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PLOUHA

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La commune de Plouha (bzh.gif (80 octets) Plouha) est chef lieu de canton. Plouha dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUHA

Plouha vient du breton "ploe" (paroisse) et de Zaz ou Aza ou Adda, un saint ou un chef breton qui aurait donné son nom à la ville au VIème ou VIIème siècle. Ce saint porte le nom biblique d'Adam (en gallois Adda).

Plouha est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Plouha et le territoire de Lanloup, ancienne enclave du diocèse de Dol, qui s'est détaché de Plouha avant le XIIIème siècle. 

Plouha (Ploeaza), dont la seigneurie était entre les mains du comte de Goëlo, apparaît dès 1198 dans une charte de l'abbaye de Saint-Rion : en effet, une bulle, datée du 4 des calendes de mai 1198, du pape Innocent III confirmant les biens de l'abbaye de Saint-Rion, nous apprend que le comte Alain, fils du comte Henry, avait octroyé à l'abbaye les redevances en foin de Plouha, "...fenagium in Ploeaza .." (Anciens évêchés, IV, 10).

Plouha est aussi l'objet de plusieurs mentions au XIIIème siècle. Prieuré-cure de l'abbaye de Beauport, sous l'Ancien Régime, son église figure parmi les six qui lui sont données en Goëlo (ou Goëllo), à sa fondation en 1202, par le comte Alain (donation confirmée par Joscelin, évêque de Saint-Brieuc) : " En 1202, Alain, comte de Goëllo, que nous avons vu bâtir et doter richement une abbaye dans l'île Saint-Rion pour des chanoines de Saint-Victor, avait repris les biens donnés par lui et ses ancêtres ; et, cette même année, il en disposa en faveur d'une fondation nouvelle. Il la plaça en terre ferme, presque en face de Saint-Rion, au fond d'une petite anse, à l'entrée de la forêt de Plouézec, dans un site délicieux. Il la mit sous l'invocation de la Vierge ; et, sans doute en souvenir du célèbre monastère irlandais où avait été recueilli et élevé saint Budoc, la gloire et le patron de la famille de Goëllo, il la nomma Beauport... Alain ne se borna pas à transporter à Beauport les biens et privilèges accordés à Saint-Rion : il en ajouta de nouveau, et notamment les six églises du Goëllo dont il était le présentateur : Pordic, Etables, Plouvara, Plélo, Yvias et Plouha. ". Neuf ans plus tard (1211), l'évêque Pierre abandonne en plus ses dîmes en blé et fixe à 40 sols les droits annuels de l'abbaye de Beauport sur la cure de Plouha (" ... et quod de decimis et fructibus annuatim modiatas percipiant ... de Plelo, sexaginta solidos, et de Ploaha quadraginta solidos, et de Plevara vinginti solidos, et de Estable vinginti solidos et de Yvias vinginti solidos .. "), redevance que nous trouvons confirmée dans une charte de 1237 de l'évêque Philippe, relative à la nomination comme recteur, de Geffroy Harscouët, sur présentation de Beauport (" Philippus, Dei gracia Briocensis episcopus, etc. Noverit universitas, vestra nos, ad presentacionem abbatis et conventus de Bello Portu, recepisse Gaufridum Harcoedi, clericum, ad ecclesiam de Ploaha, de qua idem Gaufridus reddet dictis abbati et conventui quadraginta solidos annue pensionis, ita quod in decimis bladi dicte ecclesie nichil percipiet nec ab eis aliquid poterit reclamare, et hoc juravit coram nobis se fideliter servaturum, etc . Actum anno gracie M. CC XXX septimo " (Archives Départementales des Côtes-d'Armor)). 

En 1212, la seigneurie de Plouha était entre les mains de Mathilde, épouse d'Hervé le Clerc, qui porte le titre de dame de Plouha, dans la donation qu'elle fit à Beauport, lors d'une maladie, de toute sa terre de Lissineuc, en Plélo, qu'elle avait eue en héritage (" ... Matildis, Hervei Clerici uxor, dedi Deo et abbacie Sancte Marie de Bello Portu ... pro salute anime mee et Hervei Clerici sponsi mei et omnium parentum meorum in puram et perpetuam elemosinam, totam terram meam de Lixinuec, videlicet duas partes collium Erimant et Bolemer, cum pratis et domibus in eadem terra existentibus ..."). Nous voyons son mari, Hervé le Clerc, cité avec Guillaume de Fougères, allié au comte, à la fondation de Saint-Rion, et le premier mentionné à celle de Beauport. Hervé le Clerc fit plusieurs donations à cette dernière abbaye, entre autres, de toute sa dîme de Tremelel-Goudelin, en 1220, dîme qui avait jadis été donnée par le comte Alain, lors de la fondation de Saint-Rion. Dans ses dernières volontés, Mathilde fait d'importantes donations : tout d'abord à Beauport, où elle élit sa sépulture, puis au clergé de Plouha, aux hôpitaux de cette paroisse et de Lanvollon. Après le décès de Mathilde le Clerc, la seigneurie de Plouha revint au comte de Goëlo, Henry d'Avaugour, fils d'Alain.

Au cours du XIIIème siècle, plusieurs terres de Plouha sont données à l'abbaye de Beauport : - Hulou, par Jean Gaudou (notée Villa Hulou, en 1230),  - Colloit, par Jean Gaudou (en 1231), - Foret, par Tengui, clericus de Ploaha, (notée villa Foret justa aquam de Rabel, en 1232), - Kerhuel, par Guilmus, filius Hervei Guallou (notée Kar Huel, en 1233), - Kerurou, - Kerbriand, par Trehan Nedelec (notée Kaer Brient, en 1266), - Keringant, - Port-Logot, - Terlaouen, - Rugagal, au Cosquer, près de la chapelle de Kermaria-an-Isquit, près du "manoir" des moines et de la "léproserie" de Plouha, etc.. 

En 1260, l'évêque Simon refuse de ratifier le choix de l'abbaye qui présentait Jean de Lingré à la cure de Plouha et, les moines, forts de leurs droits, en appelèrent au pape Alexandre. L'évêque, furieux, lance alors contre eux l'excommunication et nomme recteur Alain de Coëtmen. Malgré un accord, le chapitre de Saint-Brieuc et les religieux sont, à nouveau, en procès au même sujet en 1296. Le différend est tranché, semble-t-il, à l'avantage de l'abbaye de Beauport, car, dans la suite ce sont les religieux de l'abbaye, qui, jusqu'à la Révolution, occupent la cure de Plouha. Le dernier prieur-recteur, M. le Clech, est inhumé le 9 juin 1830.

La paroisse de Plouha, prieuré-cure de l'abbaye de Beauport, dépend du diocèse de Saint-Brieuc et élit sa première municipalité le 6 mars 1790. Par l'ordonnance du 30 décembre 1829, la commune de Plouha cède à celle de Lanloup une fraction du village de Kerhuel.

Certains lieux-dits tels que Moulin-de-l'Abbaye, Mez-ar-Venech (le champ des moines), Parc-an-Abbati (le champ de l'Abbaye) semblent confirmer la présence des moines. Le lieu-dit Kergrist semble révéler la présence des Templiers ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne léproserie est signalée au village de La Corderie (Ar Gordennerie).

L'ancienne paroisse de Plouha faisait partie du comté de Goëlo. Elle avait pour évêché et pour ressort Saint-Brieuc, pour subdélégation Paimpol. La cure était présentée par l'abbé de Beauport. Un compte daté de 1330, de l'église métropolitaine de Tours, montre l'importance de ce prieuré-cure qui payait alors 60 sols de redevance, la plus forte de tout l'archidiaconé de Goello (ou Goëlo).

On rencontre les appellations suivantes : Ploeaza (en 1198), Eccl. de Ploaha (en 1202, en 1206), Par. de Ploaha (en 1230), Ploaza (en 1259, en 1267), Ploaha (vers 1330), Ploeza (en 1362), Ploehaha (en 1364), Ploeha, Ploaha (en 1428, lettres de Jean V, n° 1824), Ploeaza (en 1453), Ploaha (en 1454, en 1480), Plouaya (en 1486), Ploha (en 1513), Plouaha (en 1536, en 1553, archives des Côtes d'Armor, 1E 2554), Plohac (en 1569) et Plouha dès 1579 (archives des Côtes d'Armor, 1E 2556).

Ville de Plouha (Bretagne)

Note 1 : liste non exhaustive des maires de la commune de Plouha : Mathieu Leff (1790-1791), Jean Lesné (1791-1795), Yves Marie Marcos (1795-1798), Mathieu Lariveu (1798-1799), Yves Marie Marcos (1799-1800), Guillaume Le Cornec (1800-1802), André Videment (1802-1808), Mathurin Le Bigot (1808-1816), Bonaventure de Kerguenech (1816-1830), Charles Chaumont (1830-1837), Jean Ollivier (1837), François Marie Allain (1837-1851), Louis Curatteau de Courson (1851-1852), Claude Ropers (1852), Yves Guezou (1852-1854), Louis Le Bigot (1854-1859), Eugène Houard (1859-1862), Jean Mordelet (1862-1870), Léopold Yves Houard (1870-1873), Pierre Jouvelin (1873-1879), Pierre Le Bigot (1879-1882), Alfred Bessard (1882-1906), Joseph Le Marchand (1906-1908), Armand Garnier de la Villesbret (1908), Pierre Jouvelin (1908-1919), François Robin (1919-1925), Pierre Jouvelin (1925-1929), François Robin (1929-1931), Désiré Droumaguet (1931-1935), Emile Le Guen (1935-1945), François Le Puluard (1945-1959), Louis Droumaguet (1959-1964), ....  

Note 2 : la commune de Plouha est formée des villages : Kerjoly, Bréhed, Kerhardy, le Kerdreux, Kerlivio, Keruzau, ar Pradou, Camblac'h, Kerlevenez, Run-Garnot, Trévros, Kerhuron, Kerougiel, Kerault, Port-Logot, Moguer, Harniou, Saint-Yves, Coray, Keroisel, Keridouar, Beaugouyan, Saint-Bathélemy, Vieux-Lisandré, Lisandré, Kerohan, Lanloreque, Kerdaniel, Kerlève, Lan-ar-Hor, Cozquer, Saint-Laurent, Guili-Furet, Barac'h, Kermaria, le Run, Guern-Poul-Franc, Saint-Georges, Keradic, Rungreguen, Kerfave, Kerlohou, Kergoat, Crec'huel.

