Saint-Claude, lorsque le Chapitre ôtera son banc ». Le Chapitre, en effet, avait fait transporter un banc à Saint-Claude pour y entendre les sermons.

Cette chapelle de Saint-Joseph appartenait, quant aux prééminences, « au sieur du Runiou Oriot, de Morlaix, à cause de sa terre de Kergoet Mesle (G. 120), depuis le traité passé le 9 Décembre 1658 entre MM. du Chapitre et écuyer Jean Oriot, sieur du Runiou, acquéreur de la terre et seigneurie de Kergoat (en Guiclan) » ; il était autorisé à conserver « les armes du Kergoet étant en bosse en la tombe enlevée en la dite chapelle, et à mettre ses armes dans les deux vitres y étant, pourvu qu’il les entretienne en bonnes réparations ». Ces vitres sont dites situées « proche les autiers du Nom de Jésus et de Saint-Joseph » (G. 119).

C’est donc dans cette chapelle de Saint-Joseph que se trouvait l’autel du Saint Nom de Jésus ; l’acte suivant peut encore servir à en déterminer l’emplacement :

« Le 11 Décembre 1599 (G. 119), Julien Keranguen, chanoine, recteur de Plouégar, et François Keranguen, sieur de Kerdevez Mesgouez, remboursent la rente due pour octroi d’une tombe à fleur de terre où noble et vénérable Hervé Keranguen, vivant chanoine et recteur de Guimilliau, est inhumé, et d’une autre tombe joignant celle-là entre les deux piliers du côté de l’autier du Nom de Jésus ».

Une chapellenie du Saint-Nom de Jésus fut fondée sur l’autel de ce nom, en 1546, par François de Parcevaux, chanoine.

On remarque aux voûtes de cette chapelle (qui a dû être remaniée à diverses époques, car la position des piliers et la conformation des voûtes est fort irrégulière), les armes de la famille La Foret Villeneuve : d’azur à six quintefeuilles d’or 3, 2, 1, et celles des Kerliviri : écartelé aux 1 et 4, d’or au lion d’azur, brisé en l’épaule d’une tour portée sur une roue d’argent ; aux 2 et 3, d’azur d la fasce d’hermines accompagnée de trois feuilles de laurier.

Aux parois Sud est appendu un tableau sur bois de petites dimensions qui semble d’une bonne facture de l’école allemande ; malheureusement, on s’est scandalisé fort mal à propos de la nudité de l'Enfant Jésus, et une main des plus inhabiles a essayé de le recouvrir d’une chemise, et n’a réussi qu’à produire un empâtement du plus déplorable effet. Le tableau représente l'Adoration des rois mages.

Hamon de Kersaingilly, seigneur de Kersalliou, avait sa tombe sous le banc qui joint les balustres de Saint-Joseph, côté de l'Evangile.

François de Parcevaux, archidiacre d’Ack, chanoine de Léon, était enterré « dans une tombe de pierre verte joignante les balustres de l’autel du St Nom de Jésus » (Etat de 1726).

L’enfeu qui est à gauche de cette chapelle porte une plaque avec inscription ancienne, mais reproduite comme il suit par les soins de M. de Blois :

QUISQUIS ADES, SIC MORTE CADES ;

STA, RESPICE, PLORA ; SUM QUOD ERIS, MODICUM

CINERIS, PRO ME PRECOR, ORA,

VERMIBUS HIC DONOR, SIC TRANSIT GLORIA MUNDI,

ET VELUT HIC PONOR, PONITUR OMNIS HOMO.

C’est l’inscription tumulaire de Jean Le Scaff, Sénéchal de Léon en 1500, et d'Anne du Bois de Kerlosquet, sa compagne. On y a placé les armes de Le Scaff en plein : de gueules d la croix d’or frettée d’azur, et les armes des du Bois en alliance avec les premières. Ces armes des du Bois semblent les mêmes que celles des Richard : d’azur au rencontre de cerf surmonté d’une étoile à huit rais d’argent et accosté de deux roses de même. Ces dernières armes se voient également à la voûte, à l’entrée du transept, avec la devise : Dominus in circuitu.

L’enfeu des Le Scaff et Kergoet est surmonté de trois panneaux d’une ancienne verrière ; dans les deux premiers sont représentés le sieur de Kergoet assisté de saint Joseph, et la dame du Kergoet, à genoux, assistée de la Sainte Vierge. Le troisième représente des damnés dans les flammes.

 

12° Chapelle de Saint-André le Barbu.

Cette chapelle fut construite sous l’épiscopat de Guy le Barbu (1385-1410), par les soins de ce prélat, qui « y fit bâtir son tombeau en la Cathédrale, en la chapelle de Saint-André, où il fut enseveli l’an 1410. Il donna à son église 20 marcs d’argent, sa mitre et sa crosse et 200 escus d’or » (Albert Le Grand).

Par acte du 11 Novembre 1404, Guy le Barbu fonda en cette chapelle une chapellenie en l’honneur de Saint-André, dont le premier titulaire fut « Joannes Regius » (G. 124) ; la collation lui en fut faite « per traditionem breviarii quod pro tunc suis in manibus tenebat ».

Cette chapelle était connue, aux XVIème et XVIIème siècle, sous le nom de Kermavan ou Carman, à raison d’une fondation qu’y fit le 7 Janvier 1511 (1512 N. S.) Mgr. de Kermavan, évêque de Léon (G. 124). L’acte portait qu’il voulait être inhumé dans la chapelle du bienheureux André, apôtre, où il entendait construire son tombeau avec l’autorisation des seigneurs temporels qui pourraient y avoir des droits, et le consentement du Chapitre ; il promettait, du reste, de pourvoir à l’entretien de la chapelle et des vitraux [Note : G. 124. « ln nomine Domini. Amen. In loco Capitulari coram Magistris Guillelmo Fougay, Philippo Tuonelorn, Herveo de Lampezre Tanguido du Fou, Alano Corcan (?) Christophoro Kerourfil, et Herveo de Kermerien, Canonicis, Nobilis et providus vir magister maudetus de Kercoent, procurator RR. in Christo Patris domini Johanis de Kermavan Leonen. Episcopi, significavit Capitulantibus quod dum dictus in Christo Pater ab hac mortali vita decedere contingat, intendebat corpus suum inhumari in capella B. Andreae apostoli in qua jus cessum habuit a nonnullis dominis temporalibus etiam in eadem, jus habere dicentibus, volens de proximo, in decorem et utilitatem dicte ecclesie suam tumbam in eadem edificare et a novo construere ac etiam dictam capellam in vitris, fenestris, parietibus et aliis reparare et edificare prout sibi placuerit, nolebat tamen facere absque consensu capituli »].

En 1621, intervenait une transaction « entre le Chapitre et dame Susanne de Guemadeuc, dame douairière de Mesarnou, Keraudy, la Palue (Parcevaux), par laquelle pour 64 livres tournois elle pourra placer deux escabeaux sur deux tombes appartenant aux Mesarnou, près de la chapelle de Saint-André » (G. 119).

Dans cette chapelle se desservait probablement la chapellenie de Sainte-Marguerite, vierge et martyre, fondée le 13 Mars 1392 par Guy le Barbu (G. 332).

