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PLOUHA

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La commune de Plouha (bzh.gif (80 octets) Plouha) est chef lieu de canton. Plouha dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUHA

Plouha vient du breton "ploe" (paroisse) et de Zaz ou Aza ou Adda, un saint ou un chef breton qui aurait donné son nom à la ville au VIème ou VIIème siècle. Ce saint porte le nom biblique d'Adam (en gallois Adda).

Plouha est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Plouha et le territoire de Lanloup, ancienne enclave du diocèse de Dol, qui s'est détaché de Plouha avant le XIIIème siècle

Plouha (Ploeaza), dont la seigneurie était entre les mains du comte de Goëlo, apparaît dès 1198 dans une charte de l'abbaye de Saint-Rion : en effet, une bulle, datée du 4 des calendes de mai 1198, du pape Innocent III confirmant les biens de l'abbaye de Saint-Rion, nous apprend que le comte Alain, fils du comte Henry, avait octroyé à l'abbaye les redevances en foin de Plouha (Anc. év. IV, 10). Plouha est aussi l'objet de plusieurs mentions au XIIIème siècle. Prieuré-cure de l'abbaye de Beauport, sous l'Ancien Régime, son église figure parmi les six qui lui sont données en Goëlo, à sa fondation en 1202, par le comte Alain (donation confirmée par Joscelin, évêque de Saint-Brieuc). Neuf ans plus tard, l'évêque Pierre abandonne en plus ses dîmes en blé et fixe à 40 sols les droits annuels de l'abbaye de Beauport sur la cure de Plouha, redevance que nous trouvons confirmée dans une charte de 1237 de l'évêque Philippe, relative à la nomination comme recteur, de Geffroy Harscouët, sur présentation de Beauport. En 1260, l'évêque Simon refuse de ratifier le choix de l'abbaye qui présentait Jean de Lingré à la cure de Plouha et, les moines, forts de leurs droits, en appelèrent au pape Alexandre. L'évêque, furieux, lance alors contre eux l'excommunication et nomme recteur Alain de Coëtmen. Malgré un accord, le chapitre de Saint-Brieuc et les religieux sont, à nouveau, en procès au même sujet en 1296. Le différend est tranché, semble-t-il, à l'avantage de l'abbaye de Beauport, car, dans la suite ce sont les religieux de l'abbaye, qui, jusqu'à la Révolution, occupent la cure de Plouha. Le dernier prieur-recteur, M. le Clech, est inhumé le 9 juin 1830.

En 1212, la seigneurie de Plouha était entre les mains de Mathilde, épouse d'Hervé le Clerc, qui porte le titre de dame de Plouha, dans la donation qu'elle fit à Beauport, lors d'une maladie, de toute sa terre de Lissineuc, en Plélo, qu'elle avait eue en héritage. Nous voyons son mari, Hervé le Clerc, cité avec Guillaume de Fougères, allié au comte, à la fondation de Saint-Rion, et le premier mentionné à celle de Beauport. Hervé le Clerc fit plusieurs donations à cette dernière abbaye, entre autres, de toute sa dîme de Tremelel-Goudelin, en 1220, dîme qui avait jadis été donnée par le comte Alain, lors de la fondation de Saint-Rion. Dans ses dernières volontés, Mathilde fait d'importantes donations : tout d'abord à Beauport, où elle élit sa sépulture, puis au clergé de Plouha, aux hôpitaux de cette paroisse et de Lanvollon. Après le décès de Mathilde le Clerc, la seigneurie de Plouha revint au comte de Goëlo, Henry d'Avaugour, fils d'Alain. Au cours du XIIIème siècle, plusieurs terres de Plouha sont données à l'abbaye de Beauport : Kerhuel (notée Kar Huel, en 1233), Kerurou, Kerbriand, Keringant, Port-Logot, Terlaouen, Rugagal, au Cosquer, près de la chapelle de Kermaria-an-Isquit, près du "manoir" des moines et de la "léproserie" de Plouha, etc.. 

La paroisse de Plouha, prieuré-cure de l'abbaye de Beauport, dépend du diocèse de Saint-Brieuc et élit sa première municipalité le 6 mars 1790. Par l'ordonnance du 30 décembre 1829, la commune de Plouha cède à celle de Lanloup une fraction du village de Kerhuel.

