Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Lamballais

LAMBALLE

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Lamballe  

La commune de Lamballe (pucenoire.gif (870 octets) Lambal) est chef lieu de canton. Lamballe dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAMBALLE

Lamballe vient du breton « lan » (monastère) et de saint Pal (saint Paul), natif d'Angleterre et qui vint en Bretagne vers la fin du VIème siècle. Il fonde un monastère sur un terrain nommé Saint-Pal, au sud de la ville actuelle, sur la route de Moncontour. Une terre appelée Saints Palles est mentionnée d'ailleurs dans un acte de 1121 (acte de donation du prieuré de Saint-Martin).

Lamballe est un démembrement ou enclave de l'ancienne paroisse primitive d'origine forestière ou gallo-romaine de Maroué (Maro-Ialo signifiant " la grande clairière "), aujourd'hui absorbée par Lamballe. Maroué englobait jadis outre le territoire actuel de Maroué, les territoires de Lamballe, de La Poterie (ancienne trève de Maroué, aujourd'hui en Lamballe), Landéhen, Saint-Trimoël (ancienne trève de Maroué), La Malhoure et Penguilly (la partie nord). Une tradition attribue son évangélisation à saint Pol Aurélien qui aurait donné son nom à la ville : Lan-Pol serait ainsi devenu Lamballe.

La plus ancienne mention de Lamballe (Lambala) date de 1083, dans une charte latine du prieuré de Saint-Martin de Lamballe. En 1084, Geoffroy, fils d'Eudon, comte de Penthièvre, fait don au monastère de Saint-Martin de Lamballe de deux métairies sises dans l'île de Bréhat, " avec les boeufs et les cultivateurs " qui en dépendaient. On trouve Lambalum, Lambaulum dès 1089 et Lambalia dès 1211. On trouve Lambale dès 1231. De 1034 à 1420, Lamballe est la capitale du duché de Penthièvre : en effet dès la fin du XIème siècle, Geoffroy Ier Boterel y établit la capitale d'un important apanage, le Penthièvre, constitué pour une branche cadette de la maison ducale. En 1121, Geoffroy Boterel (ou Botherel ou Botrel) érige en paroisse le prieuré de Saint-Martin, et donne aux moines qui devaient la desservir haute justice, colombier, four et moulin. Ce prieuré dépendait de Saint-Martin les Tours, ordre de Saint-Benoît. Il resta claustral jusqu'en 1450, époque où la paroisse tomba en commende. En 1420 la famille Penthièvre est bannie et leur château est détruit. La ville retrouve son prestige en 1556 lorsque le duc d'Etampes reconstruit le château. En 1626, M. de Vendôme, seigneur de Penthièvre, prend parti contre le cardinal de Richelieu. Pour le punir, Richelieu décide de raser le château (la démolition, dit la Chronique, commença le 15 septembre et finit le 28 novembre 1626). La châtellenie de Lamballe est vendue à la famille des Bourbons en 1657, et la maison de Penthièvre s'éteint en 1712.

Le château (castrum) de Lamballe, démantelé au XVème siècle et démoli en 1626, existe dès 1083 quand le comte Geffroy Boterel fait don aux moines de l'abbaye de Marmoutier d'une terre qui est à l'origine du prieuré de Saint-Martin : " Anno ab Incarnatione Domini M° LXXX° III°, ordinationis autem domini abbatis Bernardi primo beate memorie Bartholomei successoris, perrexit dominus abbas Bernardus in Britanniam propter Majoris Monasterii utilitatem. Ibi donavit per manum ejus Gauffredus comes, filius Eudonis comitis, Sancto Martino Majoris Monasterii et monachis Deo ibidem famulantibus duas mediaturas cum bobus et agricolis in quadam insula quam Brihiacum vocant. Et ad plaxetium patris sui de Lambala [Note :  Une notice datée de 1083, mais évidemment postérieure, porte la variante : " Et juxta plazetium illud ". L'aveu de 1641 note : " Item est deu audit prieuré un bailliage au village du Plessix, en la paroisse de Maroué, à chacun an et terme de la Toussaint, 47 s. 6 d. de rente ". En 1535, un fief du même nom, dans la même paroisse, appartenait à François, fils de Guillaume Poullain, marchand ; il le tenait de sa mère qui était de la maison de Langouryent. Il est permis de voir là l'emplacement de l'ancien plessis du comte Eudes] terram ad unam quadrucam, et ad Lambalam terram ad duos boves, et juxta Lambalam terram ad burgum faciendum, et ad ecclesiam faciendam, et ad officinas monachorum faciendas, et duodecim arpennos prati, et medietatem duorum molendinorum quos ipse Gauffredus comes ex proprio faciet, aut unum eorum integrum, et hoc erit in voluntate monachorum  [Note : La notice précitée, datée de 1083, ajoute ici : " Et ne omnino forenses eis deessent reditus, dedit eis terram ad burgum faciendum, et quicunque inhabitarent ibi ipsi sicuti burgenses comitis in silva ipsius libertatem incidendi materiez domibus construendis seu ligna ad ignem haberent, omnisque introitus vel exitus cujuslibet mercimonii et telonei monachis persolverent. Dedit eis  insuper, etc. "]. Et unam bonam piscaturam, et ad Sanctum Airandum terram ad unam carrucam. Testes sunt hujus rei Gauffredus ipse comes, Rotbertus frater ejus, Gauffredus cantor, Stephanus sacrista, Guillelmus canonicus, Guihummarus canonicus, Haimo vicecomes, Haimo filius Roaldi, Guillelmus filius Urfoendi, Hugo Taons, Guihummarus filius Haimonis, Herveus Butellarius, Haimo filius Evani, Haimericus filius Gauffredi, Karadocus filius Blocci, Hugo filius Haimerici majoris, et Guillelmus frater ejus " (Archives des Côtes-d'Armor). La donation est complétée en 1084 par l'octroi de La Vieille Lamballe, du Mont-Boët et d'autres terres situées entre La Nouvelle Lamballe et le Gouessan, entre le pont Saint-Martin et la route de Rennes. La ville s’est construite autour du château. Lamballe est appelé Lambalum opidum (ville forte) dès 1144 et villa de Lambalia dès 1213 (Anciens Evêchés, IV, 310 et 313). Cette ville est close de murs dès la fin du XIème siècle et le reste jusqu'en 1420. Les fortifications, qui comportaient, dit-on, 24 tours, ont complètement disparu aujourd'hui, à l'exception des portes Barrio, Saint-Martin et quelques débris d'une vieille tour dite la Tour aux Chouettes. La paroisse de Lamballe possédait dès 1709 une municipalité sous le nom de communauté de ville.

