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TREMAOUEZAN

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La commune de Trémaouézan (pucenoire.gif (870 octets) Tremaouezan) fait partie du canton de Landerneau. Trémaouézan dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMAOUEZAN

Trémaouézan vient du breton « treb » (village) et de Maouézan (ou Moysan).

Trémaouzéan (jadis sous le vocable de saint Edern) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudaniel. Trémaouézan, trève de Ploudaniel qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon, a été érigé en paroisse à la Révolution.

Ce que l'on sait sur le passé lointain de Tré-maouézan se réduit à peu de chose. On a relevé des traces du séjour des Romains sur la partie Est de la commune, aux villages de Kermoalic et de Kersalomon.

D'après la tradition locale, Trémaouézan aurait été autrefois le théâtre d'un combat entre les gens du pays et des ennemis venus du côté de la mer.

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Trémaouézan et les Normands ".

Suivant une autre tradition, Trémaouézan aurait jadis appartenu aux Menec'h-ruz, les moines rouges, c'est-à-dire les Templiers, et aux héritiers de leurs biens, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

 Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Trémaouézan et les Moines ".

Trémaouézan a été établi non loin d’un ancien château du Haut Moyen Age, près du village de Hellès (du breton hen "vieux" et les "château"). 

On rencontre les appellations suivantes : Trémagoezou en 1361 (D. Morice, Preuves I, 1563), Tremagoezan (en 1363), Trefmaoezan (en 1426-1443) et Treffmaouezan (en 1589). Aux XVIème et XVIIème siècles, les papiers de la paroisse portent Treffmaouezan et Treffmaouezen. On entendait rarement jadis les gens de Trémaoué-zan prononcer tout au long le nom de leur localité. Le plus souvent ils ne l'appellaient que an Dre, la Trève.

Nota 1 : Dans les champs qui entourent Kermoalic, le sol est parsemé de fragments de briques et de tuiles à rebord. Il y a quelques années, des fouilles, faites à Kersalomon pour une construction, mirent à découvert une certaine quantité de vases et de poteries qui furent malheureusement détériorés par la pioche des ouvriers et envoyés à la voirie. A environ 400m à l'Est du même Kersalomon, sur les bords d'un ruisselet qui se déverse dans l'étang de Penhoat, dans les parcelles de terre dénommées Castellic, (petit castel) et Coat-ar-goz-llis (bois de la vieille église), se rencontraient il y a peu de temps les vestiges d'une fortification, que l'absence de motte et la nature des débris trouvés aux environs autorisent à prendre pour une petite station gallo-romaine. Des douves bien marquées, quoique aujourd'hui peu profondes, entourent une enceinte carrée d'environ quinze mètres de côté. Un mur en terre part d'une des faces de cette enceinte dans La direction du Sud-Est, coupe une roche sur son passage, et, après un parcours de quatre-vingts mètres, se retourne à angle droit vers le Sud-Ouest où l'on perd sa trace au bout de quelques pas. On peut croire que ce fortin, situé à mi-voie entre Landerneau et la ville romaine de Kerilien [Note: Village à 6 kilomètres au nord du bourg de Plounéventer. Ruines romaines autour de Kerilien sur un espace de cent hectares. D'après M. de Kerdanet, c'est là que se trouvait Occismor, capitale des Osismes], constituait comme une étape entre les deux localités, en même temps qu'il servait de protection aux villas établies à Kermoalic et à Kersalomon (J. Mével).