Voir   Plouha " Le doyenné de Plouha durant la période révolutionnaire ". 

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PATRIMOINE de PLOUHA

l'église Saint-Pierre (1857-1872), édifiée sur les plans de Guépin à l'emplacement de l'ancienne église. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de 7 travées précédée d’un clocher très légèrement encastré avec tribune, un transept et un choeur cantonné de deux chapelles ouvrant sur le transept. De l'église romane, donnée par le comte Alain, les derniers vestiges ont disparu en 1862, lors de la construction de l'église actuelle. Après la donation à Beauport, l'église est remaniée une première fois au cours du XIIIème siècle et le choeur est reconstruit au début du XVIème siècle. Au XVIIIème siècle, les ouvertures, une partie des longères et le chevet sont rebâtis à leur tour. Enfin quelques années plus tard, est adjointe à la nef la chapelle Saint-Nicolas, dont la bénédiction a lieu le 9 mai 1732. Au XVIIIème siècle, les deux ailes du transept étaient formées par les deux chapelles de Notre-Dame ou Sainte-Marguerite, du côté de l'évangile, et de Saint-Jacques, du côté de l'épître. Par acte du 26 avril 1500, Guillaume Taillart (décédé en 1517), seigneur de Lisandré, fait échange, avec Guillaume Ollivier, de ses prééminences et droits honorifiques en l'église de Plouha, et lui abandonne, en particulier, les tombes armoriées situées sous le porche, ainsi que l'écusson surmontant ce dernier. En haut de la maîtresse vitre, se voyaient jadis les armes de la seigneurie de Plouha (Rohan). Dans le choeur, au pied du maître-autel, on trouvait les enfeus suivants, en partant de la chapelle Sainte-Marguerite : deux tombes appartenant à la seigneurie de Kerjolis, puis deux tombes à la seigneurie de Kerhardy, une tombe aux Kerdreux, une tombe dépendant de Kerandraou, une tombe relevant de Kerhingant et enfin deux tombes à la seigneurie de Kerversio, adjacentes à la chapelle Saint-Jacques. La première pierre de l'église actuelle est bénie le 27 février 1857. L'église actuelle est consacrée le 8 septembre 1872. L'édifice abrite des statues anciennes de saint Pierre, sainte Vierge, saint Joseph, saint Paul, saint Yves, saint Barthelemy, sainte Marguerite. L'huile sur toile intitulée " Sacré-Coeur de Jésus ", oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, date de 1845 ;

Eglise de Plouha (Bretagne)

Voir aussi   Plouha "L'église de Plouha"

la chapelle de Kermaria-an-Isquit (XIIIème siècle). Chapelle du XIIIème siècle, agrandie à la fin du XVème et modifiée au XVIIIème. Elle est fondée par Henry d'Avaugour (comte de Goëllo), revenu sain et sauf d'une croisade en 1240 (croisade du duc Pierre Mauclerc). La chapelle est remaniée au XIIIème siècle, au XVème siècle (par la famille La Feillée, propriétaire du château féodal de Langarzeau, en Pludual) et en 1702 (par la famille de Callouet). Après son mariage avec Jean de Rieux, sire d'Assérac, Renée de la Feillée, dame de Langarzeau (en Pludual), délaissa la seigneurie de Kermaria, et, le dimanche 27 juin 1547, abandonna en son nom tous ses droits prééminenciers sur Kermaria à Maître Rolland Pinart, sieur de Lisandré et de la Noë-Verte. La seigneurie de Lisandré prit alors le titre de Lisandré-Kermaria. Les quatre premières travées de la nef, à trois vaisseaux séparés par des colonnes, remontent, semble-t-il, de la fin du XIIIème siècle ou du début du XIVème siècle. Les trois dernières travées de la nef, la chapelle seigneuriale au sud et le porche méridional (dont la salle-haute servit jadis d'auditoire de justice) datent du XVIème siècle. Le clocher, élevé par le chapelain Jean Huet et oeuvre de Pierre Le Clerc, date de 1702 : il porte l'inscription : CETTE TOUR A ETE FAITE L AN 1702 : MISSIRE JEAN HUET, CHAPELAIN, M. PIERRE LE CLERC CHARPENTIER. Le porche (XVIème siècle) abrite les statues des apôtres en bois polychrome. Au dessus du porche se trouve la chambre de fabrique qui communique avec une pièce ayant servi d'auditoire. Le chevet date de 1720 et 1721. La nef contient des peintures murales, " danse macabre, avec squelettes, cadavres et vivants ", de la fin du XVème siècle (découvertes en 1856 par Charles de Taillart) : côté nord, la fresque représente les roturiers et les petites gens, donnant la main à des squelettes ; côté sud, les gens d'église et les nobles, dansent avec des cadavres. On y trouve un maître-autel portant l'inscription : CET AUTEL A ETE CONSACRE PAR L. MARCEL DE COETLOGON EVEQUE DE SAINT BRIEUC 1699, quatre ou cinq panneaux d'albâtre du XVème siècle provenant, semble-t-il, d'un retable d'origine anglaise (Annonciation, Adoration des Mages, Assomption, Couronnement de la sainte Vierge, ..) et un Christ en croix, en bois polychrome, du XVIème siècle. Un accoudoir, daté du XVIIIème siècle, porte les armes de la famille Callouët. A signaler aussi les chandeliers en fer forgé du XVème siècle (classé) ; les statues anciennes : sous le porche la Vierge et onze apôtres (le 12ème a été volé au XXème siècle) (classé). A l'intérieur : sainte Vierge (XVIème siècle), saint Jean évêque, saint Yves, saint Eloi, saint Isidore, saint Nicodème, saint Claude, sainte Berthe. Une restauration complète de l'édifice a eu lieu vers 1956. Cette chapelle est parfois qualifiée (à tort semble-t-il) d'église : en effet d'après l'un des témoignages recueillis au procès de canonisation de Charles de Blois, Richard Poulard (clerc de Pludual), rapporte que "le duc donna, entre autres, à l'église paroissiale de la bienheureuse Marie-de-Kermaria, au diocèse de Saint-Brieuc, un très bel ornement de soie pour l'officiant, le diacre et le sous-diacre" (Procès de canonisation de Charles de Blois, textes XLII). Jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Lisandré ne cessèrent de protéger Kermaria : le dernier y fut inhumé en 1791. Les écussons, que l'on voyait sur quelques pierres tombales, le long du balustre, ont été martelées en 1792 : il s'agissait des enfeus d'un juveigneur de Lanloup, sieur de Kerjeffroy (en Plouha), des Rosmar de Saint-Georges, des Harscouet de Kergrist, des Le Boeuf du Guilly, des Berthou de Kerdaniel, des Rolland de Beauregard, et des seigneurs de Penrunmorvan. Sous la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national, le 16 fructidor an IV, à Jean Bécouarn, puis par ce dernier, le 29 floréal an XI, à Jean le Poula qui la céda, le 25 septembre 1806, à Mathurin le Bigot. Elle fut rachetée par la fabrique et rendue au culte en 1812. A noter qu'au milieu du XIXème siècle, le chanoine Perro, curé de Plouha, avec l'aval de Geslin de Bourgogne, inspecteur des Monuments historiques, avait envisagé de démolir l'édifice et sans la protestation des habitants du village de Kermaria, la chapelle aurait disparu à tout jamais ;

Chapelle Kermaria-an-Iskuit de Plouha (Bretagne)

Voir aussi   Plouha "La chapelle de Kermaria-an-Isquit, en Plouha"

Voir aussi   Plouha "La danse macabre de la chapelle de Kermaria-an-Isquit, en Plouha"

la chapelle Saint-Laurent des Sept-Chemins (XVI-XVIIème siècle), relevant jadis de la seigneurie de Kermaria et fondée, semble-t-il, par la famille La Feillée. De plan rectangulaire et déjà refaite au XVIIème siècle, elle a été presque totalement reconstruite en 1893 et bénite à nouveau le 10 août de cette dernière année. Vendue sous la Révolution, elle avait été donnée à la fabrique le 6 avril 1827 par Claude Le Cornec et Marie Uro sa femme et érigée en chapelle de secours le 21 septembre suivant. Elle offre une bannière aux armes mi-parti de Jean de Lannion et de Mauricette Le Barbier, au chevet de l'édifice. Le clocheton est refait en 1893. La chapelle abrite, de chaque côté de l'autel, les statues de saint Laurent et de saint François d'Assise ;

la chapelle Saint-Jean (XVI-XVIIème siècle). Elle est fondée vraisemblablement par les seigneurs de Kernescop. L'édifice est de forme rectangulaire et porte sur son pignon un campanile. Le maître-autel est orné des statues saint Jean-Baptiste, Notre-Dame de Pitié et sainte Marguerite. La boiserie encadre un tableau représentant la décollation de saint Jean-Baptiste, daté de 1823 et signé de Loyer fils. Vendue comme bien national sous la Révolution, elle est acquise par Olivier Saint-Cas, puis rachetée par la fabrique ;

Nota 1 : A peu de distance, en un site remarquable, au milieu d'un placître ombragé qui domine la vallée verte et le vallon de Kertanguy, s'élève la chapelle de Monsieur Saint-Jehan, mentionnée seulement dans les actes du XVIème siècle. Elle fut vraisemblablement fondée par les seigneurs de Kernescop, et nous pensons que les statues de Saint-Jean et de Sainte-Marguerite, qui décorent l'autel, sont là pour rappeler Jean Courson, sr. de Liffiac et Margelie Henry de Kerprast, auteurs de cette maison. Dans son testament du 23 mars 1606, Jean Courson, sr. de Port-André, ordonne « que de la toile que fera faire Dlle Marie Pouences, sa compagne, et leurs enfants, il soit fait faire trois touailles pour la garniture d'un autel à servir à célébrer la messe, plus autres ornements complets et en entier à suffire pour la célébration de la messe et pour être baillés en la chapelle de Monsieur Saint-Jean, en icelle paroisse de Plouha ». Jean Courson ne paraît pas avoir eu de nombreux imitateurs, car, en 1766, la chapellenie n'avait pour tout revenu que deux rentes d'un total de 57 sols 6 deniers, et encore l'une d'elle était-elle chargée d'une dixme au douzième et de quinze livres de cire en nature en la tenue de la Ville-au-Juif. L'une de ces fondations, faite par les héritiers du sr. de Kergolleau Rolland pour la célébration d'une messe basse tous les mercredis, datait du 16 septembre 1670. L'édifice est rectangulaire, le retable du maître-autel est entouré du côté de l'évangile, des statues de Saint-Jean l'évangéliste et de Sainte-Marguerite, et du côte de l'épître, de celles de Saint-Jean-Baptiste et de Notre-Dame de Pitié. La boiserie encadre un tableau médiocre représentant la décollation de Saint-Jean-Baptiste, daté de 1823 et signé de Loyer fils, qui exécuta les peintures de divers retables de la région et notamment celles des autels de l'église de Lanloup. Vendue sous la Révolution à Olivier Saint-Cas, acquéreur de nombreux biens nationaux, elle fut rachetée par la fabrique (René Couffon).

