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BREST

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La commune de Brest (bzh.gif (80 octets) Brest) est chef lieu de canton. Brest dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BREST

Brest vient , semble-t-il, du mot celtique « bre » (hauteur), ou d'après Pol de Courcy, de "Bec-Rest" (le bout du bois). 

Brest est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (ou Ploueavas, aujourd'hui Guipavas). Dès le IIIème siècle, le territoire de Brest, est occupé par une forteresse (castellum gallo-romain). Au IVème siècle, règne à Brest le roi Bristokus. Il est vraisemblable que Brest conserve sa garnison romaine jusqu'au début du Vème siècle. Au VIème siècle, la princesse Azénor, fille du prince de Léon, est enfermée au château de Brest. En l'an 792, Mélard, après le meurtre de son frère, s'enferme dans le château de Brest afin de se soustraire aux poursuites de son oncle paternel Rivod. Le roi Salomon aurait été tué près de Brest (le 25ème jour de juin 874, d'après Albert Le Grand), en un lieu nommé en breton "Merzer-Salaun" (martyre de Salomon), aujourd'hui La Martyre, près de Landerneau. Afin de s'opposer aux desseins du roi Richard d'Angleterre, qui veut se défaire du jeune duc, les vicomtes de Léon, Guiomarc'h et Hervé, cachent Arthur de Bretagne au château de Brest, en 1196. Les comtes de Léon possédaient de temps immémorial le château de Brest. Les comtes de Léon fondent en 1065 une église Notre-Dame, paroisse unique de Brest jusqu'en 1549 et qui dépend alors de l'ancien évêché de Léon. 

Cette forteresse est achetée, en 1239 ou 1240, par le duc de Bretagne Jean 1er le Roux au vicomte de Léon, Hervé IV de Léon, le Dissipateur et qui était criblé de dettes. La bourgade qui s'étend au pied du Château, est enclose de murs vers 1341. Cette première enceinte ne comprend, jusqu'en 1647, que les rues Charronnière, haute des Septs-Saints et Neuve des Sept-Saints. En 1341, le château de Brest, défendu pour Charles de Blois par Garnier de Clisson, est assiégé par Montfort qui s'en empare. Occupée par les Anglais en 1342, la forteresse de Brest, est la seule place bretonne à n'être pas évacuée en 1381. Charles de Blois, fait prisonnier, en 1347, à la suite de la bataille de la Roche-Derrien, est enfermé au château de Brest avant son transfert en Angleterre. En 1372, les Anglais sont maîtres du château qu'ils avaient reçu en dépôt de Jean IV, duc de Bretagne. Du Guesclin, pour le roi de France, en tente inutilement le siège. En 1382, secondé par le vicomte de Rohan, les sires de Laval et de Beaumanoir, puis en 1386, par Ollivier de Clisson à la tête de 10 000 hommes, le duc de Bretagne tente en vain l'assaut du château de Brest. Ce n'est qu'en 1397, que le roi Richard II fait évacuer le château de Brest par ses troupes. La ville de Brest avait été occupée par les Anglais pendant presque toute la seconde moitié du XIVème siècle. La reconstruction de Brest débute vers 1400, sous Jean V, par un donjon avec tour-résidence. En 1532, la Bretagne est réunie à la France et Brest devient définitivement française. 

A partir du XVIème siècle, la ville de Brest devient une citadelle à vocation purement militaire : Philibert De l'Orme (inspecteur des fortifications de Bretagne jusqu'en 1554), Pietro Fredance (ingénieur italien) et Vauban y travaillent.

Durant les guerres de la Ligue, Brest gouverné par René de Rieux, marquis de Sourdéac, reste fidèle à Henri IV. Ce dernier octroie aux brestois, en 1593, le droit de bourgeoisie.

En tant que ville, Brest ne naît qu’au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Richelieu et Colbert qui décide d’y implanter un arsenal de marine (à Penfeld). En effet, en 1631, Richelieu fait élever les premiers magasins de l'arsenal, complété 50 ans plus tard sous Louis XIV qui, par ordonnance de 1681, réunit le bourg de Recouvrance à la ville de Brest. Vers 1647, Charles du Cambout, marquis de Coislin, gouverneur de Brest, fait construire un nouveau rempart partant du quai de la Rive (aujourd'hui quai Tourville), pour aboutir à la rue Saint-Yves. Enfin, en 1681, l'ingénieur de Sainte-Colombe, édifie, sur les plans de Vauban, l'enceinte bastionnée qui allait remplacer celle de 1647. Les fortifications de Brest et de Recouvrance se terminent en 1689 (à l'exception des parapets des remparts qui sont édifiés en 1755 pour Recouvrance, et en 1800 pour Brest). 

En 1685, les Jésuites sont appelés à Brest, par lettres-patentes de Louis XIV, pour y établir un séminaire chargé de fournir des aumôniers aux vaisseaux du Roi. Le séminaire de Brest, bâti aux frais de l'Etat, est élevé en 1686. 

Note : la photo de droite représente Brest et son château vers 1636 (extrait de l'ouvrage "Itinéraire de Bretagne en 1636" de Dubuisson-Aubenay).

Ville de Brest et son château

 

En 1858, Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, visitent Brest et son arsenal. Le 35 avril 1865, Brest est relié au reste de la France par les voies ferrées. Le président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, est reçu à Brest le 20 août 1874. 

Sur la rive droite de la Penfeld, existait dès le XIVème siècle, le village de Sainte-Catherine, érigé autour d'un hospice et d'une chapelle dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie. La motte seigneuriale, sur laquelle se dressait la bastille de Quilbignon ou de la Motte-Tanguy dominait ce village. En 1346, un seigneur du Chastel, fonde à l'emplacement de la chapelle Sainte-Catherine, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Recouvrance. Le bourg de Sainte-Catherine prend alors aussi le nom de Recouvrance. L'ordonnance royale de 1681, va réunir les deux quartiers de la ville. Le droit de passage entre Brest et Recouvrance était possédé bien avant le XVème siècle par les seigneurs du Chastel. Leurs descendants le vendirent en 1687 à Claude Olivier, conseiller du Roi et docteur-médecin pour la Marine à Brest (30 à 32 personnes se noient le 18 avril 1689).

Une loi du 2 mai 1861, annexe à la ville de Brest une superficie de terrain d'environ 172 hectares. C'est sur ce territoire annexé que se trouvent la place de la Liberté, les cimetières de Brest et de Kerfautras, les gares, l'église Saint-Martin et le Port de Commerce. Brest n'avait que deux paroisses jusqu'en 1857. Depuis 1945, le territoire de Brest englobe 15 paroisses et les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Jusqu'au XVIIème siècle, sur la rive droite de la Penfeld, c'était Saint-Pierre-Quilbignon, dont Recouvrance, humble village de pêcheurs était une annexe. Sur la rive gauche, c'était Lambézellec. La paroisse des Sept-Saints avait déjà été érigée sous Henri II, à l'ombre du château, noyau primitif de Brest, simple prieuré de l'abbaye de Saint-Mathieu, qui avait été jusque-là une trève de Lambézellec, de même que Saint-Marc, qui lui fut alors rattaché comme trève. La paroisse de Brest (les Sept-Saints) est, au XVIIème siècle, agrandie aux dépens de Lambézellec, jusqu'à la limite de l'enceinte fortifiée. En compensation, la trève de Saint-Marc est, en 1681, rétrocédée à Lambézellec. A la même date, Recouvrance, comprise aussi dans les fortifications, est annexée à Brest : elle devient paroisse distincte en 1750. Entre temps, le 29 octobre 1702, le culte paroissial avait été transféré des Sept-Saints à Saint-Louis. A noter encore, au XVIIIème siècle, la construction de Notre-Dame du Mont-Carmel (1718) qui devient succursale de l'église Saint-Louis, mais ne sera érigée en paroisse qu'en 1857.

Ville de Brest et son château

Vue générale du port de Brest au début du XIXème siècle (Garneray)

A gauche, Recouvrance, au milieu l'estuaire de la Penfeld, et à droite, Brest et son château.