Nota 2 : La Trève d'autrefois. Trémaouézan avait, avant le Concordat de 1801, les mêmes limites qu'aujourd'hui. Toutefois, la paroisse-mère, Ploudaniel, lui avait cédé neuf hameaux ou villages, quatre sur les confins de Plounéventer : Kergongar, Le Treuscleuz, Coatdéniel et le Ruveur, et cinq dans le voisinage de Saint-Eloi [Note : Chapelle à 7 km. au sud du bourg de Ploudaniel et à 4 km. de Trémaouézan] : Mériénen, Ménezléon, Le Rest, Penfrat et Lestréonnec. Les habitants de ces villages relevaient de Trémaouézan pour les baptêmes et les enterrements, mais non pour les mariages et les pâques, qui devaient se faire à Ploudaniel. La raison du rattachement de ces hameaux à Trémaouézan se devine aisément : alléger le service des prêtres qui desservaient la vaste paroisse de Ploudaniel, en distrayant de celle-ci les villages les plus éloignés du centre paroissial, et donner à la trève une population qui lui permettait d'avoir deux prêtres et, donc aussi, deux messes, les dimanches et fêtes. On verra parailleurs combien nos tréviens tenaient à ces deux messes. Avec le supplément de population fourni par Ploudaniel, Trémaouézan comptait, en 1684, plus de 600 communiants, soit au moins 900 âmes. On ne voit pas que la paroisse et la trève aient jamais eu de démêlés au sujet des villages annexés, sauf en 1730, où on lit, à la suite d'un acte de décès rédigé par l'abbé Corfa, vicaire de Trémaouézan : « Catherine Corcu, du village de Kergongar, fut enterrée le 5 Janvier par le soussignant. Le Recteur, l'abbé Le Gentil, dit de mettre sur les cayers mortuaires que la dite défunte, qu'il prétend être de sa paroisse pour aussi les enterrements, serait enterrée ici avec sa permission, quoique les enterrements dudit village et de trois autres, qui sont Le Ruveur, Le Treuscleuz et Coatdeniel, se soient faits ici jusque depuis peu de temps. ». Trois mois après, le même vicaire inscrit le décès de « Allain Le Ménez, du village de Kergongar, de la paroisse de Ploudaniel à présent, parce que Monsieur Allain Corbé, curé de cette trève, à ce que j'ai entendu dire, a eu la bonté de céder de son droit les quatre villages de Kergongar, Coatdéniel, Le Treuscleuz et Le Ruveur à Monsieur Le Gentil, recteur de cette paroisse, quoyque les dits villages étaient à cette trève auparavant quant aux enterrements et baptêmes. Ainsi, puisque Monsieur Allain Corbé, curé, a signé un billet avec Monsieur Le Recteur Le Gentil, à ce qu'on m'a dit, Monsieur notre Recteur Le Gentil a dit de mettre par écrit que l'enterrement a été fait avec sa permission, et qu'il a eu son droit ... ». Le 27 avril suivant, même note au sujet d'un enterrement du Treuscleuz. Le bon M. Corbé, depuis longtemps malade, mourut huit jours après, et, avec son successeur, M. Le Gentil dut être plus accommodant, car les registres des baptêmes et décès cessent, dès l'arrivée du nouveau curé de la trève, de mentionner les droits du recteur sur les villages précités (J. Mével).

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Prêtres, Curés et Vicaires de Trémaouézan ".

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Le Corps politique et les Marguilliers de Trémaouézan ".

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Quelques testaments à Trémaouézan "

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Quelques vieilles coutumes de Trémaouézan "

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Trémaouézan durant la Révolution "

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Trémaouézan après le Concordat "

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Quelques extraits des registres de l'Etat-Civil de Trémaouézan "