la chapelle de la Trinité (XVI-XVIIème siècle). Cette chapelle, très ancienne, est mentionnée déjà dans une charte de 1354. Au XVIIIème siècle, cette chapellenie était dotée de 26 rentes hypothéquées sur diverses pièces de terre aux villages de la Trinité, de Ty-Losquet, de Keruro, de Kersalic, de Kerjean et de Kérouziel, tous de la dixmerie de Travazec. Cette chapelle, dont le fondateur est inconnu, est remaniée à diverses époques et en particulier dans les dernières années du XVIIème siècle. L'édifice actuel offre un plan rectangulaire avec adjonction d'un transept au nord. Il a été remanié à diverses époques et presqu'entièrement reconstruit dans les dernières années du XVIIème siècle. Achetée à la Révolution par les Guillou de Kersalic, la chapelle fut donnée par eux à la fabrique en 1811. Le retable de la fin du XVIIème siècle porte l'inscription : HONO(rable) HOME MA(rie) FRANÇOIS LE DIOLEN TRÉSORIER DE CETTE CH. A FAIT FAIRE CETTE P. P. L. Le retable du maître-autel est décoré des statues de la Trinité, de saint Joseph et de Notre-Dame de Bon-Secours. L'autel du transept, lui, est décoré des statues de la Vierge, de saint Yves, saint Roch, saint Sébastien, saint Eloy et saint François. On y voit une poutre de gloire avec Christ et deux angelots ;

Nota 2 : La chapelle de la Trinité, située au point le plus élevé de la route de Plouha à Kersalic est, elle aussi, très ancienne et mentionnée déjà dans une chartre de 1354. Au XVIIIème siècle, cette chapellenie était dotée de vingt-six rentes anciennes hypothéquées sur diverses pièces de terre aux villages de la Trinité, de Ty-Losquet, de Keruro, de Kersalic, de Kerjean et de Kérouziel, tous de la dixmerie de Travazec. Ce rentier ne permet malheureusement pas de déterminer avec certitude, quels furent les premiers patrons et plusieurs hypothèses sont possibles. Peut-être est-ce là l'une des pieuses fondations des Travazec, possesseurs du manoir voisin de la chapelle, rappelé aujourd'hui par une ferme et dont la générosité à l'égard de Beauport est attestée par plusieurs chartres de 1259 à 1267. Peut-être fut-elle élevée, au contraire, par les Poulart qui possédaient au XIVème siècle de nombreux biens en Kerletoux, dont plusieurs se retrouvent précisément parmi ceux du rentier, peut-être, enfin, ce sanctuaire fut-il édifié par les le Floch de Kersalic ou tout simplement par les aumônes des marins du quartier. Remanié à diverses époques et en particulier dans les dernières années du XVIIème siècle, l'édifice actuel offre un plan rectangulaire avec adjonction d'un transept au nord. Le retable du maître-autel, décoré des statues de la Trinité, de Saint-Joseph et de Notre-Dame de Bon-Secours, porte deux cartouches séparés par une tête d'ange avec l'inscription suivante : HONO (le) HOME MA(re) FRANÇOIS LE DIOLEN TRESORIER DE CETTE CH. A FAIT FAIRE CETTE P.P.L. Bien que non daté, il est manifestement de la fin du XVIIème siècle ou des toutes premières années du XVIIIème. L'autel du transept, lui, est décoré des statues de la Vierge, de Saint-Yves, Saint-Roch, Saint-Sébastien, Saint-Eloy et Saint-François. Enfin, dans la nef, l'un des entraits de la toiture forme poutre de gloire. Achetée sous la Révolution par les Guillou de Kersalic, la chapelle fut rendue par ceux-ci, quelques années plus tard, à la fabrique, à charge d'y faire chanter deux services annuels, l'un le premier janvier, jour de la fête de Saint-Sébastien, et le second le lendemain du pardon. Celui-ci, qui a lieu le dimanche de la Trinité, attire toujours beaucoup de pèlerins (René Couffon).

la chapelle Saint-Samson (1732). Elle est mentionnée très anciennement. L’édifice actuel est de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés. Cette chapelle, qui date semble-t-il du XIIIème siècle, est en faite très ancienne, car mentionnée dans les plus vieux titres de l'abbaye de Beauport. La ferme de Kermouster, située non loin, rappelle qu'il y eut là un petit monastère primitif, dont la chapelle fut vraisemblablement déjà dédiée à saint Samson. Aux XVIème et XVIIème siècles, des mariages y sont célébrés et des inhumations faites. Tombée en ruines au début du XVIIIème siècle, elle est reconstruite et bénie le 2 août 1732. La chapelle avait alors deux ailes, suivant l'aveu des biens de la fabrique, du 30 septembre 1766, qui nous apprend, d'autre part, que la chapellenie était dotée de sept rentes anciennes et foncières. Vendue sous la Révolution, elle est acquise par Guillaume Dollo et Marie Anne le Mezec, qui en firent don à la fabrique. La chapelle est restaurée en 1835 (avec suppression des ailes) et abrite une statue en bois polychrome de saint Samson (XVIème siècle) et des statues de la sainte Vierge, sainte Anne, saint Claude, saint Nicodème ;

Nota 3 : La chapelle Saint-Samson s'élève à peu près à mi-distance de Plouha à Bréhec, sur l'ancien chemin conduisant du bourg au port. Son origine est très ancienne et l'édifice est mentionné dans les plus vieux titres de Plouha. La ferme de Kermouster [Note : Donna son nom à une branche cadette de la famille Couffon] située auprès, rappelle qu'il y eut là un petit monastère, dont la chapelle fut vraisemblablement dédiée à saint Samson, peut-être, par des moines dolois [Note : A moins qu'au contraire, ce ne soit là un monastère primitif. Il est dit, en effet, que Vollon étudia dans un monastère de ces parages, près de la mer]. Aux XVIème et XVIIème siècles, des mariages y étaient célébrés et des inhumations faites ; puis, tombée en ruines au début du XVIIIème, elle fut reconstruite et la bénédiction solennelle eut lieu le 2 août 1732. La chapelle avait alors deux ailes, suivant l'aveu des biens de la fabrique, du 30 septembre 1766, qui nous apprend, d'autre part, que la chapellenie était dotée de sept rentes anciennes et foncières. Vendue sous la Révolution, elle fut acquise par Guillaume Dollo et Marie-Anne le Mezec, qui en firent don à la fabrique. Restaurée en 1835 et ses ailes supprimées, l'édifice présente actuellement un plan rectangulaire avec simplement deux pans coupés au chevet (Voir Abbé DUINE : Saints de Domnonée). Dans la nef, on remarque quelques statues anciennes, faites par des imagiers locaux, représentant Saint-Samson, Sainte-Anne, la Vierge, Notre-Dame de Bulat, Saint-Claude et Saint-Nicodème. Cette dernière, en particulier, est identique comme facture à celle du même martyr dans l'église de Lanloup. Près de la chapelle, un pan de mur de l'enceinte, les piedroits du porche et du portillon qui l'accostait sont les seuls vestiges du manoir de Kersozon, construit à la fin du XVIème siècle. Il était, en 1612, entre les mains de Marguerite du Gouazlin, veuve de Gilles (alias Yves) du Boisgelin, sr. de Kersauzon, qui en rendit aveu à la seigneurie de Plouha, le 13 décembre de cette même année, comme curatrice de ses filles. Elle décéda le 1er décembre 1637, et sa fille aînée, Marguerite, transporta Kerguislin et Kersozon à Raoul Jehannot, fils de François et Françoise Berthou, qu'elle avait épousé en 1613. Leur fils cadet, Jean, eut Kersozon en partage. Il épousa Marguerite-Prigente Herry, d'où nombreux enfants : Jean, Julien, Françoise, autre Françoise, Jeanne et Marc. Jean, époux de Louise-Françoise le Vicomte, mourut le 3 décembre 1689 et fut inhumé dans l'église de Plouha ; sa veuve fut enterrée à Sainte-Eugénie, le 23 janvier 1706. Probablement, n'eurent-ils pas d'enfants, car leur succession se retrouve entre les mains des Le Rouge de Marc'hallach, descendant de l'héritière de la branche aînée, Louise-Françoise Jehan­not, petite-fille de Marguerite du Boisgelin. Par acte du 18 mai 1771, h. g. Guilaume le Roy et Claudine Boclé et Claude Guillou et Anne le Roy, héritiers collatéraux de Dlle Le Rouge de Marc'hallach, vendirent à Yves-Gabriel Couffon, sr. de Kerdellech, demeurant à Pontrieux, le fond et la rente convenancière de cent trente cinq livres due par Yves Gouézou et autres consorts sur le lieu de Kersozon (René Couffon).

