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PLOUGASTEL-DAOULAS

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La commune de Plougastel-Daoulas (pucenoire.gif (870 octets) Plougastell-Daoulaz) fait partie du canton de Daoulas. Plougastel-Daoulas dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGASTEL-DAOULAS

Plougastel-Daoulas vient du breton "ploe" (paroisse) et "Castel" (forteresse). Plougastel est une paroisse bretonne fondée vers le VIème siècle. Son bourg est appelé en breton "Gwikastell" ou "Plou-Castel".

Plou-Castel (Plougastel) englobe les communes de Plougastel-Daoulas, Loperhet, Dirinon, Saint-Urbain, Trévarn (aujourd'hui en Saint Urbain), Saint-Thomas de Landerneau et la rive droite de Daoulas. Une vaste forêt appelée Talamon s'étendait le long des rives de l'Elorn.

On trouve le nom de Plougastel au XIème siècle : l'abbaye de Landévennec y avait alors des possessions. Puis l'abbaye de Daoulas va étendre son influence sur la paroisse qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Le Cartulaire de Landévennec mentionne deux actes se rapportant à Plougastel « de plebe Castello » (Peyron, abbaye de Daoulas, p. 15). Dans le premier un certain homme noble du nom de Eucat, qui avait acheté pour une très forte somme la terre dite Ros Eucat, libre de toute charge, en donna un village appelé Lan Eluri au monastère de Saint-Guénolé, pour le repos éternel de son âme. L'autre pièce rapporte qu'un autre homme noble, fort riche, nommé Rett, originaire d'au-delà des mers, probablement de la Grande-Bretagne, acheta à Plougastel une propriété qu'il appela de son nom Tolas Rett, puis que voulant se procurer un puissant avocat près de Dieu, il donna à Saint Guénolé un sextier de froment, un chapon et deux fromages à prendre annuellement de chacune des maisons de son domaine, rente qui devait être payée et portée à Landévennec même, la veille de Noël.

Après ces premiers actes qui peuvent remonter au VIIème ou IXème siècle, il est encore question de Plougastel dans l'acte de fondation de l'abbaye de Daoulas par Guyomar, vicomte de Léon, Nobile, son épouse, et ses fils Guyomarch et Hervé, en 1173. A cette époque, une partie du temporel de cette paroisse se trouvait en mains laïques, qui en touchaient les dîmes sans aucune contestation. Le texte de la fondation porte en effet que les seigneurs de Léon font abandon aux chanoines de Daoulas des honneurs et privilèges qu'ils possédaient « in Pace et maxima tranquillitate » et entre autres des dîmes de lin de Plougastel.

Cette prépondérance des vicomtes de Léon dans la presqu'île de Plougastel comme dans celle de Crozon venait, probablement des services rendus par eux pour la défense de ces côtes cornouaillaises contre les pirates, particulièrement contre les Normands, services que n'étaient pas sans avantage pour la sûreté du pays de Léon. Ces deux presqu'îles en effet une fois envahies, l'Évêché de Léon eût été fortement attaqué par le sud, et c'est sans doute en raison des travaux de défense de la presqu'île que ce nom de Plebs Castelli lui a été donné.

A cette même époque nous avons également connaissance d'un bénéfice existant en Plougastel, c'est la prébende dite « Rose des moines » : Prebenda de Rosa monachorum, que Geoffroy, Evêque de Quimper, donne à l'abbaye de Daoulas en 1186. Cette Rose des moines est devenue le prieuré de Notre-Dame de la Fontaine-Blanche, qui a dépendu de Daoulas jusqu'à la Révolution. L'évêque donnait encore à l'abbaye, l'hôpital de Treziguinec, c'est-à-dire l'ancien hôpital dit Camfrout, sur la rive, droite de l'Elorn en Guipayas, faisant pendant à la chapelle dite du passage de Treziguinec en Plougastel. Enfin Hervé de Léon, fils de Guyomarch donna en 1186, à la nouvelle abbaye un bien dit : Villam Pauli Kerbaol, en Plougastel [Note : L'an 1186, Hervé, Vicomte de Léon, donna à l'Abbaye de Daoulas les dîmes de Ros-Ker-admel et le village de Saint-Pol en Plougastel. Ce seigneur possédait encore dans cette paroisse la châtellenie de Kerangoalan ].

En 1233, nous apprenons par une pièce de dom Morice, qu'une terre de Kermadiou en Plougastel était possédée en 1233 par les religieux du Relecq, mais qu'à cette époque, ils cédèrent cette terre à l'abbaye de Daoulas en échange de terres en Sizun (Preuves, I, p. 879).

En 1304, le mardi après Cantate, quatrième dimanche après Pâques, l'abbaye cède des terres au Quelennec en Plougastel à un certain Guillaume Hervé, qui lui accorde en échange des terres au Craz et à Feunteun en Daoulas. La propriété du Craz se trouve an-dessous de la chapelle de Notre-Dame des Fontaines.

La paroisse de Plougastel-Daoulas (Plebs Petri et Guic Castel) est mentionnée vers 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque " Guigo Enbis, paroisse de Pierre de Plougastel, âgé de 35 ans et plus " (témoin n° 209) et " Judicel Omensin, paroisse de Guic Castel, âgé de 40 ans et plus " (témoin n° 210) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves.

Le Quillou appartenait, en 1360, à Guillaume le Barbu dont le fils Gui le Barbu sera nommé évêque de Saint-Pol-de-Léon en 1385. A noter aussi qu'un château fort a existé au XIIème siècle à Kerévault.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Castelli ou Plebe Castello (au XIème siècle), Ploecastel (en 1173), Ploecastell (en 1186), Plebs Petri (vers 1330), Guic Castelle (vers 1330), Guicastell (en 1405), Ploegastel Doulas (en 1535), Plougastel-Daoulas (depuis 1779).

