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LAMBALLE |
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La commune de Lamballe ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAMBALLE
Lamballe vient du breton « lan » (monastère) et de saint Pal (saint Paul), natif d'Angleterre et qui vint en Bretagne vers la fin du VIème siècle. Il fonde un monastère sur un terrain nommé Saint-Pal, au sud de la ville actuelle, sur la route de Moncontour. Une terre appelée Saints Palles est mentionnée d'ailleurs dans un acte de 1121 (acte de donation du prieuré de Saint-Martin).
Lamballe est un démembrement ou enclave de l'ancienne paroisse primitive d'origine forestière ou gallo-romaine de Maroué (Maro-Ialo signifiant "la grande clairière"), aujourd'hui absorbée par Lamballe. Maroué englobait jadis outre le territoire actuel de Maroué, les territoires de Lamballe, de La Poterie (ancienne trève de Maroué, aujourd'hui en Lamballe), Landéhen, Saint-Trimoël (ancienne trève de Maroué), La Malhoure et Penguilly (la partie nord). Une tradition attribue son évangélisation à saint Pol Aurélien qui aurait donné son nom à la ville : Lan-Pol serait ainsi devenu Lamballe.
La plus ancienne mention de Lamballe (Lambala) date de 1083, dans une charte latine du prieuré de Saint-Martin de Lamballe. En 1084, Geoffroy, fils d'Eudon, comte de Penthièvre, fait don au monastère de Saint-Martin de Lamballe de deux métairies sises dans l'île de Bréhat, "avec les boeufs et les cultivateurs" qui en dépendaient. On trouve Lambalum, Lambaulum dès 1089 et Lambalia dès 1211. On trouve Lambale dès 1231. De 1034 à 1420, Lamballe est la capitale du duché de Penthièvre : en effet dès la fin du XIème siècle, Geoffroy Ier Boterel y établit la capitale d'un important apanage, le Penthièvre, constitué pour une branche cadette de la maison ducale. En 1121, Geoffroy Boterel (ou Botherel ou Botrel) érige en paroisse le prieuré de Saint-Martin, et donne aux moines qui devaient la desservir haute justice, colombier, four et moulin. Ce prieuré dépendait de Saint-Martin les Tours, ordre de Saint-Benoît. Il resta claustral jusqu'en 1450, époque où la paroisse tomba en commende. En 1420 la famille Penthièvre est bannie et leur château est détruit. La ville retrouve son prestige en 1556 lorsque le duc d'Etampes reconstruit le château. En 1626, M. de Vendôme, seigneur de Penthièvre, prend parti contre le cardinal de Richelieu. Pour le punir, Richelieu décide de raser le château (la démolition, dit la Chronique, commença le 15 septembre et finit le 28 novembre 1626). La châtellenie de Lamballe est vendue à la famille des Bourbons en 1657, et la maison de Penthièvre s'éteint en 1712.
Le château (castrum) de Lamballe, démantelé au XVème siècle et démoli en 1626, existe dès 1083 quand le comte Geffroy Boterel fait don aux moines de l'abbaye de Marmoutier d'une terre qui est à l'origine du prieuré de Saint-Martin. La donation est complétée en 1084 par l'octroi de La Vieille Lamballe, du Mont-Boët et d'autres terres situées entre La Nouvelle Lamballe et le Gouessan, entre le pont Saint-Martin et la route de Rennes. La ville sest construite autour du château. Lamballe est appelé Lambalum opidum (ville forte) dès 1144 et villa de Lambalia dès 1213 (Anc. év. IV, 313). Cette ville est close de murs dès la fin du XIème siècle et le reste jusqu'en 1420. Les fortifications, qui comportaient, dit-on, 24 tours, ont complètement disparu aujourd'hui, à l'exception des portes Barrio, Saint-Martin et quelques débris d'une vieille tour dite la Tour aux Chouettes. La paroisse de Lamballe possédait dès 1709 une municipalité sous le nom de communauté de ville.
La ville et ses dépendances sétendaient au Moyen Age sur cinq paroisses du diocèse de Saint-Brieuc. Les trois premières paroisses appartenaient à la ville close et les deux autres étaient situées hors des murs :
Notre-Dame, qui a une église dès 1156 (citée en 1256). Cette église devient collégiale en 1435 par lettres du 9 décembre 1435 (Lettres de Jean V, N° 2208). Le titre de paroisse (parrochia Beate Marie eiusdem ville) apparaît dès 1281 (Anc. év. III, 127, 163). Cette paroisse est réunie en 1658 avec celles de Saint-Jean et de Saint-Sauveur sous le nom de "Notre-Dame et Saint-Jean" et forme l'unique paroisse urbaine de la ville de Lamballe. Il subsiste un recteur de Notre-Dame jusqu'au décès du dernier d'entre eux le 21 juin 1732 ; | |
Saint-Jean-Baptiste, qui, semble-t-il, a un recteur dès 1370. L'église est reconstruite à partir de 1420 et l'on y baptise dès 1553, puis elle est unie à celle de Notre-Dame en 1658 tout en conservant un recteur jusqu'en 1747 ; | |
Saint-Sauveur, qui, semble-t-il, a un recteur dès 1370. On y baptise en 1549. Cette église disparaît dès 1556 mais garde un recteur en titre jusqu'à 1718 ; | |
Saint-Martin lez Lamballe. Cette paroisse a son origine dans le prieuré du même nom fondé en 1083 par le comte Geffroy en faveur de labbaye de Marmoutier (chartes du prieuré : Anc. év. IV, 297-328). Dès 1174 une donation est faite "ecclesie Beati Martini de Lamballe" et, en 1213, Pierre Mauclerc affranchit les habitants du "burgum Sancti Martini" (Anc. év. IV, 3111, 313). Saint-Martin devient paroisse en 1206. Son recteur est mentionné dès 1271 (Anc. év. IV, 320). Les baptêmes sont célébrés dans l'église du prieuré-cure dès 1535 ; | |
Les faubourgs (Saint-Lazare, Mouëxigné, etc..) situés hors les murs (in Lamabalia, extra muros 1243: Anc. év. III, 101) et sur la paroisse de Maroué. Dans ces faubourgs se trouvait jadis le centre primitif de Lamballe (Veterem Lambalam, 1084). Par ordonnance ducale du 3 mai 1475, ces faubourgs sont réunis à la ville. Par contre, pour le culte ces faubourgs continuent à cette époque d'appartenir à la paroisse de Maroué. |
Autrefois Lamballe dépendait du comté de Guingamp, mais cette dernière ville passe dans la maison de Penthièvre suite au mariage d'Havoise avec Etienne et Lamballe devient alors le chef-lieu du duché de Penthièvre. Au point de vue féodal, la châtellenie de Lamballe, mentionnée dès 1267 (Anc. év. III, 256), dépend de la seigneurie de Penthièvre créée en 1317 et érigée en duché-pairie en 1569 (par lettres patentes de Charles IX), en 1668 et 1697. En 1569, sa juridiction, de laquelle relevaient 180 autres juridictions, ressortissait directement au parlement. Soixante huit paroisse dépendaient de sa subdélégation. Un des fils du dernier duc de Penthièvre reçoit d'ailleurs le titre de prince de Lamballe (vers 1756).
