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Bienvenue chez les Vertaviens

VERTOU

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La commune de Vertou (pucenoire.gif (870 octets) Gwerzhav) est chef lieu de canton. Vertou dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VERTOU

Vertou vient du latin "Vertavum" ou du celtique "Vertaw" : de "ver" (ruisseau) et de "taw" (paix). D'où le nom des habitants de la commune : les Vertaviens.

Vers 575, saint Martin (de Vertou), disciple de saint Félix, évêque de Nantes de 550 à 583, fonde une communauté de moines à Vertou, dans la forêt du Menne, en un lieu appelé Vertaws. On prétend même que saint Martin fonda deux abbayes sur le territoire de Vertou, l'une, réservée aux hommes, sous le vocable de saint Jean à l'emplacement du presbytère actuel (dont il reste le portail d'entrée du XVIIème siècle), l'autre, réservée aux femmes, derrière la croix Saint-Pierre (avec église dédiée à Saint-Pierre). 

Lors des invasions normandes (IX-Xème siècle), les moines se replient à Ension (aujourd'hui Saint-Jouin-de-Marnes) en emportant le corps de leur saint patron. Les moines ne reviennent à Vertou qu'à la fin du Xème siècle, après le départ des Normands. Ils reconstruisent alors leur église et enterrent autour de la nécropole des Grisons.

Le bourg de Vertou est presque entièrement détruit pendant la Révolution, lors des affrontements entre Blancs et Bleus en 1793.

Note 1 : Saint-Martin de Vertou vécut au temps de Saint Félix. Né à Nantes et ordonné prêtre par le Saint Evêque, il est chargé par lui d'évangéliser la contrée la plus peuplée d'infidèles. Il croit qu'il y parviendra plus sûrement en fondant des monastères d'hommes et de femmes et en propageant le goût de la vie cloîtrée. Ses principales fondations sont à Vertou : Saint-Jean pour les hommes et Saint-Pierre pour les femmes, Saint-Georges-de-Montaigu et Aution (Saint-Jouin-de-Marnes, Deux-Sèvres). Les monastères ainsi créés étaient chargés de propager la bonne parole, mais aussi de défricher les terres incultes, de construire des ponts et des barrages. On cite parmi les travaux qu'il a dirigés ou inspirés : le pont Saint-Martin sur l'Ognon, le pont de Vertou, sur la Vertonne, près d'Olonne et le pont de Louan. Parmi les prédications les plus célèbres, il y a lieu de citer celle qu'il fit à Herbauges (ville engloutie suite à son passage dans une dépression qui deviendra le lac de Grandlieu). La légende dit que Saint Martin planta son bâton de pèlerin à l'emplacement de la cure actuelle de Vertou. Ce bâton prit racine, se ramifia et devint un arbre qui vécut plusieurs siècles. On a d'ailleurs choisi ce symbole pour les armes de Vertou. Saint-Martin mourut dans un monastère de Montaigu. Du XVIe siècle, Vertou garde le souvenir de la visite de Rabelais : en pèlerinage dans la région, l'écrivain s'arrêta à La Haye Fouassière. 

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Vertou : Alexandre Souvestre (1800-1807), Touaille de la Rabrie (1807-1810), Jean-Joseph Perret (jusqu'en 1816), François Nouazé (1816-1821), Mathurin Guilbaud (1821-1830), Charles Godillon (sous Louis-Philippe), Charles Callier (1848-1853), Mannet-Babonneau (1854-1860), François Garnier (1860-1880), Victor Tertrais, Jean Bureau (1881-1885), Louis Bonnigal (assure l'intérim, 1885-1888), Henri Delahaye (1888-1912), Hardy, Alphonse Fillion, Jules Bouchaud, Louis Ordronneau, Lucien Dejoie, Sauvage, Saupin, Rondeau, Henri Lesage (1947-1954), Ernest Guichet, Auguste Priou (1959-1971), Dejoie, fils, .....

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Vertou : Charles Maugeais, Bascher (1803-1806), François Monnier (1806-1821), Bizeul (1821-1830), Antoine Roland, Dommergue (1833-1847), Cormerais (1847-1873), Pierre Athanase Sotin (1873-1884), ....

