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PLENEUF-VAL-ANDRE

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La commune de Pléneuf-Val-André (pucenoire.gif (870 octets) Pleneg-Nantraezh) est chef lieu de canton. Pléneuf-Val-André dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLENEUF-VAL-ANDRE

Pléneuf-Val-André vient du breton « ploe » (paroisse) et de Saint-Enoc, cité dans un acte de l'abbaye de Redon en 1181-1182. Il s'agit sans doute d'un diacre qui était considéré comme cousin et compagnon de saint Samson.

Pléneuf(-Val-André) est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pléneuf-Val-André, ceux d'Erquy et de Saint-Alban. Le nom de Val-André, station balnéaire fondée vers 1880, est ajouté en 1965.

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

Pléneuf-Val-André (Pluenot) est mentionné dès 1167 dans un acte confirmant la donation faite à l'abbaye de Saint-Aubin des Bois de la Ville-Aubry (en Erquy). Pléneuf-Val-André (Pluenneut) a une église vers 1330. Ploeneuc est mentionné comme paroisse de l’évêché de Saint-Brieuc dès 1428 (lettres de Jean V, n° 1806). 

Les moines de Saint-Martin de Lamballe, prieuré de Marmoutier, auraient fondé une chapelle sur le Verdelet, à en juger d'après plusieurs actes du XIIème siècle. Une copie d'une charte de 1129, évoque une "ecclesia Sancti Michaelis Drosilie" qui est peut-être Saint-Michel de la Roche, ecclesia Sancti Michaelis de Rupe, mentionnée en 1216. Cette "Roche" et cette chapelle sont à rapprocher des rupem Tinguilii cum Ecclesia Sancti Michaelis in ejusdem rupis cacumine sita, dont la possession fut confirmée à Marmoutier du temps de Jean, évêque de Saint-Brieuc de 1109 à 1138.

Certains lieux-dits tels que Le Cloître semblent révéler la présence des templiers. Une ancienne léproserie est signalée au village de La Corderie. La pointe de Pléneuf ou pointe du Château-Tanguy, encore surnommé la Roche-Tanguy (Rupes Tinguilii en 1132, Rupes Tenguidi en 1284), était jadis le siège d'un prieuré de l'abbaye de Marmoutier. Le prieuré avait été donné en 1132 par l'évêque de Saint-Brieuc, avec l'église Saint-Michel. Le village du Minihy semble témoigner de la présence des moines. 

Ce territoire devient par la suite la propriété des seigneurs du Guémadeuc, fondateurs de l'église paroissiale, dont le château est ruiné dès 1590 (détruit par les Ligueurs le 23 avril 1590). Par lettres données à Rennes le 5 juillet 1451, le duc de Bretagne Pierre II a créé banneret le seigneur de Guémadeuc. François Berthelot (né en 1626) achète la seigneurie du Guémadeuc au duc de Richelieu le 30 décembre 1679 (Archives des Côtes d'Armor, B649, fol. 91 v°).

L'ancienne paroisse de Pléneuf-Val-André dépendait de l'évêché et du ressort de Saint-Brieuc. Elle avait pour subdélégation Lamballe. La cure était à l'alternative. Devenue commune en 1790, Pléneuf-Val-André vend en 1880 une partie de ses terrains communaux pour fonder la station balnéaire du Val-André.

Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pléneuf, Mgr. Caffarelli désigne M. François-Jean Hourdin, 41 ans et l'y maintient malgré le préfet qui désirait conserver Jean-Baptiste Bouguet et écrivait à son sujet les lignes ci-dessous : « A l'arrivée de M. l'Evêque dans ce diocèse, la commune de Pléneuf était desservie en titre par J.-B. Bouguet, âgé de 60 ans, curé constitutionnel, ancien missionnaire et préfet apostolique aux îles Saint-Pierre et Miquelon et pensionné par l'ancien gouvernement. Ce prêtre, qui a bien mérité de l'Etat par ses longs services, qui réunit par ailleurs des talents et des moeurs, a des droits à la succursale de Pléneuf ; aussi, le préfet demande-t-il qu'il soit nommé desservant principal de cette paroisse et que l'on nomme M. Hourdin à la paroisse d'Yvignac ». A ces observations, l'évêque répondit « que l'esprit de la paroisse et le voeu que ses habitants lui en ont manifesté, repoussent M. Bouguet qui n'est occupé que de médecine et de chirurgie et est devenu infirme, tandis que M. Hourdin, curé provisoire de Pléneuf, a pour lui le vœu des paroissiens et toutes les qualités nécessaires pour bien gouverner cette localité ».

On rencontre les appellations suivantes : Pluenot (en 1167), Pluenneut (vers 1330), Pleneuc (en 1356), Ploeneuc (en 1428), Plenent (en 1444), Plenneuc (en 1477), Pleunent (en 1480), Pleneuc (en 1510), Pleneuet (en 1536), Pleneuc (en 1569), Pleneult (au XVIème siècle), Pleneuf (en 1679), puis Pléneuf-Val-André suite au décret du 5 janvier 1965.

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

Note 1 : la commune de Pléneuf est formée des villages : La Ville-Pichard, la Boulais, le Petit-Pas, Vauclair, le Valandré, le Bourg-Neuf, la Vigne, la Motte, la Ville-Berneuf, le Pré-Mancel, la Fanouillère, les Rabais, Bien-y-Vient, le Clos-Grimault, Quinrouet, le Temple-au-Jard, la Vallée-d'Enhaut, le Bignon, Dahouet, le Menihy, le Cloître, les Galimènes, les Rues. Parmi les villages : Le Temple, dit Temple au Jard et indiqué en 1424 comme le Temple Rugeard, le cloître, le Minihy.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Pléneuf-Val-André : Noël Baillorge (de 1599 à 1606), Jean Le Moulnier (en 1606), Jean Rouësvy (vers 1617), Jean Carpier (de 1627 à 1642), Jacques Depais (de 1642 à 1659), Jacques de Pays (de 1652 à 1653), Pierre Rouxel (de 1660 à 1664), Pierre Valo (de 1664 à 1665), Mathurin Nicolas (vers 1667), Jean Rouault (de 1681 à 1697), Jean Charles Avril (de 1727 à 1763), .... Liste non exhaustive des vicaires de la commune de Pléneuf-Val-André : Jean Le Moulnier (de 1599 à 1606), Jean Pansard (de 1606 à 1627), Jean Pansard et Roland Rozé (de 1627 à 1633), Roland Rozé et Julien Pansard (de 1633 à 1659), Roland Rozé et Jacques Grimaud (de 1659 à 1665), Jacques Lemaître (de 1665 à 1681), Jacques Lemaître et Hyacinthe Gillet (de 1681 à 1697), René de la Goublay (en 1690), François Merpault et René Girard (de 1697 à 1726), Joseph Barbédienne (de 1726 à 1760), Pierre Bertrand (de 1760 à 1763), Jean Eveillard (de 1763 à 1780), François Hourdin (de 1780 à 1793), ... Prêtres originaires de Pléneuf-Val-André : Jean Rouenvy (en 1617), Julien Carlat (en 1675), Laurent Chouesmel, et Girard sieur Delisle, ainsi que François Merpault (en 1713), François d'Argaray de l'Oratoire, Jean Bourgault et Laurent Julo (en 1717), Jean Baptiste de la Goublaye de Nantois (en 1780).