On y desservait, au XVIIIème siècle, la chapellenie de Sainte-Barbe, desservie au XVIIème sur l’autel Saint-Laurent (G. 124).

Au XVIIème siècle, Gabriel Gouzillon, chanoine, fonda en cette chapelle la chapellenie dite de Saint-André de Gouzillon. Les Barbier Lescoet en étaient présentateurs (G. 124).

Les prééminences appartenaient encore à la fin du XVIIIème siècle ou au tout début du XIXème siècle au marquis de Carman (G. 120).

Cette chapelle, aujourd’hui divisée en deux, avait été élevée par Guy le Barbu, mort en 1410 ; elle fut modifiée au XVIème siècle par l’abaissement de sa voûte, l’aveuglement de sa grande fenêtre, sur laquelle est appliqué un contrefort, et l’ouverture, de chaque côté de ce contrefort, d’une fenêtre flamboyante.

Voici les tombes que l’on remarquait dans cette chapelle au commencement du XVIIIème siècle :

Alain le Borgne, vicaire de Saint-Jean ;

Guillaume Fougay, chanoine de Léon, près du mausolée de Révérend Père en Dieu Guy le Barbu, mais hors la chapelle Saint-André ;

Marguerite le Barbu, dame de Pratguiziou, inhumée près de la tombe de Mgr. Guy le Barbu ;

Mathurin Pichart, vicaire de Saint-Pierre ;

Guy le Borgne, seigneur de Traonfeunteun ;

Claude du Tertre, sieur de la Villeneuve.

 

13° Chapelle de Kermeur ou de Poulpiquet.

Cette chapelle s’appelait, semble-t-il, de Kerliviry, dans l’enquête de 1698, où il est dit que la chapelle de Kerliviry est au-dessous de la chapelle Saint-Pierre. On y voit l’image de la Trinité peinte à la voûte. « Cette peinture, du XVIème siècle, est environnée d’un cartouche sur lequel on lit en caractères gothiques : MA DOUEZ » (Courcy, Itinéraire, 1866).

On lit aujourd’hui « ARABAT MA DOUE » [Note : On pourrait peut-être prendre le mot Arabat comme le nom propre d’une famille dont la devise serait Ma Doue. Il y a aux environs de Saint-Pol une propriété du nom d’an Arabat, qui appartenait autrefois aux Carmes].

On voit dans cette chapelle l’écusson des Le Borgne, d’azur à la bande d’argent accompagnée de trois macles de même.

On a placé dans cette chapelle deux tableaux représentant l’un la mort du pécheur, l’autre saint Pol et le dragon.

C’est aujourd’hui l’autel de Sainte-Anne ; nous ne savons si ce vocable est récent pour cette chapelle, toujours est-il qu’une chapellenie sous le vocable de Sainte-Anne fut fondée le 12 Juin 1433 par Missire Guillaume Chevrier (G. 124).

 

14° Chapelle de Saint-Pierre.

C’est sur l’autel de cette chapelle, dédiée aujourd’hui à saint Pol de Léon, que se desservait la paroisse de Saint-Pierre. Lors de l’enquête de 1698, « on fait remarquer au sieur Bozec, vicaire d’icelle paroisse, qu’il n’y a ni tabernacle ni balustre ; celui-ci répond qu’autrefois il y avait un long banc devant l’autel, qui servait à donner la communion pascale, et qu’il y a eu un tabernacle sur le dit autel, ce qui se remarque par la largeur de l’autel et la grande distance d’entre la muraille et les gradins, et que du long banc ils ont fait un autre banc, pour asseoir les enfants de choeur pendant le sermon, joignant le balustre de la chapelle de Saint-Claude. Le sieur Rafias (enquêteur) a répondu qu’il n’y a pas une seule marque au dit autel qu’il y ait eu un tabernacle, mais convient d’avoir vu un banc plus bas que le marchepied de l’autel, et demeure d’accord que dans la chapelle de Querliviry située au-dessous de la dite chapelle de Saint-Pierre, il y a un confessionnal dont se sert le sieur Bozec ».

L’autel actuel est moderne et adossé à une fenêtre bouchée, mais dont les meneaux sont apparents à l’extérieur de l’édifice. Cette chapelle avait donc deux vitres qui appartenaient en 1719 à M. le Marquis de Coetanscour à cause de la terre de Kerchoent.

Un bénitier se voit incrusté dans le pilier qui sépare cette chapelle de la suivante en descendant le bas-côté. On lit sur le bénitier, en caractères gothiques : T. ANRESTOU. T. le Rest ou le Restou, c’est le nom du donateur, qui devait avoir une tombe non loin.

Vis-à-vis de l’autel, au ras de terre, est la tombe de François le Veyer, sieur de Feunteunsper, de Kerimel et de Kerchoent, chanoine, mort en 1570.

Du côté de l'Epître était une autre tombe appartenant à Guillaume Tréguier, archidiacre d'Ack, chanoine théologal, qui, le 27 Septembre 1637, fondait une messe du Saint-Sacrement au choeur, pendant laquelle deux cierges devaient brûler sur sa tombe « sise au-devant de l’autel de Mr. St Pierre, du côté de l'Epître, sur laquelle le célébrant viendra en chape chanter le De profundis » (G. 118).

Il y a deux enfeus dans cette chapelle avec deux écussons : l’un portant un léopard, l’autre parti au premier d’un léopard, au second de deux losanges, armes d'Henri de Névet, marié en 1452 à Isabeau de Kerchoent ; Névet : d’or au léopard morné de gueules, Kerchoent : losangé d’argent et de sable.

Plusieurs tombes avoisinaient l’autel de Saint-Pierre :

Anne Lunven, veuve de Jean Pichart, près de l’autel de Saint-Pierre, côté de l'Evangile ;

Eléonore le Gac, dame de Kerdrein, du même côté ;

François le Veyer, chanoine et recteur de Plouarzel, devant l’autel, fils de Guillaume le Veyer, sieur du Carpont et de Kerimel, et de Marie Derrien ; on voit sur sa tombe ses armes : d’argent à deux haches d’armes de gueules adossées en pal ;

François Tréguier, chanoine, devant l’autel ;

Hamon Barbier, archidiacre d'Ack et chanoine de Léon, dans son mausolée, côté de l'Epître de l’autel Saint-Pierre ;

Guillaume Tréguier, chanoine théologal, devant l’autel, du côté de l'Epître ;

Goulven Tréguier, prêtre choriste, devant l’autel de Saint-Pierre, côté de l'Evangile, joignant le pilier de la Visitation ;

Vincent Le Galliou, prêtre choriste, inhumé dans une tombe marquée d’un calice, entre le banc de M. Kermen Poulpiquet et les balustres de l’autel de la Visitation ;

Hervé Le Garo, chanoine, devant l’autel de Saint-Pierre, entre l’autel de Notre-Dame de Folgoet et le balustre de Saint-Joseph ;

Henri de Névet, marié en 1452 à Isabeau de Kerchoent, devant l’autel de Saint-Pierre.

 

15° Chapelle de Saint-Mathieu.

Il n’y a plus d’autel dans cette chapelle, mais on voit qu’il devait s’en trouver un autrefois sous la fenêtre formant le pignon Est du bas-côté Sud. La porte voisine qui descend par quelques marches dans le petit cloître s’appelle encore la porte Saint-Mathieu.