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PATRIMOINE de TREMAOUEZAN

l'église Notre-Dame (XV-XVIème siècle), fondée par Jean de Penmarc’h (recteur de Ploudaniel dont Trémaouézan était une trève) au milieu du XVème siècle (entre 1448 et 1459) et agrandie en 1555 (date inscrite au chevet sur la banderole d'un ange avec le nom des fabriques O. Leti et O. Bourhis). L'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, et un choeur de deux travées avec bas-côtés. De l'édifice primitif, subsiste la nef aux piliers cantonnés de quatre colonnettes aux chapiteaux à feuillage. Un choeur à piliers octogonaux et chevet plat est construit en 1555. Sur le transept sud on lit la date de 1577. Les piliers d'entrée de l'enclos datent de 1785. La chapelle de Mézarnou, dédiée à saint Jean Baptiste, est élevée en 1597. Le clocher, abattu par la tempête le 13 février 1702, est reconstruit par François Gourvez (de Plounéventer et gendre de Christophe Kerandel et Maudez Le Bris (maître-maçon à Sizun) en 1714. La sacristie est construite en 1676-1677 par Claude Le Texier (dit La Pensée), architecte à Landerneau. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle. Le porche méridional à tribunes extérieures est édifié entre 1610 et 1623 comme indiqué par l'inscription de l'entablement "Domus Mea Domus Orationis Vocabitur 1623". L'intérieur du porche abrite les Apôtres issus de l'atelier de Roland Doré (vers 1636). La Vierge à l'Enfant du portail sud date du XVème siècle. En 1859, on construisit les arcs diaphragmes des trois premières travées des bas côtés. Le baptistère hexagonal à colonnes corinthiennes et dôme, date de 1641 : une cuve en marbre rose a remplacé l'ancienne en 1860. Dans les fonts baptismaux se trouve le Baptême de Notre-Seigneur, provenant d'un ancien retable, et, sur le dais, se trouvent des statuettes de saint Jean Baptiste, saint Jean en évêque et des apôtres. Le catafalque ornés de statuettes date du XVIIème siècle. Le retable de Sainte-Anne (situé dans le bas-côté nord), oeuvre d'Hervé et Jacques Le Roux (maîtres peintres et sculpteurs), date de 1652. Le retable de Notre-Dame de Trémaouézan, commandé le 16 juillet 1652, est sculpté en 1652 par Hervé et Jacques Le Roux (maîtres sculpteurs et peintres de Landerneau). Le maître-autel qui date de 1643, est modifié en 1906 par M. Guyader (sculpteur à Landerneau) sur les plans du chanoine Abgrall. Le tabernacle du maître-autel, oeuvre d'Yves Rolland (sculpteur), date de 1643. De part et d'autre, on peut voir des niches abritant les statues de la Vierge et de saint Joachim, oeuvre d'Honoré Alliot (sculpteur à Brest et/ou Landerneau) et qui datent de 1676 : elles sont "étoffées" en 1683 par Jacques Domagny (sieur de Morinville) et à nouveau en 1758 par Hervé Le Goff (sculpteur à Brest). La balustre et la table de communion du maître-autel sont l'oeuvre de François Madec et d'Hervé Masson (maîtres sculpteurs). Le bénitier en pierre, à godrons, oeuvre de Jean Morvan (tailleur de pierre à Plouédern), date de 1691. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. Le bel aigle de lutrin date du XVIIIème siècle. Dans la chapelle Saint-Jean, on trouve un alignement de trois retables dédiés à la Vierge, aux âmes du Purgatoire et à saint Sébastien. Dans les niches des contreforts d'angle du porche sont quatre statues en kersanton de saint Fiacre, d'un saint évêque, de saint Thomas d'Aquin et de la sainte Trinité. Le vitrail moderne a été commandé en 1880 à Jean Cabon de Lanhouarneau. L'église renferme aussi un calice de 1778 et une boîte aux saintes huiles datée du XVIIIème siècle. A noter que Hervé Fily est recteur de Trémaouézan de 1625 à 1636. Au pied de la statue de saint Pierre, se trouvent la date de 1623 et les initiales H. F. avec un calice d'Hervé Fily. L'église abrite, outre les statues des Douze apôtres du XVIIème siècle, et celle déjà mentionnées, sur le trumeau du porche Vierge-Mère en pierre du XVIème siècle, sur les contreforts du porche statue de saint Vincent Ferrier du XVème siècle (donnée, dit-on, par le cardinal de Coetivy), sainte Trinité, saint Gouesnou, saint Fiacre, saint Germain (avec l'inscription "S. Germen. Y. Leti 1560"), saint Sébastien, saint Roch, saint Jean en évêque, saint Herbot et un Christ attendant le supplice ;

Eglise de Trémaouézan (Bretagne).

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "L'église de Trémaouézan ".