Famille de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Nota 1 : Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Brest, Plougastel-Daoulas tire son nom d'une vieille enceinte dont on voit encore des traces au village de Trécastel. La paroisse est limitée, au nord par l'Elorn et la rade de Brest, à l'est par Loperhet, au sud et à l'ouest par la rade de Brest. Elle a comme superficie totale 4862 hectares. Elle avait 4631 âmes en 1807, 7677 en 1900. C'est une presqu'île dont relève, l'île Ronde, où l'on trouve note Ogée, une carrière de marbre noir. Plougastel, observe le commentateur d'Ogée, est l'une des côtes les plus heureuses de la rade de Brest. C'est un pays qui ne ressemble, en rien à ceux qui l'environnent. Une foule de petites anses formées par la mer font autant de petites oasis où les paysans industrieux cultivent les fruits et les légumes. Ce ne sont que fraisiers, framboisiers et cerisiers, qui tous approvisionnent splendidement les marchés de Brest ; aussi, dans l'été, les parties de campagne sont-elles presque toutes dirigées vers ces lieux enchantés. La petite anse de Lauberlach a, sous ce rapport, une réputation que ne saurait oublier quiconque a passé à Brest un dimanche d'été. Les melons, les petits pois sont aussi une des richesses de ce pays, et l'on y fait une espèce de liqueur des quatre fruits qui a dans les environs un grand débit, sous le nom de vin de Plougastel. La nature prodigue envers ce pays, l'a non moins été envers les habitants : les femmes de Plougastel sont renommées entre les plus jolies de la côte. C'est en cette commune qu'il faut surtout admirer la grâce du costume breton. Emile Souvestre souligne en 1835 le beau spectacle qui s'offre aux yeux quand on se trouve au haut du clocher : « On a devant soi la rade de Brest tout entière, le goulet, Bertheaume, Crozon, le cap de la Chèvre, Quélern, les rivières d'Aulne, de Daoulas, de l'Hôpital, Brest, Saint-Marc et Sainte-Barbe ; de l'autre côté, le paysage est moins étendu mais aussi merveilleux : on aperçoit l'Elorn avec ses fraîches prairies, les énormes rochers qui bordent sa rive, les bois de Loperhet, la chaîne de l'Ahrès ; enfin, à l'horizon, le château de la Roche-Maurice » (Voyage dans le Finistère par Cambry, revu et augmenté par Emile Souvestre, II, p. 61). Au sujet de ces curieux rochers, M. Le Doaré, photographe à Châteaulin a recueilli la gracieuse légende que voici : Le Diable, voulant éprouver la charité bretonne, se fit mendiant ; reconnu et chassé de Plougastel, il traversa l'Elorn et aborda au village de Camfrout. Par suite de son plongeon dans la rivière, il avait un air si misérable qu'une veuve, quoique l'ayant reconnu, en eut pitié, le fit entrer chez elle, le chauffa, lui servit un festin de bouillie, crêpes et lait doux. Satisfait le diable lui dit : « Ta charité m'a fait grand bien, commande-moi ce que que tu voudras, ce sera fait immédiatement »« J'ai le nécessaire pour moi et ma famille, dit la veuve, mais ces énormes pierres éparses dans les cultures gênent mes voisins ; ne pourriez-vous les en débarrasser ? » « N'est-ce que cela », dit le diable qui, prenant les rochers les uns après les autres, les lança sur la côte Nord de Plougastel, où ils sont restés depuis, pour attester la véracité de ce récit (Plougastel-Daoulas, Album photographique). En 1786 la paroisse de Plougastel était divisée en six cordelées ou sections : les cordelées du Bourg, de Saint-Jean, de Larisan, de Roségat, de l'Armorique et d'Illien (H. Pérennès).

Nota 2 : aux XVème et XVIème siècles, Plougastel s'enrichit grâce à sa culture du lin et du chanvre. Les toiles fabriquées sont exportées jusqu'en Espagne, Angleterre et Portugal.

Nota 3 : M. de Courcy nous décrit ainsi le costume des gens de Plougastel : « La physionomie de ces paysans moitié cultivateurs et moitié marins, coiffés d'un bonnet phrygien ou d'un capuchon de moine n'est pas moins bizarre que le costume traditionnel qu'ils ont gardé intact. Ce costume se compose, pour les hommes, d'un pourpoint à basque, (porpant) en berlinge blanc — d'une veste à manches (toquéden) en berlinge blanc ou de silésie violette — et de deux gilets de dessous, verts, rouges, blancs, bleus ou violets. Un large pantalon à la turque, de toile de berlinge brun ou de drap noir suivant la saison, est fermé le plus habituellement au moyen d'une cheville de bois, et quelquefois d'une clef, à laquelle on substitue le dimanche un double bouton ; une cravate de couleur à nœud coulant, un turban à carreaux autour des reins, un bonnet rouge, et les jours de pluie ou de tempête, un caban, en toile piquée et matelassée, complètent l'habillement usuel des Plougastel. L'habit de noces et celui des porteurs de reliques dans les pardons est de drap amarante ; le pantalon, et le bonnet sont alors remplacés, l'un par une, grande culotte rouge, serrant au genou des bas de flanelle blanche, l'autre par un large feutre garni de chevilles de couleur. La toilette des femmes n'est pas moins cossue que celle des hommes. Elles portent, les uns sur les autres, trois habits ou camisoles à manches de couleur rouge, verte, bleue, violette ou noire, et des fausses manches s'étalant sur les manches des camisoles. Le saë-noz, habit de nuit, est le vêtement de dessous, puis vient le crapos ou corset et une camisole de drap nommée hivizen » (Pol de Courcy, Itinéraire de Rennes à Brest, p. 351).

Nota 4 : L'Hôpital de Plougastel. La fondation de l'hôpital est due à Madame Mazé-Launay, née Corré-Villeson, originaire de Plougastel. Elle le mit sous le patronage de Notre-Dame de la Salette et en confia la direction aux Religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve. L'édifice fût bâti en 1856. On ne tarda pas à y annexer un bureau de bienfaisance et une pharmacie.. Une école de filles y fut établie en 1858-1859. L'hôpital, d'abord desservi par un vicaire de la paroisse, eut la joie en 1863 d'obtenir un aumônier résidant : M. Cudennec. Le petit oratoire du début fut remplacé en 1869 par une chapelle, construite sur les plans du Père Tournesac, jésuite de Brest, qui bénite le 8 septembre 1870 reçut sa consécration le 19 septembre de l'année suivante. Le titulaire de l'aumônerie à parir de 1924 est M. Alexandre Lagathu, né à Guilers-Brest en 1881 , promu au Sacerdoce en 1906.

Nota 5 : Etat des décimes en 1786 [Note : Les décimes étaient une taxe spéciale versée à l'Etat par le clergé]. Le recteur M. Cornély payait personnellement 56 livres 5 sols. La fabrique de Saint-Pierre : 16 livres. Le Rosaire : 2 livres. Le Sacre : 2 livres. Sainte-Christine : 3 livres. Saint-Claude : 3 livres 5 sols. Saint-Trémeur : 2 livres 5 sols. Saint-Adrien : 2 livres. Saint-Guénolé : 2 livres 15 sols. Saint-Jean : 2 livres 5 sols. La Fontaine-Blanche : 22 livres. Notre-Dame de Bonne-Nouvelle : 5 livres 15 sols. Le corps politique de la paroisse nommait pour un an les fabriques de chacune des chapelles (Archives de l’évêché). Note complémentaire. M. Savina a publié deux chansons bretonnes qu'il croit pouvoir attribuer à Jean-Michel Testard, sieur de la Roche, négociant, sous la Révolution, au Passage en Plougastel. Ce personnage fut député du canton de Plougastel aux assemblées électorales du département et du district de Landerneau en 1791 et 1792 (Bulletin de la Société Archéologique du Finistère 1935, p. 56-63).

