Brest : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune chef lieu de canton)

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BREST

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La commune de Brest (bzh.gif (80 octets) Brest) est chef lieu de canton. Brest dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BREST

Brest vient , semble-t-il, du mot celtique « bre » (hauteur), ou d'après Pol de Courcy, de "Bec-Rest" (le bout du bois). 

Brest est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (ou Ploueavas, aujourd'hui Guipavas). Dès le IIIème siècle, le territoire de Brest, est occupé par une forteresse (castellum gallo-romain). Au IVème siècle, règne à Brest le roi Bristokus. Il est vraisemblable que Brest conserve sa garnison romaine jusqu'au début du Vème siècle. Au VIème siècle, la princesse Azénor, fille du prince de Léon, est enfermée au château de Brest. En l'an 792, Mélard, après le meurtre de son frère, s'enferme dans le château de Brest afin de se soustraire aux poursuites de son oncle paternel Rivod. Le roi Salomon aurait été tué près de Brest (le 25ème jour de juin 874, d'après Albert Le Grand), en un lieu nommé en breton "Merzer-Salaun" (martyre de Salomon), aujourd'hui La Martyre, près de Landerneau. Afin de s'opposer aux desseins du roi Richard d'Angleterre, qui veut se défaire du jeune duc, les vicomtes de Léon, Guiomarc'h et Hervé, cachent Arthur de Bretagne au château de Brest, en 1196. Les comtes de Léon possédaient de temps immémorial le château de Brest. Les comtes de Léon fondent en 1065 une église Notre-Dame, paroisse unique de Brest jusqu'en 1549 et qui dépend alors de l'ancien évêché de Léon. 

Cette forteresse est achetée, en 1239 ou 1240, par le duc de Bretagne Jean 1er le Roux au vicomte de Léon, Hervé IV de Léon, le Dissipateur et qui était criblé de dettes. La bourgade qui s'étend au pied du Château, est enclose de murs vers 1341. Cette première enceinte ne comprend, jusqu'en 1647, que les rues Charronnière, haute des Septs-Saints et Neuve des Sept-Saints. En 1341, le château de Brest, défendu pour Charles de Blois par Garnier de Clisson, est assiégé par Montfort qui s'en empare. Occupée par les Anglais en 1342, la forteresse de Brest, est la seule place bretonne à n'être pas évacuée en 1381. Charles de Blois, fait prisonnier, en 1347, à la suite de la bataille de la Roche-Derrien, est enfermé au château de Brest avant son transfert en Angleterre. En 1372, les Anglais sont maîtres du château qu'ils avaient reçu en dépôt de Jean IV, duc de Bretagne. Du Guesclin, pour le roi de France, en tente inutilement le siège. En 1382, secondé par le vicomte de Rohan, les sires de Laval et de Beaumanoir, puis en 1386, par Ollivier de Clisson à la tête de 10 000 hommes, le duc de Bretagne tente en vain l'assaut du château de Brest. Ce n'est qu'en 1397, que le roi Richard II fait évacuer le château de Brest par ses troupes. La ville de Brest avait été occupée par les Anglais pendant presque toute la seconde moitié du XIVème siècle. La reconstruction de Brest débute vers 1400, sous Jean V, par un donjon avec tour-résidence. En 1532, la Bretagne est réunie à la France et Brest devient définitivement française. 

A partir du XVIème siècle, la ville de Brest devient une citadelle à vocation purement militaire : Philibert De l'Orme (inspecteur des fortifications de Bretagne jusqu'en 1554), Pietro Fredance (ingénieur italien) et Vauban y travaillent.

Durant les guerres de la Ligue, Brest gouverné par René de Rieux, marquis de Sourdéac, reste fidèle à Henri IV. Ce dernier octroie aux brestois, en 1593, le droit de bourgeoisie.

En tant que ville, Brest ne naît qu’au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Richelieu et Colbert qui décide d’y implanter un arsenal de marine (à Penfeld). En effet, en 1631, Richelieu fait élever les premiers magasins de l'arsenal, complété 50 ans plus tard sous Louis XIV qui, par ordonnance de 1681, réunit le bourg de Recouvrance à la ville de Brest. Vers 1647, Charles du Cambout, marquis de Coislin, gouverneur de Brest, fait construire un nouveau rempart partant du quai de la Rive (aujourd'hui quai Tourville), pour aboutir à la rue Saint-Yves. Enfin, en 1681, l'ingénieur de Sainte-Colombe, édifie, sur les plans de Vauban, l'enceinte bastionnée qui allait remplacer celle de 1647. Les fortifications de Brest et de Recouvrance se terminent en 1689 (à l'exception des parapets des remparts qui sont édifiés en 1755 pour Recouvrance, et en 1800 pour Brest). 

En 1685, les Jésuites sont appelés à Brest, par lettres-patentes de Louis XIV, pour y établir un séminaire chargé de fournir des aumôniers aux vaisseaux du Roi. Le séminaire de Brest, bâti aux frais de l'Etat, est élevé en 1686. 

Note : la photo de droite représente Brest et son château vers 1636 (extrait de l'ouvrage "Itinéraire de Bretagne en 1636" de Dubuisson-Aubenay).

Ville de Brest et son château

 

En 1858, Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, visitent Brest et son arsenal. Le 35 avril 1865, Brest est relié au reste de la France par les voies ferrées. Le président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, est reçu à Brest le 20 août 1874. 

Port et Ville de Brest

Sur la rive droite de la Penfeld, existait dès le XIVème siècle, le village de Sainte-Catherine, érigé autour d'un hospice et d'une chapelle dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie. La motte seigneuriale, sur laquelle se dressait la bastille de Quilbignon ou de la Motte-Tanguy dominait ce village. En 1346, un seigneur du Chastel, fonde à l'emplacement de la chapelle Sainte-Catherine, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Recouvrance. Le bourg de Sainte-Catherine prend alors aussi le nom de Recouvrance. L'ordonnance royale de 1681, va réunir les deux quartiers de la ville. Le droit de passage entre Brest et Recouvrance était possédé bien avant le XVème siècle par les seigneurs du Chastel. Leurs descendants le vendirent en 1687 à Claude Olivier, conseiller du Roi et docteur-médecin pour la Marine à Brest (30 à 32 personnes se noient le 18 avril 1689).

Une loi du 2 mai 1861, annexe à la ville de Brest une superficie de terrain d'environ 172 hectares. C'est sur ce territoire annexé que se trouvent la place de la Liberté, les cimetières de Brest et de Kerfautras, les gares, l'église Saint-Martin et le Port de Commerce. Brest n'avait que deux paroisses jusqu'en 1857. Depuis 1945, le territoire de Brest englobe 15 paroisses et les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Jusqu'au XVIIème siècle, sur la rive droite de la Penfeld, c'était Saint-Pierre-Quilbignon, dont Recouvrance, humble village de pêcheurs était une annexe. Sur la rive gauche, c'était Lambézellec. La paroisse des Sept-Saints avait déjà été érigée sous Henri II, à l'ombre du château, noyau primitif de Brest, simple prieuré de l'abbaye de Saint-Mathieu, qui avait été jusque-là une trève de Lambézellec, de même que Saint-Marc, qui lui fut alors rattaché comme trève. La paroisse de Brest (les Sept-Saints) est, au XVIIème siècle, agrandie aux dépens de Lambézellec, jusqu'à la limite de l'enceinte fortifiée. En compensation, la trève de Saint-Marc est, en 1681, rétrocédée à Lambézellec. A la même date, Recouvrance, comprise aussi dans les fortifications, est annexée à Brest : elle devient paroisse distincte en 1750. Entre temps, le 29 octobre 1702, le culte paroissial avait été transféré des Sept-Saints à Saint-Louis. A noter encore, au XVIIIème siècle, la construction de Notre-Dame du Mont-Carmel (1718) qui devient succursale de l'église Saint-Louis, mais ne sera érigée en paroisse qu'en 1857.

Ville de Brest et son château

Entrée du port de Brest au début du XIXème siècle

 

Ville de Brest et son château

Vue générale du port de Brest au début du XIXème siècle (Garneray)

A gauche, Recouvrance, au milieu l'estuaire de la Penfeld, et à droite, Brest et son château.

Pendant les combats de la Libération et le siège de Brest en 1944, tout l'intra-muros est rasé, le reste de l'agglomération est endommagé. L'ordonnance gouvernementale du 27 avril 1945 réunit à Brest les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Lors de la reconstruction de Brest, des quartiers neufs vont surgir. Paroisses nouvelles et lieux de culte vont aussi surgir : le Bouguen (1947), le Bergot (1949), Kérinou (1951), le Landais (1956), Saint-Jean (1957), le centre du culte du Polygone, détaché de Saint-Pierre-Quilbignon en 1956, celui de Saint-Paul en Saint-Martin (1957) et celui du Guelmeur en Saint-Marc.

La paroisse de Lambézellec (Lan-Bezleuc, ou Lambezeleg en breton) étend jusqu'en 1686, sa juridiction sur la ville de Brest qui n'en est qu'un simple vicariat. Il s'agit d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas. Une partie du territoire de Lambézellec avait été unie à Brest le 16 janvier 1636. La trève de Tréninez (aujourd'hui Saint-Marc), qui lui est rattachée en 1681, devient paroisse en 1823 et s'agrandit à son détriment en 1865, à l'ouest de Bot. Lambézellec perd également en 1865, le quartier de Saint-Martin, érigé en paroisse. Le 1er juillet 1913 est fondée la paroisse de Saint-Michel, prise sur Saint-Martin. Rattachée à Brest en 1945 (par ordonnance du 27 avril 1945), Lambézellec est aussi démembrée en 1907, suite à la création de la nouvelle paroisse de Saint-Joseph du Pilier-Rouge (par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907). La paroisse de Lambézellec est amputée de Kerinou (en 1951), de Bergot (en 1949) et, pour partie de Saint-Jean l'Evangéliste (en 1957). L'annexion des terrains à la ville de Brest, en 1845-1847 et en 1861, et, à l'ancienne commune de Saint-Marc, en 1865, ont considérablement réduit la superficie de Lambézellec. 

Voir Brest "L'ancienne paroisse et commune de Lambézellec

La paroisse de Saint-Marc (jadis Trénivez, en 1635) est une ancienne trève du prieuré des Sept-Saints de Brest, prieuré qui dépendait lui-même de l'abbaye de Saint-Mathieu. En 1681, elle est cédée à Lambézellec en compensation des terrains englobés dans les remparts. En 1823, la trève de Saint-Marc est érigée en paroisse (le premier recteur est M. Allançon). C'est M. le recteur Cocaign qui fait rebâtir, l'église paroissiale, connue aujourd'hui sous le nom de chapelle du "Vieux Saint-Marc" et consacrée par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon, le 29 août 1865. Saint-Marc est rattachée à Brest au point de vue communal par ordonnance du 27 avril 1945.

La paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon (dont dépendait autrefois la Recouvrance) doit son nom à une antique famille (la famille de Quilbignon existe en 1427 et son écusson est "chargé d'un croissant surmonté d'une étoile"). En 1389, des indulgences sont accordées à la chapelle Sainte-Catherine de Saint-Pierre-Quilbignon par le Saint-Siège : " Cupientes igitur ut capella Beate Catherine prope Brestam sita infra metas parrochialis ecclesie de Quilbignon, Leonensis diocesis, congruis honoribus frequentetur et ut ipsi christifideles … ad fabricam ipsius manus promptius porrigant adjutrices … Datum Avenione, III idus junii, anno 11° (11 juin 1389) " (Archives du Vatican). Toute la rive droite de la Penfell dépendait autrefois de la famille de Quilbignon. Cette maison paraît s'être éteinte avec Prigent Quilbignon, notaire à Brest en 1537. En raison de sa proximité de la ville et du port de Brest, l'ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon voit s'élever, sur son territoire, les forts du Portzic, de Montbarrey, de Keranroux, du Guestel-Vras. La vieille église de Quilbignon disparaît pour faire place, en 1856, à l'église actuelle. A la limite de la l'ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon se trouve la baie de Sainte-Anne du Porzic. Saint-Pierre-Quilbignon est démembrée en 1907, suite à la création de la nouvelle paroisse de Notre-Dame de Kerbonne (par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907).

La paroisse de Notre-Dame du Bouguen est créée le 10 octobre 1947 aux dépens de Saint-Louis et de Lambézellec. Une ordonnance épiscopale du 28 septembre 1956 lui a annexé le quartier du Polygone détaché de Saint-Pierre. La paroisse Saint-Yves du Bergot est créée par ordonnance épiscopale du 23 septembre 1949. La paroisse de Notre-Dame de Kerinou est instituée par ordonnance épiscopale du 4 octobre 1951. La paroisse Saint-Jean l'Evangéliste est créée à Pencréach par ordonnance épiscopale du 9 septembre 1957 aux dépens de Saint-Joseph du Pilier-Rouge de Lambézellec et de Saint-Marc. La paroisse Saint-Joseph du Pilier-Rouge est créée par ordonnance épiscopale du 26 juin 1907 aux dépens de Lambézellec. La paroisse Saint-Martin est créée en 1865 aux dépens de Lambézellec (l'annexion du territoire à Brest date du 2 mai 1861). La paroisse Saint-Michel est créée par ordonnance épiscopale du 1er juillet 1913 aux dépens de Saint-Martin. La paroisse Saint-Sauveur est une ancienne annexe de Saint-Pierre Quilbignon, érigée en église paroissiale de Recouvrance le 16 mai 1750. La paroisse Sainte-Thérèse du Landais est créée par ordonnance épiscopale du 27 août 1956, détachée de Notre-Dame de Kerbonne. La paroisse des Carmes est créée le 4 février 1857.

Ville de Brest et son château

On trouve les appellations suivantes pour Brest : oppidum Bresta (au IXème siècle), Bresta super Caprellam (en 1019) et Brest (au XIIème siècle). 

On trouve les appellations suivantes pour Lambézellec : Lamboseloc (vers 1330), Lambezelzeuc (vers 1350), Lambeseleuc (en 1420), Lanbezelec (en 1467), Lanbézellec (en 1774). 

On trouve les appellations suivantes pour Quilbignon : Kilbignon (vers 1330), Quilbignon (en 1370).

Voir Brest "Brest autrefois

Voir Brest "Brest et l'épidémie de 1757

Voir Brest "L'imprimerie à Brest : les Malassis

Ancien plan de Brest

Note 1 : Après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction de la ville de Brest est confiée dès 1943 à Jean Baptiste Mathon. La ville de Brest est ensuite augmentée d'une zone à urbaniser en priorité élaborée par Henry Auffret en 1966, puis en 1972 de la vaste zone d'aménagement concerté de la Cavale-Blanche. La rade de Brest a une circonférence d'environ 40 km. Elle ne présente, à l'ouest, qu'une ouverture, le Goulet. En vertu d'une loi du 11 juin 1889, on démarre la construction de la Rade-abri, en face de Lanninon. Sur deux anciens vaisseaux, mouillés en rade, sont établies l'Ecole Navale et l'Ecole des Mousses.  

Ecole Navale (ordonnance du 1er novembre 1830) : la première école flottante à Brest, instituée par le décret du 27 septembre 1810, fut le Tourville, puis l'Orion (en 1827), le Borda (en 1841), le Valmy (en 1863), l'Intrépide (en 1890). 

Ecole des Mousses (ordonnance du 1er mars 1832) : le vaisseau Abondance (en 1836), puis le vaisseau la Bretagne

Construit sur les deux rives de la Penfeld, le port s'étend sur une longueur de plus de deux kilomètres. 

Voir Brest "Principaux incendies dans le port de Brest

Port de Brest

Note 2 : les grandes dates de l'histoire de Brest : - Construction du castellum de Brest (250-350). - Première mention de Brest lors d'un raid normand contre l'oppidum (875). - Construction par le comte de Léon Morvan II de la chapelle Notre-Dame de Pitié (1064-1065). - Fondation du prieuré des Sept-Saints par l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre (fin du XIème siècle). - Vers 1239-1240, le duc Jean Ier achète au comte de Léon Hervé III et à son fils Hervé IV (alors ruinés) le château, la ville et le port de Brest. - Jean de Montfort s'empare du château (en 1341). - Echec d'une attaque française par mer contre Brest et son château (en 1342). - le duc Jean IV fait alliance avec Edouard III en lui remettant Brest (en 1372). - Vaine attaque de Du Guesclin contre Brest (en 1373). - Echec de Clisson devant Brest (en 1378). - Le duc Jean IV assiège sans succès, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais (1386-1387), - Remise de Brest par Richard II à Jean IV moyennant finance (en 1397). - Prise de Brest par une armée royale française (en 1489). - Visite d'Anne de Bretagne (en 1505). - Combat de la Cordelière (le 10 août 1512). - Guy de Rieux s'empare de Brest en septembre 1589. - René de Rieux, seigneur de Sourdéac et frère de Guy de Rieux, lui succède en décembre 1590. - René de Rieux repousse l'attaque des Ligueurs en 1592. - Henri IV confère aux habitants de Brest le droit de bourgeoisie et leur permet d'élire un maire (le 31 décembre 1593). - Prise du fort des Espagnols (presqu'île de Roscanvel) par le maréchal d'Aumont (en novembre 1594). - Lettres patentes sur la réunion de Brest et de Recouvrance (en juillet 1681). - Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre (en 1683). - Epidémie de typhus apportée par l'escadre Dubois de la Motte (en 1757-1758). 

Note 3 : Etat de la mendicité à Brest en 1774 : « - 1° 200 mendiants environ (domiciliés). 2.000 personnes aisées au moins. -2° Source de la mendicité : - L'affinité des pauvres des autres villes et des campagnes ; - La débauche et le libertinage ; - La cherté des denrées de la dernière nécessité ; - Les malheurs de la dernière guerre ; - Le peu d'ouvrage du port ; - La paie diminuée à chaque ouvrier depuis la paix ; - Le retard des paiements, l'obligation d'acheter à crédit ; - Le défaut. de ressource de l'ouvrier du port congédié, qui ne peut trouver d'ouvrage que dans un port de mer. - 3° Espèce de mendiants : enfants et veuves d'ouvriers du port en grande partie ; — beaucoup d'eux en état de travailler, mais faisant mieux leurs affaires en mendiant. - 4° Comparaison entre les gens aisés et les mendiants : le nombre des gens aisés est plus qu'en proportion avec celui des mendiants domiciliés, mais il est bien au-dessous de celui de mendiants qui tombent à Brest de tout côté. Remède : bonne police, mais pas facile. - 5° Y a-t-il un hôpital ? Oui, mais presque tout occupé par les troupes de terre. Son revenu insuffisant pour les pauvres qui tombent à Brest de tout côté, et qui privent les enfants de la ville de cette ressource. On quête pour les pauvres honteux et on perçoit année commune 3.000 livres. Mme. l'Intendante est trésorière, cinq dames distribuent par mois cette aumône, qui n'est pas à beaucoup près suffisante pour les pauvres honteux ; les pauvres malades que l'hôpital ne peut recevoir en absorbent la plus grande partie. - 6° Etablissement à faire ? Aucun. Brest n'en parait pas susceptible, à moins que le roi ne le fasse et encore je ne vois pas comment on pourrait établir une administration qui ne fut sujette à mille contradictions. Signé : Prudhomme, recteurs ».