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLENEUF-VAL-ANDRE

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1889-1895), oeuvre de l'architecte Le Guerrannic. En forme de croix latine, elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de trois travées à double arcature, un transept, un choeur avec bas côtés d'une travée à double arcature et chevet circulaire. Les bas côtés du choeur et les ailes sont terminés par des absidioles. L'édifice a été construit en granit de Ile-Grande, par MM. Corbin, entrepreneurs, sur les plans de M. Le Guerrannic. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 30 juin 1889 et la consécration le 9 août 1891. Les vitraux sont l'oeuvre de Laigneau (de Saint-Brieuc) et de Le Payan (de Paris). La chambre des cloches et la flèche ne sont édifiées qu'en 1895. Le clocher n'est terminé qu'en 1897. Les fresques et mosaïque datent de 1913 : les niches abritent six saints bretons : Charles de Blois, saint Corentin, saint Yves, saint Guénolé, saint Vincent Ferrier et sainte Osmane. L'église abrite une Pietà, en bois polychrome et datée du XVIème siècle. La chaire est due à Elie Le Goff (1895). On signalait jadis, une croix en ébène garnie d'argent renfermant des reliques de la Vraie Croix et portant le sceau de Mgr Caffarelli, et des reliques de saint Pierre et saint Paul, de saint Sébastien, et de saint Symphorien, à partir de 1867, époque du voyage de M. l'abbé Dobet-Desforges à Rome. A noter que la bénédiction de ces trois reliquaires avait fait l'objet d'une magnifique cérémonie le deuxième dimanche de septembre 1867 ;

Eglise de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

Nota 1 : l'emplacement de l'ancienne église était le terrain compris entre l'église actuelle et le mur de la cour du presbytère. A l'endroit même où se trouvait le portail a été érigé le Calvaire de Nantois, proche de l'entrée de l'ancien cimetière. M. Le chanoine Jaffrain, recteur, fit dresser, côté midi, une colonne formée des piliers de l'ancienne église et surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge. A l'intérieur de l'ancienne église, adossé à un retable Renaissance, se trouvait le maître-autel, en bois, avec ses deux anges adorateurs. Du côté de l'Evangile, on trouvait l'autel Notre-Dame, connu dans les siècles passés sous le nom de chapelle du Rosaire ou de la Ville-Brexelet, à proximité du banc et de l'enfeu des seigneurs du Guémadeuc. Du côté de l'Epître, se trouvait l'autel Saint-Sébastien. En haut, on voyait une voûte s'allongeant en plein cintre, dans sa partie inférieure, tandis que la partie supérieure se distinguait par un lambris. En bas, on remarquait un dallage inégal composait de tuile rouge et de nombreuses pierres tombales. Des relais de pierres formaient des sièges autour des murs de la nef. Ils seront enlevés en 1745, pour y mettre des "bancs jolis". Dix piliers en maçonnerie divisaient et soutenaient l'édifice. Ils seront remplacés en 1713 par autant d'autres, en beau granit bleu, à forme arrondie (oeuvre du maître maçon Gilles Bahier). Deux bas-côtés latéraux sont ajoutés en 1827, avec les matériaux provenant de la démolition des chapelles Saint-Sauveur au Vau-Madame, et Saint-Symphorien au Guémadeuc. De chaque côté d'une balustrade, se trouvaient les statues des saints patrons de la paroisse : saint Pierre et saint Paul. Sur divers piliers se trouvaient les statues de sainte Marguerite, sainte Philomène, saint Vincent-Ferrier, sainte Barbe invoquée contre la foudre, saint Michel, Notre-Dame de Bon-Retour, Notre-Dame d'Espérance, Notre-Dame des Sept-Douleurs face à la chaire, Notre-Dame des Doms, adossée à un pilier, à proximité de la chaire également. C'est au pied de cette dernière statue que les fidèles venaient chaque dimanche déposer leurs offrandes en nature (beurre, lard, lin, ..) pour être vendus après la grand'messe par les soins des trésoriers. Enfin, au centre de l'Eglise, du côté de l'Epître, se détachait un banc spécial : le banc des Fabriciens et Notables de la paroisse. Au commencement du XVIIIème siècle (vers 1713), le vieil édifice menaçait ruine (délibération du 12 février 1713). Le 8 septembre 1720, on reprend les délibérations du 12 février 1713 et du 20 août 1720 concernant la réparation et le rétablissement du pignon occidental de l'église. Les travaux commencent en 1720 et sont ordonnés par le Général de la paroisse, sous le rectorat de Mathurin Rouault, recteur. Au cours du XIXème siècle, diverses réparations d'entretien sont effectuées tant à la toiture qu'aux murailles et à l'intérieur de l'édifice, jusqu'au jour où après avoir été maintes fois dénoncée comme insuffisante et irréparable, son remplacement fut décidé. La démolition commence fin juin 1891. 