Du point de vue judiciaire, il y a un sénéchal de Lamballe dès 1224 et une cour de justice (curia domini Hugonis apud Lambalum) dès 1243 (Anc. év. III, 240; IV, 315). A partir de la période révolutionnaire, il y a un tribunal de district à Lamballe de 1790 à 1795.
La ville de Lamballe renfermait en outre la collégiale de Notre-Dame, les couvents des Augustins, des Ursulines, des filles de Saint-Thomas, l'Hôtel-Dieu et l'Hôpital. Les cures étaient présentées par le duc de Penthièvre, dont le fils aîné portait le titre de prince de Lamballe.
A partir de 1790 et jusqu'en 1795, Lamballe est le chef-lieu d'un district. En 1830, la commune de Lamballe est augmentée de plusieurs fractions de territoire appartenant à la commune de Maroué, par ordonnance du 12 mai 1830 (Moulin Saint-Sauveur, Petit-Lanjouan, Lescouët, Salle-Plestan, ..) et à la commune de la Poterie, par ordonnance du 14 juillet 1830 (une fraction située près de Lanjouan). Par arrêté préfectoral du 29 novembre 1972 et à compter du 1er janvier 1973, les communes de Maroué, la Poterie, Saint-Aaron et Trégomar sont réunies à Lamballe.
On rencontre les appellations suivantes : Lambala (en 1083, en 1084), Lambaulum (à la fin du XIème siècle, en 1129), Lambaulium (vers 1130, en 1140), Lambalum (en 1144), Lambala (vers 1150), Lanna Pauli (en 1152), Lambala (en 1181), Lambalium (en 1185), Lambala (en 1207), Lambalia (en 1211), Lambaulium (en 1220-1226), Lambale (en 1231). On trouve les noms de novam Lambalam et veterem Lambalam en 1084 (Anc. év. IV, 315) et le nom de Vieilles Lamballe (voir cadastre).
Note 1 : Le 3 mai 1761, arrivent à Lamballe chez M. de Lourmel des reliques de saint Amateur données par le pape Clément XIII au Père Aimé Boscher de la Villéon, de Lamballe, procureur général des Capucins. Elles sont transférées en l'église Saint-Jean le 11 juillet 1762. En septembre 1783, Visdelou de la Villethéart loue à Lamballe une écurie dépendant de la caserne Saint-Martin pour y loger des étalons royaux et ceci jusqu'en 1790. Une ordonnance royale du 10 mars 1825, en prescrivant l'établissement, à Lamballe, d'un nouveau dépôt d'étalons pour les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine, rétablit le haras de Lamballe. Par ordonnance royale du 6 mai 1829, est érigée la paroisse de Saint-Martin de Lamballe.
Note 2 : En 1123, Etienne, comte de Lamballe, fait don du prieuré de Saint-Melaine de Lamballe à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. En 1213, la duchesse Alix donne au monastère de Saint-Martin de Lamballe la propriété de tous les hommes demeurant dans le bourg, à l'exception de huit qu'elle réserva pour son armée. En 1317, le duc Jean III, avant de donner le comté de Penthièvre en partage à Guy, son frère, substitue des ermites de Saint-Augustin aux frères Sachets ou de la Pénitence. En 1337, Olivier de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et Isabeau de Machecoul, son épouse, fondent le couvent des Augustins. En 1352, des bourgeois de Lamballe son envoyés par la comtesse de Penthièvre pour traiter avec Edouard de la délivrance de Charles de Blois. En 1363, Charles de Blois transporte, pieds nuds, un morceau d'une côte de Saint-Yves dans l'église Notre-Dame. En 1381, le traité de paix entre le duc Jean IV et Charles IV est ratifié par 80 gentilshommes et les bourgeois de Lamballe. En 1388, le duc Jean IV exige de Clisson la reddition de Lamballe appartenant à Jehan de Bretagne. Mais le connétable, aidé des sires de Rohan, de Beaumanoir, de Coatmen et de quelques autres, rentre dans Lamballe. En 1393, Jean IV se présente avec son armée devant Lamballe et en pille les faubourgs. En 1408, Jean de Blois, époux de Marguerite de Clisson, meurt à Lamballe. En 1420, les seigneurs bretons s'étant ligués pour délivrer le duc Jean V, retenu prisonnier par les Penthièvre, la guerre commence par le siège de Lamballe. On n'épargna, dit-on, que l'église Notre-Dame. En 1432, Jean V donne Lamballe au comte de Montfort, lors du mariage de ce dernier avec Yolande, fille de la reine de Sicile. En 1435, Jean V, duc de Bretagne, fonde une collégiale dans l'église Notre-Dame de Lamballe. En 1450, le 29 octobre, Jean de Blois, comte de Penthièvre, descendant de Jeanne de Bretagne, femme de Charles de Blois, prend possession des seigneuries de Lamballe et de Moncontour, en exécution de deux traités faits avec le duc François Ier. Dès 1451, Lamballe a des représentants aux Etats. En 1472, 1490, 1563, 1564, 1583, 1584, 1593, 1630, 1631, 1632, 1633 et 1634, Lamballe est ravagé par des maladies. En 1506, la duchesse Anne, épouse de Louis XII à cette époque, passe par Lamballe en revenant de son pèlerinage à Notre-Dame du Folgoët. En 1555, le duc d'Etampes, nommé gouverneur de Bretagne par François Ier, qui lui restitue à cette même époque le comté de Penthièvre, fixe son séjour à Lamballe, et fait bâtir plusieurs maisons de séjour non loin de la ville, notamment celles de Lanjouan et du Bocage. En 1562, naissance dans la ville de Lamballe de Marie, fille de Sébastien de Luxembourg, qui épousera plus tard Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, chef de la ligue en Bretagne. En 1589, le dimanche 17 septembre, Lamballe est pris et pillé par les troupes royales. En 1590, le 11 juillet, la ville de Lamballe est prise de nouveau, pillée et ravagée par le prince de Dombes, qui assiège en même temps le château sans pouvoir s'en rendre maître. Le 15 juillet 1591, le prince de Dombes, plusieurs seigneurs bretons, des troupes anglaises et des Lansquenets prennent encore, pour la quatrième fois, la ville de Lamballe, mais ils assiégent en vain le château. En 1610, Madame de Mercoeur fait reconstruire la halle. En 1619, un tremblement de terre se fit ressentir à Lamballe. En 1637, établissement des Ursulines dans la ville de Lamballe. En 1659, fondation de Lamballe de l'établissement des filles de Saint-Thomas. En 1732, le 16 mai, les paroisses de Notre-Dame et de Saint-Sauveur sont réunies à celle de Saint-Jean.. On y joint, en 1801, le territoire de la paroisse de Saint-Martin, ainsi que la partie de la ville qui était en Maroué.
