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Chapelle Notre-Dame du Kreisker |
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La fondation de la chapelle primitive remonte au VIème siècle. Une jeune lingère ayant travaillé un jour de fête chômé en l'honneur de la Vierge, malgré les remontrances de Saint Kirec (ou Guévroc) fut subitement paralysée de tous ses membres. Après son repentir, le saint la guérit et elle lui donna sa maison pour en faire une chapelle. On lui donna le nom de Kreis-ker parce qu'elle était située au milieu du village, faubourg de la ville. La première chapelle en bois ne résista pas aux ravages des Normands au IXème siècle. Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker le 3 mai 1375, l'édifice est reconstruit (semble-t-il, par les Anglais) dans le dernier quart du XIVème siècle. Après le départ des Anglais, la tour fut couronnée, au XVème siècle, d'une flèche fabuleuse et l'édifice sensiblement modifié. |
CHAPELLE NOTRE-DAME DU KREISKER
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Vue du Porche Ouest. La tour mesure 78 m de haut. La flèche de granit est un octogone percé de 80 ouvertures en rosaces, quinte-feuilles, quatre-feuilles et trèfles. On accède à la balustrade par un escalier de 169 marches. |
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Porche Nord. Le porche est surmonté d'un fronton triangulaire où se trouvaient jadis les armoiries des donateurs, détruites à la Révolution. Tout au sommet se dresse une Vierge à l'enfant du XVème siècle. Sur l'arcade d'entrée, on remarque dix statuettes de patriarches barbus déployant un parchemin. |
Porche Sud. |

Porche Nord. Les portes sont surmontées de multiples feuillages, de statuettes, de monstres imaginaires et d'animaux domestiques.

Porche Nord. Côté gauche de l'arcade d'entrée.

Porche Nord. Côté droit de l'arcade d'entrée.

Vue de la Nef vers le Choeur.
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Christ en Croix. |
Saint Sébastien. |
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Autel des sept Saints. |
Les sept Saints |
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Autel de Notre-Dame |
Autel de Notre-Dame |
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Statue et boiserie de l'autel de Notre-Dame |
Statue et boiserie de l'autel de Notre-Dame |
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Boiserie de l'autel de Notre-Dame |
Boiserie de l'autel de Notre-Dame |

Statue de saint Paul Aurélien

Vitrail dédiée à Notre-Dame et oeuvre de Labouret.
Au centre de la rosace se trouve le monogramme de Marie. Tout autour, des symboles prises dans la litanie de la Sainte Vierge, thème que l'on retrouve souvent dans d'autres oeuvres de Labouret. Dans un premier cercle : Miroir de justice, Arche d'Alliance, Tour d'Ivoire, Reine des Saints et des Anges, Maison d'Or. Dans un second cercle : Trône de la Sagesse, Vase spirituel, Etoile du matin, Porte du Ciel, ... Le nom des quatre évangélistes entourent cette rosace : Marc, Jean, Luc, Mathieu. Certains détails évoquent des Apôtres ou des Martyrs : clés, livre, coquilles, croix, roue, fouet, arc et flèches, tête de mort, ... Les vitraux de Labouret demandent une attention particulières : les grandes vertus y sont symbolisées par des objets de la vie de tous les jours ..... Les six personnages symbolisent les foules venues prier Notre-Dame du Kreisker en sa chapelle : un pape, un évêque, un prêtre, un moine, un laboureur, un artisan. Quelques symboles : Ancre (Foi), Soleil (Zèle), Encensoir (Prière), Balance (Justice), Harpe (Louange), Lampe (Prudence), Epines (Patience), Ruche (Travail), Livre (Paroles), ....

Le grand retable de la Visitation
Le grand retable de la Visitation provient de la chapelle des Minimes, aujourd'hui disparue. Hauteur : 9m 30 ; Largeur : 6m 60. Ce retable fut commandé en 1684 à des artistes de Landivisiau, François Lerrel et son fils Guillaume. Le niveau principal du retable est rythmé par quatre puissantes colonnes torsadées à six révolutions. Le chapiteaux corinthiens comportent deux rangs de feuilles d'acanthes et des crosses aux angles. Le long des fûts s'enroulent des pampres de vigne. Des oiseaux picorent les grappes, un enfant joue avec son serpent illustrant le verset d'Isaïe décrivant ainsi l'âge d'or : "sur le trou de la vipère, le nourrisson étendra la main ..." sans qu'il lui advienne aucun mal (Isaïe, II, 63). Le symbolisme de la vigne, complétant celui du pain est en rapport avec le sacrifice de la messe célébrée devant le retable.
La disparition des panneaux de couronnements latéraux affirmant la ligne horizontale du sommet du retable la dessèche. Cette ligne mis à part les pots à feu isolés, n'est plus animée que par le motif central dont la cartouche proclame OMNIA IN GLORIAM DEI. Les deux L sont un rappel discret du roi Louis XIV. Un angelot, au-dessous, étend ses ailes entre des contre-courbes aux larges volutes. Entre les colonnes, les deux niches plates sont portées par deux généreuses consols aux coquilles Saint-Jacques, avec des têtes d'angelots, émergeant des bouquets de fleurs. Elles sont surmontées de cartouches timbrés des monogrammes de Jésus IHS et de Marie MA, sur fond de drapeau et agréments de rameaux verdoyants.