Une chapelle de Saint-Mathieu devait exister dans la Cathédrale de Léon depuis le IXème siècle, lors de la translation des reliques de saint Mathieu en Bretagne. Voici ce qu’en dit M. de la Borderie au mot Salomon, dans la Biographie Bretonne : « Paulin ou Paulinus, évêque de Léon au Xème siècle, écrivit une histoire de la translation du corps de saint Mathieu en Bretagne, translation qui se fit au IXème siècle, soue le règne de Salomon, c’est-à-dire de 857 à 875, comme l’atteste la Chronique de Bretagne, où nous lisons (Morice, I. Preuves, 3) : " Anno 857, Herispoius Rex Britannorum occiditur à Salomone. Hujus tempore Salomonis delatum est ab AEthiopia corpus Sancti Matthœi Apostoli in minorem Britanniam " ». D’autre part, dans une vie de saint Gouesnou, écrite en 1019, par Guillaume, prêtre de Saint Paul, et éditée par dom Plaine en 1884 (Revue de Bretagne et Vendée, 1884), nous lisons : « Civitas Occismorum corpore Beati Matthœi fuit longo tempore adornata quod nunc Salernis habetur. Ante tamen septennium (vers 1012) particula corporis B. Matthœi et particulœ reliquiarum B. Pauli tuo Labore, venerabilis Eudo (Evêque de Léon, 1095-1022) in nostram patriam sunt delatœ ». La Cathédrale de Léon posséda donc les reliques du saint Apôtre et dut avoir dans l’église primitive une chapelle sous son vocable ; il est donc naturel que nous retrouvions une chapelle de Saint-Mathieu lors de la reconstruction du choeur au XVème siècle. Et les Archives (G. 123-332) possèdent la fondation d’une chapellenie faite en l’honneur de saint Mathieu dès le XIVème siècle, en 1343. Le texte de cette fondation, dont la copie nous a été conservée, commence ainsi :

« Ego Guillelmus Evenou Canonicus, licentiam obtinui ab Episcopo et Capitulo ad fundendum in ecclesia Leonensi, cujus sum a baptismo alumnus, per multa beneficia usque ad canonicatum promotus, quamdam capellaniam in honorem B. Mathœi Evangeliste cujus memoria celebris, reliquia veneranda et caput gloriosum diœcesim et nationem nostram illustrant ».

Voici les noms de quelques anciens titulaires de cette chapellenie :

1496, Alain Poulmic ;

1522-1529, Pierre Kergouez ;

1548, Jean Kerahes ;

1556, François du Chastel, prêtre, sieur de Pratanledan ;

1563-1576, Jean Kerguz ;

1587-1591, Yves Colin ;

1589, Yves Poulmic ;

1594, Guillaume Lesguen.

Les deux vitres de la chapelle appartenaient en 1719 à M. le Comte de Lescoat, à cause de sa terre de Kerangouez.

On voit au-dessus de l’enfeu un écusson portant trois chevrons, armes des Parcevaux : d’argent à trois chevrons d’azur.

Dans cette chapelle se trouvait la tombe de Claude de Kergorlay, chanoine, seigneur de Kerangouez, devant l’autel de Saint-Mathieu, et celle de Gilles le Gentilhomme, prêtre et maître de la musique, joignant la balustrade du même autel. Voici quelles furent les dispositions testamentaires de ce dernier (G. 119) : « In nomine Domini. Amen. Testament et codicille de dernière volonté que fait... venerable et discret Missire Gilles le Gentilhomme, prêtre, maître de psalette en la Cathedrale de Léon, gisant au lit malade en la maison de la dite psalette en cette ville de St Paul, paroisse de St Jean, sain toutefois d’esprit et d’entendement, déclarant vouer et consacrer son âme entre les mains de son Createur lequel il suplye d’user en son endroit de sa miséricorde et bonté infinie et laquelle il recommande à tous les Saints et Saintes de paradis et surtout à son ange gardien et à st Gilles son parrain et à st Paul patron de ce dioceze ce jour vingt-quatrième de Novembre l’an 1680 avant midy, aux poins et conditions qui ensuivent.

Désire sous le bon plaisir de MM. du Chapitre estre enterré en la tombe du chapelain de la chapelle de st Mathieu apôtre au devant de son autel.

Ordonne qu’il soit fait un octave simple à l'accoustumée pour le repos de son âme.

Souhaite qu’à la plus grande diligence que faire se pourra il soit dit à l’intention du dit testateur le nombre de 400 messes à basse voix et prie Mr. Cren, chanoine penitencier de les faire dire où il le pourra le plus promptement, et de payer la somme de 200 livres pour la retribution des dites 400 messes.

Désire sous le bon plaisir de MM. du Chapitre faire une fondation d’une rente annuelle de 45 livres pour faire sonner tous les jours à l’élévation du St Sacrement en la grande messe du choeur 15 coups de cloches differante de celle de Santus, par exprès de la cloche nommée le Rolland afin d’advertir tout le monde de rendre leur adoration à Notre-Seigneur, sur laquelle somme de 45 livres on payera au sonneur 15 livres par an et tournera le reste au profit de la dite fabrique.

Plus donne et lègue à chacune des eglises de N. D. de Creisquer, du couvent des Pères Minimes de cette ville, du couvent des Pères Capucins de Roscoff et Hôpital général du dit St Paul la somme de 15 livres une fois payée.

Nomme exécuteur testamentaire, M. Nicolas Filmon, chanoine ».

 

16° Le Choeur.

Le maître-autel était sous le vocable de la Sainte-Vierge, car la Cathédrale de Saint-Pol, comme celle de Saint-Corentin, était dédiée à Notre-Dame. A Saint-Pol, la dédicace de l’église se célébrait le dimanche qui suivait le 2 Juillet, jour de la Visitation.

Le maître-autel en marbre fut posé en 1745 et exécuté sur les plans de Henry Villars, architecte ; et en 1700, nous trouvons cette mention « que le Saint-Sacrement est suspendu dans un ciboire au-dessus du grand autel du choeur et couvert d’un grand dai qui couvre tout l’autel.

Au pied des marches du maître-autel, une dalle de marbre noir indique le lieu de la sépulture de saint Pol. On y lit : Sepulchrum sancti Pauli civitatis Leonensis » (M. de Courcy, Itinéraire). Cette dalle et l’inscription sont de récente facture.

Sur le bord de la contre-table du grand autel, au choeur, se voyait, en 1647, une belle image de la Vierge et celle de l’ange qui la salue (Cyrille le Pennec, Albert Le Grand, p. 497).

En 1601, nous trouvons cette mention (R. G. 473, f° 156) : « On a fait peindre le grand autel avec les trois images qui sont au-dessus, et le tableau au Levant d’iceluy avec l’image de St Paul ».

Derrière le maître-autel, est un petit autel avec retable en pierre décoré d’une arcature trilobée ; au côté de l'Evangile est une custode pour les saintes huiles, aux armes des Keraeret [Note : Burelé d’argent et de gueules à une guivre (alias à deux guivres affrontées), d’azur en pal entrelacées dans les burelles], et du côté de l'Epître, une crédence encastrée dans le pilier. Les arcades du rond-point sont ornées d’une balustrade de pierre découpée à jour avec un couronnement flamboyant qui se prolongeait tout autour du choeur (De Courcy).