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PATRIMOINE de VERTOU

l'église Saint-Martin (1875-1887). Elle prend la suite de trois églises : la première construite par Saint Martin en 576 (édifiée en même temps que l'abbaye et consacrée par saint Félix, évêque de Nantes), la deuxième commencée en 840 et interrompue en 853 (à cause des invasions normandes), et la troisième qui sert à partir de 945 (reconstruite en 985 lors du retour des moines à Vertou) et qui est détruite le 17 septembre 1793. En 1850, on refait la partie de la façade et allonge la nef. L'église est reconstruite entre 1875 et 1887 (les souscriptions s'élèvent à 47 000 francs et l'adjudication se monte à 80 000 francs). Consacrée d'abord à saint Jean Baptiste, puis à sainte Blaise, elle retrouve le patronage de saint Martin dès 1993. L'autel date de 1867. La statue de Saint-Martin de Vertou, œuvre de Jean Mazuet, date du XIXème siècle. Le transfert du cimetière a lieu en 1855 ;

la chapelle de Beautour (XIXème siècle), dédiée à Notre-Dame des Victoires et réalisée par Georges Tertrais à la suite d'un vœu qu'il avait formulé d'épouser Marie Louise Versin ;

la chapelle de la Bastière (1820), située chemin de La Blandinière ;  

la chapelle de Bon-Acquêt, située au village de Bon-Acquêt. Propriété de l'abbé Prudent Monnier, curé de Vertou de 1807 à 1820, puis de l'abbé Berthelot des Vergers ;

la croix des Mouzières (vers 1561), située route de la Frémoire et édifiée par Isabelle Going, fille du seigneur de La Frémoire ;

le portail (1656) de l'ancienne abbaye Saint-Martin, situé place Saint-Martin. Il s'agit du seul vestige qui subsiste de l'abbaye fondée par saint Martin en 575 et ravagée par les Normands au IXème siècle. Cette abbaye avait été en partie reconstruite à la fin du Xème siècle, restaurée au XVIIème siècle et détruite durant la Révolution ;  

l'ancienne Abbaye ou Prieuré de Saint-Pierre, située sur une éminence entre le Bourg et la Chaussée. Il s'agit de l'ancien siège de la Prévôté qui possédait de nombreuses fermes à : la Grolerie, au Chêne, la Mortalière, la Verrie, la Grammoire, la Denilière, la Briancière, la Laudière, ... ;

la Chaussée des Moines (vers l'an 1000 et entre 1470 et 1650), édifiée par les moines de l'abbaye. Ce barrage régularisant le cours de la Sèvre va permettre la navigation et va contribuer au développement de Vertou ;

le château de l'Angebardière (XVIIIème siècle). Ce château appartient, en 1855, à Théodore Auguste Dubigeon (1803-1875), fils d'Augustin Jean Baptiste Dubigeon (1769-1851) propriétaire des chantiers navals Dubigeon fondés en 1760 par Julien Dubigeon. Il est reconstruit vers 1856. L'orangerie date du XVIIIème siècle ;

le château de la Frémoire (1725). Propriété de la famille Pantin (du XVIème au XVIIIème siècle), de Joseph Charet (en 1720), de Claude François Lemoine (en 1791). Le château est partiellement détruit par un incendie lors des combats de 1793. Après avoir été restauré par la famille Rousseau (amie de l'architecte Bourgerel qui aménagea la demeure et le parc), qui en était propriétaire, vers 1860, la demeure passe entre les mains de la famille Baillargeau (ou Baillergeau). La "Maison des appellations" (syndicat des producteurs de vin) est logée aujourd'hui au château. Il possédait jadis une chapelle privée du XVIIIème siècle ; 

l'écluse du Vertou (1839). Les premières écluses sur la Sèvre sont construites au XVIIème siècle. La grande écluse actuelle, édifiée par Pierre Desprez, accueille son premier bateau le 3 septembre 1755. Cette écluse est détruite en septembre 1793 avant d'être reconstruite ;

la Salmonière (XV-XIXème siècle). Ce nom apparaît dans les écrits dès 1460. L'ancien édifice est partiellement détruit en 1793. Il ne reste que le porche d'entrée avec ses tourelles, et au fond de la cour au coin de la demeure un belvédère ;