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Les Confréries et Prédicateurs de Trémaouézan ".

l'ossuaire de l’église (XVIème siècle). De plan rectangulaire, il comporte quatre baies très simples en anse de panier et une porte également en anse de panier. Il porte deux inscriptions dont l'une en breton "Gant Doue Han Bed Milliguet Eo Nep Na Lavar Mat Pe Nat Eo" (De Dieu et du monde est maudit qui ne dit la vérité ou ne se tait) et l'autre en français "Bone Gent Que Ycy Passes Prie Dieu Pour le Trépassés" ;

Note 1 : A une trentaine de mètres au Sud de l'église, bordant le mur d'enceinte du cimetière, est un ossuaire gothique de forme rectangulaire, avec pignons munis de crossettes et animaux symboliques au bas des rampants : lion, chien, loup, dragon. La façade Nord de l'édifice est percée de quatre « arcades à anse de panier, et d'une porte élégante encadrée d'une riche accolade soutenue par deux anges qui tiennent les deux légendes suivantes en caractères gothiques » (Bull. Dioc. T. II, p. 96), l'une en français, l'autre en breton. Les voici exactement : Bone : gent : que : ycy : passes - Prie : Dieu : pour : le : trepasses : -  Gant : Doue : han : bed : milliget eo. - Nep : na : lavar : mat : pe : na teo. Ce qui signifie : De Dieu et du monde maudit est - Qui ne dit le bien ou ne se tait. L'édifice, qui doit être du XVIème siècle, est vers 1925 en fort mauvais état. Les travaux de nivellement de la route qui passe à le toucher, en ont déchaussé les fondations, et le percement récent d'une porte dans le mur Sud a fait apparaître sur les pignons d'inquiétantes lézardes. Malgré son délabrement et le macabre usage pour lequel il a été fait, l'ossuaire a servi de maison de ville en ces tous derniers temps. Nos braves édiles n'ont pas craint de se livrer à des délibérations utilitaires dans le séjour des morts. Ils n'ont cependant pas osé y entrer par le chemin des trépassés : ils ont aveuglé la porte qui donne sur le cimetière et, prudemment, ils se sont ménagé une sortie de l'autre côté (J. Mével).

le calvaire de l’église (1530), restauré en 1686 par Prigent Kermarec (architecte), en 1702 par Jean Morvan et en 1877 par Olivier Patoyer. Saint-Pierre s'y tient auprès du Christ ;

Note 2 : Entre l'ossuaire et l'église s'élève une Croix-Calvaire qui a eu jusqu'ici une existence assez tourmentée. M. de Kerdanet a lu sur sa base, il y a quelque quatre-vingts ans : « L'an mil cinq cent trente. Rect. Marhec ». En 1686, on fit marché « avec Prigent Kermarec, architecte, pour l'accomoder ». En 1702, elle eut encore besoin de réparation, car elle avait été « cassée » par la tempête qui abattit le clocher. On paya alors « à Jean Morvan, pour avoir accommodé et replacé les images de la dite croix, 18 livres ». Les révolutionnaires la renversèrent à leur tour, et elle ne fut relevée qu'en 1808 par Ollivier Patogé, qui reçut 68 l. pour son travail. Enfin, en 1877, elle était encore en assez mauvais état pour exiger une importante réparation qui fut confiée à M. Goulard et coûta environ 800 fr. Cette croix porte sept statuettes sur son embase : deux saintes-femmes adossées à Saint-Pierre et à Saint-Paul ; aux extrémités, Saint-Jean et Sainte-Marie-Madeleine qui sont modernes, et, derrière le Christ, une charmante Vierge-Mère (J. Mével).

