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PONT-CROIX

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La commune de Pont-Croix (bzh.gif (80 octets) Pont-e-Kroaz) est chef lieu de canton. Pont-Croix dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONT-CROIX

Pont-Croix vient du breton « pont » (pont) et « kroaz » (croix).

Pont-Croix est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plogoff. La ville féodale est édifiée à partir du XIème siècle, sur une butte de la rive droite du Goyen. Pont-Croix était autrefois une trève de Beuzec-Cap-Sizun et dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. A noter que l'abbaye de Landévennec aurait eu en ce lieu des possessions qui lui auraient été enlevées par la Maison de Rosmadec à la fin du XVIème siècle.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

Les premières mentions de Pont-Croix se rencontrent au XIIIème siècle, avec l'édification d'un château fort pour Sinquin de Pont-Croix. Pont-Croix appartient alors aux seigneurs de Pont-Croix, vassal du duc de Bretagne et dont le château disparaît au XIVème siècle. Le seul et dernier seigneur connu de cette lignée est Sinquin de Pont-Croix dont l'une des filles, Pleslou, héritière du fief, fait entrer Pont-Croix dans la seigneurie de Landudec par son mariage avec Alain de Tyvarlan. En 1384, Alix de Tyvarlan, héritière à son tour, épouse en 1391 Jean Ier de Rosmadec (famille originaire de Telgruc). La lignée des Rosmadec va régner sur Pont-Croix jusqu'au XVIIIème siècle.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

La seigneurie de Pont-Croix était une ancienne châtellenie possédant un droit de basse, moyenne et basse justice, puis un marquisat à partir de février 1719 en faveur de René-Alexis Le Sénéchal, comte de Carcado, lieutenant général des Armées du Roi (à noter que la terre de Rosmadec, située dans la paroisse de Telgruc, est érigée en marquisat, en 1608 pour Sébastien de Rosmadec, confirmé en 1719). Le marquisat de Pont-Croix est acquis, en 1756, par Mme la comtesse de Folcalquier.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

Mis à sac par Guy Eder de La Fontenelle durant les troubles de la Ligue, en 1597, Pont-Croix est érigé en commune et en paroisse à la Révolution. Son territoire est agrandi en 1947 du quartier de Keridreuff, au détriment de Plouhinec.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

On rencontre les appellations suivantes : Pontecrois (1306), Pons Crucis (en 1309), Ponte Croix (en 1410).

Note 1 : Pont-Croix est une des anciennes villes de Bretagne et compte parmi ses seigneurs et bienfaiteurs les sires de Rosmadec-Tyvarlen. Assise, en quelque sorte, sur le versant Sud du coteau pittoresque de Lannéon, cette petite ville est baignée par les eaux de la rive droite du Goyen. Les maisons et les jardins, bâtis en amphithéâtre, se groupent gracieusement autour de sa belle église romane-gothique et de son élégant clocher, qui les couvrent de leur ombre. Pont-Croix regarde en face, au Sud, le clocher de Plouhinec, et le versant Nord de cette paroisse, couvert, au printemps, de landes et de genêts fleuris, et descendant jusqu'à la rive gauche de la rivière du Goyen. A l'Est, c'est la riante plaine de Guizec ; ce sont les vastes prairies du manoir de Tréfrest, toujours vertes, arrosées qu'elles sont par de nombreux ruisseaux.Au Nord-Est, c'est le château de Tréfrest lui-même, autrefois manoir féodal, avec ses grands arbres séculaires, ses longues allées ombreuses, et son vieux colombier seigneurial.Au Nord, c'est le calvaire, dit la croix, érigé sur une place murée et entourée d'arbres élevés, où, tous les ans, on dresse un reposoir, le premier dimanche de la Fête-Dieu.Au Nord-Ouest, près de la gare du chemin de fer, c'est le nouveau cimetière, où l'on accède par une avenue bordée de marronniers. On y a tracé de larges allées qui, ainsi que les tombes, sont entretenues avec un soin qui témoigne du pieux respect de la paroisse de Pont-Croix pour les morts. Au milieu, se trouve une remarquable croix en Kersanton, haute de plusieurs mètres ; elle y a été placée, en 1885, grâce aux dons volontaires de tous les habitants. On y lit sur le socle cette inscription latine : Unanimes posuerunt ; elle domine toute la ville, et dit aux chrétiens : In cruce salus : dans la croix est le salut.On peut donc le dire, en vérité : si, en dehors de son église, de son clocher et de sa grande place, Pont-Croix n'offre, à l'intérieur, rien de remarquable, ses environs sont agréables, variés et pittoresques (A. Téphany)