Note 4 : liste du Clergé de Brest en 1790 : - Olivier Floch, né en 1749, prêtre en 1773, régent de 1773 à 1777, aumônier de l'Hôpital de 1777 à 1783, curé de 1783 à 1786, recteur à partir de 1786. - Pierre Labiche, né en 1735, prêtre en 1760, aumônier de l'Hôpital de la ville à partir de 1774. - Charles Pentrez, ex-jésuite, né en 1726, prêtre en 1758, régent de 1758 à 1766 ; travaillant aux retraites pendant trente-deux ans. - René Kermorgant, né en 1750, prêtre en 1775, curé à Plouarzel de 1775 à 1781, aumônier des Dames de l'Union chrétienne à partir de 1781 ; a travaillé aux retraites et aux missions pendant douze ans. - Simon Lemasson, né en 1737, prêtre en 1762, desservant la chapelle des Sept-Saints ; a travaillé aux retraites et missions depuis 1775, curé de 1785. - Claude Antoine Raoul de la Porte, né en 1735, dans le Languedoc, approuvé depuis 20 ans (1770), régent de 1770 à 1777, travaillant aux retraites pendant sept ans, curé de Saint-Louis, à partir du 1er Juin 1790. - Pierre Kermarec, né en 1735, prêtre en 1765 régent de 1768 à 1782, travaillant aux retraites pendant douze ans, curé de Saint-Louis à partir du 1er Juin 1790. - Jean-Marie Laligne, né en 1747, prêtre en 1770, aumônier de l'Hôpital et des Religieuses, de 1786 à 1790, curé de Saint-Louis à partir du 1er Mai 1790. - Vincent-Marie Bernicot, né en 1760, prêtre en 1786, curé de Saint-Louis. - Jean-Philippe Grandjean, né en 1758, prêtre en 1783, aumônier des canoniers matelots, confessant les Allemands dans les différents hôpitaux. - Jean Jacopin, né en 1758, prêtre en 1783, vicaire à Plouguerneau, cinq ans, a travaillé aux retraites deux ans, aumônier de l'Hôpital civil de Brest à partir de 1788. - Julien Denis, né en 1748, prêtre en 1775, aumônier de l'Hôpital de la marine à partir de 1783. - Jean Baratciart, né en 1746, prêtre en 1770, a été sept ans vicaire au diocèse de Bayonne, aumônier des chiourmes à partir de 1783. - Jean Jouanny, né en 1744, prêtre en 1772, travaillant aux retraites, aumônier des chiourmes à partir de 1786. - Pierre-Alexis Lamothe, né en 1717, prêtre en 1745. - Jacques Béchennec, né en 1726, prêtre en 1751, aumônier de l'Intendance. - Louis-Michel Plessis, né en 1753, prêtre en 1777. - Jean-Marie Gestin, né en 1760, prêtre en 1786. - Luc-Désiré Labous, né en 1766, prêtre en 1790. - Nicolas Dubuisson, né en 1756. - J.-F. Duchesne, aumônier de l'Hospice tenu par les Soeurs de la Sagesse.

Note 5 : liste non exhaustive des maires de Brest : Le Chaussec Jean, sieur de Kerguillerm (1642-1644). Le Roy Jean, sieur de Keranroy (1645-1646). Kerdeniel de Poulquigro François (1646-1648). Turin François (1649-1651). Le Bescond Gabriel, sieur de Kerprigent (1651-1653). De Roupiquet Michel, sieur du Pin (1655-1656). Berte Balthazar, sieur de Mesgouez (1657-1659). D'Agar Gaspard, sieur de La Coste (1661-1663). Le Mayer Jean, sieur du Bot (1664-1667). De Launay René, sieur dudit lieu (1671-1672). Le Mayer Jean, sieur de Kerigonan (1673-1675). Monod Isaac, sieur Duchesne (1676-1677). Sigurel Pierre, sieur de Saint-Léger (1678-1680). Lestobec François, sieur du Plessis (1680-1684). Monod Isaac, sieur Duchesne (1685-1687). De La Villeneuve-Le Mayer Thomas (1688-1690). Le Gac de l'Armorique Yves (1691-1693). Poulrinou-Lars Jacques (1694-1717). Kerliezec-Le Dall Jacques (1718-1723). Penanru-Marion Nicolas (1724-1726). Simon Jacques (1727-1732). Penanru-Marion Nicolas (1733-1735). Simon Jacques (1735-1737). Labbé Vincent (1738-1744). Raby Antoine, négociant (1744-1747). Jourdain Vincent, avocat (en 1747). Betbedat Pierre, négociant (1748-1750). Labbé Guillaume, notaire (1751-1753). De Bon Louis, avocat (1754-1756). De Martret Allain, sieur de Préville, avocat (1757-1759). De Kerbizodec-Lunven Jean-Pierre, négociant (1760-1762). Féburier Charles-Marie, négociant (1763-1765). Raby Antoine, négociant (1766-1768). De Kerbizodec-Lunven Jean-Pierre,négociant (1769-1771). Le Normand Jean-Jacques (1771-1777). Le Guen de Neugel (1777-1780). Le Normand Jean-Jacques (1780-1783). Raby François, négociant (1783-1786). Le Guen, aîné, négociant (1786-1789). Branda Louis, fils, négociant (1789-1790). Malmanche C.-F.-M., maître-chirurgien juré (1790-1791). Berthomme Jérôme-Marie, négociant (1791-1792). Malassis Romain-Nicolas, libraire-imprimeur (1792-1793). Berthomme Jérôme-Marie, négociant (1793-1795). Malassis Romain-Nicolas, libraire-imprimeur (en 1795). Gillart père, Pierre-Charles-Louis, avocat (1795-1797). Richard-Duplessis fils, Joseph-Augustin, négociant (1797-1799). Tourot aîné, Jean-Baptiste, négociant (1799-1800). Pouliquen Jean-Maurice, négociant (1800-1802). Tourot aîné, Jean-Baptiste, négociant (1802-1808). Le Gros Charles-François, propriétaire (1808-1816). Henry Jean-François, sous-commissaire de la Marine (1816-1819). Ymbert Victor-Charles-Alexandre, négociant (1820-1821). De Kerros Joseph-Marie, négociant (1821-1823). Collet Jean-Paul, chirurgien en retraite (en 1823). La Martre Bon-Gabriel, entreposeur des tabacs (1823-1826). Barchou Jean-Hilaire, sous-intendant militaire (1826-1830). De Kerros Joseph-Marie, négociant (1830-1832). Fleury Charles, pharmacien de marine en retraite (1832-1839). Lettré François-Victor, capitaine de vaisseau en retraite (1839-1847). Le Grandais P.-M.-F., capitaine de vaisseau en retraite (1847-1848). Bizet Hyacinthe-Martin, négociant (1848-1865). De Kerros fils, Joseph-Marie, négociant (1865-1870). Lemonnier Alexandre, banquier (1870-1871). Penquer Auguste, docteur-médecin (1871-1880). Bellamy Jean-Baptiste-Raymond-Louis, notaire (1881-1884). Faillier L.-C., médecin principal de la marine en retraite, premier adjoint ayant rempli les fonctions de maire pendant 4 mois (en 1884). Delobeau Louis-Arthur, avoué (1884-1900). Berger Charles-Victor, docteur en médecine (1900-1904). Aubert Victor-Marie, horloger (1904-1908). Delobeau Louis-Arthur, avoué (1908-1912). Masson Hippolyte, agent des P.T.T. (1912-1919, remplacé pendant les hostilités par Hervagault Ernest, premier adjoint). Nardon Louis, percepteur (1919-1920). Masson Hippolyte (1920-1921). Nardon Louis (1921-1929). Le Gorgeu Victor, docteur en médecine (1929-1942). Euzen Victor (1942-1944). Le Gorgeu Victor, commissaire de la République (1944-1945), remplacé dans ses fonctions de maire par J. Lullien président de la délégation spéciale par intérim. Lullien Jules, négociant (1945-1947). Chupin Alfred, négociant (1947-1953). Jaouen Yves, expert comptable (1953-1954, dissolution du conseil municipal en janvier 1954). Chaix Lucien (en 1954). Jaouen Yves (1954-1959). Lombard Georges, avocat (1959-1973). Bérest Eugène, professeur (à partir de 1973). etc.......

Ville de Brest

Voir Brest "Histoire de la Marine Française

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PATRIMOINE de BREST

l'église Saint-Sauveur (1749). Cette église remplace la chapelle Sainte-Catherine et Notre-Dame de Recouvrance (moyen âge). En 1679, la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, ne répond plus aux besoins du culte. Il est alors décidé de construire une chapelle (22m x 8m30) dédiée à Saint-Sauveur. L'église actuelle Saint-Sauveur est construite en 1749 par l'ingénieur Amédée François Frézier à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Sauveur. A peine édifiée, elle est érigée en cure et église paroissiale, indépendante de celle de Quilbignon. L'église est fermée à la Révolution. Un calvaire jouxtant l'église est démoli le 21 février 1794 à la demande de la Société populaire. L'église est réouverte lors du Concordat. L'église, fortement endommagée en 1944, est restaurée après la Libération. L'édifice actuel comprend, en plus de la travée portant la tribune et servant d'entrée, une nef de neuf travées avec bas-côtés et choeur profond avec chevet arrondi intérieurement et à trois pans extérieurement. Le nouvel autel en granit est consacré le 24 octobre 1953. La grille en fer forgé, qui ferme les fonts baptismaux porte la date 1768. Un monument commémoratif en kersanton, surmonté d'une statue agenouillée de l'abbé Y. M. Quéinnec, est l'oeuvre de Yan Larc'hantec ; 

Nota 1 :  Un acte de 1473, conservé aux Archives départementales (Fonds des Regaires de Léon), parle d'un hôpital et d'une chapelle déjà existants sous le vocable de Sainte-Catherine vierge et martyre (sainte Catherine d'Alexandrie) et de Notre-Dame de Recouvrance, Beate Marie Virginis de recuperacione, au bourg de Sainte-Catherine, près de Brest, en la paroisse de Quilbignon. Les seigneurs du Chastel en étaient les fondateurs. Voici ce que nous dit le Père Cyrille Le Pennec touchant cette chapelle : « La dévotion de ce saint lieu est fort cognue de tous les généraux et capitaines de tous les embarquemants de Sa Majesté. Nous savons assez que lorsqu'ils se sont embarqués sur mer pour suivre leurs expéditions et entreprises militaires, c'est en ce lieu de dévotion que la plus grande part des soldats des armées navales se sont souvent réconciliés à Dieu par le sacrement de pénitence. MM. les chevaliers de Malte, lorsqu'ils sont en la rade, témoignent porter une dévotion singulière à la très auguste princesse qu'on réclame en ceste église, c'est l'oratoire où ils se retirent d'ordinaire pour prier Dieu et pour recommander les affaires de la France à la glorieuse Vierge. Cette desvote chapelle est grandement fréquentée et visitée d'une grande affluence du bas et haut Léon, elle a esté mise en très bon ordre par feu Messire Denmat, prieur de Brest, gouverneur de la dite chapelle ». Le bourg de Sainte-Catherine était devenu, en 1623, le bourg de Recouvrance, et les habitants étaient fort tentés de se contenter des offices religieux qu'ils suivaient dans la chapelle Notre-Dame sans être obligés de se rendre à la paroisse de Quilbignon ; aussi adressaient-ils la requête suivante à Monseigneur de Léon, le 3 Novembre 1623 (Regaire de Léon) : « A Monseigneur l'Evêque de Léon, abbé de Daoulas, du Rellec et d'Orbans, conseiller du Roy en ses conseils et grand maître de son oratoire. Les bourgeois et habitants du bourg de Recouvrance et paroissiens de la paroisse de Saint-Pierre vous remontrent que de tout temps immémorial, il y avait accoustumé d'avoir tous les dimanches la grand messe en l'église de Notre-Dame du dit bourg, laquelle leur avait été octroyée pour le bien commun de tous ceux du dit bourg, qui contient environ 300 ménages mais que depuis quelques années les Recteurs de St Pierre les ont voulu astreindre d'aller entendre la grand messe tous les dimanches à l'église de Monsieur St Pierre, distante de demie grande lieue ... En sorte que les personnes âgées, indisposées, les enfants et les marchants traffiquants sur la mer qui sont en si grand nombre ne peuvent y aller et perdent tous les dimanches la grand messe et même d'aucune fois n'en entendent aucune, n'y ayant qu'un seul prêtre qui célèbre la messe au dit bourg, lequel la célèbre d'aucunes fois à 6 heures et 7 heures du matin et d'autres sur les 10 et 11 heures. Ce considéré, vous plaise permettre aux dits habitants de faire célébrer tous les dimanches une grande messe en la dite église de Notre-Dame, o l'offre qu'ils font de se trouver en la dite paroisse de St Pierre aux quatre fêtes mobiliaires de l'an et payer au Recteur les droits qu'il peut prétendre vers eux ». L'Evèque de Léon apostilla cette pétition ainsi qu'il suit : « Nous, évêque de Léon, sur le deffault du Recteur de St Pierre, avons quant à présent permis aux habitants de Recouvrance de faire célébrer à leurs frais, sans préjudice des droits rectoriaux, sauf au Recteur à déduire ses raisons toutes fois que bon lui semblera, et le prêtre qu'ils appelleront pour le service devra être approuvé par l'Evêque. La dite permission vaudra jusqu'au cours de notre prochaine visite. Fait à Brest, le 3 Novembre 1623. René de Rieux ». Cette autorisation fut confirmée ; mais dans la suite, les chapelains gouverneurs de Notre-Dame tendant à se substituer peu à peu au Recteur de Saint-Pierre pour le ministère paroissial, celui-ci s'en plaignit au Parlement dans un mémoire conservé aux Archives départementales. Nous en extrayons les passages suivants qui nous éclairent sur la genèse de la paroisse actuelle dite Saint-Sauveur. « La Cour est humblement suppliée de réfléchir que : - 1° Les dites fonctions introduites en la dite chapelle de N.-D. ne viennent pas des fondateurs de la dite chapelle, mais des habitans de Recouvrance, qui les y ont introduites pour leur commodité et que, pour cette raison, en ont payé la rétribution, d'où il résulte que ces fonctions regardent de droit le Recteur comme étant le ministre né et nécessaire de ses paroissiens, et non le chapelain de la dite chapelle qui n'a droit d'y assister que comme prêtre habitué, pour avoir la même rétribution comme les autres prêtres simples originaires et habitués du dit Recouvrance. - 2° les dites fonctions n'ont pas été fondées à perpétuité, mais seulement introduites pour un temps, et pour y être tant et si longtemps que les Sgr. Evêque de Léon, le Recteur et les habitans de Recouvrance le voudront, ne se servant de la dite chapelle que par emprunt, en attendant avoir à eux une église au dit Recouvrance pour faire les dites fonctions. D'où il résulte que l'usage des dites fonctions en la dite chapelle n'y peut former aucune possession, quelque temps qu'il ayt duré ou qu'il puisse durer à l'avenir, et que les Sgr. de Léon, le Recteur et les habitans y pourraient discontinuer quand ils jugeront à propos. - 3° Les dites fonctions n'ont été introduites par les habitans de concert avec l'Evêque et le Recteur que pour être faites par le Recteur et les prêtres des dits habitans qui sont les prêtres originaires et habitués de Recouvrance. - 4° Il a toujours été réglé que ces Jonctions se feraient en la chapelle à heures convenables, sans préjudice du service paroissial, par des prêtres approuvés à cet effet par l'Ordinaire. - 5° Les susdites fonctions ont toujours été faites de tout temps immémorial par les Recteurs et prêtres originaires et habitués de Recouvrance ; le Recteur qui à cause de l'éloignement de son église ne pouvant pas être toujours au dit Recouvrance, y a eu de tout temps un curé particulier pour faire à la tête des prêtres habitués, le service en la dite chapelle. Depuis qu'on y a commencé les susdites fonctions, on a été obligé de partager les prêtres de la paroisse de Quilbignon, à cause de la distance entre Quilbignon et Recouvrance, et de le diviser en deux bandes qui avait chacune son Curé sous le Recteur, dont l'une a été destinée pour l'église paroissiale appelés les prêtres de Quilbignon en Quilbignon ou les prêtres de St Pierre ; l'autre bande destinée pour Recouvrance, appelés les prêtres de Quilbignon en Recouvrance. Quoiqu'on y fit en cette chapelle les dites fonctions depuis fort longtemps, on n'y faisait pas pourtant les fonctions curiales principales comme sont de chanter la grande messe paroissiale avec toutes les solennités ordinaires, faire les bannies et mariages, donner la communion paschale, lesquelles fonctions principales se faisaient seulement dans l'église paroissiale de St Pierre. Il y a environ trente ans (en 1677) (Note : En 1676, Mgr. de Léon érigea à Recouvrance une Communauté do prêtres, auxquels un sieur Tanguy Elez donna une maison qui fut appelés "maison de la Communauté ". Les premiers prêtres attachés au service de la chapelle Saint-Sauveur étaient Messires Jean Pellé, Jean Jaouen, Marc Person et Jean Caour) que Recouvrance, qui lors n'était qu'un petit bourg composé d'un petit nombre de familles, commença d'être augmenté notablement, de sorte que la dite chapelle de Notre-Dame, qui est petite, ne pouvant suffir, les habitans se virent obligés de faire construire une autre chapelle, sous l'invocation de St Sauveur, dans l'alignement de la mesme rue avec celle de Notre-Dame et y introduisirent d'abord de semblables fonctions que celles qui se faisaient en la chapelle Notre-Dame. Enfin, peu d'années après, le dit Recouvrance ayant été par lettres patentes uni et incorporé à la ville de Brest et puis fermé d'une même enceinte de murailles, s'est trouvé tout d'un coup tellement peuplé par un grand nombre de maisons et de familles qui s'y sont venues établir, qu'on a jugé nécessaire d'y faire (à Saint-Sauveur) les dites fonctions curiales principales et le Recteur s'est vu obligé de faire sa résidence ordinaire à Recouvrance, où se trouve à présent plus des trois quarts de ses paroissiens, et ce, suivant l'ordre de son Evêque. Cette résolution prise en 1689 de faire faire au dit Recouvrance les susdites fonctions curiales principales ont été l'occasion de tous les troubles entre le Recteur et le général des habitans d'une part, et le chapelain et les fermiers du temporel de la chapelle de Notre-Dame de l'autre, entre lesquels il fut question de savoir dans laquelle des chapelles de Notre-Dame et St Sauveur il convenait de faire les susdites fonctions curiales principales. Le général des habitans délibérèrent de les faire faire dans la chapelle de St Sauveur, parce qu'elle leur appartenait, et qu'elle était susceptible d'augmentation. Au contraire, les fermiers du temporel de Notre-Dame, qui estoient le Sr Guermadic Hubac, Lemap et dix autres des principaux habitans, qui avaient attiré quelques autres dans leur party, voulurent que les dites fonctions se fissent en la chapelle Notre-Dame, et assignèrent le Recteur à l'Officialité de Léon pour voir défense luy estre faite de chanter la grande messe paroissiale à St Sauveur avec ordre de l'aller chanter à Notre-Dame qu'ils prétendaient être église treffiale, et ce pour augmenter le revenu de leur ferme, outre que plusieurs d'entre eux ont des droits honorifiques en la dite chapelle, et ont leurs maisons proches d'icelle. Cependant, le Recteur et le général soutiennent qu'on ne pouvait empêcher les dites fonctions curiales principales en la chapelle de St Sauveur, attendu qu'ils la pouvaient fort aisément augmenter à cet effet, et qu'on ne pouvait les obliger de les aller faire à Notre-Dame qui n'est pas à eux au fond et qui ne pouvait être suffisamment augmentée à cause de sa situation. Néanmoins, le recteur ne se refuse pas de faire en la chapelle Notre-Dame moyennant la rétribution ordinaire, toutes les dites fonctions que ses prédécesseurs faisaient aux heures et en la manière convenable et conforme à la discipline ecclésiastique. Et par la sentence de l'Officialité de Léon du 11 Septembre 1690, les habitans de Recouvrance ne pourront faire faire ces fonctions que sur le refus du Recteur du lieu ». Une transaction intervint le 6 Mars 1691, en présence du Sgr. Evêque de Léon et de trois avocats de la Cour, le Sr. Adam, lieutenant de la juridiction de Brest, Kellec Le Ny et la Chapelleray. Elle porte : « 1°. qu'on faira, par les Recteur et prêtres de Recouvrance, en la chapelle Notre-Dame les fonctions qui y avaient été faites au passé et par exprès, qu'on y chantera les dimanches et fêtes aux heures réglées une messe et les vêpres dont la rétribution sera jugée par les dits habitans ; - 2°. qu'on faira les fonctions curiales principales en la chapelle St Sauveur en attendant une église paroissiale au dit Recouvrance, et par exprès on y chantera, les dimanches et fêtes, grande messe de paroisse avec toutes les solennités et cérémonies accoutumées à une grande messe paroissiale, qu'on y fera les prosnes et toutes les publications ». « Depuis la chapelle de St Sauveur est devenue comme une église paroissiale à l'égard des dits habitans, on y fait les mariages, baptêmes, communions pascales, à l'effet de quoi les habitans l'ont enrichie de toutes sortes de beaux ornements et de fort belles orgues et l'ont augmentée de deux tiers, tellement qu'elle est à présent une des plus grandes et belles églises du district. Mais on continue, selon la dite transaction, à faire à Notre-Dame les fonctions convenues. On avait lieu d'espérer d'avoir la tranquillité à Recouvrance, mais les sieurs Kermadic et Le Map et autres habitons fermiers du temporel de Notre-Dame voulurent exclure entièrement les Recteurs et prêtres de Recouvrance du service de Notre-Dame. Ils commencèrent par appeler de leur autorité des prêtres non habitués pour faire les susdites fonctions, puis ils refusèrent aux Recteurs et prêtres leur rétribution quand ils les y allaient faire. C'est ainsi que le Sgr. Evêque de Léon fit assigner à son Officialité le Sr. Inisan, prêtre de Cornouaille, que les dits fermiers auraient mis en la dite chapelle à la tête de prêtres externes et non habitués, et par sentence de l'Officialité, confirmée par arrêt du Parlement, le dit Inisan fut obligé de sortir du diocèse de Léon, d'où il alla en celui de Nantes ; qu'il fut quelques mois dans le séminaire non pour en être directeur, mais pour en être dirigé, de quoi il avait grand besoin. Le Sgr. Evêque en a agi de même à l'égard du Sr. Marion et autres, que les dits fermiers ont continué d'appeler en la dite chapelle sans son approbation. Pour exclure de ce service les Recteurs et prêtres habitués de Recouvrance, les fermiers de Notre-Dame songèrent de faire transférer en la dite chapelle les chapelains se disant chanoines de Kersent, à dessein de leur y faire faire les dites fonctions, et à cette fin ils firent agir le Sr. François Gilard, Sr. de Larchantel, lors procureur fiscal du chastel ; mais ce dessein ne réussit non plus que les autres ». De fait, l'église Saint-Sauveur demeura comme église annexe de Saint-Pierre-Quilbignon, jusqu'en 1750, époque où elle devint église paroissiale. En 1692, la Confrérie des Agonisants existant à Notre-Dame de Recouvrance recevait, par l'entremise du Maire de Brest, une dotation importante pour pourvoir aux soins spirituels et temporels des malades pauvres. Voici un extrait de cet acte de dotation. (Archives départementales, Regaires de Léon) : « Par devant nous, Notaires royaux de Brest, furent présents noble homme Yves Le Gac, Sr. de Larmorique, maire de cette ville de Brest, et le Sr. Pierre Floch, marchand, marguilliers de la Confrérie de Notre-Dame des Agonisans, érigée au dit Brest et du côté de Recouvrance, y demeurant paroisse de Quilbignon, lequel Sr. Larmorique reconnaît avoir reçu 1.800 livres de quelques personnes pieuses qui, par humilité, ne veulent être nommées ; lesquelles, considérant qu'on ne peut rien faire de plus agréable à Dieu ni de plus utile au public que d'aider les moribonds dans le passage terrible de la mort, d'où dépend leur bonheur ou leur malheur éternel, et faisant réflexion que quelques-uns des dits malades peuvent être pauvres et avoir besoin de secours corporels, ont mis la dite somme entre les mains du Sr. Larmorique et être employée de l'avis de M. le Recteur de Quilbignon et des Srs. de Nouailles et Kerembellec, habitants de Recouvrance, à acheter un emplacement, et y faire construire une maison, de laquelle les dits Srs. Larmorique et Floch et leurs en la dite qualité (marguilliers des Agonisants) auront à perpétuité l'administration en percevront la rente, et payeront annuellement 300 livres à cieux prêtres et à une fille ou veuve résidant à. Recouvrance qui seront chargés du soin spirituel et temporel des malades et moribonds du dit lieu, à raison de 100 livres à chacun des trois, et emploieront le surplus à faire chanter une messe à note tous les vondredys ou mercredys, dans l'église de St-Sauveur et non ailleurs, parce qu'on y fait les fonctions curiales et le service paroissial, afin de demander à Dieu pour les moribonds une heureuse agonie et une bonne mort. Les deux prêtres qu'on appellera les directeurs des Agonisans, et du nombre desquels ne pourront être le Recteur ni le soubscuré du dit Recouvrance seront tenus, l'un aidant et relevant l'autre, de visitez une ou deux fois le jour, les malades de Recouvrance après qu'ils auront reçu l'extrême-onction, et de se tenir auprès d'eux soit de jour soit de nuit lorsqu'ils verront ou seront avertis qu'ils s'approchent de leur fin, pour les exhorter, pour prier Dieu pour eux, et pour dire à leur trépas les recommandations de l'âme sans les pouvoir quitter qu'ils n'aient expiré. D'autant qu'ils seront censés présents aux services et offices qui se feront à Recouvrance pour recevoir leur part des émoluments tandis qu'ils seront près des moribonds. A l'égard de la dite fille ou veuve, qu'on nommera la servante des pauvres, elle sera aussi tenue de voir tous les jours les malades pauvres qui se trouveront hors l'hôpital de Recouvrance, et en cas de besoin de dresser leur lit, de faire connaître aux personnes charitables leurs nécessités, d'avertir quand il sera temps de leur administrer les sacrements, de devancer dans les maisons le S. Sacrement de l'autel quand on le portera aux malades pour voir si tout y sera disposé, d'aider à les ensevelir après leur mort. Lesquels directeurs des Agonisans et servante des pauvres seront choisis et nommés successivement à l'endroit du prône de la grande messe ou assemblée des plus notables bourgeois par le Recteur et les habitants du dit Recouvrance qui les pourront destituer et changer quand bon leur semblera. On achète en conséquence de dame Jeanne Le Gac, dame de Kerguen, demeurant à Brest, paroisse des Sept-Saints, un emplacement pour bâtir, dans un parc et un petit bois appelé Kerabezon et une petite prée en bas à Recouvrance, 42 pieds à prendre de l'encoignure du restant du terrain vers le ruisseau et la fontaine nommée Prat an Cadran tirant à la grande porte du côté de Recouvrance et du corps de garde, et sur la rue Guion projetée de faire sur le dit ruisseau où il donne de septentrion. Les dits 42 pieds auront face sur la rue menant de la dite grande rue (située au soleil levant) à l'église de St. Sauveur avec toute la profondeur du terrain devers la dite rue condui­sant au dit St. Sauveur. P. S. (Note : Le 30 Juillet 1692) — Depuis, les dits particuliers donnataires ont déclaré vouloir mitiger les peines des dits directeurs des Agonisants et ne les vouloir obliger de se tenir toute la nuit auprès les dits moribonds, mais seulement une heure auprès de chacun d'eux après lequel temps il leur sera libre de se retenir si bon leur semble sans dire obligé d'aller à un mesme malade 2 fois en une mesme nuit » (MM. Peyron et Abgrall). Le 1er Décembre 1689, un tableau avait été commandé pour la Confrérie des Agonisants, et le marché suivant passé avec le peintre nous donne une idée générale de sa composition : « Aujourdhuy, 1er Décembre 1689, devant les soubsignants notaires ont été présents noble homme Yves Le Gac, sieur de l'Armorique, et le sieur Pierre Floch, trésorier de la Confrérie de Notre-Dame des Agonisants établie dans l'église de Notre-Dame de Recouvrance, et le sieur Yves Lostier, maistre peintre, demeurant en ceste paroisse de Quilbignon, entre lesquels est convenu le marché qui suit, c'est à scavoir : que le dit Sr. Lostier, promet faire et peindre un tableau dans lequel sera représenté un malade agonisant accompagné de plusieurs figures, d'un beau lit au milieu de l'alcove, suivant et conformément au dessin qui a esté signé des dites partyes, le dit tableau de onze pieds de hauteur et de neuf de longueur, employant le dit Lostier pour faire le dit tableau, blanc de plomb pour les figures, de l'émail au manteau de la Vierge, de la lacque fine pour la robe, du vermillon, du vert de montagne et du vert d'oseille, du massicot jaune et du massicot blanc et autres qui seront nécessaires, le tout pour une somme de 33 livres 6 sols » (Archives départementales). 