La ville et ses dépendances s’étendaient au Moyen Age sur cinq paroisses du diocèse de Saint-Brieuc. Les trois premières paroisses appartenaient à la ville close et les deux autres étaient situées hors des murs :

Notre-Dame, qui a une église dès 1156 (citée en 1256). Cette église devient collégiale en 1435 par lettres du 9 décembre 1435 (Lettres de Jean V, N° 2208). Le titre de paroisse (parrochia Beate Marie eiusdem ville) apparaît dès 1281 (Anciens Evêchés, III, 127, 163). Cette paroisse est réunie en 1658 avec celles de Saint-Jean et de Saint-Sauveur sous le nom de " Notre-Dame et Saint-Jean " et forme l'unique paroisse urbaine de la ville de Lamballe. Il subsiste un recteur de Notre-Dame jusqu'au décès du dernier d'entre eux le 21 juin 1732 ;

Saint-Jean-Baptiste, qui, semble-t-il, a un recteur dès 1370. L'église est reconstruite à partir de 1420 et l'on y baptise dès 1553, puis elle est unie à celle de Notre-Dame en 1658 tout en conservant un recteur jusqu'en 1747 ;

Saint-Sauveur, qui, semble-t-il, a un recteur dès 1370. On y baptise en 1549. Cette église disparaît dès 1556 mais garde un recteur en titre jusqu'à 1718 ;

Saint-Martin lez Lamballe. Cette paroisse a son origine dans le prieuré du même nom fondé en 1083 par le comte Geffroy en faveur de l’abbaye de Marmoutier (chartes du prieuré : Anciens Evêchés, IV, 297-328). Dès 1174 une donation est faite " ecclesie Beati Martini de Lamballe " et, en 1213, Pierre Mauclerc affranchit les habitants du " burgum Sancti Martini " (Anciens Evêchés, IV, 3111, 313). Saint-Martin devient paroisse en 1206. Son recteur est mentionné dès 1271 (Anciens Evêchés, IV, 320). Les baptêmes sont célébrés dans l'église du prieuré-cure dès 1535 ;

Les faubourgs (Saint-Lazare, Mouëxigné, etc..) situés hors les murs (in Lamabalia, extra muros 1243 : Anciens Evêchés, III, 101) et sur la paroisse de Maroué. Dans ces faubourgs se trouvait jadis le centre primitif de Lamballe (Veterem Lambalam, 1084). Par ordonnance ducale du 3 mai 1475, ces faubourgs sont réunis à la ville. Par contre, pour le culte ces faubourgs continuent à cette époque d'appartenir à la paroisse de Maroué.

Autrefois Lamballe dépendait du comté de Guingamp, mais cette dernière ville passe dans la maison de Penthièvre suite au mariage d'Havoise avec Etienne et Lamballe devient alors le chef-lieu du duché de Penthièvre. Au point de vue féodal, la châtellenie de Lamballe, mentionnée dès 1267 (Anciens Evêchés, III, 256), dépend de la seigneurie de Penthièvre créée en 1317 et érigée en duché-pairie en 1569 (par lettres patentes de Charles IX), en 1668 et 1697. En 1569, sa juridiction, de laquelle relevaient 180 autres juridictions, ressortissait directement au parlement. Soixante huit paroisse dépendaient de sa subdélégation. Un des fils du dernier duc de Penthièvre reçoit d'ailleurs le titre de prince de Lamballe (vers 1756).