Cet autel était également dédié à la Sainte-Vierge, au rapport du Père Cyrille (Albert Le Grand, 497).

Sur le devant de cet autel sont sculptées, en kersanton, les armes des Barbier, soutenues par deux anges, et ornées d’une crosse et d’une mitre. Ces armes appartenaient à Hamon Barbier, abbé de Saint-Mathieu-Fin-de-Terre (1533-1552).

Du côté de l'Epître se voyait le trône de l'Evêque. Le 26 Août 1616, les chanoines (R. G. 298) font « faire une chaise élevée, côté de l'Epître, au grand choeur, pour le Seigneur Evêque, avec un tabernacle, suivant l’usage des églises épiscopales du royaume ».

AUTELS AUTOUR DU CHOEUR.

1° Côté de l'Evangile, dans l’enfeu voisin de la petite entrée du chœur, autel de Saint Marc, car nous trouvons cette mention en 1706 (Papiers de l'Evêché) : « Prise de possession de la chapellenie de Saint Marc, par Nicolas le Maigre, clerc tonsuré de Tréguier, demeurant à Morlaix, desservie sur son autel (de Saint Marc), joignant la porte de rentrée du choeur du côté de l'Evangile ». Cette chapellenie avait été fondée en 1639 par Goulven Habasque, prêtre. Cet autel de Saint-Marc est donc distinct de l’autel du même vocable qui existait dans le transept Nord.

2° Dans l’enfeu qui suit est un autre autel dont nous n’avons pu déterminer le vocable.

En 1676 (R. G. 297), « les dévotes Soeurs du Tiers Ordre de saint François d'Assise demandent à mettre l’image de saint François sur l’autel de saint Antoine de Padoue, au bas du choeur, côté de l'Evangile ».

Cet autel devait être voisin de l’enfeu des seigneurs du Dresnay, héritiers des Pontcallec. Ils y possédaient, en effet, une « tombe enlevée estante en la plus basse arcade du choeur en la dite église, côté Nord, armoyée en chef au milieu et aux deux côtés, en plain d’un écusson de pierre portant les dites trois fasces et chefron brisé, avec piscine ou benitier jouxte l’écusson estant à l'Occident de la dite arcade, quel dernier écusson est mi-parti en alliance aux echiquetés » (G. 54).

DEVANT LE CHOEUR.

Le choeur était séparé de la nef par un jubé fort massif dont la démolition remonte vers 1870 (?), car dans son Itinéraire de 1864, M. de Courcy signale à l’entrée du choeur « deux ambons ou jubés fort laids » ; ce jubé était orné, en 1601, des statues des douze Apôtres (R. G. 473). Devant et sous ce jubé s’élevaient plusieurs autels.

1° Du côté de l'Evangile : l’autel paroissial du Crucifix des Champs, dit aussi Crucifix devant le Choeur, ou autel Communel ou du commun (1662). Voici comment il est décrit dans l’enquête de 1698 (G. 118) :

« Cet autel, qui est à la porte du choeur, du côté de l'Evangile, a 5 pieds 7 pouces de long et 2 pieds de largeur depuis les gradins ; il n’a pas de tabernacle, mais une niche de bois doré et étoffée (peinte). L’autel est cerné d’un balustre éloigné du devant de l’autel de 5 pieds et demi et d’un côté, de 15 pouces. Du côté de l'Evangile il y a une crédence en dedans du balustre, éloignée de 3 pieds de ce côté de l’autel. C’est là qu’on bénit le pain tous les dimanches, qu’on y dit la messe basse pendant Laudes pour tous les paroissiens du Minihy, c’est là où l'Evêque ou le premier dignitaire, à son défaut, bénit les cendres.

La niche est couverte d’un dôme doré, et au-dessus du retable, portant les armes de Mgr. Cupif, et fait en 1641, est la figure en relief d’un soleil porte-sacre soutenu par deux anges.

Du dit autel au bas de la nef il y a 126 pieds de long, et du dit autel à celui de Toussaint il y a 112 pieds. Dans la croisade (transept) il y a 129 pieds de large, et dans le bas de la nef 48 pieds de large ».

En 1752, nous trouvons mention de « l’autel de Notre-Dame de Pitié dit Communel ».

A cette époque, se desservaient sur cet autel plusieurs chapellenies qui avaient autrefois leur autel particulier. C’est ainsi que la chapellenie de Saint-Jacques, consistant en deux messes par semaine, fondée au XVème siècle pour le diacre d’office, était desservie au XVIIème siècle sur l’autel Saint-Jacques, et en 1752, sur l’autel Commune!. Cette chapellenie était possédée en 1467 par Jean de Coatalem (G. 112).

On y desservait également la chapellenie de Saint-Michel et Sainte-Marguerite, fondée en 1425 (G. 338), et qui avait au XVIIème siècle son autel « près la porte de Leur-Meur » (G. 124), porte qui devait être, je pense, voisine de la chapelle de Saint-André ou de Carman, où se desservait une chapellenie de Sainte-Marguerite, comme nous l’avons dit plus haut.

Il en était de même des chapellenies de Saint-Coulm et de Saint-Barthélemy, desservies en 1752 sur l’autel Communel, et cependant saint Coulm avait eu son autel dans le transept Nord.

Au XVIIème siècle, saint Barnabé avait aussi son autel, mais en 1752 sa chapellenie, dite aussi de Luguern, était desservie sur l’autel de « Notre-Dame de Pitié dit Communel » (G. 124).

Le 14 Avril 1551 (G. 124), « nobles gens Messire Jan de Kercuvelen et François Penchoadic » faisaient fondation sur l’autel du Crucifix devant le Choeur.

On y voyait la tombe enlevée de François Penchoadic, chanoine de Léon, joignante le choeur du côté de l'Evangile, plus bas que l’autel de Notre-Dame de Bon-Voyage.

Celle de R. P. en Dieu Christophe de Chavigné, évêque de Léon, devant l’autel Communel, côté de l'Evangile.

La tombe de Louis Colin, vicaire du Crucifix des Champs, était devant l’autel Communel.

Aux voûtes du choeur, au-dessus du sanctuaire, on remarque les armes : de l’évêque Guillaume Féron (1439-1472), une fasce accompagnée de trois grelots, des Barbier, d’argent à deux fasces de sable, des Rohan, de gueules à neuf macles d’or, et de Mgr. Validire (1427-1433), d’argent au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d’argent.

Les belles stalles du choeur, si bien décrites par M. le chanoine Abgrall dans son Livre d’or, ont été faites au commencement du XVIème siècle, et pour cette raison, à la première stalle du côté de l'Epître on a placé les armes de Mgr. de Carman ou de Kermorvan (1504-1514), et sur la première stalle du côté de l'Evangile, les armes de Mgr. Guy le Clerc (1514-1523).

SAINT-CLAUDE.

