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Bienvenue chez les Pluguffanais

PLUGUFFAN

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La commune de Pluguffan (pucenoire.gif (870 octets) Plugüen) fait partie du canton de Quimper. Pluguffan dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUGUFFAN

Pluguffan vient du breton « ploe » (paroisse) et de Cuvan, un saint breton (devenu Cuffan).

La découverte de plusieurs vestiges archéologiques permet d'attester une occupation humaine sur le territoire de Pluguffan datant du Néolithique (vers 5000 / 4500 avant J.-C.) sur la commune de Pluguffan (ex. le Dolmen de Menez Liaven, le tumulus de Kervernar, le tumulus de Kereuret, ...).

Pluguffan est une ancienne paroisse primitive qui englobait jusqu’au Concordat la pointe méridionale de Penhars, et sans doute aussi Saint-Germain (aujourd'hui en Plogastel - Saint-Germain). La paroisse de Pluguffan dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Ville de Pluguffan (Bretagne).

Le territoire de Pluguffan dépendait jadis du Pagus de Cap Caval et du fief de Quéménet qui était un reste de Quéménet-Even qu'on croit avoir appartenu à Even, comte de Léon au Xème siècle puis à sa descendance.

La bataille de Dour Ru (révolte des paysans sous la direction de Yann Plouyé) est un fait marquant de l’histoire de Pluguffan. Datant de 1490, elle s’inscrit dans le contexte plus large de l’histoire de la Bretagne et de la Cornouaille.

Plusieurs seigneurs possédant des manoirs ou des seigneuries en Pluguffan figurent parmi les nombreux personnages qui prirent plus ou moins directement part aux luttes de la Ligue. Nous citerons donc : le sire de Brignou, cadet de Ploeuc, marié à l'héritière de Kerharo, capitaine de l'arrière-ban de la noblesse de Cornouaille, « homme qui n'était pas autrement martial, plus propre à la chasse qu'à la guerre ». Messire Alain de Kerloaguen, sieur de Kerheusen [Note : Le manoir de Kerheusen, maintenant l'hôpital de Quimper, s'appelait plus ordinairement Crécheusen] et du manoir de la Boissière en Pluguffan, « qui n'avait jamais dégainé l'épée, si ce n'était pour la dérouiller », et quelques autres gentilshommes qui sur l'ordre du duc de Mercoeur allèrent le rejoindre vers le pays de Saint-Brieuc. Cette compagnie montant à trente-cinq personnes, choisissant des chemins détournés pour éviter les mauvaises rencontres, se dirigea vers Plestin en Tréguier et y passa la nuit. Mais la garnison de Tonquédec au courant de la chose s'empressa de l'investir sans beaucoup de résistance, à la réserve des sieurs do Kerhom [Note : Jérôme du Louet, sieur de Kerhom, avait épousé en 1581 Marie de Lanros, dame du Kergoat en Fouesnant depuis nommé Cheffontaines par lettres patentes de Louis XV], du Rusquec [Note : Nous connaissons deux familles du Rusquec, celle de Lestang (Léon) et celle du Rusquec, sgr du Rusquec en Loqueffret (Cornouaille). — René du Chastel de Kerlec'h épousa, vers 1600, l'héritière de cette dernière famille, Suzanne de Rusquec] et de Crémeur, de la maison de Carné [Note : René de Carné, sieur de Crémeur, était frère du sieur de Rosampoul], « qui firent tous devoir d'honneur tant qu'ils purent jouer des mains. Ils y furent tués en bien faisant ». Le sieur de Kerloaguen y fut aussi tué et le sieur de Brignou fut blessé, fait prisonnier et emmené à Tonquédec « où il mourut peu après avant que sa rançon lui fût rendue ». Lors de l'attaque de Quimper, par le sieur de Lézonnet [Note : Olivier Le Prestre, sieur de Lézonnet, gouverneur de Concarneau, lieutenant de roy en l'évêché de Cornouaille, épousa : 1° Jeanne Glé de la Costardays ; 2° Claude Bizien de Kergoumar. D'antiquité chevaleresque, un membre de cette maison, Jean Le Prestre, sieur de la Lohière, fut ambasadeur vers le roi d'Angleterre en 1488 ; il avait épousé n. d. Marguerite Labbé. — Armes : De gueules à 3 écussons d'argent bordés d'or, chargés chacun de trois mouchetures d'hermines], capitaine de Concarneau, Tanguy de Botmeur [Note : Les Botmeur étaient voyers héréditaires de Quimper], sieur de Keryner (en Pluguffan), conseiller, fut blessé et mourut peu après (P.A-Grancière).

Rien de bien saillant à signaler pendant la durée du XVIIème siècle tout ou moins pour notre petite commune de Pluguffan. Nous citerons comme même pour mémoire le soulèvement qui eut lieu durant le XVIIème siècle à propos du tabac et du papier timbré et principalement en Cornouaille où d'innombrables troupes de paysans armés menaçaient de pillage et d'incendie les villes dont la populace faisait écho. Le duc de Chaulnes qui commandait alors la province réprima d'une façon atroce cette insurrection (1675).

Le début du XVIIIème siècle ne fut pas heureux ; en effet, 1709 fut une année de calamitée et la famine s'y fit cruellement sentir. A signaler qu'au commencement du XVIIIème siècle éclata la conspiration de Pontcallec (1717-1720). Et parmi les gentilshommes conjurés appartenant au diocèse de Quimper nous citerons : de Kersulguen, de Keranguen, Le Bihan de Pennelé, Keroignant de Trezel, le marquis de Roche-Kernezne, les frères de Leslay, Le Doulec de Kerourgan et du Couédic, l'un des malheureux qui porta sa tête sur l'échafaud du Bouffay, à Nantes.

On rencontre les appellations suivantes : Ploecuvan et Ploeguvan (en 1220), Ploeguffvan (au XIIIème siècle), Ploeguffan (en 1405), Ploegunan et Ploeguvan (en 1426),  Ploegriffay et Ploegriffan (en 1441), Ploeguffen (en 1444 et 1536), Ploeguffan (en 1464), Ploecufan (en 1467), Ploecuffan (en 1468), Pluguen (en 1481), Ploecuffun (en 1516), Ploeguffen (en 1536)Ploeguan (en 1562), Ploeffguen (en 1568), Pluguen (en 1599), Pluguan (en 1665), Pluguffan, Plouguen, Pluguen (XVIIème et XVIIIème siècles).

Ville de Pluguffan (Bretagne).