Du point de vue judiciaire, il y a un sénéchal de Lamballe dès 1224 et une cour de justice (curia domini Hugonis apud Lambalum) dès 1243 (Anciens Evêchés,. III, 240 ; IV, 315). A partir de la période révolutionnaire, il y a un tribunal de district à Lamballe de 1790 à 1795.

La ville de Lamballe renfermait en outre la collégiale de Notre-Dame, les couvents des Augustins, des Ursulines, des filles de Saint-Thomas, l'Hôtel-Dieu et l'Hôpital. Les cures étaient présentées par le duc de Penthièvre, dont le fils aîné portait le titre de prince de Lamballe.

A partir de 1790 et jusqu'en 1795, Lamballe est le chef-lieu d'un district. En 1830, la commune de Lamballe est augmentée de plusieurs fractions de territoire appartenant à la commune de Maroué, par ordonnance du 12 mai 1830 (Moulin Saint-Sauveur, Petit-Lanjouan, Lescouët, Salle-Plestan, ..) et à la commune  de la Poterie, par ordonnance du 14 juillet 1830 (une fraction située près de Lanjouan). Par arrêté préfectoral du 29 novembre 1972 et à compter du 1er janvier 1973, les communes de Maroué, la Poterie, Saint-Aaron et Trégomar sont réunies à Lamballe. 

On rencontre les appellations suivantes : Lambala (en 1083, en 1084), Lambaulum (à la fin du XIème siècle, en 1129), Lambaulium (vers 1130, en 1140), Lambalum (en 1144), Lambala (vers 1150), Lanna Pauli (en 1152), Lambala (en 1181), Lambalium (en 1185), Lambala (en 1207), Lambalia (en 1211), Lambaulium (en 1220-1226), Lambale (en 1231). On trouve les noms de novam Lambalam et veterem Lambalam en 1084 (Anc. év. IV, 315) et le nom de Vieilles Lamballe (voir cadastre).

Note 1 : Le 3 mai 1761, arrivent à Lamballe chez M. de Lourmel des reliques de saint Amateur données par le pape Clément XIII au Père Aimé Boscher de la Villéon, de Lamballe, procureur général des Capucins. Elles sont transférées en l'église Saint-Jean le 11 juillet 1762. En septembre 1783, Visdelou de la Villethéart loue à Lamballe une écurie dépendant de la caserne Saint-Martin pour y loger des étalons royaux et ceci jusqu'en 1790. Une ordonnance royale du 10 mars 1825, en prescrivant l'établissement, à Lamballe, d'un nouveau dépôt d'étalons pour les Côtes-d'Armor et l'Ille-et-Vilaine, rétablit le haras de Lamballe. Par ordonnance royale du 6 mai 1829, est érigée la paroisse de Saint-Martin de Lamballe.

Note 2 : En 1123, Etienne, comte de Lamballe, fait don du prieuré de Saint-Melaine de Lamballe à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. En 1213, la duchesse Alix donne au monastère de Saint-Martin de Lamballe la propriété de tous les hommes demeurant dans le bourg, à l'exception de huit qu'elle réserva pour son armée. En 1317, le duc Jean III, avant de donner le comté de Penthièvre en partage à Guy, son frère, substitue des ermites de Saint-Augustin aux frères Sachets ou de la Pénitence. En 1337, Olivier de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et Isabeau de Machecoul, son épouse, fondent le couvent des Augustins. En 1352, des bourgeois de Lamballe son envoyés par la comtesse de Penthièvre pour traiter avec Edouard de la délivrance de Charles de Blois. En 1363, Charles de Blois transporte, pieds nuds, un morceau d'une côte de Saint-Yves dans l'église Notre-Dame. En 1381, le traité de paix entre le duc Jean IV et Charles IV est ratifié par 80 gentilshommes et les bourgeois de Lamballe. En 1388, le duc Jean IV exige de Clisson la reddition de Lamballe appartenant à Jehan de Bretagne. Mais le connétable, aidé des sires de Rohan, de Beaumanoir, de Coatmen et de quelques autres, rentre dans Lamballe. En 1393, Jean IV se présente avec son armée devant Lamballe et en pille les faubourgs. En 1408, Jean de Blois, époux de Marguerite de Clisson, meurt à Lamballe. En 1420, les seigneurs bretons s'étant ligués pour délivrer le duc Jean V, retenu prisonnier par les Penthièvre, la guerre commence par le siège de Lamballe. On n'épargna, dit-on, que l'église Notre-Dame. En 1432, Jean V donne Lamballe au comte de Montfort, lors du mariage de ce dernier avec Yolande, fille de la reine de Sicile. En 1435, Jean V, duc de Bretagne, fonde une collégiale dans l'église Notre-Dame de Lamballe. En 1450, le 29 octobre, Jean de Blois, comte de Penthièvre, descendant de Jeanne de Bretagne, femme de Charles de Blois, prend possession des seigneuries de Lamballe et de Moncontour, en exécution de deux traités faits avec le duc François Ier. Dès 1451, Lamballe a des représentants aux Etats. En 1472, 1490, 1563, 1564, 1583, 1584, 1593, 1630, 1631, 1632, 1633 et 1634, Lamballe est ravagé par des maladies. En 1506, la duchesse Anne, épouse de Louis XII à cette époque, passe par Lamballe en revenant de son pèlerinage à Notre-Dame du Folgoët. En 1555, le duc d'Etampes, nommé gouverneur de Bretagne par François Ier, qui lui restitue à cette même époque le comté de Penthièvre, fixe son séjour à Lamballe, et fait bâtir plusieurs maisons de séjour non loin de la ville, notamment celles de Lanjouan et du Bocage. En 1562, naissance dans la ville de Lamballe de Marie, fille de Sébastien de Luxembourg, qui épousera plus tard Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, chef de la ligue en Bretagne. En 1589, le dimanche 17 septembre, Lamballe est pris et pillé par les troupes royales. En 1590, le 11 juillet, la ville de Lamballe est prise de nouveau, pillée et ravagée par le prince de Dombes, qui assiège en même temps le château sans pouvoir s'en rendre maître. Le 15 juillet 1591, le prince de Dombes, plusieurs seigneurs bretons, des troupes anglaises et des Lansquenets prennent encore, pour la quatrième fois, la ville de Lamballe, mais ils assiégent en vain le château. En 1610, Madame de Mercoeur fait reconstruire la halle. En 1619, un tremblement de terre se fit ressentir à Lamballe. En 1637, établissement des Ursulines dans la ville de Lamballe. En 1659, fondation de Lamballe de l'établissement des filles de Saint-Thomas. En 1732, le 16 mai, les paroisses de Notre-Dame et de Saint-Sauveur sont réunies à celle de Saint-Jean.. On y joint, en 1801, le territoire de la paroisse de Saint-Martin, ainsi que la partie de la ville qui était en Maroué. 