Nota 2 : Liste non exhaustive des Recteurs de Saint-Sauveur : Le 20 Août 1750, Saint-Sauveur fut érigée on paroisse, avec Saint-Pierre-Quilbignon comme trève, et le Sr. Mathieu Coussais quitta cette paroisse pour devenir recteur de Saint-Sauveur. - 1750-1765 : Mathieu Coussais. - 1765-1773 : Jean-Louis-Gabriel Perrot, maître ès arts de Paris. - 1773-1791 : Jacques de la Rue. Liste des prêtres de Recouvrance en 1772 : - Jean-Gabriel Perrot. - Jacques de la Rue, né en 1722. - François Carpentier, né en 1699, confesseur. - Jean-François Ropars, directeur de la Congrégation. - Bernard-Marie Cabon de Kerbélézan, né en 1714, confesseur. - Jean-François de la Pierre, né en 1715, confesseur. - Jacques Luguern, né en 1736, directeur de l'hôpital. - Guillaume Prigent, né en 1728, directeur du Refuge. - Ambroise-Marie Le Cam, né en 1740, curé. - Claude Pilven, né en 1743, curé. - Jean-Louis Plantec, né en 1740. - Jean-Marie-Alain Rosilio, né en 1741. Liste des Prêtres en 1790 : - Jean Dréves, curé depuis 1773. - Jean de la Pierre, curé. - François-Marie Gourmelon, né en 1752, directeur de la Congrégation depuis 1781. - Jean-Marie Lhostis, né en 1759, aumônier de l'hôpital. - Jean-Marie Le Gendre, aumônier de la caserne des marins. - René-François-Louis Richault, né en 1759, travaillant aux missions depuis 1789. - Michel-Joseph de La Goublaye, né en 1754, aumônier de Cayenne en 1781. - César-Yves Mazé Lannou, né en 1761. - Jean-Antoine Le Nouvel, né en 1756. La mendicité à Recouvrance en 1774 (Réponse du Recteur à une circulaire de l'Evêché) : « Le nombre des mendiants monte à près de 900. A bien considérer les choses, tous les habitants sont très peu a l'aise, la raison en est sensible, ce sont tous des ouvriers journaliers attachés au port, qui ne sont employés quelquefois que dix ou douze jours par mois et point payés exactement, en sorte que le pain et les autres denrées chères par elles-mêmes, le deviennent encore plus par le crédit qu'ils sont obligés de prendre. En infirmes, vieillards, enfants hors de travailler, il y en a de 5 à 600. Une centaine tout au plus d'habitants aisés, ne peut entrer en proportion avec le nombre de mes pauvres. La source de la mendicité à Brest, ville de guerre, et où il n'y a point de commerce, se trouve dans le défaut de travail, la cherté des denrées, des loyers et la fainéantise qui règne plus particulièrement dans les villes et où tombe un grand nombre de mendiants étrangers. L'espèce de mendiants de ma paroisse sont des veuves de marins et d'ouvriers morts au service, leurs enfants habitués de bonne heure à mendier, restent dans l'état d'oisiveté. Il y a dans ma paroisse un hôpital qui est sous la direction du bureau de l'hôpital général de Brest, dont les administrateurs ont été chargés de rendre compte à votre Grandeur. Il n'y a à Saint-Sauveur de quètes établies que depuis un an. Encore sont-elles pour les pauvres honteux, elles peuvent monter tout au plus à 300 fr. par an. La distribution s'en fait chaque mois par les mains de Mme. la Sénéchale ». Liste non exhaustive des Curés de Saint-Sauveur depuis le Concordat : - 1804-1807 : Jacques-Louis Guino, de Guingamp. - 1808-1811 : Jacques-François Le Corre. - 1811-1818 : Joseph-Marie Bondaniel. - 1818-1847 : Pierre-Marie Inisan, de Plounévez-Lochrist. - 1847-1853 : Marcellin Cuzon, de Quimper. - 1853-1880 : Yves-Marie Quéinnec, de Saint-Thégonnec. - 1880-1893. Joseph-Henri Bellec, de Quimperlé. - 1893 : Auguste Troussel, de Guerlesquin, ... Liste non exhaustive des Vicaires de Saint-Sauveur : - 1804 : Jean-Louis Combrun. - 1804 : Edouard Scouarnec. - 1807 : Clérec. - 1806 : Joseph Hascoet. - 1807 : Le Corre. - 1810 : François Lezec. - 1810 : Jean Anton. - 1814-1820 : François-Marie Lescop. - 1817 : Guillaume Toux. - 1819 : Yves Olivier. - 1819 : François-Louis Audrein. - 1819 : Jean Pouliquen. - 1820 : Casimir Habasque. - 1821 : Pascal-Marie Plusquellec. - 1823 : Jean-François Pouliquen. - 1824 : Victor Pasquet. - 1827-1834 : Nicolas L'Hostis. - 1829-1837 : Jacques Perrot. - 1831 : Jean-Marie Cloarec. - 1833-1850 : François-Marie Guillou. - 1834-1844. Gabriel de Frollo. - 1837-1851 : Hervé Balcon. - 1837-1849 : Hervé Cardinal. - 1838-1853 : François-Marie Siou. - 1841-1853 : Jean-Marie Georgelin. - 1844-1849 : Alain Berthou. - 1849-1853 : François Coulm. - 1851-1853. Yves Sibirill. - 1853-1854 : Gabriel Boléat. - 1853-1861 : Ernest Le Nardou. - 1853-1864 : Alphonse de Penfentenyo. - 1854-1877 : Jacques Le Bozec. - 1854-1867. Jean Favé. - 1857-1867 : Adolphe Guégan. - 1861-1862 : Louis-Emile Le Gall. - 1862-1863 : Guillaume Guézennec. - 1863 : François-Louis Floch. - 1863 : Jean-François Corrigou. - 1864 : Jean-Yves Heurté. - 1865 : Laurent Collober. - 1867 : Victor Duclos. - 1867 : Auguste Morgant. - 1870 : Jean Tandé. - 1873 : Aimé Madec. - 1874 : Olivier Derrien. - 1875 : Français Le Coz. - 1875 : Michel Masson. - 1877 : François Laurent. - 1877 : Jacques Rognant. - 1879 : Paul-Marie Auffret. - 1881 : Jean-Marie Simon. - 1882 : Jacques Tanguy. - 1882 : Jean-Marie Derrien. - 1883 : Jacques Castel. - 1884 : Eugène Goulvon. - 1887 : Herlé Kérisit. - 1890 : Jean Poulhazan. - 1891 : Jean-Marie Daniélou. - 1893 : François Colin. - 1893 : Jacques Laurent. - 1893 : Jean-Marie Arhan. - 1896 : Yves Le Jollec. - 1897 : Nicolas Lesconnec. - 1903 : Denys Villard. - 1903 : Joseph Caugaut, ..... M. le curé Le Corre donne l'état suivant des écoles à Recouvrance, en 1808 : - Mme. Simon, religieuse du petit couvent de Brest, enseignant à lire, à écrire, les prières et le catéchisme, fréquentant les sacrements ; - Item, Mme. Coreoc, veuve, avec deux de ses parentes, filles de la plus grande édification et le soutien do plusieurs églises aux environs ; - Item, Mlle Yvonne Gludic, fille fréquentant les sacrements ; - Item, Mlle Françoise Cavel, veuve Lagadic ; - Item, Marie-Jeanne Jaq, veuve Mignon ; - Item, la veuve Le Breton ; - Item, Marie-Reine Rebour, veuve le Saus ; - Item, Julienne d'Herbelline, fille ; - Item, Françoise Le Maux, fille ; - Item, Jeanne Chartron, fille ; - Item, Marie-Gabrielle Salaun, veuve ; - Item, Mme Duhamel, veuve ; - Item, Louise Souvestre, femme Herber ; - M. Victor, à l'hôpital ; - M. Jean-Marie Jézéquel, ayant femme et enfant, enseignant à lire, à écrire, et l'arithmétique ; - M. Jean-Joseph Durbec, ayant femme et enfant, enseignant la lecture, l'écriture, la grammaire française et l'arithmétique ; - M. Jestin, prêtre, enseignant à lire, à écrire, les prières et le catéchisme (Archives de l'Evêché).

l'église Saint-Martin (1869-1877). La paroisse de Saint-Martin est érigée en 1864-1865. L'église est réalisée sur les plans de M. Boucher de Perthes (ou Deperthes). Sa première pierre est bénie en 1874. L'église est consacrée par Mgr Dom Anselme Nouvel, le 30 mars 1881. L'édifice comprend un clocher extérieur, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept de trois travées avec double bas-côtés et un choeur formé d'un rond-point de sept arcades avec carole. Au droit de la première travée de la nef, en hémicycle, se trouvent les fonts baptismaux et chapelle. Les vitraux modernes des fonts baptismaux sont l'oeuvre de Jean Le Moal. Le nouvel autel est édifié sur les dessins de Dom de Laborde et consacré le 24 novembre 1956

Nota 3 : Nouvelle paroisse, fondée en 1864-1865. L'église actuelle fut construite sur les plans de M. de Perthes, en 1874.. Elle est conçue dans le style de transition entre le roman et le gothique, et offre, dans son ensemble et surtout dans ses lignes principales, une certaine parenté avec la basilique de Sainte-Anne d'Auray, dont M. de Perthes est également l'auteur. Liste non exhaustive des Recteurs de la paroisse Saint-Martin : - 1864-1882 : Isidore Chouffeur. - 1882-1897 : Noël Arhan. - 1897 : François-Marie Billant, ..... Liste non exhaustive des Vicaires de la paroisse Saint-Martin : - 1864 : Pierre Berthou. - 1864 : Jean-Pierre Kersimon. - 1864 : Jules Quillivic. - 1865 : Guillaume Thomas. - 1867 : Eugène Janvier. - 1868 : Olivier Héliès. - 1868 : Jean-Marie Caradec. - 1870 : Pierre-Louis Rolland. - 1872 : Alain Quiniou. - 1875 : Pierre Terrom. - 1879 : Yves-Marie Goachet. - 1881 : Claude Léostic. - 1884 : François Larher. - 1886 : Jean-Louis Quintrec. - 1887 : Jean-Yves Gouzard. - 1888 : André Rolland. - 1891 : Gabriel Saliou. - 1892 : Sébastien Colin. - 1892 : Jean-Théodore Fortin. - 1893 : Yves Milin. - 1896 : Pierre-Marie Thomas. - 1896 : Michel Blanchard. - 1901 : Odilon Gouriou. - 1903 : Alain Lharidon, ..... (Archives de l'Evêché). 