A 4 pieds 3 pouces de l’autel du Crucifix des Champs, de l’autre côté de la porte du choeur, se voyait l’autel Saint Claude, ainsi décrit dans l’enquête de 1698 : « Au-devant du dit autel il y a un tableau qui représente l’administration des sacrements (c’est peut-être le tableau qui se voit aujourd’hui dans la chapelle de Kermeur, où est l’image de la Trinité), et il y a dans le balustre deux bancs de long et un de travers qui servent à MM. du Chapitre pour entendre le sermon, et en dehors il y a un long banc pliant pour les enfants de choeur, lequel on a fait du banc qui était devant l’autel de la paroisse de Saint-Pierre ». C’était sur cet autel que se desservait, avant 1680, la paroisse de Saint-Jean-Trégondern, transférée depuis cette époque à l’autel Saint-Joseph.

Devant l’autel Saint-Claude était la tombe d'Yves le Hir, vicaire de Trégondern, et la tombe blanche d'Yves Perennez, chanoine de Léon, recteur de Commana.

CRUCIFIX DE LA VILLE.

Ou Crucifix devant le Trésor, car il est dit qu’au XVIII-XIXème, des sept autels ou paroisses du Minihy, cinq étaient autour du choeur et deux devant l’entrée du chœur : or, comme nous avons déjà déterminé la place des cinq autels autour du choeur, que nous en avons aussi signalé un à l’entrée du choeur, il nous reste à conclure que le septième autel, celui de la paroisse du Crucifix de la Ville ou devant le Trésor, était situé près l’autel Saint-Claude et adossé au pilier du côté de l'Epître, à l’entrée du chœur.

« C’est un petit autel (Enquête de 1698) de 5 pieds 1/2 de long sur 22 pouces de large depuis les gradins, qu’il n’y a ni tabernacle ni balustre, que au coin de la croisée du Midy il y a un confessionnal et qu’au-dessus de l’autel il y a un crucifix en relief et au-dessous un grand tableau qui représente une descente de croix ».

Nous trouvons la mention (G. 124) d’une « chapellenie de Saint-Yves, fondée le 23 Septembre 1693 par M. Hervé le Jacobin, sieur du Dourdu, sur l’autel Saint-Yves, au plus proche pilier ou colonne du jubé de l’église, à l’aile droite ».

Suit l’extrait d’un aveu de 1726 rendu à M. de la Bourdonnaye, évêque de Léon, par Messire Jan-Claude Derval, sieur du Dourdu :

« En la Cathédrale, proche le premier pilier de la première arcade du côté de l'Epître, sous et devant le choeur, vis-à-vis de l’autel des Saints Simon et Jude, deux pierres tombales, caractérées d’une fasce surmontée d’une main portant un épervier (qui est Kergoual), joignant du Midi les tombes des sieurs de Keramprat, de Nord celle du seigneur le Kermoruz, et autre tombe au bout suzain des dites deux tombes, et au bas du marchepied du dit autel Saints Simon et Jude caractéré d’un écusson avec calice, comme aussi deux autres tombes de pierre à raze terre, l’une devant et au dessus des balustres devant la chapelle de la commune, armoyée d’un lion (qui est Dourduff), l’autre vis-à-vis la porte du dit chœur, armoyée de même.

Plus la chapelle de Saint-Yves, étant sous la seconde arcade du Midy, entre la chapelle de la Sainte-Croix et l’arcade du choeur, appartenant au seigneur, avouant, fondée par Messire Hamon le Jacobin, seigneur du Dourdu ».

Tombes voisines de l’autel du Crucifix de la Ville, en 1719 :

Hervé de Launay, chanoine, devant l’autel ;

Yves Souryman, prêtre sacristain, devant l’autel ;

Marie Bléas, devant l’autel, à la longueur d’une tombe des balustres ;

Constance Prigent, veuve d'Alain Souryman, devant l’autel ;

Guillaume Calvez, archidiacre de Quemenedilly, chanoine, inhumé derrière les autels du Crucifix de la Ville et de Saint-Yves ;

Marguerite Brehant, dame de Lavengat, femme d'Yves Poulpry, sieur de Lavengat et de Kerouzéré, morte en Août 1713, inhumée devant l’autel Saint-Yves.

AUTOUR DU CHOEUR.

Dans les enfeus adossés aux stalles du choeur, du côté de l'Epître, se trouvaient l’autel de Notre-Dame du Folgoat, puis, tout près de la sortie du choeur, même côté, l’autel de Notre-Dame de Pitié ou Notre-Dame du Crucifix ; on voit encore sur le retable de l’autel, un bas-relief représentant la Sainte Vierge tenant sur les genoux le corps inanimé de son fils.

En 1664 (G. 112), nous voyons signalée la tombe des Creachquerault « sous l’arcade où pendait l’image de ste Brigitte, entre l’autel de N.-D. du Folgoet, du côté du choeur, et celui de St Joseph ».

En 1719, Christophe de Creachquerault, sieur de Kerangon, avait son banc joignant le pilier qui est devant l’autel de Notre-Dame du Folgoët. Cet autel était donc en dehors et contre le choeur, du côté de l'Epître.

C’est sur cet autel que se desservait, en 1631 (G. 121), la chapellenie de Notre-Dame de l'Assomption ou de Kergroadez, fondée l’an 1421 par Guillaume de Kergroadez, chanoine de la Cathédrale (G. 121).

VITRES DU CHOEUR.

En 1719, « la fenêtre au-dessus du maître-autel, appartenant à la terre de Kergonnouarn ou du Chastel, était possédée à cette époque par Madame de la Marre Allain » (G. 120).

Du côté de l'Evangile, la première vitre appartenait en 1719 à M. Kerman Poulpiquet ;

La seconde après, à M. le comte du Han ; elle dépendait de la terre de Keraeret ;

La troisième était en 1719 à M. Treséguer Mahé en 1663 (G. 119), elle fut donnée par le Chapitre à M. de Kerscau, sieur du Rosnévez, veuf de Jane de Boiséon, en retour de la fondation qu’il fit de l’office de saint Claude, 6 Juin, avec premières vêpres, grand'messe par les chanoines, musique, orgues et grande sonnerie ; cette vitre était au-dessus de la stalle de l’archidiacre de Quemenedilly ;

La quatrième appartenait en 1663 à M. du Louet, sieur de Coetjunval, et en 1719 à M. du Harlay, conseiller d'Etat, à cause de sa terre de Quercado ;

La cinquième appartenait également à M. du Harlay.

Du côté de l'Epître, la première après la vitre du fond appartenait aux Kersauson en 1719, et portait les armes de l’évêque de cette famille mort en 1327 ;

La seconde, aussi à M. le marquis de Kersauzon ;

La troisième à M. du Dresnay, en 1719 ; mais en 1535, elle était donnée à Guillaume Hamon, sieur de Penanru, qui avait au-dessous deux tombes lui appartenant (G. 119) ;

La quatrième appartenait en 1719 au Chapitre, mais avant 1535, à Yves le Tarieuc, chanoine archidiacre de Léon ; il est probable que la stalle de l’archidiacre de Léon se trouvait sous cette vitre, faisant face au siège de l’archidiacre de Quemenedilly ;

La cinquième à M. du Harlay, en 1719.

Autour du sanctuaire se voient plusieurs tombeaux des anciens Evêques de Léon ; du côté de l'Evangile, c’est d’abord le tombeau de Mgr. de Rieux, portant cette inscription :

HIC. JACET. ILLVSTRISS : ET. R.R.DISS.