Pendant les combats de la Libération et le siège de Brest en 1944, tout l'intra-muros est rasé, le reste de l'agglomération est endommagé. L'ordonnance gouvernementale du 27 avril 1945 réunit à Brest les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Lors de la reconstruction de Brest, des quartiers neufs vont surgir. Paroisses nouvelles et lieux de culte vont aussi surgir : le Bouguen (1947), le Bergot (1949), Kérinou (1951), le Landais (1956), Saint-Jean (1957), le centre du culte du Polygone, détaché de Saint-Pierre-Quilbignon en 1956, celui de Saint-Paul en Saint-Martin (1957) et celui du Guelmeur en Saint-Marc.

La paroisse de Lambézellec (Lan-Bezleuc, ou Lambezeleg en breton) étend jusqu'en 1686, sa juridiction sur la ville de Brest qui n'en est qu'un simple vicariat. Il s'agit d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas. Une partie du territoire de Lambézellec avait été unie à Brest le 16 janvier 1636. La trève de Tréninez (aujourd'hui Saint-Marc), qui lui est rattachée en 1681, devient paroisse en 1823 et s'agrandit à son détriment en 1865, à l'ouest de Bot. Lambézellec perd également en 1865, le quartier de Saint-Martin, érigé en paroisse. Le 1er juillet 1913 est fondée la paroisse de Saint-Michel, prise sur Saint-Martin. Rattachée à Brest en 1945 (par ordonnance du 27 avril 1945), Lambézellec est aussi démembrée en 1907, suite à la création de la nouvelle paroisse de Saint-Joseph du Pilier-Rouge (par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907). La paroisse de Lambézellec est amputée de Kerinou (en 1951), de Bergot (en 1949) et, pour partie de Saint-Jean l'Evangéliste (en 1957). L'annexion des terrains à la ville de Brest, en 1845-1847 et en 1861, et, à l'ancienne commune de Saint-Marc, en 1865, ont considérablement réduit la superficie de Lambézellec. 

La paroisse de Saint-Marc (jadis Trénivez, en 1635) est une ancienne trève du prieuré des Sept-Saints de Brest, prieuré qui dépendait lui-même de l'abbaye de Saint-Mathieu. En 1681, elle est cédée à Lambézellec en compensation des terrains englobés dans les remparts. En 1823, la trève de Saint-Marc est érigée en paroisse (le premier recteur est M. Allançon). C'est M. le recteur Cocaign qui fait rebâtir, l'église paroissiale, connue aujourd'hui sous le nom de chapelle du "Vieux Saint-Marc" et consacrée par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon, le 29 août 1865. Saint-Marc est rattachée à Brest au point de vue communal par ordonnance du 27 avril 1945.

La paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon (dont dépendait autrefois la Recouvrance) doit son nom à une antique famille (la famille de Quilbignon existe en 1427 et son écusson est "chargé d'un croissant surmonté d'une étoile"). Toute la rive droite de la Penfell dépendait autrefois de la famille de Quilbignon. Cette maison paraît s'être éteinte avec Prigent Quilbignon, notaire à Brest en 1537. En raison de sa proximité de la ville et du port de Brest, l'ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon voit s'élever, sur son territoire, les forts du Portzic, de Montbarrey, de Keranroux, du Guestel-Vras. La vieille église de Quilbignon disparaît pour faire place, en 1856, à l'église actuelle. A la limite de la l'ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon se trouve la baie de Sainte-Anne du Porzic. Saint-Pierre-Quilbignon est démembrée en 1907, suite à la création de la nouvelle paroisse de Notre-Dame de Kerbonne (par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907).

La paroisse de Notre-Dame du Bouguen est créée le 10 octobre 1947 aux dépens de Saint-Louis et de Lambézellec. Une ordonnance épiscopale du 28 septembre 1956 lui a annexé le quartier du Polygone détaché de Saint-Pierre. La paroisse Saint-Yves du Bergot est créée par ordonnance épiscopale du 23 septembre 1949. La paroisse de Notre-Dame de Kerinou est instituée par ordonnance épiscopale du 4 octobre 1951. La paroisse Saint-Jean l'Evangéliste est créée à Pencréach par ordonnance épiscopale du 9 septembre 1957 aux dépens de Saint-Joseph du Pilier-Rouge de Lambézellec et de Saint-Marc. La paroisse Saint-Joseph du Pilier-Rouge est créée par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907 aux dépens de Lambézellec. La paroisse Saint-Martin est créée en 1865 aux dépens de Lambézellec (l'annexion du territoire à Brest date du 2 mai 1861). La paroisse Saint-Michel est créée par ordonnance épiscopale du 1er juillet 1913 aux dépens de Saint-Martin. La paroisse Saint-Sauveur est une ancienne annexe de Saint-Pierre Quilbignon, érigée en église paroissiale de Recouvrance le 16 mai 1750. La paroisse Sainte-Thérèse du Landais est créée par ordonnance épiscopale du 27 août 1956, détachée de Notre-Dame de Kerbonne. La paroisse des Carmes est créée le 4 février 1857.

Ville de Brest et son château

On trouve les appellations suivantes pour Brest : oppidum Bresta (au IXème siècle), Bresta super Caprellam (en 1019) et Brest (au XIIème siècle). 

On trouve les appellations suivantes pour Lambézellec : Lamboseloc (vers 1330), Lambezelzeuc (vers 1350), Lambeseleuc (en 1420), Lanbezelec (en 1467), Lanbézellec (en 1774). 

On trouve les appellations suivantes pour Quilbignon : Kilbignon (vers 1330), Quilbignon (en 1370).

Voir Brest "Brest autrefois

Voir Brest "Brest et l'épidémie de 1757

Voir Brest "L'imprimerie à Brest : les Malassis

Nota 1 : Après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction de la ville de Brest est confiée dès 1943 à Jean Baptiste Mathon. La ville de Brest est ensuite augmentée d'une zone à urbaniser en priorité élaborée par Henry Auffret en 1966, puis en 1972 de la vaste zone d'aménagement concerté de la Cavale-Blanche. La rade de Brest a une circonférence d'environ 40 km. Elle ne présente, à l'ouest, qu'une ouverture, le Goulet. En vertu d'une loi du 11 juin 1889, on démarre la construction de la Rade-abri, en face de Lanninon. Sur deux anciens vaisseaux, mouillés en rade, sont établies l'Ecole Navale et l'Ecole des Mousses.  

Ecole Navale (ordonnance du 1er novembre 1830) : la première école flottante à Brest, instituée par le décret du 27 septembre 1810, fut le Tourville, puis l'Orion (en 1827), le Borda (en 1841), le Valmy (en 1863), l'Intrépide (en 1890). 

Ecole des Mousses (ordonnance du 1er mars 1832) : le vaisseau Abondance (en 1836), puis le vaisseau la Bretagne

Construit sur les deux rives de la Penfeld, le port s'étend sur une longueur de plus de deux kilomètres. 

Voir Brest "Principaux incendies dans le port de Brest

Nota 2 : les grandes dates de l'histoire de Brest : - Construction du castellum de Brest (250-350). - Première mention de Brest lors d'un raid normand contre l'oppidum (875). - Construction par le comte de Léon Morvan II de la chapelle Notre-Dame de Pitié (1064-1065). - Fondation du prieuré des Sept-Saints par l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre (fin du XIème siècle). - Vers 1239-1240, le duc Jean Ier achète au comte de Léon Hervé III et à son fils Hervé IV (alors ruinés) le château, la ville et le port de Brest. - Jean de Montfort s'empare du château (en 1341). - Echec d'une attaque française par mer contre Brest et son château (en 1342). - le duc Jean IV fait alliance avec Edouard III en lui remettant Brest (en 1372). - Vaine attaque de Du Guesclin contre Brest (en 1373). - Echec de Clisson devant Brest (en 1378). - Le duc Jean IV assiège sans succès, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais (1386-1387), - Remise de Brest par Richard II à Jean IV moyennant finance (en 1397). - Prise de Brest par une armée royale française (en 1489). - Visite d'Anne de Bretagne (en 1505). - Combat de la Cordelière (le 10 août 1512). - Guy de Rieux s'empare de Brest en septembre 1589. - René de Rieux, seigneur de Sourdéac et frère de Guy de Rieux, lui succède en décembre 1590. - René de Rieux repousse l'attaque des Ligueurs en 1592. - Henri IV confère aux habitants de Brest le droit de bourgeoisie et leur permet d'élire un maire (le 31 décembre 1593). - Prise du fort des Espagnols (presqu'île de Roscanvel) par le maréchal d'Aumont (en novembre 1594). - Lettres patentes sur la réunion de Brest et de Recouvrance (en juillet 1681). - Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre (en 1683). - Epidémie de typhus apportée par l'escadre Dubois de la Motte (en 1757-1758). 