En 1792, le 3 septembre, Madame la princesse de Lamballe, favorite et confidente de la reine Marie-Antoinette, est conduite à la prison de la Force, jugée devant un tribunal présidé par l'Huillier et Hébert, officiers municipaux, Madame de Lamballe est condamnée et on lui trancha la tête. La princesse de Lamballe est en réalité Marie Thérèse Louise de Savoie-Carignan, née à Turin en 1749. Elle détient son titre de princesse de Lamballe par son mariage avec Louis Alexandre Stanislas de Bourbon-Penthièvre, prince de Lamballe, fils du dernier duc de Penthièvre.

Elle est la fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan (1721-1778), en italien « Luigi-Vittorio di Savoia-Carignano, principe di Carignano », et de Christine-Henriette de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg (1717-1778), en allemand « Christine, Landgräfin von Hessen-Rheinfels-Rotenburg », sœur des défuntes duchesse de Bourbon et reine de Piémont-Sardaigne.

Lamballe : Princesse de Lamballe

 

Voir   Lamballe " Le doyenné de Lamballe durant la période révolutionnaire ". 

Voir   Lamballe " Le dernier des ducs de Penthièvre ". 

Voir   Lamballe " Prééminences et droits honorifiques dans les églises de Lamballe ". 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de LAMBALLE

l'église collégiale Notre-Dame (XII - XVI - XIXème siècle). Elle servait jadis de chapelle aux ducs de Penthièvre et était située dans l'enceinte close de la fortification seigneuriale. Cette chapelle est démantelée en 1420 (après l'attentat de Champtoceaux perpétré contre Jean V) et déplacée. La nef, édifiée au début du XIIIème siècle, est remontée au XIXème siècle en remployant les colonnes cylindriques et les larges chapiteaux feuillagés d'origine. En 1455, le tonnerre tombe sur l'église et renverse le clocher, qui était terminé par une flèche en plomb très élevée. Ce clocher est réparé par Jean Le Pays, mais la flèche tombe peu d'années après, à la suite d'une tempête. L'église subit plusieurs restaurations : celles de 1514 à 1519, après l'effondrement de la partie nord-ouest en 1514, puis celles du XIXème siècle. Le pignon de l'aile Nord date du XIIème siècle. Le portail, qui servait d'entrée seigneuriale, date du XII-XIIIème siècle : il est entièrement remonté de 1851 à 1857. Le pignon Est date de la fin du XIIème siècle. Le pignon de l'aile Sud, le chevet et le choeur datent du XIVème siècle. Les piliers et les voûtes datent de la fin du XIVème siècle. Le pignon Nord des trois chapelles date de 1514. On y trouve une chaire à prêcher, oeuvre du menuisier - sculpteur Jean Richard et qui date de 1681. Un jubé en bois sculpté, daté de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle, est remonté vers 1723 à l'entrée du collatéral sud du choeur pour porter un buffet d'orgue du XVIIème siècle. Ce jubé aurait été offert, dit-on, par Marguerite de Clisson, épouse de Jean de Blois, comte de Penthièvre. La statue de la Foi date du XVIIIème siècle. Charles de Blois, auquel on attribue le choeur de cette église, l'enrichit, en 1360, d'une parcelle de la vraie croix et d'une croix en vermeil. L'église abrite une statue en marbre blanc de Notre-Dame de Grande Puissance. On y voit les enfeus Bertho de Lescouët (XVème siècle) : il s'agit d'une double tombe de dame Bertho de Haydurand et de son époux Bertho, chevalier de Lescouët. " Mobilier : Statues anciennes de saint Joseph, saint Gilles, et, au-dessus du portail ouest, de la Foi ou de la Religion. Cette dernière est une mauvaise copie de la Foi exécutée en marbre blanc par le sculpteur gênois Schiaffino pour le couvent des Bénédictines de Saint-Malo, et placée depuis le Concordat au-dessus du maître-autel de la cathédrale. Primitivement, le bras levé de la Foi tenait une corde à laquelle était suspendu le coffret renfermant la réserve eucharistique. De chaque côté de l'autel, deux statues, également de Schiaffino, représentaient saint Maur et saint Benoît, le regard tourné vers le Saint Sacrement. Elles ont accompagné la Foi à la cathédrale, mais l'on ne comprend plus leur attitude. Des copies de la Foi, meilleures que celle de Lamballe, sont à Champeaux et à la chapelle de Riaye en Ménéac " (R. Couffon). La chapelle ou église Notre-Dame a servi de forteresse pendant les guerres de Charles de Blois contre Montfort, et pendant celles de la Ligue. Elle a eu pour dernier chanoine M. Sorgnard, vicaire général de Mgr Groing de la Romagère ;