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En 1792, le 3 septembre, Madame la princesse de Lamballe, favorite et confidente de la reine Marie-Antoinette, est conduite à la prison de la Force, jugée devant un tribunal présidé par l'Huillier et Hébert, officiers municipaux, Madame de Lamballe est condamnée et on lui trancha la tête. La princesse de Lamballe est en réalité Marie Thérèse Louise de Savoie-Carignan, née à Turin en 1749. Elle détient son titre de princesse de Lamballe par son mariage avec Louis Alexandre Stanislas de Bourbon-Penthièvre, prince de Lamballe, fils du dernier duc de Penthièvre. Elle est la fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan (1721-1778), en italien « Luigi-Vittorio di Savoia-Carignano, principe di Carignano », et de Christine-Henriette de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg (1717-1778), en allemand « Christine, Landgräfin von Hessen-Rheinfels-Rotenburg », sœur des défuntes duchesse de Bourbon et reine de Piémont-Sardaigne. |
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PATRIMOINE de LAMBALLE
l'église collégiale Notre-Dame (XII - XVI - XIXème siècle). Elle servait jadis de chapelle aux ducs de Penthièvre et était située dans l'enceinte close de la fortification seigneuriale. Cette chapelle est démantelée en 1420 (après l'attentat de Champtoceaux perpétré contre Jean V) et déplacée. La nef, édifiée au début du XIIIème siècle, est remontée au XIXème siècle en remployant les colonnes cylindriques et les larges chapiteaux feuillagés d'origine. En 1455, le tonnerre tombe sur l'église et renverse le clocher, qui était terminé par une flèche en plomb très élevée. Ce clocher est réparé par Jean Le Pays, mais la flèche tombe peu d'années après, à la suite d'une tempête. L'église subit plusieurs restaurations : celles de 1514 à 1519, après l'effondrement de la partie nord-ouest en 1514, puis celles du XIXème siècle. Le pignon de l'aile Nord date du XIIème siècle. Le portail, qui servait d'entrée seigneuriale, date du XII-XIIIème siècle : il est entièrement remonté de 1851 à 1857. Le pignon Est date de la fin du XIIème siècle. Le pignon de l'aile Sud, le chevet et le choeur datent du XIVème siècle. Les piliers et les voûtes datent de la fin du XIVème siècle. Le pignon Nord des trois chapelles date de 1514. On y trouve une chaire à prêcher, oeuvre du menuisier - sculpteur Jean Richard et qui date de 1681. Un jubé en bois sculpté, daté de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle, est remonté vers 1723 à l'entrée du collatéral sud du choeur pour porter un buffet d'orgue du XVIIème siècle. Ce jubé aurait été offert, dit-on, par Marguerite de Clisson, épouse de Jean de Blois, comte de Penthièvre. La statue de la Foi date du XVIIIème siècle. Charles de Blois, auquel on attribue le choeur de cette église, l'enrichit, en 1360, d'une parcelle de la vraie croix et d'une croix en vermeil. L'église abrite une statue en marbre blanc de Notre-Dame de Grande Puissance. On y voit les enfeus Bertho de Lescouët (XVème siècle) : il s'agit d'une double tombe de dame Bertho de Haydurand et de son époux Bertho, chevalier de Lescouët. La chapelle ou église Notre-Dame a servi de forteresse pendant les guerres de Charles de Blois contre Montfort, et pendant celles de la Ligue. Elle a eu pour dernier chanoine M. Sorgnard, vicaire général de Mgr Groing de la Romagère ; | |
l'église priorale Saint-Martin (1084 - XIXème siècle). Il s'agit d'un ancien prieuré fondé en 1083 par Geoffroy Ier Boterel, comte de Penthièvre, et confié à l'abbaye de Marmoutier. Eglise prieurale à l'origine, Saint-Martin devient paroisse en 1206. L'église de Saint-Martin est dévastée pendant la Révolution et la paroisse supprimée. Rétablie à la demande de M. de la Motte-Rouge, ce dernier en est nommé le recteur en 1828. Aux XVème et XVIème siècles, on édifie la chapelle Sud et on remanie le bras Nord du transept. Au XVIIIème siècle, on élève la sacristie, accolée à la face orientale. La nef et la porte sud datent du XIIème siècle. Le porche, signé Jean Lesné (ou Jean Lene), date de 1519. La tour date de 1555 (et porte le nom de Thomas Cornillet) et 1741 (et porte l'inscription "Fait par moi Jean Collas"). Le choeur et le transept datent des XVIème et XVIIème siècles. Le retable principal, oeuvre de Marc du Ruffay, date de 1668. Le confessionnal date du XIXème siècle : il est orné du Sacré Coeur de Jésus. Les fonts baptismaux datent du XIXème siècle : la cuve baptismale est surmontée des statuettes de saint Jean Baptiste et du Christ. L'église abrite une statue de saint Genefort. Les statues de saint Pierre et de saint Martin, oeuvre de Yves Corlay, datent, semble-t-il, de 1760. La chaire à prêcher, oeuvre de Yves Corlay, date du milieu du XVIIIème siècle. Le Lutrin et Christ en croix date du XVIIIème siècle. L'église est entièrement restaurée au XIXème siècle ; | |
l'église des Augustins (1337). Il s'agit de l'église du couvent des Augustins. Cette église renfermait jadis les tombeaux d'Olivier de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et d'Isabeau de Machecoul, son épouse. Ils portaient la date du 8 juin 1337 et ont été brisés pendant la Révolution ; | |
l'église Saint-Jean (XV-XIX-XXème siècle), fondée semble-t-il au XIVème siècle (entre 1341 et 1364). Elle est restaurée entre 1837 et 1840 : élargissement du transept et reconstruction des bas-côtés. La sacristie date de 1843. En 1436, un orage abattit le clocher de Saint-Jean. La tour occidentale date du XVème siècle et du XVIIème siècle (pour la partie haute) : il passe pour remployer des pierres du château démantelé sur l'ordre du duc Jean V. Le clocher a été commencé en 1638 et achevé en 1650 seulement. En 1902, l'église voit la réalisation d'un nouveau dôme et la réfection du clocher. Les grandes arcades datent de 1420-1432. Sur l'un des piliers qui supportent la tour, on peut lire "L'an mil quatre cent vingt, Jean Bouquart, trésorier, qui fust à commencer ceste église". Un bénitier porte la date de 1415. Le retable et le maître-autel, oeuvre de Josselin Dumains et Laurent Cochard de Saint-Malo, datent de 1659 (les dorures sont ajoutées vers 1840 sur l'initiative de l'abbé Rouillé). Lautel du Saint-Esprit et de Saint-Amateur, oeuvre du sculpteur Josselin Dumains et qui date de 1667, est remanié en 1762. Lautel Saint-François, oeuvre des menuisiers Julien Moinet de la Motte et de Jean Hervé ainsi que du sculpteur Marc Du Rufflay, date de 1675 : il présente deux peintures dont une "Apparition du Christ à saint François" et l'autre "Jésus en compagnie de deux apôtres". Lorgue de Saint-Jean, oeuvre du facteur Le Logeais, date de 1857 (un premier orgue daté de 1777 avait été construit par le facteur rennais Texier). On y trouve une belle chaire en bois et une statue en bois polychrome de sainte Radegonde. Cette église a été fermée pendant la Révolution. Rendue au culte en 1802, elle eut pour recteur M. Millet, prêtre émigré ; | |