Nota 3 : liste non exhaustive des maires de Brest : Le Chaussec Jean, sieur de Kerguillerm (1642-1644). Le Roy Jean, sieur de Keranroy (1645-1646). Kerdeniel de Poulquigro François (1646-1648). Turin François (1649-1651). Le Bescond Gabriel, sieur de Kerprigent (1651-1653). De Roupiquet Michel, sieur du Pin (1655-1656). Berte Balthazar, sieur de Mesgouez (1657-1659). D'Agar Gaspard, sieur de La Coste (1661-1663). Le Mayer Jean, sieur du Bot (1664-1667). De Launay René, sieur dudit lieu (1671-1672). Le Mayer Jean, sieur de Kerigonan (1673-1675). Monod Isaac, sieur Duchesne (1676-1677). Sigurel Pierre, sieur de Saint-Léger (1678-1680). Lestobec François, sieur du Plessis (1680-1684). Monod Isaac, sieur Duchesne (1685-1687). De La Villeneuve-Le Mayer Thomas (1688-1690). Le Gac de l'Armorique Yves (1691-1693). Poulrinou-Lars Jacques (1694-1717). Kerliezec-Le Dall Jacques (1718-1723). Penanru-Marion Nicolas (1724-1726). Simon Jacques (1727-1732). Penanru-Marion Nicolas (1733-1735). Simon Jacques (1735-1737). Labbé Vincent (1738-1744). Raby Antoine, négociant (1744-1747). Jourdain Vincent, avocat (en 1747). Betbedat Pierre, négociant (1748-1750). Labbé Guillaume, notaire (1751-1753). De Bon Louis, avocat (1754-1756). De Martret Allain, sieur de Préville, avocat (1757-1759). De Kerbizodec-Lunven Jean-Pierre, négociant (1760-1762). Féburier Charles-Marie, négociant (1763-1765). Raby Antoine, négociant (1766-1768). De Kerbizodec-Lunven Jean-Pierre,négociant (1769-1771). Le Normand Jean-Jacques (1771-1777). Le Guen de Neugel (1777-1780). Le Normand Jean-Jacques (1780-1783). Raby François, négociant (1783-1786). Le Guen, aîné, négociant (1786-1789). Branda Louis, fils, négociant (1789-1790). Malmanche C.-F.-M., maître-chirurgien juré (1790-1791). Berthomme Jérôme-Marie, négociant (1791-1792). Malassis Romain-Nicolas, libraire-imprimeur (1792-1793). Berthomme Jérôme-Marie, négociant (1793-1795). Malassis Romain-Nicolas, libraire-imprimeur (en 1795). Gillart père, Pierre-Charles-Louis, avocat (1795-1797). Richard-Duplessis fils, Joseph-Augustin, négociant (1797-1799). Tourot aîné, Jean-Baptiste, négociant (1799-1800). Pouliquen Jean-Maurice, négociant (1800-1802). Tourot aîné, Jean-Baptiste, négociant (1802-1808). Le Gros Charles-François, propriétaire (1808-1816). Henry Jean-François, sous-commissaire de la Marine (1816-1819). Ymbert Victor-Charles-Alexandre, négociant (1820-1821). De Kerros Joseph-Marie, négociant (1821-1823). Collet Jean-Paul, chirurgien en retraite (en 1823). La Martre Bon-Gabriel, entreposeur des tabacs (1823-1826). Barchou Jean-Hilaire, sous-intendant militaire (1826-1830). De Kerros Joseph-Marie, négociant (1830-1832). Fleury Charles, pharmacien de marine en retraite (1832-1839). Lettré François-Victor, capitaine de vaisseau en retraite (1839-1847). Le Grandais P.-M.-F., capitaine de vaisseau en retraite (1847-1848). Bizet Hyacinthe-Martin, négociant (1848-1865). De Kerros fils, Joseph-Marie, négociant (1865-1870). Lemonnier Alexandre, banquier (1870-1871). Penquer Auguste, docteur-médecin (1871-1880). Bellamy Jean-Baptiste-Raymond-Louis, notaire (1881-1884). Faillier L.-C., médecin principal de la marine en retraite, premier adjoint ayant rempli les fonctions de maire pendant 4 mois (en 1884). Delobeau Louis-Arthur, avoué (1884-1900). Berger Charles-Victor, docteur en médecine (1900-1904). Aubert Victor-Marie, horloger (1904-1908). Delobeau Louis-Arthur, avoué (1908-1912). Masson Hippolyte, agent des P.T.T. (1912-1919, remplacé pendant les hostilités par Hervagault Ernest, premier adjoint). Nardon Louis, percepteur (1919-1920). Masson Hippolyte (1920-1921). Nardon Louis (1921-1929). Le Gorgeu Victor, docteur en médecine (1929-1942). Euzen Victor (1942-1944). Le Gorgeu Victor, commissaire de la République (1944-1945), remplacé dans ses fonctions de maire par J. Lullien président de la délégation spéciale par intérim. Lullien Jules, négociant (1945-1947). Chupin Alfred, négociant (1947-1953). Jaouen Yves, expert comptable (1953-1954, dissolution du conseil municipal en janvier 1954). Chaix Lucien (en 1954). Jaouen Yves (1954-1959). Lombard Georges, avocat (1959-1973). Bérest Eugène, professeur (à partir de 1973). etc.......

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PATRIMOINE de BREST

l'église Saint-Sauveur (1749). Cette église remplace la chapelle Sainte-Catherine et Notre-Dame de Recouvrance (moyen âge). En 1679, la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, ne répond plus aux besoins du culte. Il est alors décidé de construire une chapelle (22m x 8m30) dédiée à Saint-Sauveur. L'église actuelle Saint-Sauveur est construite en 1749 par l'ingénieur Amédée François Frézier à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Sauveur. A peine édifiée, elle est érigée en cure et église paroissiale, indépendante de celle de Quilbignon. L'église est fermée à la Révolution. Un calvaire jouxtant l'église est démoli le 21 février 1794 à la demande de la Société populaire. L'église est réouverte lors du Concordat. L'église, fortement endommagée en 1944, est restaurée après la Libération. L'édifice actuel comprend, en plus de la travée portant la tribune et servant d'entrée, une nef de neuf travées avec bas-côtés et choeur profond avec chevet arrondi intérieurement et à trois pans extérieurement. Le nouvel autel en granit est consacré le 24 octobre 1953. La grille en fer forgé, qui ferme les fonts baptismaux porte la date 1768. Un monument commémoratif en kersanton, surmonté d'une statue agenouillée de l'abbé Y. M. Quéinnec, est l'oeuvre de Yan Larc'hantec ; 

l'église Saint-Martin (1869-1877). La paroisse de Saint-Martin est érigée en 1864-1865. L'église est réalisée sur les plans de M. Boucher de Perthes (ou Deperthes). Sa première pierre est bénie en 1874. L'église est consacrée par Mgr Dom Anselme Nouvel, le 30 mars 1881. L'édifice comprend un clocher extérieur, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept de trois travées avec double bas-côtés et un choeur formé d'un rond-point de sept arcades avec carole. Au droit de la première travée de la nef, en hémicycle, se trouvent les fonts baptismaux et chapelle. Les vitraux modernes des fonts baptismaux sont l'oeuvre de Jean Le Moal. Le nouvel autel est édifié sur les dessins de Dom de Laborde et consacré le 24 novembre 1956 ;  

