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TREMAOUEZAN |
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La commune de Trémaouézan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMAOUEZAN
Trémaouézan vient du breton « treb » (village) et de Maouézan (ou Moysan).
Trémaouzéan (jadis sous le vocable de saint Edern) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudaniel. Trémaouézan, trève de Ploudaniel qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon, a été érigé en paroisse à la Révolution.
Trémaouézan a été établi non loin dun ancien château du Haut Moyen Age, près du village de Hellès (du breton hen "vieux" et les "château").
On rencontre les appellations suivantes : Tremagoezan (en 1363), Trefmaoezan (en 1426-1443) et Treffmaouezan (en 1589).
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PATRIMOINE de TREMAOUEZAN
l'église Notre-Dame (XV-XVIème siècle), fondée par Jean de Penmarch (recteur de Ploudaniel dont Trémaouézan était une trève) au milieu du XVème siècle (entre 1448 et 1459) et agrandie en 1555 (date inscrite au chevet sur la banderole d'un ange avec le nom des fabriques O. Leti et O. Bourhis). L'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, et un choeur de deux travées avec bas-côtés. De l'édifice primitif, subsiste la nef aux piliers cantonnés de quatre colonnettes aux chapiteaux à feuillage. Un choeur à piliers octogonaux et chevet plat est construit en 1555. Sur le transept sud on lit la date de 1577. Les piliers d'entrée de l'enclos datent de 1785. La chapelle de Mézarnou, dédiée à saint Jean Baptiste, est élevée en 1597. Le clocher, abattu par la tempête le 13 février 1702, est reconstruit par François Gourvez (de Plounéventer et gendre de Christophe Kerandel) et Maudez Le Bris (maître-maçon à Sizun) en 1714. La sacristie est construite en 1676-1677 par Claude Le Texier (dit La Pensée), architecte à Landerneau. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle. Le porche méridional à tribunes extérieures est édifié entre 1610 et 1623 comme indiqué par l'inscription de l'entablement "Domus Mea Domus Orationis Vocabitur 1623". L'intérieur du porche abrite les Apôtres issus de l'atelier de Roland Doré (vers 1636). La Vierge à l'Enfant du portail sud date du XVème siècle. En 1859, on construisit les arcs diaphragmes des trois premières travées des bas côtés. Le baptistère hexagonal à colonnes corinthiennes et dôme, date de 1641 : une cuve en marbre rose a remplacé l'ancienne en 1860. Dans les fonts baptismaux se trouve le Baptême de Notre-Seigneur, provenant d'un ancien retable, et, sur le dais, se trouvent des statuettes de saint Jean Baptiste, saint Jean en évêque et des apôtres. Le catafalque ornés de statuettes date du XVIIème siècle. Le retable de Sainte-Anne (situé dans le bas-côté nord), oeuvre d'Hervé et Jacques Le Roux (maîtres peintres et sculpteurs), date de 1652. Le retable de Notre-Dame de Trémaouézan, commandé le 16 juillet 1652, est sculpté en 1652 par Hervé et Jacques Le Roux (maîtres sculpteurs et peintres de Landerneau). Le maître-autel qui date de 1643, est modifié en 1906 par M. Guyader (sculpteur à Landerneau) sur les plans du chanoine Abgrall. Le tabernacle du maître-autel, oeuvre d'Yves Rolland (sculpteur), date de 1643. De part et d'autre, on peut voir des niches abritant les statues de la Vierge et de saint Joachim, oeuvre d'Honoré Alliot (sculpteur à Brest et/ou Landerneau) et qui datent de 1676 : elles sont "étoffées" en 1683 par Jacques Domagny (sieur de Morinville) et à nouveau en 1758 par Hervé Le Goff (sculpteur à Brest). La balustre et la table de communion du maître-autel sont l'oeuvre de François Madec et d'Hervé Masson (maîtres sculpteurs). Le bénitier en pierre, à godrons, oeuvre de Jean Morvan (tailleur de pierre à Plouédern), date de 1691. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. Le bel aigle de lutrin date du XVIIIème siècle. Dans la chapelle Saint-Jean, on trouve un alignement de trois retables dédiés à la Vierge, aux âmes du Purgatoire et à saint Sébastien. Dans les niches des contreforts d'angle du porche sont quatre statues en kersanton de saint Fiacre, d'un saint évêque, de saint Thomas d'Aquin et de la sainte Trinité. Le vitrail moderne a été commandé en 1880 à Jean Cabon de Lanhouarneau. L'église renferme aussi un calice de 1778 et une boîte aux saintes huiles datée du XVIIIème siècle. A noter que Hervé Fily est recteur de Trémaouézan de 1625 à 1636. Au pied de la statue de saint Pierre, se trouvent la date de 1623 et les initiales H. F. avec un calice d'Hervé Fily. L'église abrite, outre les statues des Douze apôtres du XVIIème siècle, et celle déjà mentionnées, sur le trumeau du porche Vierge-Mère en pierre du XVIème siècle, sur les contreforts du porche statue de saint Vincent Ferrier du XVème siècle (donnée, dit-on, par le cardinal de Coetivy), sainte Trinité, saint Gouesnou, saint Fiacre, saint Germain (avec l'inscription "S. Germen. Y. Leti 1560"), saint Sébastien, saint Roch, saint Jean en évêque, saint Herbot et un Christ attendant le supplice ; | |
l'ossuaire de léglise (XVIème siècle). De plan rectangulaire, il comporte quatre baies très simples en anse de panier et une porte également en anse de panier. Il porte deux inscriptions dont l'une en breton "Gant Doue Han Bed Milliguet Eo Nep Na Lavar Mat Pe Nat Eo" (De Dieu et du monde est maudit qui ne dit la vérité ou ne se tait) et l'autre en français "Bone Gent Que Ycy Passes Prie Dieu Pour le Trépassés" ; | |
le calvaire de léglise (1530), restauré en 1686 par Prigent Kermarec (architecte), en 1702 par Jean Morvan et en 1877 par Olivier Patoyer. Saint-Pierre s'y tient auprès du Christ ; | |
la croix du Reveur ou Croas-ar-Receour (XVème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerangaro (Moyen Age), la croix de Kerdalaës (Moyen Age), la croix de Kerioual (1868), la croix de Kersioc'h (XIXème siècle, 1946), les deux croix de Keruguel (Haut Moyen Age), la croix de Toul-Béguel (Moyen Age), la croix monolithe de Trémaouézan, érigée au dos de la fontaine (Moyen Age), la croix située autrefois à Beg-ar-Groas (1806, 1962) ; | |
le manoir de Coatrez (XVème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Jean (1656). Elle est ornée d'une statue de saint Jean, vêtu d'une dépouille de bête, tenant un livre sur lequel est couché un agneau relevant la tête vers le saint ; |
A signaler aussi :
le puits de Coatrez (XIXème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREMAOUEZAN
En 1681, on répertorie plusieurs terres nobles : l'Isle, Le Cosquer, Coatrez, Menhir, Kermaria, Kergunic, Kerantranouil et Kerudalar.
(à compléter)
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