l'église Saint-Louis (1955-1957). Eglise paroissiale de Saint-Louis, édifiée par Yves Michel (secondé par Jean Lacaille, Jacques Lechat ou Péron, Yves Perrin et Hervé Weisbein) à l'emplacement d'une église des XVIIème et XVIIIème siècles (détruite par les bombardements lors du siège de Brest en 1944) et achevée en 1957 puis consacrée le 27 avril 1958. L'édifice actuel comprend une vaste nef terminée par un choeur plus étroit. Au sud de la nef est un déambulatoire séparé de celle-ci par dix colonnes de grande hauteur et conduisant à la chapelle du Saint-Sacrement. L'église primitive de Saint-Louis avait été édifiée en 1688-1692 (la première pierre est posée par Mgr de La Brosse, évêque de Léon, le 1er mars 1688), bénite le 29 octobre 1702 par Mgr de la Bourdonnaye, et continuée en 1778 : elle avait été commencée le 1er mars 1688 par Garengeau et terminée par Frézier et Besnard. En 1705, les Jésuites prennent possession de l'église Saint-Louis, mais l'abbé Roignant, curé, est autorisé à en jouir jusqu'à la construction d'une église spéciale pour la paroisse (le maître-autel est alors à la disposition des Pères Jésuites jusqu'à dix heures du matin et il sert ensuite au besoin du service paroissial). Les Pères Jésuites cèdent par la suite à la paroisse leurs droits sur l'église Saint-Louis, moyennant une indemnité de 50 000 livres. Le maître-autel de marbre rouge, don du roi Louis XV, est installé dans l'église en 1758 (sous la direction de M. Frézier) et les colonnes de marbre, apportées de Honfleur, proviennent, semble-t-il, d'un temple de Leiptis Magna (ville de la côte d'Afrique). La chaire à prêcher et les statues de Charlemagne et de saint Louis sont détruites le 30 décembre 1793 (jour où Jean Bon Saint-André vient inaugurer le Temple de la Raison). En 1794, l'église est transformée en hôpital. En 1880, l'église subit des restaurations importantes, sous la direction de M. Jourdan de La Passardière. L'exécution des grandes orgues est confiée en 1789, au frère Florentin Grimont (carme de Brest) qui y emploie une somme de 80 000 livres et reçoit pour honoraires une rente viagère de 250 livres. Les sculptures du buffet sont l'oeuvre de M. Collet. Les orgues sont restaurées en 1845 (M. Mercier) et 1887 (MM. Stoltz, de Paris). Le orgues se compose de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons et 2672 tuyaux. Le lutrin et les trois chandeliers proviennent de l'ancienne église. Un beau baldaquin, orné d'une gloire centrale toute dorée, encadre le maître-autel. Ce baldaquin est soutenu par quatre colonnes de marbre gris blanc lézardé et provient, semble-t-il, de Honfleur. Les confessionnaux sont l'oeuvre de MM. Trischler et Lapierre. L'autel et le Christ sont l'oeuvre de M. Kaeppelin. Les quatre vitraux du transept datent de 1853 (maison Lobin, de Tours). Les fenêtres des bas-côtés sont garnies de vitraux en 1899. Au nord, les trois vitraux modernes sont consacrés à la vie de saint Louis et dus à M. Paul Bony. Au sud, les onze vitraux modernes des grandes fenêtres représentent des saints et sont dus à M. Rocher. Les vitraux modernes des petites fenêtres sont dus à M. Jacques Bony. On y trouve deux belles statues en pierre blanche de saint Pierre et de saint Paul, oeuvres de M. Trischler et qui décorent les niches de la façade de chaque côté du portail. Dans le déambulatoire, on voit trois monuments funéraires : le premier à la mémoire de Ducouëdic de Kergoualer, officier du Roi (monument en marbre noir édifié sur les plans de Trouille, détruit sous la Révolution et reconstruit au début du XIXème siècle), le second à la mémoire de Mgr Graveran, ancien curé de Saint-Louis (le monument est en marbre blanc, le piédestal est orné des armes de l'évêque ; une boîte en plomb qui se trouve située dans une niche renferme le coeur de Mgr Graveran), le troisième à la mémoire du chevalier Fleuriot de Langle (commandant de l'Astrolabe, assassiné le 11 décembre 1787 par les insulaires de Samoa, et dont les restes ont été transférés en l'église Saint-Louis le 25 juin 1889 ; on voit sur le monument en marbre noir les blasons accolés des Fleuriot et des Kerouartz). A signaler aussi que lors des travaux de réfection, le 12 juillet 1898, on mit à jour, derrière le maître-autel, une pierre tumulaire ayant appartenu à Gilles de Texue, gouverneur de Brest en 1500 ;

Nota 4 : « En 1681, l'église des Sept-Saints étant insuffisante pour le service paroissial de la ville, on songea à construire une nouvelle église dans un endroit désigné par M. Vauban, en vue de la rade, à l'entrée du port, sur la place Keravel. Les travaux furent commencés et les murs s'élevaient de terre de 7 à 8 pieds, lorsque les Pères Jésuites, chargés de la direction du Séminaire des Aumôniers de Marine en 1685, sollicitèrent et obtinrent de Mgr de Léon l'union de la Cure de Brest au Séminaire. L'ordonnance, rendue le 25 Juin 1688, réservait les droits de l'abbé Roignant, recteur des Sept-Saints ; l'union ne devait être définitive qu'à sa mort. Cependant, en prévision de cette décision, et pour rendre dans l'avenir plus facile le service du Séminaire et de la paroisse, on démolit ce qui avait été construit à Keravel, et on jeta les fondations de la nouvelle église auprès des bâtiments du Séminaire de la Marine. Mgr de Léon en posa la première pierre le 1er Mars 1688. Cette première pierre portait l'inscription suivante : Sanctis Ludovico et Xaverio, Ludovicus Magnus parochialem hanc ecclesiam consecratam voluit, ac Patribus Soc. Jesu regendam, una cum eleemosynariis Seminarii Brestensis, commisit illustrissimus Episcopus et Comes Sti Pauli. D. D. de la Brousse. Regni administro marchione de Seignelay. Rei Maritimae D. des Clouzeaux, totum opus dirigente Architecta D. Garangeau. L'église de Saint-Louis fut bénite, le 29 Octobre 1702, par Mgr de la Bourdonnaye, qui officia pontificalement, le 1er Novembre. Le sr. Roignant y transféra le service paroissial, et les habitants protestèrent contre l'union future de la Cure au Séminaire. Les Jésuites se désistèrent de cette union qui leur avait été accordée, mais un arrêt du 29 Novembre 1703 maintint les Pères Jésuites dans la possession de l'église St Louis. Le Curé était pourtant autorisé à en jouir jusqu'à la construction d'une autre église spéciale pour la paroisse. En attendant, le maître-autel était à la disposition des Pères jusqu'à 10 heures ; à partir de cette heure, il servait aux offices de la paroisse. Cependant en 1740, l'église paroissiale n'était pas encore bâtie, et pour mettre un terme à un état de chose qui entraînait des conflits continuels, le R. P. de Kerret, recteur du Séminaire de la Marine, offrit de céder entièrement l'église de Saint-Louis à la paroisse, moyennant une somme de 50.000 livres qui servirait à construire une église pour le service du Séminaire. C'est alors que fut bâtie la chapelle actuelle de la Marine » (Etablissement des Jésuites à Brest, par le P. Carayon). Il est bon de signaler dans l'église de Saint-Louis les quatre colonnes en marbre ripolin qui, d'après Cambry, proviennent d'un temple de Leiptis magna, ville découverte sur la côte d'Afrique. Elles auraient été enlevées et transportées par M. de Seignelay. En 1685, une partie des terrains de Lambézellec ayant été enclavée dans la nouvelle enceinte des murs de Brest, un accord intervint entre M. Roignant, recteur de Brest, et M. Mathieu de Kerret, recteur de Lambézellec, pour régler les droits respectifs des deux pasteurs, et Mgr. de la Brosse, évêque de Léon, consacra cet accord par une ordonnance unissant à Brest la partie de Lambézellec comprise dans les remparts. Voici le texte de cette ordonnance, datée du 16 Janvier 1686 (Archives de l'Evêché) : « Nous avons uni et incorporé, unissons et incorporons à perpétuité à la paroisse de Brest toute et telle partie de la paroisse de Lambézellec qui se trouve renfermée dans la nouvelle enceinte des murailles du dit Brest, pour ne faire à l'avenir qu'une seule et même paroisse, et en conséquence nous avons supprimé le titre du vicariat du dit Brest et avons érigé et érigeons la dite paroisse en rectorie et pour dédommager les Recteurs de Lambézellec de la perte qu'ils pourraient souffrir par la présente union, nous ordonnons que les Recteurs de Brest leur payeront tous les ans la somme de 200 livres sur le plus clair des revenus certains de la dite paroisse, présents et futurs ; sçavoir cent livres à Noël et cent livres à la S. Jean, le premier paiement commençant au premier des dits termes qui échoira après que la présente union aura été publiée et enregistrée dans la juridiction royale de Brest. Le tout sauf notre droit. Donné à St Paul, le 18 Janvier 1686. Pierre, évêque de Léon ». Pendant les vingt ans qui suivirent, de 1686 à 1706, les conventions consacrées par cette ordonnance furent fidèlement observées par MM. Roignant et de Kerret. « En 1706, mourut Mathieu de Kerret, recteur de Lambézellec ; Yves de Kerret (son neveu) le remplaça en cette qualité et vécut jusqu'en 1710 dans la plus parfaite union avec M. Roignant, recteur de Brest, lequel mourut cette année (1710). La paroisse de Brest vacante en Cour de Rome fut donnée à Yves de Kerret, mais à la prise de possession il y eut des opposants qui l'obligèrent de recourir à la voie de défense, et cette longue procédure le mit dans le cas de jouir des deux paroisses jusqu'en 1741, que Yves de Kerret se démit purement et simplement de la paroisse de Lambézellec entre les mains de Mgr de la Bourdonnaye, évêque de Léon, qui en pourvut M. de Mouden. Le même jour, M. de Kerret se démit également de la paroisse de Brest, de laquelle fut pourvu M. du Menmeur, avec lequel le Recteur de Lambézellec entretint l'union la plus suivie pendant la première année. A la seconde année, M. le Recteur de Brest refusa la continuation des 200 livres portées dans le décret de réunion, ce qui obligea ce dernier à recourir au Parlement de cette province pour en avoir un extrait des lettres patentes qu'il obtint et fit signifier à M. le Recteur de Brest qui, néanmoins, continua à faire les baptêmes, mariages et sépultures des maisons de Postrein et de la Consigne (Note : La consigne était une maison dite du Consigne ou du garde consigne, en dehors de la porte de Brest) ; enfin, le Recteur de Lambézellec, voyant que la voix de douceur ne pouvait arrêter les atteintes préjudiciables que portait par continuation celuy de Brest aux droits de sa cure, se vit forcé, le 21 Novembre 1749, de faire une sommation, par devant notaires, pour s'opposer à la levée du corps du nommé François Hamon la Vigne, de Postrein. Malgré cela, la conduite de M. du Menmeur fut toujours la même jusqu'à sa mort, qui arriva en Mars 1757. M. Prudhomme le remplaça en cette qualité et a suivi constamment le même esprit d'infraction à ce respectable décret, ce qui nécessite le Recteur de Lambézellec à soutenir ses droits ». Comme on le voit, la question était de savoir si Postrein ou Porstrein appartenait à Lambézellec, et les deux recteurs, M. Podeur, de Commana, et M. Roussel, recteur do Guipavas, chargés de juger le différend, disent que de droit naturel Porstrein est de Lambézellec puisque, pendant la nuit, pour administrer les sacrements, il est impossible au clergé de Brest de sortir de la ville, les portes étant fermées, mais que la maison dite du consigne, attenant aux remparts extérieurs, doit être considérée comme de la ville de Brest. Ce jugement arbitral est du 5 Novembre 1781. Quant aux 200 livres dues par Brest à Lambézellec pour la portion de cette paroisse comprise dans les murs en 1686, le Recteur de Brest put s'en exempter, en cédant à Lambézellec, comme trêve, l'église de Trenivez ou Saint-Marc, qui jusque là dépendait de Brest (Archives de l'Evêché). 

Nota 5 : Liste non exhaustive des Recteurs de Saint-Louis de Brest : - Roignant, vicaire depuis 1678, devint recteur de Brest, de 1686 à 1710, époque de sa mort. - 1710-1741 : Yves-Joseph de Kerret. Se démit, en faveur de. - 1741-1757 : Jean-René Gourio du Menmeur. - 1757-1784 : Jean-Esprit Prudhomme. - 1786-1790 : Olivier Le Floch, .. Liste non exhaustive des Curés de Saint-Louis depuis le Concordat : - 1804-1809 : Vincent-Marie Bernicot. - 1809-1817 : Rolland-Michel-Marie Le Bescond Coatpont. - 1818-1826 : Denis-Luc Labous. - 1826-1840 : Joseph-Marie Graveran. - 1840-1873 : Joseph-Marie Mercier. - 1873-1893 : Hervé-Marie Cloarec. - 1893 : François-Marie Roull, ... Liste non exhaustive des Vicaires depuis le Concordat : - 1803 : Plessix. - 1804-1806 : Graveran. - 1804-1806 : Le Goez. - 1806-1808 : J.-M. Clérec. - 1806-1811 : Daveaux. - 1806-1811 : Joseph Hascoet. - 1811-1817 : Désiré-Luc Labous. - 1812-1818 : Inisan. - 1819 : Nédélec. - 1819 : Guéguen. - 1820 : M. Guizouarn. - 1822 : Pouchous. - 1824 : Yves-Marie Puluhen. - 1826 : René-Marie Georget. - 1827 : François Tanguy. - 1827 : Marcellin Cuzon. - 1827 : Joseph-Marie Mercier. - 1829 : Paul de la Lande de Calan. - 1832 : Martin-Simon Gloaguen. - 1833-1841 : Hervé Troadec. - 1835-1850 : Louis-Gabriel Mengant. - 1837-1843 : François-Marie Pellerin. - 1839-1847 : Emile Evrard. - 1839 : Jean Roué. - 1842-1848 : René Sauveur. - 1843-1847 : Christophe Léon. - 1845-1855 : Sébastien-Marie Creignou. - 1845-1859 : François-Louis-Gaspar Mathieu. - 1846-1848 : Yves-Charles Lucas. - 1846-1849 : Jean-Marie Cohanec. - 1847-1852. Frédéric-Marcelin de Poulpiquet. - 1847-1853 : Hervé-Marie Cloarec. - 1848-1857 : Prosper Besnier. - 1849-1862 : Yves Kerjean. - 1850-1858 : Louis-Claude Marzin. - 1852-1855 : François-Marie Keriel. - 1853-1866 : Louis-Joseph Graveran. - 1855-1857 : Alexandre-Marie Mauduit. - 1855-1856 : Jean-Marie Messager. - 1856-1865 : Jean Quéré. - 1859-1860 : Jean-Baptiste L'Helgoualch. - 1857-1868 : Henri-Jean Celton. - 1858-1870 : Corentin Toulemont. - 1861-1871 : Jean-Marie Cloarec. - 1862-1873 : Pierre-Vincent Cariou. - 1865 : Alain Jaouen. - 1865 : Jean-Marie Cariou. - 1866 : Thomas Keraudy. - 1868 : Trémeur Queneuder. - 1870-1874 : Edmond Le Masson Morinière. - 1871 : Yves Bernard. - 1872 : Jean-François Roudot. - 1873 : Alain Brélivet. - 1874 : Rolland Le Bozec. - 1875 : Yves-Marie Thépault. - 1877 : Jean-Marie Martin. - 1879 : Jean-Louis Kerbiriou. - 1880 : Yves Berthou. - 1881 : Pascal Le Berre. - 1882 : Jean-Marie Daniel. - 1883 : Guillaume Théoden. - 1883 : Jean-Louis Le Dez. - 1886 : Yves-René Roudaut. - 1787 : François-Marie Corre. - 1889 : Henri Thomas. - 1894 : Pierre Joncour. - 1897 : Jean Le Pape. - 1897 : Eugène Le Berre. - 1899 : Hervé-Marie Calvez. - 1900 : Michel Gouchen. - 1903 : Charles Guermeur, ... (Archives de l'Evêché). 

Nota 6 : Les registres de la Police de Brest, conservés aux archives départementales (registre des années 1717 - 1723, f° 6) nous révèlent un droit de réquisition assez singulier de la paroisse de Saint-Louis sur les musiciens de la ville. « Sur ce qui nous a été représenté en la chambre de Police par Messire Yves-Joseph de Kerret, prêtre et recteur de la paroisse de Saint-Louis, que depuis qu'il est en fonction de ce bénéfice, il a toujours fait observer pour l'honneur du service, engager les marguilliers à y faire trouver les violons de cette ville, principalement lors des grandes festes solennelles, ce qui s'est pratiqué jusques à présent ; cependant, les nommés Cardinal, Mouliniere, Le Paveur et Marc, qui sont les joueurs de violons, font refus de se trouver la nuit et le jour de Noël prochain dans la dite église, requièrent qu'il vous plaise y pourvoir. Sur quoy faisant droit, avons enjoint et fait commandement aux susnommés et à tous autres violons et joueurs d'instruments, qui seront requis et advertis de se trouver aux heures du service, tant de la nuit et du jour de Noël prochain, que de toutes autres fêtes, processions et cérémonies solennelles qui se feront en la dite église de Saint-Louis, tenant lieu de métropolitaine entre les autres églises de cette ville ; faisons deffense aux dits Cardinal, Moulinieres frères, Le Paveur et Marc de s'engager ailleurs à peine de prison. Arrêté par nous, commissaire du Roy, lieutenant général et premier magistrat de Police de la ville et ressort de Brest, ce 23 Décembre 1717 ». Le 22 Mars 1718, nouvelle injonction de la police contre les violons récalcitrants : « Sur ce qu'encore, bien que par notre ordonnance du 23 Décembre dernier nous ayons enjoint aux violons de cette ville de se trouver en l'église Saint-Louis aux heures du service divin, les jours de festes lorsqu'ils en seroient requis, avec deffense de s'engager ailleurs à peine de prison, néanmoins nous avons été informés que les dits violons se voulaient distraire de l'obéissance qu'ils doivent à nos ordonnances, à quoy voulant pourvoir, Nous avons définitivement enjoint aux nominés Baptiste Mouliniere l'aîné, Marc Liorzou l'aîné et Le Comte, joueurs de violon, basse et basson, de se trouver à Saint-Louis, toutes fois et quantes qu'ils en seront requis par les marguilliers de la dite église, pour y jouer en salarisant suivant la taxe que nous leur en ferons, et à Mouliniere le cadet, Prigent Le Paveur, Cardinal et Liorzou le cadet, autres joueurs de violons et basse de se trouver aux  Sept-Saints lorsqu'ils seront pareillement requis, le tout à peine de 20 livres d'amende vers chacun pour laquelle ils y seront contraints mesme par corps. Prononcé ce jour, 22 Mars 1718 ».