la croix du Reveur ou Croas-ar-Receour (XVème siècle). A deux petits km. au Nord-Est du bourg de Trémaouézan, au recoupement des routes de Saint-Méen et de Trégarantec, se dresse une croix gothique, montée sur un piédestal de 0m90 de côté, et ayant 2m10 de hauteur. Au haut du fût, sont deux blasons au chef endenché. Ce sont les armes des Penancoët, seigneurs de Quillimadec, qui portaient d'argent au chef endenché de gueules. Chose curieuse, le Christ, ici, est tourné vers Coatrez et Quilimadec, manoirs des Penancoët, plutôt que vers l'une ou l'autre des routes qui se croisent à ses pieds. Cette croix porte le nom de Croas-ar-Receour (croix du Receveur), vraisemblablement parce que c'est sous le regard de son Christ que se percevait jadis la dîme des seigneurs ou celle de l'église [Note : Opinion de M. l'abbé Simon, recteur de Plounéventer, qui est certain que, dans la paroisse de Landelau, en Cornouaille, la dîme se percevait au pied d'une croix] ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerangaro (Moyen Age), la croix de Kerdalaës (Moyen Age), la croix de Kerioual (1868), la croix de Kersioc'h (XIXème siècle, 1946), les deux croix de Keruguel (Haut Moyen Age), la croix de Toul-Béguel (Moyen Age), la croix monolithe de Trémaouézan, érigée au dos de la fontaine (Moyen Age), la croix située autrefois à Beg-ar-Groas (1806, 1962) ;

Note 3 : En plus des croix qui, on l'a déjà dit, rappellent le passage des Normands, et des Templiers, la paroisse de Trémaouézan en a encore d'autres sur son territoire une, au bourg, au lieu dit Bec-ar-Groas, et qui est de 1806, d'après une mention dans les comptes de cette année : « A François Billon, pour avoir levé et accomodé une croix près du cimetière… 37 l. » ; deux sur la vieille route de Landerneau : ar Groas-Vras ou Croas-Nevez, dont parlent les comptes de 1668, et ar Groazic-Ver ou Croix de la Fontaine Blanche, ainsi nommée dans les comptes de 1665 ; deux à l'entrée des villages de Kergaro et de Kerlohou (ar Groas-Ven), et une autre, non loin de Kergunic, sur la route de Plounéventer. Ces croix ne portent ni inscriptions ni sculptures. Quelques-unes de ces croix paraissent être assez vieilles pour être de celles que S. Budoc érigeait par les bourgs et sur les chemins du Léon (A. Le Grand, loc. cit., p. 111, et 755), ou du moins de celles dont le IXème siècle couvrit, dit-on, le sol de notre Bretagne. D'autres sont certainement plus jeunes et dateraient, peut-être, du temps de Rolland de Neufville (Evêque de Léon, de 1562 à 1613), cet évêque de Léon qui fit ériger 5.000 croix dans les chemins et carrefours de son diocèse, afin, disait-il, « que les fidèles rencontrassent partout les signes augustes de notre rédemption » (A. Le Grand, loc. cit., p. 111, et 755). Qu'on nous permette, avant de clôre ce chapitre, de faire une excursion sur les territoires de notre ancienne mère-paroisse, Ploudaniel, pour signaler aux archéologues une magnifique croix de granit que l'on rencontre auprès du village de Kerléau, sur le chemin qui relie le bourg et Ploudaniel à ce village, tout près de la route de Trémaouézan à Trégarantec.  Cette, croix, connue sous le nom de Croaz-Nuz, est d'un seul bloc et mesure, sans compter son soubassement, 2m60 de hauteur. Sur l'une de ses faces est un écusson fruste et, au-dessous, une superbe épée, longue de 0m95, la pointe en bas. Sur l'autre face, un bouclier, en forme d'écu allongé, surmonté d'une croix de Malte. Croaz-Nuz se trouve à environ 4 km. de la Vieille motte féodale de Lan-Nuz, qui a porté autrefois, pensons-nous, le château des Nuz de Plounéventer. Ces seigneurs blasonnaient d'azur à l'épée d'argent garnie d'or, posée en bande, la pointe en bas, accostée de deux quintefeuilles d'or. Don Morice (preuves, I, 1120) rapporte qu'en 1296, Hervé de Léon, Seigneur de Chateauneuf, et ses fils Henri VI et Guillaume de Hacqueville, furent accusés du meurtre de Mre Alain Nuz par Mestres Yves et Salomon Nuz, ses frères, et Pierre, dit Prévost de Kerahez, mari de Marguerite, soeur dud. Alain. La croix de Nuz ne rappellerait-elle pas le drame sanglant dont parle Dom Morice ? (J. Mével).