D. D. RENATVS. DE. RIEVX. SOVRDEAC.

EPISCOPVS. LEONENSIS. ANNO. 1613.

OBIIT. OCTAVO. DIE. MENSIS. MARTII. 1651.

La représentation de l'Evêque se voit sur le tombeau, et à côté de lui est assis, tenant un livre sur les genoux, un religieux du Relecq, en habit de cistercien, qui nous rappelle que Mgr. de Rieux était abbé de cette communauté, où il mourut, et qu’il avait pour gouverner le diocèse, comme grand-vicaire, le prieur de l’abbaye, nommé Bienassis, ce qui fut l’occasion de quelques contestations de la part du clergé.

Le tombeau de Mgr. de Rieux ne devait pas se trouver primitivement dans la place qu’il occupe actuellement, car nous trouvons cette mention au déal du Chapitre, sous la date du 17 Avril 1651 (G. 29) :

« Le corps de Mgr. de Rieux sera transféré du Relecq à la Cathédrale de Léon, le 6 Mai, et enterré en l’arcade du côté de l'Epître au choeur, à condition que la tombe sera élevée de même que celle élevée de l’autre côté ». Et dans l’état de 1719 il est dit que sa tombe, où est déposé son coeur, est placée « sous la ferrade du choeur qui est derrière le banc du célébrant ».

En remontant le sanctuaire, nous trouvons le tombeau de Mgr. de la Marche, avec cette inscription :

HIC. JACET.

JOANNES. FRANCISCUS. DE. LA. MARCHE.

EPISCOPUS. ET. COMES. LEONENSIS.

STIRPE. ANTIQUA. ET. PROGENIE. CLARA. NOBILIS.

VIRTUTE. PIETATE. ET. LABORIBUS. LONGE. NOBILIOR.

SENATUI. ET. PROVINCIAE. GALLOBRITONUM. CARUS.

QUIBUS. DENIQUE. EVERSIS. MILITIAE. CLERO. CETERISQUE.

GALLORUM. IN. ANGLIA. EXULANTIUM.

SUBSIDIA. SIBI. A. REGE. ET. SENATU. BRITANNICO. COMMISSA.

SOLLICITUDINE. ET. CHARITATE.

AMICUS. PATER. ET. PASTOR. MINISTRAVIT.

OFFICIORUM. QUAE. RELIGIO. QUAE. ECCLESIA. GALLICANA.

QUAE. JURA. REGNI.

QUAE. FIDES. ET. AMOR. ERGA. REGIAM. BORBONIAM. GENTEM.

IMPOSUISSENT.

PROPUGNATOR. STRENUUS. ET. RECTE. TENAX.

NON. OPPROBRIIS. NEC. ILLECEBRIS. PRAVA. JUBENTIUM.

MOVENDUS.

SPLENDIDAM. PAUPERTATEM. ADSCIVIT. SIBI.

CARAM. HABUIT. ET. HONESTAVIT.

HIS. TANTISQUE. LABORIBUS. INDEFESSUS.

MISERICORDIA. DIVINA. CONFIDENS. ET. MELIORA. SPIRANS.

OBIIT. DIE. XXV. NOVEMBRIS. ANNO. MDCCCVI.

AETATIS. LXXVII.

Les restes de Mgr. de la Marche, mort à Londres en 1806, furent transférés à Saint-Pol de Léon et inhumés sous ce monument en 1868.

Du côté de l'Epître, en continuant le tour du sanctuaire, est le tombeau en marbre de Mgr. de Visdelou, qui porte cette inscription :

FRANCISCVS. VISDELOV.

LEONEN. EPVS. ET. COMES. ANNAE. AVSTRIACAE. GAL.

REGINAE CONCIONATOR. ET. EPS. MADVRAE.

DEIN. EPI. CORISOP. COADJVTOR.

DEMVM. LEONEN. EPS. ET. COMES.

OBIIT. XVIII. MART. AN. MDCLXXI.

NICOLAS. DE. LA. COLONGE. FECIT. ANN. 1711.

Puis vient le tombeau de Mgr. de Neufville, dont l’inscription est évidemment moderne :

CY. GIST. M. ROLLAND. DE. NEVFVILLE.

PVISNE. DV. PLESS1S. BARDOVL.

EVESQVE. DE. LEON. LAN. 1562.

DECEDE. LE. CINQUE. FEVRIER. LAN. 1613.

AGE. DE. 83. ANS.

En 1650 (G. 119), Jan Tanouarn , seigneur Duplessix Bardoul et de Kerdanouarn, abbé commendataire de l’abbaye de Montfort, résidant plus ordinairement au manoir du Plessis Bardoul, paroisse de Téchastel, diocèse de Rennes, fonde pour lui, ses parents et son oncle Rolland de Neufville, chaque jour et fête de saint Rolland, évêque de Cambrai, le 13 Octobre, un double solennel, mémoire après vêpres et De profundis chanté près de la tombe de Mgr. de Neufville « estant dans le choeur, côté de l'Epître ».

Joignant la tombe de Mgr. de Neufville, se trouvait dans le choeur, du côté de l'Epître, celle de Pierre le Neboux de la Brosse, évêque de Léon (1671-1701).

En dehors du choeur, côté de l'Epître, sous le banc qui joignait la tombe de Mgr. de Neufville, était la tombe de Hervé Hamon, seigneur de Penanru.

Puis enfin le tombeau de Mgr. de Kersauzon, dont l’inscription semble aussi avoir été modernisée :

HIC. JACET. IN. PACE.

GVILLELMVS. DE. KERSAVSON.

EPS. LEON. QVI. CAPELLAE. SANCTI. MARTINI.

IN. HAC. ECCLESIA. CATHLI. FVNDAMENTA. LOCAVIT.

OBIIT. A. DNI. M.CCCXXVII.

Nous apprenons, à l’occasion d’une procédure du Chapitre contre les héritiers de Mgr. de la Bourdonnaye, en 1745 (G. 154), « que le coeur seul de cet Evêque fut déposé au choeur de la Cathédrale, la saison n’ayant pas permis la translation du corps ». On sait que ce prélat était mort à Brest, le 22 Février 1745. Ce ne sont donc pas les chaleurs, mais le mauvais temps, la neige ou le verglas qui empêchèrent cette translation.

Le chef de Mgr. Le Neboux de la Brosse est encore conservé dans un petit reliquaire en bois doré, posé au-dessus des stalles à l’extérieur du choeur, côté de l'Evangile, avec cette inscription : Le chef de Mgr. Pierre Nebout de la Brosse, 62ème Evêque de Léon, siégea 20 ans, mort en Septembre 1701, requiescat in pace.

Ce prélat avait autrefois sa tombe dans le chœur, auprès de celle de Mgr. de Neufville (P. Peyron).