Note 1 : "A partir du XVIIème siècle on voit Pluguen simultanément employé avec Pluguffan, mais cependant le premier très rarement dans les textes français ou latins. En 1605 des brefs d'indulgence sont accordés « in die solemnitatis sancti Cuffani » (Comptes de 1605 à 1647). Nous pensons donc qu'il faut laisser saint Guffan, sant Keon, en Breton, en possession de son patronage de quelque façon qu'il en soit devenu titulaire. Il faut remarquer toutefois que ce bon saint n'existe nulle part et que toutes les recherches faites à son sujet sont restées jusqu'aujourd'hui vaines ; également celles entreprises sous son nom breton de sant Keon. C'est une tradition, voilà tout, et on l'appela saint autrofois comme aujourd'hui, sans autre préoccupation [Note : A moins qu'il ait (simple supposition) quelque parenté d'origine similaire avec saint Guenegan, deuxième évêque de Quimper, qu'on trouve aussi sous les noms de Cognogan, Conocanus, Guennuc, Venerandus Albinus etc.]. Nous voyons qu'au XVIIème siècle on emploie Pluguen pour s'exprimer en Breton, et Pluguffan dans les textes français ou latins, simultanément l'un et l'autre, quoique très rarement le premier, dans les textes français ou latins. Puis au XVIIIème siècle on ne trouve plus que Pluguffan dans les textes français ; Pluguen n'est plus employé, comme aujourd'hui, que dans les textes Bretons et sert également à désigner la paroisse en langue bretonne. Disait-on Pluguen pour s'exprimer en Breton avant le XVIIème siècle ; il y avait-il, comme nous le voyons à partir de cette époque, un nom français et breton ? Bien des paroisses en Bretagne sont dans le même cas, et portent un nom français qui diffère quant à la terminaison absolument du nom breton. Tout cela ne contribuant pas pour peu à embrouiller les recherches. Si Pluguen, — simple supposition, — était avant le XVIIème siècle la forme ancienne et bretonne de Pluguffan, il se serait donc conservé au milieu des variantes orthographiques par lesquelles a passé depuis le XIIIème siècle, époque où nous le trouvons pour la première fois, le nom de Pluguffan dans les documents français et latins. Nous devons encore ajouter que la prononciation du nom breton est, peut-être, devenue défectueuse à la longue, et que Pluguen du XVIIème siècle serait un dérivé de Ploeguvan du XIIIème siècle. Partant de là, étant donné de nombreux exemples en Bretagne, il faudrait chercher l'étymologie de Pluguffan non parmi les saints personnages bretons, mais plutôt parmi les tyerns ou seigneurs fondateurs de l'église ou de la paroisse. On pourrait même, ceci est très fréquent, tirer l'étymologie de Pluguen, Pluguffan, etc, de la configuration de la paroisse, et alors on irait encore très loin, vu la facilité avec laquelle on peut interpréter à l'infini les variantes d'un nom breton. Comme on le voit le champ est vaste et on peut choisir selon son inclination. En attendant, nous le répétons, nous croyons qu'il faut laisser saint Guffan ou sant Keon, seul et même saint, continuer son antique protection à son bon peuple, et aussi dans sa sérénité séculaire, revêtu de ses ornements épiscopaux, bénir ses enfants du haut de sa niche du rétable de l'église de Pluguffan, seul endroit où nous l'ayons rencontré. " (P.A-Grancière).

Note 2 : Nous trouvons également avant l'époque de la Ligue un certain nombre de personnages, magistrats pour la plupart, qui eurent plus ou moins de rapport avec la paroisse de Pluguffan et dont plusieurs y possédèrent des terres. Parmi ceux-ci, nous citerons : Maître René du Dresnay, alloué ; Tanguy de Botmeur, sieur de Keriner, conseiller ; Alain le Guirieuc, sieur de Bonescat, avocat du roi ; maître Jacques Laurent, sieur de la Motte, sénéchal : Philippe de Tréguin, sieur dudit lieu, lieutenant ; le sieur du Coëtnempren, président ; Ollivier Bertault, conseiller ; Barnabé le Gallays, sieur de Mascoquer, conseiller ; Noël de Cléhuenan, sieur dudit lieu, conseillers ; Jean Pérault, sieur de Kerguern, conseiller ; Jacques de Lézandevez, sieur de Rubien, conseiller ; Mathieu Lohéac, procureur du roi ; maître Simon Aubert, conseiller ; Maitre Jacques Borigné, lleutenant ; Maître Yves Allanou, avocat ; Maître François de Kerguelen, greffier ; Guillaume Le Baud, sénéchal et Corentin le Baron. (P.A-Grancière).

 

Ville de Pluguffan (Bretagne).

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Les recteurs et vicaires de Pluguffan ".

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Les trésoriers de la prébende de Pluguffan ".

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PATRIMOINE de PLUGUFFAN

l'église Saint-Cuffan (XIIIème siècle), remaniée aux XVème, XVIème, XVIIème et XIXème siècles. Elle est dédiée à saint Cuffan et à sainte Blaise. L'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés séparée par un puissant arc diaphragme d'un choeur de deux travées avec bas-côtés. Au droit de la quatrième travée de la nef, deux chapelles en ailes forment un faux transept. Reconstruite presque totalement au XVème siècle et agrandie au XVIème siècle, l'église conserve d'un édifice antérieur les quatre arcades séparant le choeur de ses bas-côtés et datant du XIIIème siècle. Le clocher, à un beffroi sans galerie et qui date de la fin du XVIème siècle, est accosté d'une tourelle couverte en poivrières et terminé par une flèche aux arêtes garnies de crochets. Le clocher a été remonté en 1640 par Bertran, maître maçon, et Hervé La Marchadour, maître charpentier. Le porche latéral date de 1587 : il est surmonté d'une ancienne salle de délibérations. Les piles du choeur sont formées d'un faisceau de colonnettes supportant des arcades en plein cintre du XII-XIIIème siècle. La maîtresse vitre comporte trois panneaux trilobés qui représentent Jésus Christ crucifié et Longin lui perçant le choeur de sa lance, une sainte Femme et saint Jean. Autour de l'autel, se trouvent les statues de saint Cuffan ou Cuven et la Vierge Mère. Dans la chapelle latérale de gauche : sainte Barbe, saint Blaise. Dans la chapelle latérale de droite : Notre-Dame de Grâce, un groupe ancien d'une Pitié, Sainte Marguerite et Sainte Appoline. L'église abrite d'autres statues : celles de saint Corentin, saint Herbot, saint Michel, saint Sébastien, saint François d'Assise et saint Dominique. Les fonts baptismaux possèdent deux cuves rondes de granit. Dans le transept de gauche, on trouve l'enfeu de la famille Kerinezre ;

Eglise de Pluguffan (Bretagne).