Nota 6 : Le Clergé Prieurs-Recteurs. 1326 Daniel dit Podeur — 1419 Hervé du Rouazle — 1473 Guillaume Lopriac — 1519-1521 Riou Guermeur, également prieur de Ploudiry (Notes de M. le chanoine Peyron) — 1549 Mort d'Olivier du Chastel dont le nom est mentionné par l'inscription bretonne de la chapelle Saint-Adrien — 1643 Jacques Rolland — 1656-1657 Jean Pinvidic — 1657-1670 François Rozcongar — 1672-1675 Mathieu Bodénez — 1687 François Le Moal — 1693-1700 François Garnier — 1700 (juillet)-1706 Armant — 1710-1718 Corentin Le Gall — 1719 Nivet — 1723 (avril) François Le Sénéchal — 1734-1776 Nicolas Benjamin Marion dont voici l'acte de décès : « 6 octobre 1776 enterrement de Nicolas Benjamin Marion chanoine régulier de l'ordre de saint Augustin, recteur de Plougastel prieur de la Fontaine-Blanche, mort la veille. Assistaient à l'enterrement Bodénez, recteur de Saint-Thomas (de Landerneau), Auffret, recteur de Logonna, Corvaisier, recteur de Loperhet, Le Gac du Quistillic, recteur de Dirinon, F. Le Gall, curé, Grignoux prêtre, F. Anastase de Landerneau, capucin » — 1776 (1er décembre)-1791 Thomas-Robert Cornily, né à Quimper paroisse de la Chandeleur, le 3 décembre 1743, prêtre en 1768, chanoine régulier. Prêtres et Curés : 1602 Yves. Baod, curé — 1604 O. Vigouroux, curé — 1614-1623 J. David [Note : Le 17 août 1620 un baptême est fait à Plougastel par René du Louet, prêtre, seigneur de Kerguilliau, le futur évêque de Cornouaille] — 1615-1621 Toullec — 1619-1623 Gall — 1622-1624 Piriou — 1623-1633 Yves Mazé, sous-curé à partir de 1631 — 1623-1629 Kerguillo — 1624-1629 Vigouroux — 1656-1657 Alain Le Moal — 1656-1657 J. Le Guern — 1667-1671 Allain Belleville « prêtre annataire » — 1668-1676 Malléjac — 1675-1683 François Quimper — 1679-1684 François Le Gall, curé — 1687-1688 Le Moal, curé — 1688-1711 Michel Piriou, curé — 1693-1700 Jean Vergoz, curé ; François Garnier, curé — 1711-1717 Claude Brellivet, curé — 1718-1719 Léon, curé d'office — 1719 Boulard, curé — 1720 René Moal, curé. — 1721 Henry Lohéac, curé — 1733 Le Sénéchal, curé — 1733-1749 Cam, curé — 1749-1783 Grignoux, curé — 1753-1783 Le Bot, curé — 1770-1776 Claude Le Gléau, curé — 1773-1784 François Le Gall, curé — 1784-1791 (février) Pierre Jaffry, né à Esquibien le 22 juillet 1760. De 1785 à 1788 il signe « prêtre faisant les fonctions curiales » ; à partir de 1789 il signe « curé » — 1785-1791 (juillet) Théophile Nicolas, curé. Il refuse le serment, et cesse de signer aux registres dès juillet 1791. Pour information : En juillet 1657, quinze prêtres exerçaient le saint ministère à Plougastel : MM. François Rozcongar, vicaire perpétuel ou recteur, Alain Le Moal curé, Yves Le Baot, Alain Le Baot, Puill Rozen, Vincent Keryer, François Corre, Yves Billaud, Yves André, François Moal, Armand Maléjac, Ollivier Bourdouloux, Nicolas Vigouroux, Pierre Coziou, Etienne Le Gall. Le clergé de nos paroisses était nombreux au XVIIème siècle. Ce nombre diminue sensiblement au siècle suivant. Recteurs après la Révolution : 1804-1816. Thomas Cornily. — Rentré d'Espagne, Cornily, l'ancien prieur-recteur, fut nommé chef de la paroisse de Plougastel, érigée en cure de première classe. « En arrivant à Plougastel il y a 29 ans, écrit à l'évêché en novembre 1805 M. Cornily, on disait la messe en 6 chapelles de paroisse et dans une chapelle domestique ; aujourd'hui nous ne sommes que trois pour donner les secours spirituels à 4.500 âmes ; il est impossible que la moitié des habitants se rende à l'église principale pour entendre la messe » ; et le bon recteur demande qu'une chapelle soit ouverte au culte. « L'usage de la commune, mandait en 1814 M. Cornily à l'administration ecclésiastique, était de tout temps de procéder à la bénédiction des habitants, de leurs maisons, leurs vergers et leurs champs ; ils demandent continuellement quand se fera cette bénédiction, à la suite de laquelle chacun donnait à sa volonté et librement un petit salaire au prédicateur de l'Avent et du Carême. Je crois qu'il est plus facile de donner un petit morceau d'orge ou quelques sols que de demander à l'église le payement du prédicateur ». 1816-1830. Claude Vergos — Ce prêtre écrit à Quimper le 29 juin 1819 : « M. Liorzou est mort après sept jours de maladie. Il nous a aidés beaucoup pendant la maladie qui nous accable depuis deux mois. Nous sommes tous les trois menacés de subir sans tarder le même sort, car nous sommes, à tout instant du jour et de la nuit, entre la maladie et la mort ». Autre lettre du 14 décembre 1829 « Un certain Torret, prêtre ordonné par Expilly, est simple douanier à Plougastel-Daoulas. Marié depuis au moins 28 ans, il a des enfants. Sa femme est morte. A l'occasion du jubilé, il est venu trouver le vicaire Déniel, et lui a dit qu'il voulait se reconcilier avec Dieu, décidé à accepter ce que demanderait l'église ». 1830-1834 Jean Mazé — 1834-1850 Nicolas L'Hostis — 1850-1879 Guillaume Le Louet — 1879-1888 Jean Caquelard — 1888-1907 Guillaume Iliou — 1907-1912 François Tanguy — 1912-1928 François. Cardinal — 1928-1937 Jean Uguen — 1937 Henri Coquet — 1939 Pierre Bourlès, né à Hanvec en 1878, prêtre en 1902. Vicaires après la Révolution : 1802 Nicolas Jaffry — 1804 Guillaume Rochongar, né au manoir du Rouasle en Dirinon le 26 septembre 1749, prêtre en 1776 — 1804 Charles Vergos, né à Kergoff en Plougastel, 31 mai 1753, prêtre en 1787 — 1813 Etienne Liorzou décédé en 1819 — 1814 Jérôme Milin — 18.. Jean Provost — 18.. Jean Baron — 1817 Guernigou — 1820 François Penduff — 1820 Pierre Le Guillou — 1824 Louis Déniel — 1830 René Scouarnec — 1831 Guillaume Le Louet — 1832 Yves Le Breton — 1834 Nicolas Le Saout — 1835 Jean Guéguen — Pierre Kerloc'h — 1837 Jean Le Meur — 1840 Guillaume Bellec — 1840 Hamon Déroff — 1841 François Le Roux — 1842 Guillaume Colleter — 1843 Jean Riou — 1844 Hervé Corre — Jean Salaün 1848 Gustave Bernard — 1849 Nicolas L'Hostis — 1850 Guillaume Guédon — 1853 Jean Hélou — 1853 Jean Croguennec — 1853 Hervé-Suignard — 1855 Elie Bertévas — 1861. Alain-Ily — 1862 Pascal Chevert — 1863 Louis Pellot — 1866 Martial Le Hir — 1866 Nicolas Lavis — 1872 Alain Moenner — 1875 Yves Fagot — 1877 Guillaume Isaac — 1878 Vincent Pengam — 1881 Charles Salou — 1883 Yves Grall — 1886 Jean Férec — 1888 Jean Traon — 1896 Paul Bihan — 1897 Joseph Jacob — 1898 Goulven Le Borgne — 1906 André Pellé — 1908 Guillaume Sparfel — 1909 Henri Guillerm — 1919 Yves Le Lec — 1922 Yves Léon — 1924 Jacques Plouzennec — 1929 François Le Got — 1930 Hervé Quillévéré — 1932-1940 Alain Le Burel, .... (H. Pérennès).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "Plougastel-Daoulas durant la Révolution "