Nota 2 : Les sépultures dans l'ancienne église étaient assez nombreuses. Signalons notamment trois pierres tombales du XIVème siècle. Sur deux de ces pierres on reconnaissait des chevaliers armés de pied en cap, avec sur l'écu de l'un, un lion passant. La troisième pierre portait une croix accostée d'une croix et d'une rondache (elle était placée vis-à-vis du banc du seigneur du Guémadeuc, joignant le côté de l'Evangile). Cette pierre tombale représentait la "figure en portrait" d'un ancien seigneur du Guémadeuc, Jacques de Guémadeuc, sire Banneret du Guémadeuc, époux de Dame de Trévicar, décédé en 1524. Parmi les autres sépultures dans l'église mentionnons aussi celles de : - François Bouan, sieur de la Ville-Hatte et sa famille, qui avait trois pierres tombales en la nef, pour lesquelles il payait une pérée de froment (1651), - Sieur de Montaubvay, possesseur de la Ville-Pierre, et ses héritiers moyennant une pérée de froment : trois pierres tombales (1669), - Noëlle Labbé, dame de la Ville-Pierre, 55 ans, 11 avril 1673, - Messire Joseph Gautier, prêtre, 30 ans, originaire de Lamballe et chapelain de Nantois, 13 décembre 1748, - Demoiselle Hélène de la Goublaye, demoiselle de la Vigne, âgée de 40 ans, fille de Messire Toussaint René de la Goublaye, et de Dame Jacquette Oren, son épouse, seigneurs et dames de Nantois, après avoir reçu les sacrements, inhumés dans cette église, Chapelle du Rosaire, 6 novembre 1778, - Sieur de Cohaye de Mesnils, deux pierres tombales, - Noble Jean Rosé, âgé d'environ 72 ans, mort dans la communion de l'église, le 9ème de mai 1718, après avoir reçu dans sa maladie les sacrements de Pénitence, d'Eucharistie et d'Extrême Onction, - M. de la Motte-Rouge. M. et Mme de Ménorval, trois pierres tombales, en reconnaissance d'une fondation en froment, - les héritiers du feu sieur de Montauban, trois pierres tombales, et un "accoudouër" pour lesquels ils payent une pérée de froment (1693), - le Sieur Jacques Desmenil, deux pierres tombales pour lesquelles il doit payer et paye chaque année une pérée de froment (1693), - Julien Renault, sieur de la Salle, possède en la nef deux pierres tombales à cause de sa femme, Gillette Chouesmel, héritière de la dame de la Salle-Legallodec, une pierre tombale pour laquelle il doit payer et paye un "bouexeau" de froment (1693), - les héritiers de feu Maître Jan Rault, sieur de la Mare, deux pierres tombales moyennant deux pérées de froment chaque année (1693). A cette liste forcément incomplète, il faut ajouter les noms des recteurs, vicaires et prêtres de Pléneuf-Val-André, qui à part quelques exceptions étaient inhumés dans le saint lieu. Il existait jadis à Pléneuf-Val-André deux dévotions anciennes : la Confrérie du Saint-Rosaire et la Confrérie de Saint-Sébastien. La Confrérie du Saint-Rosaire est érigée par acte notarié le 19 avril 1626. Les trésoriers en charge ne trouvant rien de plus commode pour son institution que l'autel de la chapelle de la Ville-Brexelet, avaient chargé le nommé Labbé, l'un d'eux, d'en demander la permission et agrément à Dame Claude Le Métayer, veuve de Thomas du Fays, sieur de la Ville-Brexelet. A noter que cette chapelle, qui appartient d'abord à la maison Le Foll, passe à une branche cadette des Madeuc, puis au Du Lay, et enfin à la famille de la Goublaye de Nantois en 1677. La Confrérie de Saint-Sébastien est signalée, en l'année 1739, comme anciennement établie dans la paroisse. Un prévost de cette vieille Confrérie avait en charge de recueillir les aumônes pour l'entretien de son autel. On mentionne vers 1739, le nom de Paul Gouranton. En 1745, on trouve le nom de Claude Provost. Les habitants de Pléneuf invoquaient le saint Martyr contre les épidémies et contre la maladie des blés provenant de la rouille. Pendant longtemps l'autel de saint Sébastien fut l'autel privilégié (on y célébrait la messe des enterrements et les principaux services). Le dernier acte de concession est signé le 18 octobre 1848 (il porte la signature de Mgr Jacques Jean Le Mée, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier). A partir de 1854, ce privilège a été rattaché au maître-autel, et par la suite, la Confrérie a fini par disparaître. 

la chapelle de Nantois ou chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides (1689), fondée par Charles de la Goublaye et Marie Delpeuch, seigneur et dame de Nantois, du Tertre Pépin, de la Vigne-Tourniole, de la Ville-Brexelet, de la Ville-Tual, des Prédéro et de la Fontaine-Orin. Marie Delpeuch est la fille de Jacques Delpeuch et de Jeanne Jupehault. L'édifice actuel, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, date du XVIIème siècle. La chapelle est bénie le 7 juillet 1689. Marie Delpeuch, dame de Nantois, fonde en 1689 une chapellenie permettant d'entretenir un chapelain à domicile. Cette chapelle était jadis placée sous l'invocation de la Vierge et de saint Charles Borromée. On y trouve un fenestrage du XVème siècle. On y voyait jadis à l'extérieur un intéressant retable en beau tuffeau (commandé en Anjou et terminé le 24 mai 1689) d'où se détachaient les principales scènes de la Passion et le clocheton de pierre, aux arêtes à crochets, semblait appartenir à une période antérieure au corps de l'édifice. Parmi les statues, belle statue ancienne en bois de la sainte Vierge et en pierre de saint Charles Borromée. L'édifice actuel semble dater du XIXème siècle. En 1790, on trouve la nomination d'un chapelain : " Je veux et déclare présenter mon neveu René de la Goublaye pour desservir la chapelle de Notre-Dame de Toutes Aides, en la chapelle dudit Pléneuf dépendant de la maison de Nantois, conformément à l'intention des fondateurs portée dans ledit acte de fondation du 4 février 1688, au rapport de Gilles Gilet, notaire. Aussi pour en jouir de l'honoraire porté par Icelle et le présent en cette forme attendant la donner plus emple toutes fois et quantes. Ce deux juillet mil six cent nonante six. Signé : Marie Delpeuch du Tertre Pépin " ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : Villa et Chapelle Notre-Dame.

la chapelle Saint-Mathurin (1733-1788-1886-1938), dédiée à saint Mathurin et saint Briac. De plan rectangulaire, elle a été rebâtie en 1753, ainsi que l'indique l'inscription : F(UT) B(ATI) P(AR) M. J(OSEPH) H(OUDU) T(RÉSORIE)R 1753. Cette chapelle est initialement dédiée à saint Briac puis à saint Mathurin. Le retable, en bois polychrome et doré, date de 1733. Le tableau (1733), représentant la fuite en Egypte et situé au centre du retable, est l'oeuvre du peintre Le Moenne (ou Mouesne). La chapelle abrite les statues de saint Briac et de saint Mathurin. Mgr Caffarelli, évêque de Saint-Brieuc, accorda l'autorisation de célébrer la messe la première année du Concordat ;

la chapelle du Val-André (1896). En forme de croix latine, elle comprend une nef de quatre travées dont une avec tribune, un transept sur l'aile nord duquel s'ouvre une tribune, et un choeur sur lequel s'ouvre le choeur des religieuses. Elle a été construite par M. Eveillard, de Lamballe, sur les plans de M. Morvan. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 21 novembre 1896, celle de la chapelle terminée le 11 avril 1899. Elle abrite une statue moderne de saint Yves ;

la chapelle Notre-Dame de la Garde de Dahouët (1925-1926), oeuvre de l'architecte Auguste Courcoux. Edifice rectangulaire terminé par une abside à 5 pans plus étroite et moins haute que la nef. Il fut construit par M. Grémont, sur les plans de M. Courcoux et sous la direction de M. Hévin. Commencé le 18 mai 1925, la bénédiction de sa première pierre eut lieu le 9 août suivant et sa bénédiction le 8 août 1926 (R. Couffon). Elle fut consacrée le 1er juillet 1926 et dédiée à Notre-Dame de la Garde ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : chapelle Notre-Dame de la Garde..