le manoir de Coatrez (XVème siècle) ;

la fontaine Saint-Jean-Baptiste (1656). Elle est ornée d'une statue de saint Jean, vêtu d'une dépouille de bête, tenant un livre sur lequel est couché un agneau relevant la tête vers le saint. Une promenade d'environ deux cent mètres, dans la direction N.-O., vous mène du bourg de Trémaouézan à la fontaine Saint-Jean que les pèlerins d'autrefois ne manquaient jamais de visiter, après avoir vénéré à l'église la relique du saint-Précurseur. Entourée d'un enclos carré de cinq mètres de côté, la source alimente deux bassins rectangulaires dont les eaux vont se déverser dans un lavoir extérieur. Sur le côté Ouest de l'enceinte, un petit édicule abrite une belle statue, en pierre, de Saint-Jean. Le saint tient de la main gauche un livre sur lequel est couché un agneau et bénit de la main droite les eaux de la fontaine qui sourd à ses pieds. Sous la niche, une pierre en forme de tombeau d'autel, ornée d'une tête d'ange, porte la date de 1656. Comme on peut s'en apercevoir par la photographie reproduite ci-après, le monument de Saint Jean est un assemblage assez singulier de maçonnerie grossière et de pierres finement sculptées. C'est qu'on n'a devant soi qu'une restauration exécutée avec peu de soin à l'époque relativement récente où l'on a construit le lavoir. Le dais gothique de la niche et le fleuron feuillagé qui couronne l'édicule proviennent, soit des parties de l'église qui ont été démolies lors des agrandissements, soit d'une autre fontaine (la fontaine de Notre-Dame) dont il nous faut dire aussi un mot pour mémoire (J. Mével) ;

Fontaine de Trémaouézan (Bretagne)

l'ancienne fontaine de Notre-Dame. Elle se trouvait jadis à quelques mètres au N.-O. de l'église, sur le bord droit de la route qui conduit du bourg à la gare. On la trouve mentionnée, avec la fontaine Saint-Jean, dans les comptes de 1720. « Payé pour accommoder la fontaine de la Vierge et Saint-Jean, 8 livres 8 sols ». Cette fontaine avait la réputation d'opérer des cures merveilleuses et attirait toute l'année d'innombrables pèlerins, mais aussi, paraît-il, quantité de mendiants. Quelques-uns de ceux-ci estimaient même la place si bonne, qu'ils avaient bâti des huttes et des maisonnettes dans un petit bois à côté de l'église et s'y étaient installés à demeure. La Révolution vint et trouva là le prétexte qu'elle cherchait pour faire fermer la fontaine. Elle représenta que la présence de ces mendiants, infectés de plaies, constituait un grave danger pour la santé des habitants et que la fréquentation de la fontaine était en grande partie cause de la cherté des vivres dans la région ! et elle la fit combler. Il ne paraît pas que les agents révolutionnaires aient réussi à convaincre la population de Trémaouézan de l'utilité de leur entreprise contre la fontaine de Notre-Dame, et c'est certainement à cause des sentiments hostiles qu'on leur montra qu'ils se bornèrent, d'après ce que l'on dit, à ensevelir l'édicule sous une épaisse couche de terre, sans trop l'endommager, non plus que la grille en fer forgé dont il était entouré. Si donc les souvenirs des habitants sont fidèles, on retrouverait le petit monument à peu près intact (J. Mével).

A signaler aussi :

le puits de Coatrez (XIXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREMAOUEZAN

En 1681, on répertorie plusieurs terres nobles : l'Isle, Le Cosquer, Coatrez, Menhir, Kermaria, Kergunic, Kerantranouil et Kerudalar.

Voir   Ville de Trémaouézan (Bretagne) "Les Patrons et Seigneurs prééminenciers de Trémaouézan ".

(à compléter)

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