la chapelle Sainte-Eugénie (XV-XVIème siècle), édifiée au début du XVème siècle grâce aux aumônes des paroissiens de Bréhec (confirmé par un acte du 20 juillet 1517) sur une terre appartenant aux seigneurs de Kerjolis et restaurée (le pignon ouest) en 1870 par les soins de l'impératrice Eugénie suivant l'inscription qui y figure. A l'extérieur, l'on voit au-dessus de la grande verrière qui éclaire le maître-autel, les armes des Quellennec. La porte latérale qui donne accès du placitre au transept Nord est surmontée d'un angelot soutenant les armes des Kernevenoy. Par acte du 1er avril 1535, Dom Philippe de Kernevenoy fonda une messe à sainte Eugénie tous les mardis, moyennant 9 boisseaux froment de rente, puis le 16 avril 1537, 6 messes nouvelles dans cette chapelle où il demandait à être inhumé, fondation approuvée par Jean de Rieux, évêque de Saint-Brieuc. Le retable de l'autel du transept droit, date du XVIème siècle : il comporte une peinture liturgique encadrée de deux statues en bois polychrome représentant saint Eloy et saint François. Les deux autres retables datent du XVIIIème siècle. Au-dessus du maître-autel, se trouve une statue de Notre-Dame de la Miséricorde et, de chaque côté, Sainte Eugénie avec une crosse et une autre sainte dont le socle porte par erreur le nom de saint Clet. Dans le transept gauche, se sont Sainte Eugénie et Saint Nicodème qui encadrent l'autel. Au maître-autel, se trouve une huile sur toile intitulée " Sainte Eugénie prouvant son innocence ", oeuvre de Charles Hamonic et qui date du XVII-XVIIIème siècle (vers 1700). L'ex-voto (maquette d'un trois-mâts appelé " La Sainte-Eugénie ") date du XIXème siècle. Sous la Révolution, la chapelle fut achetée par Alain Dieupart, procureur de Lanloup, qui la céda, le 11 germinal an XIII, à Jean le Poula, que nous avons déjà vu acquérir Kermaria-Nisquit. Ce dernier rétrocéda ces deux chapelles, le 25 septembre 1806, pour le prix de 1200 francs. La chapelle Sainte-Eugénie fut rachetée par la fabrique et rendue au culte à la fin de l'Empire ;

Voir aussi   Plouha "La chapelle Sainte-Eugénie, en Plouha"

la chapelle Notre-Dame de Keregal (1775). L’édifice actuel, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, date de 1775. La chapelle est mentionnée en 1606 dans le testament du seigneur de Portandré. Elle est reconstruite en 1775, comme l'indique une inscription sur la porte latérale. Les deux écussons, accolés au-dessus du portail et aujourd'hui martelés, semblent représenter les armes de Jean Baptiste René Chrestien (comte de Tréveneuc) et de Julie Charpentier de Lenvos, son épouse. De forme rectangulaire avec pans coupés au chevet, elle abrite à l'intérieur, un maître-autel décoré des statues anciennes de la Vierge, de Notre-Dame de Délivrance et de Notre-Dame de Bulat. De chaque côté, deux statues, l'une de saint Eloy avec mitre et crosse, l'autre, d'une sainte. Vendue comme bien national sous la Révolution, la chapelle est cédée à la fabrique par André Videment, en 1815 ;

Nota 4 : De l'autre côté de la vallée verte, un sanctuaire est dédié à Notre-Dame de Kérégal. Ce dernier hameau, situé à la limite de la commune de Tréveneuc, paraît devoir son nom à la famille le Gal, mentionnée à Plouha, au XIIIème siècle, dans les chartres de Beauport. Bien qu'il n'y ait jamais eu de manoir en ce lieu, à notre connaissance, Catherine de Lannion, fille de François et de Jeanne Pinart est qualifiée, dans plusieurs actes, de dame de Kérégal. Epouse de Henry Chrestien, comte de Tréveneuc, ses descendants portèrent, entre autres, ce dernier titre. La chapelle est mentionnée en 1606, dans le testament du seigneur de Portandré. Elle fut reconstruite en 1775, comme l'indique une inscription, sur la porte latérale, aussi nul doute que les deux écussons accolés au-dessus du portail ; aujourd'hui martelés, n'aient été blasonnés des armes de Jean-Baptiste-René Chrestien, comte de Tréveneuc et de Julie Charpentier de Lenvos, son épouse. De forme rectangulaire avec pans coupés au chevet, comme Saint-Samson, elle offre, à l'intérieur, un maître-autel décoré des statues anciennes de la Vierge, de Notre-Dame de Délivrance et de Notre-Dame de Bulat. De chaque côté, deux statues, l'une de Saint-Eloi avec mitre et crosse, l'autre, d'une sainte avec la palme des martyrs, sont supportées par deux consoles sculptées de trois têtes d'anges. Vendue comme bien national sous la Révolution, elle fut cédée à la fabrique par André Videment, en 1815. Comme elle n'avait que six cordes du placître, le comte de Tréveneuc, fit abandon de ses droits sur le reste, moyennant la jouissance, à perpétuité, d'un banc dans la chapelle et l'obligation d'y faire chanter chaque année un service pour tous ses défunts le lendemain du pardon ou le premier jour libre qui suivrait (René Couffon).

la chapelle domestique de Lisandré (XVIIIème siècle), reconstruite vers 1720 par la famille Callouet. Edifice rectangulaire du XVIIIème siècle. On y voit encore les armes de Ursule Françoise Le Meignen de Kérimoel en alliance avec ceux de Guillaume Jacques Callouet (fils de Jean, seigneur de Tourbrunot, et de dame Renée de Bahuno) ;

la chapelle de Kerdreux (XVIIIème siècle), mentionnée comme désaffectée en 1938. Elle date du XVIIIème siècle ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues (en dehors des oratoires privatifs) : - la chapelle Sainte-Anne de Bonrepos. - la chapelle Saint-Yves. - la chapelle Saint-Barthélemy. - la chapelle Saint-Antoine ;

la croix Blanche (moyen âge). Il s'agit d'une croix celtique érigée par des moines irlandais échoués sur la côte après le naufrage de leur navire ;

la croix sur la route de Kermaria (XVIIème siècle) ;

la croix sur le chemin de Kermaria (XVIème siècle) ;

le calvaire de la Trinité (1460, 1496) ;

le calvaire de la Sauraie (XVI-XVIIème siècle). On y voit une superposition de deux scènes : un Christ en croix entouré de deux larrons, et une Pietà ;

les croix de Saint-Yves (1705), de Lanloric (1705), du placitre de Kermaria (XVIIème siècle), de Saint-Georges, de Portz-André (Moyen Age), du Pradou (XVIIème siècle) ;

les fontaines du Vieux-Lisandré, Saint-Jean, Saint-Laurent, Saint-Samson, Sainte-Touin ;

le manoir de Kerjolis (XV-XVIème siècle). Le porche est le seul vestige du manoir, dont les riches constructions, tombées en ruines à la fin du XVIIIème siècle, furent remplacées par une ferme. La porte piétonne est surmontée de l'écu des Quellennec (ou Quellenec). En 1268, Philippe de Quellennec, seigneur de Kerjolis, est sénéchal du Goëlo. Le domaine appartient à Philippe du Quelineuc (en 1426), à Jean du Quelenec (en 1513), à Jean de Queleneuc (en 1536) et à Philippe du Quelleneuc (en 1543). C'est à Philippe et Françoise le Thominec qu'est due la restauration du manoir de Kerjolis au XVIème siècle ;

Voir aussi   Plouha "La Maison noble de Kerjolis, en Plouha"

le manoir de Kerdreux (XVème et XVIIIème siècles), reconstruit au XVIIIème siècle par François Claude Taillefer, sur l'emplacement de l'ancien. Les piliers d'entrée (XVIIIème siècle) sont marqués des armes des Taillefer et des Quelen. Ce domaine est en 1441 la propriété de Jean Couffon (fils de Guillaume Couffon) et en 1536 la propriété de Henri Couffon (fils de François Couffon). Il passe ensuite entre les mains successives des familles du Tertre, Boulais, le Du (en 1670) ;

Nota 5 : Le Kerdreux s'élève sur le plateau de Bréhec à la naissance de l'un des vallons qui aboutissent à Padel. Le manoir actuel fut édifié, comme nous venons de le dire, au XVIIIème siècle, par François-Claude de Taillefer, sur l'emplacement de l'ancien. Les curieuses peintures qui décoraient la salle basse ont été récemment détruites, ainsi que le comble à la Mansard du seul pavillon d'aile qui ait été construit. Dans la cour, la petite chapelle privative, dont la cloche a échappé, en 1793, à la réquisition des patriotes, est toujours debout. En 1441, le Kerdreux était entre les mains de Jean Couffon, sans doute fils de Guillaume qui figure, en 1437, au serment des nobles de Goelo. Il eut au moins pour enfants, Marguerite, épouse de noble N. Pencoz, qui fut inhumée dans son enfeu de l'église de Lanvollon, et Philippe, rappelé dans les comptes de la seigneurie, dressés pendant de longues années par son fils Pierre, procureur de Goelo. Ce dernier, qui figure à la montre de 1469 et à la réformation de 1513, avait pour frère puîné Guillaume, époux de Jeanne Thérézien, dame de Kermorvezen, auteur des seigneurs de Kerdellech, devenus chefs de nom et d'armes, et des branches cadettes. Il eut pour enfants, Françoise, épouse, en 1483, de Pierre 0llivier ; Perrine, mariée en 1506 à Jean Cillart, sr. de la Ville-Helio, et François, receveur du vicomte de Rohan, pour les paroisses de Plouha et Plouézec. Henry, fils de François et sr. de Kerdreux, en 1535, figure à la montre de 1543 ainsi que son beau-frère Vincent Taillard, de Kertanguy, époux d'Isabeau Couffon. Il eut comme enfants : Jean, époux de Fiacre de Goesbriand, fille cadette de François et de Françoise de Coetredez, et Marguerite, épouse de François du Tertre, sr. de Kervegant, en Servel, fils aîné de Jean et de Françoise de Kerousy. Dans l'aveu qu'il rendit, le 9 janvier 1566, à h. et p. Renée de Rohan, dame de Plouha, Jean mentionne : Le manoir et lieu noble du Kerdreux, avec les étables, granges, maison à four, vieux jardin et autres pièces de terre où il y a aussi jardin, bois à haute futaie, étang, petit bois tailli, garenne, colombier, cour close, largesse, et embellissement le long du chemin allant du bourg de Saint-Loup à la chapelle Sainte-Eugénie, etc.. Jean étant mort sans hoirs, sa sœur Marguerite hérita de tous les biens de la famille Couffon qui, suivant l'aveu précité, consistaient, outre le Kerdreux et la Tour, en diverses pièces de terre et maisons dans le voisinage, dont une avec jardin et vieilles mazières à Kerleviou. Enfin, les seigneurs du Kerdreux possédaient, le long du chemin menant du moulin de Kerdegasse à la Croix-Geslin, la maison et lieu noble du Run avec grange et courtil, quitte du devoir de dîmes et des charges. Cette dernière maison n'existe plus depuis le XVIIIème siècle, mais le hameau de ce nom la rappelle encore. François du Tertre, capitaine des arquebusiers de Tréguier, eut, de Marguerite Couffon, deux fils décédés sans alliance, et quatre filles, dont deux seulement, Renée et Jeanne, furent mariées. L'aînée, Renée, héritière de Kervégant, en Servel, épousa François du Boisgelin, fils de Charles, sr. de Kervegan, en Lanloup, et de sa première femme, Jacquette de Coatarel. Elle eut en partage, dans la succession de sa mère, la Tour Couffon et le Run, et en rendit aveu le 5 décembre 1612. Nous venons de voir que l'un de ses petits-fils, Jean, et sa seconde femme, Renée-Michel, vendirent la Tour à Jean de Kernevenoy. Quant au Run, le 24 septembre 1708, Françoise du Boisgelin, douairière de Kerioual, demeurant à Tréguier, le transporta à titre de domaine congéable à h. h. Jean Guillemot, fils d'autre h. h. Guillaume Guillemot. L'acte ajoute que le manoir était alors en ruines ; la métairie du Run fut achetée, au XVIIIème siècle, par les seigneurs de Lysandré. Jeanne du Tertre, cadette de Renée, avait épousé Jacques Boulais, sr. de Lanigu, conseiller du roi et prévôt sous les maréchaux de France, fils de Robert et de Catherine Geslin, et petit-fils de Bertrand et de Jeanne du Boisgelin. Elle eut en partage le Kerdreux et Kerlivio. Son fils aîné, Allain, reprit les armes des Couffon. Le 6 mars 1641, il supplia le seigneur de Plouha de transporter son moulin à eau, dépendant de Kerdreux, à cause de la sécheresse de la retenue, « sur le ruisseau descendant du manoir de Kersozon à Port-Milin, à son quart de lieue du manoir de Kerdreux, entre le village de Keruzeau et celui de Trévros », transfert qui lui fut accordé. Le barrage se voit encore en 1927 à cet endroit pittoresque, à l'entrée de l'anse Cochat. Alain Boulais mourut en 1651, laissant de son mariage avec Catherine Moreau (1613-1662), fille d'Yves et d'Anne Le Forestier, de nombreux enfants, dont le troisième, Yves (né le 13 octobre 1639, décédé en 1667), devenu aîné par la mort de ses frères, épousa Jeanne-Claude de Botmiliau, d'où Jean-Baptiste, sr. de Kerdreux, mentionné à la réformation de 1668, Jean, Marie et Renaud. Mais les créanciers d'Yves et de Jeanne de Botmiliau exigèrent la vente de leurs biens par autorité de justice, vente qui eut lieu le 24 juillet 1670. Le Kerdreux fut acheté, comme nous l'avons indiqué plus haut, par Jeanne le Du, et Kerlivio par Raoul 0llivier et Guyonne Gauthier, sr. et dame de Kerflech. Leur fille, Françoise-Madeleine (1694, décédée en 1742), dite Mademoiselle de Kerflech, porta cette maison en mariage, en 1727, à René-Toussaint le Mintier, onzième enfant de René, sr. de la Touche et de Marguerite de Cresolles. Leur cinquième enfant, Placide-Emmanuel, né le 10 avril 1735, hérita de Kerlivio, il mourut le 3 germinal an X (René Couffon).