l'église Saint-Louis (1955-1957). Eglise paroissiale de Saint-Louis, édifiée par Yves Michel (secondé par Jean Lacaille, Jacques Lechat ou Péron, Yves Perrin et Hervé Weisbein) à l'emplacement d'une église des XVIIème et XVIIIème siècles (détruite par les bombardements lors du siège de Brest en 1944) et achevée en 1957 puis consacrée le 27 avril 1958. L'édifice actuel comprend une vaste nef terminée par un choeur plus étroit. Au sud de la nef est un déambulatoire séparé de celle-ci par dix colonnes de grande hauteur et conduisant à la chapelle du Saint-Sacrement. L'église primitive de Saint-Louis avait été édifiée en 1688-1692 (la première pierre est posée par Mgr de La Brosse, évêque de Léon, le 1er mars 1688), bénite le 29 octobre 1702 par Mgr de la Bourdonnaye, et continuée en 1778 : elle avait été commencée le 1er mars 1688 par Garengeau et terminée par Frézier et Besnard. En 1705, les Jésuites prennent possession de l'église Saint-Louis, mais l'abbé Roignant, curé, est autorisé à en jouir jusqu'à la construction d'une église spéciale pour la paroisse (le maître-autel est alors à la disposition des Pères Jésuites jusqu'à dix heures du matin et il sert ensuite au besoin du service paroissial). Les Pères Jésuites cèdent par la suite à la paroisse leurs droits sur l'église Saint-Louis, moyennant une indemnité de 50 000 livres. Le maître-autel de marbre rouge, don du roi Louis XV, est installé dans l'église en 1758 (sous la direction de M. Frézier) et les colonnes de marbre, apportées de Honfleur, proviennent, semble-t-il, d'un temple de Leiptis Magna (ville de la côte d'Afrique). La chaire à prêcher et les statues de Charlemagne et de saint Louis sont détruites le 30 décembre 1793 (jour où Jean Bon Saint-André vient inaugurer le Temple de la Raison). En 1794, l'église est transformée en hôpital. En 1880, l'église subit des restaurations importantes, sous la direction de M. Jourdan de La Passardière. L'exécution des grandes orgues est confiée en 1789, au frère Florentin Grimont (carme de Brest) qui y emploie une somme de 80 000 livres et reçoit pour honoraires une rente viagère de 250 livres. Les sculptures du buffet sont l'oeuvre de M. Collet. Les orgues sont restaurées en 1845 (M. Mercier) et 1887 (MM. Stoltz, de Paris). Le orgues se compose de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons et 2672 tuyaux. Le lutrin et les trois chandeliers proviennent de l'ancienne église. Un beau baldaquin, orné d'une gloire centrale toute dorée, encadre le maître-autel. Ce baldaquin est soutenu par quatre colonnes de marbre gris blanc lézardé et provient, semble-t-il, de Honfleur. Les confessionnaux sont l'oeuvre de MM. Trischler et Lapierre. L'autel et le Christ sont l'oeuvre de M. Kaeppelin. Les quatre vitraux du transept datent de 1853 (maison Lobin, de Tours). Les fenêtres des bas-côtés sont garnies de vitraux en 1899. Au nord, les trois vitraux modernes sont consacrés à la vie de saint Louis et dus à M. Paul Bony. Au sud, les onze vitraux modernes des grandes fenêtres représentent des saints et sont dus à M. Rocher. Les vitraux modernes des petites fenêtres sont dus à M. Jacques Bony. On y trouve deux belles statues en pierre blanche de saint Pierre et de saint Paul, oeuvres de M. Trischler et qui décorent les niches de la façade de chaque côté du portail. Dans le déambulatoire, on voit trois monuments funéraires : le premier à la mémoire de Ducouëdic de Kergoualer, officier du Roi (monument en marbre noir édifié sur les plans de Trouille, détruit sous la Révolution et reconstruit au début du XIXème siècle), le second à la mémoire de Mgr Graveran, ancien curé de Saint-Louis (le monument est en marbre blanc, le piédestal est orné des armes de l'évêque ; une boîte en plomb qui se trouve située dans une niche renferme le coeur de Mgr Graveran), le troisième à la mémoire du chevalier Fleuriot de Langle (commandant de l'Astrolabe, assassiné le 11 décembre 1787 par les insulaires de Samoa, et dont les restes ont été transférés en l'église Saint-Louis le 25 juin 1889 ; on voit sur le monument en marbre noir les blasons accolés des Fleuriot et des Kerouartz). A signaler aussi que lors des travaux de réfection, le 12 juillet 1898, on mit à jour, derrière le maître-autel, une pierre tumulaire ayant appartenu à Gilles de Texue, gouverneur de Brest en 1500 ;

Histoire de l'ancienne église Saint-Louis :

Voir Brest "Construction de l'église Saint-Louis de Brest

Voir Brest "Ville de Brest propriétaire de l'église Saint-Louis

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1742 à 1789

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1789 à 1800

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest pendant le Consulat de l'Empire

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1815 à 1840

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1840 à 1870

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1870 à 1911

l'église Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus (1959). Il s'agit d'un édifice de plan circulaire dû aux architectes L. Freyssinet et L. Marzin ; 

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1856 et 1953), située à Quilbignon et due aux plans de M. Le Guerrannic. La date de 1856 figure sur la façade ouest. Le clocher a été entièrement reconstruit en 1953 sur les plans de M. Chevallier (architecte à Brest), en granit de Perros-Guirec (carrières Malacorne). La bénédiction de l'église a eu lieu le 20 décembre 1953. Sur la façade se trouvent les statues en granit de saint Pierre et sainte Brigitte provenant de la chapelle Sainte-Brigitte. L'église abrite une statue de saint Herbot et une belle chaire à prêcher moderne, de style Renaissance, dont les panneaux sculptés en haut relief, retracent les scènes principales de la vie du chef des apôtres. Les vitraux de Bony (1956) représentent la Vierge-Mère, saint Yves, la Vocation de saint Pierre, la Prédication de saint Paul, saint Paul Aurélien, saint Joseph charpentier et l'Enfant, saint Corentin et saint Pierre. L'autel en granit rose est consacré le 5 novembre 1929. Devant le portail de l'église, sur une partie de l'ancien cimetière, est construite, vers 1885 (du temps du recteur Kervella), la chapelle Notre-Dame de Lourdes ; 

l'église Saint-Laurent (XIXème siècle). Cette église paroissial de Lambézellec avait, au XVIème siècle, pour patron saint Florent. L'église est terminée vers 1865. Elle est consacrée le 28 août 1865, par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur avec rond-point de neuf arcades entouré d'une carole. Au droit de la troisième travée de la nef se trouvent au nord et au sud deux porches. Les bas-côtés sont séparés de la nef par une suite d'arcades ogivales dont les piliers forment des faisceaux de colonnettes. Un déambulatoire, contournant l'autel principal qui occupe le milieu de l'abside, conduit à la chapelle absidiale consacrée à Marie. Les quatre baies de cette chapelle, séparées par des nervures se réunissant à la clef de voûte, sont garnies de grisailles, tandis que les neuf baies éclairant le choeur et les fenêtres du déambulatoire sont ornées de verrières sorties des ateliers de M. Lobin de Tours. Les verrières du bas représentent des scènes de la vie de saint Laurent, saint Herbot, saint Florent, etc .. Dans le transept se trouvent : du côté de l'Evangile, l'autel de Notre-Dame du Rosaire, et de l'autre côté, l'autel de Saint-Joseph. Les grandes baies du transept sont garnies de hautes verrières. Celle du Sud, formant l'angle droit avec l'autel du Rosaire, représente les mystères de la Nativité, de l'Annonciation, de la Présentation, de la Visitation et, au bas, Notre-Dame du Rosaire. La verrière du nord, représente six des principales scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'édifice est dû aux plans de Bigot approuvés le 4 mars 1859 et comporte également deux sacristies. La flèche s'élance à 58 mètres de hauteur. Trois nouvelles cloches viendront s'ajouter le 29 septembre 1895. Endommagée en 1944 lors du siège de Brest, l'église a été restaurée et un nouvel maître-autel consacré le 24 janvier 1952

l'église Notre-Dame (XXème siècle). Cette église paroissiale de Notre-Dame du Bouguen est un édifice en bois et ciment comprenant une nef rectangulaire de huit travées avec bas-côtés et un choeur rectangulaire. Sa bénédiction a eu lieu le 8 décembre 1946. Dans le choeur se trouvent des fresques représentant : l'exode, le retour et le travail dans la paix ; 

