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PONT-CROIX

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La commune de Pont-Croix (bzh.gif (80 octets) Pont-e-Kroaz) est chef lieu de canton. Pont-Croix dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONT-CROIX

Pont-Croix vient du breton « pont » (pont) et « kroaz » (croix).

Pont-Croix est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plogoff. La ville féodale est édifiée à partir du XIème siècle, sur une butte de la rive droite du Goyen. Pont-Croix était autrefois une trève de Beuzec-Cap-Sizun et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. A noter que l'abbaye de Landévennec aurait eu en ce lieu des possessions qui lui auraient été enlevées par la Maison de Rosmadec à la fin du XVIème siècle.

Les premières mentions de Pont-Croix se rencontrent au XIIIème siècle, avec l'édification d'un château fort pour Sinquin de Pont-Croix. Pont-Croix appartient alors aux seigneurs de Pont-Croix, vassal du duc de Bretagne et dont le château disparaît au XIVème siècle. Le seul et dernier seigneur connu de cette lignée est Sinquin de Pont-Croix dont l'une des filles, Pleslou, héritière du fief, fait entrer Pont-Croix dans la seigneurie de Landudec par son mariage avec Alain de Tyvarlan. En 1384, Alix de Tyvarlan, héritière à son tour, épouse en 1391 Jean Ier de Rosmadec (famille originaire de Telgruc). La lignée des Rosmadec va régner sur Pont-Croix jusqu'au XVIIIème siècle. 

La seigneurie de Pont-Croix était une ancienne châtellenie possédant un droit de basse, moyenne et basse justice, puis un marquisat à partir de février 1719 en faveur de René-Alexis Le Sénéchal, comte de Carcado, lieutenant général des Armées du Roi (à noter que la terre de Rosmadec, située dans la paroisse de Telgruc, est érigée en marquisat, en 1608 pour Sébastien de Rosmadec, confirmé en 1719). Le marquisat de Pont-Croix est acquis, en 1756, par Mme la comtesse de Folcalquier.

Mis à sac par Guy Eder de La Fontenelle durant les troubles de la Ligue, en 1597, Pont-Croix est érigé en commune et en paroisse à la Révolution. Son territoire est agrandi en 1947 du quartier de Keridreuff, au détriment de Plouhinec.

On rencontre les appellations suivantes : Pontecrois (1306), Pons Crucis (en 1309), Ponte Croix (en 1410).

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PATRIMOINE de PONT-CROIX

la collégiale Notre-Dame-de-Roscudon (vers 1240-1250), édifiée, semble-t-il, par Auffray Le Guirec (à confirmer). L'église est restaurée en 1893-1898 (sous la direction de M. Just Lisch et P. Gout, par l'entrepreneur Arthur Lemoine) et en 1999-2001. L'église originelle était romane. Elle comprenait la nef actuelle avec ses huit travées et ses bas-côtés, un transept, un choeur de quatre travées avec des bas-côtés doubles se terminant par un mur de chevet droit. L'église primitive n'avait pas de flèche, mais une simple tour-lanterne. Vers 1290, Sinquin de Pont-Croix, fondateur de l'église, fait modifier la partie haute du pignon ouest, agrandir le choeur de deux travées supplémentaires et bâtir du côté sud du choeur la chapelle du Rosaire (le portrait de Sinquin offrant à la Vierge l'édifice ainsi agrandi figurait dans la maîtresse vitre suivant enquête du 8 décembre 1403). En 1391, Jean Ier de Rosmadec fait construire le porche monumental. Jean II de Rosmadec et son épouse Jeanne Thomelin font ériger une flèche vers 1440-1450 et la chapelle des fonts baptismaux. Entre 1528 et 1544, Alain II de Rosmadec et Jeanne du Chastel allongent le choeur d'une travée supplémentaire et fait transformer le chevet droit en chevet polygonal (une bulle d'indulgences avait été accordée le 14 décembre 1520). La façade ouest est remaniée et la sacristie est reconstruite au XVIIIème siècle. Le porche méridional du transept date du XVème siècle. Le clocher date de 1450. La chaire à prêcher date de 1724 : elle est décorée de quatre panneaux représentant des scènes de la vie de la Sainte Vierge. La tribune d'orgues date du XVIème siècle. La cuve baptismale avec baldaquin date du XVIIème siècle. Le vitrail, situé au sud de la chapelle du Rosaire, retrace des scènes de la vie de Jésus. La Cène, groupe sculpté d'après Pieter Coecke von Alost, date du XVIème siècle (vers 1595). La "Vierge de Pitié" date du XVIème siècle : elle est restaurée en 1688 par Pierre ou Paul de La Haye. Les retables de sainte Anne et de saint Pierre, oeuvre de Jean et Pierre Le Déan (de Quimper), datent de 1672-1673. L'autel Saint-Joseph, en pierre, porte les armes de Jean Le Rougeart de Loquéran et de sa femme Jeanne Le Doulce, mariés le 13 octobre 1516. La boite aux saintes huiles en argent a été commandée en 1677-1678 à Joseph Bernard. Un ciboire, daté de 1703, porte le poinçon de l'orfèvre quimpérois D. Fréron. La croix en cuivre date de la fin du XVème siècle. On y voit des débris de vitraux anciens avec portraits d'Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel ;