le manoir du Portereau (XVI-XIXème siècle), situé route du Chêne à Rezé. Propriété de Gilles Courgeon (en 1567), de la famille Couperie (au XVIIème siècle), de M. Méry (au XIXème siècle), puis de la famille Lefèvre-Utile qui en a revendu une partie avec le logis, aux Pères Montfortains. On mentionne aussi les familles Lelardic de la Ganrie et Charles de Novion (1800-1864), cousin du général Lamoricière ;

le manoir de la Bareille (XVIIIème siècle), situé route de Portillon-aux-Pégers. La seigneurie de la Bareille dépendait jadis de la vicomté de Rezé. Propriété de Jean Le Bonnetier (en 1723), de René Jean Andrieux (en 1775). C'est Jean Le Bonnetier qui fait édifier une chapelle privée. La demeure est restaurée à la fin du XVIIIème siècle par la famille Andrieux ;

le manoir du Drouillay ou Drouillet. Propriété de Joachim Tissard (vers 1540), de Christophe Titaud (en 1580), de René de Nauroye (en 1618) et de la famille Lagarde (également propriétaire à La Chapelle-sur-Erdre). La famille Nauroye (ou Naurois) restaure l'édifice et fait construire une chapelle privée. On y trouve aussi la famille Terrien. C'est au Drouillet que naît en 1745 l'abbé Pierre Terrien qui fut curé de La Haie-Fouassière. Le manoir est détruit en septembre 1793 par les troupes de Kléber et reconstruit au cours du XIXème siècle. Le portail, vestige de l'ancien manoir, date du XVIIème siècle ;

le manoir de Mottechaix ou Mottechette (XIXème siècle), édifié à la fin des années 1850 par Jean Baptiste La Cour Grandmaison. Propriété de la famille Bonvalet, puis de la famille La Cour Grandmaison en 1791. L'ancien sénateur Charles Lecour-Grandmaison (1848-1901) est issu de cette famille ;

le manoir de l'Aulnaye ou Launay (fin du XVIIIème siècle), situé route du Château-Thébaud. Propriété successive des familles Du Bot (aux XVIème  et XVIIème siècles), La Bourdonnaie, Mosneron (en 1785), GrandJouan (au XXème siècle), Lieubeau (au XXIème siècle) ; 

la maison Bonnigal (XIXème siècle), située rue Louis-Bonnigal. Propriété de la famille Binard en 1766, la demeure est incendiée en septembre 1793, puis reconstruite au début du XIXème siècle, et transmise à la famille Bonnigal ;

la maison de la Bastière (XIXème siècle), située route de Pont-Caffino et édifiée vers 1820 par Claude Eugène Ferrey (baron de Rozengat), sur une terre ayant appartenu jadis à la famille Navineaux. On y mentionne aussi primitivement la famille Proust de la Gironnière. Les descendants de la famille Ferrey sont les des Nouhes et Williamson qui ont conservé une aile de la demeure, le reste ayant été acquis par les Morgan. On y trouve une chapelle privée ;

la maison de La Noë Rocard (avant le XVIIIème siècle), située rue du Port-aux-Meules. Propriété d'Yvon Rocaz (au XVIème siècle), de la famille de Lisle de la Nicolière, de la famille Sengstack (juste avant la Révolution), et d'Hélène de Valette (vers 1840) ;

la maison de Vigneron (XVIII-XIXème siècle), située place de La Barbinière ;

le portail de la Bauche-Malo (1774), situé route de Pont-Saint-Martin. Ce portail et une chapelle sont les seuls vestiges d'une seigneurie fondée vers 1552 par Georges Lévesque. Cette demeure fut aussi aux Le Loup de la Motte-Glain qui y créèrent une chapelle en 1774, puis aux Berthaud du Marais et aux Priou. Le général Charette y prépare ses attaques sur Nantes ;

l'Hôpital-Hospice (1884), situé rue Henri-Charpentier et œuvre de l'architecte René Ménard. Dans le bulletin paroissial "Chronique de Vertou" on trouve mentionné "Henri Charpentier, imprimeur-éditeur à Nantes, est mort à Vertou, cette année 1882, à l'âge de 76 ans. Avant de mourir il décida la création d'un Hospice qu'il subventionnerait". En 1884, l'Hospice est terminé, c'est l'oeuvre de MM. Charpentier et Delahaye (héritier de son parrain Henri Charpentier). En souvenir des fondateurs, la rue de l'Hospice est nommée rue Charpentier. Les vitraux de la chapelle portent aussi les initiales A. S. (Athanase Sorin, ancien recteur) et H. C. (Henri Charpentier). L'achat de l'Hospice par la commune de Vertou est fait en 1934 au temps du maire Jules Bouchaud (d'où le nom de l'Hôpital Bouchaud). En 1963, l'Hôpital compte 106 lits d'hébergement et 20 lits de médecine ;

la fontaine Lerat (1900), œuvre de l'architecte M. Bassy ;