la maison dite « du Bourreau » (XVIème siècle), propriété, en 1609, des familles Bourceau, puis Duval, Guérin, de Michel Gallet et de Pierre César de Keryvot. Donnée au département le 13 avril 1966, cette maison abrite aujourd'hui le centre culturel Mathurin Méheut ; | |
la chapelle de l'Hôtel-Dieu (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Sauveur (1780). A signaler que l'ancienne église Saint-Sauveur n'existe plus : elle aurait été détruite pendant les guerres de la Ligue vers 1590. On a établi sur ses ruines un cimetière, à l'entrée duquel se trouve une chapelle placée sous la même invocation. Elle n'offre de place qu'à un autel et à trois ou quatre personnes ; | |
l'édifice des surs hospitalières de Saint-Thomas-de-Villeneuve (1661), situé rue Saint-Lazare et Charles-Cartel. A cet emplacement, se trouvait dès 1387, l'hôpital des Passants avec sa chapelle dédiée à saint Maudez et à sa soeur, sainte Juvette. Les dames hospitalières de Saint-Thomas avaient formé en 1661 une association sous le nom de Confrérie de la Charité qui se composait de quatre dames charitables de la ville : Jeanne Guéhéneuc, Gillette de Bohu de la Pommeraye, Anne Le Maignan et Renée Lorans. Elles eurent pour fondateur, en 1661, le père A. Le Proust, prieur des Augustins de Lamballe, et elles se réunirent en communauté sous le patronage de saint Thomas de Villeneuve qui venait d'être canonisé. Ces dames visitaient les malades à domicile et suivaient la règle de saint Augustin ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Joseph des Ursulines (XVIIème siècle) ; | |
l'ancien couvent des Ursulines (1627). Les Ursulines s'installent à Lamballe à partir de 1627. Expulsée le 28 septembre 1792, la communauté des Ursulines de Lamballe est rétablie dans son ancien couvent par ordonnance royale du 23 juillet 1826. En 1904, l'enseignement congréganiste est aboli. Il est décidé de fermer l'établissement suite au décret du 11 septembre 1908. Les bâtiments hébergent aujourd'hui le collège Gustave-Téry ; | |
l'hôtel de Largentaye (XVIIème siècle) ; | |
l'hôtel de la Villedeneu (1783) ; | |
l'ancien hôtel des Cognetz (XVIIIème siècle), situé au Grand Boulevard et propriété de la famille Des Cognetz, puis de la famille La Villirouet (dès 1812) ; | |
l'ancien manoir de La Morinière (XVIIIème siècle), situé rue Saint-Jacques. Ce manoir est, semble-t-il, construit sur l'emplacement d'un ancien édifice bâtie au XIVème siècle par la famille Le Denays. Propriété d'Edouard de La Motte de La Guyomarais au cours du XIXème siècle ; | |
les maisons situées place de Beloir (XVIIème siècle), rue du Docteur-Calmette (XVIIème siècle), rue du Four, 2-3 parvis Saint-Jean (XVI-XVIIème siècle), 8 rue Saint-Jean (XVIème siècle) ; | |
les maisons situées rue du Val, rue Saint-Martin, rue du Four, rue du Docteur-Calmete, rue Pasteur (XVIIème siècle), rue Croix-au-lait, rue Saint-Jean, rue Charles-Cartel, rue Saint-Lazare, rue Lourmel, rue de la Tour-aux-Chouettes, rue de la Croix-aux-Fèves, rue Saint-Jacques, rue Petit-Boulevard, rue Paul-Langevin ; | |
le vieux château (XVIIème siècle). Le château primitif, résidence ordinaire des comtes de Penthièvre, aurait été construit en 991. Pris et repris plusieurs fois, il n'était plus qu'un monceau de ruines en 1555. A cette époque, le duc d'Etampes le fait reconstruire et lui conserve la forme et les dimensions de l'ancien. Richelieu le fait raser en 1626 et ne laisse debout que la chapelle Notre-Dame ; |
Note : Bâti l'an 991, le château de Lamballe avait été démoli, en 1420, par ordre du duc Jean V, après la révolte des Penthièvre. En 1555, reconstruit en partie sur l'emplacement de l'ancien par Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et duc d'Etampes (Note : Jean de Bretagne, arrière petit-fils de Jean de Brosse et de Nicole de Châtillon, rentré en possession des biens de la maison de Penthièvre en 1535, fixa sa résidence à Lamballe. Il embellit cette ville par de nombreux travaux et fit bâtir les maisons de plaisance du Bocage et de Lanjouan. Il mourut à Lamballe en 1565 et tut inhumé à Guingamp dans l'église des Cordeliers), il pouvait, dit-on, grâce à ses fortifications et à sa position sur un rocher escarpé, soutenir le siège et l'assaut d'une armée de 10.000 hommes avec 500 soldats de garnison. Ce n'était donc pas une place méprisable, et s'il est vrai qu'Henri IV en apprenant la mort de La Noue Bras-de-Fer ait qualifié cette forteresse de bicoque, il y a lieu de croire que ce roi avait été inexactement renseigné. Mais si le château était défendu par de sérieux ouvrages, il n'en était pas ainsi de la ville dont les murailles avaient été démantelées l'an 1420. En 1555, le duc d'Etampes avait bien songé à les rétablir en même temps que celles du château et il avait même fait dresser à ce sujet « un état authentique des maisons, cours, jardins situés sur les murs, dans les douves et sur les contrescarpes de l'ancienne clôture de la ville » mais pour des raisons que nous ignorons, il n'avait pas donné suite à ce projet, et depuis les choses étaient restées telles quelles. Aussi, pendant la Ligue, la situation des habitants de Lamballe fut-elle des plus malheureuses. Plusieurs fois la ville fut dévastée par les royalistes. La Chronique de Lamballe, écrite par les chanoines de la Collégiale de Notre-Dame fait notamment mention de la prise de la ville le 17 septembre 1589, après vêpres, par l'armée royale qui égorgea et pilla « avec violement de filles et de femmes ». L'année suivante, au mois de janvier, le prince de Dombes s'étant emparé de Moncontour vint attaquer le château de Lamballe. L'approche du duc de Mercœur et l'énergique résistance de la garnison qui, sous les ordres des capitaines Ménage et la Fresnaye fit une sortie dans laquelle elle tua beaucoup d'ennemis, l'obligèrent à battre en retraite. Mais, cette fois encore, les infortunés Lamballais eurent à endurer la violence et les déprédations de la soldatesque huguenote. Les lansquenets royalistes, après avoir mis le feu en divers endroits, livrèrent les églises au pillage, enlevèrent les vases sacrés, foulèrent aux pieds les hosties et répandirent les saintes huiles. Enfin, en juillet 1591, le prince de Dombes, renforcé de la compagnie de gendarmes de Montgommery et de dix huit cents lansquenets et ayant auprès de lui l'illustre La Noue qu'Henri IV avait envoyé pour l'aider de son expérience et de ses conseils, revint assiéger le château.