l'église Saint-Yves du Bergot. Cette église paroissiale de Saint-Yves du Bergot est un édifice rectangulaire comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés. L'église a été bénite le 21 novembre 1949 ;

l'église Notre-Dame de Kerbonne, érigée en paroisse le 26 juin 1907. Elle est due aux plans du chanoine Abgrall. La première pierre est posée le 3 octobre 1909, la bénédiction est faite le 18 décembre 1910 et la consécration le 12 juillet 1923. Il s'agit d'un édifice en forme de croix comprenant, outre la première travée ne communiquant pas avec les bas-côtés, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur avec chevet droit aveugle. L'église abrite les statues de saint Corentin et saint Louis de Montfort ;

l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XXème siècle). Cette église paroissiale de Notre-Dame de Kerinou est un édifice construit sur les plans de l'architecte M. Chevalier et béni le 26 octobre 1952 ;

l'église Saint-Jean (XXème siècle). Cette église paroissiale de Saint-Jean l'Evangéliste est due aux plans de M. Beverina et bénie en octobre 1956. Elle remplace une ancienne chapelle dédiée à sainte Bernadette. L'édifice moderne actuel est de plan rectangulaire et comprend un choeur trapézoïdal surélevé de six marches. Celui-ci est séparé de la nef par un diaphragme permettant l'éclairage latéral de l'autel et il est accosté de la sacristie et d'une bibliothèque. La nef comprend cinq travées plus celle d'entrée surmontée d'une tribune et précédée d'un péristyle. L'église abrite les statues de saint Jean et de la Vierge-Mère ;

l'église Saint-Joseph-du-Pilier-Rouge. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur formé d'un rond-point de sept arcades avec carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher qui est extérieur et détaché de l'église date de 1958. Il s'agit, en fait, d'un ancien casino acheté en 1900 par le curé de Lambézellec pour servir de chapelle de secours. Il a été aménagé et agrandi par M. Le Guerannic ;

l'église Saint-Marc (XXème siècle). Cette église paroissiale comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, plus celle du clocher encastré, un transept et un chevet à trois pans. Elle a été construite par M. Kerautret sur les plans de l'architecte M. Bourdais. La première pierre est posée le 2 juillet 1862 et sa consécration a lieu le 29 août 1865. Très endommagée en 1944, l'église a été restaurée en 1945-1946. La flèche du clocher a été construite en 1958 sur les plans de l'architecte M. Chevalier. Dans l'un des bas-côtés, on remarquait jadis une peinture à l'huile (4 m x 3 m) d'un auteur inconnu et qui représentait la Circoncision de Notre-Seigneur ;

l'église Saint-Michel (XXème siècle). Cette église paroissiale a été édifiée sur les plans de M. Astruc (architecte à Paris). La première pierre est posée le 28 octobre 1911. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant et un choeur d'une travée droite avec bas-côtés et d'une travée pentagonale entourée d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le maître-autel a été consacré le 13 juillet 1913 ; 

l'ancienne église Notre-Dame du Mont-Carmel (1718), édifiée sur les plans de Robelin pour les Carmes à l'emplacement de l'ancienne chapelle de l'Hospice Saint-Yves (chapelle Saint-Yves). A signaler que les Carmes déchaussés vinrent établir un couvent à Brest et diriger l'hôpital Saint-Yves, suite au désir exprimé par le gouverneur de Brest de l'époque, Castelnau (convention du 1er mai 1652, approuvée par l'évêque de Léon, le 19 novembre suivant). D'abord annexé à Saint-Louis, le sanctuaire est érigé en paroisse le 4 février 1857. L'hôpital était dirigé par les Carmes qui y avaient établi un couvent. Après la dispersion des Carmes en 1790, le couvent sert de prison aux prêtres réfractaires. L'église, transformée en magasin durant la Révolution, est rendue au culte sous le Concordat. L'édifice est détruit en 1944 pendant le siège de Brest puis reconstruit sur les plans de MM. Peron et Weisbein. L'édifice renferme une statue de Notre-Dame du Mont-Carmel (XVIIème siècle) et une statue de saint Yves (assis dans un fauteuil orné des armes de la famille Quilbignon). Au-dessus de l'autel de droite, se voit un tableau (1888-1889) du peintre Yan d'Argent, représentant la mort de saint JosephVoir aussi   Brest "Le Couvent et l'Eglise des Carmes de Brest

l'ancienne église des Sept-Saints (XVIème siècle), située autrefois sur la rive droite de la Penfeld. Il s'agit d'un ancien prieuré dépendant du monastère de Saint-Mathieu de Fine-Terre (Loc-Mazé Pen ar Bed). Le prieuré est mentionné dans un acte du Saint-Siège de 1235 : "prioribus Sancti Ronani et Brest", puis de 1405 "de Bresta". Erigée en paroisse sous Henri II, elle est ensuite, le 29 octobre 1702, réunie à Saint-Louis et devient alors une simple chapelle. Le prieuré est uni à la cure en 1766. Le service religieux y est célébré jusqu'en 1790. Cet édifice est vers 1790, le lieu de réunion de la Société populaire, club des Jacobins brestois. Après la Révolution, l'église des Sept-Saints est transformée en boutique et en cabaret, puis détruite en 1841 par un incendie. L'emplacement de la chapelle des Sept-Saints a été comblé en 1887 et se trouve aujourd'hui enfoui au dessous du boulevard Thiers, vis-à-vis de l'entrée de la rue Amiral-Linois ;

la chapelle Notre-Dame de l'Assomption (XXème siècle) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec choeur en hémicycle. Il a été construit sur les plans de M. Lechat par l'entreprise Quéméneur de Landerneau, à la place de la précédente chapelle détruite pendant le siège de Brest et bénit le 30 septembre 1956. L'autel est l'oeuvre de Jean Corolleur. Les vitraux modernes représentent saint Corentin, la Vierge et saint Paul Aurélien et ont été exécutés d'après les cartons de Rocher par les ateliers Degusseau d'Orléans ;

la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XVIème siècle), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou, restaurée en 1829 et située à Kérinou, ancien fief des seigneurs de Kerennou ou Kérinou (en Lambézellec). A cette terre était attaché le privilège de percevoir le droit de passage sur la Penfell entre Brest et Recouvrance. Cette chapelle aurait déjà existé en 1519 et contenait jadis un ancien tableau daté de 1693. Il s'agit d'un édifice comprenant une nef rectangulaire terminée par un chevet en hémicycle en très léger retrait et entouré d'une sacristie à chevet droit. Le clocher est amorti par une flèche à quatre pans. La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère (dite Notre-Dame de Bonne-Nouvelle) et de sainte Marguerite

la chapelle Sainte-Anne (vers 1860), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou et située à la Croix-Rouge (anciennement en Lambézellec). Elle a été restaurée et agrandie en 1897, sous la direction de M. Rapine ou Rapin, architecte du diocèse. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec choeur polygonal et jour éclairant le maître-autel. Une précieuse relique accordée au nouveau sanctuaire par Mgr Bécel, évêque de Vannes, est transférée le lundi 26 juillet 1897 et placée dans un coeur en vermeil. Une statue de kersanton (copie de sainte Anne d'Auray) se trouve dans une niche extérieure (au-dessus du portail, sous le clocher)

la chapelle du Calvaire (XIXème siècle) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans ; 

la chapelle Saint-Guénolé (moyen âge) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice à plan en équerre. Dans la chapelle même sourd un mince filet d'eau qui débouche dans une fontaine extérieure qui alimente un lavoir situé à proximité de la chapelle. Cet édifice offrait jadis à l'ouest une porte basse en accolade, au nord une fenêtre gothique, et dans le pignon sud, ajouré d'une ouverture rectangulaire, une petite rosace en quatre-feuilles. Le pignon occidental, encore debout en 1970, a été abattu et les ruines aménagées dans le cadre de la réhabilitation des berges ; 

la chapelle du Polygone de la paroisse de Notre-Dame du Bouguen, dédiée au Sacré-Coeur et édifiée après la dernière guerre ;