voir Ville de Lamballe "L'église Notre-Dame de Lamballe".

l'église priorale Saint-Martin (1084 - XIXème siècle). Il s'agit d'un ancien prieuré fondé en 1083 par Geoffroy Ier Boterel, comte de Penthièvre, et confié à l'abbaye de Marmoutier. Eglise prieurale à l'origine, Saint-Martin devient paroisse en 1206. L'église de Saint-Martin est dévastée pendant la Révolution et la paroisse supprimée. Rétablie à la demande de M. de la Motte-Rouge, ce dernier en est nommé le recteur en 1828. Aux XVème et XVIème siècles, on édifie la chapelle Sud et on remanie le bras Nord du transept. Au XVIIIème siècle, on élève la sacristie, accolée à la face orientale. La nef et la porte sud datent du XIIème siècle. Le porche, signé Jean Lesné (ou Jean Lene), date de 1519. La tour date de 1555 (et porte le nom de Thomas Cornillet) et 1741 (et porte l'inscription "Fait par moi Jean Collas"). Le choeur et le transept datent des XVIème et XVIIème siècles. Le maître autel est exécuté en 1668 et 1669 par Marc du Rufflay et Jean Hervé : un complément de marché est passé en 1672 et l'on acheta alors deux colonnes aux Augustins. Le retable du maître-autel est doré et étoffé par Julien Moinet, sr. de la Motte en 1674. Le retable de la chapelle sud est exécuté en 1725 par René L'Hotellier, sr. de la maison blanche, sculpteur, peintre et doreur à Guingamp. Le balustre du choeur date de 1714. Le confessionnal date du XIXème siècle : il est orné du Sacré Coeur de Jésus. Les fonts baptismaux datent du XIXème siècle : la cuve baptismale est surmontée des statuettes de saint Jean Baptiste et du Christ. L'église abrite une statue de saint Genefort. Les statues de saint Pierre et de saint Martin, oeuvre de Yves Corlay, datent, semble-t-il, de 1760 [Note : " La statue de saint Martin, toujours existante, fut exécutée par Jean Barbanson en 1620 " (R. Couffon)]. La chaire à prêcher, oeuvre de Yves Corlay, date du milieu du XVIIIème siècle. Le Lutrin et Christ en croix date du XVIIIème siècle. L'église est entièrement restaurée au XIXème siècle. « Messieurs, l'une des plus anciennes églises de notre département, et dont la fondation, par acte authentique, remonte à l'année 1083, l'église de Saint-Martin de Lamballe, menace ruine, et sa fabrique, ainsi que le conseil municipal, se proposent de la restaurer et d'en assurer la conservation. Les dépenses à effectuer monteraient à la somme de 5.120fr. 08. Le conseil municipal de Lamballe, en présence de l'impossibilité de la part de la fabrique de contribuer à ces dépenses d'une manière effective, a résolu d'y concourir jusqu'à la concurrence des deux tiers. Il sollicite, en conséquence, de la bienveillance du Gouvernement, l'allocation du dernier tiers, soit la somme de 1.700 fr. Votre commission vous propose, Messieurs, d'appuyer vivement la demande de Lamballe, en faveur de sa vieille église de Saint-Martin » (Rapports et Délibérations du Conseil général des Côtes-d'Armor du 11 avril 1877)  ;

voir Ville de Lamballe "L'église Saint-Martin de Lamballe".