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La mission du Père Maunoir en 1644 à Plougastel"

Coiffes de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUGASTEL-DAOULAS

l'église Saint-Pierre (1950). L'ancienne église a été édifiée en 1870 sur les plans de Bigot et endommagée par les bombardements des 22 et 23 août 1944. Restaurée et reconstruite en partie, elle a été livrée au culte en 1950. L'édifice actuel, en forme de croix, comprend un clocher encastré, une nef de cinq travées avec bas-côtés, une croisée avec tour lanterne et ailes au centre de laquelle est le choeur, puis une autre nef de trois travées avec bas-côtés terminée par un chevet droit. L'église du XIXème siècle avait conservé un beau retable du Rosaire (daté de 1654-1656 et oeuvre de Jean Berthoulous) et un autel surmonté d'une Mise au Tombeau du XVIème siècle, provenant de l'ancienne église. Le maître autel moderne, en marbre de la Mayenne, est exécuté sur les plans de Dom de Laborde et consacré le 2 septembre 1957. On y trouve un chemin de croix moderne de M. des Abbayes et des fonts baptismaux du XIIème siècle provenant de Meilars. L'église abrite une statue de saint Pierre et une Pietà ;

Note 1 : Prieuré de l'abbaye de Daoulas, l'ancienne église de Plougastel sous le vocable de saint Pierre et de saint Paul, datait du XVIIème siècle. La tour portait une flèche flamboyante à crochets, accostée d'une tourelle ronde, cage de l'escalier. Le portail latéral était de style Renaissance (Peyron. Les églises et chapelles, p. 71). Ce portail, note M. le chanoine Peyron, presque aussi remarquable que celui de Saint-Houardon de Landerneau, était conservé dans le plan primitif de la nouvelle église, construite en 1870, sur les plans de M. Bigot, mais l'architecte, mû par un sentiment de vanité regrettable, obtint du curé la radiation de cette œuvre, « afin que le nouveau monument sortît tout d'une pièce du sol ». En 1693 la fête de la dédicace de l'église se célébrait le 30 octobre. Une cloche fut fondue pour l'église paroissiale en 1697. Les comptes de 1692, nous montrent en action le goût et la dévotion de nos pères pour les processions souvent à de grandes distances. Le second dimanche d'octobre la procession va à Loperhet. Le mardi de Pâques c'est à Daoulas ; on y retourne le jeudi de la Pentecôte, à l'occasion de la fête de Notre-Dame des Fontaines. Le jour de la Sainte Croix en mai 1694, la paroisse se rend en procession jusqu'à Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Pour ces différents services, la fabrique alloue aux prêtres qui président les processions, une somme qui varie de 28 à 32 sols. La nouvelle église a conservé deux retables du XVIIème siècle qui se trouvaient dans l'ancienne. Chacun d'eux a quatre colonnes torses dont les bases sont ornées de personnages en haut relief. Le retable qui se trouve du côté de l'Evangile. représente l'Annonciation et les évangélistes saint Matthieu et saint Marc ; celui qui est du côté de l'Epitre a les bases réunies pour former des niches qui abritent les statuettes de sainte Anne et de saint Joachim. Dans le milieu, N.-D. du Rosaire, debout, tient dans ses bras l'enfant Jésus. Autour d'elle sont les quinze médaillons du Rosaire, et en haut dans une niche, on aperçoit un groupe de sainte Anne et de la sainte Vierge. Sur l'autel du bas-côté Nord est un beau groupe de N.-D. de Pitié, où l'on voit Notre-Seigneur, la sainte Vierge, saint Jean et les saintes femmes (H. Pérennès).

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

 

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

 

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

   

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

   

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

   

Plougastel-Daoulas : église Saint-Pierre

 

l'ossuaire de l'église Saint-Pierre (1657), restauré en 1954. Il provient, semble-t-il, du Cloître-Pleyben. L'édifice de forme rectangulaire date de 1657 ;

la chapelle Saint-Claude (XVI-XVIIIème siècle), édifiée en forme de croix latine à l'emplacement d'un édifice plus ancien. Le chevet de type Beaumanoir date de 1674. Le clocher est amorti par un petit dôme. On lit la date de 1652 au dessus du portail principal. A la voûte, d'anciens lambris peints représentaient autrefois la légende de saint Claude (évêque de Besançon, qui vivait au VIIème siècle). La façade ouest, du XVIIème siècle, porte l'inscription "H. et D. Le Maucaire prieur recteur de Plougastel Jan Corre Fabrique 1661". Le pignon de l'aile sud porte l'inscription "Jehan Le Gall Fabrique 1661". La sacristie porte la date de 1747. Un tableau de Yves Hen est daté de 1661. La statue de saint Claude trône au milieu du gracieux retable qui surmonte le maître autel. Dans le choeur, on peut voir les statues ou gravures de saint Eloi, de saint Loup, saint Charles et saint Laurent. On bénissait autrefois dans la chapelle de petits pains qu'on faisait manger aux jeunes enfants pour qu'ils parlent de bonne heure. La chapelle abritait aussi jadis d'autres statues : saint Claude, saint Thomas apôtre, saint Jérôme, sainte Anne, saint Sébastien, saint Jean provenant d'une Crucifixion ;

Chapelle Saint Claude de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Claude de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Saint-Languis (ou Languy) ou Saint-Diboan ou du Passage (1603). Saint Languy était encore désigné sous l'appellation de Sant Tu-Pé-du (saint d'un côté ou de l'autre). L'édifice de plan rectangulaire date de 1603 et porte encore les noms de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (en 1774), Notre-Dame de Bon-Voyage (en 1782) et sainte Blandine (en 1805). La chapelle abrite les statues de saint Languis (XVIème siècle), saint Augustin (XVIIIème siècle), sainte Agathe, sainte Claudine, saint André (XIIIème siècle), la Vierge-Mère, un Crucifix et une Fuite en Egypte (XVIème siècle). Un phénomène physique, que l'on observe près du Passage, est un puits dont les eaux montent quand la mer se retire et baissent quand la mer monte, mais sans conserver jamais de goût saumâtre ;