Histoire de l'ancienne église Saint-Louis :

Voir Brest "Construction de l'église Saint-Louis de Brest

Voir Brest "Ville de Brest propriétaire de l'église Saint-Louis

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1742 à 1789

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1789 à 1800

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest pendant le Consulat de l'Empire

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1815 à 1840

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1840 à 1870

Voir Brest "L'église de Saint-Louis de Brest, de 1870 à 1911

l'église Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus (1959). Il s'agit d'un édifice de plan circulaire dû aux architectes L. Freyssinet et L. Marzin ; 

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1856 et 1953), située à Quilbignon et due aux plans de M. Le Guerrannic. La date de 1856 figure sur la façade ouest. Le clocher a été entièrement reconstruit en 1953 sur les plans de M. Chevallier (architecte à Brest), en granit de Perros-Guirec (carrières Malacorne). La bénédiction de l'église a eu lieu le 20 décembre 1953. Sur la façade se trouvent les statues en granit de saint Pierre et sainte Brigitte provenant de la chapelle Sainte-Brigitte. L'église abrite une statue de saint Herbot et une belle chaire à prêcher moderne, de style Renaissance, dont les panneaux sculptés en haut relief, retracent les scènes principales de la vie du chef des apôtres. Les vitraux de Bony (1956) représentent la Vierge-Mère, saint Yves, la Vocation de saint Pierre, la Prédication de saint Paul, saint Paul Aurélien, saint Joseph charpentier et l'Enfant, saint Corentin et saint Pierre. L'autel en granit rose est consacré le 5 novembre 1929. Devant le portail de l'église, sur une partie de l'ancien cimetière, est construite, vers 1885 (du temps du recteur Kervella), la chapelle Notre-Dame de Lourdes ; 

l'église Saint-Laurent (XIXème siècle). Cette église paroissial de Lambézellec avait, au XVIème siècle, pour patron saint Florent. L'église est terminée vers 1865. Elle est consacrée le 28 août 1865, par Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur avec rond-point de neuf arcades entouré d'une carole. Au droit de la troisième travée de la nef se trouvent au nord et au sud deux porches. Les bas-côtés sont séparés de la nef par une suite d'arcades ogivales dont les piliers forment des faisceaux de colonnettes. Un déambulatoire, contournant l'autel principal qui occupe le milieu de l'abside, conduit à la chapelle absidiale consacrée à Marie. Les quatre baies de cette chapelle, séparées par des nervures se réunissant à la clef de voûte, sont garnies de grisailles, tandis que les neuf baies éclairant le choeur et les fenêtres du déambulatoire sont ornées de verrières sorties des ateliers de M. Lobin de Tours. Les verrières du bas représentent des scènes de la vie de saint Laurent, saint Herbot, saint Florent, etc .. Dans le transept se trouvent : du côté de l'Evangile, l'autel de Notre-Dame du Rosaire, et de l'autre côté, l'autel de Saint-Joseph. Les grandes baies du transept sont garnies de hautes verrières. Celle du Sud, formant l'angle droit avec l'autel du Rosaire, représente les mystères de la Nativité, de l'Annonciation, de la Présentation, de la Visitation et, au bas, Notre-Dame du Rosaire. La verrière du nord, représente six des principales scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'édifice est dû aux plans de Bigot approuvés le 4 mars 1859 et comporte également deux sacristies. La flèche s'élance à 58 mètres de hauteur. Trois nouvelles cloches viendront s'ajouter le 29 septembre 1895. Endommagée en 1944 lors du siège de Brest, l'église a été restaurée et un nouvel maître-autel consacré le 24 janvier 1952

l'église Notre-Dame (XXème siècle). Cette église paroissiale de Notre-Dame du Bouguen est un édifice en bois et ciment comprenant une nef rectangulaire de huit travées avec bas-côtés et un choeur rectangulaire. Sa bénédiction a eu lieu le 8 décembre 1946. Dans le choeur se trouvent des fresques représentant : l'exode, le retour et le travail dans la paix ; 

l'église Saint-Yves du Bergot. Cette église paroissiale de Saint-Yves du Bergot est un édifice rectangulaire comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés. L'église a été bénite le 21 novembre 1949 ;

l'église Notre-Dame de Kerbonne, érigée en paroisse le 26 juin 1907. Elle est due aux plans du chanoine Abgrall. La première pierre est posée le 3 octobre 1909, la bénédiction est faite le 18 décembre 1910 et la consécration le 12 juillet 1923. Il s'agit d'un édifice en forme de croix comprenant, outre la première travée ne communiquant pas avec les bas-côtés, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur avec chevet droit aveugle. L'église abrite les statues de saint Corentin et saint Louis de Montfort ;

l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XXème siècle). Cette église paroissiale de Notre-Dame de Kerinou est un édifice construit sur les plans de l'architecte M. Chevalier et béni le 26 octobre 1952 ;

l'église Saint-Jean (XXème siècle). Cette église paroissiale de Saint-Jean l'Evangéliste est due aux plans de M. Beverina et bénie en octobre 1956. Elle remplace une ancienne chapelle dédiée à sainte Bernadette. L'édifice moderne actuel est de plan rectangulaire et comprend un choeur trapézoïdal surélevé de six marches. Celui-ci est séparé de la nef par un diaphragme permettant l'éclairage latéral de l'autel et il est accosté de la sacristie et d'une bibliothèque. La nef comprend cinq travées plus celle d'entrée surmontée d'une tribune et précédée d'un péristyle. L'église abrite les statues de saint Jean et de la Vierge-Mère ;

l'église Saint-Joseph-du-Pilier-Rouge. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés et un choeur formé d'un rond-point de sept arcades avec carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher qui est extérieur et détaché de l'église date de 1958. Il s'agit, en fait, d'un ancien casino acheté en 1900 par le curé de Lambézellec pour servir de chapelle de secours. Il a été aménagé et agrandi par M. Le Guerannic ;

l'église Saint-Marc (XXème siècle). Cette église paroissiale comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, plus celle du clocher encastré, un transept et un chevet à trois pans. Elle a été construite par M. Kerautret sur les plans de l'architecte M. Bourdais. La première pierre est posée le 2 juillet 1862 et sa consécration a lieu le 29 août 1865. Très endommagée en 1944, l'église a été restaurée en 1945-1946. La flèche du clocher a été construite en 1958 sur les plans de l'architecte M. Chevalier. Dans l'un des bas-côtés, on remarquait jadis une peinture à l'huile (4 m x 3 m) d'un auteur inconnu et qui représentait la Circoncision de Notre-Seigneur ;

l'église Saint-Michel (XXème siècle). Cette église paroissiale a été édifiée sur les plans de M. Astruc (architecte à Paris). La première pierre est posée le 28 octobre 1911. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant et un choeur d'une travée droite avec bas-côtés et d'une travée pentagonale entourée d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le maître-autel a été consacré le 13 juillet 1913 ; 

l'ancienne église Notre-Dame du Mont-Carmel (1718), édifiée sur les plans de Robelin pour les Carmes à l'emplacement de l'ancienne chapelle de l'Hospice Saint-Yves (chapelle Saint-Yves). A signaler que les Carmes déchaussés vinrent établir un couvent à Brest et diriger l'hôpital Saint-Yves, suite au désir exprimé par le gouverneur de Brest de l'époque, Castelnau (convention du 1er mai 1652, approuvée par l'évêque de Léon, le 19 novembre suivant). D'abord annexé à Saint-Louis, le sanctuaire est érigé en paroisse le 4 février 1857. L'hôpital était dirigé par les Carmes qui y avaient établi un couvent. Après la dispersion des Carmes en 1790, le couvent sert de prison aux prêtres réfractaires. L'église, transformée en magasin durant la Révolution, est rendue au culte sous le Concordat. L'édifice est détruit en 1944 pendant le siège de Brest puis reconstruit sur les plans de MM. Peron et Weisbein. L'édifice renferme une statue de Notre-Dame du Mont-Carmel (XVIIème siècle) et une statue de saint Yves (assis dans un fauteuil orné des armes de la famille Quilbignon). Au-dessus de l'autel de droite, se voit un tableau (1888-1889) du peintre Yan d'Argent, représentant la mort de saint Joseph ;

Nota 7 : L'établissement des religieux Carmes à Brest, fondé par les Carmes de Carhaix, fut approuvé par Monseigneur de Léon le 19 Novembre 1652, et ils s'installèrent dans l'église et l'hôpital Saint-Yves, avec la charge de garder un appartement à la disposition des pauvres de Brest, charge dont ils s'exemptèrent peu après par cession de quelques maisons qui leur avaient été données et des rentes annexées à l'hôpital Saint-Yves. En 1718, l'ancienne chapelle Saint-Yves, qui datait du M. siècle, tombant en ruine, celle qui existe actuellement fut bâtie sut les plans de M. Robelin. Après la disparition des Carmes, en 1790, leur maison servit de prison aux prêtres incarcérés, de Juillet à Septembre 1791, puis de caserne et de magasin. Au Concordat, elle fut rendue au culte, et on essaya d'y établir un curé au profit des partisans des anciens constitutionnels ; mais le curé de Saint-Louis, M. Bernicot, s'y opposa énergiquement, comme on pourra le voir par la lettre suivante : « Le 31 Août 1801. Bernicot à M. de Larchantel, Grand vicaire. Le Maire et M. Dandin sont les deux principaux figurans dans la pétition adressée au Préfet pour le prier d'ériger les Carmes en succursale ; je vous ai dit tout ce qu'on pouvait dire sur les dangers qui pourraient résulter de ce nouvel établissement, et je ne vous en parlerai plus par la suite. M. Le Bris (ex-constitutionnel) est désigné dans la pétition pour le placer comme desservant aux Carmes. S'il réussissait et ses partisans à obtenir ce qu'ils demandent, à Dieu ne plaise ! tout est perdu à Brest. La dernière Pâque, qui a été si édifiante, si pénible pour moi et mes chers coopérateurs, deviendrait absolument inutile et, je vous le déclare, plusieurs personnes sincèrement converties ne le verraient ici qu'avec peine, elles en seraient scandalisées et finiraient par regarder la religion comme un jeu d'enfant se prêtant au mal comme au bien. Je prie bien instamment tous les supérieurs majeurs de m'étayer de leur crédit auprès de S. Excell. le Ministre des Cultes, autrement c'en est fait de la religion catholique dans ma paroisse, l'une des plus importantes de l'Empire français, à raison de sa population et de la célébrité de son port ». La paroisse des Carmes fut érigée un demi-siècle plus tard, par ordonnance de Mgr Sergent, le 4 Février 1857. On vénère dans cette église une belle statue de Notre-Dame des Carmes, adossée à la tribune des orgues, derrière le maître-autel. On y conserve également une vieille statue de saint Yves, provenant de la chapelle de Saint-Yves, sur l'emplacement de laquelle a été bâtie l'église actuelle. Sur le cul-de-lampe qui la soutient on lit cette inscription : P : QVILBIGNON : MIL : Vcc : XXXIIII : FIST : FAIRE : LIMAGE. Voici l'état du personnel des religieux en 1790 (L. 83-230, 98) : - Père Florent, Julien Le Roy-Launay, prieur ; se retira Vannes, le 13 Octobre 1791. - Père Ignace, Antoine Bonnefoi, prêta serment en Août 1791. - Père Cyprien, François Kervella, définiteur, se retira à Dirinon, le 8 Octobre 1791. - Père Maurice, Yves Pencoat, né è Scaër en 1724, se retira, en Octobre, à Landerneau, où il fut détenu en 1793. - Père Albert, Albert Vaché. - Père Pacifique, Jean-Louis Le Bourdier. - Père Elisée, Hyacinthe Kervillieau Corbel, prête serment et se fixa à Saint-Fiacre, près de Morlaix, en Février 1792. - Père Alexandre, Corentin Le Lan, se retira à Vannes, en Octobre 1791. - Sébastien Hamonic, Yves Quinors, François Le Roux. - Pierre Le Noble, dont on ne donna pas le nom de religion. A ces Carmes vinrent se joindre deux Carmes de la maison de Carhaix : - Père Corentin, François Quéré, né en 1750, ex-prieur de Carhaix, qui se retira, en Octobre 1791, à Plougastel-Daoulas et le - Père Antoine de Saint-Jean, né à Carhaix en 1760, qui se retira à Vannes, en Octobre 1791. Liste non exhaustive des Curés de Notre-Dame des Carmes : - 1857-1862 : Martial Testard du Cosquer. - 1862-1879 : Victor Cozanet. - 1879-1888 : Emile Fleiter. - 1888-1903 : Pierre Monfort. - 1903 : M. Martin, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Notre-Dame des Carmes : - 1857-1867 : Paul Le Bars. - 1857-1859 : Victor Surieux. - 1857-1866 : Jean Simon. - 1857-1860 : Joseph Tanguy. - 1857-1859 : René Troussel. - 1859-1870 : Guy Grall. - 1859 : François-Marie Saout. - 1860-1869 : Yves Mingant. - 1866 : Alain Kerandel. - 1866 : Barthélemy Yvenat. - 1867 : Louis Bussereau. - 1869-1873 : Louis Cosquer. - 1869-1873 : Aimé Le Goff. - 1870 : Martin Mingant. - 1872 : Prosper Podeur. - 1873 : Auguste Palud. - 1873 : Paul Le Roux. - 1874 : François Ridou. - 1878 : François-Marie Huet. - 1879 : Jean-René Kerloëguen. - 1880 : Louis Treussier. - 1880 : Jean Quiniou. - 1881 : Jean Bourdoulous. - 1882 : Alexis Bizien. - 1883 : Jean-Marie Le Gall. - 1883 : Yves Penndu. - 1886-1899 : Joseph André. - 1886-1897 : Alain Talabardon. - 1890-1892 : Guillaume Manach. - 1592 : Pierre Manchec. - 1892 : Sébastien Le Rhun. - 1892 : Maurice Caroff. - 1899 : Goulven Kermarrec. - 1900 : Jean-Marie Abgrall, ..... (Archives de l'Evêché).  

Voir aussi   Brest "Le Couvent et l'Eglise des Carmes de Brest

l'ancienne église des Sept-Saints (XVIème siècle), située autrefois sur la rive droite de la Penfeld. Il s'agit d'un ancien prieuré dépendant du monastère de Saint-Mathieu de Fine-Terre (Loc-Mazé Pen ar Bed). Le prieuré est mentionné dans un acte du Saint-Siège de 1235 : "prioribus Sancti Ronani et Brest", puis de 1405 "de Bresta". Erigée en paroisse sous Henri II, elle est ensuite, le 29 octobre 1702, réunie à Saint-Louis et devient alors une simple chapelle. Le prieuré est uni à la cure en 1766. Le service religieux y est célébré jusqu'en 1790. Cet édifice est vers 1790, le lieu de réunion de la Société populaire, club des Jacobins brestois. Après la Révolution, l'église des Sept-Saints est transformée en boutique et en cabaret, puis détruite en 1841 par un incendie. L'emplacement de la chapelle des Sept-Saints a été comblé en 1887 et se trouve aujourd'hui enfoui au dessous du boulevard Thiers, vis-à-vis de l'entrée de la rue Amiral-Linois ;

Nota 8 : Cette église fut construite vers le XVème siècle, probablement comme annexe à l'église parrochiale et priorale du Château  et finit par hériter exclusivement du service paroissial et du titre de prieuré dépendant du monastère de Saint-Mathieu fin de terre. M. Le Vot pense que son vocable des Sept-Saints ne lui venait pas du patronage des Sept Saints de Bretagne, mais des sept enfants martyrs, fils de sainte Félicité, car la fête patronale avait lieu le 10 Juillet, fête de sainte Félicité, et un tableau représentait le martyre des sept enfants de cette Sainte, tableau de Bonnieu et conservé encore à Saint-Louis, ce n'est pourtant pas là une preuve très convaincante, car il est à remarquer que, dans la chapelle de Locmaria-an-Hent, à Saint-Yvi, où le culte des Sept Saints de Bretagne no semble pas douteux, se trouve également un tableau représentant le martyre des sept enfants de sainte Félicité, et M. Trévédy, dans son étude sur le culte des Sept Saints de Bretagne, a démontré que la substitution du culte des saints martyrs à celui des saints évêques a eu lieu au XVIème siècle. Le service paroissial de la ville de Brest se fit en l'église des Sept-Saints jusqu'à la construction de l'église de Saint-Louis. La trêve de Saint-Marc dépendait des Sept-Saints et s'appelait Tre-Nivez ou Trève-Neuve. En 1682, du consentement de Lucas Lestobec, maire de Brest, fut fondée dans l'église des Sept-Saints la confrérie des Bouchers ; ils devaient y assister à une messe matinale, le dimanche à 5 heures en été, à 6 heures en hiver. Voici les noms des membres fondateurs : François Le Gallou, Yves Gourmelon Jacques Colleau, Olivier Luel, Paul Le Joncour, Jean Nédélec, François Derrien, François Horhoré, Alain Le Rousic, Jacques Campion, demeurant tant à Brest qu'à Recouvrance, et Jean Monot et Yvon Goumezon, de Lambézellec, tous maîtres bouchers. Prieurs des Sept-Saints : - 1616 : Charles Fleury. - 1657-1665 : François Coroller, sacriste du Folgoët. - 1689 : M. du Coëtlogon, recteur de Crozon. - 1689 : Jacques Laisné, O. S. B. - 1703 : Bernard Meudec. - 1707 : Jean-Baptiste Le Hoardineau, prieur de Sainte-Croix de Quimperlé. - 1713 : Antoine Teilhac, de l'abbaye de Grasse. - 1723 : Michel Lallouer. - 1723-1741 : Yves-Joseph de Kerret, recteur de Brest. - 1741-1773 : Jean-Gabriel Perrot. - 1773 : Esprit Prudhomme. Le prieuré des Sept-Saints fut uni à la paroisse de Saint-Louis de Brest dès Septembre 1766. Vicaires des Septs-Saints : - 1616 : Goulven Lestobec. - 1653 : Pierre Deploué. - 1657 : Charles Cholennec. - 1678 : N. Roignant, qui devient recteur de Brest en 1686.

la chapelle Notre-Dame de l'Assomption (XXème siècle) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec choeur en hémicycle. Il a été construit sur les plans de M. Lechat par l'entreprise Quéméneur de Landerneau, à la place de la précédente chapelle détruite pendant le siège de Brest et bénit le 30 septembre 1956. L'autel est l'oeuvre de Jean Corolleur. Les vitraux modernes représentent saint Corentin, la Vierge et saint Paul Aurélien et ont été exécutés d'après les cartons de Rocher par les ateliers Degusseau d'Orléans ;

la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (XVIème siècle), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou, restaurée en 1829 et située à Kérinou, ancien fief des seigneurs de Kerennou ou Kérinou (en Lambézellec). A cette terre était attaché le privilège de percevoir le droit de passage sur la Penfell entre Brest et Recouvrance. Cette chapelle aurait déjà existé en 1519 et contenait jadis un ancien tableau daté de 1693. Il s'agit d'un édifice comprenant une nef rectangulaire terminée par un chevet en hémicycle en très léger retrait et entouré d'une sacristie à chevet droit. Le clocher est amorti par une flèche à quatre pans. La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère (dite Notre-Dame de Bonne-Nouvelle) et de sainte Marguerite

la chapelle Sainte-Anne (vers 1860), appartenant à la paroisse de Notre-Dame de Kerinou et située à la Croix-Rouge (anciennement en Lambézellec). Elle a été restaurée et agrandie en 1897, sous la direction de M. Rapine ou Rapin, architecte du diocèse. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec choeur polygonal et jour éclairant le maître-autel. Une précieuse relique accordée au nouveau sanctuaire par Mgr Bécel, évêque de Vannes, est transférée le lundi 26 juillet 1897 et placée dans un coeur en vermeil. Une statue de kersanton (copie de sainte Anne d'Auray) se trouve dans une niche extérieure (au-dessus du portail, sous le clocher)

la chapelle du Calvaire (XIXème siècle) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans ; 

la chapelle Saint-Guénolé (moyen âge) de la paroisse de Lambézellec. Il s'agit d'un édifice à plan en équerre. Dans la chapelle même sourd un mince filet d'eau qui débouche dans une fontaine extérieure qui alimente un lavoir situé à proximité de la chapelle. Cet édifice offrait jadis à l'ouest une porte basse en accolade, au nord une fenêtre gothique, et dans le pignon sud, ajouré d'une ouverture rectangulaire, une petite rosace en quatre-feuilles. Le pignon occidental, encore debout en 1970, a été abattu et les ruines aménagées dans le cadre de la réhabilitation des berges ; 

la chapelle du Polygone de la paroisse de Notre-Dame du Bouguen, dédiée au Sacré-Coeur et édifiée après la dernière guerre ;

la chapelle des Religieuses de la Retraite (paroisse Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire construit à Ker-Stears en 1952 sur les plans de M. Michel. Il n'y a pas de clocher ;

la chapelle de l'Hôpital Morvan (paroisse de Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice moderne de plan rectangulaire avec chevet courbe. Elle est enclavée dans l'établissement ;

la chapelle des Soeurs de l'Adoration perpétuelle (paroisse Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice du XXème siècle de plan rectangulaire ;

la chapelle Saint-François-d'Assise (paroisse de Saint-Marc), située au Guelmeur. L'édification de la chapelle débute en 1958, sur les plans des architectes Lacaille, Lachat, Perrin et Houdon ; 

la chapelle de l'Hôpital Ponchelet (paroisse de Saint-Marc). Il s'agit d'un édifice moderne du XXème siècle et de plan rectangulaire avec chevet polygonal et jour éclairant l'autel ;

la chapelle du cimetière Saint-Martin (1827). Il s'agit d'un édifice dont l'intérieur est de plan circulaire et l'extérieur de plan octogonal. L'édifice est construit en 1827 sur les plans de Pouliquen par l'entrepreneur Le Deuc et inauguré le 14 juillet 1830 ;

l'ancienne chapelle du manoir de Kerguérec ;