la chapelle du Parc Charner (1865), construite par l'amiral Charner. L'amiral Victor Charner est né à Saint-Brieuc en 1797 et était chef d'état major de la Marine. Il est élevé à la dignité d'amiral de France, en 1864. Il meurt à Paris en 1869. Petit édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés construit par l'amiral en 1864 et bénit le 2 octobre 1865 sous le vocable de sainte Anne ;

l'ancienne chapelle de Saint-Symphorien, aujourd'hui disparue. Elle est dite en ruines en 1823 et démolie en 1827, en même temps que Saint-Sauveur, pour la construction des bas côtés de l'ancienne église. Elle se trouvait au lieu dit la Moinerie, près du Minihy et dépendait du Guémadeuc. La grève du Val-André était dite autrefois de Saint-Symphorien. On suppose que l'époque de sa construction doit remonter à celle du vieux château du Guémadeuc dont elle tenait lieu de chapelle domestique. Ses dimensions étaient de dix mètres de long sur dix mètres de large et d'environ six mètres de hauteur. Son unique nef était divisée sur chaque côté par trois piliers ronds en granit et entouré d'un cimetière. Nous lisons dans les archives paroissiales que cette chapelle, ainsi que celle de Saint-Mathurin, était en 1733 "appartenance de la Paroisse comme lui ayant été abandonnée par les anciens seigneurs du Guémadeuc". Dans une séance tenue en l'auditoire, le 23 avril 1743, le Général de la paroisse, reconnaissait que cet édifice avait un besoin urgent de chevrons. En 1768, le Général de paroisse inscrivait à son budget une dépense de quatre livres, seize sols pour l'achat de cordes et réfection de battants de cloches. Autrefois, lors des grandes sécheresses, on y accourait pour demander de la pluie au saint patron de la paroisse. Pendant la tourmente révolutionnaire, la chapelle Saint-Symphorien servait souvent de rendez-vous secret pour les cérémonies et offices du culte catholique ;

l'ancienne chapelle Saint-Briac, aujourd'hui disparue et située jadis sur un tertre en bordure de la route de la Ville-Berneuf. Elle était entourée d'un cimetière. Un testament de 1634, nous donne la preuve que chaque année, en plus des offices particuliers, on y célébrait une messe de fondation ;

l'ancienne chapelle Saint-Rieul, aujourd'hui disparue. Dans les environs se trouvent le Closset des Prêtres et le Champ de la Chapelle ;

l'ancienne chapelle Saint-Sauveur, dite aussi de la Trinité, détruite en 1827. Jadis attenante à la maison noble du Vaumadeuc ;

l'ancienne chapelle Saint-Michel du Verdelet, aujourd'hui détruite. Elle est encore mentionnée dans un aveu du Guemadeuc du XVIème siècle. C'était là le prieuré de la Roche-Tanguy, donné en 1132 par Jean, évêque de Saint-Brieuc, aux moines de Saint-Martin de Tours. La pointe en face du Verdelet s'appelle encore la pointe du Château Tanguy (R. Couffon) ;

 Ruines de la chapelle Saint-Jacques, près de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

l'oratoire de la Motte-Meurdel (XIème siècle - 1893), situé route de la Motte-Meurdel. Il s'agit du chef-lieu primitif de la seigneurie du Guémadeuc-Pléneuf. C'est au sommet de la motte que le recteur fait construire en 1893 une grotte-oratoire ;

l'oratoire Notre-Dame-de-la-Garde de Dahouët (1894-1966), situé au port de Dahouët. Cet oratoire honore la mémoire des gens de mer. La statue en granit de Notre-Dame, oeuvre d'Auguste Bourdais, date de 1966 ;

les anciennes croix, dont certaines ont disparu : la croix Baudot, la Croix de la Mare, les Croix Héliguen, la Croix Saint-Symphorien, la Croix de la Boulaie, la Croix Dom Jullian, la Croix Chandoisel (près de la Ville-Pichard), la Croix Mansel, la Croix des Rues, la Croix des Landes, la Croix du Four Chouesnel (sur la place), la Croix du Peyouët, la Croix de la Cadrie, la Croix de la Ville-Hatte, la Croix Verte, la Croix de Bienivient, la Croix du Temple, la Croix de la Ville-Bily, la Croix du Cloître, la Croix le Péchon, la Croix du Tertre, la Croix de la Ville-Berneuf, la Croix du Tertre de la Motte, etc ...

le château de Nantois (XVIIème siècle) qui a donné son nom à la famille de la Goublaye de Nantois. Cet édifice est construit peu avant 1685 par Charles de La Goublaye, sieur du Tertre-Pépin (de Saint-Alban). Le domaine de Nantois appartient en 1536 à Jacques de Lescouet. A noter qu'un château plus ancien, avec dépendances, fut créé en 1420 sur un bien dotal de Bienvenue de la Goublaye, qui avait épousé Ollivier de Lescouët, dont un fils, Rolland, était Grand Veneur et Grand Maître de l'Hôtel du roi Louis XI. En 1590, Nantois "fut assiégé par les Ligueurs, qui, ne pouvaient le prendre, y mirent le feu et l'incendièrent". Cette antique demeure resta dans un état lamentable jusqu'en 1636, date de la mort du dernier Lescouët. A ce moment, malgré l'opposition des parents de cette famille, Ollivier de la Goublaye obtint un retrait lignagier et devint propriétaire de Nantois. L'usufruitière étant la veuve d'Ollivier de Lescouët, Jeanne de Bréhant, Charles de la Goublaye ne rentra à Nantois qu'en 1671 ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : château de Nantois..

la maison de la communauté (1884-1886), située Place des Régates. L'édifice est construit en 1884 par la congrégation des Soeurs des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie. Il sert d'hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale, puis de maison de retraite après la Seconde Guerre mondiale. La chapelle de la communauté, oeuvre de l'architecte Morvan, date de 1898. On y trouve une fresque, oeuvre du peintre abbé Le Guen, qui date de 1919 ;

le manoir de la Ville-Pierre (XVIème siècle). Propriété successive de Rolland Chouesmel (en 1559), d'Amaury d'Andigné (de 1600 à 1670), de Mathurine Criquet, dame Marie de Cahideuc (de 1670 à 1684), de Amaury d'Andigné (de 1684 à 1690), de Pierre de Chemendy et Louise de Pérignoux (en 1690), Gillette Dutemple et Joseph Dutemple (de 1785 à 1797) ;

le manoir de la Ville-Nihon (XVI-XVIIème siècle), situé route de Saint-Alban. Propriété de François Madeuc en 1536. En 1689, le portail de la cour était marqué d'un écusson aux armes pleines du Guémadeuc, surmonté d'un casque, avec une forme de mitre au-dessus, au milieu de laquelle paraissait une "teste" d'homme pour timbre ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : manoir de Ville-Nihon.