Voir Description de l'église de Pont-Croix en 1896.

la chapelle Saint-Vincent (1904), édifiée à l'emplacement de l'ancienne chapelle des Ursulines (1720). Elle est édifiée en granit dans un style néo-roman. Il s'agit de la chapelle du séminaire due aux plans du chanoine Abgrall (1846-1926). L'édifice, qui date de 1904, comprend un vaisseau de quatre travées avec bas-côtés, terminé par un chevet semi-circulaire. Au droit de la quatrième travée, sur les bas-côtés, s'ouvrent deux chapelles en ailes avec chevets en hémicycle. Dans les bas-côtés de la nef, à l'aplomb de chaque travée, se trouvent des murs de refend formant chapelles latérales avec triplet éclairant chacun des autels. Les orgues datent de 1850 ;

l'ancienne chapelle de l'école Notre-Dame de Roscudon. Il s'agit, en fait, d'une salle rectangulaire de l'immeuble ;

l'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Il s'agissait, en fait, de la chapelle de l'ancien hôpital ;

l'ancienne chapelle de la Madeleine, aujourd'hui disparue. Il s'agissait de la chapelle de l'ancien cimetière qui avait été presque entièrement reconstruite en 1654 et 1655 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et signalée en 1517 et en 1566, au bord du chemin Saint-Guénolé ;

plusieurs croix : Kergroaz (XVIIème siècle), Lannéon (XIXème siècle), la croix de la rue Pellé (1806, 1910), la croix située au cimetière de Pont-Croix (1883) ;