la chapelle des Religieuses de la Retraite (paroisse Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire construit à Ker-Stears en 1952 sur les plans de M. Michel. Il n'y a pas de clocher ;

la chapelle de l'Hôpital Morvan (paroisse de Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice moderne de plan rectangulaire avec chevet courbe. Elle est enclavée dans l'établissement ;

la chapelle des Soeurs de l'Adoration perpétuelle (paroisse Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice du XXème siècle de plan rectangulaire ;

la chapelle Saint-François-d'Assise (paroisse de Saint-Marc), située au Guelmeur. L'édification de la chapelle débute en 1958, sur les plans des architectes Lacaille, Lachat, Perrin et Houdon ; 

la chapelle de l'Hôpital Ponchelet (paroisse de Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice moderne du XXème siècle et de plan rectangulaire avec chevet polygonal et jour éclairant l'autel ;

la chapelle du cimetière Saint-Martin (1827). Il s'agit d'un édifice dont l'intérieur est de plan circulaire et l'extérieur de plan octogonal. L'édifice est construit en 1827 sur les plans de Pouliquen par l'entrepreneur Le Deuc et inauguré le 14 juillet 1830 ;

l'ancienne chapelle du manoir de Kerguérec ;

l'ancienne chapelle de l'Ecole Notre-Dame de Kerbonne. Il s'agit d'une simple salle aménagée de l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Ecole de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (1930-1931). Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire sans clocher. Elle avait été endommagée pendant le siège de Brest et restaurée en 1946. A l'extérieur se trouvait une statue en pierre blanche de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle due au sculpteur parisien R. de Villiers ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Charles de Foucauld (paroisse de Saint-Jean-l'Evangéliste), aménagée dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Saint-Joseph (paroisse de Saint-Joseph du Pilier-Rouge). Elle comprenait deux chapelles en équerre pouvant être transformées en une seule grâce à une cloison mobile. L'édifice moderne a été restauré en 1952 et béni le 19 octobre 1952 ;

l'ancienne chapelle des Petites Soeurs de l'Assomption (paroisse Saint-Joseph du Pilier-Rouge). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec partie centrale du chevet en hémicycle. L'édifice a été béni le 16 décembre 1952 ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Sainte-Anne (paroisse Saint-Louis), édifiée sur les plans de M. Marzin (Cabinet Freyssinet). Elle comprenait une nef rectangulaire avec bas-côté sud de quatre travées et un choeur plus étroit ; 

l'ancienne chapelle du Foyer Saint-Dominique (paroisse Saint-Michel). Il s'agit d'une simple salle rectangulaire aménagée dans l'établissement construit en 1956 sur les plans de M. Weisbein. La chapelle abritait jadis une statue de la Vierge et une autre statue de saint Dominique (oeuvres de M. Derrien) ;

l'ancienne chapelle de l'Institut de l'Immaculée-Conception (paroisse Saint-Michel). Il s'agit d'une simple salle aménagée dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Anne Marie Javouhey. Il s'agit d'un édifice du XXème siècle de plan rectangulaire avec chevet à pans et clocheton ;

l'ancienne chapelle de la Clinique du Saint-Esprit. Il s'agit d'une salle rectangulaire, aménagée en chapelle dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle Saint-Joseph (paroisse de Saint-Louis). Dès 1693, les Pères Jésuites fondent la Congrégation des artisans (les statuts de cette association sont réformés en 1716). Ces derniers édifient dès 1718, au haut de la rue Duquesne, une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Miséricorde. La première pierre est posée par Mgr de La Bourdonnaye le 8 mai 1718. L'édifice est bénit le 29 juillet 1719. Cette chapelle est vendue comme bien national sous la Révolution. Elle sert sous la Révolution de magasin pour lits militaires, et en 1866 le conseil de fabrique de Saint-Louis s'en rend acquéreur. Le 7 mars 1867, le conseil municipal de Brest, vote une somme de 5 600 francs pour la restauration du monument, puis le 9 juillet 1871 on décide de sa reconstruction. La chapelle est reconstruite vers 1871-1872 sur les plans de l'architecte et jésuite R. P. Tournesac. Le devis des travaux qui s'élève à 76 000 francs, sont exécutés par MM. Buré et S. Crosnier, entrepreneurs à Brest. La chapelle est consacrée le 20 octobre 1873 par M. Cloarec, curé de Saint-Louis

l'ancienne chapelle de la Marine (1743), édifiée en 1743 sur les plans de Choquet de Lindu et détruite au début du XXème siècle (paroisse de Saint-Louis). Il s'agit d'un édifice ayant appartenu aux Jésuites. Ces derniers avaient été appelés à Brest en 1685, par lettres patentes de Louis XIV, pour établir un séminaire chargé de fournir des aumôniers aux vaisseaux du Roi. Le séminaire de Brest est élevé en 1686 au frais de l'Etat. L'église Saint-Louis sert d'abord tout à la fois au Pères Jésuites et au clergé paroissial, jusqu'en 1740. La première pierre de la chapelle est posée par l'Intendant de la marine royale, Bigot de la Mothe. En 1743, le ministre Maurepas fait don d'une peinture de Boucher représentant l'Assomption. Après le départ des Jésuites, la chapelle du séminaire est attribuée aux troupes de la marine. La chapelle est transformée en tribunal révolutionnaire durant la Révolution, puis de 1800 à 1814 en un magasin à vivres au service de l'hôpital. En 1814, la chapelle est restaurée complètement et on y place dans le choeur un groupe en marbre blanc dû au sculpteur flamand Schiemakers (retable venant de la citadelle d'Anvers). La nef est voûtée en pierres de taille. Les arcades formaient à l'origine dix chapelles particulières aujourd'hui supprimées. On y trouvait un joli retable : "des flammes du purgatoire s'échappent des âmes délivrées par la miséricorde divine. Au-dessous, dans une nuée, se tient Jésus enfant, tenant la Croix et porté sur le globe terrestre. A côté est agenouillée la Vierge Marie, suppliante. Plus haut, dans le ciel, s'épanouit une gloire rayonnante où plane le Saint-Esprit. A droite et à gauche, des nuées portent des angelots et des séraphins jouant de la trompette. Enfin, tout en haut, dominant la composition, l'Eternel, soutenu par des anges, s'élève sur une nuée en bénissant" (Louis Le Guennec). Le monument est par la suite cédé à la Ville pour permettre la percée d'une rue dans le quartier Kéravel ; 

la chapelle de l'Hôpital de la Marine (XXème siècle). Reconstruite sur les plans de l'ingénieur Verrier et bénite le 12 février 1863, elle est détruite pendant le siège de Brest en 1944. Un nouvel édifice est construit par les Services de la Marine et béni le 24 septembre 1955 par le cardinal Feltin ;

la chapelle du Foyer d'Estienne-d'Orves. Il s'agit de la chapelle de l'Aumônerie de la Marine. Sa première pierre est bénite le 24 septembre 1955 et l'édifice le 9 mai 1957 ;

la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Port (1837-1957). Il s'agit de l'ancienne église de la paroisse de Saint-Marc, encore surnommée "chapelle du Vieux Saint-Marc". En forme de croix latine, elle a été reconstruite vers 1837 avec les anciens matériaux. De l'ancien édifice, les pignons et les portails latéraux seuls ont été conservés. On y trouvait jadis les statues de saint Marc (en évêque), de saint Ignace (en évêque) et une statue de Notre-Dame de Bon Port dans le bras Sud du transept. L'édifice renfermait aussi un bénitier de granit orné d'une figure d'ange tenant un écusson vide, et un ancien tableau représentant le Crucifiement. Endommagée pendant le siège de Brest en 1944, elle a été restaurée par les soins de M. Tramontin au début de 1957 et rendue au culte en mai 1957. Les vitraux sont l'oeuvre de Mme P. Bony ; 