Chapelle de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Languis ou du Passage de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Saint-Adrien (1549). Saint-Adrien est un évêque de Cantorbéry, mort en 710, qui pourrait bien avoir été substitué à saint Derrien, compagnon de saint Néventer. L'édifice en forme de croix latine date du XVIème siècle ainsi que l'indique une longue inscription au-dessus de la porte sud : "En bloaz mil pemp cant hanter cant nemet unan es voe fontet an chapel man en eil sul a mae en amser maest Herry a Castell rector Ploecastell ........ ha sant Adrian" (En l'an 1549 fut fondée cette chapelle le second dimanche de mai, au temps de maître Henry du Chastel recteur de Plougastel et de Jean Kergoz dit Monot, gouverneur de cette chapelle, en l'honneur de Dieu, de Notre-Dame de Confort et de saint Adrien). Dans le bas du transept gauche du choeur, saint Yves, coiffé d'un bonnet doctoral, se tient entre le pauvre et le riche (XVIIème siècle). La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère (XVIème siècle), sainte Anne (XVIème siècle), saint Adrien (XVIème siècle), saint Michel (XVIème siècle), saint Fiacre, saint Aaron, saint Marguerite (XVIème siècle), saint Philippe, saint Martin (avec sur les volets les quatre évangélistes), saint André avec l'inscription "S. André P. P. N. estoffé p. Feillet 1584" et un Crucifix du XVIème siècle. Il semble, qu'il existait jadis près de la chapelle un ossuaire dit chapelle Sainte Anne. En effet, sous la fenêtre du chevet a été encastrée l'inscription suivante "Ceste chapelle fust fondée L. 1616 en l'honneur de S. Anne P. les habitans et bienfacteurs. Iac Davit Curé et I Kerdraon L. Fabri. et parachevé L. 1619. M. H. Rollant et F. cor estans governers S. Anna" ;

Chapelle Saint-Adrien de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Adrien de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Notre-Dame-de-la-Fontaine-Blanche (XVème siècle), restaurée dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Cette chapelle, qui a succédé à une chapelle plus ancienne, est encore surnommée "Rosa Monachorum" dans les chartes du XIIème siècle. Il s'agit en fait d'un ancien prieuré de l'abbaye de Daoulas. La cloche date de 1702. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés et renferme trois autels dédiés à Notre-Dame, à saint Laurent et à sainte Magdeleine. La consécration des autels eut lieu en 1508, par l'abbé de Daoulas, Jean Davesnes. Sous une statue en pierre de la Vierge, se trouve une inscription "Lan mil cinq cents huit (1508), Jean Davennes (Jean du Largez, évêque d'Avennes en Thrace), abbé de Daoulas, consacra les trois autels à Notre-Dame, saint Laurent et la Madeleine". L'intérieur est constitué par une nef de cinq travées et deux bas-côtés. La maîtresse vitre est de 1905 et représente le couronnement de la Vierge. L'ancienne maîtresse vitre conservait les blasons de la famille Buzic, Kérérault, de Léon, etc... On y trouve plusieurs statues : Notre-Dame de la Fontaine-Blanche (XVIème siècle), la Vierge (XIVème siècle), sainte Barbe (XVIème siècle), saint Michel terrassant le démon (XVème siècle), saint Claude en kersanton (XVIème siècle, avec l'inscription gothique "Y. Brener a fait faire ceste Ymage"), saint Nicolas, saint Eloi, saint Laurent, sainte Marie Madeleine, saint Fiacre. La tour est décorée des armes des Buzic de Kerdaoualas et des Guermeur de Penhoat, familles qui habitaient les paroisses de Dirinon et de Loperhet. Sur des panneaux du maître-autel, on pouvait distinguer autrefois les armes des vicomtes de Léon, possesseurs de la seigneurie du Rozier (en Plougastel), puis les blasons des familles du Louët de Liorzinic, Buzic, Kerérault et Kerguern de Kernizi. L'autel dédié à sainte Magdeleine était orné des armes des Kerérault et sa vitre des armes des Botquénal ;

Chapelle de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Notre-Dame de la Fontaine blanche à Plougastel-Daoulas "

la chapelle Saint-Guénolé (XVI-XVIIème siècle), dédiée au fondateur de l'abbaye de Landévennec et restaurée en 1896. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine du début du XVIème siècle : une poutre porte la date de 1514. Au-dessus de la fenêtre du chevet, se trouve une pierre avec l'inscription "M. I. Le Galle. Cariou. v. 1706". Le clocher est à deux étages. Le retable date du XVIIème siècle et a été restauré en 1993. La chapelle abrite les statues de saint Guénolé (XVII-XVIIIème siècle, en bois polychrome, H. 1m70, située côté gauche du retable, l'abbé est mitré, en chape, tenant une crosse dans la main droite), saint Thomas évêque, saint Louis avec hermines bretonnes, saint Caradec, sainte Guen allaitant ses trois enfants (Jacut, Guéthénoc et Gwénolé), saint Pierre en pape, sainte tenant un calice, sainte tenant un ciboire, saint François, un Crucifix et les statuettes de saint Augustin et de saint Jean provenant d'un calvaire ;

Chapelle de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Guénolé de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Saint-Trémeur (XVème siècle-1581), restaurée en 1636 et au XXème siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine qui porte l'inscription "Y. Vigouroux a faict faira ceste chapelle 1581". Près de la fenêtre nord se trouve l'inscription "F. Julian F. 1636". Au-dessus de la porte sud, se trouve la date de 1801. Le transept est ajouté au XXème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Trémeur, saint Luc, saint Sébastien, saint Roch, saint Gildas, la Vierge-Mère, un Père éternel provenant d'une Trinité et un Ange Gardien du XVIIIème siècle ;

Chapelle Saint-Trémeur de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Trémeur de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Sainte-Christine (XVI-XVIIIème siècle), située au village de Langristin et restaurée après les combats de la Libération. Sainte Christine aurait supplanté saint Kristin. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés du type Beaumanoir. Le vitrail portait la date de 1558, date que l'on retrouve également sur la porte. L'ancien vitrail représente la sainte patronne et saint Eloi, en évêque. Le clocher a été restauré en 1914. On trouve la date de 1605 sur une porte latérale. Le reliquaire date du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Côme et saint Damien, la Vierge-Mère, sainte Christine, saint Gouesnou, saint Mathieu, saint Nicolas, saint Justin, saint Claude, sainte Anne, saint Antoine, saint Michel, sainte Marguerite et un Christ attendant le supplice. On y conserve le crâne de la fondatrice, Mlle Scaoudic ;