Ce siège demeuré célèbre à cause de la blessure mortelle qu'y reçut La Noue, fut entrepris à l'instigation du marquis d'Assérac et du baron de la Hunaudaye qui voyaient dans la forteresse de Lamballe un danger pour leurs châteaux situés dans le voisinage. Le baron de la Hunaudaye était alors René Tournemine, chevalier des Ordres du roi, seigneur de la Guerche en Rays, qui avait hérité de la baronnie et de la seigneurie de la Hunaudaye ; après le décès de sa cousine Magdeleine d'Annebaud,. fille de Claude d'Annebaud, amiral de France, et de Françoise Tournemine (Du Paz, Histoire généalogique des Maisons illustres de Bretagne). René Tournemine avait été nommé par Henri III, en 1575, lieutenant-général de Bretagne. Poste important qu'il conserva sous son successeur à qui il rendit des services signalés. Il gouverna notamment cette province en l'absence du jeune prince de Dombes et contribua à faire rentrer dans le parti du roi la grande ville de Rennes. Aussi était-il considéré, et écouté. Malgré les avis de Montmartin (Note : Jean du Mats, seigneur de Terchant et de Montmartin, gouverneur de Vitré, a laissé sur les troubles de la Ligue des Mémoires qui se trouvent aux preuves de Dom Morice) qui représenta que le château avait une nombreuse garnison, que l'on était sans argent et que les forces royalistes n'avaient pour toute artillerie que deux canons traînés par des boeufs, qu'enfin Mercœur n'était pas loin et qu'il pouvait à l'improviste tomber sur les quartiers de l'armée et les enlever ; malgré le sage de Poigny qui assura que l'on s'embarquait sans biscuit, le siège fut décidé ; il le fut même après que La Noue eût reconnu la place et déclaré que l'entreprise était au-dessus de ses forces. Le château fut donc investi, et les deux canons ayant été mie en batterie firent une petite brèche à la muraille, mais sans entamer le rempart fortement protégé par des fascines et du gazon. Le 18 juillet, vers midi, La Noue Bras de Fer voulant s'assurer par lui-même de l'état de la brèche, monta dans une échelle plantée derrière des ruines. Il avait ôté son casque qui, ce jour-là, était garni de laurier. Comme il allongeait la tête pour mieux observer, une balle d'arquebuse ayant donné contre une pierre vint par ricochet le frapper au front (Note : On croit généralement que l'endroit où La Noue Bras de Fer fut atteint mortellement est une impasse situé au haut de la rue de Bario). Renversé par la violence du coup, La Noue demeura suspendu entre deux échelons par une jambe blessée au siège de Paris et qui n'était pas encore guérie. Débarrassé par ses gens et transporté à son logis, il demeura une heure sans connaissance. Trois jours après, conduit à Moncontour, il ressentit de vives douleurs à la tête. Les chirurgiens consultés étaient d'avis de lui faire subir le trépan. Mais celui qui le soignait habituellement, et en qui il avait une extrême confiance, soit présomption, soit méchanceté, s'opposa à cette opération. Le mal ne fit dès lors qu'empirer et le quinzième jour de la maladie, la paralysie s'étant mise sur la langue, La Noue ne tarda pas à perdre l'usage de la parole. Alors Montmartin qui ne le quittait pas, lui prit la main et lui dit : Monsieur, souvenez-vous de ce passage de Job : « Je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'à la fin des temps, il me ressuscitera de la poussière, et lorsque mes membres seront de nouveau revêtus de ma peau alors dans ma chair même je verrai Dieu ». — Vos os et votre chair le verront, ajouta Montmartin, ne le croyez-vous pas ? — A cette parole, le moribond levant la main au ciel en signe d'acquiescement la tint quelque temps dans cette position, puis regardant les assistants du même oeil qu'il les conduisait au combat, rendit tranquillement l'esprit (Voir Dom Morice). Ainsi mourut, à l'âge de soixante ans, François de La Noue, une des gloires les plus pures de ce temps. Il fut à la fois regretté des catholiques et des protestants, et Henri IV qui l'aimait sincèrement, fit de lui un éloge remarquable en disant « qu'il perdait un grand homme de guerre, mais encore plus un grand homme de bien ». La blessure de La Noue Bras-de-Fer (Note : Chez La Noue Bras-de-Fer le désintéressement égalait la bravoure. Témoin le trait suivant : En 1589 les ligueurs ayant mis le siège devant Senlis, les royalistes trop peu nombreux pour les attaquer se bornèrent à vouloir faire entrer dans la place des munitions et des vivres, mais les marchands ne voulaient pas les livrer sans argent et les traitants refusaient de l'avancer. « Tant que j'aurai, dit La Noue, une goutte de sang et un arpent de terre, je l'emploierai pour la défense de l'Etat où Dieu m'a fait naître » et aussitôt il donna comme gage une de ses terres aux marchands qui devaient fournir les munitions) causa la délivrance du château de Lamballe. Le prince de Dombes, reconnaissant l'impossibilité de réduire la place avec si peu d'artillerie et de munitions, se retira avec son armée entre Lamballe et Moncontour, mais ses lansquenets et les anglais du général Norris laissaient d'horribles traces de leur séjour. Ils avaient brûlé la maison d'Olivier de Tronquidy, ravagé la vigne, dévasté les métairies et les moulins de la seigneurie, démoli la halle. Lanjouan, l'ancienne maison de plaisance du duc d'Etampes, à peu de distance de la ville, n'avait pas davantage été épargné ; le pavillon et la chapelle étaient devenus la proie des flammes. Enfin quantité de maisons avaient été détruites.