la chapelle Sainte-Anne du Portzic (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon), édifiée en 1615 et réédifiée en 1810. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1929. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. A sa voûte, sont suspendus de petits navires. On y trouve de nombreux ex-voto. Faisant pendant à sainte Anne, une statue de saint Michel au glaive flamboyant est placé au-dessus de la porte de la petite sacristie. L'autel qui occupe le milieu du choeur, est en chêne sculpté dans le style ogival du XIIIème siècle : il s'agit d'une oeuvre sortie des ateliers de M. Denis Derrien (sculpteur à Saint-Pol-de-Léon). Au-dessus de l'autel se trouve une peinture représentant sainte Anne donnant une leçon de lecture à la Vierge enfant ;

la chapelle Notre-Dame de Lourdes (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon). Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire de trois travées édifié en 1885 sur le terrain de l'ancien cimetière. Elle servait jadis aux catéchismes ;

la chapelle Saint-Paul de Keruscun (XXème siècle) en la paroisse de Saint-Martin. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire construit sur les plans de M. Y. Francès (architecte à Brest) et inauguré le 7 avril 1957. Il possède un clocher en béton armé supportant un auvent abritant l'entrée. La chapelle abrite une ancienne statue de la Vierge-Mère, provenant de Sainte-Croix de Quimperlé ; 

l'ancien couvent, fondé en 1694 par les soeurs de l'Union chrétienne du Sacré-Coeur de Jésus. La chapelle, érigée en 1736 et dédiée au Sacré-Coeur en 1762, sert aujourd'hui au Tribunal et à la Chambre de Commerce. Dans les bâtiments du monastère, est installée la Bourse du Travail. La chapelle avait été détruite après la Révolution ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Salette (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon), située jadis près du bourg de Saint-Pierre (en Quilbignon) et édifiée en 1854 ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Recouvrance (1346) de la paroisse Saint-Sauveur. Elle servait de chapelle annexe. La famille Du Chastel, possesseur de la seigneurie et de la juridiction de Sainte-Catherine, sont les fondateurs de la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance. Cette chapelle va servir de magasin à grains sous la Révolution. La chapelle est rachetée par la Ville en 1825 à M. de Roujoux pour 6618,25 F, suite à une intervention de la fabrique de Saint-Sauveur. La chapelle de Notre-Dame de Recouvrance est rendue au culte en 1831 puis démolie en 1876-1877. La chapelle avait 25,90 m de longueur, sur 16,20 m de largeur et abritait après la Révolution une statue de Notre-Dame de Recouvrance et une statue de sainte Anne, oeuvres de M. Yves Etienne Collet (1761-1843, fils de Jacques Etienne et Elisabeth Siviniant).  ;   

l'ancienne chapelle de la Congrégation des Artisans ou du Sacré-Coeur (association qui s'est séparée en 1717 de la congrégation des Pères Jésuites). Cette chapelle de la paroisse Saint-Sauveur est édifiée en 1723 sur la place Vauban. Confisquée sous la Révolution comme bien national, elle est rendue au culte au début du XIXème siècle. Elle subit des réparations en 1840-1842, 1889 (à l'initiative de M. Bellec), et sert depuis d'annexe à l'église paroissiale. Une statue du Sacré-Coeur surmontait jadis l'autel ;  

les anciennes chapelles de la paroisse de Saint-Louis, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Sébastien (détruite en 1703), la chapelle Notre-Dame de Délivrance (il s'agit de l'ancienne chapelle du cimetière), la chapelle Saint Charles Borromée ;

l'ancienne chapelle de Kerjean, appartenant jadis à la paroisse de Saint-Marc et aujourd'hui disparue. Cette chapelle privée faisait jadis partie du manoir de Kerjean, où résidait au XVIIIème siècle une soeur du grand Dupleix, mariée à Jacques Desnos (commissaire de la marine à Brest). Leur fils, M. Desnos de Kerjean était maréchal de camp et gouverneur de Pondichéry ;

l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte, appartenant jadis à la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon et démolie en 1924. Il s'agissait d'une fondation très ancienne. L'édifice avait été acheté en 1820 par le recteur M. Milin qui l'avait reconstruit en 1823 ; 

les anciennes chapelles de la paroisse Saint-Sauveur, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle des Missions (elle avait été édifiée en 1677 sur les plans de Daniel Bedoy), la chapelle des Capucins (la première pierre est posée le 21 février 1712 par Duguay-Trouin, Mme Dumains, comtesse d'Orogue et l'abbé Madec, recteur de Quilibignon. Le couvent est attribué à la Marine en 1791. Des ateliers de l'arsenal occupent son emplacement), la chapelle du Refuge (détruite en 1782), la chapelle Saint-Elme (ou chapelle des calfats) ; 

les anciennes chapelles de la paroisse des Carmes, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle des Sept-Saints (désaffectée à la Révolution et détruite par un incendie en 1841), la chapelle du château (détruite en 1819, elle était jadis sous le vocable de la Sainte-Trinité. Elle avait été reconstruite en 1741 sur les plans de l'ingénieur Frezier) ;

le château de Penfeld (XIIIème - XVIème siècle). Il occupe une superficie de près de deux hectares et sa forme est celle d'un trapèze. Ce château a pour origine un vaste castellum gallo-romain qu'on date du dernier tiers du IIIème siècle (c'est à la base des courtines qu'existent les substructions romaines). Cet « oppidum » encore nommé « Bresta » était la propriété des vicomtes de Léon. En 1240, le château passe aux mains du duc de Bretagne Jean 1er. Livré aux Anglais par Jean de Montfort, le château est assiégé à plusieurs reprises, notamment par Du Guesclin en 1373. Ce château est acheté en 1397 par le duc Jean IV. Le donjon date du XIII-XIV-XVIIème siècle : il a été retouché en 1838 pour les besoins de la garnison. La tour du donjon, partie la plus élevée du château, est édifiée en 1597 par René de Rieux, seigneur de Sourdéac, marquis d'Ouessant et gouverneur de Brest, à la place d'une tour plus ancienne et qui tombait en ruines. C'est dans le donjon que se trouvent les appartements des anciens gouverneurs. Les tours d'entrée datent du XV-XVIème siècle : la grosse tour date des années 1470, une autre tour date des années 1420, la tour-résidence de Jean V date du début du XVème siècle, la tour de Brest date du premier tiers du XVIème siècle, la tour César date de la première moitié du XVème siècle, la tour Française date du premier tiers du XVIème siècle, la tour du Moulin date de la première moitié du XVème siècle, la tour Madeleine date des années 1470 (chemisée au premier tiers du XVIème siècle). Le bastion Sourdéac, édifié par l'ingénieur italien Pietro Fredance, date de 1560-1597 : ce bastion, qui est flanqué à chaque angle d'une échauguette, est en partie reconstruit en 1703 par Vauban. Les toits en poivrière du donjon et des tours sont rasés par ordre de Vauban qui fait établir des plates-formes pour y placer l'artillerie. La porte dite "portal de Brest" (ouvrage à pont-levis entre deux grosses tours) avec sa barbacane date de 1462-1466. La courtine du XVIème siècle est percée d'une porte à pont-levis qui a remplacé la poterne condamnée du boulevard du XVème siècle. Derrière la caserne de Plougastel (vieux bâtiment datant du règne de Henri IV), se trouvait autrefois la Chapelle du Château, érigée en 1064 sous le vocable de la Trinité (elle est dédiée, semble-t-il, en 1637 à l'honneur de la Vierge) et réédifiée vers 1741, par l'ingénieur Frézier, chargé des fortifications. Cette chapelle sert d'église paroissiale jusqu'à la construction de l'église des Sept-Saints. La chapelle est démolie en 1819. La caserne Monsieur date de 1825. La caserne César date de 1766. Les magasins de l'Artillerie et le bâtiment dit de la Salle d'armes sont édifiés en 1777. En 1953, la préfecture maritime est inaugurée dans l'enceinte, logée dans un nouvel édifice conçu par Guth et Jean Niemans