Note 1 : En 1605 des brefs d'indulgence sont accordés pour le jour du pardon de saint Guffan : « Solvit pro duabus braviis in die solemnitatis sancti Cuffani, dominico ultima augusti ». Le jour du pardon de la dite année saint Guffan reçut en offrandes des abeilles, des cochons, etc., etc. (Comptes de 1605 à 1647). — Dans le compte de 1605-1647 nous voyons qu'une somme de 25 sols fut payée pour le vin de la communion (pro vino ad communicandum). A cette époque, on avait encore coutume de donner à boire un peu de vin aux fidèles qui venaient remplir le devoir pascal. — Lors de la Révolution le presbytère de Pluguffan et ses dépendances furent vendus à Yves Bellec pour la somme de 1500 francs. C'est, du moins, l'affirmation de l'acquéreur ; mais plusieurs assurent qu'il a eu le tout pour 300 francs en assignats [Note : Note communiquée par M. le chanoine Peyron. — Nous relevons sur le porche de l'église de Pluguffan la date de 1587. C'est une date de restauration du porche et on voit, en effet, dans la petite fenêtre ou niche au-dessus de la porte ogivale des traces du style de la Renaissance]. — Voici maintenant un document asssez curieux relatif à la distribution du pain bénit dans l'église de Pluguffan, faisant ressortir l'importance qu'on attachait autrefois aux prérogatives dans les églises. « Vu par la Cour la requête d'écuyer Jacques de Moëllien, sr. de Lanhoulou, par laquelle il exposait que résidant dans la paroisse de Pluguffan, dans laquelle le sr. de Molac [Note :  Le sieur de MOLAC était, à ce moment-là, Sebastien, marquis de Rosmadec, baron de Molac, lieutenant général de Bretagne, gouverneur de Nantes, colonel d'un régiment de cavalerie, marié en 1681 à Catherine de Scorailles, soeur de la duchesse de Fontanges. Rosmadec porte : Palé de six pièces d'argent et d'azur], est sgr de fief, et dans laquelle demeurent encore quelques autres gentilshommes qui affectent de se faire rendre les premiers honneurs, et se présanter premièrement le pain bénit, ce que l'exposant qui est d'égale condition ne doit pas souffrir comme il auroit esté en semblable cas rendus plusieurs arrêts qui ont ordonné que les marguilliers délaisseroient sur un autel ou lieu élevé le pain bénit afin qu'on en put aller prendre sans distinction de rang ni prérogatives pour prévenir le trouble qui pouvoit arriver, l'exposant requéroit qu'il auroit plu à la Cour voir un arrêt de 1653 et ordonner que suivant les règlements les marguilliers de la paroisse de Pluguffan laisseroient à l'advenir le pain bénit sur un autel pour estre prins à l'oblation des paroissiens avec défense de le présenter à l'advenir aux uns au préjudice des autres... Le tout, considéré conformément à l'arrêt du 6 février 1653, la Cour a enjoint aux fabriques de la paroisse de Pluguffan de porter le pain bénit aux portes de ladite église après que le Recteur, prestres, patron et fondateur en auroient prins, et d'en faire la distribution aux paroissiens comme ils sortiront de l'église sans que personne puisse estre préférée. Fait en Parlement à Vannes, le 18 septembre 1682 » (Extrait des registres du Parlement, E. 125). — Suit une pièce concernant les prééminences de l'abbaye de Kerlot et du manoir de la Boixière en dépendant, dans l'église de Pluguffan : 1759. - Autorisation donnée par Révérende dame Marie-Françoise-Gabrielle de Quelen de Kerrohan [Note : Marie-Françoise-Gabrielle de QUÉLEN DE KEROUHANT, abbesse de Kerlot appartenait à la branche des seigneurs de Guernizac puis de Kerouhant, branche de la très ancienne maison de Quélen. Olivier de Quélen, 1er sgr de Guernizac, vivait en 1443 ; Tanguy de Quélen, 1er sgr de Kerohant, président au Présidial de Quimper, épouse : 1° en février 1624, Jeanne Rolland ; 2° en mars 1631, Marie de Coëtlosquet. Du second mariage issut : Hervé de Quélen, sgr de Kerouhant, dont postérité. Armes : Burelé de dix pièces d'argent et de gueules], abbesse de Kerlot, de changer de place à un tombeau situé au milieu du choeur de l'église de Pluguffan, reconnu pour être celui de Trévillec (Trémillec), et dépendant ainsi que plusieurs autres prééminences de ladite abbaye et du manoir de la Boissière. Ce tombeau est en pierre grise portant la représentation d'un homme et d'une femme. L’homme a sur la poitrine un écusson portant 3 croissants 2, 1, avec cette inscription : DE TRÉMILLEC, en lettres gothiques. Sur la femme, autre écusson mi-partie portant au 1er trois billettes, et au 2ème un croissant, avec l'inscription : DE TROGALET, et dans les 2 faces et côtés du tombeau sont 10 écussons en bosse dont 8 supportés par des anges, lesdits écussons mi-party et écartelés de billettes, trois tours, croissants, lion, aigle et macles, et dans le cordon au-dessous est ceste inscription : « CETTE TOMBE EST PROHIBITIVE AU Sr DE TREMILLEC, VERS T0US AUTRES QUE VERS LE SIRE DE ROHAN, PRINCE DE LÉON ». M. de Ploeuc lors de sa visite en 1732, 7 mars, avoit ordonné de transférer ailleurs ce tombeau qui genoit pour l'office et empechoit d'établir le choeur devant l'autel. L'abbesse y consent et sera transféré en la chapelle appartenant à l'abbaye de Kerlot, côté de l'Evangile. César Le Gac de Keraoul, recteur de Pluguffan. — Voici encore un petit extrait relatif aux droits de l'abbaye de Kerlot : 1729. - L'abbesse de Kerlot poursuit une cabaretière au bourg de Pluguffan, parce qu'elle refuse de payer le droit qu'ont les abbesses, comme héritières du sr de la Boessière Lezivi, de lever à chaque jour de pardon de Pluguffan une pinte et 2 sols de pain sur chaque cabaretier qui tiennent brandon au bour. — Les seigneurs de Keriner avaient des prééminences dans l'église de Pluguffan ainsi qu'en justifie l'extrait d'un contrat de vente du 15 décembre 1665 : « Prééminences d'église, en ceste paroisse de Pluguan, chapelle prévotive, du costé de l'Evangile avec tumbe enlevée, bancs, le tout... comme lesdites vistres estantes en ladite chapelle des armes de Botmeur de Keryner, et de leurs alliances ». (P. A-Grancière).

 

Eglise de Pluguffan (Bretagne).

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " La paroisse de Pluguffan, son église et son cimetière ". 

la chapelle Notre-Dame-de-Grâces (1685), fondée le 1er mai 1685 et restaurée en 1867. L'édifice est en forme de croix latine et le clocher à dôme, qui surmonte le pignon ouest, semble dater du XVII-XVIIIème siècle. A l'intérieur, sur l'autel de droite, on voit la statue de la Vierge Mère (Notre-Dame de Grâce) qui date du XVIIème siècle et qui a été restaurée en 1955. A droite et à gauche, on voit les statues de sainte Anne et saint Joachim (XVIIème siècle). On trouve aussi dans la chapelle, les statues de saint Joseph, saint Sébastien et sainte Anne ;