L'ornementation du retable est relativement sobre : - Il y a les "putti", ces bébés nus, qui par paires s'accrochent sur les côtés. - Il y a les têtes des chérubins. - Il y a des cornes d'abondance et des bouquets de lauriers, roses d'acanthes, marguerites, pensées, ... Parmi les fruits, des figues, des pommes et des grenades. Le domaine végétal est relativement sobre (grandes palmes sous le tableau principal, pampres de vigne sur les colonnes torsadées, bagues contre les piédestaux des colonnes extérieures. La bordure du tableau de la Visitation est faite de feuilles de chêne et de glands. Un motif identique encadre les grands médaillons où se détachent les monogrammes de Jésus et de Marie. La coquille de Saint-Jacques est utilisée dans les dais des petites niches de la contre-table et dans les consoles des grandes statues. Sur les gradins de l'autel, s'alourdissent des guirlandes et s'enroulent des rinceaux.

Le tableau de la Visitation
Le retable comportait à l'origine une grande Descente de Croix peinte sur toile. Du tableau de la Visitation qui l'a remplacée, on ignore la provenance : chapelle des Minimes ou Couvent des Carmes qui fut détruit en 1830. La Visitation passe pour être une bonne copie du tableau de l'Albane, un peintre italien de Bologne. L'original est conservé au musée de Bordeaux.
Elisabeth accueille la Vierge Marie. Zacharie, son époux, est en retrait, muet au seuil ombreux de sa demeure. La présence de Joseph sur la gauche est assez inhabituelle. Selon le texte évangélique, aux jours de la Visitation, la connaissance de l'état de Marie est trop précoce pour que le père adoptif de Jésus ait pu être du voyage à travers les collines de Judée. Son adjonction dans les Visitations, comme celle de Zacharie, remonte à l'école vénitienne du XVIème siècle. Quant au couple de femmes qui se devine à l'arrière plan, il pourrait s'agir de suivantes ou de demi-soeurs de la Vierge, Marie-Cleophas et Marie-Salomé. Dans les hauteurs, deux anges déploient une souple banderole où chante le premier verset du Magnificat : MAGNIFICAT ANIMA MEA DOMINUM.
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Panneau gauche du retable. Il représente les disciples d'Emmaus. |
Panneau droit du retable. Il représente un ange qui réconforte Elie désemparé. |

Panneau central du retable. Il représente Isaac penché sous le couteau sacrificateur d'Abraham, son père.

Panneaux du retable. Au centre l'Enfant Jésus promis au sacrifice.
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L'évêque (de gauche) pourrait être saint Augustin, un des quatre grands docteurs de l'église, vu son costume épiscopal et le grand livre appuyé à la hanche. |
L'attribut porté par la sainte femme est un cierge ou une torche et non un sceptre. Sainte Geneviève s'éclairait d'une torche lorsqu'elle se rendait à l'office. Des représentations plus anciennes issues de l'époque médiévale, comme celle de Sizun, montrent justement la sainte tenant un cierge dont le diable souffle la flamme alors qu'un ange s'évertue à rallumer. Si on se souvient que la chapelle disparue du couvent des Minimes était sous le double patronnage de Geneviève et de François de Paule, la célèbre patronne de Paris est ici bien à sa place.
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Panneau gauche du retable. Il représente saint François de Paule, le fondateur de l'ordre des Minimes, traversant le détroit de Messine sur son manteau, après que les bateliers de service lui eussent refusé le passage. |
Panneau droit du retable. Il représente l'imposition du scapulaire à saint François de Sales rappelant que l'évêque de Genève fut tertiaire des Minimes.
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Couronnant des scènes empruntées au Nouveau ou à l'Ancien Testament, des médaillons avec palmes et pots à feu présentent les profils du Christ et de la Vierge.
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Ornementation du retable |
Porte située à gauche du retable de la Visitation |
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Chaire de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon |
Chaire de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon |
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Panneau de la Chaire |
Panneau de la Chaire |
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Enfeu avec anciennes pierres du couvent des Carmes.

Ancienne pierre (partie inférieure) du couvent des Carmes placée lors d'une des rénovations du Couvent, en 1618.

Ancienne pierre (partie supérieure) du couvent des Carmes placée lors d'une des rénovations du Couvent, en 1618.
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Inscriptions sur les pierres précédentes (parties supérieure et inférieure) |
Traduction des inscriptions précédentes |
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Tombeau de l'abbé Péron (ou Peyron) |

Enfeu avec plaque commémorative (côté Nord)

Enfeu avec plaque commémorative (côté Sud)
Nota : les photos réalisées par Roger Frey sont la propriété du site infobretagne.com.
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