Certains lieux-dits tels que Moulin-de-l'Abbaye, Mez-ar-Venech (le champ des moines), Parc-an-Abbati (le champ de l'Abbaye) semblent confirmer la présence des moines. Le lieu-dit Kergrist semble révéler la présence des Templiers ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne léproserie est signalée au village de La Corderie (Ar Gordennerie).

L'ancienne paroisse de Plouha faisait partie du comté de Goëlo. Elle avait pour évêché et pour ressort Saint-Brieuc, pour subdélégation Paimpol. La cure était présentée par l'abbé de Beauport. Un compte daté de 1330, de l'église métropolitaine de Tours, montre l'importance de ce prieuré-cure qui payait alors 60 sols de redevance, la plus forte de tout l'archidiaconé de Goello (ou Goëlo).

On rencontre les appellations suivantes : Ploeaza (en 1198), Eccl. de Ploaha (en 1202, en 1206), Par. de Ploaha (en 1230), Ploaza (en 1259, en 1267), Ploaha (vers 1330), Ploeza (en 1362), Ploehaha (en 1364), Ploeha, Ploaha (en 1428, lettres de Jean V, n° 1824), Ploeaza (en 1453), Ploaha (en 1454, en 1480), Plouaya (en 1486), Ploha (en 1513), Plouaha (en 1536, en 1553, archives des Côtes d'Armor, 1E 2554), Plohac (en 1569) et Plouha dès 1579 (archives des Côtes d’Armor, 1E 2556).

Note : la commune de Plouha est formée des villages : Kerjoly, Bréhed, Kerhardy, le Kerdreux, Kerlivio, Keruzau, ar Pradou, Camblac'h, Kerlevenez, Run-Garnot, Trévros, Kerhuron, Kerougiel, Kerault, Port-Logot, Moguer, Harniou, Saint-Yves, Coray, Keroisel, Keridouar, Beaugouyan, Saint-Bathélemy, Vieux-Lisandré, Lisandré, Kerohan, Lanloreque, Kerdaniel, Kerlève, Lan-ar-Hor, Cozquer, Saint-Laurent, Guili-Furet, Barac'h, Kermaria, le Run, Guern-Poul-Franc, Saint-Georges, Keradic, Rungreguen, Kerfave, Kerlohou, Kergoat, Crec'huel.

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PATRIMOINE de PLOUHA

l'église Saint-Pierre (1857-1872), édifiée sur les plans de Guépin à l'emplacement de l'ancienne église. De l'église romane, donnée par le comte Alain, les derniers vestiges ont disparu en 1862, lors de la construction de l'église actuelle. Après la donation à Beauport, l'église est remaniée une première fois au cours du XIIIème siècle et le choeur est reconstruit au début du XVIème siècle. Au XVIIIème siècle, les ouvertures, une partie des longères et le chevet sont rebâtis à leur tour. Enfin quelques années plus tard, est adjointe à la nef la chapelle Saint-Nicolas, dont la bénédiction a lieu le 9 mai 1732. Au XVIIIème siècle, les deux ailes du transept étaient formées par les deux chapelles de Notre-Dame ou Sainte-Marguerite, du côté de l'évangile, et de Saint-Jacques, du côté de l'épître. Par acte du 26 avril 1500, Guillaume Taillart (décédé en 1517), seigneur de Lisandré, fait échange, avec Guillaume Ollivier, de ses prééminences et droits honorifiques en l'église de Plouha, et lui abandonne, en particulier, les tombes armoriées situées sous le porche, ainsi que l'écusson surmontant ce dernier. En haut de la maîtresse vitre, se voyaient jadis les armes de la seigneurie de Plouha (Rohan). Dans le choeur, au pied du maître-autel, on trouvait les enfeus suivants, en partant de la chapelle Sainte-Marguerite : deux tombes appartenant à la seigneurie de Kerjolis, puis deux tombes à la seigneurie de Kerhardy, une tombe aux Kerdreux, une tombe dépendant de Kerandraou, une tombe relevant de Kerhingant et enfin deux tombes à la seigneurie de Kerversio, adjacentes à la chapelle Saint-Jacques. La première pierre de l'église actuelle est bénie le 27 février 1857. L'église actuelle est consacrée le 8 septembre 1872. L'huile sur toile intitulée "Sacré-Coeur de Jésus", oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, date de 1845 ;