voir Ville de Lamballe "Le prieuré Saint-Martin de Lamballe".

l'église des Augustins (1337). Il s'agit de l'église du couvent des Augustins. Cette église renfermait jadis les tombeaux d'Olivier de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et d'Isabeau de Machecoul, son épouse. Ils portaient la date du 8 juin 1337 et ont été brisés pendant la Révolution ;

voir Lamballe "Les Augustins de Lamballe"

l'église Saint-Jean (XV-XIX-XXème siècle), fondée semble-t-il au XIVème siècle (entre 1341 et 1364). Elle est restaurée entre 1837 et 1840 : élargissement du transept et reconstruction des bas-côtés. La sacristie date de 1843. En 1436, un orage abattit le clocher de Saint-Jean. La tour occidentale date du XVème siècle et du XVIIème siècle (pour la partie haute) : il passe pour remployer des pierres du château démantelé sur l'ordre du duc Jean V. Le clocher a été commencé en 1638 et achevé en 1650 seulement. En 1902, l'église voit la réalisation d'un nouveau dôme et la réfection du clocher. Les grandes arcades datent de 1420-1432. Sur l'un des piliers qui supportent la tour, on peut lire " L'an mil quatre cent vingt, Jean Bouquart, trésorier, qui fust à commencer ceste église ". Un bénitier porte la date de 1415. Le retable et le maître-autel, oeuvre de Josselin Dumains et Laurent Cochard de Saint-Malo, datent de 1659 (les dorures sont ajoutées vers 1840 sur l'initiative de l'abbé Rouillé). L’autel du Saint-Esprit et de Saint-Amateur, oeuvre du sculpteur Josselin Dumains et qui date de 1667, est remanié en 1762. L’autel Saint-François, oeuvre des menuisiers Julien Moinet de la Motte et de Jean Hervé ainsi que du sculpteur Marc Du Rufflay, date de 1675 : il présente deux peintures dont une " Apparition du Christ à saint François " et l'autre " Jésus en compagnie de deux apôtres ". L’orgue de Saint-Jean, oeuvre du facteur Le Logeais, date de 1857 (un premier orgue daté de 1777 avait été construit par le facteur rennais Texier). On y trouve une belle chaire en bois et une statue en bois polychrome de sainte Radegonde. Les vitraux sont l'oeuvre de Champigneul (XIXème siècle). Cette église a été fermée pendant la Révolution. Rendue au culte en 1802, elle eut pour recteur M. Millet, prêtre émigré ; 

voir Ville de Lamballe "L'église Saint-Jean de Lamballe".

la maison dite « du Bourreau » (XVIème siècle), propriété, en 1609, des familles Bourceau, puis Duval, Guérin, de Michel Gallet et de Pierre César de Keryvot. Donnée au département le 13 avril 1966, cette maison abrite aujourd'hui le centre culturel Mathurin Méheut ;

la chapelle de l'Hôtel-Dieu (XVIIème siècle). Elle relevait primitivement de l’abbaye Saint-Melaine. " Edifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Primitivement sous le patronage de saint Maudez, elle devint chapelle de l'Hôtel-Dieu du petit hôpital, dit aussi hôpital des passants, et prit le nom de Notre-Dame de l'Hostellerie. L’édifice actuel, du XVIIème siècle, fut amputé de sa sacristie et réduit en 1784 pour l'élargissement de la grand'route de Rennes à Saint-Brieuc. L’on a encastré dans son chevet, une pierre provenant de l'ancien édifice et portant en caractères gothiques l'inscription suivante : Jhesus, Maria. L'an M Vc L et I (1551), B. Levesque, trésorier de Notre Dame de Lamballe fist parachever ceste chapelle. Lorsque l'ordre de Saint-Thomas de Villeneuve eut été institué, le 4 mars 1661, par le P. Ange Prouest, l'Hôtel-Dieu de Lamballe en devint la maison mère. La chapelle renferme un retable de la fin du XVIIème siècle " (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Sauveur (1780), dans le cimetière. Petit édifice rectangulaire construit en 1780, sur les plans de M. Botrel, architecte. A signaler que l'ancienne église Saint-Sauveur n'existe plus : elle aurait été détruite pendant les guerres de la Ligue vers 1590. On a établi sur ses ruines un cimetière, à l'entrée duquel se trouve une chapelle placée sous la même invocation. Elle n'offre de place qu'à un autel et à trois ou quatre personnes. Elle abrite des statues anciennes de saint Michel et saint Hervé ;