Note 2 : La chapelle de Notre-Dame-de-Grâces est très ancienne, sans que l'on puisse assigner de date, même approximative, faute de documents, à sa primitive fondation. Vraisemblablement la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces fut abandonnée, faute de ressources, ou plutôt détruite lors des guerres de la Ligue, et c’est à ces circonstances qu'est due croyons-nous, sa nouvelle fondation, dont voici des extraits : « Fondation de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces, faite par messires Le Torcol et Guesdon, le 1er mai 1685… ». « Le ... 1737, en présence de Buisson, notaire royal, et de Martin, son collègue, escuier Gabriel-Louis Gouesnou de Kerdour, fondateur de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces, comme seigneur du lieu de Kervaou, a levé la coutume le jour du grand pardon de ladite chapelle sans aucune opposition » (Notes de M. Ducrest de Villeneuve). — Sont aussi mentionnés : acte pronal et délibération faite à la paroisse de Pluguffan, le 21 juillet 1737, et requeste de Madame l'abbesse de Kerlot, et de monsieur de Querdour, au rapport de Buisson. — Délibération du 15 septembre 1737, en présence des juges du Quéménet, par laquelle les délibérants n'entendent opposer les droits de Monsieur de Kerdour en la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces. — Délibération du 19 juillet 1730 et contrôlé le 5 octobre suivant par laquelle les délibérants de Pluguffan sont d'avis de transiger sur le procès pendant à la cour entre monsieur de Kerdour et le Général de Pluguffan. — Transaction entre le Général de Pluguffan et Monsieur de Kerdour par laquelle le Général se désiste à pur et à plain de la demande de dommages qu'il avait intentée au sieur de Kerdour au sujet des réparations de l'église de Pluguffan, passée au rapport d'Audouyn, le 15 octobre 1739 [Note :  Le Général de la paroisse était autrefois un conseil formé de membres choisis parmi les personnes honorables de la paroisse. Il s'occupait des biens de l'église et même des affaires civiles]. — Nous avons dit que le pardon de Notre-Dame-de-Grâces a lieu le 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de la sainte Vierge. Nous ajouterons qu'il était d'usage de visiter la chapelle pendant trois lundis consécutifs, particulièrement en Carême. En 1870, M. Morvan, recteur, engagea les pèlerins, à venir faire leurs visites de préférence les lundis du mois de mai. Depuis cette époque, chaque année on voit tous les lundis de mai une foule de gens, hommes et femmes, venir s'agenouiller aux pieds de la madone vénérée et écouter pieusement la messe qu'on a coutume de célébrer dans la chapelle pendant les lundis de mai. — Il est également d'usage de curer la fontaine, située au pied de la colline, pour demander la guérison des enfants ; on y puise aussi une petite quantité d'eau qu'on leur donne à boire. — La chapelle de Notre-Dame-de-Grâces ne fut pas vendue lors de la Révolution. — Le 8 septembre 1815, le jour du grand pardon {pardon bras) Notre-Dame-de-Grâces (Intron-Varia-C'hras) reçoit en offrandes la somme de 676 fr. 50 (M. le Chanoine Peyron).  — En 1730 René Le Corre fut pendu pour avoir volé le tronc de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces (Archives départementales. B. 240). — La statue de Notre-Dame-de-Grâces fut solennellement couronnée en 1894, le jour du pardon, le 8 septembre, ainsi que le furent cette année-là toutes les autres vierges portant ce vocable. A cette occasion l'affluence fut encore plus grande et les cérémonies furent plus pompeusement célébrées. La dévotion à la sainte Vierge a toujours été très répandue à Pluguffan et nous avons compté, en outre des statues placées dans l'église et les chapelles, cinq images de la Vierge, exposées sur cinq calvaires dont un au cimetière, les quatre autres sur différentes routes de la paroisse. (P. A-Grancière).

Chapelle Notre-Dame-de-Grâce de Pluguffan (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, aujourd'hui détruite. Elle dépendait jadis de Landévennec et elle tombait déjà en ruines en 1734. En 1784, les pierres servent à construire la chapelle de Langroaz. " La chapelle de Saint-Guénolé dépendait de l'abbaye de Landevennec dont Monseigneur de Saint-Luc était abbé en 1784. Nous voyons que en 1637 « le sieur de Jégado a prééminences en cette chapelle de Saint-Guénolé. Il n'y a d'autres armes que les siennes ». — En 1784, M. Brenéol, recteur de Pluguffan, demande l'autorisation à Monseigneur de prendre les matériaux de la chapelle de Saint-Guénolé, tombée en ruine, pour bâtir une chapelle dédiée à la Sainte-Croix sur le chemin de Pluguffan à Pont-l'Abbé. Il ajoute qu'elle sera utile pour le reposoir le jour du Sacre " (P. A-Grancière) ;

l'ancienne chapelle de Sainte Guen (mère de saint Guénolé), située à Keranguen et aujourd'hui détruite ;

l'ancienne chapelle de La Trinité, située jadis à Croas Ty Souben (à la Grande-Boissière) et aujourd'hui détruite. Elle a été vendue en 1810 pour couvrir les réparations de l'église de Pluguffan. On l'appelait encore Chapelle-Neuve. " En 1738, la chapelle de la Trinité fut réparée. Par décret du 11 avril 1810 les ruines de la chapelle Neuve furent vendues au profit de la fabrique. Nous croyons qu'il s'agit de la chapelle de la Sainte-Trinité, restaurée en 1738 et probablement peu à peu abandonnée. Cette chapelle de la Sainte-Trinité, puis dite : chapelle Neuve était située au lieu de la Grande-Boixière, près de Kerlot, sur la route de Quimper à Pont-l'Abbé " (P. A-Grancière) ;

l'ancienne chapelle Saint-Nic, aujourd'hui détruite. Les pierres ont été vendues en 1814. " En 1784, la chapelle de Saint-Nicaise est mentionnée comme étant de la paroisse de Pluguffan. Malgré nos recherches il nous a été impossible de rien retrouver qui s'y rattache. Elle fut comprise après la Révolution ainsi que plusieurs terres de Pluguffan dans la commune de Plomelin " (P. A-Grancière) ;

l'ancienne chapelle domestique de la Boissière, aujourd'hui détruite ;

l'ancienne chapelle domestique de Keriner, aujourd'hui détruite ;

le calvaire de la chapelle Notre-Dame-de-Grâces (XVIème siècle) ;

la croix du cimetière de Pluguffan (1933) ;

la croix de l'église de Pluguffan (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Creisquer (XVIIIème siècle), Keranguen, Kerhat (XVIème siècle), Meil-Corniguel (XVIème siècle), la croix de l'église de Pluguffan (1875, 1920), la croix de mission (1869), la croix de Pluguffan (XIXème siècle), Saint-Guénolé (XVIème siècle), Ty-Crapon (XVIème siècle). A signaler aussi des croix de Pluguffan, aujourd'hui disparues : Penvenez, Croaz-Teven ;

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Les chapelles et croix de Pluguffan ". 

l'ancienne fontaine de Notre-Dame de Grâces ;

le manoir de Tréguer ou Treyer (XVème siècle), mentionné en 1441. D'abord propriété de la famille Treganvez, ce manoir est, en 1536, la propriété du seigneur de Trémillec, puis de la famille de Kernaflen de Kergos (au XVIIIème siècle) ;

les restes de l'ancien donjon de Stang-Rohan. Ce donjon a dû être bâti au IXème ou Xème siècle. Il s'agit du chef-lieu féodal du fief de Quéménet qui relevait jadis de la maison de Rohan. En 1363, Jeanne dame de Crozon et de Quéménet-Even épouse Jean 1er, vicomte de Rohan. Le Quéménet passe aux Rohan, puis à Sebastien II de Rosmadec, baron de Molac et gouverneur de Quimper (entre 1613 et 1636) ;

6 moulins dont le moulin à eau de Keriner, de Kerlever, du Saut, Sterniguel, Poas, ...