la chapelle de Kermaria-an-Isquit (XIIIème siècle). Elle est fondée par Henry d'Avaugour (comte de Goëllo), revenu saint et sauf d'une croisade en 1240 (croisade du duc Pierre Mauclerc). La chapelle est remaniée au XIIIème siècle, au XVème siècle (par la famille La Feillée, propriétaire du château féodal de Langarzeau, en Pludual) et en 1702 (par la famille de Callouet). Après son mariage avec Jean de Rieux, sire d'Assérac, Renée de la Feillée, dame de Langarzeau (en Pludual), délaissa la seigneurie de Kermaria, et, le dimanche 27 juin 1547, abandonna en son nom tous ses droits prééminenciers sur Kermaria à Maître Rolland Pinart, sieur de Lisandré et de la Noë-Verte. La seigneurie de Lisandré prit alors le titre de Lisandré-Kermaria. Les quatre premières travées de la nef, à trois vaisseaux séparés par des colonnes, remontent, semble-t-il, de la fin du XIIIème siècle ou du début du XIVème siècle. Les trois dernières travées de la nef, la chapelle seigneuriale au sud et le porche méridional (dont la salle-haute servit jadis d'auditoire de justice) datent du XVIème siècle. Le clocher, élevé par le chapelain Jean Huet et oeuvre de Pierre Le Clerc, date de 1702. Le porche (XVIème siècle) abrite les statues des apôtres en bois polychrome. Au dessus du porche se trouve la chambre de fabrique qui communique avec une pièce ayant servi d'auditoire. Le chevet date de 1720 et 1721. La nef contient des peintures murales du XVème siècle (découvertes en 1856 par Charles de Taillart). On y trouve cinq panneaux d'albâtre du XVème siècle et un Christ en croix, en bois polychrome, du XVIème siècle. Un accoudoir, daté du XVIIIème siècle, porte les armes de la famille Callouët. Une restauration complète de l'édifice a eu lieu vers 1956. Cette chapelle est parfois qualifiée (à tort semble-t-il) d'église : en effet d'après l'un des témoignages recueillis au procès de canonisation de Charles de Blois, Richard Poulard (clerc de Pludual), rapporte que "le duc donna, entre autres, à l'église paroissiale de la bienheureuse Marie-de-Kermaria, au diocèse de Saint-Brieuc, un très bel ornement de soie pour l'officiant, le diacre et le sous-diacre" (Procès de canonisation de Charles de Blois, textes XLII). Jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Lisandré ne cessèrent de protéger Kermaria : le dernier y fut inhumé en 1791. Les écussons, que l'on voyait sur quelques pierres tombales, le long du balustre, ont été martelées en 1792 : il s'agissait des enfeus d'un juveigneur de Lanloup, sieur de Kerjeffroy (en Plouha), des Rosmar de Saint-Georges, des Harscouet de Kergrist, des Le Boeuf du Guilly, des Berthou de Kerdaniel, des Rolland de Beauregard, et des seigneurs de Penrunmorvan. Sous la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national, le 16 fructidor an IV, à Jean Bécouarn, puis par ce dernier, le 29 floréal an XI, à Jean le Poula qui la céda, le 25 septembre 1806, à Mathurin le Bigot. Elle fut rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. A noter qu'au milieu du XIXème siècle, le chanoine Perro, curé de Plouha, avec l'aval de Geslin de Bourgogne, inspecteur des Monuments historiques, avait envisagé de démolir l'édifice et sans la protestation des habitants du village de Kermaria, la chapelle aurait disparu à tout jamais ;

la chapelle Saint-Laurent des Sept-Chemins (XVI-XVIIème siècle), relevant jadis de la seigneurie de Kermaria et fondée, semble-t-il, par la famille La Feillée. Elle est de forme rectangulaire et offre une bannière aux armes mi-parti de Jean de Lannion et de Mauricette Le Barbier, au chevet de l'édifice. Le clocheton est refait en 1893. La chapelle est bénie le 10 août 1893. La chapelle abrite, de chaque côté de l'autel, les statues de saint Laurent et de saint François d'Assise ;