Le duc de Mercoeur, en apprenant l'attaque du château de Lamballe, s'était porté au secours de cette place. Il s'avança jusqu'à trois kilomètres de la ville, mais ayant appris la levée du siège, il se retira avec ses Espagnols vers Pontivy et Josselin. Le prince de Dombes alla se loger à Saint-Brieuc où il fut rejoint par le marquis de Lavardin qui lui amenait du Maine un renfort de 900 arquebusiers et de 80 ou 100 hommes de cavalerie bien armés. Le duc de Mercoeur dont les forces s'étaient augmentées dans le même moment d'une troupe de 1.200 Espagnols, craignant que son adversaire n'attaquât de nouveau Lamballe, se rapprocha de cette ville et s'établit à Jugon. Le prince de Dombes marcha aussitôt à sa rencontre et prit position à Plestan. Les avant-gardes des deux armées en vinrent aux mains à la tombée de la nuit ; à peu de distance de Jugon. Les ligueurs furent obligés de se retirer, mais firent prisonnier La Tremblaye, un des principaux officiers de l'armée ennemie. Le lendemain, le prince de Dombes alla se poster à Collinée « grand village au bord de la lande du Menez » (Voir Montmartin, Mémoires). Là, il essaya de se mesurer de nouveau avec son adversaire. Le duc de Mercœur ne voulut pas quitter la position avantageuse qu'il occupait. Il se borna seulement à attaquer la compagnie de du Liscouet qui était fort belle et à laquelle il enleva quelques chevaux. Alors, comme la maladie et la mort faisaient de grands ravages parmi les Anglais, victimes de leur intempérance, le général Norris demanda que l'on prît le chemin de Saint-Brieuc où il voulait refaire sa troupe. Le prince de Dombes y consentit, et l'armée royale, quittant Collinée, gagna Moncontour, puis Saint-Brieuc. Son séjour n'y fut du reste que de courte durée. Son chef, brûlant de plus en plus du désir de combattre, se remit à la poursuite de Mercœur qui se dirigeait vers Saint-Méen. Mais il ne fut pas plus heureux cette fois que la précédente. Le duc de Mercoeur s'était fortement établi aux environs de Saint-Jouan dans un endroit d'accès difficile. Les chefs royalistes s'étant concertés n'osèrent engager le combat et furent d'avis de battre en retraite. Les bataillons du prince de Dombes, s'ébranlant de nouveau, prirent la direction de Rennes et de Fougères. Mercœur était arrivé à ses fins sans courir les risques d'une bataille, il était parvenu à empêcher une nouvelle attaque contre le château de Lamballe. Son lieutenant, Saint-Laurent d'Avaugour, fut moins heureux et se fit battre complètement. Il assiégeait l'antique Tour de Cesson qui, par sa situation, commandait l'entrée du Légué, lorsque Rieux Sourdéac, gouverneur de la Basse Bretagne pour Henri IV, vint au secours de la forteresse assiégée. Sans abandonner le siège, Saint-Laurent, à la tête d'une troupe d'infanterie et de cavalerie, se porta à sa rencontre. Le combat tourna à l'avantage des royalistes. Saint-Laurent, fait prisonnier par le bourreau des lansquenets qui saisit son cheval par la bride, fut enfermé dans la tour où il s'était proposé d'entrer d'une autre façon, puis à Guingamp d'où il trouva moyen de s'évader. Quant à ceux de ses gens qui étaient demeurés au siège de la Tour, abandonnant canons et bagages, ils se retirèrent à Lamballe commettant, sur leur passage, de nombreux actes d'indiscipline et de pillage. C'est ainsi qu'au bourg de Planguenoual (à deux lieux de Lamballe), ils s'emparèrent des ornements d'église, des provisions et des meubles du recteur qui avaient été cachés dans le clocher (Cornillet, Notes manuscrites sur Lamballe).
Au cours de l'année 1596, les affaires du duc de Mercœur prirent une mauvaise tournure. Les pluies ayant été très abondantes en Bretagne, toute la récolte fut perdue Le peuple des campagnes souffrit cruellement de la disette. Dans les villes la majeure partie des habitants était réduite à mendier, et, par suite, s'irritait fort contre une guerre qui avait semé partout la ruine et la désolation. Le mécontentement avait même gagné les villes du duché de Penthièvre, patrimoine de la duchesse (Note : Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, beau-frère de Henri III, avait épousé en 1575 Marie, fille unique de Sébastien de Luxembourg, duc de Penthièvre. Marie était de la descendance de Charles de Blois, et c'est pour faire valoir les anciens droits de sa femme à la souveraineté de la Bretagne que Mercœur entra dans le parti de la Ligue). « Cette année-là, écrit M. Cornillet, les vassaux de la seigneurie de Lamballe ayant refusé de travailler aux fortifications, le duc de Mercoeur par lettres expédiées de Nantes, le 30 décembre, et adressées aux juges et officiers, les condamna chacun par défaut à une amende de 10 sols. Cela, d'après le compte de Guillaume Guérin, produisit une somme de 4141 livres qui fut employée à fortifier le château ».
Chaque jour les défections se faisaient plus nombreuses dans les rangs de ses partisans. Ses lieutenants même commençaient à l'abandonner. En 1597, Quinipili d'Aradon, Montigni firent leur soumission au roi et lui rendirent Hennebont, Vannes et Succinio. Montmartin compare alors l'état du chef de la Ligue en Bretagne à celui de « ces oiseaux désemparés qui ne peuvent plus voler par la perte de leurs plumes et ailes ». La prise de Dinan lui porta un coup funeste. Il entretenait dans cette place une nombreuse garnison que commandait Saint-Laurent, son homme de confiance. Les habitants, fatigués des insolences et des exactions de certains officiers, résolurent de s'emparer de la ville et de la remettre au roi. Ils firent parvenir à Saint-Laurent une fausse lettre du duc disant que les places qui couvraient la Loire étant fort exposées, il lui ordonnait de venir le rejoindre en ne laissant à Dinan que les hommes strictement nécessaires pour la garde de la ville. Saint-Laurent donna dans le piège et partit avec ses meilleures troupes Or une nuit de février, les habitants prirent les armes et, avec l'aide des Malouins, s'emparèrent des tours de l'Hôtellerie. Ils assiégèrent ensuite le château qui se rendit après quelques jours de résistance et dont la garnison, aux termes de la capitulation, fut envoyée à Lamballe. La prise de Dinan et la nouvelle que le roi de France s'avançait vers la Bretagne avec douze mille hommes d'infanterie, deux mille chevaux et douze pièces de canon déterminèrent le duc de Mercoeur à demander sérieusement la paix. Déjà il avait fait proposer à Henri IV le mariage de sa fille Françoise, âgée de six ans (née à Nantes en 1592), avec le fils naturel du roi et de la duchesse de Beaufort (Gabrielle d’Estrée), César de Vendôme qui n'en avait que quatre (né à Coucy en 1594) mais cela sans succès. Il renouvela sa proposition, et, pour arriver plus facilement à son but, s'adressa directement à la mère du jeune prince qui, paraît il, n'avait pas été mise au courant des précédents pourparlers. Celle-ci dont l'empire sur le roi était considérable, et qui ne pouvait souhaiter un plus bel établissement pour son fils, manoeuvra si bien qu'elle finit par gagner le monarque. Henri IV, malgré ses conseillers, Sully entre autres, fit à son ennemi des conditions très acceptables. On peut dire que ce dernier, à l'exception du gouvernement de la province qu'il était impolitique de lui laisser, obtint à peu près tout ce qu'il désirait. En effet, le roi en considération du mariage de son fils avec Mlle de Mercœur, et en même temps pour le dédommager de sa place de gouverneur de Bretagne, lui accordait une somme de 235.000 écus, en outre une pension de 16.666 écus par an. Il l'autorisait à garder une compagnie de 100 hommes d'armes, lui permettait de lever 5.000 écus sur ses vassaux du duché de Penthièvre enfin lui garantissait l'entretien de 50 hommes pour la garde des villes et châteaux de Lamballe, Moncontour, Guingamp et Bréhat (voir Dom Morice).