l'édifice des sœurs hospitalières de Saint-Thomas-de-Villeneuve (1661), situé rue Saint-Lazare et Charles-Cartel. A cet emplacement, se trouvait dès 1387, l'hôpital des Passants avec sa chapelle dédiée à saint Maudez et à sa soeur, sainte Juvette. Les dames hospitalières de Saint-Thomas avaient formé en 1661 une association sous le nom de Confrérie de la Charité qui se composait de quatre dames charitables de la ville : Jeanne Guéhéneuc, Gillette de Bohu de la Pommeraye, Anne Le Maignan et Renée Lorans. Elles eurent pour fondateur, en 1661, le père A. Le Proust, prieur des Augustins de Lamballe, et elles se réunirent en communauté sous le patronage de saint Thomas de Villeneuve qui venait d'être canonisé. Ces dames visitaient les malades à domicile et suivaient la règle de saint Augustin. " La chapelle de l'Hospice de la Villedeneu est construit en 1848, sur les plans de M. Guépin, l'Hospice de la Villedeneu contient, au centre du bâtiment principal, une chapelle de plan rectangulaire dont les deux salles avoisinantes forment les bas côtés. En 1881, l'hospice civil ou grand hôpital fut réuni à celui-ci et l’ancienne chapelle démolie. Depuis le 5 novembre 1684, il est dirigé par l’ordre de Saint-Thomas de Villeneuve " (R. Couffon) ;

voir Lamballe "La Congrégation de Saint-Thomas-de-Villeneuve"

voir Lamballe "Les Filles de Saint-Thomas de Villeneuve durant la Révolution"

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle de l'Ave Maria, détruite. C’était l’ancienne chapelle du couvent des Augustins. En 1317, le duc Jean III donna aux Augustins le couvent des frères sachets dont l’ordre avait été dissout. Un acte du 16 février 1493 indique la chapelle édifiée de neuf. Elle fut embellie au XVIème siècle ; puis, au XVIIème, Mgr. de la Barde y bénit, le 7 juin 1650, les statues de Notre-Dame, de saint Sébastien et de saint Roch. Fermée en juillet 1791, elle fut démolie au XIXème siècle ; - la chapelle Notre-Dame des Ponts, détruite. Rebâtie en 1765 et bénie le 10 mai de cette dernière année, elle s’élevait à l'ouest de Saint-Martin ; la chapelle Saint-Barthélémy, détruite. Chapelle mentionnée fort anciennement. Rebâtie au XVIIème siècle, puis fermée en juillet 1791, elle fut achetée le 25 thermidor par René Remignard et détruite au XIXème siècle ; - la chapelle Sainte-Anne, détruite. C’était un édifice fort ancien bâti par les seigneurs du Coudray dans un jardin leur appartenant. En 1710 elle tombait en ruines et fut restaurée en 1728 par Jacques Quidelec, recteur de Notre-Dame, et bénite le 22 août de cette dernière année ; - la chapelle Saint-Julien du Val, détruite en 1850. Elle est mentionnée fort anciennement. Le 16 février 1463, l’un des trésoriers de Notre-Dame, Rolland Poulain, instituait un procureur pour cueillir dans tout l'évêché les aumônes pour Saint-Julien. En 1793 les soldats y brisèrent cinq statues « estimées une demi corde de bois : 7 livres 10 sols ». - la chapelle Saint-Joseph (XVIIème siècle), désaffectée en 1937-1939. C’était la chapelle des Ursulines qui vinrent s’établir à Lamballe en 1627, venant de la communauté de Saint-Brieuc (R. Couffon) ;

l'ancien couvent des Ursulines (1627). Les Ursulines s'installent à Lamballe à partir de 1627. Expulsée le 28 septembre 1792, la communauté des Ursulines de Lamballe est rétablie dans son ancien couvent par ordonnance royale du 23 juillet 1826. En 1904, l'enseignement congréganiste est aboli. Il est décidé de fermer l'établissement suite au décret du 11 septembre 1908. Les bâtiments hébergent aujourd'hui le collège Gustave-Téry ;

voir Lamballe "Le Couvent des Ursulines"

l'hôtel de Largentaye (XVIIème siècle) ;

l'hôtel de la Villedeneu (1783) ;

l'ancien hôtel des Cognetz (XVIIIème siècle), situé au Grand Boulevard et propriété de la famille Des Cognetz, puis de la famille La Villirouet (dès 1812) ;

l'ancien manoir de La Morinière (XVIIIème siècle), situé rue Saint-Jacques. Ce manoir est, semble-t-il, construit sur l'emplacement d'un ancien édifice bâtie au XIVème siècle par la famille Le Denays. Propriété d'Edouard de La Motte de La Guyomarais au cours du XIXème siècle ;

les maisons situées place de Beloir (XVIIème siècle), rue du Docteur-Calmette (XVIIème siècle), rue du Four, 2-3 parvis Saint-Jean (XVI-XVIIème siècle), 8 rue Saint-Jean (XVIème siècle) ;

les maisons situées rue du Val, rue Saint-Martin, rue du Four, rue du Docteur-Calmete, rue Pasteur (XVIIème siècle), rue Croix-au-lait, rue Saint-Jean, rue Charles-Cartel, rue Saint-Lazare, rue Lourmel, rue de la Tour-aux-Chouettes, rue de la Croix-aux-Fèves, rue Saint-Jacques, rue Petit-Boulevard, rue Paul-Langevin ;

le vieux château (XVIIème siècle). Le château primitif, résidence ordinaire des comtes de Penthièvre, aurait été construit en 991. Pris et repris plusieurs fois, il n'était plus qu'un monceau de ruines en 1555. A cette époque, le duc d'Etampes le fait reconstruire et lui conserve la forme et les dimensions de l'ancien. Richelieu le fait raser en 1626 et ne laisse debout que la chapelle Notre-Dame ;

voir Ville de Lamballe "L'ancien château de Lamballe".