Chapelle Sainte-Christine de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Sainte Christine de Plougastel-Daoulas "

la chapelle Saint-Jean (XVème siècle), agrandie en 1607 et restaurée en 1780. La chapelle comprend un édifice rectangulaire du XVème siècle auquel a été accolée une autre chapelle séparée de la première par trois arcades du XVIIème siècle. Sur l'arcature se trouve l'inscription "1607 Guillaume Calve fit fera cest cappela lors Fab." et sur le lambris l'inscription "Renez Runavot 1785". La longère nord a été restaurée en 1780. La cloche d'origine anglaise porte la date de 1795 et l'inscription "The fame of no Schilds". La chapelle vendue en 1796 a été donnée le 2 février 1952 par M. Henry Villiers à la commune. La chapelle abrite les statues de saint Jean évêque, saint Jean-Baptiste, sainte Trinité, saint Eloi, la Vierge et un Crucifix. Le pardon de la Saint-Jean (dit pardon des Oiseaux) était l'un des pardons les plus en vogue autrefois ;

Chapelle de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "La chapelle Saint-Jean de Plougastel-Daoulas "

la chapelle de Kerérault (1780). On y trouve la pierre tombale du seigneur Jehan III de Kerérault dont la devise était "Mervel da véva" (mourir pour vivre) ;

la chapelle Notre-Dame de la Salette (1870). Il s'agit de la chapelle de l'Hôpital dirigé par les religieuses de saint Thomas de Villeneuve et édifiée sur les plans du Père Tournesac. Elle a été bénite le 8 septembre 1870 et consacrée le 19 septembre 1871. Les vitraux sont l'oeuvre de Le Bihan de Quimper ;

le grand calvaire (1602-1604) de l'église Saint-Pierre, restauré en 1860. Son érection est décidée en 1598 à la suite de la disparition de la peste : il porte les dates de 1602 et 1604 sous la statue du Christ sortant du tombeau. 171 statuettes donnent la vie à ce beau calvaire. La frise est ornée d'une multitude de bas-relief représentant la vie de Jésus-Christ. On y remarque la Nativité, la fuite en Egypte, la Cène et le lavement des Pieds. Le grand drame de la passion se déroule ensuite en une véritable armée d'acteurs. Parmi les différents groupes de statuettes, l'un se distingue surtout par son originalité : c'est celui de l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem. Cette vaste composition en granit de Kersanton, est dominée par trois grandes croix plantées au centre. Détruit sous la Terreur, le calvaire est restauré au XIXème siècle, puis au XXème siècle, après la Libération, ayant été fort endommagé lors du siège de Brest. Le calvaire porte plusieurs inscriptions : sur la frise du massif "Ce mace fut achevé a lan 1602 Fabriques lors M. A. Corr. F. Periou. I. Baod. Curé", au dos de la croix de Notre-Seigneur "H. Rollant. I. Le Moal. 1603", sur la pierre du tombeau "1604. I. Kerguern Thomas. Fab. O. Vigouroux. Curé" ;

Note 2 : Le calvaire monumental qui se dresse dans le voisinage de l'église fut érigé de 1602 à 1604, vraisemblablement à l'occasion de la peste de 1598. C'est ce qu'attestent trois inscriptions dont l'une se lit sur le massif, la seconde sur le front, la troisième au dos de la croix du Sauveur. La première a été un peu bouleversée, voici comment il faut la lire : 1604. I. KGVERN : I. THOMAS. : FAB
O : VIGOVROVX : CVRE

La seconde se lit comme suit :

CE : MACE : FVT : ACHEVE : A : LA : 1602
M : A CORR : F : PERIOV : I : BAOD : CVRE

La troisième est ainsi libellée :

H : ROLLANT : I : LE MO AL : 1603

Autour du monument court une frise de bas-reliefs. De nombreuses statuettes, on en a compté 171, sont rangées sur la plate-forme supérieure, où se dressent la croix du Christ et celles des deux larrons. Un autel figure à l'arcade de la face principale avec les statues de saint Pierre, saint Sébastien et saint Roch [Note : Saint Sébastien et saint Roch sont invoqués contre les épidémies]. Voici les principaux sujets du calvaire qui s'offrent au regard, quand on le contourne vers la droite : 1. Adoration des Mages, entrée à Jérusalem ; au-dessus de la porte, Jésus insulté par les soldats ; sur la plate-forme, Jésus sortant du tombeau, puis le Sauveur. devant Pilate. 2. La Cène et le lavement des pieds ; sur la plate-forme sainte Véronique, puis le portement de croix. 3. Naissance de Jésus dans l'étable, circoncision, fuite en Egypte ; sur la plate-forme, mise au sépulcre.
4. Sommeil des apôtres, trahison de Judas, Jésus enchaîné, Jésus flagellé, Jésus portant un roseau. M. le chanoine Abgrall a étudié ce calvaire de façon méthodique et détaillée. Les diverses scènes ont été bouleversées à l'occasion d'une restauration. Le savant chanoine les a rétablies dans l'ordre logique et historique (H. Pérennès).

 

Calvaire de Plougastel-Daoulas (Bretagne)

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "Histoire et Description du Calvaire de Plougastel-Daoulas"

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "Description visuelle du Calvaire de Plougastel-Daoulas"

le calvaire de la chapelle Saint-Jean (XVème siècle) ;

le calvaire de la chapelle Sainte Christine (1587) ;

la croix de la peste ou Toul-ar-Groas (1664) de Kerzivez ;

la croix de la Fontaine-Blanche (XVème siècle). Sous cette croix, fut découvert un vestige de statue préchrétienne (dieu antique de la fécondité) ;

la croix de Kerhalvez (1534), restaurée en 1761 et 1914 ;

le calvaire du Passage (1622), oeuvre de R. Doré. De face, se trouve le Christ entre un moine tenant un calice et un évêque. Au revers, se trouve une Pietà ;

le calvaire de Saint-Adrien (1594). Au revers, se trouve un Christ attendant le supplice ;

le calvaire de Saint-Claude (vers 1630), oeuvre de Doré. On y trouve saint Pierre, saint Yves et une Pietà ;

le calvaire de Saint-Guénolé (1654), en kersanton. Oeuvre de Roland Doré ;

le calvaire de Saint-Trémeur et sainte Triphine (vers 1600) ;

le calvaire de Tinduff (1639), restauré en 1883 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Bodon ou Croaz-Nevez (1947), la croix de Godibin (1706), un socle de croix à Kerhalvez (XVIème siècle), la croix de Kernévez (XVème siècle), la croix de Kerthomas (1908), la croix de Kervern ou Croas-Kervern (XVIème siècle), la croix de Kerzivez ou Croas-ar-Vossen (XVIème siècle), la croix de Libération à Larmor (1944), la croix de Leur-ar-Marc'h (XVIème siècle), la croix du cimetière de Plougastel-Daoulas (vers 1630), la croix de Kertanguy (XVIIème siècle), la croix de Mezarliou (1896), la croix de Saint-Claude (1718), la croix de Toul-ar-Rohou ou Croix-de-Kerérault (1891), la croix de Tréastel ou Croas-ar-Pont (vers 1950) ;