le manoir de Saint-Georges (1613). La terre de Saint-Georges dépendait, semble-t-il, primitivement de la célèbre abbaye rennaise, comme son nom l'indique. Propriété de Jacques de Rosmar et de son épouse Aliette de Kerraoulen en 1513 puis de Guillaume de Rosmar (époux de Marguerite du Boisgelin) en 1543. A la mort, sans hoir, de Claude François de Rosmar, le manoir de Saint-Georges échoit à son neveu, Mathieu Marie Harscouët, seigneur de Kersharcouet, fils de François et de Françoise de Rosmar. Sous la Révolution, Louis Joseph Harscouët ayant émigré, Saint-Georges est vendu comme bien national et acheté par Guillaume Becot, négociant à Paimpol. On y trouve un blason aux armes des Rosmar. Ce manoir à cour fermée est défendu par deux tourelles, arasées aujourd'hui au niveau du mur.  C'est ici que les chouans établissent leur quartier général avant l'attaque de Plouha le 6 février 1800 et c'est à Saint-Georges que le 18 au matin, furent fusillés Guillaume Le Cornec de Kermen (dit Mahon), René Guillaume, son journalier, Claude Guillou de Kersalic et deux hommes des environs ; 

le manoirs de Kerhardy (XVIème siècle). Ce manoir était la propriété d'Alain de Kerneonay en 1513 et de Silvestre Kernevenoy en 1543. Il a été reconstruit par Jacques de Kernevenoy, en 1581. A noter que les Kernevenoy de Kerhardy étaient cadets de cette grande famille (encore appelée Carnavalet) de Saint-Clet ;

Voir aussi   Plouha "La Maison noble de Kerhardy, en Plouha"

le manoir de Kernescop (XVIème siècle) ;

le manoir de la Sauraie (XVIème siècle) qui est le siège de la seigneurie de Plouha au XVIIIème siècle. Propriété de Pierre Ollivier en 1543, de Guillaume Allain en 1569 et de Claude de Coatarel en 1685 ;

le château de Lisandré ou Lysandré (1720). Ce château remplace un édifice plus ancien qui était la propriété de la famille Taillart aux XVème et XVIème siècles. Au début du XVème siècle la seigneurie appartient à Maurice Taillart (ou Taillard), sieur de Kerdaniel et époux de Jeanne Boschier, nièce de l'abbé de Beauport. On sait combien ce seigneur et son fils aîné, Alain Taillart, page d'Olivier de Blois, trempèrent dans les attentats de 1420 et 1422, contre le duc. Rolland Taillart, fils d'Alain, seigneur de Kerdaniel et de Lysandré, prêta serment parmi les nobles de Goëlo, le 28 novembre 1437. Il eut, de son mariage avec Julienne Le Long, plusieurs enfants, dont l'aîné, Guillaume, laissa également une très nombreuse postérité de Jeanne de Keralliou, fille de Guillaume et de Catherine du Plessix. Le domaine appartient à Guillaume Taillart en 1480 et en 1513, puis à la famille Pinart en 1536 (suite au mariage en 1534 de Roland Pinart avec Catherine Taillart). Cette seigneurie possède en 1513 une haute et moyenne justice. A noter que la famille Pinart possède aussi en 1536 le domaine du Vieux-Lisandré (Vieux-Lesantren) qui semble être le siège primitif de la seigneurie. Le château de Lisandré passe ensuite entre les mains des familles Lannion, de Guer de Pontcallec et Callouet (suite à la vente de la seigneurie par Bonne Louise Le Voyer aux Callouet). Vendu comme bien national, l'édifice est acquis le 13 août 1793 par Guillaume Le Cornec dit Mahon (assassiné en février 1800 par les chouans). Il est acheté en 1804 par Jean Louis Courson de La Villehélio qui mourut à Paris en 1827. L'édifice revint ensuite par héritage à Louis Nelty Curateau, né à Bordeaux, en 1790, fils de Guillaume Le Cornec et de Madame Curateau. Ce dernier pris le nom de Curateau de Courson. Nelty Curateau, époux de Hortense Barbou, fut longtemps maire de Plouha et mourut le 23 mai 1881. Lisandré fut vendu en 1885 à Robert Courson de la Villeneuve, qui revendit lui-même ce château en 1892 à M. de Coetlosquet. Cette terre passa ensuite au Vicomte Armand-Garnier de la Villesbret, époux de Mathilde de Francia, puis à la famille Bazin ;

Voir aussi   Plouha "La Maison noble de Lysandré, en Plouha"

les maisons de Kerhingant, propriété des Harscouët (XVIème siècle), le Petit-Bourdeau (XVIème siècle), Kerpradec (XVIème siècle), Kervodo (XVIIème siècle), Kerero (XVIIème siècle), Kersalic (1743, propriété de Marguerite Le Floch fille de Thébaud Le Floch en 1536, et de Guillaume de Quellenec en 1543, puis de François du Quelenec en 1569), Kéravel (1870), Kerminf ou Kermint (1785, propriété de Pierre Ollivier en 1543) ;