Note : La garnison de Brest en 1594 : " — A 50 salades sous la charge du sieur de Sourdéac, pour leur solde et appointement d'un mois, 761 écus 6 sols 8 deniers : Assavoir audit sieur de Sourdéac, 63 écus 1/3 ; à son lieutenant, 31 écus 23 sols 4 deniers ; à l'enseigne, 24 écus 26 sols 8 deniers ; au guidon, pareille somme ; au maréchal des logis, 17 écus 1/2 ; et à 45 salades, 13 écus un tiers chacun, cy ......... 761 écus 6 s. 8 d. — A 75 arquebusiers à pied, ordonnés pour tenir garnison audit Brest, sous la charge du capitaine ...., pour leur solde et appointement d'un mois, la somme de 356 écus deux tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; à son lieutenant, 16 écus deux tiers ; à l'enseigne, 10 écus ; à un sergent, 6 écus deux tiers ; à trois caporaux, à chacun 6 écus ; et à 68 desdits soldats, à chacun 4 écus, le fourrier, tambour et phifre compris, cy  ...... 356 écus 2/3. — A autres 75 hommes de guerre à pied, ordonnés en ladite garnison, sous la charge du capitaine ..... , pour leur solde et appointement d'un mois, semblable somme de 356 écus deux tiers, cy .... 356 écus 2/3. — Plus à 50 suisses aussy ordonnés pour tenir garnison audit Brest, sous la charge du capitaine Paulus Couessonat, pour leur soulde et appointement d'un mois, 278 écus un tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; et à 49 desdits suisses, à chacun 5 écus, cy ...... 278 écus 1/3. — A 30 arquebusiers à cheval, sous la charge du capitaine Villecharte, aussy ordonnés en ladite garnison, pour leur solde d'un mois, 186 écus un tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; au cornette, 10 écus ; à un sergent, 8 écus ; et à 27 desdits arquebusiers, chacun 5 écus, cy ..... 186 écus 1/3. — Audit sieur de Sourdéac, gouverneur de ladite place, pour son état d'un mois .... 33 écus 1/3. — A son lieutenant, pour ce que ledit sieur est lieutenant du roy, aussy pour son état d'un mois .... 33 écus 1/3. — A un sergent major, aussy pour son état d'un mois, semblable somme, cy .... 33 écus 1/3. — A 30 chevaux légers, commandés par le sieur du Plesseix-Valleron, pour son état de capitaine, 33 écus un tiers ; à son cornette, 16 écus deux tiers ; au maréchal des logis, 12 écus ; et à 27 desdits chevaux légers, chacun 10 écus, revient de 332 écus par mois, cy ..... 332 écus. Somme : 2,372 écus 26 sols 8 deniers" (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 2644, p. 286 et suiv.).

 Voir aussi   Brest "Les Origines du château de Brest

 Voir aussi   Brest "La description du château de Brest

 Voir aussi   Brest "Constructions, modifications, réparations du château de Brest entre 1341 et 1681

les vestiges du Fort Montbarey (1776-1784) ; 

le Fort du Questel (1778-1783) ; 

le calvaire de l'église Saint-Louis (1957) ; 

la croix de Saint-Pierre-Quilbignon (XV-XVIème siècle), restaurée en 1871

la croix située près de l'église (XVème siècle) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du collège en le Bot (XXème siècle), la croix du Grand-Kerjean (XVIème siècle), la croix de Keraudren (XXème siècle), la croix de Kervalguen (1919), la croix du cimetière de Lambézellec (1868), le vestige de croix de Lambézellec (XIXème siècle), la croix de Lambézellec, située rue Robespierre (XVème siècle), la croix située rue de l'église à Recouvrance (Moyen Age), la croix du cimetière de Recouvrance (1854), la croix du cimetière de Saint-Marc (1869), la croix de Saint-Martin, près du cimetière de Brest (1950), la croix de Saint-Martin, près du cimetière de Kerfautras (1890), la croix du cimetière de Saint-Pierre Quilbignon (1869), la croix de Vieux-Saint-Marc (XVème siècle) ;

le lavoir de Saint-Pierre-Quilbignon (XIXème siècle) ;

la fontaine, située rue de la Tour (1769) ; 

la fontaine Caffarelli (1803), érigée par le Préfet Maritime Caffarelli. La fontaine est surmontée par l'amphitrite, statue en marbre blanc, oeuvre de Coysevox. Cette statue ornait avant la Révolution, la cascade de Marly. Donnée à la ville de Brest, elle est cédée par celle-ci à la Marine en 1803 ; 

la fontaine de Keravel (1769) ; 

la fontaine Sainte-Brigitte (moyen âge) ; 

le lavoir, situé rue de Saint-Malo (1884-1913) ; 

le manoir de Ker-Stears (1860) ; 

la préfecture maritime (1953). Le 10 août 1752, la Marine achète aux héritiers du marquis de Crève-Coeur, l'hôtel Saint-Pierre, pour la somme de 40 000 mille livres et pour y installer les Gardes de la Marine. L'hôtel Saint-Pierre, où est reçu en 1787 la seconde ambassade du roi Siam, est déclaré comme bien national sous la Révolution. Les Gardes de la Marine sont placés dans l'ancien séminaire des Jésuites en 1771 ; Voir Brest "L'ancien Hôtel Saint-Pierre".  

le consulaire (1542). Il s'agit d'une pièce de canon en bronze longue de 6m58 et de 0m785 de diamètre à la culasse. Son poids est de 13 013 kilogrammes. Elle fut fondue pour le Dey par les Vénitiens en 1542. Le nom de consulaire lui a été donné en mémoire du Père Le Vacher, consul de Dey. Il s'agit d'une prise ramenée d'Alger, le 5 juillet 1830, lors de la conquête de cette ville par les armées françaises ; 

le musée des Beaux-Arts (1964). Anéanti par les bombes en 1941, l'édifice est reconstruit en 1964, alors qu'avait disparues les richesses rassemblées depuis 1875. On y trouve quelques oeuvres majeures dont : "Le Port de Brest" de Jules Noël, "Le Pommier fleuri" de Pierre Bonnard, "Judith tenant la tête d'Holopherne" de Le Guerchin ;

la maison de la Fontaine (XVIIIème siècle) ; 

la maison du Châtel (XVIIIème siècle), propriété de la famille Du Chastel ; 

la rue Saint-Malo (XVIIIème siècle) ; 

le bâtiment de Subsistances (1768) ; 

la batterie de la Rose (vers 1790) ; 

le bâtiment des Lions (1807-1809) ; 

la porte de l'arsenal (1810) ; 

le môle du viaduc de l'arsenal (1848-1857) ; 

l'ancienne école navale (1930-1935) ; 

la base sous-marine (1941-1942) ; 

les terrasses de Kervallon (XVIIIème siècle) ; 

le cimetière de Brest (50 000 mètres carrés de superficie) date de 1759. Il s'agit d'un terrain acheté en 1759 par la ville à M. du Froutven, pour la somme de 2400 livres. On y trouve un monument élevé à la mémoire des 26 administrateurs du Finistère guillotinés le 22 mai 1794 par sentence du tribunal révolutionnaire : il s'agit de François Louis de Kergariou, Mathieu Michel Marie Brichet, Jacques Rémy Aymez, Olivier Jean Morvan, Louis Jean Marie Guillier, Pierre Marie de Bergevin, Joseph Marie Dubois, Thomas Bernard Doucin, Louis Derrien, Yves Postic, Antoine Cuny, Guillaume Le Roux, Louis Joseph Marie le Prédour, Yves Daniel Kersaux, Louis Alexandre Expilly, Guillaume Herpeu, Jean Louis Mérienne, Charles François Malmanche, Charles François Banéat, Jean Marie Lepennec, Julien le Thoux, François Marie Déniel, Julien Moulin, Yves Le Gac, Louis Piclet, Yves Joseph Louis, Le Denmat-Kervern ;

le cimetière de Kerfautras (85 000 mètres carrés de superficie) date de 1889 ;  

plusieurs moulins à Lambézellec : moulin de Penfeld, de Kerléguer, du Tromeur, de Traonbihan ; 

7 moulins à Saint-Marc : le moulin à vent du Forestou et les moulins à eau de Penhelen, de Stangalard, de Kérisbihan, Blanc (rattaché à Brest) ; 

plusieurs moulins à Quilbignon : le moulin à vent de Recouvrance, et les moulins à eau de Pontaournac, de Lanneuc, du Hildy, de Pont (rattaché à Brest), d'Allouet, des Quatre-Pompes, de la Grand'Rivière, du Buis, de Pont-Cablac'h, du Roux, de Kerminis ; 

A signaler aussi :