Note 2 : La paroisse de Pont-Croix possédait jadis une école libre dirigée, depuis plusieurs années, par les Filles du Saint-Esprit de Saint-Brieuc. Elle a été fondée, au mois de Mai 1862. Cette fondation a été faite par Melle Victorine Le Bris-Durest, et les nouvelles classes, dues à la générosité de Melle Céline Le Bris-Durest, ont été construites en 1889-1890. La bénédiction solennelle a eu lieu, le 9 Juin 1890 ; elle a été faite par M. le Curé-Doyen de Pont-Croix, en présence d'un nombreux clergé et d'un grand nombre de personnes venues pour témoigner par leur présence leur sympathie pour cette école. Comme au monastère des anciennes Ursulines, on y reçoit les jeunes filles non seulement de la paroisse, mais aussi celles des environs.

Note 3 : Villages dépendant de la commune de Pont-Croix : Manoir de Tréfrest. Village de Lanviscard. Village de Quénicbeuzec. Moulin de Quénicbeuzec. Hameau de Lochrist. Village de Kerudulic. Village de Kergadel. Village de Kerorogant. Ferme de Trémaria. Moulin de Trémaria. Village de Kervillou. Village de Kerraret. Moulin de Quénictuec. Village de Quénictuec. Village de Kergroas. Village de Lesverrien. Hameau de Toulbroën. Moulin de Suguensou. Moulin de Lespoul. Village de Kervénennec. Ferme de Lespoul. Village de Kermaléro. Moulin Vert. Ferme de Lannéon. Hameau de Lannéon-Vian.

Note 4 : Noms des Prêtres attachés à l'église de N.-D. de Roscudon : En 1658 : 1. Jacques du Drennief, recteur. 2. Henri Canévet, curé. 3. Olivier Moysan, prêtre chapelain.4. Yves Malléjac, prêtre organiste. 5. Jean Hélou, prêtre. En 1694-1697 : 1. Luc Moysan, prêtre. 2. Alain de Kernilis, curé. 3. Augustin de Lannou, prêtre. 4. F. Le Gode, diacre. 5. Yves Ansquer, diacre. En 1710 : 1. M. le Recteur. 2. M. le Curé (autrement dit le vicaire). 3. M. Rouault. 4. M. Le Gargadennec, Alain, vicaire de Beuzec-Cap-Sizun. 5. M. Le Huet. 6. M. Le Jalut. 7. M. Ricou. 8. M. Lair. 9. M. Kerviher, diacre. (Archives de Quimper). En 1730, on y trouve le nom de M. Olivier Fayet, recteur de l'église de Notre-Dame de Roscudon. Membres du Clergé de Pont-Croix DEPUIS LE CONCORDAT : Noms des Curés : 1. M. Billon (1802-1817) ; 2. M. Jaffry (1817-1830) ; 3. M. Le Roux (1830-1860) ; 4. M. Yvenat (1860-1889), Chanoine honoraire, 1888 ; 5. M. Auguste Téphany…. 1890, Chanoine honoraire, 1896. Noms des Vicaires : 1. M. Guyhard Duvergé (1802-1806) ; 2. M. Morvan (1806-1812) ; 3. M. Abgrall (1813-1814) ; 4. M. Le Breton (1814-1814) ; 5. M. Tabourdet (1816-1817) ; 6. M. Lochou (1819-1820) ; 7. M. Loget (1820-1821) ; 8. M. Carval (1821-1822) ; 9. M. Le Hir (1823-1826) ; 10. M. Kergoat (1826-1827) ; 11. M. Barbet (1827-1829) ; 12. M. Bernard (1829-1832) ; 13. M. Brethel (1832-1838) ; 14. M. Cousin (1838-1840) ; 15. M. Barbe (1840-1841) ; 16. M. Queinnec (1841-1841) ; 17. M. Clévarec (1841-1855) ; 18. M. Moguen (1855-1859) ; 19. M. Hameury (1859-1866) ; 20. M. Léap (1866-1874) ; 21. M. Tourmen (1874-1885) ; 22. M. Le Bec (1885-1893) ; 23. M. Labat (1893-1894) ; 24. M. Picart (1894-1897) ; 25. M. Pelliet (1897) ; 26. M. Mazé (1898-1900) ; 27. M. Y. Le Roux (1900), etc ......