Nota 6 : Non loin du Port-Moguer, le petit manoir de Kerhingant, également converti en ferme, fut construit en 1554, suivant la date sculptée au-dessus d'une fenêtre, pour Rolland Harscouët, juveigneur de Kerversio et Claudine Hingant, sa femme, deuxième fille de la maison de Kerlemarec. En 1927, on voit encore, sur un linteau, une chèvre broutant un chou, provenant de l'ancien manoir, mais les armes pleines des Harscouët en bosse, ont disparu. Un aveu du 25 mai 1776 le décrit ainsi : « Le lieu noble et manoir de Kerhingant, consistant en cuisine suivie d'une petite chambre basse avec grenier au-dessus, et autre bâtiment sur la cour avec chambre basse et grenier au-dessus avec trois pignons et un mur de refend qui sépare la laverie et la chambre basse de la cuisine ». Rolland et Claudine Hingant eurent de nombreux enfants qui se partagèrent leur succession le 27 janvier 1606. Leur fils aîné, François, rendit aveu pour Kerhingant avec sa femme, Jeanne Furet, le 7 décembre 1612, et ses enfants, Mathieu et Marie, firent partage noble et avantageux en mai 1648. Mathieu, né en 1607, épousa, par contrat du 7 avril 1637, Marguerite de Trolong, fille aînée de François et de sa seconde femme, Gilette le Merdy, sr. et dame du Rumain, qui reçut partage de son demi-frère, Pierre de Trolong, par acte du 26 octobre 1645. Le 4 avril 1654, le sr. de Kerhingant acheta Kerletoux de Raoul Geslin, sr. du Moguer et, plus tard, après la mort de ce dernier, les lieux nobles du Moguer [Note : Il y avait, au village du Moguer, deux maisons nobles : l'une qui donna son nom à ses possesseurs, famille fondue dans Le Chaponnier au XVIème siècle ; l'autre à la famille Le Meur, d'où elle passa aux Geslin de Kertanguy, puis aux Harscouët. Claude Florimond de Coattarel et Marie-Jeanne Le Vayer, sa femme, fille de Claude Harscouët, vendirent le Moguer, le 6 juin 1771, à N. G. Charles Richhomme et Marguerite Guillou] et de Kertanguy-Geslin [Note : Au village de Kertanguy, il y avait également deux maisons nobles, l'une Kertanguy Geslin et l'autre Kertanguy Taillart]. Il fut maintenu, avec ses nombreux enfants, à la réformation de 1669, par arrêt du 2 janvier, et mourut après son fils aîné, Claude, sr. du Goasbihan, décédé le 17 avril 1670. Celui-ci, né le 24 octobre 1641, avait épousé, le 17 septembre 1667 (c. m. du 22 août), Maire-Courson de Kersalic [Note : Il y avait également deux maisons de Kersalic : l'une, ancienne, qui passa des Kersalic aux Quellenec ; l'autre, non loin, construite par Claude de Courson et Catherine de Crésolles], née en 1642, fille aînée d'écuyer Jean Courson et Dlle Jacquette le Gonidec, sr. et dame de Kerlevenez. Mathieu, son fils, née le 31 juillet 1668 et baptisé le 13 août suivant, succéda à son grand-père. Le 30 juillet 1704, il donna partage de la succession de leur mère, à sa soeur Claude (décédée en 1634). Celle-ci, qui avait épousé en 1698 Charles-Henry le Vayer, sr. du Gars, eut le lieu noble de Kerlevenez, tel qu'il était défini au partage du 17 avril 1682, entre Claude Courson, sr. de Kersalic et sa soeur Marie. Leurs enfants se partagèrent leurs successions le 7 octobre 1752. Mathieu le Vayer eut la maison du Gars, Marie le Vayer et sa soeur Mauricette eurent Kerlevenez qui fut racheté par François-Mathieu Harscouët, sr. de Kerhingant. Mathieu Harscouët, outre son préciput, avait eu en partage le lieu noble de Kerletoux et le lieu noble du Grosbihan et dépendances, tel qu'il avait été partagé le 20 septembre 1674, entre la dame du Goasbihan, curatrice de ses enfants et les soeurs du Mangoer et de Kerharscouët. Mathieu épousa en premières noces très vertueuse Dlle Catherine de Tannouarn, qui mourut, sans hoirs, en 1687, puis, en 1697, Marguerite-Ursule de Kermarec, qui mourut en 1699, laissant une fille, Marie, née en 1698, épouse en 1725, de Joseph Poislou, sr. du Goelic, d'où Joseph Madelain et François ; et un fils, Guillaume-Joseph Harscouët, né en 1699, décédé en 1737, s. h. Enfin, il épousa en troisièmes noces, Julienne 0llivier, dame de Kervegan, fille aînée de François et de Marie Guillou, qui lui donna dix enfants. Elle hérita, ainsi que nous l'avons dit plus haut, des biens de la famille 0llivier. Mathieu mourut le 2 juin 1743. François Mathieu, son fils, né à Plouha le 17 décembre 1709, lui succéda. Il épousa : 1° le 20 août 1736, Marie-Marguerite Rol­land du Roscoat, fille de François-Cazimir et de dame Jeanne de Cremeur, qui mourut en 1737, laissant un fils, Cazimir-Julien, qui suit ; 2° le 28 août 1743, à Corlay (c. m. du 20), Jeanne-Pétronille de Kerautem, dame du Cours, fille de Messire François-Claude et de Pétronille le Gardien, qui mourut le 16 mars 1775, ayant eu dix enfants. Par acte du 26 mars 1736, François Mathieu, demeurant alors au Bouredeau, partagea ses soeurs, Jacquette, alors veuve d'Yves Courson, et Jeanne, de la succession de leurs parents. Cazimir-Julien Mathieu, né le 16 décembre 1737, sénéchal et seule juge de Plouha, est qualifié comte Harscouët dans un acte du 21 mars 1786. Il épousa, à Coueron, le 7 août 1764 (c. m. du 6) Bonne-Marguerite du Boisdavid de Boissy, fille du sr. de la Botardière et de Marguerite du Plessix Rabutière (23 juillet 1735, décédée le 8 juin 1779). Emigré, il fut massacré à Quiberon. Il avait hérité en l'estoc Courson de Moricette-Charlotte Courson, fille de Geffroy et Marguerite le Sainct, décédée sans hoirs de son mariage avec Yves-Jean le Chaponnier [Note : Cet héritage revint en l'estoc le Sainct à Gilles le Sainct, et en l'estoc Crésolles aux Lanloup], qui était elle-même héritière de son frère, François-Mathieu Courson, décédé également sans hoirs. Casimir-Julien Mathieu donna partage, le 25 mai 1776, à ses demi-frères et demi-soeurs. Cette succession comprenait, en Plouha : Le manoir du Bouredeau, d'un revenu annuel de 257 livres ; La métairie de Garzambic, dite de Boischâteau, d'un revenu annuel de 305 livres ; Le petit Boischâteau, d'un revenu annuel de 53 livres ; Le manoir de Kerhingant et la métaierie de Kerhingant, d'un revenu de 400 livres ; Le manoir de Kervodo, d'un revenu annuel de 150 livres ; Le manoir de Goasbihan, d'un revenu de 208 livres ; Enfin, le manoir et la métairie noble de Kerlevenez, que Cazimir-Julien vendit, le 19 août 1788, à François Raimond, sr. du Haut-Tertre et à dame Scholastique Moulin, son épouse, demeurant à Pontrieux (René Couffon) ;

le manoir du Guilly-Furet (XVIIIème siècle), remplace une ancienne gentilhommière occupée jadis par la famille Furet ;

l'ancien presbytère (1707). Il s'agit d'un ancien manoir. A l'arrière se dresse une tour carrée ;

la ferme de Lisandré (1763) ;

l'orangerie du château de Lisandré (1785) ;

20 moulins dont les moulins à eau du Lorric, Gaudeau, Fontière, en Pont-Rubel, de Goélo, de Kergasse, de Lan-le-Cochut, et les moulins à vent : Milin-Coz, de Kerjoly, de Kerhuerziou, Neuf, de Kergoat ;

A signaler aussi :

la découverte de haches à douille (datant de 750 ans avant Jésus-Christ) ;

la stèle de la chapelle Trinité (500 ans avant Jésus-Christ) ;

un four à pain (XVIIème siècle), situé à La Saudraie ;

l'ancienne tour Couffon, aujourd'hui disparue. La Tour Couffon, construite au XIIème siècle sur la pointe escarpée qui sépare la baie de Bréhec de l'Anse Cochat, autrefois le Port-Milin, était un donjon carré en maçonnerie, entouré d'une enceinte. Ses ruines, que l'on voyait encore pendant la Révolution, ont totalement disparu et, seules, la pointe de la Tour et la ferme du même nom, construite au bord de la falaise, en perpétuent en 1927 le souvenir. Alain Couffon, qui vivait encore au début du XIIIème siècle, est rappelé dans les chartres de Beauport, pour la donation qu'il fit à cette abbaye du tiers des dîmes de son fief, qui s'étendait en Plouha et Etables. Geffroy son fils, Urvoy, Geffroy et Henry, ses petis-enfants, sont également mentionnés plus tard parmi les bienfaiteurs de l'abbaye. Cet Henry fut l'un des plèges de Morvan du Quellenec, dans l'accord fait par ce dernier avec le duc, en 1283, au sujet des havages de Lannion, et scella cet acte de son sceau représentant une tour dojonnée [Note : Hascoët Coffech fit également don à l'abbaye, en 1263, avec l'assentiment de son fils Geffroy, de tout ce qu'il possédait à Port-Logot du chef de sa mère pour le salut de son âme et de celle de son fils Robert (Anciens Evêchés, t. IV, p. 164). Coffech, Coffon, Couffon, sont 3 graphies du même nom, en français : richepanse]. La tour fut vraisemblablement détruite au XIVème siècle, au cours des guerres de successions, car dès le  début du XVème siècle elle était en ruines ; et, bien, que toujours en possession de cette terre ; nous trouvons les Couffon installés au Kerdreux et ayant changé leurs armes pour : De sable à trois têtes de lévriers d'argent, colletées et bouclées d'or. A la suite de quel événement ou de quelle alliance survint ce changement ? nous l'ignorons, les archives de cette famille enterrées pendant la Révolution ayant été complètement rongées par l'humidité. Il est curieux, toutefois, de rapprocher ces armoiries de celles des 0llivier qui portaient, comme nous le verrons, bien avant le mariage de Robert et de Françoise Couffon : d'argent à trois têtes de lévriers de sable colletées d'or, surmontées d'une quintefeuille de sable, et de celles de la famille Millon, dont plusieurs membres occupèrent, à Plouha, des charges importantes au XVème siècle (René Couffon) ;

l'ancien manoir du Bouredeau. Non loin de la grand'route de Plouha à Paimpol, près du Chêne Vert, s'élève le manoir du Bouredeau, construit à la fin du XVème siècle par Guillaume 0llivier et Catherine Guillemot. Malheureusement, pour éviter la ruine totale du vieil édifice, l'étage du logis a dû être abattu, entraînant dans sa chute un curieux cadran solaire du XVIIème siècle, sur lequel le soleil et la lune étaient représentés sous formes humaines. La tourelle de l'escalier, déjà découronnée, sous la ligue, de la fuye qui la surplombait, a également été à nouveau amputée et ne conserve plus que l'une des meurtrières monolithes qui servaient à sa défense. Les piedroits du portail principal, face au bâtiment d'habitation, édifiés en pierres de bel appareil montrent que cette entrée fut reconstruite au XVIIème siècle. Fort heureusement, l'écusson en tuffeau vert aux armes en alliance des 0llivier et des Guillemot, qui décorait l'ancien porche, a été conservé et replacé sur le bâtiment principal, où il se voit, en 1927, avec un écusson aux armes pleines des 0llivier. Suivant le mémoire remis lors de la réformation de 1669, les 0llivier du Bouredeau sont juveigneurs de la maison et seigneurie de Kerivoa et Kerandraou, passée dans la maison du Rufflay par le mariage de la dernière héritière de la branche aînée, Marguerite 0llivier, avec Vincent du Rufflay. Il y est indiqué que les seigneurs du Bouredeau qui ont pour auteur Jean 0llivier, vieux et caduc en 1500, portent, au-dessus du blason des 0llivier, une fasce de sable chargée d'un lambel d'argent. A la mort, sans hoirs, le 12 mars 1736, d'Helan-Claude-François 0llivier, sa soeur Julienne, troisième épouse de Mathieu Harscouet, sr. de Kerhingant, hérita de tous ses biens, entre autres du Bouredeau et de Kervegan, en Lanloup. Deux ans auparavant, le manoir avait été délaissé à titre de ferme à Pierre le Piver, par acte du 25 septembre 1734 ; mais il fut habité dans la suite par Casimir-Mathieu Harscouet, petit-fils de Julienne 0llivier, qui le décrit ainsi dans un aveu de 1776 : « Le manoir et lieu noble du Bouredeau, consistant en un grand corps de logis à double étage en son long, construit de quatre pignons et deux longères dans lesquelles sont une cuisine, une salle entrée, chambres basses, chambres hautes, double salle et grenier au-dessus et tourelle dans laquelle est placée le degré pour monter auxdites chambres hautes et dans laquelle tourelle il y a eu autrefois bretaiche et refuge à pigeons, à présent démoli depuis le temps des guerres civiles qui ont été en cette paroisse, avec la grange, écurie, étable, le pressoir avec une chambre au-dessus ayant un escalier au dehors, le cellier, le fournil et la cour close cernée de murs ». Sous la Révolution, le Bouredeau, confisqué comme bien d'émigré, fut acheté le 26 brumaire an IV par Raoul-Alexandre Harscouet, demi-frère de Casimir-Julien. En 1929, ce manoir, la métairie du même nom et la métairie de Boischâteau sont toujours entre les mains des descendants directs de leurs fondateurs : S. G. Mgr de Chartres, comte Raoul-Octave-Marie Harscouet, chef de nom et d'armes de sa maison, et sa soeur aînée, Mlle Louise-Félicité-Marie-Pauline Harscouet. A quelques pas du Bouredeau, la vieille métairie de Garzambic ou de Boischâteau sert de communs à un bâtiment neuf. A mi-étage, donnant sur l'escalier, un petit réduit présente un plafond chargé d'une épaisseur de glaise de un mètre environ. Etait-ce là une protection contre les projectiles ou les variations de température ; nous n'avons rencontré nulle part ailleurs dans la paroisse cette disposition. Quant au petit Boischâteau, ce n'est plus en 1927 qu'une ruine. Le minu précité donne de ces masures la description suivante : « La maison noble de Garzambic et la métairie noble consistant en un corps de logis à deux pignons, une cuisine et chambre basse séparée par un mur de refend, grenier au-dessus, et devant écurie et étables ». La métairie du Bouredeau s'appelait autrefois la maison noble de la Fontaine ou Keranfantan, et avait bois de basse et haute futaye, fruitier, etc. Elle donna son nom, à divers membres de la famille 0llivier, de la branche de Kerflech. Reconstruite, elle n'offre actuellement rien de remarquable (René Couffon) ;