la chapelle Saint-Jean (XVI-XVIIème siècle). Elle est fondée vraisemblablement par les seigneurs de Kernescop. L'édifice est de forme rectangulaire et porte sur son pignon un campanile. Le maître-autel est orné des statues saint Jean-Baptiste, Notre-Dame de Pitié et sainte Marguerite. La boiserie encadre un tableau représentant la décollation de saint Jean-Baptiste, daté de 1823 et signé de Loyer fils. Vendue comme bien national sous la Révolution, elle est acquise par Olivier Saint-Cas, puis rachetée par la fabrique ;

la chapelle de la Trinité (XVI-XVIIème siècle). Cette chapelle, très ancienne, est mentionnée déjà dans une charte de 1354. Au XVIIIème siècle, cette chapellenie était dotée de 26 rentes hypothéquées sur diverses pièces de terre aux villages de la Trinité, de Ty-Losquet, de Keruro, de Kersalic, de Kerjean et de Kérouziel, tous de la dixmerie de Travazec. Cette chapelle, dont le fondateur est inconnu, est remaniée à diverses époques et en particulier dans les dernières années du XVIIème siècle. L'édifice actuel offre un plan rectangulaire avec adjonction d'un transept au nord. Le retable du maître-autel est décoré des statues de la Trinité, de saint Joseph et de Notre-Dame de Bon-Secours. L'autel du transept, lui, est décoré des statues de la Vierge, de saint Yves, saint Roch, saint Sébastien, saint Eloy et saint François ;

la chapelle Saint-Samson (1732). Cette chapelle, qui date semble-t-il du XIIIème siècle, est en faite très ancienne, car mentionnée dans les plus vieux titres de l'abbaye de Beauport. La ferme de Kermouster, située non loin, rappelle qu'il y eut là un petit monastère primitif, dont la chapelle fut vraisemblablement déjà dédiée à saint Samson. Aux XVIème et XVIIème siècles, des mariages y sont célébrés et des inhumations faites. Tombée en ruines au début du XVIIIème siècle, elle est reconstruite et bénie le 2 août 1732. La chapelle avait alors deux ailes, suivant l'aveu des biens de la fabrique, du 30 septembre 1766, qui nous apprend, d'autre part, que la chapellenie était dotée de sept rentes anciennes et foncières. Vendue sous la Révolution, elle est acquise par Guillaume Dollo et Marie Anne le Mezec, qui en firent don à la fabrique. La chapelle est restaurée en 1835 (avec suppression des ailes) et abrite une statue en bois polychrome de saint Samson (XVIème siècle) ;

la chapelle Sainte-Eugénie (XV-XVIème siècle), édifiée au début du XVème siècle grâce aux aumônes des paroissiens de Bréhec (confirmé par un acte du 20 juillet 1517) sur une terre appartenant aux seigneurs de Kerjolis et restaurée (le pignon ouest) en 1870 par les soins de l'impératrice Eugénie suivant l'inscription qui y figure. A l'extérieur, l'on voit au-dessus de la grande verrière qui éclaire le maître-autel, les armes des Quellennec. La porte latérale qui donne accès du placitre au transept Nord est surmontée d'un angelot soutenant les armes des Kernevenoy. Par acte du 1er avril 1535, Dom Philippe de Kernevenoy fonda une messe à sainte Eugénie tous les mardis, moyennant 9 boisseaux froment de rente, puis le 16 avril 1537, 6 messes nouvelles dans cette chapelle où il demandait à être inhumé, fondation approuvée par Jean de Rieux, évêque de Saint-Brieuc. Le retable de l'autel du transept droit, date du XVIème siècle : il comporte une peinture liturgique encadrée de deux statues en bois polychrome représentant saint Eloy et saint François. Les deux autres retables datent du XVIIIème siècle. Au-dessus du maître-autel, se trouve une statue de Notre-Dame de la Miséricorde et, de chaque côté, Sainte Eugénie avec une crosse et une autre sainte dont le socle porte par erreur le nom de saint Clet. Dans le transept gauche, se sont Sainte Eugénie et Saint Nicodème qui encadrent l'autel. Au maître-autel, se trouve une huile sur toile intitulée "Sainte Eugénie prouvant son innocence", oeuvre de Charles Hamonic et qui date du XVII-XVIIIème siècle (vers 1700). L'ex-voto (maquette d'un trois-mâts appelé "La Sainte-Eugénie") date du XIXème siècle. Sous la Révolution, la chapelle fut achetée par Alain Dieupart, procureur de Lanloup, qui la céda, le 11 germinal an XIII, à Jean le Poula, que nous avons déjà vu acquérir Kermaria-Nisquit. Ce dernier rétrocéda ces deux chapelles, le 25 septembre 1806, pour le prix de 1200 francs. La chapelle Sainte-Eugénie fut rachetée par la fabrique et rendue au culte à la fin de l'Empire ;