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " Pont-Croix durant la Révolution.

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " L'ancien hospice ou hôpital de Pont-Croix.

  

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

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PATRIMOINE de PONT-CROIX

la collégiale Notre-Dame-de-Roscudon (vers 1240-1250), édifiée, semble-t-il, par Auffray Le Guirec (à confirmer). L'église est restaurée en 1893-1898 (sous la direction de M. Just Lisch et P. Gout, par l'entrepreneur Arthur Lemoine) et en 1999-2001. L'église originelle était romane. Elle comprenait la nef actuelle avec ses huit travées et ses bas-côtés, un transept, un choeur de quatre travées avec des bas-côtés doubles se terminant par un mur de chevet droit. L'église primitive n'avait pas de flèche, mais une simple tour-lanterne. Vers 1290, Sinquin de Pont-Croix, fondateur de l'église, fait modifier la partie haute du pignon ouest, agrandir le choeur de deux travées supplémentaires et bâtir du côté sud du choeur la chapelle du Rosaire (le portrait de Sinquin offrant à la Vierge l'édifice ainsi agrandi figurait dans la maîtresse vitre suivant enquête du 8 décembre 1403). En 1391, Jean Ier de Rosmadec fait construire le porche monumental. Jean II de Rosmadec et son épouse Jeanne Thomelin font ériger une flèche vers 1440-1450 et la chapelle des fonts baptismaux. Entre 1528 et 1544, Alain II de Rosmadec et Jeanne du Chastel allongent le choeur d'une travée supplémentaire et fait transformer le chevet droit en chevet polygonal (une bulle d'indulgences avait été accordée le 14 décembre 1520). La façade ouest est remaniée et la sacristie est reconstruite au XVIIIème siècle. Le porche méridional du transept date du XVème siècle. Le clocher date de 1450. La chaire à prêcher date de 1724 : elle est décorée de quatre panneaux représentant des scènes de la vie de la Sainte Vierge. La tribune d'orgues date du XVIème siècle. La cuve baptismale avec baldaquin date du XVIIème siècle. Le vitrail, situé au sud de la chapelle du Rosaire, retrace des scènes de la vie de Jésus. La Cène, groupe sculpté d'après Pieter Coecke von Alost (ou Peter Van Alst qui a utilisé la gravure de H. Goltzius), date du XVIème siècle (vers 1595). La "Vierge de Pitié" date du XVIème siècle : elle est restaurée en 1688 par Pierre ou Paul de La Haye. Les retables de sainte Anne et de saint Pierre, oeuvre de Jean et Pierre Le Déan (de Quimper), datent de 1672-1673. L'autel Saint-Joseph, en pierre, porte les armes de Jean Le Rougeart de Loquéran et de sa femme Jeanne Le Doulce, mariés le 13 octobre 1516. La boite aux saintes huiles en argent a été commandée en 1677-1678 à Joseph Bernard. Un ciboire, daté de 1703, porte le poinçon de l'orfèvre quimpérois D. Fréron. La croix en cuivre date de la fin du XVème siècle. On y voit des débris de vitraux anciens avec portraits d'Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel ;

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " Description de l'église de Pont-Croix en 1896.