A signaler aussi :

le dolmen Menez Liaven de Koad-ar-C’horriged ;

le tumulus de Penmarc’h (1600 avant Jésus-Christ) ;

la découverte de vestiges gallo-romains à Kersantec, à Keruret et à Bel-Air ;

les anciens manoirs de Pluguffan : Coatfao (aujourd'hui détruit, propriété successive des familles Quélénec avant 1542 et Lézongar à partir de 1542), Boixière ou Boissière (subsiste une tourelle du XVIème siècle, propriété successive des familles Trémillec en 1562, Jegado, Trécesson et Landes), Keriner ou Kerinezre (propriété successive des familles Fouesnant vers 1481, Botmeur vers 1594, Bougeant, Audouyn, Delécluse de Longraye et Porzamparc), Kerascoët (édifié par la famille Mauduit du Plessis), Kersantec (daté du XVIème siècle, propriété de la famille Billoart de Kervaségan), Kerbasquiou, Kerfuennec et Lesconan (ancienne terre noble propriété d'Yvon Le Lart en 1487, de Jehanne Le Lart en 1536, des familles Furic, Le Guiriec, Larcher, Moëllien, Lanhoulou et Vergier de Kerholay) ;

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de la Boissière en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Keriner en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Tréguer en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Kerlagatu en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Kerascoët en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Lesconan en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Kersantec en Pluguffan ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Le manoir de Kerrem jadis en Pluguffan et aujourd'hui en Plomelin ". 

Note 3 : Le manoir de Kerrem était entouré de terres seigneuriales. A un kilomètre environ s'élevait Kerlot, célèbre abbaye de Cisterciennes, fondée le 26 mars 1652 par messire Pierre de Jégado, sieur de Kerollain, dans son manoir de Kerlot, en Plomelin. Elisabeth, sa soeur, en fut la promière abbesse : celle-ci mourut peu après, suivie de près par son frère ; et les héritiers collatéraux s'emparèrent des titres et des biens de l'abbaye, et en rasèrent les bûtiments. L'abbesse nommée après Elisabeth de Jégado acquit, en 1667, le manoir de l'Isle dit : de Kerlot, sur le quai de Quimper, et s'y établit avec ses religieuses [Note : L'abbaye de Kerlot fut florissante jusqu'à la Révolution, et c'est le 24 janvier 1792 que les religieuses furent chassées de leur maison ainsi que celles des autres couvents qui s'y étaient réfugiées après leur expulsion]. L'abbesse de Kerlot avait, dit-on, le droit de porter la mître et la crosse. Kerlot, aujourd'hui métairie, commune de Plomelin, à six kilomètres de Quimper appartenait à la maison de Trémillec et c'est par le mariage de Jean de Jégado, père de Pierre, avec la dame héritière de Trémillec que le manoir de Kerlot échut aux de Jégado.

Note 4 : LA BOIXIÈRE-KERLOT. Non loin de Kerrem s'élevait aussi le manoir de la Boixière, à 4 kilomètres de Quimper, sur la route de Quimper à Pont-l'Abbé, qu'il ne faut pas confondre avec l'autre manoir de la Boissière situé près de la chapelle de Notre-Dame-de-Grâces. Appartenant à la maison de Trémilllec dès le XVème siècle, il passa, dans la suite aux de Trecesson et à la famille des Landes. Nous donnons ci-après un extrait de l'aveu de la seigneurie de Quéménet, en 1700, concernant le manoir de la Boixière : [Note : Archives de la Ch. des Comptes à Nantes. Domaine du Roi. Juridiction de Quimper, vol. 11, aveu n° 102 (16 janvier 1700)]. « Manoir de la Grande-Boixière et dépendances. La seigneurie de ligence, d'obéissance, droit de fieff, cour et juridiction sur le manoir de la Grande-Boixiere-Kerlot, toutes ses maisons, terres chaudes, froides, prez, montagnes, franchises, rabinnes, bois de haute futaye, bois taillis, circonstances et dépendances ; moulin de Melven avec ses maisons, terres chaudes, froides, prez, circonstances et dépendances ; le manoir de la petite Boixière ses maisons, terres chaudes, froides, appartenances et dépendances ; le lieu noble de Pormoelic, maisons, terres chaudes, froides, prez, appartenances et dépendances ; le lieu noble de Penancreach, ses maisons, terres chaudes et froides, prez et dépendances ; le lieu noble et manoir de Keriner, ses maisons, terres chaudes, appartonances et dépendances ; le manoir et lieu noble de Treyer Izella, ses maisons, terres chaudes, froides, prez, circonstances et dépendances ; le manoir do Kerfenec ou Kerenguezennec, sos maisons, terres chaudes et dépendances, le village de Combren, ses maisons, terres froides et dépendances, le lieu de Kerdavid et dépendances ; le manoir et lieu noble de Penhoat, ses maisons, terres et dépendances ; le lieu de Kerlosquen et Kerdanet, du Cosquer, de Keraniou, de Kernevenou, de Kerarnic, de Keroster, de Kerurec Huella, et de Kerurec Isella avec leur moulin de Kerurec ; lieu de Kerloguen, village de Kermathéano, lieu de Saint-Guenolay et un estaye au lieu de Leuzereudic leach Isella et autres lieux et domaines avec touttes leurs maisons, terres chaudes, froides, prez, issues, franchises, appartenances et dépendances ; et l'arriére fieff supérieur et dominant sur les proches fieffs et directes et supériorité sur les préminences et tous autres droits seigneuriaux et honorifiques dépendants desdittes terres de Kerlot et de la Boixière, sur lesquels hérittages cy-dessus est deub de cheffrente à la ditte seigneurie du Quéménet, sçavoir sur les dictz manoirs et dépendances de la Boixière, vingtz sols monnoye, sur le village du Cosquer, douze deniers monnoye, et sur le lieu de Keraniou, deux deniers obole » (A. de la Grancière).