l'ancienne chapelle de l'Ecole Notre-Dame de Kerbonne. Il s'agit d'une simple salle aménagée de l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Ecole de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (1930-1931). Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire sans clocher. Elle avait été endommagée pendant le siège de Brest et restaurée en 1946. A l'extérieur se trouvait une statue en pierre blanche de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle due au sculpteur parisien R. de Villiers ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Charles de Foucauld (paroisse de Saint-Jean-l'Evangéliste), aménagée dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Saint-Joseph (paroisse de Saint-Joseph du Pilier-Rouge). Elle comprenait deux chapelles en équerre pouvant être transformées en une seule grâce à une cloison mobile. L'édifice moderne a été restauré en 1952 et béni le 19 octobre 1952 ;

l'ancienne chapelle des Petites Soeurs de l'Assomption (paroisse Saint-Joseph du Pilier-Rouge). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec partie centrale du chevet en hémicycle. L'édifice a été béni le 16 décembre 1952 ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Sainte-Anne (paroisse Saint-Louis), édifiée sur les plans de M. Marzin (Cabinet Freyssinet). Elle comprenait une nef rectangulaire avec bas-côté sud de quatre travées et un choeur plus étroit ; 

l'ancienne chapelle du Foyer Saint-Dominique (paroisse Saint-Michel). Il s'agit d'une simple salle rectangulaire aménagée dans l'établissement construit en 1956 sur les plans de M. Weisbein. La chapelle abritait jadis une statue de la Vierge et une autre statue de saint Dominique (oeuvres de M. Derrien) ;

l'ancienne chapelle de l'Institut de l'Immaculée-Conception (paroisse Saint-Michel). Il s'agit d'une simple salle aménagée dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle de l'Institution Anne Marie Javouhey. Il s'agit d'un édifice du XXème siècle de plan rectangulaire avec chevet à pans et clocheton ;

l'ancienne chapelle de la Clinique du Saint-Esprit. Il s'agit d'une salle rectangulaire, aménagée en chapelle dans l'établissement ;

l'ancienne chapelle Saint-Joseph (paroisse de Saint-Louis). Dès 1693, les Pères Jésuites fondent la Congrégation des artisans (les statuts de cette association sont réformés en 1716). Ces derniers édifient dès 1718, au haut de la rue Duquesne, une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Miséricorde. La première pierre est posée par Mgr de La Bourdonnaye le 8 mai 1718. L'édifice est bénit le 29 juillet 1719. Cette chapelle est vendue comme bien national sous la Révolution. Elle sert sous la Révolution de magasin pour lits militaires, et en 1866 le conseil de fabrique de Saint-Louis s'en rend acquéreur. Le 7 mars 1867, le conseil municipal de Brest, vote une somme de 5 600 francs pour la restauration du monument, puis le 9 juillet 1871 on décide de sa reconstruction. La chapelle est reconstruite vers 1871-1872 sur les plans de l'architecte et jésuite R. P. Tournesac. Le devis des travaux qui s'élève à 76 000 francs, sont exécutés par MM. Buré et S. Crosnier, entrepreneurs à Brest. La chapelle est consacrée le 20 octobre 1873 par M. Cloarec, curé de Saint-Louis

l'ancienne chapelle de la Marine (1743), édifiée en 1743 sur les plans de Choquet de Lindu et détruite au début du XXème siècle (paroisse de Saint-Louis). Il s'agit d'un édifice ayant appartenu aux Jésuites. Ces derniers avaient été appelés à Brest en 1685, par lettres patentes de Louis XIV, pour établir un séminaire chargé de fournir des aumôniers aux vaisseaux du Roi. Le séminaire de Brest est élevé en 1686 au frais de l'Etat. L'église Saint-Louis sert d'abord tout à la fois au Pères Jésuites et au clergé paroissial, jusqu'en 1740. La première pierre de la chapelle est posée par l'Intendant de la marine royale, Bigot de la Mothe. En 1743, le ministre Maurepas fait don d'une peinture de Boucher représentant l'Assomption. Après le départ des Jésuites, la chapelle du séminaire est attribuée aux troupes de la marine. La chapelle est transformée en tribunal révolutionnaire durant la Révolution, puis de 1800 à 1814 en un magasin à vivres au service de l'hôpital. En 1814, la chapelle est restaurée complètement et on y place dans le choeur un groupe en marbre blanc dû au sculpteur flamand Schiemakers (retable venant de la citadelle d'Anvers). La nef est voûtée en pierres de taille. Les arcades formaient à l'origine dix chapelles particulières aujourd'hui supprimées. On y trouvait un joli retable : "des flammes du purgatoire s'échappent des âmes délivrées par la miséricorde divine. Au-dessous, dans une nuée, se tient Jésus enfant, tenant la Croix et porté sur le globe terrestre. A côté est agenouillée la Vierge Marie, suppliante. Plus haut, dans le ciel, s'épanouit une gloire rayonnante où plane le Saint-Esprit. A droite et à gauche, des nuées portent des angelots et des séraphins jouant de la trompette. Enfin, tout en haut, dominant la composition, l'Eternel, soutenu par des anges, s'élève sur une nuée en bénissant" (Louis Le Guennec). Le monument est par la suite cédé à la Ville pour permettre la percée d'une rue dans le quartier Kéravel ; 

la chapelle de l'Hôpital de la Marine (XXème siècle). Reconstruite sur les plans de l'ingénieur Verrier et bénite le 12 février 1863, elle est détruite pendant le siège de Brest en 1944. Un nouvel édifice est construit par les Services de la Marine et béni le 24 septembre 1955 par le cardinal Feltin ;

la chapelle du Foyer d'Estienne-d'Orves. Il s'agit de la chapelle de l'Aumônerie de la Marine. Sa première pierre est bénite le 24 septembre 1955 et l'édifice le 9 mai 1957 ;

la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Port (1837-1957). Il s'agit de l'ancienne église de la paroisse de Saint-Marc, encore surnommée "chapelle du Vieux Saint-Marc". En forme de croix latine, elle a été reconstruite vers 1837 avec les anciens matériaux. De l'ancien édifice, les pignons et les portails latéraux seuls ont été conservés. On y trouvait jadis les statues de saint Marc (en évêque), de saint Ignace (en évêque) et une statue de Notre-Dame de Bon Port dans le bras Sud du transept. L'édifice renfermait aussi un bénitier de granit orné d'une figure d'ange tenant un écusson vide, et un ancien tableau représentant le Crucifiement. Endommagée pendant le siège de Brest en 1944, elle a été restaurée par les soins de M. Tramontin au début de 1957 et rendue au culte en mai 1957. Les vitraux sont l'oeuvre de Mme P. Bony ; 

la chapelle Sainte-Anne du Portzic (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon), édifiée en 1615 et réédifiée en 1810. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1929. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. A sa voûte, sont suspendus de petits navires. On y trouve de nombreux ex-voto. Faisant pendant à sainte Anne, une statue de saint Michel au glaive flamboyant est placé au-dessus de la porte de la petite sacristie. L'autel qui occupe le milieu du choeur, est en chêne sculpté dans le style ogival du XIIIème siècle : il s'agit d'une oeuvre sortie des ateliers de M. Denis Derrien (sculpteur à Saint-Pol-de-Léon). Au-dessus de l'autel se trouve une peinture représentant sainte Anne donnant une leçon de lecture à la Vierge enfant ;

la chapelle Notre-Dame de Lourdes (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon). Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire de trois travées édifié en 1885 sur le terrain de l'ancien cimetière. Elle servait jadis aux catéchismes ;

la chapelle Saint-Paul de Keruscun (XXème siècle) en la paroisse de Saint-Martin. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire construit sur les plans de M. Y. Francès (architecte à Brest) et inauguré le 7 avril 1957. Il possède un clocher en béton armé supportant un auvent abritant l'entrée. La chapelle abrite une ancienne statue de la Vierge-Mère, provenant de Sainte-Croix de Quimperlé ; 

l'ancien couvent, fondé en 1694 par les soeurs de l'Union chrétienne du Sacré-Coeur de Jésus. La chapelle, érigée en 1736 et dédiée au Sacré-Coeur en 1762, sert aujourd'hui au Tribunal et à la Chambre de Commerce. Dans les bâtiments du monastère, est installée la Bourse du Travail. La chapelle avait été détruite après la Révolution ;

Nota 9 : « En 1694, Catherine-Renée Le Douget, dame de Penfeunteun, fille d'écuyer François Le Douget et de Dame François Le Veyer, seigneur et dame de Kerandraon, de la paroisse de Ploumoguer, fonda, sous les auspices de Mgr. de la Brosse, évêque de Léon, une communauté dite " des Filles du Sacré-Coeur de Jésus de l'Union chrétienne ", pour l'instruction des jeunes filles. Elles s'établirent, le 13 Février 1694, rue de Siam ; mais l'année suivante, elles vinrent occuper le local qu'elles ont occupé jusqu'à la Révolution, près du Champ-de-Bataille. En 1700, l'Evêque de Léon y établit des retraites de femmes, deux fois par mois et duraient huit jours. On y comptait, à chaque retraite, de deux à trois cents femmes » (Fleury). En 1702, Clément X approuva dans la chapelle une confrérie, en l'honneur du Sacré-Coeur de Jésus. La Congrégation de l'Union chrétienne, fondée à Paris vers 1661, par l'abbé Vachet, avait pour armes un coeur enflammé, surmonté d'une croix et pour devise : In charitate Dei et patientia Christi. Le costume des religieuses était noir et elles portaient au cou un coeur en or. En 1736, fut commencée la construction d'une chapelle qui existe encore au lieu dit Salle de la Bourse ; mais la dédicace solennelle de la chapelle n'eut lieu qu'en 1762. Elle donna lieu à un incident qui prit une importance hors de toute vraisemblance. La cérémonie avait dû avoir lieu un des premiers dimanches du mois de Juin, et le prédicateur, un Père Jésuite nommé d'Ambrin, ne put s'empêcher de faire allusion aux persécutions auxquelles la Compagnie était en butte et qui, deux mois plus tard, devaient provoquer le décret d'expulsion. Son discours, dénoncé au procureur du Roi, fut poursuivi comme attentatoire à l'autorité de sa Majesté. « Il avait osé dire, porte la plainte du procureur, que tout bon chrétien ne doit reconnaître sur la terre d'autre roi que Jésus-Christ, et après avoir beaucoup déclamé contre ceux qui persécutent ceux qui suivent Jésus, il entreprit d'établir que l'obéissance et la soumission n'étaient dues qu'à Jésus-Christ seul ; malheur, s'écria ce nouvel apôtre, à quiconque n'est pas pénétré de cette vérité ; déjà une main invisible trace l'arrêt du Prince sur la muraille ». En conséquence de cette plainte, formulée le 21 Juin 1762, on voulut arrêter le coupable, qu'on ne put découvrir, et que peut-être on ne rechercha pas avec trop de zèle pour pouvoir plus facilement le condamner par contumace. En revanche, la sentence fut ridiculement sévère ; datée du 26 Août 1762, elle condamnait le délinquant à faire amende honorable au Roi et à la Justice, tête et pieds nus, la corde au cou et en chemise, ayant en main une torche du poids de 2 livres, devant la porte et principale entrée de Saint-Louis, ayant un écriteau devant et derrière, portant ces mots : « Séditieux perturbateur du repos public », et de là conduit sur la place nommée Médisance, pour y être pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort s'en suive, à une potence qui y sera à cette fin plantée. Heureusement que la sentence ajoutait : « Et en cas que le dit Ambrin ne puisse être pris et appréhendé, le présent jugement sera exécuté par effigie, et attaché à la dite potence ». Au moment de la Révolution, la Communauté était très florissante et comptait vingt-huit religieuses. Le 7 Janvier 1792, on voulut exiger d'elles le serment, qu'elles refusèrent toutes, excepté la Sœur maîtresse des novices (Fleury). A la fin de cette même année, le 18 Septembre 1792, les administrateurs du District de Brest leur signifièrent le décret d'expulsion rendu la veille par le Département (L. 110). Voici le nom des religieuses au 31 Décembre 1790 (L. 110) : - Marie-Louise Colas du Roslan de Kerannou, 58 ans, profession le 29 Mars 1754. - Jeanne-Jacquette de la Boissière, 53 ans, profession le 30 Octobre 1754. - Marie-Jeanne Renaud, maîtresse des novices, 57 ans, profession le 26 Août 1750. - Madeleine-Charlotte de Lesguen, 84 ans, profession le 6 Mai 1723. - Marie Brisson, 60 ans, profession le 5 Janvier 1756. - Noëlle-Renée Jamet, 66 ans, profession le 4 Mars 1760. - Anne Le Bras, 43 ans, profession le 26 Mai 1765. - Catherine Le Stir, 43 ans, profession le 24 Août 1767. - Anne Le Stir, 40 ans, profession le 24 Août 1767. - Marie-Yvonne Mével, 44 ans, profession le 23 Juin 1774. - Marie-Renée Simon, 35 ans, profession le 16 Mars 1775. - Marie Guerlesquin, 49 ans, profession le 9 Octobre 1776. - Olive-Suzanne Teven Guelerend, 43 ans, profession le 21 Janvier 1780. - Marie-Françoise Tromen, 38 ans, profession le 10 Mars 1783. - Marie-Françoise Marzin, 31 ans, profession le 24 Mars 1785. - Marie-Jeanne Marzin, 30 ans, profession le 20 Septembre 1787. - Anne Branellec, 22 ans, profession le 20 Août 1788. - Marie-Anne Moign, 69 ans, profession le 29 Septembre 1746. - Marie Tournellec, 67 ans, profession le 28 Mai 1749. - Marie-Catherine Kerboul, 63 ans, profession le 15 Mars 1757. - Marie-Catherine Hiou (ou Riou), 56 ans, profession le 27 Octobre 1762. - Anne Colin, 40 ans, profession le 9 Octobre 1781. - Marie-Louise Melasa, 35 ans, profession le 19 Décembre 1782. - Marie-Françoise de Kergonou, 30 ans, profession le 15 Mai 1787. - Marie-Anne Briand Colac, sortie, 29 ans, profession le 17 Juin 1788. - Marie-Hervé Le Hir Arzel, 25 ans, profession le 20 Mai 1788. - Marie-Jeanne Mignon, 36 ans, profession le 17 Septembre 1788. - Marie-Jeanne Hamon., 22 ans, profession le 21 Mai 1789.

l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Salette (paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon), située jadis près du bourg de Saint-Pierre (en Quilbignon) et édifiée en 1854 ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Recouvrance (1346) de la paroisse Saint-Sauveur. Elle servait de chapelle annexe. La famille Du Chastel, possesseur de la seigneurie et de la juridiction de Sainte-Catherine, sont les fondateurs de la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance. Cette chapelle va servir de magasin à grains sous la Révolution. La chapelle est rachetée par la Ville en 1825 à M. de Roujoux pour 6618,25 F, suite à une intervention de la fabrique de Saint-Sauveur. La chapelle de Notre-Dame de Recouvrance est rendue au culte en 1831 puis démolie en 1876-1877. La chapelle avait 25,90 m de longueur, sur 16,20 m de largeur et abritait après la Révolution une statue de Notre-Dame de Recouvrance et une statue de sainte Anne, oeuvres de M. Yves Etienne Collet (1761-1843, fils de Jacques Etienne et Elisabeth Siviniant).  ;   

l'ancienne chapelle de la Congrégation des Artisans ou du Sacré-Coeur (association qui s'est séparée en 1717 de la congrégation des Pères Jésuites). Cette chapelle de la paroisse Saint-Sauveur est édifiée en 1723 (ou 1725) sur la place Vauban. Confisquée sous la Révolution comme bien national, elle est rendue au culte au début du XIXème siècle. Elle subit des réparations en 1840-1842, 1889 (à l'initiative de M. Bellec), et sert depuis d'annexe à l'église paroissiale. Une statue du Sacré-Coeur surmontait jadis l'autel ;  

les anciennes chapelles de la paroisse de Saint-Louis, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Sébastien (détruite en 1703), la chapelle Notre-Dame de Délivrance (il s'agit de l'ancienne chapelle du cimetière), la chapelle Saint Charles Borromée. La chapelle Saint-Sébastien figure au plan de 1670 ; démolie en 1703, les matériaux servirent à construire, dans le cimetière voisin, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame de Délivrance. La chapelle Saint-Charles-Borromée, située jadis sur le quai, en la paroisse des Sept-Saints. Elle n'était connue, nous dit M. Le Vot, que par la mention qui en est faite dans les registres de cette paroisse, sous la date du 10 Septembre 1674, relatant le mariage qui se fit dans la chapelle Saint-Borromée, entre Henry de Maillé, marquis de Carman et Marie-Anne du Puy Murinois. Le mariage fut célébré par devant Monseigneur de Léon, en présence du duc de Chaulnes ;

l'ancienne chapelle de Kerjean, appartenant jadis à la paroisse de Saint-Marc et aujourd'hui disparue. Cette chapelle privée faisait jadis partie du manoir de Kerjean, où résidait au XVIIIème siècle une soeur du grand Dupleix, mariée à Jacques Desnos (commissaire de la marine à Brest). Leur fils, M. Desnos de Kerjean était maréchal de camp et gouverneur de Pondichéry ;

l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte, appartenant jadis à la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon et démolie en 1924. Il s'agissait d'une fondation très ancienne. L'édifice avait été acheté en 1820 par le recteur M. Milin qui l'avait reconstruit en 1823 ; 

les anciennes chapelles de la paroisse Saint-Sauveur, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle des Missions (elle avait été édifiée en 1677 sur les plans de Daniel Bedoy), la chapelle des Capucins (la première pierre est posée le 21 février 1712 par Duguay-Trouin, Mme Dumains, comtesse d'Orogue et l'abbé Madec, recteur de Quilibignon. Le couvent est attribué à la Marine en 1791. Des ateliers de l'arsenal occupent son emplacement), la chapelle du Refuge (détruite en 1782), la chapelle Saint-Elme (ou chapelle des calfats). La chapelle Saint-Elme fut construite pour la confrérie des calfats, fondée en 1680, et accolée à l'église Saint-Sauveur ; lors de la reconstruction de l'église et son érection en paroisse, le service de la confrérie dut être transféré dans un petit oratoire, transformé ensuite en magasin, non loin de la culée du pont tournant. (Voir le travail du docteur Corre sur la confrérie des calfats, dans le Bulletin de la Société archéologique, XXV, p. 272) ; 