la chapelle Notre-Dame de Keregal (1775). La chapelle est mentionnée en 1606 dans le testament du seigneur de Portandré. Elle est reconstruite en 1775, comme l'indique une inscription sur la porte latérale. Les deux écussons, accolés au-dessus du portail et aujourd'hui martelés, semblent représenter les armes de Jean Baptiste René Chrestien (comte de Tréveneuc) et de Julie Charpentier de Lenvos, son épouse. De forme rectangulaire avec pans coupés au chevet, elle abrite à l'intérieur, un maître-autel décoré des statues anciennes de la Vierge, de Notre-Dame de Délivrance et de Notre-Dame de Bulat. De chaque côté, deux statues, l'une de saint Eloy avec mitre et crosse, l'autre, d'une sainte. Vendue comme bien national sous la Révolution, la chapelle est cédée à la fabrique par André Videment, en 1815 ;

la chapelle de Lisandré (XVIIIème siècle), reconstruite vers 1720 par la famille Callouet. On y voit encore les armes de Ursule Françoise Le Meignen de Kérimoel en alliance avec ceux de Guillaume Jacques Callouet (fils de Jean, seigneur de Tourbrunot, et de dame Renée de Bahuno) ;

la chapelle de Kerdreux (XVIIIème siècle) ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues (en dehors des oratoires privatifs) :  la chapelle Sainte-Anne de Bonrepos, la chapelle Saint-Yves, la chapelle Saint-Barthélemy et la chapelle Saint-Antoine ;

la croix Blanche (moyen âge). Il s'agit d'une croix celtique érigée par des moines irlandais échoués sur la côte après le naufrage de leur navire ;

la croix sur la route de Kermaria (XVIIème siècle) ;

la croix sur le chemin de Kermaria (XVIème siècle) ;

le calvaire de la Trinité (1460, 1496) ;

le calvaire de la Sauraie (XVI-XVIIème siècle). On y voit une superposition de deux scènes : un Christ en croix entouré de deux larrons, et une Pietà ;

les croix de Saint-Yves (1705), de Lanloric (1705), du placitre de Kermaria (XVIIème siècle), de Saint-Georges, de Portz-André (Moyen Age), du Pradou (XVIIème siècle) ;

les fontaines du Vieux-Lisandré, Saint-Jean, Saint-Laurent, Saint-Samson, Sainte-Touin ;

le manoir de Kerjolis (XV-XVIème siècle). Le porche est le seul vestige du manoir, dont les riches constructions, tombées en ruines à la fin du XVIIIème siècle, furent remplacées par une ferme. La porte piétonne est surmontée de l'écu des Quellennec (ou Quellenec). En 1268, Philippe de Quellennec, seigneur de Kerjolis, est sénéchal du Goëlo. Le domaine appartient à Philippe du Quelineuc (en 1426), à Jean du Quelenec (en 1513), à Jean de Queleneuc (en 1536) et à Philippe du Quelleneuc (en 1543). C'est à Philippe et Françoise le Thominec qu'est due la restauration du manoir de Kerjolis au XVIème siècle ;