 

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

 (61) : Vue du Porche Ouest

 (61) : Vue du Porche Ouest

   

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

 (61) : Porche Ouest avec statues de saint Thomas, saint Pol et saint Paul

(61) : statue de saint Pol (en pierre de kersanton) du XIVème siècle

   

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 (61) : statue de saint Thomas (en pierre de kersanton) du XIVème siècle

(61) : statue de saint Paul (en pierre de kersanton) du XIVème siècle 

   

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 (58) : Vue du Porche Sud

 

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 (58) : Porche Sud avec statues du Christ, de la Vierge et certains apôtres

(58) : une plaque du porche Sud

   

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(58) : statues de saint Jean et de saint Simon (pierre de kersanton), oeuvre de l'atelier Hernot (XIXème siècle)

(58) : statues de saint André et de saint Pierre (pierre de kersanton), oeuvre de Guy Pavec (1980)

   

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Vue du fond de la nef vers le choeur

Vue du fond du choeur vers la nef

   

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 Vue du plafond

 Vue du plafond

 

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(2) : Groupe de la Sainte-Famille en plâtre (XIXème siècle)

 

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(54) : Statue en bois de la Vierge à l'Enfant (XVIème siècle)

 

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(3, 4, 5) : à gauche : statue en bois de saint Joseph (XVIIème siècle) ; au centre : statue en plâtre de Notre-Dame de Lourdes (XIXème siècle) ; à droite : statue en marbre de sainte Thérèse de Lisieux (XXème siècle)

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(6) : Statue en bois d'un saint non identifié (XVIIème siècle)

(7) : Crucifix en bois du XVIème siècle

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(8, 9, 10) : Autel et retable du XIXème siècle. Le bas-relief représente le Songe de saint Pol (à gauche) et le pêcheur découvrant la cloche (à droite). A gauche, une statue en plâtre de saint Herbot (XXème siècle). A droite, une statue en plâtre de saint Eloi. La statue en plâtre du milieu représente Notre-Dame des Sept-Douleurs (XXème siècle)

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(11) : Groupe de l'Annonciation en plâtre (1897)

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(11) : Fresque du Jugement dernier

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(12) : Autel à la sirène, avec les armes des Tuonelorn (ou Traonelorn de Kerautret). Au pied de l'autel se trouve une dalle funéraire

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(13) : Autel en bois verni, oeuvre de A. Bizard (1926)

 

(14) : la dalle de Marie-Amice Picard, morte en 1652. Demeurant 17 ans sans prendre de nourriture, elle souffrait le martyre du saint du jour. On conduisait fréquemment jadis à son tombeau les petits enfants pour les faire marcher plus tôt.

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Vie de Marie-Amice Picard

 

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(15) : Autel des reliques, surmonté d'une statue de saint Pol. Il s'agit de l'ancien vicariat de Notre-Dame de Cahel (une des sept paroisses du Minihy-Léon). Le vitrail situé à gauche date du XIXème siècle et représente la Vierge à l'offrande (fabrique du Carmel du Mans, Hucher fils successeur)

 

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(15) : Châsse reliquaire en bronze doré

(15) : Indulgences et reliques de saint Pol (Paul Aurélien)

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(15) : Niche dans le mur avec la cloche de saint Pol (VIème siècle)

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(16) : Vitrail représentant "Comment saint Paul fit son entrée dans la ville morte" (atelier Labouret - 1935)

(17) : Vitrail représentant "Comment saint Paul maîtrisa le taureau" (atelier Labouret - 1935)

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(16) : Vitrail représentant "Comment saint Paul rerrassa le dragon", don de la famille Guébriand (atelier labouret, carton Boignard - 1935)

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(19) : Autel du Rosaire (tableau de la cité présentée à Jésus par la Vierge et Jean-Baptiste). Il s'agit de l'ancien vicariat de Saint-Jean Baptiste ou Saint-Jean de la ville, une des septs paroisses du Minihy-Léon.

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(19) : Retable du Rosaire (XVIIème siècle). Le tableau (acquis par la congrégation du Rosaire, fondée en 1643) représente Marie et Jean-Baptiste suppliant le Christ en faveur de saint Pol [au bas, la ville de Saint-Pol-(de Léon) au XVIIème siècle]

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(21) : Gisant, en kersanton, de Mgr. B. de Guébriant, missionnaire en Chine, originaire de Saint-Pol et décédé en 1935 (oeuvre de Quillivic - 1935)

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(22) : Gisant, en kersanton, de Mgr. de Rieux-Sourdéac, décédé en 1651 (XVIIème siècle)

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(23) : Tombeau, en marbre de Carrare, de Mgr. J.F. de la Marche, décédé en 1806 (oeuvre de Léon Cugnot - 1869)

(23 - 33) : Les verrières du haut (au niveau du choeur) : - à gauche, représentation de Saint Salomon, roi des Bretons, puis "Comment sainct Pol passa son estole au col du dragon vaincu par Kergournadec'h", et enfin la Bienheureuse Françoise d'Amboise ; - au centre, représentation de la confession de saint Pierre, saint Paul et saint Jean Baptiste ; - à droite, représentation de saint Hervé exorciste, puis "Comment Childebert fit sacrer saint Paul évêque de Léon", et enfin saint Yves avocat des pauvres.

 

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(24) : Statue de Notre-Dame de Bon-Secours

(24) : Vitrail représentant une Pêche miraculeuse, d'après un carton de tapisserie de Raphaël

   

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(25) : Tableau anonyme du XVIIème siècle. St François de Paule, fondateur des Minimes présente sa règle à l'église

(25) : Cénotaphe de René de Léseleuc, mort évêque d'Autun en 1873

 

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(26) : Autel en bois du XIXème siècle. Statues des apôtres. Il s'agit de l'ancien vicariat de Toussaints (Roscoff Est), une des sept paroisses du Minihy-Léon.

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(26) : Statue de saint Jean

(26) : Statue de saint Joseph

 

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(26) : Vitrail, oeuvre de Lobin, Tours, et daté de 1867. Il représente, de gauche à droite, la Nativité, la Présentation au Temple, la Cène et la Résurrection

 

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(27) : Cénotaphe, daté de 1877, en marbre de Mgr Jean-Gilles de Coetlosquet, né au manoir de Kérigou-Trégondern et mort en 1784. Il fut académicien et précepteur des enfants des futurs rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. 

(28) : Tombeau en pierre (XVIème siècle) des Frères Richard, constructeurs de la maison prébendale.

   

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(23-33) : Plaques commémoratives (inscriptions latines qui rappellent l'érection de la Cathédrale en Basilique mineure, le 1er septembre 1901)

   

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(29) : Statue, en bois, de sainte Appolline (XVIIème siècle), patronne des dentistes. Pour la torturer, les persécuteurs lui arrachèrent toutes les dents.

(30) : Statue, en bois, de sainte Marguerite (XVIIème siècle), invoquée par les femmes enceintes.

   

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(30) : Statue, en bronze, datée du XIXème siècle. Il s'agit d'une réplique de la statue de saint Pierre, au Vatican.

(32) : Vitrail  de Lobin (Fabrique du Carmel du Mans), daté de 1883. Il s'agit d'une représentation de Mgr. de Neufville, d'après une enluminure d'un missel conservé à Lyon.