le manoir de la Ville-Pichard (XV-XVIème et XVIIIème siècles). Propriété de Jean Juhel de Landehen (en 1500), de Jean Galodec (en 1576), Julien Roussel (en 1583). La demeure est inscrite au nom de descendants de ce dernier jusqu'en 1693. En 1729, on trouve les noms de Jean Sévère de Rieux, du marquis Charles d'Andigné, du marquis de la Moussaye. L'édifice avait été reconstruit au XVIIIème siècle ;

le manoir de Quinrouët ou Quenrouët (XVIIème siècle). Propriété d'Ollivier Guillard (en 1555), de demoiselle Marguerite Guillard, épouse de Guyon de Flot (en 1583), François Guichard (en 1778) ;

le manoir de Vauclair ou Vauclerc (XVIème siècle). La seigneurie du Vauclerc était tenue au XIVème siècle par les Madeuc, aux XVème et XVIème siècles par les de La Motte, et plus tard par les de Rieux, familles illustres du Penthièvre. Propriété de Christophe de La Motte en 1536. Dès 1436, cette seigneurie jouissait d'un droit de foire à la chapelle Saint-Jacques, privilège reconnu par lettre patente de Jehan, duc de Bretagne, concédant à Guyon de la Motte, seigneur de Vauclerc, "droit de foire en ladite chapelle estant es fiel dudict seigneur de Vauclerc pour en jouir luy et ses successeurs avec coutumes, devoirs, amendes et autres droits". Un aveu de 1554, lui concède des droits de bouteillage et autres droits de fondation, "celui de visiter et étalonner les mesures à l'assemblée qui se tient le dict jour à Saint-Jacques, autour de la chapelle". Un aveu de 1569, lui concède des droits d'enfeus, sépultures, chapelles, armoires, tombeaux, bancs et autres dans la chapelle Saint-Jacques. Lors d'un procès de 1746, les témoins déclarent que l'écusson d'argent "à trois barres de gueules engrêlées", qui étaient les armes pleines de la seigneurie du Vauclerc, étaient placés de temps immémorial près de la porte de la chapelle, et que les plaids généraux de la juridiction du Vauclerc se tenaient tous les ans et sans assignation près de la dite chapelle, la veille du jour de Saint-Jacques. Depuis la Révolution, la propriété a passé en diverses mains. A noter que le château de Vauclerc a longtemps été habité par la famille d'Anycan de Lépine (le frère de Mme d'Anycan, le général de Lourmel, aimait venir y passer ses différents congés) ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : château de Vauclair.

la maison de Bellevue (1759), où est né le général de la Motte Rouge en 1804 ;

la maison du Fraische (1716, 1758) ;

la ferme de la Vigne, où ont été réemployés des éléments de l'ancien manoir du XVIème siècle. Propriété successive de Perrot de la Houssaye (en 1422), Gillette du Boisjéhan (en 1440), Jean La Lorgeril (en 1480), François Millon, sieur de La Ville-Morel (en 1536 et 1538), Françoise de la Motte (en 1556), Bertrand de la Goublaye, sieur de Nantois (en 1600), Françoise de Colligny (en 1683), Charles de la Goublaye (en 1684), Marie Delpeuch, épouse de Charles de la Goublaye (en 1699) ;

l'Hôtel de Ville (1884), oeuvre de l'entrepreneur Corbin. L'édifice, qui s'appelait jadis le château le Rosmeur, a été construit par M. Foucaud, un banquier rennais. De 1919 à 1933, le bâtiment est transformé en hôtellerie par M. Bouguer, banquier originaire de Pléneuf-Val-André. Cet édifice est acheté en 1960 par la municipalité ;

le presbytère (1767), situé près de l'emplacement de l'ancienne église. Une inscription est gravée sur une pierre de granit au-dessus de la porte d'entrée "M.P.B.R.d.P. - 1767" (signifiant "Messire Pierre Bertrand, Recteur de Pléneuf"). Cet édifice remplace un autre, déclaré, le 8 mars 1716, inhabitable, et qui avait été exécuté par le maître maçon Gilles Bahier, au frais de la Fabrique, sur un terrain donné à la paroisse par les seigneurs du Guémadeuc. Après l'exil du Recteur, M. Pierre Bertrand, il est désaffecté de sa destination pendant toute la tourmente révolutionnaire et sert de caserne à un corps de troupe. Il est rendu à la Fabrique en vertu de la loi du 2 avril 1802 (18 Germinal an 10) et prolonger, après 1833, de huit mètres aux frais exclusifs de la Fabrique (registre des délibérations de 1833 : "d'après une autorisation spéciale de Mgr l'Evêque de Saint-Brieuc, le Conseil de Fabrique, vu que le Presbytère était trop petit pour loger convenablement le Clergé de la paroisse et les deux frères des Ecoles Chrétiennes qui doivent loger et prendre pension chez le Recteur, avons reconnu la nécessité d'agrandir le bâtiment"). En 1863, M. l'abbé Dobet-Desforges fait exécuter des réparations importantes et certains aménagements au bâtiment existant. On y voyait jadis une statue de la Vierge à l'Enfant du XVIIème siècle et sous le socle se lisait l'inscription "Messire Mathurin Nicolas, recteur de Pléneuf 1667" ;

les moulins à eau du Vauclair (au-dessous du près de l'Etang), du Vauclair (situé sur la Flora, près de Dahouët), de Madeuc (occupé autrefois par Emile Sorgnard), de la rivière du Pont-Gagnoux, de Nantois, des Rabeilles (sur la rivière qui vient de Saint-Rieul à la Ville-Bricaud) ;

les moulins à vent de Vauclair ou Vaucabé, de Guémadeuc, de la Vigne, de la Ville-Brexele ou Ville-Braxeley (d'après un aveu du sieur Bernard de la Goublaye daté de 1639), de la Motte-du-Meurdel (ainsi nommé dans un contrat de 1680), de la Ville-Tourniol, du Tertre-au-Roc (dépendant des moulins à eau de Madeuc et de Vauclair), de la Ville-Berneuf, des Erquerdes (entre Saint-Rieul et la Ville-Bricaud) ;

 Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : le lavoir.