Nota 10 : Les Capucins, dit M. Le Vot, habitaient depuis 1672 une maison particulière à Recouvrance ; mais ce ne fut qu'en 1692, qu'ils furent définitivement autorisés à s'y établir. Voici une pièce inédite que possèdent les Archives de l'Evéché touchant cet établissement : « Extrait du registre et cahier des délibérations de la ville et communauté de Brest. Du 20 Mars 1692, dans l'assemblée de ville tenue au lieu ordinaire où présidait M. le Sénéchal et premier magistrat de Brest, présents MM. les Bailly et procureur du Roy, vénérable et discret Messire Alain Madec, prêtre, Sr. recteur de la paroisse do Quilbignon et Recouvrance au dit Brest, les RR. PP. Dobeith, recteur des Jésuites, le R. P. Brunet, le R. P. Théodoze, prieur des Carmes, le R. P. Philippe, sous-prieur, et M. Gampart, sénéchal du chatel au dit Brest, côté de Recouvrance. MM. le Maire, Poulrinou, Kerneïdic, Duverger, syndic, Le Dall, Le Map, Mimpost, Kervennou, Duplessis de Launay, Kergonnan, La Villeneuve, Kerambellec Barzic. La Communauté délibérant en exécution de l'arrêt du Conseil du 1er de ce mois, conformément à la volonté de Sa Majesté et suivant l'avis de Mgr. de Léon, a estimé qu'il était très avantageux à l'utilité spirituelle des habitants qu'il fût permis aux RR. PP. Capucins de Bretagne de s'établir dans la dite ville de Brest du côté de Recouvrance parce qu'ils seront obligés de confesser les habitants et qu'ils ne pourront avoir que le nombre de douze religieux, dont six seront confesseurs bretons ; qu'ils assisteront aux processions générales qui se feront en la paroisse des Sept Saints ; qu'ils fourniront un prédicateur pour la dominicale, hors l'Avent, le Carême et l'octave, lorsqu'ils en seront requis ; qu'ils ne feront la queste qu'une fois le mois dans chacune maison de la dite ville, qu'ils se pourvoiront pour leur établissement dans un lieu commode au dit Recouvrance non préjudiciable au public et agréé par la Communauté qu'ils assisteront les malades en toute heure tant pour les confessions qu'autres secours et consolations spirituelles lorsqu'ils en seront requis, le tout sous le bon plaisir de Sa Majesté et de mon dit Sgr. l'Evéque de Léon, vers lequel ils se pourvoiront ainsi que bon leur semblera pour obtenir les lettres à ce nécessaire ; lesquelles conditions ont été acceptées par les dits RR. PP. Capucins aux fins de leur requeste de ce jour pour eux et stipulant frère Jean Francois, de Morlaix, gardien de Quimper, frère Accurse de Chateauneuf, prédicateur missionnaire, frère Ange, de Landerneau, vicaire des Capucins de la dite ville, frère Joseph, de Rosporden, capucin missionnaire, frère Damaze, de St Paul, prédicateur. Au parsus, la dite Communauté a délibéré que les dits arrest et requeste seront enregistrés, et le dit Sr. de Gampartz pour son particulier consent à tout ce que dessus, et en qualité de juge du chatel réserve les droits de Mme. la duchesse de Portzmouth, au cas que l'établissement se fasse du côté de Recouvrance. Signé : L'Armoricq Le Gac, maire ; les sus-dénommés, plus frère Lazare, de Lannion, gardien des Capucins de Landerneau, frère Joseph, de Brest, gardien des Capucins d'Audierne, frère Zacharie, de Guingamp, capucin prédicateur ». M. L'Armoricq Le Gac donna lui-même l'emplacement du Couvent sur les hauteurs du moulin à vent, côté de Recouvrance, où ont été construits depuis les grands ateliers de la Marine. Vauban posa la première pierre du Couvent le 30 Août 1695, et le 21 Février 1712, Duguay-Trouin, Commandant de la Marine, Mme. Dumains, Comtesse d'Orogne et l'abbé Madec, recteur de Quilbignon, posaient la première pierre de l'église sous le vocable de St-Antoine de Padoue. Les plaques de plomb commémoratives de cette cérémonie sont conservées à la bibliothèque du port. La ville de Brest n'eut qu'à se féliciter de cet établissement religieux qui, non seulement, déploya son zèle pour le bien spirituel des habitants de Brest, mais sut encore leur venir matériellement en aide en convertissant leur couvent en hôpital, lors de la cruelle épidémie de 1757-1758. Les religieux qui composaient la communauté, obligés d'évacuer leur maison, supprimée en 1790, optèrent la plupart pour la maison de Roscoff seule désignée, avec celle d'Audierne, pour recevoir les quarante-huit religieux capucins existant dans le département. Aucun de ces religieux ne figure sur la liste des prêtres qui prêtèrent serment au District de Brest au commencement de l'année 1791 (L. 112, 83 - 98) : - Yves-Joseph-Marie Lagadec, alias Le Gadec, P. Paterne, de Pontivy, déclara vouloir se retirer à la communauté de Vannes. - Vincent Ganivet, P. Anselme, de Corlay, se retira à la communauté de Saint-Brieuc. - Pierre Le Bailly, P. Samuel, prêtre, se retira au Calvados. - Jean-Baptiste Hubert, P. Dominique, de Vire, se retira à Rennes. - Michel 0 Kainty, P. Pierre, à Roscoff. - Michel Le Chinquer ou Sinquer, frère Raphaël, de Morlaix, se retire à Roscoff. - Pierre-Joseph Le Houérou, P. Paul de Tréguier, se retire à Roscoff. - Jacques Le Franc, P. Jean-François, de Brest, à Roscoff. - Toussaint Andrieux, frère Toussaint, à Saint-Brieuc. - Louis-Jacques André, P. Athanase. - Félix-Marie Trémaria, P. Alexandre. - Guillaume Le Méhauté, P. Pacifique. - Frère Félix, laïc, Jean Grandin, de Janzé, se retire à Rennes. Dès le 7 Avril 1791, la maison était évacuée, les scellés apposés et confiés à un gardien. Le 9 Août de la même année, le Département faisait abandon à la Marine de la communauté des Capucins de Brest. Un capucin, qui n'était pas de cette communauté, aumônier des vaisseaux du Roi, n'eut pas la même fermeté que ses frères de Brest ; il renonça à le vie commune et prêta le serment. C'était Gérard Mugnier, de la communauté de Dijon, province de Lyon ; né vers 1746, entra en religion le 17 Juin 1764, sous le nom de Père Vincent, prêtre en 1770, envoyé par ses supérieurs aux missions de Constantinople, où il travailla de 1774 à Mai 1778, envoyé en Amérique en 1779, embarqua sur les vaisseaux du roi de 1781 à 1783, s'embarqua pour l'Inde en 1784 où il demeura jusqu'au 27 Octobre 1789, arriva le 6 Juin 1790 à Lorient, et vint à Brest comme aumônier des vaisseaux du Roi (M. Peyron).

les anciennes chapelles de la paroisse des Carmes, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle des Sept-Saints (désaffectée à la Révolution et détruite par un incendie en 1841), la chapelle du château (détruite en 1819, elle était jadis sous le vocable de la Sainte-Trinité. Elle avait été reconstruite en 1741 sur les plans de l'ingénieur Frezier) ;

le château de Penfeld (XIIIème - XVIème siècle). Il occupe une superficie de près de deux hectares et sa forme est celle d'un trapèze. Ce château a pour origine un vaste castellum gallo-romain qu'on date du dernier tiers du IIIème siècle (c'est à la base des courtines qu'existent les substructions romaines). Cet « oppidum » encore nommé « Bresta » était la propriété des vicomtes de Léon. En 1240, le château passe aux mains du duc de Bretagne Jean 1er. Livré aux Anglais par Jean de Montfort, le château est assiégé à plusieurs reprises, notamment par Du Guesclin en 1373. Ce château est acheté en 1397 par le duc Jean IV. Le donjon date du XIII-XIV-XVIIème siècle : il a été retouché en 1838 pour les besoins de la garnison. La tour du donjon, partie la plus élevée du château, est édifiée en 1597 par René de Rieux, seigneur de Sourdéac, marquis d'Ouessant et gouverneur de Brest, à la place d'une tour plus ancienne et qui tombait en ruines. C'est dans le donjon que se trouvent les appartements des anciens gouverneurs. Les tours d'entrée datent du XV-XVIème siècle : la grosse tour date des années 1470, une autre tour date des années 1420, la tour-résidence de Jean V date du début du XVème siècle, la tour de Brest date du premier tiers du XVIème siècle, la tour César date de la première moitié du XVème siècle, la tour Française date du premier tiers du XVIème siècle, la tour du Moulin date de la première moitié du XVème siècle, la tour Madeleine date des années 1470 (chemisée au premier tiers du XVIème siècle). Le bastion Sourdéac, édifié par l'ingénieur italien Pietro Fredance, date de 1560-1597 : ce bastion, qui est flanqué à chaque angle d'une échauguette, est en partie reconstruit en 1703 par Vauban. Les toits en poivrière du donjon et des tours sont rasés par ordre de Vauban qui fait établir des plates-formes pour y placer l'artillerie. La porte dite "portal de Brest" (ouvrage à pont-levis entre deux grosses tours) avec sa barbacane date de 1462-1466. La courtine du XVIème siècle est percée d'une porte à pont-levis qui a remplacé la poterne condamnée du boulevard du XVème siècle. Derrière la caserne de Plougastel (vieux bâtiment datant du règne de Henri IV), se trouvait autrefois la Chapelle du Château, érigée en 1064 sous le vocable de la Trinité (elle est dédiée, semble-t-il, en 1637 à l'honneur de la Vierge) et réédifiée vers 1741, par l'ingénieur Frézier, chargé des fortifications. Cette chapelle sert d'église paroissiale jusqu'à la construction de l'église des Sept-Saints. La chapelle est démolie en 1819. La caserne Monsieur date de 1825. La caserne César date de 1766. Les magasins de l'Artillerie et le bâtiment dit de la Salle d'armes sont édifiés en 1777. En 1953, la préfecture maritime est inaugurée dans l'enceinte, logée dans un nouvel édifice conçu par Guth et Jean Niemans

Nota 11 : La garnison de Brest en 1594 : " — A 50 salades sous la charge du sieur de Sourdéac, pour leur solde et appointement d'un mois, 761 écus 6 sols 8 deniers : Assavoir audit sieur de Sourdéac, 63 écus 1/3 ; à son lieutenant, 31 écus 23 sols 4 deniers ; à l'enseigne, 24 écus 26 sols 8 deniers ; au guidon, pareille somme ; au maréchal des logis, 17 écus 1/2 ; et à 45 salades, 13 écus un tiers chacun, cy ......... 761 écus 6 s. 8 d. — A 75 arquebusiers à pied, ordonnés pour tenir garnison audit Brest, sous la charge du capitaine ...., pour leur solde et appointement d'un mois, la somme de 356 écus deux tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; à son lieutenant, 16 écus deux tiers ; à l'enseigne, 10 écus ; à un sergent, 6 écus deux tiers ; à trois caporaux, à chacun 6 écus ; et à 68 desdits soldats, à chacun 4 écus, le fourrier, tambour et phifre compris, cy  ...... 356 écus 2/3. — A autres 75 hommes de guerre à pied, ordonnés en ladite garnison, sous la charge du capitaine ..... , pour leur solde et appointement d'un mois, semblable somme de 356 écus deux tiers, cy .... 356 écus 2/3. — Plus à 50 suisses aussy ordonnés pour tenir garnison audit Brest, sous la charge du capitaine Paulus Couessonat, pour leur soulde et appointement d'un mois, 278 écus un tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; et à 49 desdits suisses, à chacun 5 écus, cy ...... 278 écus 1/3. — A 30 arquebusiers à cheval, sous la charge du capitaine Villecharte, aussy ordonnés en ladite garnison, pour leur solde d'un mois, 186 écus un tiers : Sçavoir, audit capitaine, 33 écus un tiers ; au cornette, 10 écus ; à un sergent, 8 écus ; et à 27 desdits arquebusiers, chacun 5 écus, cy ..... 186 écus 1/3. — Audit sieur de Sourdéac, gouverneur de ladite place, pour son état d'un mois .... 33 écus 1/3. — A son lieutenant, pour ce que ledit sieur est lieutenant du roy, aussy pour son état d'un mois .... 33 écus 1/3. — A un sergent major, aussy pour son état d'un mois, semblable somme, cy .... 33 écus 1/3. — A 30 chevaux légers, commandés par le sieur du Plesseix-Valleron, pour son état de capitaine, 33 écus un tiers ; à son cornette, 16 écus deux tiers ; au maréchal des logis, 12 écus ; et à 27 desdits chevaux légers, chacun 10 écus, revient de 332 écus par mois, cy ..... 332 écus. Somme : 2,372 écus 26 sols 8 deniers" (Archives d'Ille-et-Vilaine, C. 2644, p. 286 et suiv.).  

Nota 12 : Dès que le vieux château de Brest, construit par les Romains, a été occupé par une garnison chrétienne, un service religieux y a été établi ; une chapelle dédiée à Notre-Dame existait dès leXIème siècle, et devint la première paroisse de Brest, car au commencement du XVIème siècle, 1537 (Echo paroissial, n° 418), elle s'intitule « église parrochiale de Notre-Dame de Brest ». Voici comment en parle le R. P. Cyrille Le Pennec dans sa notice sur les chapelles de Notre-Dame : « Dans la dite citadelle ou fort, il y a une belle église qui est la priorale (Note : Notre-Dame du château était donc parrochiale et priorale et dépendait probablement, comme l'église des Sept-Saints, du monastère de Saint-Mathieu fin de terre), dédiée à l'honneur de la Ste Vierge, elle est sans contredit merveilleusement dévote et ornée de très rares tableaux et peintures et meublée de très beaux ornements et argenterie nécessaires pour le divin service qui s'y fait avec splendeur et dévotion. On peut y remarquer beaucoup de magnifiques marques de la piété signalée vers la reyne du ciel de nos anciens princes et ducs de Bretagne et de plusieurs seigneurs et gouverneurs de la place, entre lesquels ma plume ne doit pas taire les noms glorieux de feu Messire René de Rieux, seigneur de Sourdeach, marquis d'Oixant, chevalier de l'ordre du St Esprit, et de Messire Charles de Cambout, baron de Pontchasteau et de la Roche-Bernard, marquis de Coalin, aussy chevalier de l'ordre du St Esprit, commandant à présent dans la place. Ces deux illustres seigneurs ont magnifiquement orné cette chapelle, reconnaissant la B. Vierge pour la protectrice de ce fort ». Cette chapelle fut interdite par autorité apostolique, en 1625, parce que Mgr de Rieux, évêque de Léon, fils du Gouverneur, y avait reçu, le 20 Avril 1624, les voeux des religieuses Carmélites, rebelles au Saint-Siège, qui, après s'être établies à Morlaix, diocèse de Tréguier, étaient venues se mettre sous la protection de l'Evêque de Léon. Mais sous la menace d'interdiction, les religieuses Carmélites quittèrent le Château de Brest et se retirèrent en Flandre. C'est cette chapelle qui servit aux prêtres fidèles, lors de leur détention au Château, pendant la Révolution, notamment du mois de Décembre 1791 au mois d'Août 1792, époque où soixante-douze d'entre eux furent déportés en Espagne.  

Nota 13 : Voir M. Le Vot sur l'histoire de l'établissement du Refuge commencé en 1667, autorisé en 1692 pour les dames de Saint-Thomas de Villeneuve, chargées de la direction des filles repenties qui travaillaient à la confection et au lavage des toiles à voile et du linge des hôpitaux de la Marine. Ayant refusé le serment en 1792, elles furent incarcérées au château de Brest, d'où elles adressaient, le 8 Primaire an III (27 Novembre 1794), la pétition suivante au District de Brest : « Les citoyennes de la ci-devant communauté du Refuge de la Marine, maintenant détenues au Fort la Loi (château de Brest), au District de Brest. La communauté du Refuge de la Marine avait son établissement en cette commune, côté de Recouvrance. Un incendie en consuma l'édifice (1782), à l'exception d'une petite maison détachée, où nous nous retirâmes et où nous sommes restées jusqu'à ce que ce local fût jugé nécessaire au service du port. A notre sortie, on fit l'estimation du terrain, plus de 100.000 livres, dont les intérêts furent promis jusqu'au moment du remboursement. Le conseil d'administration voulant s'assurer la continuation de nos travaux pour la couture de pavillons, nous désigna une maison que nous avons habitée et dont le loyer était payé par le Trésor ; il accorda en outre à chacune de nous un secours annuel de 200 livres. Ce traitement était sans doute bien au-dessous des intérêts du capital de l'évaluation de notre local, surtout le nombre des personnes formant ce nouvel établissement étant réduit à cinq, mais il suffisait, avec le fruit de nos travaux, pour soutenir notre vie frugale. Depuis notre détention au Fort la Loi, nous sommes non seulement privées de ce faible traitement, mais même la nation s'est emparée du reste de notre mobilier que les flammes avaient épargnées, ainsi que un bien de campagne d'un revenu de 300 livres. Privées de notre liberté depuis neuf mois, sans avoir jamais rien fait pour mériter un tel traitement, réduites à la plus grande misère, nous venons réclamer justice... ». Elles réclament les rentes des biens enlevés, ou du moins les 40 sous qu'on donne à tout détenu. - Louise-Bernardine Demizit, 68 ans ; - Marie-Thérèse Ducap, 34 ans ; - Anne Robain, 60 ans, converse ; - Marie Nénan, 60 ans, converse ; - Barbe Pouliquen, 48 ans, converse. Le Conseil municipal de Brest, consulté par le District, est d'avis qu'on ne paie pas les rentes, car les biens appartiennent à la nation. Qu'elles s'adressent à la marine pour ce qui leur serait dû pour leurs ouvrages, qu'on leur donne les 40 sous, sur lesquels la concierge de la prison retiendra les 10 sous à eux accordés par la loi pour la nourriture des prisonniers. Qu'elles doivent savoir parfaitement que le motif de leur arrestation est leur refus de serment (M. Peyron).

 Voir aussi   Brest "Les Origines du château de Brest

 Voir aussi   Brest "La description du château de Brest

 Voir aussi   Brest "Constructions, modifications, réparations du château de Brest entre 1341 et 1681

les vestiges du Fort Montbarey (1776-1784) ; 

le Fort du Questel (1778-1783) ; 

le calvaire de l'église Saint-Louis (1957) ; 

la croix de Saint-Pierre-Quilbignon (XV-XVIème siècle), restaurée en 1871

la croix située près de l'église (XVème siècle) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du collège en le Bot (XXème siècle), la croix du Grand-Kerjean (XVIème siècle), la croix de Keraudren (XXème siècle), la croix de Kervalguen (1919), la croix du cimetière de Lambézellec (1868), le vestige de croix de Lambézellec (XIXème siècle), la croix de Lambézellec, située rue Robespierre (XVème siècle), la croix située rue de l'église à Recouvrance (Moyen Age), la croix du cimetière de Recouvrance (1854), la croix du cimetière de Saint-Marc (1869), la croix de Saint-Martin, près du cimetière de Brest (1950), la croix de Saint-Martin, près du cimetière de Kerfautras (1890), la croix du cimetière de Saint-Pierre Quilbignon (1869), la croix de Vieux-Saint-Marc (XVème siècle) ;

le lavoir de Saint-Pierre-Quilbignon (XIXème siècle) ;

la fontaine, située rue de la Tour (1769) ; 

la fontaine Caffarelli (1803), érigée par le Préfet Maritime Caffarelli. La fontaine est surmontée par l'amphitrite, statue en marbre blanc, oeuvre de Coysevox. Cette statue ornait avant la Révolution, la cascade de Marly. Donnée à la ville de Brest, elle est cédée par celle-ci à la Marine en 1803 ; 

la fontaine de Keravel (1769) ; 

la fontaine Sainte-Brigitte (moyen âge) ; 

le lavoir, situé rue de Saint-Malo (1884-1913) ; 

le manoir de Ker-Stears (1860) ; 

la préfecture maritime (1953). Le 10 août 1752, la Marine achète aux héritiers du marquis de Crève-Coeur, l'hôtel Saint-Pierre, pour la somme de 40 000 mille livres et pour y installer les Gardes de la Marine. L'hôtel Saint-Pierre, où est reçu en 1787 la seconde ambassade du roi Siam, est déclaré comme bien national sous la Révolution. Les Gardes de la Marine sont placés dans l'ancien séminaire des Jésuites en 1771 ; Voir Brest "L'ancien Hôtel Saint-Pierre".  