le manoir de Kerdreux (XVème et XVIIIème siècles), reconstruit au XVIIIème siècle par François Claude Taillefer, sur l'emplacement de l'ancien. Les piliers d'entrée (XVIIIème siècle) sont marqués des armes des Taillefer et des Quelen. Ce domaine est en 1441 la propriété de Jean Couffon (fils de Guillaume Couffon) et en 1536 la propriété de Henri Couffon (fils de François Couffon). Il passe ensuite entre les mains successives des familles du Tertre, Boulais, le Du (en 1670) ;

le manoir de Saint-Georges (1613). La terre de Saint-Georges dépendait, semble-t-il, primitivement de la célèbre abbaye rennaise, comme son nom l'indique. Propriété de Jacques de Rosmar et de son épouse Aliette de Kerraoulen en 1513 puis de Guillaume de Rosmar (époux de Marguerite du Boisgelin) en 1543. A la mort, sans hoir, de Claude François de Rosmar, le manoir de Saint-Georges échoit à son neveu, Mathieu Marie Harscouët, seigneur de Kersharcouet, fils de François et de Françoise de Rosmar. Sous la Révolution, Louis Joseph Harscouët ayant émigré, Saint-Georges est vendu comme bien national et acheté par Guillaume Becot, négociant à Paimpol. On y trouve un blason aux armes des Rosmar. Ce manoir à cour fermée est défendu par deux tourelles, arasées aujourd'hui au niveau du mur.  C'est ici que les chouans établissent leur quartier général avant l'attaque de Plouha le 6 février 1800 et c'est à Saint-Georges que le 18 au matin, furent fusillés Guillaume Le Cornec de Kermen (dit Mahon), René Guillaume, son journalier, Claude Guillou de Kersalic et deux hommes des environs

le manoirs de Kerhardy (XVIème siècle). Ce manoir était la propriété d'Alain de Kerneonay en 1513 et de Silvestre Kernevenoy en 1543. Il a été reconstruit par Jacques de Kernevenoy, en 1581. A noter que les Kernevenoy de Kerhardy étaient cadets de cette grande famille (encore appelée Carnavalet) de Saint-Clet ;

le manoir de Kernescop (XVIème siècle) ;

le manoir de la Sauraie (XVIème siècle) qui est le siège de la seigneurie de Plouha au XVIIIème siècle. Propriété de Pierre Ollivier en 1543, de Guillaume Allain en 1569 et de Claude de Coatarel en 1685 ;

le château de Lisandré ou Lysandré (1720). Ce château remplace un édifice plus ancien qui était la propriété de la famille Taillart aux XVème et XVIème siècles. Au début du XVème siècle la seigneurie appartient à Maurice Taillart (ou Taillard), sieur de Kerdaniel et époux de Jeanne Boschier, nièce de l'abbé de Beauport. On sait combien ce seigneur et son fils aîné, Alain Taillart, page d'Olivier de Blois, trempèrent dans les attentats de 1420 et 1422, contre le duc. Rolland Taillart, fils d'Alain, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré, prêta serment parmi les nobles de Goëlo, le 28 novembre 1437. Il eut, de son mariage avec Julienne Le Long, plusieurs enfants, dont l'aîné, Guillaume, laissa également une très nombreuse postérité de Jeanne de Keralliou, fille de Guillaume et de Catherine du Plessix. Le domaine appartient à Guillaume Taillart en 1480 et en 1513, puis à la famille Pinart en 1536 (suite au mariage en 1534 de Roland Pinart avec Catherine Taillart). Cette seigneurie possède en 1513 une haute et moyenne justice. A noter que la famille Pinart possède aussi en 1536 le domaine du Vieux-Lisandré (Vieux-Lesantren) qui semble être le siège primitif de la seigneurie. Le château de Lisandré passe ensuite entre les mains des familles Lannion, de Guer de Pontcallec et Callouet (suite à la vente de la seigneurie par Bonne Louise Le Voyer aux Callouet). Vendu comme bien national, l'édifice est acquis le 13 août 1793 par Guillaume Le Cornec dit Mahon (assassiné en février 1800 par les chouans). Il est acheté en 1804 par Jean Louis Courson de La Villehélio qui mourut à Paris en 1827. L'édifice revint ensuite par héritage à Louis Nelty Curateau, né à Bordeaux, en 1790, fils de Guillaume Le Cornec et de Madame Curateau. Ce dernier pris le nom de Curateau de Courson. Nelty Curateau, époux de Hortense Barbou, fut longtemps maire de Plouha et mourut le 23 mai 1881. Lisandré fut vendu en 1885 à Robert Courson de la Villeneuve, qui revendit lui-même ce château en 1892 à M. de Coetlosquet. Cette terre passa ensuite au Vicomte Armand-Garnier de la Villesbret, époux de Mathilde de Francia, puis à la famille Bazin ;