les AUTRES SEIGNEURIES, MANOIRS ET TERRES NOBLES. Nous citerons également les seigneuries, manoirs et terres suivantes de la paroisse de Pluguffan, relevant ou comprises dans le fief de Quéménet : [Note : Archives de la Ch. des Comptes à Nantes. Domaine du Roi. Juridiction de Quimper. Vol. 11, aveu n° 102 (16 janvier 1700)] : — « Le manoir de Penanguer, mettairie du Merdy et dépendances, la seigneurie de ligence, mouvance fieff obéissance, foy, hommago, chambellenaye, suitte de cour et moulin, lods, ventes et rachapts et tous autres droits seigneuriaux et féodaux qu'a le dit seigneur marquis de Molac à cause de sa dite seigneurie du Quéménet sur le manoir de Penanguer et sa métairio noble du Merdy.... appartenant au fief du feu sieur de, Kerbasquen Le Marec 2, sur lequel manoir de Penanguer est deub à la ditte seigneurie du Quéménet, six deniers monnoye de cheffrente, suivant l'adveu par demoiselle Catherine Roserech, le 3 juin 1644 ». — Le manoir de Kermoisan et dépendances, appartenant au sieur Guesdon. — Le village de Keramprat appartenant au seigneur d'Ernothon. — Le village de Kerlagatubihan appartenant au même. — Le lieu du Moustoir appartenant audit sieur d'Ernothon, sur lequel est deub à la dite seigneurie, cinq deniers monnoye de cheffrente. — Le lieu de Keroncquec appartenant au même. — Le manoir et moulin de Corniguel et les villages de Kervirian ou Kervian et de Rosarquer huella et isella, appartenant audit seigneur d'Ernothon. — Le village de la Villeneuve ou de Kernevez, cy devant à missire Pierre Picquet, recteur de Bodivit. — Les lieux de Kerhoaler et du Roudouic, appartenant à la demoiselle Gouesbier, veuve du sieur Faget. — Les lieux de Kergannou, Kermaduic, Kerrestou, Kervian, Tyangoff, Leuzeurudic, Kernison, et Kerhat, appartenant à la mineure du feu sieur du Hilguy. « Partie dudit Leuseurudic à la chapelle Saint-Yves du Pont-l'Abbé, et partie de Kernison au seigneur de Coetenfao et autres, et l'arrière fieff et supériorité sur les proches fieffs, préminences et droits honorifiques dudit sieur du Hilguy, sauff droit d'impunissement que ledit seigneur marquis de Molac réserve expressément ». — Le lieu de Kerganevet appartenant à la demoiselle de Lesmahallon-Caradec. — Le village de Leonquer appartenant au sieur Alleno. — Le lieu de Leinlouët appartenant à la demoiselle Pitois. — Le village de Kersabiec, consistant en deux tenues, appartenant au sieur de Keranroc'h de Kerguellent et à la dame de Kerilly-Cotten. — Le village de Kervenouen appartenant aux nommés Kervinibin et « sur lequel est deub de cheffrente deux sols monnoye conformément aux adveus rendus à la ditte seigneurie du Quéménet ». — Le village de Kervinoual appartenant au sieur du Scinou Furic. — Les villages de Kerraou « et autres terres en dehors desdits villages appartenant aux héritiers des feuz sieur de Kerdour-Torcol, Guesdon, Guiader et autres, sur lesquels villages est deub à la ditte seigneurie du Quéménet douze deniers de monnoye de cheffrente ». — Les villages de Leubin huella et isella, appartenant aux nommés Droüal, L'Heildez et consorts. — Les villages de Kerbasquiou, appartenant aux nommés, L’Heildez et consorts. —  Le village de Stang ou Stangdu appartenant aux nommés Toulllerastel. Goarem Kerhellec « appartenant aux nommez Le Du [Note : LE DU. — Ancienne maison maintenue dans sa noblesse d'extraction à la réformation de 1695. Armes : De sable à la fasce d'argent, accompagnée de trois coquilles de même] de Quimper, les dittes garennes scittuées es issues du lieu de Kerhellec ». —  Le village de Kerrestou appartenant présentement au sieur du Parc-Gouesnou. —  Le village de Kervasiou appartenant « aux nommez du Moulin Kerguelen, Nago et femme, sur lequel est deub de cheffrente... ». — Le manoir de Kerjosse appartenant à messire Guy de Kersulguen, sieur de la Villeneuve. —  Le village de Kerderven appartenant « audit sieur de la Villeneuve de Kersulguen, sur quel lieu est deub de chiffrente douze deniers monnoye, conformément à l'adveu fourni a la ditte seigneurie de Quéménet, le 20 décembre 1645 ». —  Le village de Kerlanver appartenant « aux héritiers des feuz sieur et dame du Plessix-Penger, sur lequel lieu est deub de cheffrente à la ditte seigneurie du Quéménet quinze sols monnoye ». —  Parcou Kerferm ou 3 parcs et pièces de terres appartenant à Hervé Biger. —  Le moulin de Kerdaniel appartenant au sieur de Kerdaniel-Mocam « dont le manoir est dans la paroisse de Plogastel-Saint-Germain ». —  Le lieu de Penmenez appartenant au sieur du Parc-Gouesnou. —  Le lieu noble de Kerhuel appartenant au même. —  Le lieu de Kergadiou appartenant au même. —  Les lieux de Stang-Rohan, de Quellenec huella et izella et manoir, mettairie et moulin de Kerinesre appartenant au sieur de la Garde. —  Le village de Kervian au même. —  Les terres de Kerhoas au village de Saint-Guenolay, appartenant au sieur de Kerguelez-Guesdon et sa femme. —  Des terres au village de la Villeneuve ou de Kernevez appartenant aux héritiers de Maurice du Moulinet Kervinibin. —  Le lieu noble le moulin de Creachteur et le village de Kernoter-Riand appartenant au sieur de Lezurec, (du Menez). —  Le moulin de Kerlever appartenant au sieur de Kerhuel. —  Le lieu noble de Kerarnic appartenant aux héritiers de missire Pierre Picquel, vivant recteur de Bodivit. —  Le lieu de Kergoet appartenant aux héritiers et aux ayant cause de Michel Le Roy et sa femme. —  Les rentes dues à la fabrique de Pluguen sur plusieurs lieux (Voir l'Extrait de l'aveu du Quéménet à ce sujet). — Les lieux de Penaneach, Penancreach et le Parc Garin « scittué es issues des lieux de Kerarnic et Kemoter appartenant audit seigneur de Longraie ». —  Le manoir et lieu noble du Tymeur et les dépendances « scittué au bourg paroiquialle de Pluguffan, appartenant aux sieur et dame du Menez-Rospic ». —  Une maison, cour, écurie et jardin au bourg de Pluguffan, appartenant au sieur Loedon, de Quimper. —  Autre maison, jardin et verger au dit bourg, appartenant à Michel Le Roy et à Marie Clemant, sa femme. —  La maison presbiteralle et toutes ses dépendances de la dite paroisse de Pluguffan et scittué au bourg d'icelle (Voir l'aveu fait au Roi concernant le presbytère et ses dépendances). —  Terres au village de Lesivy, à la chapelle Saint-Yves du Pont-l’Abbé, « sur laquelle est deu à la dite seigneurie vingt deux deniers monnoye de cheffrente ».

Note 5 : Parmi les propriétés nouvellement créées nous citerons le terre de Kerfenec appartenant à la mense épiscopale de l'évêché de Quimper et qui offre autant par sa situation que pur l'entourage de ses bois, un séjour fort agréable. Kervouyen, sur le bord de la voie ferrée de Quimper à Pluguffan, est aussi une charmante petite propriété bien entourée de bosquets et encadrée de superbes prairies. Kerfenec ainsi que Kervouyen sont a proximité de la route de Quimper à Pont-l'Abbé, et à deux mille mètres environ du clocher de Pluguffan. Comme nous l'avons vu par ailleurs dans les anciennes réformations des fouages le territoire de Pluguffan était couvert, surtout au XVème siècle, d'une quantité de terres nobles. A part quelques fiefs importants, la plupart des autres seigneuries n'avaient qu'une faible étendue, d'où il résultait qu'à cette époque, la paroisse était peuplée d'une noblesse plus riche, mais nombreuse et entreprenente, en rapport continuel avec la population rurale et qui par ses relations amicales, exercait sur elle une réelle influence. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, le territoire de Pluguffan n'est plus aussi morcelé et se trouve partagé entre trois ou quatre grandes seigneuries possédées par des familles puissantes et des plus anciennes qui continuèrent d'exercer sur la population l'influence appartenant toujours aux classes élevées de la société et que n'entama pas, dans cette contrée, le souffle envenimé de la Révolution.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUGUFFAN

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Les fiefs de Quéménet, Pratanras et Coetfao ". 