17 moulins dont le moulin de la Lande, de Beautour, du Bois-Hardy, de la Garouère, de la Nicolière, des Hérettes, Chauveau, des Sergeux, des Mustières, des Couteaux, de l'Herbray, du Chêne (1817), des Haies, Gautron (1898), du Portillon (XIXème siècle), ... ;  

A signaler aussi :

la découverte de nombreux indices archéologiques : haches en pierre polie, auges en pierre meulière remplies de flèches en silex, ou encore ruines d'un tombeau, garni de poteries brisées et d'ossements humains, au village de la Blandinière… ;

les sarcophages en calcaire (époque mérovingienne), découverts en 1911 dans le jardin du presbytère et en 1932 sur la place de l'Eglise ;

une nécropole gallo-romaine du IIIème siècle, situées dans les champs des "Grands et Petits Grisons" ;

le domaine de l'Ebaupin. Il s'agit d'une vieille châtellenie détachée de la Maillardière. Propriété de la famille Fresneau de la Couronnerie en Carquefou. Le général de Bréa, tué en juin 1848, y habita. Les héritiers du général Bréa, les Genouillac, en sont actuellement les propriétaires. Le château a une partie Henri IV au centre, prolongée par deux ailes XVIIIème siècle. En 1747, fut célébré dans la chapelle privée, le mariage du marquis de Coutances avec Blanche de Maurepas ;

le domaine du Port-aux-Meules. Il s'agit d'un domaine appartenant aux comtes de Novion et le berceau des Filiol de Raimond ;

l'ancien logis de la Boissière. Propriété du colonel Provost et de la famille Halgan ;

l'ancien logis de la Bareille. Propriété successive des familles Le Bonnetier, du Chardonnay et Andrieux ;

l'ancien logis de la Châtelière ;

l'ancien logis du Chêne, près du village de La Chaussée. Propriété de la famille Grouchy et Haxo en 1793 ;

l'ancien logis de la Bretonnière, situé en direction de Saint-Fiacre. Propriété des familles du Bochet et de Larmina ;

l'ancien logis des Thébaudières. Propriété successive des familles Kergus de Kerstaing (alliée aux de Lair de Lessongère), Bertrand et Fauchier (par alliance). Ces derniers en font don à la commune de Vertou qui y établit ensuite une oeuvre de bienfaisance ;

l'ancien logis de la Ramée. Propriété de la famille Labeyrie ;

au lie-dit "La Ville-Bachelier", se trouvent le domaine des Lorois et celui des Miraillé ;

le logis de la Ville-au-Blanc. Propriété jadis de la famille Bouchaud. C'est dans la chapelle privée que furent inhumés plusieurs membres de la famille Bouchaud. M. Deniau, ancien curé de Saint-Aubin-des-Châteaux s'est penché sur l'origine de la Ville-au-Blanc : " .. le prieuré des Moutiers tout proche a développé la culture des vignes et en particulier celle du vin blanc. De ce prieuré à la Grammoire, il y a une étendue importante de cépages. Au milieu devait se trouver une ferme (une villa, au sens latin) qui avait pour but de cultiver des cépages de vin blanc ; cela expliquerait le nom de Ville-au-Blanc"

les anciens logis des Hérettes et de la Foresterie. Propriété de la famille Bouchaud ;

les anciens logis des Mortiers, de La Chevrue et de La Nicolière. Propriété de la famille Panneton ;

le puits de La Barbinière. L'ancienne terre noble de la Barbinière existait dès le XVème siècle ;

le four à pain de La Courante, situé rue du 1er Mai ;

la biscuiterie Nantaise - BN (1961), située au n° 27 route du Mortier-Vannerie ;

l'ancienne conserverie Tertrais (1853), située à Beautour ;

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ANCIENNE NOBLESSE de VERTOU

(à compléter)

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