Note 3 : Les huit chapelles de Plougastel ont chacune leur calvaire. Un certain nombre d'autres se dressent aux carrefours ou en bordure des chemins. — 1). Sur la route de l'Armorique, dans la direction de l'Ouest, on rencontre plusieurs calvaires : un au bas du bourg ; un second à la Croix-rouge, à deux kilomètres du bourg, un troisième : Kroaz-ar-Vossen (croix de la peste) à quatre kilomètres : le fût de cette croix est bosselé, on y voit une piéta et au-dessous un abbé ; un quatrième Toul-ar-groaz, à 4 km. 500 : le fût est mince, on y aperçoit une piéta. — 2). Sur la route de Tinduff, en direction du Sud : kroaz-Kerhalvès, à deux kilomètres du bourg ; kroaz-Tinduff à 4 km. 500. — 3). Sur la route de Saint-Guénolé, en direction du Sud-Ouest, à quatre kilomètres du bourg, à 300 mètres au nord de la chapelle Saint-Guénolé, kroaz-Godibin en granit sombre : le fût de cette croix porte en sens vertical l'inscription que voici : G : BRENNEVR 1706. — 4). Sur la route du Fort-du-Corbeau, en direction Nord-Ouest, kroaz-Nevez à 1 km. 500 du bourg ; kroaz-leur-ar-marc'h, à 3 kilomètres.  — 5). Sur la nouvelle route du Pont, en direction Nord-Ouest à deux kilomètres du bourg : kroaz-ar-Pont, dont le Christ vient du monastère de Kerbénéat ; kroaz-Kererault à même distance. — 6). En direction de l'Est : kroaz-Kertanguy, à 200 mètres du bourg ; kroaz-ar-biz à 800 mètres ; kroaz-Kervern , à 1500 mètres (H. Pérennès).

l'ancien prieuré de la Rose-aux-Moines (XVIIème siècle), résidence des moines de Daoulas ;

le presbytère (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Kerérault (XIIème-XVIIIème siècle), situé au sud du château fort (XIIème siècle) ;

Manoir de Plougastel-Daoulas (Bretagne).

la fontaine Saint-Rioual (XV-XVIIème siècle), restaurée au XXème siècle ;

la fontaine sacrée de la Fontaine-Blanche (XVIIème siècle), surmontée d'un massif en maçonnerie qui était autrefois le socle d'un calvaire. Au-dessus du bassin, se trouve une niche qui renferme une statue de la Vierge Marie, portant l'enfant Jésus. Cette fontaine fut sans doute consacrée au culte druidique avant d'être dédiée à la Vierge ;

la fontaine de la chapelle Saint-Claude, restaurée en 1891. On y trouve l'écusson de la famille Buzic. La niche abrite une statue de saint Claude ;

la maison notariale (XVIIème siècle) ;

l'hostellerie du passage (1742) ;

la maison, située rue Jean Corre (1738) ;

28 moulins dont les moulins à vent de Kereunet, de Kerizien et les moulins à eau de Gobidni, de Bréléis, Neuf, de Kerengoff, de Lodoen, de Kernevez,...

A signaler aussi :

la borne milliaire de Lanvrizan (époque gallo-romaine) ;

le pont Albert-Louppe (1926-1930), du nom du président du conseil général du Finistère qui a fait voter sa construction. Il a été édifié par l'ingénieur Eugène Freyssinet. Construit vers les années 1930, le pont de Plougastel bâti en ciment armé est une belle œuvre d'art. Il franchit élégamment l'Elorn avec ses arches surbaissées de 186 mètres. Long de 900 mètres, y compris les viaducs d'accès sur les deux rives, il comprend une route de six mètres avec des trottoirs d'un mètre. Quatre statues hautes de deux mètres, dues au ciseau de Quillivic, symbolisent aux deux extrémités le Léon et la Cornouaille. Les travaux coutèrent la coquette somme de 23 millions. Le monument fut inauguré le 9 octobre 1930, ainsi que le porte une plaque commémorative en bronze dont voici la reproduction : " DÉPARTEMENT DU FINISTÈRE - Pont Albert Louppe. Construction décidée par le Conseil Général le 22 septembre 1922, M. A. Louppe, sénateur, étant président ; M. Lefort, ingénieur en chef. Inauguré le 9 octobre 1930 par M. G. Doumergue, Président de la République Française. Assisté de MM. J.-L. Dumesnil, Ministre de la Marine ; G. Pernot, Ministre des Travaux Publics. M. Ch. Vatrin, étant préfet, M. R. Cavenel, ingénieur en chef ; Travaux dirigés par M. Genet, ingénieur en chef ; MM. Coyne et Petry, ingénieurs des Ponts et Chaussées ; M. Luard, ingénieur des Travaux Publics de l'Etat. Ingénieurs constructeurs Société Anonyme des Entreprises Limousin procédés Freyssinet " ;

on signale des menhirs près des villages de Lesquivit, de Lanvrizan et du Carn ;

découverte, non loin de la Fontaine-Blanche, de plusieurs médaillons d'origine romaine de Tibère à Adrien ;

l'ancien manoir de Rosily. La famille Rosily s'est éteinte en 1854 ;

l'ancienne fontaine Saint-Languis, située non loin de la Maison du Cap, qui a inspiré l'écrivain brestois Hippolyte Violeau. On venait de très loin plonger dans la fontaine des chemises qui sont reprises toutes mouillées. Puis, après avoir balayé la chapelle, on y allumait un ou plusieurs cierges en priant avec ferveur le saint patron de guérir sur-le-champ le malade ou de le faire mourir sans délai ;

l'ancienne fontaine de Saint-Gouesnou, située non loin de la chapelle Sainte-Christine ;

l'ancienne fontaine sacrée de Saint-Jean ;

l'ancienne fontaine Saint-Pierre, située au bas du bourg ;

l'ancienne fontaine Saint-Benoît, située à environ 1 500 mètres du bourg ;

Note 4 : Fontaine de Saint-Riouall. Cette fontaine, faite de pierres rapportées, se trouve à sept kilomètres Ouest du bourg, à deux de Saint-Adrien, entre les hameaux de Kerziou et de Talouron. Elle a été refaite, il y a une quarantaine d'années. A droite, et gauche deux pierres portent les monogrammes du Christ et de la sainte Vierge, entourés d'une couronne. Le saint, en chasuble antique, portait une croix de la main droite et dans la gauche un livre, d'une pierre plus ancienne que la statue. La dévotion populaire, notait l'abbé Mével il y a quinze ans, l'entoure de chapelets. On met des sous sous la statue, que l'on recueille de temps à autre pour faire dire un service à l'intention des trépassés dans la chapelle Saint-Adrien. Autres fontaines. Outre les fontaines déjà signalées, il faut mentionner la fontaine de Saint-Pierre, au bas du bourg ; on y voit la statue en kersanton du prince des apôtres tenant les clefs ; — à 1500 mètres est du bourg, sur le ruisseau qui coule vers la chapelle de la Fontaine-Blanche, une petite niche contient la statue en bois de saint Benoît ; — à 3 km. 500 sud-ouest du bourg entre Keroalle et Kérennet-Izella, on voit dans un pré une fontaine avec la statue en pierre de saint Abraham (H. Pérennès).