les maisons de Kerhingant, propriété des Harscouët (XVIème siècle), le Petit-Bourdeau (XVIème siècle), Kerpradec (XVIème siècle), Kervodo (XVIIème siècle), Kerero (XVIIème siècle), Kersalic (1743, propriété de Marguerite Le Floch fille de Thébaud Le Floch en 1536, et de Guillaume de Quellenec en 1543, puis de François du Quelenec en 1569), Kéravel (1870), Kerminf ou Kermint (1785, propriété de Pierre Ollivier en 1543) ;

l'ancien presbytère (1707). Il s'agit d'un ancien manoir. A l'arrière se dresse une tour carrée ;

la ferme de Lisandré (1763) ;

l'orangerie du château de Lisandré (1785) ;

20 moulins dont les moulins à eau du Lorric, Gaudeau, Fontière, en Pont-Rubel, de Goélo, de Kergasse, de Lan-le-Cochut, et les moulins à vent : Milin-Coz, de Kerjoly, de Kerhuerziou, Neuf, de Kergoat ;

A signaler aussi :

la découverte de haches à douille (datant de 750 ans avant Jésus-Christ) ;

la stèle de la chapelle Trinité (500 ans avant Jésus-Christ) ;

un four à pain (XVIIème siècle), situé à La Saudraie ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUHA

Les comtes de Goëlo (ou Goëllo) sont aux XIIème et XVème siècles, les seigneurs de Plouha. A noter que le lieu-dit La Motte, pourrait être le site d'un château féodal. En 1212, on voit une Mathilde de Plouha, femme de Hervé Le Clerc, faire à Beauport une donation en Plélo. C'est dans cette abbaye qu'elle demande en 1245 à être enterrée. Du XVème au XVIIIème siècle, les seigneurs de Plouha sont successivement les Rohan, Guéméné et Montbazon.

Au moment de la Révolution, les maison nobles de Plouha étaient : Plouha qui possédait un droit de haute justice et qui appartenait à la princesse de Guistelles. Lisandré et Kermaria qui possédaient un droit de haute justice et qui appartenaient à M. Callouet de Trégomar. Kergallot et Kerbincon qui possédaient un droit de moyenne justice et qui appartenaient à madame de Ros. Enfin Saint-Georges, Kerdreus (ou Kerdreux), le Guily-Boeuf, le Guily-Furet, Kerfavet, le Bourdeau, Kersalic, Kerigant.

Lors de la réformation du 9 août 1427, sont mentionnés à Plouha les nobles suivants : Guillaume Pain, Roland Conain, Jean du Magoer, Olivier Robert, Geffroy Brou, Alain Nicolas, Guillaume Hercouet, Thébaud Hingant, Jean Furet, la déguerpie Alain Denis, Guillo Furet, Thébaud Herscoet, Eon Ollivier, Roland Poences, Alain du Porzou, Olivier Le Beuff, Jehan Poences, messire Philippe du Quelineuc, Al. de Kernevenay. Plusieurs personnes se disent aussi nobles : Jean David, Guillo Guillaume, Eon Guillot, Etienne Lorou, Eon Kersalic, Roland Le Mer, Eon Geffroy, Perrot Gelin, Jean Coffon, Jean Le Chappelain.