Voir   Ville de Pluguffan (Bretagne) " Les anciennes familles de Pluguffan ". 

En outre des grands fiefs dont nous venons de parler, la paroisse de Pluguffan, qui était autrefois très étendue, renfermait aux XVème et XVIème siècles un grand nombre de terres nobles, manoirs et seigneuries ainsi qu'on justifient les montres militaires, les réformations des fouages à partir de 1426 jusqu'en 1536, que nous donnons ci-après.

PLOEGUNAN 1426 (Bibl. de la ville de Nantes, Mss. des anc. réformations).

Jean de Trégannet, noble [Note : Jean de Tréganvez possédait en 1478 la carrière de Kerrem, en Plomelin, à 5 ou 6 kilomètres de Quimper. Lors de la reconstruction de la cathédrale cette carrière était louée par la fabrique à raison de 10 livres monnoie par an, soit environ 300 francs].

Les fabriqueurs et paroissiens.

Nobles.

Hervé du Perrier, noble [Note : DU PERRIER. — Issue d'antiquité chevaleresque, cette maison fut maintenue à la réformation de 1669. Hervé du Perrier était fils de Pierre du Perrier et d'Isabeau, dame du Menez. Il avait épousé Catherine Huon. Armes : D'azur à dix billettes d'or posées 4.3.2. 1. — La famille du Perrier s'est fondue dans Laval].

Yvon Le Lart, noble, à Lesconan [Note : LE LARD. — Cette maison fut reconnue noble d'ancienne extraction chevaleresque, à la réformation de 1669. Le Lard du Roz Porte pour armes : De gueules semé de billettes d'argent ; alias : à 10 billettes d'argent].

Hervé Chauflanton et Hervé, son fils, nobles, à Kerlehuezre.

Jehan, noble, à Kermavan.

Jehan Conen, à Kerlehuezen, noble [Note : CONEN. — Très ancienne famille chevaleresque maintenue à la réformation de 1669. Elle a formée plusieurs branches ; celle de Précrehant éteinte à la fin du XVIIème siècle ; celle de Lyzandré ; et la branche des sgrs de Saint-Luc encore existante. Armes : Coupé d'or et d'argent au lion de l'un en l'autre, armé, lampassé et couronné de gueules. Devise : Qui est sot a son dam].

Guillaume Le Dréan suit les armes, on le dit partable, en marge, noble.

Yvon Foesnant, à Kerhuruene, disent les témoins qu'il est partable et est exempt.

Yvon Barré et Jacob, son fils, se disent nobles, et sont partables.

Métayers.

Rolland de Lezongard, au manoir de Gorre de Keraer, exempt.

Au sire de Rostrenan, à cause de sa femme, au manoir de Coetfau.

Au sieur deTremillec, au Merdy, n'est pas manoir.

Au même, au manoir de Corniguel.

A Clémence Lespervez, à Kerlagatabihan, (Kerlagatubihan), n'est pas manoir [Note : DE LESPERVEZ. —Ancienne famille chevaleresque, dont un membre, messire Charles de Lespervez, sgr. de Persquen, premier président à la Chambre des Comptes, épousa Guillemette Paynel. De ce mariage issurent : Jean de Lespervez, qui fut nommé à l'évêché de Quimper le 16 janvier 1451 et mourut en 1471 ; puis, François de Lespervez. Allain de Lespervez, oncle du dit Jean, avait été évêque de Quimper de 1444 à 1451 où il abdiqua en faveur de son neveu. Armes : De sable à trois jumelles d'or. Devise de l'évêque Jean de Lespervez : Orphano tu eris adjutor].

A Jehan de Treganvez, au manoir de Ruestic, exempt.

A Allain Foesnant, noble, au manoir de Kerrein, exempt.

A Clémence an Handéant, au manoir de Beuzit-Handicant, exempt.

A messire Henry du Juch, à Pencoet, n'est pas manoir, exempt par grâce des paroissiens.

Henry Le Breton, se dit noble, est du gouvernement des partables.

A Jean de Kernoster, à Lesconnant, n'est pas manoir.

A Gillaume Patronorch, au manoir de Kernechglent, exempt.

A Guillaume Le Fou, partable, au manoir de Kerguezenneuc (Kerfenec), à sa femme qui est noble.

A Bizien de Lezini, au manoir de Kerjosse, exempt.

A messire Jean Le Barbu, à Kerascoet, n'est pas manoir.

A Pierre de Lestang, au manoir de Transfier, exempt.

A la dame de Kervastar, au manoir de Kerlenezre, exempt.

A maître Thomas Lestang, et un autre manoir du dit lieu, exempt.

Au sieur de la Villeneuve, au manoir de Kerfantio, exempt.

 

PLOEGRIFFAY 1441.
Jean de Coetanezre [Note : DE COETANEZRE. — Ancienne famille chevaleresque de Cornouaille. En 1464, vivait encore maître Jean de Coettenezre. — Messire Pierre de Coëtanhezre vivant au début du XVIème siècle eut une fille, Jeanne, qui épousa Hervé Le Gallou, sgr. de Trevanec. Vers 1576, vivait François de Coetanezre, sieur des Salles, en la paroisse de Kerfeunteun marié à demoiselle Hélène Geffroy. Armes : De gueules à trois épées d'argent les pointes en bas, rangées en bande], commissaire.

Caznevet de Coetanezre, commissaire.

Nobles.

Jehan de Tregannez, au manoir de Beuzit,

Allain Foenant à Kerrent.

Gulllaume Le Dréan à Kerlechuezre.

Thebaud de Lezongar au Beuzit.

Hervé Le Lart à Lesconan.

Jean Léon à Kermorvan [Note : DE LÉON. — D'argent au lion de gueules armé, lampassé, couronné d'or au lambel de gueules].

Henry Foenant à Kerhuec.

Allain Annezegrez à Lestouan.

Yvon Foenant à Kerlarnic.

Hervé Chaffouan à Kerbanter.

Métayers.

Du Sr de Tremillec, en son manoir du Merdy et à Corniguel.

Riou Le Saux à Kernechrestien [Note : LE SAUX. — Un Jean Le Saux, sieur de Prantanros, en la paroisse de Penhars ; de Coetcanton, en Melgven ; de Kercaradec en Pluguffan était chanoine de Quimper en 1486. Il avait pour armes : D'azur à sept macles d'argent. — Riou Le Saux était-il de cette famille, ou de la maison Le Saux portant pour armes : D'azur à la croix dentelée d'or].