A signaler aussi :

le cairn de la Ville-Pichard ;

les trois dolmens ; 

le corps de garde de la Guette (1746 - 1795), situé à la pointe de la Guette. Il est agrandi en 1795 ;

le souterrain de Quinrouët (âge du fer) ;

l'établissement de Dahouët (époque gallo-romaine) ;

les vestiges du camp romain de la Ville-Brexelet et de Bel-Orient ;

le port de Dahouët. Dahouet est cité dès 1419 (Archives des Côtes d'Armor, 1 E 312) et le havre de Dahouet dès 1501. Les navires de ce havre pêchaient sur les bancs de Terre-Neuve dès 1510 ;

Ville de Pléneuf-Val-André (Bretagne) : port de Dahouët.

l'ancien château du Cloître ou Clouestre. Certains historiens prétendent qu'il y aurait eu là, dans les siècles passés un monastère de moines. Après la destruction du château du Guémadeuc (en 1590), c'est là que durent se retirer, pendant quelques temps, les seigneurs du Guémadeuc. Etienne Baude, marquis de la Vieux-Ville, seigneur du Guémadeuc, y habitait en 1785 (A. D. E. 1809) ; 

l'ancien château de Guémadeuc, aujourd'hui disparu. Il a été plusieurs fois attaqué et pris par les Anglais. Le château est détruit à la suite d'un siège le 23 avril 1590 : "vers Pâques 1590, Michel Frotet de la Bardelière arriva par mer avec 300 royaux, de la poudre, des boulets et les deux plus grosses pièces de la ville de Saint-Malo... D'autre part, Mercoeur envoya un nombre égal de ligueurs lamballais, sous le commandement du capitaine Roy, pour agir de concert contre le château.... Ils établirent leurs positions sur le lieu dit Tertre du Minihy, Tertre Mulon, et de ce point dominant la forteresse, ils la battirent en brèche. Comme les assiégeants s'y précipitaient, la garnison y mit le feu....". Il ne reste aujourd'hui aucun vestige de l'antique château. Une certaine quantité de ses pierres sont entrées dans la construction des vieilles maisons de Dahouët et du nouveau château du Cloître. Une autre partie a servi à la réparation de la vieille église. La famille Guémadeuc s'est éteinte. Rolland de Guémadeuc fut chambellan de François II, et Françoise de Guémadeuc donna le jour à l'immortel cardinal de Richelieu. Le dernier seigneur du château fut Toussaint de Guémadeuc, baron de Blossac. La famille du Guémadeuc, tout en conservant le château n'y habitera plus après sa destruction en 1590. Très anciennement, les seigneurs se nommaient Madec ou Madeuc. Propriété de Rolland Madeuc en 1300 et de François Madeuc en 1536. Le domaine demeure dans la famille jusqu'en 1690, époque à laquelle Armand Jean, duc de Richelieu, fils de Marie Françoise, marquise de Pont-Courlay, le vend à François Berthelot, conseiller au Conseils du Roi. Par la suite, les possesseurs successifs sont : Etienne Berthelot, directeur général de l'artillerie (par donation de son père par contrat de mariage en 1689), Agnès Rioult Douilly, femme d'Etienne Berthelot (acquêt de son mari, en 1717), Armand Baudouin, maître des requêtes de l'Hôtel du Roi (héritier d'Agnès Rioult, son aïeule maternelle, en 1759), Etienne Baudes, marquis de la Vieux-Ville (acquêt des Créanciers unis de Armand Baudouin, en 1784), Elisabeth, marquise de Talhouet (An VI, 13 Fructidor. Licitation avec la Nation à cause de l'émigration de ses frères), Marquis de Talhouet et la Comtesse de la Grande Baronnie de Courteleux de Cantaleu (héritiers de leur mère, en 1814), Pierre Tueux, député (par acquêt en 1820), Fanny Tueux, dame Julou (héritière de son père en 1832), Monsieur Julou, son fils (héritier de sa mère), le Comte Louis d'Aubert (acquêt en 1800). L'auditoire du Guémadeuc est décrit dans un "minu" daté de 1759 : "Ledit seigneur affirme tenir pour l'exercice de sa juridiction un très ancien auditoire privatif à tous autres, réparé depuis peu à neuf, aux armes de Berthelot qui sont : d'azur au chevron d'argent, accompagné de 3 bezans d'or, 2 et 2. Ledit auditoire est situé au bourg, proche l'entrée du cimetière (actuellement près de la maison de Mme Hercouët). A proximité de la porte est un ancien poteau de justice avec ceps et collier, et s'y tiennent leurs audiences de ladite juridiction seule au jour de Lundy, de tout temps immémorial ". « On ne voit plus que l'emplacement, dans la paroisse de Pléneuf (Côtes-du-Nord), de ce berceau de l'illustre famille de Guémadeuc. Il fut à plusieurs reprises brûlé par les Anglais qui ont fréquenté assez souvent la côte, puis il fut entièrement détruit, à la suite des guerres de la Ligue. Cette terre avait été érigée en bannière par le duc Pierre II, en faveur de Thomas de Guémadeuc » (Bretagne contemporaine, t. III, Côtes-du-Nord, p. 18) ;

les autres anciennes demeures : - Bienlivient ou Bienyvient (propriété de Jean Le Feslé en 1472, Louis Déron, Laurent Paignon, Laurent Luzé, Jacques Thomas, - la Boulaye (propriété de Charles de la Motte en 1538, Jeanne Sévère de Rieux en 1729), - le Bourgneuf (propriété de Mathurine Gouyon en 1419, Guillaume Le Sénéchal en 1496, Guillaume Grimaud en 1555, Antoine des Ménils pour partie en 1639, le sieur Thomas du Bourgneuf en 1758, François Quintin, fils de François et de Louise Renault, en 1538), - Château Jolly ou Chastiaux Jolli (maison noble, voisine du Vaumadeuc et habitée en 1648 par Mathurine Le Moulnier), - Cloître ou Clouestre (consiste en manoir, maison et métairie noble avec moulin à vent ruiné par la foudre, en 1759, Jean Le Dosseur de Dampierre, y habitait en 1717, comme régisseur de tout le domaine), - Croix Baudot (métayers en 1655, Jacques l'Hostellier), - les Chastelets (propriété de Jean Galodec en 1576, de demoiselle Jeanne Marie Bouexel, épouse de Jean Jouannin, en 1713), - Croix Heliguen (propriété de François du Guémadeuc en 1558, Thomas Guémadeuc en 1585, Agnès Riout Douilly Masières et Colombier en 1722), - Denoual (propriété de Françoise Guémadeuc en 1538), - Galimènes (propriété de la famille Guémadeuc), - Havre de Dahouet (aveu, en 1636, par Antoine Héliguen, pour un jardin avec maison et colombier, afféagement en 1638 à François Denis, sieur de la Vallée), - La Haye des Menils (minu et aveu de Jean  Gallodec en 1539, et de Julien Regnault en 1639), - La Motte (aveu et mini en 1428 par Rolland de Houssaye, puis propriété de la famille Guémadeuc), - La Porte ou ferme du Guémadeuc (en 1655, Jean Carla est fermier), - La Salle (maison située au bourg et habitait en 1506 par Guillaume Chouesmel, seigneur de la Ville-Pierre), - La Maison Neuve (habitée en 1724 par Pierre Quintin), - Maison de la Noë ou Noës (propriété de Jean Bourgaud en 1690, Jean Lévêque en 1758), - Peillac (faisait partis jadis du domaine du Guémadeuc, Jacques Barbedienne était fermier en 1655), - Pont Gagnou (propriété d'Agnès Riout Douilly en 1722), - Rabeix ou les Rabeilles (propriété de Françoise du Foix en 1583, Claude Le Borgne en 1654, Catherine du Foix en 1673, Françoise du Foix en 1683, Suzanne Le Borgne en 1738, François d'Argaray de St Vreguet en 1758), - Salines de Dahouët (aveu rendu en 1538 par la famille Dandigné, maison acquise d'Antoine de la Chapelle, sieur des Moulins), - Ville Bricaud (propriété de Thomas du Guémadeuc en 1585), - Ville Brexelet (en 1583, vente de la Ville Brexelet, saisie sur Claude du Fay, et adjugée à Charles de la Goublaye, sieur du Tertre Pepin, pour 2200 livres, et propriété de Marie Delpuech en 1693), - Ville Madeleine (propriété en 1661 de Yves Labbé sieur de la Ville Bricaud, dont l'héritière fut Noelle Labbé, sa soeur, dame de la Ville Brexelet. A noter que, en 1639, Marie des Menils avait présenté un aveu pour le manoir et les terres de la Ville Madeleine), - Ville Rault (propriété de Nicolas Maduc en 1480, François Millon en 1538, Françoise de la Motte en 1556), - Vaumadeuc (domaine du Guémadeuc, avec chapelle Saint-Sauveur, colombier, ..), - Tertre Horo (propriété de Thomas de Langon en 1424, Françoise du Guémadeuc en 1558, Agnès Riout-Douilly en 1722), - Trégot (propriété de Guillaume Rogon en 1538, Laurent Mayot en 1684) ;