Comme on le voit, Mercœur s'en tirait à bon compte. C'est ce qui se disait hautement dans l'entourage du roi. Quand, après la vérification de l’Edit par le Parlement (26 mars), il vint en grand équipage saluer Henri IV qui chassait dans les environs d'Angers, il reçut un accueil si bienveillant que les meilleurs serviteurs de ce prince en furent surpris, choqué. A quelques jours de là furent célébrées avec autant de pompe que pour des enfants de France les fiançailles de César Monsieur et de Françoise de Lorraine. Le cardinal de Joyeuse présidait la cérémonie. Le contrat passé au château d'Angers portait que le duc et la duchesse de Mercœur faisaient à leur fille une dot de seize mille écus de rente sur le duché de Penthièvre et la vicomté de Martigues. Le roi donnait à son fils le duché de Vendôme avec titre de duc et pair de France, la duchesse de Beaufort le duché de ce nom et l'instituait son héritier. Désillusionné, jugeant opportun de quitter la France, Mercœur se retira en Hongrie où il servit contre les Turcs. Sa valeur, son expérience des choses de la guerre lui valurent d'être nommé général en chef de l'armée de l'empereur Rodolphe. Il était sur le point de rentrer en France pour voir sa femme et sa fille, lorsqu'il mourût de la fièvre pourpre à Nuremberg le 19 février 1602, à de 42 ans).
Ainsi se termina cette longue et sanglante guerre de la Ligue qui déchaîna tant de maux sur la Bretagne. Celle-ci demeura longtemps à panser ses plaies. Ce fut seulement après la conclusion de la paix que Lamballe commença à se relever de ses ruines et que l'achèvement de la Halle permit d'y établir le marché qui, depuis le siège s'était tenu dans les écuries du Jeu de Paume, dépendances du pavillon de l'écuyer. C'est seulement à cette époque que fut repris le pèlerinage annuel de saint Sébastien en Pléhérel, interrompu pendant toute la durée des troubles (Note : Le pèlerinage à cette chapelle située à quatre ou cinq lieues de Lamballe exista jusqu'à la Révolution, et chaque année le clergé s'y rendait, croix en tête et bannières déployées). Dans son prône à ce sujet le recteur de Notre-Dame engageait beaucoup ses paroissiens à y prendre part attendu que « la contagion régnait fort de par le monde ». En effet, la peste sévissait violemment et faisait d'innombrables victimes. Elle dura depuis le mois de mai jusqu'en décembre. A cela il faut ajouter la disette, puis le brigandage qui, depuis le commencement des hostilités, avait pris un développement considérable. Dès 1593 le duc de Mercoeur avait fait venir à Lamballe M. Leprince de la Vannerie, lieutenant de son prévôt avec plusieurs archers pour juger et punir les voleurs. Mais les quelques exécutions qui furent faites n'avaient pu enrayer le mal, et le duché de Penthièvre était sillonné par des bandes de brigands qui, se disant ligueurs, volaient, rançonnaient et tuaient journellement (Note : Si l'on en croit Ogée, il n'y avait alors pour toute la province que vingt-neuf cavaliers de maréchaussée). Il fallut pour les détruire employer souvent des forces nombreuses et bien commandées.
Le désordre était partout. Au mois de juin 1603. dit M. Cornillet, la duchesse de Mercœur obtenait de Jean du Bec, évêque de Saint-Malo, l'autorisation de publier à Dinan et ailleurs un monitoire pour parvenir à la découverte des meubles, tapisseries, titres et lettres qui avaient été transportés des châteaux de Lamballe et Moncontour en celui de Dinan et qui avaient été pillés et dispersés lors de la prise de cette ville par les royalistes. En 1613 la duchesse en faisait lire un autre dans les églises et les chapelles de l'évêché de Saint-Brieuc pour le recouvrement des titres égarés ou perdus pendant les troubles de la province. César de Vendôme prit possession du Penthièvre en 1619. C'était, comme on l'a dit justement, un homme d'esprit, mais remuant et sans portée politique. En 1626, voulant renouveler les prétentions de son beau-père sur la Bretagne, il entra dans le complot formé contre Richelieu par Gaston d'Orléans et le comte de Soissons, mais les temps étaient changés, et il n'était plus possible de recommencer les exploits de Mercœur. La main du redoutable cardinal s'abattit sur César Monsieur qui, arrêté en même temps que son frère le grand prieur, fut enfermé à Amboise (12 juin). Bien plus, on lui retira le gouvernement de Bretagne et Louis XIII, à la demande des Etats réunis à Nantes, ordonna la démolition des forteresses de Lamballe, Guingamp et Moncontour. Cette ordonnance en ce qui concerne Lamballe fut exécutée avec une rigueur extrême. Le château fut complètement rasé en quelques semaines par les paysans des paroisses voisines dirigés par un exempt des gardes du roi. La démolition, commencée le 15 septembre, fut terminée le 28 octobre. Il ne resta de cette vieille forteresse que sa remarquable collégiale connue sous le nom d'église Notre-Dame (Note : La construction de Notre-Dame remonte au XIIIème siècle ; en 1435, le duc Jean V érigea en cette église une collégiale sur le modèle de Saint-Guillaume de Saint-Brieuc. Le même duc la pourvut d'un Doyenné en 1437 et l'année suivante d'une chantrerie. D'après l'acte de fondation 36 livres de rente étaient allouées à chacun des chanoines et 70 au doyen. Celui-ci avait le privilège d'assister aux délibérations de la Communauté de Lamballe) et une tour située à l'occident. Encore cette dernière fut-elle démolie en 1730, lorsque le sieur Plancher, agent général du duché, fit bâtir l'Hôtel de Penthièvre. Vingt ans plus tard, sur l'emplacement du château, Julien Chauvel, syndic de la Communauté, fit planter des arbres. C'est là l'origine des promenades de Lamballe qui, par leurs frais ombrages et leur bel horizon, sont un des jolis sites du pays.