Jehan Tregannez, au manoir de Treyer qui fut à Pierre Lescanter.

Le même au manoir de la Boessière.

Henry Foenant à Kerrein, qui est à sa femme.

Jean Le Barbu à Kerascouët.

Des sieur et dame de Coëtcanton, à Kerbouezre.

Maître Thomas de Lestang, à Kervenezre.

La mère dudit maître Thomas à Treyer, manoir ancien.

Jehan Kervastar à Lestouan et à Keranguezen.

Alix an Aigrez à Ploegriffan, ville paroissiale.

Thébaud de Lézongar à Kerguennezec et à la Boessière.

Le sieur de Lésini à Kerjose.

Henry Tromelin et sa femme, à Keruhel.

Rolland de Lezongar à Gorre Keraer.

Yvon Pratoulorch à Kernechglent.

Maître Caznevet de Coetlanezre à Kerfanter.

Le sieur du Pont à Coetfau, deux métayers.

Jehan Kervastar susdit, à Kernascloeden.

Maître Jacob Barié à Kermoysan.

PLOEGUFFEN 1444.

Maître Ollivier Quirinec, sénéchal de Cornouailles, commissaire.

Pierre Tuonvel, procureur dudit lieu, commissaire.

TÉMOINS.
Thebaud de Lezongar, Jean Léon.

Présent, maître Jean de Coetanezre, procureur général de Basse-Bretagne.

Nobles et métayers.

Le fils de maître Jacob Barié, au manoir de Kermoisan, exempt.

Guillaume de Tremillec, au manoir du Merdy, exempt.

Riou Le Saux, au manoir de Kernechgestin, exempt.

Guillaume de Tremillec, au manoir de Courgael (Corniguel), exempt.

Catherine Laegrez, veuve d'Allain Servant Foesnan, à Kerrein, exempt.

Henry Fouesnant ou Servant, au manoir Kerinec, exempt.

Jehan de Tregannez en son hébergement de la Boexière, noble.

A au Moelic et à Trelez, a trois métayers, exempt.

Maître Thomas Lestang au Treyern-Le Chauff, exempt.

Robert Le Borgne et sa compagne, à Keravenezre, exempt.

Le même à Coetguton, exempt.

Jean Le Barbu, seigneur du Quillion, à Kerascouet, exempt.

Hervé Lelart, noble, en son hébergement de Lesconan et Hellan, exempt.

Eon Foesnant, noble, exempt.

Rolland de Lezongar à Gorrelien, exempt.

Jehan, seignour du Menez, à Treffuraen, exempt.

Guillaume Le Dréan en son héborgement de Kerlenezic, exempt.

Guillaume Pratanerech en son manoir de Kernecheleuc, exempt.

Maître Caznevet de Coetnanezen à Kerfaveter, exempt.

Monsieur du Pont à l'hébergement de Coetfou, exempt.

Jehan Kervastar à l'hébergement deTymeur, exempt.

Le même à le manoir de Helguezin, exempt.

Thébaud de Lezongar en son hôtel de la Boexière, exempt.

Hervé Chaffant en son hébergement de Kerbannez, y a plet.

Jehan Léon en son manoir de Kermouan, exempt.

Thebaud de Lezongar en son manoir de Kerguezennec, exempt.

Alix Laegrez, noble, veuve d'Allain Québeyren, au Thimer, exempt.

Le sieur (de Bizien) de Lezini, au manoir de Kerjose, exempt [Note : DE BIZIEN DU LÉZARD. — Maison d'ancienne extraction portant pour armes : Ecartelé aux 1 et 4 : d'argent à la fasce de sable accompagnée en chef d'une étoile de gueules et en pointe d'un croissant de même : aux 2 et 3 : écartelé de gueules et de sable à la croix d'argent. Devise : Virtus ut astra micat. (La vertu brille comme les astres)].

Le vicomte de Rohan a un manoir, exempt [Note : DE ROHAN. — Ramage de Bretagne par les comtes de Porhoët. Cette maison portait anciennement pour armes : De gueules à sept mâcle d'or 3, 3, 1, et maintenant : De gueules à neuf macles d'or 3.3.3. (Mss de la Réformation)].

Riou Le Saux a un meunier qui d'ordinaire est exempt.

 

PLOEGUFFEN 1536.

Nobles et maison.

René de Tremillec, sieur de la Boexière, de Tremillec, de Porsmoelic, de Keryvet, du Corniguel, de Trayer, de Penoul-Kernech, de Kerniel, de Placoët.

Christophe de Lezongar, sieur de la Bouëxière, Lezongar et Cosker, de Treben, de Kerleonezre.

Le manoir de Kerren à Jean Marion, roturier [Note : Jean Marion, sgr. de Penanker, marié à Andrée Le Baud, dame de Kergoet, veuve en 1548].

Thomas Keranrial sieur de Kercascouet [Note : Thomas de Kermorial, père de Pierre de Kermorial, marié à Catherine Perrault].

Jean Goueron, sieur de Kernechelazet.

Tanguy Lezini, sieur de Kerjose.

Richard de Coetvezre, sieur de Keranhonleze.

Jeanne de Tromelin, damoiselle, dame de Lesconan-Reahauff, Keranguezan Le Vilain et Kernoir.

Le manoir de Coëtfau au baron du Pont.

Jehan Lelay, sieur de Kerestou [Note : Une famille Le Lay porte pour armes : D'argent à la fasce d'azur, surmontée de trois annelets de gueules, et une aigle de sable en pointe. Jehan Lelay appartenait-il à cette famille ?].

Jeanne Lelart, damoiselle, dame de Lesconan.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Pluguffan (Pluguen) étaient présents :

Riou Mazeas, archer en brigandine et vouge ;

Jehan Fouesnant, archer en brigandine ;

François Marion, archer en brigandine ;

Jehan Leon, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine.

 

MONSTRE GÉNÉRALE DE L’EVESCHÉ DE CORNOUAILLES, FAICTE A QUIMPER LES 15 ET 10 DU MOIS DE MAY 1562.

Les nobles de Ploegnan.

Charles de Tremillec, présent dict faire homme d'armes.

Maître Jehan Marion, Sr de Kerem, présent, dict faire corselet.

Jehan Marion, Sr de Penanguer, défault.

Marguerite Le Baud, présente [Note : LE BAUD. — La famille de ce nom, dont un membre fut sénéchal de Quimper en 1590, était une des plus considérables de cette ville, et avait pour armes : D'argent à une quintefeuille de gueules].

Maître Guillaume Filly, sous l'esdict [Note : FILY DE LIMAREC. — Maison d'ancienne extraction portant pour armes : D'or à la fasce de gueules accompagnée de cinq fleurs de lys de même, 3. 2. Devise : Hoes lilia tincta cruore. (Les lis sont teints de sang)].

Maître François Sorcal, présent, dict faire arquebusier à cheval, et est son bien en rachapt.

Michel Perrot, présent, sous l'esdict [Note : Il y avait en Cornouaille une famille Perrot ou Perrault portant pour armes : De.... à la fasce d'argent chargée de trois molettes de sable, accompagnée de 3 pommes de pin d'or]. 

(à compléter)

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