 Château de Bien-Assis, près de Pléneuf-Val-André (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLENEUF-VAL-ANDRE

Le château de Guémadeuc appartient en 1300 à Rolland Madeuc. Pierre II érige cette seigneurie en bannière, en 1451, en faveur de Thomas de Guémadeuc. Rolland, son fils, chambellan du duc François II, épouse, en 1460, Isabeau Goyon. Rolland de Guémadeuc épouse Péronnelle de Coëtquen, fille de Jean de Coëtquen, grand-maître de Bretagne. Jacquemine est mariée à Alain du Cambout, et Thomas, grand écuyer de Bretagne, à Jacquemine de Beaumanoir. Françoise de Guémadeuc épouse François de Vigneron, dont elle a Armand, duc de Richelieu. Au XVIIème siècle, la seigneurie de Pléneuf (Pléneuf-Val-André) passe à la famille Richelieu, qui la vend à des financiers, les Berthelot de Pléneuf. Le château de Guémadeuc possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à M. Baudouin de Guémadeuc avant la Révolution. La seigneurie passe ensuite entre les mains de la famille Baude de la Vieuville. Les sénéchaux du Guémadeuc sont : le sieur Micault en 1710, le sieur de la Ville-Etienne et juge en 1720, le sieur de la Goublaye et juge en 1729, le sieur de Lancelot et juge en 1737, etc.. Les procureurs fiscaux sont : Maître André Raoult en 1660, Julien Lévêque en 1710, Rolland Chouesmel en 1729, sieur de Saint-Vreguet d'Argaray en 1749 et Toussaint Gicquel de 1771 à 1782. Les notaires sont : Noël Quintin et Julien Lévêque en 1736, Beurrier et Gallet en 1770, Bellanger et Genty en 1776. Les greffiers sont Julien Lévêque en 1710 et Toussaint Gicquel en 1720. En 1559, nous trouvons le nom de Maître Le Roux, Procureur au Présidial.

Guémadeuc (de), olim Madeuc, sr. et châtelain de Guémadeuc, en 1451, en Pléneuf (aujourd'hui Pléneuf-Val-André), — baron de Callac et sr. de Cadoudal, en Plumelec, — de la Tourniole, en Pleudihen, — de l'Estourbillonnaye, en Ercé, près de Gosné, — de Trévécar, en Escoublac, — vicomte de Rezé, paroisse de ce nom, — sr. de la Roche-Ballue, en Bouguenais, — de Blossac, en Goven, — de Crenolle, en Plessala, — baron de Pont-l'Abbé, — sr. de la Vigne, en Plurien, — de la Vannerie, en Haute-Goulaine. Ancienne extraction chevaleresque. (Arrêt du 26 juillet 1670). — Quatorze générations en 1670. — Réformes et montres de 1423 à 1478, en Pléneuf, évêché de Saint-Brieuc, et Pleudihen, évêché de Dol. Blason : De sable, au léopard d'argent, accompagné de six coquilles de même, 3, 3. (Sceau de 1276). Illustrations : Olivier Madeuc est nommé avec Alain d'Angoulvent, Guillaume Hersart et Rolland Kaergoët, écuyers, dans une procuration datée de Limisso, en avril 1249. (Charte de Nymoc.) — Rolland ratifie le traité de Guérande en 1381. — Autre Rolland, chevalier de l'Hermine en 1454, et chambellan du duc Pierre II. — Plusieurs gouverneurs de Fougères, Ploërmel et Saint-Malo, dont l'un député de la noblesse aux Etats généraux de 1614. — Armand-Jean-François, lieutenant au régiment du Roi, tué à Nerwinde en 1693. — Sept chevaliers de l'ordre du Roi (dont Thomas, père de Suzanne). (Voir Chevaliers bretons de Saint-Michel, pp. 167 et suiv.). — Sébastien, d'abord aumônier de la Reine, puis abbé de Saint-Germain-des-Prés, et enfin évêque de Saint-Malo, de 1671 à sa mort, en 1702. — Suzanne, soeur du précédent, prieure de Locmaria, puis première abbesse du Mont-Cassin. — N..., aussi abbesse du Mont-Cassin, après sa soeur Suzanne. La branche aînée fondue en 1626 dans Vignerot de Pontcourlay, dont les enfants furent substitués aux nom et armes du Plessis-Richelieu ; — celle de Crenolle dans Quengo, dès 1464, par le mariage de Béatrix Madeuc avec Rolland du Quengo. La maison de Guémadeuc est déclarée par du Paz très noble, grande et ancienne. On peut en juger par ses alliances avec les Briquebec, en 1300, — Penhoët, 1330, — Combourg, 1338, — Gouyon-Matignon, — Kerimel, — Budes, — Montbourcher, — Péan, — Villeblanche, — Coëtlogon, — Rostrenen, — Quélénec, — Coëtquen, — Sévigné, — Beaumanoir, — du Besso, — Breil de Pontbriant, — Kersauson, — Parcevaux, — Ruellan, etc., etc. [Histoire généalogique des Budes). «Thomas, sr. de Guémadeuc, de Québriac, etc., vicomte de Rezé, baron de Blossac, etc., grand  escuier de Bretagne, épousa Jacquemine de Beaumanoir, fille de Jacques, vicomte de Besso, et de Jeanne du Quélénec, sa deuxième femme, dont : Toussaint, sr. du Guémadeuc, mort sans enfants. — Thomas, — Marguerite, qui épousa : 1° le sr. de la Charronnière, et 2° Charles de Boucherolles, baron de Hergueville ; — Jacquemine, mariée à René du Breil, sr. de Pontbriant et du Pin ; — Suzanne, mariée 1° à François de Kersauson, dont René, sr. de Kersauson, tué au siège de Saint-Omer,  en 1638 ; — 2° à Alain de Parcevaux, sr. de Mézarnou, dont Françoise, dame de Mezarnou, femme de René Barbier, marquis de Kergean ; — 3° à Jean de Kerliver, sans enfants. Thomas, sr. de Guémadeuc, etc., baron de Blossac, vicomte de Rezé, etc., se maria avec Jeanne Ruelan, fille de Gilles, sr. du Rocher Portal, et de Françoise de Nicolaïs, et soeur aînée de la duchesse de Brissac. Marie-Françoise, dame de Guémadeuc et de Québriac, baronne de Blossac, vicomtesse de Rezé, fille unique, a hérité encore, à cause d'Hélène de Beaumanoir, marquise d'Acigné, sa cousine, des baronnies de Pont et de Rostrenen, de la vicomté du Fou, des seigneuries du Quélénec, etc. Elle a épousé en premières noces François de Vignerot, marquis de Pontcourlay, chevalier de l'ordre du Roi, général des galères de France, et en deuxièmes noces Charles de Grossode, marquis d'Orouet, sr. des Pesselières, gouverneur de Fougères ; de ce second lit, elle a eu des enfants morts jeunes, et du premier sont nés : Armand de Vignerot, dit du Plessis de Richelieu, duc de Richelieu, pair et général des galères de France, le marquis et l'abbé de Richelieu, etc., etc. » (Généalogie des Budes, par Le Laboureur, pp. 67 et 68).