Lors de la réformation du 23 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées à Plouha : Kerjolis (à Jehan de Queleneuc), Kerhardy (à Alain Kernevenes), Kerlavarec (à François Hingant), Kerdreux (à Henri Couffon, fils de François Couffon dont le père s'appelait Philippe Couffon), Kerfave (à Guillaume du Boaysgelin ou Boisgelin), Kerflech (à Michel Denis), Kersalic (à Marguerite Le Floch, fille de Thébaud Le Floch), Lizandre (à Roland Pinart et son épouse Catherine Taillart), Goasmeur (à Roland Pinart), Vieux-Lizandre et Le Porzo (à Roland Pinart), une maison (à Roland Pinart, ancienne propriété d'un nommé Le Trotel), Kerverzio (à François Harcouet), Keryouaz (à Vincent du Ruffley), Guily-Bœuf (à Jehan Le Boeuff), Guily-Furet (à Vincent Furet), Kertanguy (à Yrlande Gelin), autre maison Kertanguy (à Vincent Taillart), Le Moguer (à Pierre Le Meur), Poulfanc (à Christophe du Boaisgelin ou Boisgelin), Costang (à Catherine Harcouet), Kerhedren (à Jehan Guillemot), Kerdaniel (à Pierre Bertho), Kergeffroy (à Philippe Lamelou).

Lors de la montre du 3 juin 1543, plusieurs maisons nobles de Plouha sont mentionnés : Phlippe du Quelleneuc (sieur de Kerjolis), Henri Couffon (sieur de Kerdreux), Guillaume de Rosmar (sieur de Saint-Georges), Silvestre Kernevenoy (sieur de Kerhardy), Guillaume du Ruffelay (sieur de Keruioas ou Kerjouas), François Harscouet (sieur de Kerverzio), Vincent Taillart (sieur de Kertanguy), François Hingant, Irrande Gelin, Guillaume Ollivier (fils de Robert Ollivier), Michel Denis, Guillaume Le Beuf ou Boeuff (remplacé par Jean Le Guemené), Pierre Ollivier (Kermint, remplacé par Pierre Le Parcou), Pierre Ollivier (La Sauraie), François Courson (remplacé par Pierre Ollivier), Jehan Le Meur, Pierre Berthou, Pierre Le Meur, Les héritiers d'Yvon David, Jean Blevin, Amaury Rosperts, Guillaume du Quellenec (Kersalic, remplacé par Jean Leon), Jean Guillemot, Yvon Guillemot, Jean Le Rumeur, les héritiers d'Yvon Harscouet (remplacés par Thébaud Harscouet), Vincent Furet, François Gelin (Kerfave), François Jegou, Alain Even.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 51 nobles de Plouha :

Jehan BERTHO : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre BERTHO (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Richard CONNEN de Kerflech (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Harscouet COUFFON (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan COUFFON (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre COUFFON de Kerdreux (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thébault COUFFON (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DAVY (7 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ;

Silvère DE KEREONNEC (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon DENIS (12 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Yvon DESPOULAINS : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Margot DOLO (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DU BOUESGELIN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DU BOUESGELIN de Kerfave (20 livres de revenu) ;

Jehan DU BOUESGELIN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

François DU QUELINEUC de Kerjolly (80 livres de revenu) : défaillant ;

Thébault DU RUFFLAY (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Thébault EVEN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Catherine FOLIART (27 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thébault FURET de Guily (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Pierre GEFFROY (10 livres de revenu) ;

Pierre GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon GELIN (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GUILLEMOT de Kerero (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Olivier HALENAUST : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume HERSCOUET : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Thébault HERSCOUET (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon HERSCOUET de Kervesio (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Robert HINGAN de Kerlemarec (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Selvestre KERHOUET (20 livres de revenu) : défaillant ;

Thébault KERSALIC de Kersalic (50 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LE BEUFF de Guily (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LE PARCOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Margot LEGENDRE (40 livres de revenu) : défaillant ;

Roland LEMEUR (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Even LORO (30 livres de revenu) : défaillant ;

Guyon MARNEVEN (10 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume OLLIVIER de Bouredeau (27 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan OLLIVIER (15 livres de revenu) : défaillant ;

Robert OLLIVIER de Keraudraou (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

OLLIVIER (5 livres de revenu) : défaillant ;

Isabelle PATENOSTRE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Yvon POAINCES (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Thébault RIOU (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume ROBERT (20 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier ROUAUST : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume TAILLART de Lysandré (250 livres de revenu) : excusé ;

Jehan TAILLART de Resto (20 livres de revenu) : défaillant ;

Tudual TAILLART (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Les abbés et le couvent de Beauport, de Beauport (100 livres de revenu) : défaillant ;

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