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " L'église de Notre-Dame de Roscudon au début du XXème siècle.

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " La collégiale de Pont-Croix.

la chapelle Saint-Vincent (1904), édifiée à l'emplacement de l'ancienne chapelle des Ursulines (1720). Elle est édifiée en granit dans un style néo-roman. Il s'agit de la chapelle du séminaire due aux plans du chanoine Abgrall (1846-1926). L'édifice, qui date de 1904, comprend un vaisseau de quatre travées avec bas-côtés, terminé par un chevet semi-circulaire. Au droit de la quatrième travée, sur les bas-côtés, s'ouvrent deux chapelles en ailes avec chevets en hémicycle. Dans les bas-côtés de la nef, à l'aplomb de chaque travée, se trouvent des murs de refend formant chapelles latérales avec triplet éclairant chacun des autels. Les orgues datent de 1850 ;

l'ancienne chapelle de l'école Notre-Dame de Roscudon. Il s'agit, en fait, d'une salle rectangulaire de l'immeuble ;

l'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Il s'agissait, en fait, de la chapelle de l'ancien hôpital ;

l'ancienne chapelle de la Madeleine, aujourd'hui disparue. Il s'agissait de la chapelle de l'ancien cimetière qui avait été presque entièrement reconstruite en 1654 et 1655 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et signalée en 1517 et en 1566, au bord du chemin Saint-Guénolé ;

plusieurs croix : Kergroaz (XVIIème siècle), Lannéon (XIXème siècle), la croix de la rue Pellé (1806, 1910), la croix située au cimetière de Pont-Croix (1883) ;

le couvent des Ursulines, fondé en 1654 par Sébastien de Rosmadec. Lorsque les Ursulines s'établissent à Pont-Croix en 1652, leur couvent se compose d'un bâtiment en équerre ayant une façade et un escalier en pierre de taille. Le premier niveau est constitué d'un cloître fait d'arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés. Une chapelle, une grande cour, trois vergers et deux jardins complètent alors ce bâtiment. En 1822 est instauré le Petit Séminaire de Pont-Croix, placé dans les murs de l'ancien couvent des Ursulines. Le fondateur du Petit Séminaire Saint Vincent est l'abbé Le Coz. Compte tenu de sa vétusté, sa transformation en école en 1822 entraîne des travaux de restauration et d'adaptation. En 1829, l'effectif atteint 247 élèves. En 1843, l'effectif est de 320 élèves. Les travaux d'agrandissement des bâtiments ne commencent qu'en 1831, grâce à une donation du directeur de l'établissement, l'abbé Le Coz. En 1858, sous l'abbé Pouliquen, une conciergerie, des parloirs et une vaste porte d'entrée sont construits. Face à l'affluence des élèves, la cour intérieure est élargie et l'aile Ouest est construite en 1865. Le nouvel édifice à trois étages permet d'aménager trois grands dortoirs et des chambres de professeurs. En 1875, l'abbé Le Moign fait bâtir l'aile Nord avec un étage et un grenier. Enfin, en 1890, un niveau est ajouté à l'aile Nord et à l'aile Est. La rupture unilatéral du Concordat suivie de la Loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat (en 1905), provoque la fermeture de l'établissement, ce qui amène le 29 janvier 1907, le transfert des élèves à Quimper. Durant la guerre de 1914-1918, le Petit Séminaire est réquisitionné comme hôpital temporaire. Les premiers réaménagements du XXème siècle concernent le préau des Grands dont une partie est transformée en salle des fêtes en 1926-1927. Un chantier de grands travaux débute en 1933 : un étage est ajouté à chacune des deux ailes, entraînant la réfection des toitures, ce qui permet de créer deux niveaux de dortoirs. D'autre part, un nouveau bâtiment est construit dans la cour des Grands, selon les plans des architectes Chaussepied et Pineau : il permet d'accueillir une étude et deux classes supplémentaires. En juillet 1940, les Allemands s'installent dans une importante partie de l'établissement (la salle des fêtes, la cour des Grands, l'étude et les classes neuves, les trois grands dortoirs de l'aile Ouest). L'étude des Grands est alors transformée en cantine et une cour est aménagée pour les élèves derrière l'aile Nord (il y a donc trois cours au Petit Séminaire après le départ des Allemands). Après la guerre, les arcades du cloître sont vitrées et dans les années 60, les derniers aménagements ont pour but d'améliorer le confort (installation du chauffage central) et de favoriser la pratique du sport. En 1996, la commune de Pont-Croix fait l'acquisition d'une partie des terres et des locaux annexes de l'ancien Petit Séminaire qui ont été réhabilitées ensuite en Espace Culturel ;