 

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(23) : Tombeau, en marbre, de Mgr. François de Visdelou, décédé en 1668 (oeuvre de Nicolas de la Colonge - 1711)

 

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(34) : Gisant,en pierre de kersanton, de Roland de Neufville, décédé en 1613 (XVIIème siècle)

 

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(35) : Gisant, en stuc, de Mgr. Guillaume de Kersauzon, décédé en 1327 (XIXème siècle)

 

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(36) : Autel et retable, en bois polychrome, de Notre-Dame du Mont-Carmel (XVIIème siècle). Le retable, placé en 1973, provient du couvent des Carmes qui fut rasé à la Révolution. La statue de gauche représente saint Raphaël conduisant le petit Tobie (ange gardien). La statue de droite représente saint Michel. Les bas-reliefs représentent les vertus cardinales, la Tempérance, la Justice, la Force et la Prudence. Au-devant de la balustrade se trouve la pierre tombale de François Le Veyer de Kerisnel, décédé en 1570. Il s'agit de l'ancien vicariat de Saint-Pierre (Roscoff-Ouest et Santec), une des sept paroisses du Minihy-Léon. On y trouve un vitrail de Gaudin (1894) représentant la Résurrection de Lazare.

 

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(38) : Vitrail de F. Huchet successeur (Fabrique du Carmel du Mans), daté de 1891 et représentant une scène évangélique illustrant la parole de Jésus "Laissez venir à moi les petits enfants".

 

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(39) : Les Etagères de la nuit. Il s'agit de "boîtes à crâne". Ils sont au nombre de 32, peintes en noir, bleu ou blanc, avec le nom du mort.

 

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(39) : Tableau, huile sur toile, anonyme (XVIIème siècle), représentant "La Mort du Juste".

(40) : Tableau, huile sur toile, de l'Hermitais (1758), représentant "Saint-Pol terrassant le dragon".

 

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(41) : Fresque (XVIème siècle). Armoiries et devise des Hamon de Pennanrue : Arabat ! Il ne faut pas !.

 

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(42) : Autel et retable de sainte Anne (XVIIème siècle). Statue de sainte Anne (au centre), de saint Vincent de Paul (à gauche) et de saint François (à droite).

 

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(42) : Statue de saint Vincent de Paul

(42) : Statue de saint François

   

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(43) : Vitrail (1891), oeuvre de Hucher fils (Fabrique du Carmel du Mans). Ce vitrail représente six scènes de la vie de saint Joachim et de sainte Anne, parents de la Vierge Marie.

(43bis) : Statue de sainte Anne et de la Vierge

 

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(44) : Tableau, huile sur toile, qui représente l'éducation de la Vierge

 

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(45) : Autel de saint Roch (1854). Statues de saint Roch (à gauche) et de saint Sébastien (à droite). Le tableau représente la Donation du scapulaire à saint François de Sales. Il s'agit de l'ancien vicariat de Saint-Jean l'Evangile ou de Trégondern, une des sept paroisses du Minihy-Léon.

 

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(46) : Un enfeu comprenant le tombeau des Le Scaff (armoiries tenues par des lions).

 

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(46) : Vitrail (XVIème siècle) représentant l'Ange du Jugement et la chute des damnés avec le couple des Le Scaff, donateurs.

(47) : Vitrail de Lobin (Tours) daté de 1888 et représentant Saint Jean à Patmos (vision inaugurale de l'Apocalypse).

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(48) : Autel et retable, en marbre, datés du XIXème siècle. Statue du Sacré-Coeur.

 

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(49) : Vitrail de Lobin (Tours) daté de 1873. Plusieurs scènes sont représentées : l'Arrestation de Jésus, Jésus devant Pilate, la Dérision, Véronique, la Crucifixion, la Déposition de la Croix. Dans le coeur de la rose se trouve représentée la Trinité. La première couronne de la rose est occupée par des anges musiciens, orants et thuriféraires. La deuxième couronne comporte des rois jouant de la harpe ou portant des flambeaux. Les troisième et quatrième couronnes comportent des trilobes et des quadrilobes garnies de feuillages.

 

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(50) : Statue, en marbre, de Jeanne d'Arc (XXème siècle), oeuvre de Ch. Desvergnes.

(50) : Statue de saint Paul Aurélien.

 

 

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(51) : Statue, en bois, de saint Antoine l'ermite (1750).

(53) : Tableau, huile sur toile, de la Crucifixion (XIXème siècle).

 

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(55) : Crucifix, en bois, daté du XVème siècle. Il s'agit de l'ancien vicariat du Crucifix ou Crucifix des Champs, une des sept paroisses du Minihy-Léon. Celui du Crucifix de la ville lui fait pendant à l'autre pilier.

 

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(56) : Enfeu avec la dalle funéraire de Guillaume de Kersauzon.

 

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(56) : Vitrail daté de 1560 et restauré par la Fabrique du Carmel du Mans. Scènes représentées : accueillir les pèlerins, racheter les captifs, soigner les malades et nourrir les affamés.

 

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  (57) : Baptistère, en bois, des ateliers Derrien.

  (57) : Enfeu situé près du baptistère.

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(59) : Sarcophage, en pierre, daté semble-t-il du XIème siècle (situé à gauche du porche Sud). Ciselé de cinq arcades, de feuilles de végétaux, d'arbres dépouillés de leurs feuilles et d'une croix ancrée, il passe aussi pour être, d'après certains historiens, la sépulture de Conan Mériadec, premier roi chrétien de Bretagne, mort en 421.

 

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  (60) : Grandes orgues, construites par les anglais Robert et Thomas Dallam. 

    (60) : Grandes orgues avec buffet daté de 1660. L'instrument comporte 2118 tuyaux et a été restauré en 1986 par la maison Renaud. 

 

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    Le maître-autel du Choeur, en marbre de Mouroux, avait été commandé en 1746 à Henry Villars (architecte du diocèse du Mans). Encadré de deux anges, cet autel est surmonté d'un Ciborium. Le Ciborium abritait le ciboire contenant la Sainte Eucharistie. Surmontant l'ancien maître-autel, il a la forme d'un palmier symbolisant l'éternité et la résurrection. Il existe en France trois ciboriums semblables, à Amiens, Reims et Saint-Germain.

 

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

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 Tabernacle mural, situé derrière le maître-autel (Choeur)

Elèment situé à droite du maître-autel (Choeur)

    

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Stalles provenant du château de Kerjean (Choeur)

Stalles provenant du château de Kerjean (Choeur)

 

 

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (Bretagne)

Stalles du Choeur, en chêne massif, de 33 sièges (début du XVIème siècle)

 

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Stalles du Choeur, en chêne massif, de 33 sièges (début du XVIème siècle)

 

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Dalle funéraire dans le Choeur (lieu se dépulture de saint Paul Aurélien)

 

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 Chemin de Croix

 Chemin de Croix

   

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 Chemin de Croix

 Chemin de Croix

   

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Confessionnal

Confessionnal

   

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Confessionnal

Confessionnal

   

Médaillon d'une porte ajourée d'un confessionnal (le Christ porte sa croix)

 Médaillon d'une porte ajourée d'un confessionnal (saint Pierre, le renégat pardonné)

   

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Bénitier

Bénitier

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Bénitier

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Porte de la sacristie

Portes donnant  sur le Porche Ouest

 

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Plaque commémorative

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Statut de Saint-Mathieu

Statut du Christ

   

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Enfeu

Enfeu

   

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Enfeu

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Enfeu

 

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Mécanisme de l'ancienne horloge de la cathédrale

 

Nota : les photos réalisées par Roger Frey sont la propriété du site infobretagne.com.

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