Deux autres seigneuries se partagent la paroisse : Vaucler-la-Vigne et la Ville-Brexelet. La seigneurie de Vaucler avait un droit de justice et tenait des plaids généraux tous les ans à la chapelle Saint-Jacques. Un acte en date du 12 mai 1688, nous révèle l'existence de "cour et juridiction de la Ville-Brexelet". 

Lors de la réformation du 11 juillet 1427, plusieurs nobles de Pléneuf sont mentionnés : Roland Madeuc, Guy Bouetel, Charles Madeuc, Olivier de La Vigne et son fils, Hamon de Lesblay, Johan de La Vigne, Olivier Heliguen, Guillaume Juhel, Johan Juhel, Olivier de La Chappelle, Guillaume Morven, Roland Heliguen, Louis Thomas et Roland Gourhant. Guillaume Lision et Johan Oliveric se disent nobles.

Lors de la réformation du 4 juin 1444, plusieurs nobles de Pléneuf sont mentionnés : Guillaume Morvan, Jean Oliveric, Roland Heliguen, Johannet Gourhan, Geffroy de Queleneuc, Jean de La Cour, Olivier de La Chapelle, Louis Thomas, Guillo de Souteville, Roland Madec, Lancelot Goueon, Olive de Kermelo, Honorée de Montboucher (dame de La Vigne), Julienne de La Vigne, Jeanne Garrouet, Simon Heligan, Louis Thomas, Jean Tortebarbe, Julien Guyomar, Rolande La Blay, Théphaine de Lescouet, Macet Juhel, Olivier de La Goublaye.

Lors de la réformation du 9 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Pléneuf sont mentionnées : Le Guémadeuc, Le Vaumadeuc, La Ville-Nihon, Le Cloître, Peillac, La Motte et Château-Jolly (à François Madeuc, sieur de Guémadeuc), Le Vauclair, La Boulaie, La Cour, La Ville-Sonnes et Les Rues (à Christophe de La Motte, sieur du Vauclair et de L'Orfeil), La Vigne (à François Millon, sieur de La Ville-Morel), La Ville-Brexelet (à Mathurine Madeuc), Nantois (à Jacques de Lescouet, sieur de La Moguelaye), La Ville-Madeleine (à Jacques Poullain et son épouse, fille de Guillaume Le Gallays), Le Vau-Bailay et Le Menchyl (au sieur de Bien-Assis en Erquy), La Ville-Hatte (à un nommé Helygan ou Heligan) et Trégo.

Déclaration en 1674 des maisons, rentes, "afféagements" possédés par des gentilshommes de la paroisse de Pléneuf : - le seigneur duc de Vendôme et de Penthièvre (différents héritages), - Noble et puissante dame Françoise de Guémadeuc, dame d'Auray et du Pont Courlay (le château de Guémadeuc et domaine), - Noble dame Pélargie de Rieux (le Vauclair, les métairies du Bourg, de la Ville-Pichard, de la Boulaye et autres), - Jean Dufay, sieur de la Ville-Bouexel, et de la Ville-Brexelet (le manoir et ses dépendances), - Ecuyer Dufay, sieur de Rieux (différentes propriétés), - Famille de la Goublaye de Nantois (différentes propriétés), - Jeanne de Bréhand, à titre d'usufruit (maison et métairie de Nanté), - Enfants mineurs Bouan de la Ville-Hatte (le Vaubelet et dépendances), - Sieur Commandeur de la Guerche et des Noës (un fief appelé le Temple), - les religieux Carmes du Guido (des dîmes), - Ecuyer Jean Bouan, sieur de la Noë (fait sa résidence audit Pléneuf où il ne possède aucun héritage noble). Liste des gens qui n'ont pas la qualité de nobles, mais qui possèdent des héritages nobles : - Marie de Menehy (Quenrouët, la Ville-Madeleine), - Mathurin Nicolas Chouesmel (le Pourpry et quelques maisons nobles), - Jean Bouxel (les Châtelets), - Pierre Depais, recteur de Lanfains (Trégo). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 17 nobles de Pléneuf (-Val-André) :

Olivier CHANU (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume DAVY (1,5 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume DE SAINCT MELOIR : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan GOURHANT (1 livre de revenu) ;

Mathelin JUHEL (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Roland KERMOUET (3 livres de revenu) ;

Olivier LE GALLAES (10 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Julien LISION (5 livres de revenu) ;

Pierre LISION (5 livres de revenu) ;

Bertrand MADEUC (240 livres de revenu) ;

Gilles MADEUC (80 livres de revenu) ;

Bertrand MADEUC de Villeruhio (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Lancelot MADEUC (240 livres de revenu) ;

Roland MADEUC de Guémadeuc (2000 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Jehan OLLIVOIT (5 livres de revenu) ;

Roland OLLIVOIT (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Agaesse DE LA VIGNE (1 livre de revenu) ;

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