le consulaire (1542). Il s'agit d'une pièce de canon en bronze longue de 6m58 et de 0m785 de diamètre à la culasse. Son poids est de 13 013 kilogrammes. Elle fut fondue pour le Dey par les Vénitiens en 1542. Le nom de consulaire lui a été donné en mémoire du Père Le Vacher, consul de Dey. Il s'agit d'une prise ramenée d'Alger, le 5 juillet 1830, lors de la conquête de cette ville par les armées françaises ; 

le musée des Beaux-Arts (1964). Anéanti par les bombes en 1941, l'édifice est reconstruit en 1964, alors qu'avait disparues les richesses rassemblées depuis 1875. On y trouve quelques oeuvres majeures dont : "Le Port de Brest" de Jules Noël, "Le Pommier fleuri" de Pierre Bonnard, "Judith tenant la tête d'Holopherne" de Le Guerchin ;

la maison de la Fontaine (XVIIIème siècle) ; 

la maison du Châtel (XVIIIème siècle), propriété de la famille Du Chastel ; 

la rue Saint-Malo (XVIIIème siècle) ; 

le bâtiment de Subsistances (1768) ; 

la batterie de la Rose (vers 1790) ; 

le bâtiment des Lions (1807-1809) ; 

la porte de l'arsenal (1810) ; 

le môle du viaduc de l'arsenal (1848-1857) ; 

l'ancienne école navale (1930-1935) ; 

la base sous-marine (1941-1942) ; 

les terrasses de Kervallon (XVIIIème siècle) ; 

le cimetière de Brest (50 000 mètres carrés de superficie) date de 1759. Il s'agit d'un terrain acheté en 1759 par la ville à M. du Froutven, pour la somme de 2400 livres. On y trouve un monument élevé à la mémoire des 26 administrateurs du Finistère guillotinés le 22 mai 1794 par sentence du tribunal révolutionnaire : il s'agit de François Louis de Kergariou, Mathieu Michel Marie Brichet, Jacques Rémy Aymez, Olivier Jean Morvan, Louis Jean Marie Guillier, Pierre Marie de Bergevin, Joseph Marie Dubois, Thomas Bernard Doucin, Louis Derrien, Yves Postic, Antoine Cuny, Guillaume Le Roux, Louis Joseph Marie le Prédour, Yves Daniel Kersaux, Louis Alexandre Expilly, Guillaume Herpeu, Jean Louis Mérienne, Charles François Malmanche, Charles François Banéat, Jean Marie Lepennec, Julien le Thoux, François Marie Déniel, Julien Moulin, Yves Le Gac, Louis Piclet, Yves Joseph Louis, Le Denmat-Kervern ;

le cimetière de Kerfautras (85 000 mètres carrés de superficie) date de 1889 ;  

plusieurs moulins à Lambézellec : moulin de Penfeld, de Kerléguer, du Tromeur, de Traonbihan ; 

7 moulins à Saint-Marc : le moulin à vent du Forestou et les moulins à eau de Penhelen, de Stangalard, de Kérisbihan, Blanc (rattaché à Brest) ; 

plusieurs moulins à Quilbignon : le moulin à vent de Recouvrance, et les moulins à eau de Pontaournac, de Lanneuc, du Hildy, de Pont (rattaché à Brest), d'Allouet, des Quatre-Pompes, de la Grand'Rivière, du Buis, de Pont-Cablac'h, du Roux, de Kerminis ; 

A signaler aussi : 

la découverte en 1860, lors de la construction du pont de Recouvrance, de plusieurs centaines de monnaies, dont certaines portaient l'effigie de l'empereur Postumus (260-269) ;

la découverte en 1762, dans les environs de Brest, de plus de 30 000 monnaies, allant du règne d'Alexandre Sévère à celui de Postumus ;

la découverte au XIXème siècle (vers 1860), lors de la restauration du viaduc de Kerhuon, de plusieurs monnaies datées du règne de l'empereur gaulois Tetricus (270-274) ; 

la tour Tanguy (XIVème siècle), restaurée au XXème siècle. Elle doit son nom à Tanneguy du Châtel, capitaine de Brest dans les années 1340 pour le futur Jean IV. La bastille de Quilbignon faisait autrefois partie d'un système général de défense de la Penfeld. D'après la tradition, cette tour aurait été reliée au château de Brest par un passage souterrain qui aurait été bouché en 1790. La bastille de Quilbignon était accompagnée d'autres ouvrages fortifiées qui disparurent entre 1655 et 1670. La tour de la Motte-Tanguy est ainsi désignée parce que les seigneurs du Chastel (ou Châtel) en ont fait le siège de leur justice féodale, jusqu'en 1580. Propriété du prince de Rohan-Guéméné, la tour est vendue comme bien nationale et appelée la tour Cabon, du nom de son acquéreur. Convertie en habitation, en 1862, elle est surmontée d'un kiosque coiffé d'un chapeau chinois ; 

Nota 14 : " La Bastide de Quilbignon ou Tour de la Motte-Tanguy était un ouvrage faisant partie d'un système général de fortifications attesté par d'autres tours situées auprès ou en face, et dont les derniers vestiges ont disparu vers 1760. Toutes ces tours avaient vraisemblablement pour but de protéger ou d'empêcher, selon les circonstances, les communications d'une rive à l'autre. On ne sait si la bastide de Quilbignon fut construite par les Anglais pendant leur occupation de Brest, au XIVème siècle, ni si c'est celle dont il est parlé dans l'acte de 1397 (D. Morice, Preuves T. 2, col. 677) par lequel Richard II restitua la ville et le château au duc Jean IV. Dans le cas où elle aurait été élevée par Jean Roche, lieutenant de ce prince, elle serait devenue après la retraite des Anglais, la propriété des seigneurs du Châtel, comme bâtie sur leur fief ; si, au contraire, elle avait été construite par un des ancêtres de ces derniers, antérieurement à l'occupation anglaise, ils en auraient recouvré de droit la propriété. On l'appelait la Motte-Tanguy parce que ces seigneurs en avaient fait le siége de leur justice féodale, transféré en 1580 dans la maison rue de la Tour, n° 20, du côté de Recouvrance, où se voient encore vers 1865 leurs armoiries sculptées au-dessus de la porte. Comprise dans la vente que le prince de Rohan-Guémené fit au roi, en 1786, du fief du Châtel, dont il était alors propriétaire, la tour de la Motte-Tanguy fut vendue comme bien national, et a depuis été généralement appelée la Tour-Cabon, du nom de son acquéreur. Quant à l'époque où les armes de la duchesse auraient été placées sur cette tour, il est présumable qu'elle remonte à l'année 1498. On sait que cette princesse, de retour dans son duché après la mort de Charles VIII, s'occupa de la révision des institutions du pays dont elle s'était toujours réservé le gouvernement. Il est donc probable que ce fut vers cette époque qu'elle fit apposer ses armes sur la tour en question comme marque visible et permanente de l'autorité souveraine qu'elle ne cessa jamais d'exercer sur toutes les juridictions de son duché de Bretagne " (P. Levot - 1865) .

les vestiges de l'enceinte fortifiée (1682-1692) ; 

la porte de l'ancien séminaire (square l'Herminier) datée du XVIIème - XVIIIème siècle ;  

l'ancienne prison maritime de Pontaniou (1805-1810), aménagée dans les bâtiments d'une ancienne fonderie ; 

l'ancienne brasserie (1837) ; 

l'Arsenal de Brest. Dans le parc au Duc, sur la rive gauche, à l'entrée du Port, se trouve le Sémaphore édifié, en 1828, par Trotté de la Roche. Il occupe partiellement l'ancien parc du duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne, cédé à la Marine en 1788. Le Bassin de Brest (115m68 x 33m20 x 12m36 de profondeur), est à l'origine creusé sur les plans de Vauban, de 1683 à 1687, dans l'ancienne crique vaseuse de Troulan. Le magasin général est construit en 1745, par Choquet de Lindu, sur l'emplacement de l'ancien magasin incendié en 1744. Sur l'esplanade se voient la Consulaire ainsi que la fontaine Caffarelli surmontée de l'Amphitrite (statue en marbre blanc, oeuvre de Coysevox et cédée par la ville de Brest à la Marine en 1803) et érigée en 1803 par le préfet maritime Louis Marie Joseph Caffarelli (1760-1845). Le bagne de Brest (1750-1751) est l'oeuvre de Choquet de Lindu. Il a 254 mètres de longueur. Ce bagne est supprimé en 1858. L'atelier de la Corderie d'une longueur de 392 mètres date de 1747. L'école de Maistrance est fondée en 1819 par le ministre baron Portal. L'anse de la Tonnellerie est comblée partiellement vers 1860. L'atelier des Bâtiments en Fer est fondé vers 1865. La première cale des Bâtiments en Fer est construite en 1833. Les travaux des bassins du Salou démarrent en 1822, arrêtés puis repris en 1856. C'est le 5 septembre 1865, qu'est inaugurée la première forme de Salou (avec l'entrée du vaisseau le Louis XIV). Entre les bassins du Salou et les ateliers des Capucins, se trouve le plateau de Bordenave. Les ateliers du Plateau des Capucins sont édifiés sur l'emplacement qu'occupait le couvent bâti en 1692 par les Capucins. La première pierre de ces ateliers est posée par Vauban le 30 août 1695 et on y édifie aussi une chapelle sous le vocable de Saint-Antoine de Padoue dont la première pierre est posée le 21 février 1712. A noter que le couvent est acheté par Louis XVI, en 1789, et attribué à la Marine par décret du 12 mars 1791. Après que le couvent ait servi de caserne d'artillerie, on construit, de 1845 à 1864, les ateliers composés de trois halles parallèles (les plans sont de MM. Fauveau, directeur des Constructions navales, et Menu du Mesnil, ingénieur des Travaux hydrauliques). Les bassins de Pontaniou sont commencés en 1742 par l'ingénieur Blaise Ollivier et terminés en 1751 par Choquet de Lindu. La quatrième forme de Pontaniou n'est commencée qu'en 1807 par Tarbé et terminée en 1820 par Trouille. La levée de Pontaniou est construite de 1707 à 1709 par Trouille. L'artillerie Navale et les Subsistances : la salle d'armes est incendiée en 1832 ; 

l'ancien hôpital de la Marine, édifié de 1823 à 1835 par Trotté de La Roche, sur l'emplacement d'un hôpital incendié en 1776. Il pouvait contenir jusqu'à 1 200 lits. L'ancienne chapelle de l'hôpital est reconstruite en 1859 ;

l'ancienne salle d'asile de la Marine, située en ville et fondée en 1859 par l'impératrice Eugénie ;

l'ancien établissement des pupilles de la Marine, situé à la Villeneuve. L'emplacement est acheté par la Marine en 1772 et aménagé en 1885 pour recevoir les pupilles (l'institution des pupilles avait été décrétée le 15 novembre 1862). Cet emplacement était jadis occupé par une usine construite de 1767 à 1770 par Richard Duplessis ; 

le port de commerce. La construction du Port commence en 1788, et ne se déroule réellement qu'à partir de 1859. En 1865, le port de Porstein est ouvert aux navires de commerce. A noter que le pose de la première pierre du bassin de radoub par M. Maruéjouls (ministre des Travaux publics) a lieu le 26 juillet 1903. Les travaux du bassin de radoub avaient été adjugés à MM. Verjat et Combarelle, entrepreneurs, le 31 janvier 1903

le pont de Recouvrance (1954). Le pont primitif est édifié vers la fin de 1856 et terminé en 1861. La partie métallique est exécutée dans les ateliers du Petit Creusot (Châlon-sur-Marne) par MM. Schneider ; 

l'hôtel de ville (1961), conçu par Maurice Léon Génin. Depuis 1726, la municipalité louait, sur le quai de Brest, un immeuble qui servait de "maison commune". La ville décide ensuite d'acheter l'hôtel Chapuzeau (ou Chapizeau) pour le transformer en hôtel de Ville ; 

l'ancien théâtre municipal (1765), édifié par Choquet de Lindu aux frais de la Marine et sur l'emplacement de l'ancien jardin potager de l'hôtel Saint-Pierre. Le théâtre, après avoir appartenu à un particulier en 1796, est devenu la propriété de la ville, en 1817. Le théâtre est détruit par un incendie le 11 mars 1866. La salle de spectacle a été réédifiée par l'architecte M. Deperthes ;

le musée-bibliothèque, édifié sur l'emplacement du grand jardin des Carmes acheté en 1828. Une salle provisoire de spectacle y est installée en 1866, après l'incendie du théâtre. Le musée est fondé en mai 1875, sur l'initiative de M. Penquer, maire de Brest. Parmi les tableaux, citons les tableaux suivants : Le Génie de la Liberté, La mort d'Eurydice, La bataille de Solférino (de Louis Paternostre), La mort de Jézabel (de J. G. Guay), La mort du dernier barde (de Yan d'Argent), L'Automne en Bretagne, .... ;  

le cours Dajot, belle promenade de 600 mètres environ, est créé en 1769, par M. Dajot, officier du Génie et directeur des fortifications. Deux statues en marbre blanc, un Neptune (provenant du château de Marly) et une Abondance (provenant du château de Versailles), oeuvre de Coysevox, se trouvent situées à ses extrémités ;

le Champ-de-Bataille, terrain de 100 mètres environ, est converti en 1694 en champ de manoeuvre pour les Gardes de la Marine. Ce terrain est appelé aussi Champ de la Fédération et Place de la Liberté (en 1792). A proximité se trouve le petit couvent, fondé en 1694, par les soeurs de l'Union chrétienne du Sacré Coeur de Jésus, sous l'épiscopat de Mgr de La Brosse, évêque de Léon. La chapelle du couvent est érigée en 1736 et sert au XXème siècle de tribunal à la Chambre de Commerce. Le couvent est devenu propriété de la ville de Brest et a hébergé la Bourse du Travail ;

la place du château. En 1769, le lieutenant général, comte de Roquefeuil, commandant de la Marine, des Ville et Chasteau de Brest, fait niveler la place du château pour servir de place d'armes à la guerre. C'est sur cette place qu'est reçu, le 14 juillet 1791, par le corps municipal, le serment "Je jure fidélité à la Nation, à la loi, au Roi. Je jure aussi d'observer la Constitution" des chefs civils et militaires ; 

l'ancien  hôpital de Recouvrance ou hôpital Saint-Sauveur. Les Carmes, établis à Brest en 1651, installent dès 1686 un hôpital. Ce  modeste hôpital est remplacé par un nouvel édifice construit dès 1696 (grâce au don de la famille Le Gac de l'Armorique, maire de Brest), et achevé en 1745 faute de ressources. La pose de la première pierre de cet édifice est faite par le maréchal d'Estrées, le 30 mai 1696. Cet hôpital, surnommé aussi hôpital Saint-Sauveur, tombe en ruines dès 1790. Les malades sont évacué en 1810 (suite à un arrêt préfectoral) vers l'hôpital de Brest. Les immeubles sont vendus à partir de 1823 à MM. Corre et Vignoboul pour la somme de 28 000 francs ;

l'hôpital civil Augustin-Morvan (1936-1951), édifié par Raymond Lopez et Raymond Gravereaux ;

l'auberge de Jeunesse du Moulin-Blanc (1983), réalisée par Roland Schweitzer ;

l'Ecole Navale (1936), oeuvre de Jacques Hermant et de André Maurice. A signaler que la première école flottante (le Tourville) à Brest est instituée par le décret du 27 septembre 1810. La Restauration installe l'école à Angoulême, mais dès 1827, Charles X rétablit sur l'Orion, un vaisseau-école, devenu l'Ecole Navale par ordonnance du 1er novembre 1830. L'Orion est remplacé, en 1841, par le Borda (nom de l'ancien savant physicien, né à Dax, en 1733) auxquels succèdent le Valmy en 1863 et l'Intrépide en 1890 ;

la levée de Pontaniou (1809), oeuvre de Jean Nicolas Trouille et de Jean Bernard Tarbé de Vauxclairs et destinée à relier les plateaux de Cayenne et des Capucins ;

le cimetière des Noyés. Il s'agit de l'ancien cimetière de l'ancien hôpital de Sainte-Catherine qui subsistait encore en 1696. M. Taubé, sous-gouverneur et fermier du temporel de la chapelle Notre-Dame de Recouvrance transforme, vers 1704, ce cimetière en jardin pour son usage personnel. Par sentence du présidial de Quimper (novembre 1704), le sieur Taubé est contraint de remettre le cimetière en l'état. On y voyait aussi autrefois une fontaine surmontée d'une inscription "Si vestram brestense sitim si consule lunven unda levat memori pectore munus habe" ;

l'ancienne maison de l'Espion, propriété en 1707 de la famille Jouslain (corroyeur), et située sur la falaise du Stiff, qui domine Lanninon. Les Jouslain avaient fait de leur demeure un poste d'observation des mouvements de la rade et du port de Brest. Jouslain et sa femme sont convaincus d'espionnage. Le sieur Jouslain est pendu le 25 mai 1707 ;

l'ancien manoir du Portzic, possédé à partir du XVIème siècle par la famille Rodellec. Le château du Porzic, situé dans une position délicieuse, avec vue sur la rade de Brest, et placé comme une sentinelle avancée à l'entrée de son fameux goulet, fut restauré par le père de Robert de Rodellec époux de Flore de Kersauson. Le double écusson des deux familles s'y remarque encore, accolé et incrusté dans la pierre, au-dessus de l'entrée principale. A part quelques années passées dans l'administration départementale, sous la Restauration, comme sous-préfet de Châteaulin, Robert de Rodellec vécut constamment dans ses terres, au château du Porzic, en la paroisse de Quilbignon, près de Brest. Veuf, depuis de longues années, Robert de Rodellec est mort en 1852, laissant de son mariage : 1° Antoine ; 2° Emile . 3° Amédée qui mourut vers 1835. A peu de distance du château du Porzic est située la chapelle de Sainte-Anne du Porzic, dépendant de la propriété, et lieu de pèlerinage très fréquenté des marins. « Cette chapelle, nous dit M. de Courcy, dans son Itinéraire de Saint-Pol à Brest, appartenait, dès 1481, ainsi que le manoir du même nom, à Hervé Le Rodellec, franc archer de la paroisse de Quilbignon, en 1471, lequel portait pour armes deux flèches en pal, que l'on remarque sur une porte du château du Porzic, où ses descendants habitent encore » (Bretagne et Vendée, t. VI, p. 404). Pierre Rodellec, sieur du Portzic, servait en 1503 comme archer dans la garnison de Brest ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de BREST

Les Gilart ou Girard (originaires du Maine), srs. de Larchantel, en Quilbignon, — de Keranflec'h, en Milizac, — de Keranroux et de Loc'hant, sont d'ancienne noblesse ; ils ont pris part aux réformes et montres de 1503 à 1534, en Quilbignon et Milizac, évêché de Léon, et ont prouvé sept générations en 1669. Blason : De gueules à deux clefs d'argent en sautoir, les gardes en bas. Devise : De Gilart servant ; et aussi : Et pour et contre. Bertrand Gilart épouse, en 1495, Hélène de Kerneau, dont Guillaume, marié à Catherine Garic.

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, une famille noble est mentionnée à Saint-Pierre-Quilbignon :

Quilbignon (de), seigneur dudit lieu et de Lanneuc, paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon. Porte un croissant surmonté d’une molette. Guyomar se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Pierre-Quilbignon.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Lambézellec (Lanbezleuc) :

Jehan FOUCAULT (414 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ;  

Yvon KERVEAN (405 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;  

Bernard DE KERMEUR (20 livres de revenu), malade, remplacé par Morice Salaun : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;  

Guillaume de LA MOTTE (12 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Even LE DISMOYNE (100 sols de revenu) : absent ;  

Guillaume MEASANGUEN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;  

Yvon MAISANGUEN (17 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 5 nobles de Quilbignon :

Jehan COËTFORN (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KERROM (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé LE SAULX (13 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guyomar POULPIQUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé RODELLEUC (32 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

 

A la "Montre" de l'Evêché de Léon de l'an 1503 (Voir le Chevalier de Fréminville) qui s'est tenue à Lesneven le 25 septembre, les nobles suivants de Lambézellec (Lambezelec) et Brest apparaissent :

Jehan Foucquaut, sr. de Quijac, en habillement d'archer. Et a " un autre homme en abillement de paige ". " Injoinct se monter "  ;  

Reneau Kerneau, en habillement d'archer. " Injoinct paige "  ;  

Guillaume Measanguen, par Guillaume son fils, en habillement d'archer. " Injoinct paige "  ;  

Thomas Measguen, en brigandine ;  

Guillaume Kergroazez, en habillement d'archer ;  

Jehan de la Motte, default ;  

Guion le Dymoine, en vougier ;

Pierre Taillart. " Injoinct s'abiller "  ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Quilbignon (anciennement Saint-Pierre-Quilbignon) sont mentionnés :  

Jehan Kerangar, représenté par Hervé Kerangar, en habillement d'archer ;  

Jehan Kerrom, en vougier ;  

Jehan le Saux, en vougier ;  

Pierre Rodellec, excusé par le capitaine de Brest pour ce qu'il est de sa place ;  

Bertrand Girard, excusé par le dict capitaine, et semblable cause.

 

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, un noble de Saint-Pierre-Quilbignon (Quilbignon) est mentionné :  

Mathurin le Rodellec.

(à compléter)

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