l'ancien manoir de Kerengoff, propriété, en 1360, de Jean, vicomte de Léon ;

Note 5 : Voici les monuments anciens de Plougastel, d'après M. du Châtellier : 1°) Sur le sommet des carrières de Kerziou, cachette de trois très belles haches, dont deux à bouton en diorite, et une troisième en silex translucide. Juillet 1906. Ces haches furent portées au Musée du château de Kernuz, près de Pont-l'Abbé. 2°) Deux menhirs ayant, l'un 3 mètres, et l'autre 3 mètres 80 centimètres de haut, à trois mètres l'un de l'autre, à Lesquivit, dans le champ dit Parc-ar-Menhir. 3°) Ligne de pierres, les unes plantées en terre, les autres posées seulement sur la surface du sol, partant du Nord du bourg et s'étendant vers le Sud-Ouest sur une longueur d'environ 2 kilomètres jusqu'au Quilliou. 4°) Autre ligne semblable coupant la route près de Kerziver-Izella. Ces deux lignes s'appellent « Pont-du-Diable ». 5°) Menhir de 3 mètres 50 centimètres de haut, à 400 mètres au Sud-Est de Difrout, à 2 kilomètres à l'Est du bourg. Près de lui est un autre menhir de 1 mètre 50 centimètres ; un troisième de 1 mètre 75 centimètres de haut est à 30 mètres au Sud du précédent. 6°) Restes d'une enceinte de l'époque néolithique à Roc'h-Nivelen à 2 kilomètres à l'Ouest du bourg. A l'intérieur, il a été recueilli de nombreux silex éclatés, des fragments de poterie, une sorte de vase grossier en pierre et des pierres calcinées. Ce plateau rocheux, admirablement placé, était, pour ainsi dire, défendu naturellement. Les objets trouvés furent portés au Musée de Kernuz. 7°) Traces d'enceinte à Trécastel, à peu de distance de la précédente. 8°) Des monnaies romaines, réunies dans un vase en argile, ont été trouvées à Porsguen, à 6 kilomètres au Sud-Est du bourg. 9°) Tuiles à Ker-Romen (lieu des Romains), à 1 kilomètre à l'Ouest du bourg, et à Kervizer-Izella, à 3 kilomètres au Sud-Ouest. 10°) Quatre masses de scories, mesurant un demi-mètre cube chacune, ont été trouvées près de la rivière de Landerneau auprès de la base de Roch-Nivelen ; en diverses. autres localités de la commune il a été trouvé des dépôts de scories analogues (Les Epoques Préhistoriques et Gauloises dans le Finistère, p. 114-115).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGASTEL-DAOULAS

Louet (du), sr. de Liorzinic, en Plougastel, — du Plessix et de Lesquivit, en Dirinon, — de Coëtjunval, en Ploudaniel, — de Keranhoat, en Loperhet, — de Kerhoent et de Kerrom, paroisse du Minihy, — de Kerguiziau, en Bohars, — de Quijac, en Lambézellec, — de Penanvern, en Saint-Martin de Morlaix, — de Kerengarz, de Trefilis et de la Fosse, en Lannilis, — de la Villeneuve, en Plouezoc'h, — de Penanec'h, — du Rest et de Trévéhy, en Plouénan, — de Lesplougoulm, en Plougoulm, — de Penaot, en Mahalon, — vicomte de Pirvit, en Plédran. Ancienne extraction chevaleresque. — Dix générations en 1669. — Réformes et montres de 1426 à 1534, en Plougastel, — Daoulas et Dirinon, évêché de Cornouailles, et Ploudaniel, évêché de Léon. Blason antique : D'or, à trois têtes de loup de sable, arrachées de gueules ; — moderne : Fascé de vair et de gueules, qui est Coëtménec'h. Du Louet a produit : Macé, conseiller du duc Jean IV, en 1391. — Pierre, sr. de Liorzinic, marié à Marguerite de Launay, veuve en 1426, laissa de ce mariage Alain, vivant en 1448, époux de Marie de la Palue, père de Jean, marié à Françoise de la Lande, dont : 1° Pierre, sr. de Keranhoat, marié, vers 1515, à Marguerite de Coëtmenech, dame de Coëtjunval, dont il prit les armes ; 2° Jean, auteur des srs. de Lesquivit, marié à Ysabeau Simon, de la maison de Kerbringal. — François, Jean, Vincent, Olivier, René et Jean, chevaliers de l'ordre du Roi, de 1573 à 1651 (V. Chevaliers bretons de Saint-Michel, par M. de Carné, p. 234, 235 et 236). — René, dernier abbé régulier de Daoulas, en 1581, mort le 18 juillet 1598, et enterré devant le maître autel de son église, où l'on voit encore son tombeau avec une épitaphe [Note : Voici cette inscription : Hic jacet Renaus Du Louet, abbas hujus coenobii de Daoulas, quiquidem acquisivit ei silvam de Daoulas et plura alia bona, et rexit illud annis sex decim. Obiit autem 12 julii anno 1598, cujus anima pace fruatur]. — Autre René, évêque de Cornouailles en 1642, né en 1584, connu sous le nom d'abbé de Kerguiziau, grand-chantre de Léon, ecclésiastique d'un rare mérite et d'une haute vertu, mort en 1668, à l'âge de 84 ans. Il était petit-fils de Pierre, sr. de Keranhoat, et de Marguerite de Coëtjunval, et neveu de l'abbé de Daoulas. René du Louet fut le protecteur des deux apôtres de la Basse-Bretagne, Michel Le Nobletz et le Père Maunoir. La branche de Keranhoat fondue dans du Harlay, puis Montmorency-Laval ; celle de Lesquivit dans Kerguern.

Voir aussi   Ville de Plougastel-Daoulas (Bretagne) "Les seigneuries et manoirs de Plougastel-Daoulas"

D'après une enquête faite par Hervé Le Ny, le 26 Janvier 1426, les nobles de Plougastel sont : Geoffroy Hilion, Hervé de Kerguern, Jehan Kerguern, Jehan Penancoet, Jehan Hemery, Jehan Tanguy, Jehan Quelen, Pierre Le Louet, et demoiselle Marguerite de Launoy. Quelques pauvres gentilshommes sont en débat avec les paroissiens qui contestent leur noblesse : Hervé Le Fusteuc, Jehan Le Fusteuc, 0llivier et Yvon Le Billarec, Guillaume Bernard. Avec plusieurs lieux nobles et exempts, cette réformation mentionne expressément trois manoirs : Le Roseuc à M. de Rohan, Roscerff au sieur de Roscerff, Le Guern au prieur de Plougastel.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plougastel-Daoulas (Plogastel) sont mentionnés :

Jehan Kererot, présent, dict faire pique sèche ;

Jehan Kerret, sieur du Fresque, dict qu'il est sous l'esdict ;

François Pencoat, sr. de Pencoet, default ;

Le sr. de Kernise, sous l'esdict.

(à compléter)

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