le couvent des Ursulines, fondé en 1654 par Sébastien de Rosmadec. Lorsque les Ursulines s'établissent à Pont-Croix en 1652, leur couvent se compose d'un bâtiment en équerre ayant une façade et un escalier en pierre de taille. Le premier niveau est constitué d'un cloître fait d'arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés. Une chapelle, une grande cour, trois vergers et deux jardins complètent alors ce bâtiment. En 1822 est instauré le Petit Séminaire de Pont-Croix, placé dans les murs de l'ancien couvent des Ursulines. Le fondateur du Petit Séminaire Saint Vincent est l'abbé Le Coz. Compte tenu de sa vétusté, sa transformation en école en 1822 entraîne des travaux de restauration et d'adaptation. En 1829, l'effectif atteint 247 élèves. En 1843, l'effectif est de 320 élèves. Les travaux d'agrandissement des bâtiments ne commencent qu'en 1831, grâce à une donation du directeur de l'établissement, l'abbé Le Coz. En 1858, sous l'abbé Pouliquen, une conciergerie, des parloirs et une vaste porte d'entrée sont construits. Face à l'affluence des élèves, la cour intérieure est élargie et l'aile Ouest est construite en 1865. Le nouvel édifice à trois étages permet d'aménager trois grands dortoirs et des chambres de professeurs. En 1875, l'abbé Le Moign fait bâtir l'aile Nord avec un étage et un grenier. Enfin, en 1890, un niveau est ajouté à l'aile Nord et à l'aile Est. La rupture unilatéral du Concordat suivie de la Loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat (en 1905), provoque la fermeture de l'établissement, ce qui amène le 29 janvier 1907, le transfert des élèves à Quimper. Durant la guerre de 1914-1918, le Petit Séminaire est réquisitionné comme hôpital temporaire. Les premiers réaménagements du XXème siècle concernent le préau des Grands dont une partie est transformée en salle des fêtes en 1926-1927. Un chantier de grands travaux débute en 1933 : un étage est ajouté à chacune des deux ailes, entraînant la réfection des toitures, ce qui permet de créer deux niveaux de dortoirs. D'autre part, un nouveau bâtiment est construit dans la cour des Grands, selon les plans des architectes Chaussepied et Pineau : il permet d'accueillir une étude et deux classes supplémentaires. En juillet 1940, les Allemands s'installent dans une importante partie de l'établissement (la salle des fêtes, la cour des Grands, l'étude et les classes neuves, les trois grands dortoirs de l'aile Ouest). L'étude des Grands est alors transformée en cantine et une cour est aménagée pour les élèves derrière l'aile Nord (il y a donc trois cours au Petit Séminaire après le départ des Allemands). Après la guerre, les arcades du cloître sont vitrées et dans les années 60, les derniers aménagements ont pour but d'améliorer le confort (installation du chauffage central) et de favoriser la pratique du sport. En 1996, la commune de Pont-Croix fait l'acquisition d'une partie des terres et des locaux annexes de l'ancien Petit Séminaire qui ont été réhabilitées ensuite en Espace Culturel 

le marquisat, situé rue de la Prison. Il est érigé à la fin du XVIème siècle pour servir de siège à la juridiction de Pont-Croix ;

la fontaine Notre-Dame-de-Roscudon, reconstruite en 1858. Elle est signalée avant le XVIIème siècle, et détruite en 1792. Notre-Dame de Rescudon est invoquée pour la guérison des maux de la vue ;

la fontaine-lavoir de la Croix (1792) ;

la maison Marquisat (vers 1500-1550), propriété successive des familles Rosmadec, Tréhot (en 1786), Canisy, Gigaud (en 1837). Elle a également été nommée "maison prébendale" ;

le manoir de Trémaria (XVIème siècle) ;

le manoir de Portz Lesguenn, édifié en 1556 et situé 11, place de l'église. Il est offert à l'église par Guillaume de Rosmadec, prêtre ; 

le manoir du marquis de Laporte Vezins, de Le Songar, situé 12, rue des partisans ;

l'ancienne maison prébendale, située 1, rue Victor Hugo et dépendant au XVème siècle de la collégiale Notre-Dame de Roscudon. Elle est ensuite transformée en gendarmerie. Au XVIIIème siècle, elle est la propriété du marquis de Rospiec de Trévien ;

une maison (1673), située sur les rives du Goyen et qui devient par la suite la maison des douaniers ;

l'ancien séchoir du séminaire (1878) ;

6 moulins dont les moulins à vent de Saguensceau, de Lannéen, de Tréfest et les moulins à eau de Lespoul, Vert, de Saguensceau ;

A signaler aussi :

la stèle Saint-Hilarion (âge du fer) ;

le pavement de la villa de Kervénennec (40-30 avant Jésus-Christ) ;

la grande Rue et la petite Rue ;

les halles érigées en 1652 ont été détruites en 1949 .

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ANCIENNE NOBLESSE de PONT-CROIX

(à compléter)

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