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Note : L'établissement où se trouve, à présent, le Petit-Séminaire était le monastère des Ursulines de Pont Croix, à l'époque de la Révolution de la fin du XVIIIème siècle. Avant de parler de cet établissement, nous dirons quelques mots des Ursulines en général et notamment de celles de Pont-Croix. L'Ordre des Ursulines fut fondé, on le sait, par sainte Angèle de Merici, vierge, née le 11 Mars, à Desenzano, sur le lac de Garde, au diocèse de Vérone, dans les États de Venise, vers l'an 1471. Ne voulant point, par modestie, appeler de son nom l'Ordre religieux qu'elle fondait, Angèle lui donna celui de sainte Ursule, qui lui avait promis tout spécialement de le protéger. La fondatrice des Ursulines mourut, le 27 Janvier 1540. Elle fut canonisée, le 27 Mai 1807, par le Pape Pie VII. La société des Ursulines fut approuvée par le Pape Paul III, quatre ans après la mort de sainte Angèle ; elle fut confirmée par Grégoire XIII. Sous Paul V, en France, les Ursulines se cloîtrèrent et obtinrent l'autorisation d'émettre des vœux perpétuels. (Voir les Annales de l'Ordre de Sainte-Ursule, t. I, p...10). Il y eut en Bretagne, à partir de 1640, un mouvement prononcé en faveur de l'Ordre de sainte Angèle. Aux diocèses de Quimper et de Léon, en particulier, on vit s'élever des monastères de cet Ordre, à Quimper, à Quimperlé, à Pont-Croix, à Landerneau, à Saint-Pol-de-Léon, à Morlaix, à Carhaix, au Faouët. Cette dernière ville appartenait au diocèse de Quimper, avant le Concordat de 1801. Ces divers monastères subsistèrent jusqu'à la Révolution. Lorsque la paix fut rendue à l'Église en France, à part ceux de Landerneau et de Pont-Croix, tous les couvents, que nous venons de désigner, se rétablirent, et, aujourd'hui encore, les Ursulines y donnent, aux jeunes filles, à l'ombre de leurs cloîtres, une instruction aussi solide que distinguée. Les Ursulines de Pont-Croix y furent établies, en 1652. Par ordre de Mgr René du Louet, les Ursulines de Quimper envoyèrent trois religieuses professes à Pont-Croix, pour préparer les voies à cet établissement. Le 20 Septembre 1652, un essaim de quatre religieuses s'y rendit définitivement; puis, le 13 Octobre, la première messe fut célébrée en leur maison. La clôture fut instituée par M. Guillaume Botou, chanoine de Quimper. Celui-ci commit, le même jour, pour supérieure la Mère Urbane-Jeanne de Saint-Bernard. Sans fondation ni aide considérable, la première supérieure forma et soutint elle-même la nouvelle communauté, qui, grâce à son esprit d'initiative et d'organisation, ne tarda pas à prospérer. On n'oubliera jamais le zèle qu'elle montra, dès les commencements, pour l'instruction chrétienne des jeunes filles. (Archives de Quimper). Le couvent des Ursulines de Pont-Croix était grand et spacieux ; il possédait d'assez vastes dépendances en jardins et en vergers. Un mur de plusieurs mètres de hauteur en formait la clôture. De larges escaliers de pierre de taille desservaient toute la maison. Au reste, le couvent, ainsi que la chapelle, était construit dans le style de presque tous les monastères d'Ursulines bâtis, vers le milieu du XVIIème siècle et plus tard ; il en avait les mêmes dispositions. Les Ursulines de Pont-Croix comptaient, au moment de la Révolution, un personnel de religieuses et d'élèves relativement assez nombreux. Il y avait, au 3 Novembre 1792, dix-neuf religieuses de chœur, deux novices et une postulante. Il y avait onze soeurs converses, et une postulante. Le personnel de la maison était donc de trente-quatre sujets, dont voici les noms : RELIGIEUSES DE CHOEUR : 1. Julienne-Pétronille Le Guillon Rosenduc, sœur de Tous-les-Saints. 