César de Vendôme mourut à Paris le 22 octobre 1665. Depuis 1650 il était grand-maître et surintendant général de la navigation et du commerce en France. Ce haut et puissant seigneur qui passa une partie de sa vie dans les cabales et les complots ne se montra guère généreux à l'égard de ses vassaux de Lamballe. En effet, après la démolition du château, ceux-ci ne voulant pas se soumettre au paiement du droit de guet, César s'en plaignit à Louis XIII qui, par lettres patentes du 22 octobre 1639, lui donna l'autorisation de les y contraindre. En 1649, la régente ordonna que la province de Bretagne compterait au duc de Vendôme 330.000 livres comme dédommagement de la démolition de ses places-fortes de Lamballe, Guingamp, Moncontour et Ancenis (CORNILLET). La communauté de ville ne lui en garda pourtant pas rancune et voulut rendre publiquement hommage à sa mémoire. Le 3 novembre 1665, elle fit célébrer dans l'église Saint-Jean avec tout l'éclat possible un service à son intention. L'église était entièrement tendue en blanc et en noir jusqu'à la hauteur du lambris. Le choeur était garni de satin blanc et noir avec 250 écussons armoriés, peints, dorés et argentés sur toile ; 10 douzaines de cierges entouraient la chapelle ardente. L'oraison funèbre du prince fut prononcée par messire Clanchet, l'un des trois recteurs de Lamballe. Les frais de la cérémonie dépassèrent 600 livres.
Quatre ans après, Françoise de Lorraine suivit son époux dans la tombe. Ses deux fils moururent également en 1669. L'un, Louis de Vendôme, duc de Mercoeur, qui était entré dans les ordres après la mort de sa femme, Laure Mancini, nièce de Mazarin, était, lorsqu'il mourût, cardinal et légat du pape Clément XIV en France. L'autre, François de Vendôme, duc de Beaufort (Note : D'après la tradition, le duc de Beaufort aurait été élevé au château de Lanjouan dont il a été question plus haut), surnommé pendant la Fronde « le Roi des Halles » dont il parlait le langage, dit le président Hénault, eut une fin glorieuse à Candie où il commandait avec le duc de Navailles les forces que Louis XIV avait envoyées au secours de cette place assiégée par les Turcs. Dans une sortie, en voulant rallier les siens, pris de panique par l'explosion d'un magasin de poudre, il reçut un coup de mousquet qui lui troua la poitrine. On ne retrouva pas son cadavre, mais certains historiens racontent que les Turcs, l'ayant reconnu, lui coupèrent la tête et envoyèrent ce sanglant trophée à Constantinople (25 juin)(A. Botrel).
(voir
"Les différents siéges de Lamballe")
le nouveau château (1730), édifié par le sénéchal Mathurin Plancher et vendu par son fils au duc de Penthièvre le 15 septembre 1756. Il sert aujourd'hui de collège ; | |
la croix de la rue Saint-Lazare ; | |
le calvaire Saint-Lazare (VIème siècle) ; | |
le moulin à vent de Saint Lazare, un moulin à tan, six tanneries et 9 mégisseries. Le moulin Saint-Lazare est la propriété du duc de Penthièvre jusqu'en 1799 ; |
A signaler aussi :
un bief de moulin (X-XIème siècle), situé rue des Moulins ; | |
le lavoir Saint-Martin, situé rue des Moulins ; | |
le lavoir de Bouin (XIXème siècle), situé rue de Bouin ; | |
le haras national (1825), situé boulevard du Haras. Un dépôt d'étalon est créé dès 1783 à Lamballe et supprimé à la Révolution ; | |
l'ancienne prison (1635), située au n° 24 rue Calmette. Il s'agit d'une ancienne dépendance du château des Penthièvre. Le blason de la façade est celui des armes des Brosse, seigneurs de Lamballe ; | |
la mairie (XVIIème siècle). Elle est achetée le 14 septembre 1847 par la ville de Lamballe. La mairie abrite une peinture intitulée "La princesse de Lamballe", oeuvre du peintre Jean Laurent Mosnier et datée de 1780 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LAMBALLE
En 1083, le prieuré Saint-Martin est fondé en faveur de labbaye de Marmoutier par le comte Geffroy, fils du comte Eon, donnant à labbaye une partie du territoire de Plessis, en Lamballe. En 1317 est fondé par le duc Jean III le couvent des Augustins de Lamballe (couvent de l'Ave Maria).
A Lamballe s'exerçaient jadis plusieurs juridictions : Lamballe (haute justice) qui appartient au duc de Penthièvre. Coëtmieux (haute justice) qui appartient à l'évêque de Dol. Mouexigné, la Moglais, Vaunoise (moyennes justices) qui appartiennent toutes trois à M. du Bouilli de la Morandais. Saint-Maur et Saint-Meleuc (moyennes justices) qui appartiennent à l'abbaye de Saint-Jacut. L'Hôpital (basse justice) qui appartient à l'Hôpital de Lamballe. Mauni (moyenne justice) qui appartient à la famille Poullain de Mauni. Saint-Barthélemy (moyenne justice) qui appartient au prieur de Saint-Barthélemy. La Cornillière (moyenne justice) qui appartient à à la famille de Kermarec de Traurout. Pont-Grassard (moyenne justice) qui appartient à la famille du Bouilli de la Morandais.
Lors de la réformation du 11 juillet 1427, plusieurs nobles de Saint-Martin lez Lamballe sont cités : Jehan Le Picart, Mathelin Le Picart et Roland La Goult. Lors de la réformation du 29 avril 1453 sont cités : Jean Le Picart, Pierre de Triac, Thébaud des Deserts, Guillaume La Goulle, Jehan Bertho et Roland de Leblay.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc du 8 janvier 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Martin lez Lamballe :
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les enfants de Jehan LE PIQUART (80 livres de revenu), remplacés par Guillaume Le Noir : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
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Guillaume LA GOULLE (2 livres de revenu) ; | |
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Roland DE LESBLAY (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
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Jehan DE LESBLAY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
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Jehan GOURET (8 livres de revenu) ; | |
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Noël LE PROVOST ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 33 nobles de Lamballe :
Guillaume CADET de la Ville Marie (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan CHAIGNON (20 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
Clément COUESPELLE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE BOUDAN : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Julien DE BREHAND (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
Jamette DE LA VILLE EON (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan DE LESMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan DE LHERMITAGE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre DES HAES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Bertrand DOREAL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Catherine DU BOISHARDY (5 livres de revenu) ; | |
Geoffroy GERVESE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume GIRON (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Alain GROSSETESTE (10 livres de revenu) ; | |
Denis HALNA (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Mathelin LE CORGNE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE FORESTIER (100 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnis d'ordonnance ; | |
Pierre LE FORESTIER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Roland LE FORESTIER (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland LE MOUENNE (30 livres de revenu) ; | |
Guillaume LONGUEESPEE (21 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Roland MAHE (15 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et comparaît armé d'une vouge ; | |
Georges MALET (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume POULAIN : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Henri POULAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan POULAIN (240 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan POULAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan POULAIN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan POULLAIN (800 livres de revenu) : comparaît en hommes d'armes ; | |
Roland POULLAIN (180 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan RICHARD (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Bertrand TOREL (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland VISDELOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; |
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