voir Lamballe "Les différents siéges de Lamballe".

le nouveau château (1730), édifié par le sénéchal Mathurin Plancher et vendu par son fils au duc de Penthièvre le 15 septembre 1756. Il sert aujourd'hui de collège ;

la croix de la rue Saint-Lazare ;

le calvaire Saint-Lazare (VIème siècle) ; 

le moulin à vent de Saint Lazare, un moulin à tan, six tanneries et 9 mégisseries. Le moulin Saint-Lazare est la propriété du duc de Penthièvre jusqu'en 1799 ;

A signaler aussi :

un bief de moulin (X-XIème siècle), situé rue des Moulins ;

le lavoir Saint-Martin, situé rue des Moulins ;

le lavoir de Bouin (XIXème siècle), situé rue de Bouin ;

le haras national (1825), situé boulevard du Haras. Un dépôt d'étalon est créé dès 1783 à Lamballe et supprimé à la Révolution ;

l'ancienne prison (1635), située au n° 24 rue Calmette. Il s'agit d'une ancienne dépendance du château des Penthièvre. Le blason de la façade est celui des armes des Brosse, seigneurs de Lamballe ;

la mairie (XVIIème siècle). Elle est achetée le 14 septembre 1847 par la ville de Lamballe. La mairie abrite une peinture intitulée "La princesse de Lamballe", oeuvre du peintre Jean Laurent Mosnier et datée de 1780 ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de LAMBALLE

En 1083, le prieuré Saint-Martin est fondé en faveur de l’abbaye de Marmoutier par le comte Geffroy, fils du comte Eon, donnant à l’abbaye une partie du territoire de Plessis, en Lamballe. En 1317 est fondé par le duc Jean III le couvent des Augustins de Lamballe (couvent de l'Ave Maria).

A Lamballe s'exerçaient jadis plusieurs juridictions : Lamballe (haute justice) qui appartient au duc de Penthièvre. Coëtmieux (haute justice) qui appartient à l'évêque de Dol. Mouexigné, la Moglais, Vaunoise (moyennes justices) qui appartiennent toutes trois à M. du Bouilli de la Morandais. Saint-Maur et Saint-Meleuc (moyennes justices) qui appartiennent à l'abbaye de Saint-Jacut. L'Hôpital (basse justice) qui appartient à l'Hôpital de Lamballe. Mauni (moyenne justice) qui appartient à la famille Poullain de Mauni. Saint-Barthélemy (moyenne justice) qui appartient au prieur de Saint-Barthélemy. La Cornillière (moyenne justice) qui appartient à à la famille de Kermarec de Traurout. Pont-Grassard (moyenne justice) qui appartient à la famille du Bouilli de la Morandais.

Lors de la réformation du 11 juillet 1427, plusieurs nobles de Saint-Martin lez Lamballe sont cités : Jehan Le Picart, Mathelin Le Picart et Roland La Goult. Lors de la réformation du 29 avril 1453 sont cités : Jean Le Picart, Pierre de Triac, Thébaud des Deserts, Guillaume La Goulle, Jehan Bertho et Roland de Leblay. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc du 8 janvier 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Martin lez Lamballe :

les enfants de Jehan LE PIQUART (80 livres de revenu), remplacés par Guillaume Le Noir : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;  

Guillaume LA GOULLE (2 livres de revenu) ;  

Roland DE LESBLAY (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;  

Jehan DE LESBLAY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;  

Jehan GOURET (8 livres de revenu) ;  

Noël LE PROVOST ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 33 nobles de Lamballe :

Guillaume CADET de la Ville Marie (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan CHAIGNON (20 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Clément COUESPELLE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE BOUDAN :  porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Julien DE BREHAND (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Jamette DE LA VILLE EON (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DE LESMELLEUC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DE LHERMITAGE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre DES HAES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand DOREAL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Catherine DU BOISHARDY (5 livres de revenu) ;

Geoffroy GERVESE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GIRON (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain GROSSETESTE (10 livres de revenu) ;

Denis HALNA (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Mathelin LE CORGNE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE FORESTIER (100 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnis d'ordonnance ;

Pierre LE FORESTIER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Roland LE FORESTIER (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE MOUENNE (30 livres de revenu) ;

Guillaume LONGUEESPEE (21 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Roland MAHE (15 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et comparaît armé d'une vouge ;

Georges MALET (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume POULAIN : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;  

Henri POULAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan POULAIN (240 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan POULAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan POULAIN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan POULLAIN (800 livres de revenu) : comparaît en hommes d'armes ;

Roland POULLAIN (180 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan RICHARD (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Bertrand TOREL (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland VISDELOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

© Copyright - Tous droits réservés.