2. Anne L'Arbre de L'Épine, soeur Saint-Joachim. 3. Marie-Josèphe Le Bihan Durumains, sœur Saint-Charles, supérieure. 4. Françoise Lanivinec, soeur Sainte-Pélagie. 5. Marie-Jeanne Guillier Dumarnay, sœur Sainte-Thérèse-de-Jésus. 6. Marie-Claude Hubinaut, soeur Sainte-Anne. 7. Jeanne-Corentine Guillou, sœur Sainte-Angèle. 8. Marie-Jeanne-Perrine Chapuis, sœur Sainte-Félicité. 9. Anne-Françoise Hus, soeur Sainte-Agnès. 10. Anne-Catherine Morvan, sœur Cœur-de-Jésus. 11. Renée Le Floc'h, sœur Marie-Ursule. 12. Marie-Félicité-Josèphe Caudère, sœur Cœur-de-Marie. 13. Jeanne-Sainte de Rospiec, sœur Sainte-Céleste. 14. Marie-Madeleine Guézennec, sœur Saint-Joseph. 15. Marie-Charlotte-Josèphe Rolland de Basse-Maison, sœur Marie-des-Anges. 16. Anne-Yvonne Le Baillif Kerbeuzec, sœur Saint-Louis. 17. Thomase-Gabrielle Bulot, soeur Ange-Gardien. 18. Marie-Anne Chaton. 19. Françoise Mocaër. NOVICES : 1. Marie-Louise Caroff. 2. Anne-Perrine Sévène. 3. Yvonne Bilant, postulante. SOEURS CONVERSES : 1. Françoise Abgrall. 2. Catherine Abgrall. 3. Catherine Martin. 4. Marie-Anne Follic. 5. Marie Quéré. 6. Marguerite Carval. 7. Barbe Berthélémé. 8. Corentine Le Bot. 9. Jeanne Le Gall. 10. Jeanne Le Goff. 11. Renée-Mathurine Pastézeur. 12. Hélène X., postulante. Le 12 Mai 1791, voici quelles étaient les religieuses en fonctions : 1. Marie-Josèphe Le Bihan Durumains, supérieure. 2. Jeanne Corentine Le Guillou, soeur Sainte-Angèle, assistante. 3. Marie-Anne Larbre de l'Épine, sœur Saint-Joachim, zélatrice.4. Marie-Jeanne Guillier Dumarnay, sœur Sainte-Thérèse-de-Jésus, dépositaire. Nous relèverons quelques noms de religieuses antérieurement en fonctions : — Jeanne-Yvonne du Haffont sœur Saint-Louis, était supérieure, en 1757 et en 1770. — En 1764, Marie-Anne de Kerguélen de Kermathéour, sœur Sainte-Luce, supérieure. — Jeanne Yvenou, sœur Saint-Félix, assistante. — Corentine Lair de Lanrivan, sœur Saint-Pierre, zélatrice. — Jeanne du Haffont, sœur Saint-Louis, était alors dépositaire. — Jeanne-Angélique Périer, sœur du Sacré-Cœur-de-Jésus, première portière. — Marie-Françoise Périer, sœur Cœur-de-Marie, maîtresse générale du Pensionnat. Nous reproduisons ici un document plein d'intérêt pour l'histoire des Ursulines et de la collégiale de Pont-Croix ; il a été aussi extrait des Archives du département. « En Mars 1731, M. Jadé, chanoine de la cathédrale de Quimper, docteur en Sorbonne, grand vicaire du dit Évêché, donna aux darnes religieuses Ursulines de Pont-Croix 600 fr., à titre de constitut, sous seing privé, pour, des arrérages en provenants, au denier vingt, être faits les frais d'une mission, tous les dix ans, à Pont-Croix, pour les paroisses de Beuzec-Cap-Sizun et d'Esquibien préférablement aux autres. M. Jadé laisse les Ursulines libres de garder la dite somme ou de la déposer au Grand-Séminaire qui aura la direction de la Mission, tous les dix ans à Pont-Croix. Signé : Marie TACHE, DE SAINT-ANGE, Supérieure ; Catherine BILLOART, DE SAINTE-THERESE, Assistante ; Marie-Renée DU HAFFONT, DE SAINT-IGNACE, Zélatrice ; Sœur MARGUERITE DE LA PASSION, Dépositaire ; Sœur MARIE-JOSEPH DU BOISHARDY, DE SAINTE-AGNÉS, Maîtresse des Novices »  (A. Téphany). ;

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " Fondation du couvent des Ursulines de Pont-Croix.

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " Les Ursulines de Pont-Croix durant la Révolution.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " Le petit-séminaire de Pont-Croix.

le marquisat, situé rue de la Prison. Il est érigé à la fin du XVIème siècle pour servir de siège à la juridiction de Pont-Croix ;

la fontaine Notre-Dame-de-Roscudon, reconstruite en 1858. Elle est signalée avant le XVIIème siècle, et détruite en 1792. Notre-Dame de Rescudon est invoquée pour la guérison des maux de la vue ;

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " La fontaine Notre-Dame de Roscudon.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

la fontaine-lavoir de la Croix (1792) ;

la maison Marquisat (vers 1500-1550), propriété successive des familles Rosmadec, Tréhot (en 1786), Canisy, Gigaud (en 1837). Elle a également été nommée "maison prébendale" ;

le manoir de Trémaria (XVIème siècle) ;

le manoir de Portz Lesguenn, édifié en 1556 et situé 11, place de l'église. Il est offert à l'église par Guillaume de Rosmadec, prêtre ;

le manoir du marquis de Laporte Vezins, de Le Songar, situé 12, rue des partisans ;

l'ancienne maison prébendale, située 1, rue Victor Hugo et dépendant au XVème siècle de la collégiale Notre-Dame de Roscudon. Elle est ensuite transformée en gendarmerie. Au XVIIIème siècle, elle est la propriété du marquis de Rospiec de Trévien ;

une maison (1673), située sur les rives du Goyen et qui devient par la suite la maison des douaniers ;

l'ancien séchoir du séminaire (1878) ;

6 moulins dont les moulins à vent de Saguensceau, de Lannéen, de Tréfest et les moulins à eau de Lespoul, Vert, de Saguensceau ;

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

A signaler aussi:

la stèle Saint-Hilarion (âge du fer) ;

le pavement de la villa de Kervénennec (40-30 avant Jésus-Christ) ;

la grande Rue et la petite Rue ;

les halles érigées en 1652 ont été détruites en 1949.

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

 

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

 

Ville de Pont-Croix (Bretagne).

 

Ecole de Pont-Croix (Bretagne).

 

Ecole de Pont-Croix (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de PONT-CROIX

Voir   Ville de Pont-Croix (Bretagne) " La Maison de Rosmadec.

(à compléter)

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