l'ancienne maison de Kerandraou - Keyvoa. La maison de Kerandraou Keryvoa était le berceau de la famille 0llivier, apportée en mariage à Vincent du Rufflay. Celui-ci était fils, de Thibaud mentionné en 1469 et 1513 et petit-fils de Guillaume, vivant en 1441. En réalité, il y avait deux manoirs bien distincts : l'un, Kerandraou, situé à l'angle des chemins de Pont-ar-Stang et de la Corderie a été remplacé par la mairie ; l'autre Kerivoa, situé à l'extrémité du bourg sur la route de Paimpol, fut reconstruit au XVIème siècle comme l'indiquait une jolie lucarne renaissance, puis, remplacé au milieu du siècle dernier par la ferme du même nom. L'aveu rendu à la Seigneurie de Plouha, le 25 janvier 1583, par Anne du Rufflay, veuve de feu écuyer Yves du Perrier, sr. de Lesvedec, etc., indique que ladite dame hérita de ces biens de feu Guilllaume du Rufflay, par représentation de Jean du Rufflay, vivant sr. du Porzou et du Bot. Elle eut une soeur, Françoise, épouse de N. de Launay. Françoise du Perrier, sa fille, porta ces biens à son mari, Guillaume de Lanloup. Nous avons indiqué ailleurs comment, Kerivoa fut donné, à titre de convenant, par Jean-Guillaume de Lanloup aux de Courson. Ceux-ci l'affermèrent à h. n. Corentin le Cornec, puis, celui-ci ayant acheté, le 12 octobre 1771, le lieu noble de la Villeneuve, de Louise de Botmiliau, Keryvoa passa à d'autres fermiers. Le partage des biens de feu René Courson, daté du 27 fructidor an IX montre que la moitié de Keryvoa échut alors au citoyen Jacques-Aimé Thibauden et sa soeur, enfants de Marguerite-Louise-Claude Courson, et l'autre moitié à Marie-Jeanne Courson. L'acte ajoute : « Pourront, les propriétaires de ces lotties, diviser ou jouir en commun du lieu de Keryvoa, mais paieront à la citoyenne Lanloup Bellingant, par chacun an, deux cents livres tournois, un veau gras et cinquante livres de beurre, rente convenancière dûe sur ledit lieu » (René Couffon) ; 

l'ancien manoir de Kerversio. A la fin du XVIIIème siècle, Saint-Georges, Le Bouredeau, Garzambic, Boischâteau étaient, avons-nous vu, entre les mains de la famille Harscouët, qui possédait également Kerhingant, Kervodo et le Mogoer. Nous dirons donc, maintenant, quelques mots de cette grande maison, qui porte d'azur à trois coquilles d'argent [Note : Comme une très ancienne famille de Plouha : Lohou] et la fière devise « Enor a franquiz ». Harscouët, dont les anciennes graphies, Arscot et Ascot, indiquent l'origine, fut longtemps employé comme prénom, témoin cet Ascot, fils de Rouaud, vicomte de Nantes, qui accompagna Conan II avec les autres barons dans la visite solennelle que ce duc rendit, en 1065, à son oncle, Thibaud de Blois. Mais bientôt ce prénom, comme il arriva fréquemment pour d'autres, Urvoy, par exemple, servit de nom patronymique et nous voyons, à Plouha, dès le XIIIème siècle, mention de Geffroy Harscouët, recteur de la paroisse. Au siècle suivant, en 1354, Eon Harcouët est priseur de l'assiette faite sur la châtellenie de Paimpol à Ysabeau d'Avaugour, épouse de Geffroy de Chateaubriand, et le nécrologe de Beauport cite, parmi les bienfaiteurs de cette abbaye, Mahaut Harscouët, mère de Vincent Boschier et Guillaume Harscouët, époux d'Isabelle. Ces derniers dont l'ostel en Kerlevio [Note : Et non en Brélemon, comme les auteurs des Anciens évêchés l'ont imprimé à la suite d'une faute de lecture. (Anciens Evêchés, t. IV, p 220)] est rappelé par une chartre de 1453, firent échange d'un tonneau froment de rente à Philippe du Quelenec, par actes des 23 et 27 mai 1387. Nous ignorons quel était leur degré de parenté avec Jean Harscouët qui vivait également à la fin du XIVème siècle et à partir duquel la filiation est établie sur preuves certaines. Jean épousa Renée de la Feillée. Il est mentionné dans un acte du 20 juillet 1422, avec Sevestre de la Feillée, Alain 0llivier et Thébaud Harscouët, et vivait encore en 1437, année où il figure au serment des nobles de Goello. Son fils aîné, Thébaud, naquit en 1411, suivant l'arrêt de réformation qui le confond, du reste, avec autre Thébaut, son petit-fils, et il figure à la réformation de 1441 ainsi qu'à la montre de 1469. Il vivait à Kerverzio, manoir aujourd'hui démoli et remplacé par la ferme du même nom, près de la route de Plouha à la Trinité. Nous n'avons retrouvé le nom de sa femme, dont il eut au moins Yves et Marie épouse de Guille le Merdy, fils d'0llivier et de Catherine Roquel de Goasfroment. Yvon, sr. de Kerversio après son père, figure avec lui à la montre de 1469, et épousa Marguerite le Merdy, qui vivait encore en 1499. De ce mariage, issurent au moins Thebaut qui suit, Pierre, auteur de la branche de Kergrist et Françoise, épouse de Jean de Kerouallan, fils de Jouhan et de Jeanne Guyomar, de la maison de Saint-Laurent, en Goudelin. Thébaut, vivant à la fin du XVème siècle est rappelé, ainsi que sa femme, Jeanne le Roux, de la maison de Bourgogne, dans un acte du 10 juin 1546, par lequel François, leur fils, donne à Marie de Launay, fille de sa soeur Françoise, partage de leurs biens. Thébaut et Jeanne le Roux avaient au moins une autre fille, Anne, épouse de Jean Folvais, sr. de Kersach. François est mentionné sr. de Kerversio aux réformations de 1513 et 1535 et à la montre de 1543, où il fut enjoint à son fils Vincent, qui le représentait en archer, de fournir un autre archer à la prochaine montre, ce que celui-ci contraria, prétendant que le bien de son père ne le comportait pas. François avait cependant épousé Jeanne Hingant, seule fille et héritière de Châteaucroc, en Pordic, et le 4 décembre 1548 il reçut le partage dû à sa mère, Jeanne le Roux en l'estoc Le Roux. De son mariage naquirent au moins Vincent, qui suit, Rolland, auteur de la branche des seigneurs de Kerhingant et Fiacre, auteur de la branche de Trohadiou. Vincent épousa Catherine Loz de Kergouanton, fille de Louis et de sa seconde femme, Lucrèce de Roscerf qui, veuve, se remaria à Rolland de Quelen, sr. de Kerelleau. Il en eut François et Dom Guillaume, comme le montre un acte du 27 octobre 1560, par lequel Jeanne Hingant, curatrice de ses petits enfants, alors mineurs, afferma leurs biens à son second fils, Rolland, sr. de Kerhingant. François épousa Françoise Hémery, dame de Kermelin, fille de François, sr. de Kerurien et de Jeanne du Dresnay, dont il eut Raoul qui suit, et Marguerite, décédée en 1646, qui habitait en 1630 Saint-Georges. Par acte du 8 avril 1582, Guy de Laval, sr. de Plouha, l'autorisa à bâtir et élever en sa terre de Kerversio un moulin, sans qu'il puisse, de ce fait, acquérir aucun droit de banalité, ses seuls mouteaux étant ceux qui, volontairement, donneraient leur blé à moudre à ses meuniers. François rendit aveu pour Kerversio le 3 décembre 1582 et mourut peu après, puisque sa femme est mentionnée veuve dans un acte d'août 1583. Celle-ci rendit aveu le 14 octobre 1583 et se remaria, en 1585, à Guillaume Berthou, sr. de Kervaudry, dont elle eut deux enfants, Jean et Renée Berthou épouse, par contrat du 9 juin 1610, de Claude de Rosmar, sr. de Saint-Georges. Raoul Harscouët, fils de François, d'abord sous la tutelle de son beau-père, Guillaume Berthou, puis, sous celle de son oncle, François Harscouët de Trohadiou, épousa, par contrat du 14 mai 1603, noble et puissante Marie de Ploeuc, fille de Vincent, sr. du Tymeur et d'Anne du Chastel, puis, en secondes noces, par contrat d'octobre 1619, Péronnelle de Lanloup, fille de Guillaume et de Françoise du Perrier, d'où une fille, Françoise, en 1621, décédée en bas-âge. Raoul mourut peu après et sa veuve se remaria, en 1627, à Jean de Kermarec. Du premier mariage étaient nées deux filles : Suzanne et Jeanne. Suzanne, dame de Châteaucroc et de Kerversio, mourut sans hoirs, en 1627. L'inventaire de ses biens eut lieu le 17 août de cette dernière année, en présence de sa soeur Jeanne, héritière en l'estoc paternel et de Jean Berthou, sr. de Launay, héritier en l'estoc maternel. Jeanne, dame de la Motte [Note : La Motte, entre Kerverzio et Pont-ar-Nauy, rappelle vraisemblablement l'emplacement du château de Mahaut de Plouha] institua son héritier, par testament du 26 mai 1637, rectifié le 27 mars 1639, François Harscouët, sr. de Kerhingant, elle mourut en 1641. La succession de Kerversio donna lieu, en 1637 et 1638, à de multiples enchères, suivies de retraits annulés aussitôt qu'obtenus. Enfin, cette maison resta aux Berthou, de la maison de Kerdaniel, en Plouha [Note : Entre 1565 et 1569, la maison de Kerdaniel Berthou était passée aux mains de Jean Hingant, sr. de Kerautret], qui fournirent au Parlement de Bretagne de nombreux membres auxquels une belle étude a été consacrée par le conseiller Saulnier, nous y envoyons le lecteur [Note : F. SAULNIER : Guillaume Berthou de Kervaudry et ses descendants, Vannes - Lafolye, 1889]. Les Berthou résidèrent peu au manoir de Kerversio qui était affermé dès 1635. La dernière héritière de cette branche, Renée-Julie, apporta cette terre à son mari, Charles-Sévère de la Bourdonnaye, marquis de Montluc, qui émigra sous la Révolution. Kerverzio fut alors vendu comme bien national (René Couffon) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUHA

Les comtes de Goëlo (ou Goëllo) sont aux XIIème et XVème siècles, les seigneurs de Plouha. A noter que le lieu-dit La Motte, pourrait être le site d'un château féodal. En 1212, on voit une Mathilde de Plouha, femme de Hervé Le Clerc, faire à Beauport une donation en Plélo. C'est dans cette abbaye qu'elle demande en 1245 à être enterrée. Du XVème au XVIIIème siècle, les seigneurs de Plouha sont successivement les Rohan, Guéméné et Montbazon.

Au moment de la Révolution, les maison nobles de Plouha étaient : Plouha qui possédait un droit de haute justice et qui appartenait à la princesse de Guistelles. Lisandré et Kermaria qui possédaient un droit de haute justice et qui appartenaient à M. Callouet de Trégomar. Kergallot et Kerbincon qui possédaient un droit de moyenne justice et qui appartenaient à madame de Ros. Enfin Saint-Georges, Kerdreus (ou Kerdreux), le Guily-Boeuf, le Guily-Furet, Kerfavet, le Bourdeau, Kersalic, Kerigant.

Lors de la réformation du 9 août 1427, sont mentionnés à Plouha les nobles suivants : Guillaume Pain, Roland Conain, Jean du Magoer, Olivier Robert, Geffroy Brou, Alain Nicolas, Guillaume Hercouet, Thébaud Hingant, Jean Furet, la déguerpie Alain Denis, Guillo Furet, Thébaud Herscoet, Eon Ollivier, Roland Poences, Alain du Porzou, Olivier Le Beuff, Jehan Poences, messire Philippe du Quelineuc, Al. de Kernevenay. Plusieurs personnes se disent aussi nobles : Jean David, Guillo Guillaume, Eon Guillot, Etienne Lorou, Eon Kersalic, Roland Le Mer, Eon Geffroy, Perrot Gelin, Jean Coffon, Jean Le Chappelain.

Lors de la réformation du 23 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées à Plouha : Kerjolis (à Jehan de Queleneuc), Kerhardy (à Alain Kernevenes), Kerlavarec (à François Hingant), Kerdreux (à Henri Couffon, fils de François Couffon dont le père s'appelait Philippe Couffon), Kerfave (à Guillaume du Boaysgelin ou Boisgelin), Kerflech (à Michel Denis), Kersalic (à Marguerite Le Floch, fille de Thébaud Le Floch), Lizandre (à Roland Pinart et son épouse Catherine Taillart), Goasmeur (à Roland Pinart), Vieux-Lizandre et Le Porzo (à Roland Pinart), une maison (à Roland Pinart, ancienne propriété d'un nommé Le Trotel), Kerverzio (à François Harcouet), Keryouaz (à Vincent du Ruffley), Guily-Bœuf (à Jehan Le Boeuff), Guily-Furet (à Vincent Furet), Kertanguy (à Yrlande Gelin), autre maison Kertanguy (à Vincent Taillart), Le Moguer (à Pierre Le Meur), Poulfanc (à Christophe du Boaisgelin ou Boisgelin), Costang (à Catherine Harcouet), Kerhedren (à Jehan Guillemot), Kerdaniel (à Pierre Bertho), Kergeffroy (à Philippe Lamelou).

Lors de la montre du 3 juin 1543, plusieurs maisons nobles de Plouha sont mentionnés : Phlippe du Quelleneuc (sieur de Kerjolis), Henri Couffon (sieur de Kerdreux), Guillaume de Rosmar (sieur de Saint-Georges), Silvestre Kernevenoy (sieur de Kerhardy), Guillaume du Ruffelay (sieur de Keruioas ou Kerjouas), François Harscouet (sieur de Kerverzio), Vincent Taillart (sieur de Kertanguy), François Hingant, Irrande Gelin, Guillaume Ollivier (fils de Robert Ollivier), Michel Denis, Guillaume Le Beuf ou Boeuff (remplacé par Jean Le Guemené), Pierre Ollivier (Kermint, remplacé par Pierre Le Parcou), Pierre Ollivier (La Sauraie), François Courson (remplacé par Pierre Ollivier), Jehan Le Meur, Pierre Berthou, Pierre Le Meur, Les héritiers d'Yvon David, Jean Blevin, Amaury Rosperts, Guillaume du Quellenec (Kersalic, remplacé par Jean Leon), Jean Guillemot, Yvon Guillemot, Jean Le Rumeur, les héritiers d'Yvon Harscouet (remplacés par Thébaud Harscouet), Vincent Furet, François Gelin (Kerfave), François Jegou, Alain Even.

L'ancien domaine de Kerlavarec. Le domaine de Kerlavarec, dont le logis est moderne, n'est séparé du Kerdreux que par la chaussée de l'ancien étang de ce manoir. La graphie ancienne Kerlemarec était elle-même une contraction de Kerleanmarec : la maison du loyal chevalier. Cette terre était, en 1441, entre les mains de Thébaud Hingant, qu'un acte du 9 juin 1424 indique fils de Sylvestre et petit-fils de Jean et de Jeanne de Kersaliou. Son fils, Robert, est mentionné à la montre de 1469 et son petit-fils, autre Robert, à la réformation de 1513. François, fils de Robert, figure à son tour à la réformation de 1535, puis à la montre de 1543, enfin, dans un acte du 9 avril 1550. De son mariage avec Vincente de Kercabin, il laissa Marie et Claudine. Marie, veuve en premières noces de Jehan Harscouët, rendit aveu pour Kerlemarec, le 24 novembre 1573, avec son second mari, Guillaume Taillart, sr. du Resto, veuf lui-même de Marie Even. Pierre Harscouët, fils du premier lit, eut de Louise de Kerleau, Yves, époux d'Hélène Jégou, qualifié encore seigneur de Kerlemarec, bien que cette métairie noble ne lui ait jamais appartenu [Note : Yves, sr. de Kerlemarec, eut d'Hélène Jégou : Françoise 1643-1669, Louise, et Mathieu, sr. de Keruseau, 1646-1670]. Son père l'avait, en effet, vendu le 6 février 1596, à Marguerite de Lannion, dame de Kersach, femme de Jacques Folvais. Noble François Folvais, leur fils, époux d'Anne du Perrier, de la maison du Menez, rendit aveu pour Kerlemarec, le 1er août 1620 et sa fille cadette, Marie, porta cette terre en mariage à Pierre de Cresolles, sr. de la Villeneuve. Leur fils, autre Pierre, épousa en 1683, Julienne de Kergariou, fille et héritière de Marc Antoine, sr. de Puscoët, et d'Anne du Marc'hallach, de la maison de Lesnarvor en Plovan, et en eut Corentin qui, avec le consentement de sa femme, Marie-Joseph de la Rivière, vendit Kerlemarec aux sr. et dame de Breteuil, par acte du 9  mars 1729 (René Couffon).

L'ancien domaine de Kerfave ou Kerfau. La ferme de Kerfau, aujourd'hui Kerfave, est située non loin du Kerdreux et de Kerlavarec, de l'autre côté de la route de Plouha à Paimpol. Elle était, en 1491, entre les mains de Guillaume du Boisgelin, fils de Mathurin et d'Isabelle Harscouët, constructeurs de cette maison. Guillaume figure déjà à la montre de 1469, pour Plouha, et les réformations de 1513 et 1535 mentionnent son fils, autre Guillaume, sr. de Keranfau. Lors de la montre de 1543, cette terre était passée, nous ne savons comment, entre les mains de François Geslin, époux de Françoise de Coattarel, fille de Louis et de Catherine le Rouge, qui en rendit aveu, le 4 juin 1565, et figure à la montre de 1569. Leur fille et héritière, Catherine, apporta, en 1586, Kerfau en mariage à Guillaume Nouel, fils de Jean et de Catherine Bertrand. Veuve, elle rendit aveu à la seigneurie de Plouha, tant en son nom que comme curatrice de ses enfants, le 18 janvier 1613. François Nouel, fils de Jean et de Louise Geslin du Pré et petit-fils de Guillaume, vendit le 24 avril 1660, Kerfau à Marc du Groesquer, sr. de Kerhallon, en Plouagat-Guerrand. Celui-ci épousa, l'année suivante, Lucrèce Nouel [Note : Ce mariage eut lieu dans la chapelle de la Madeleine, en Saint-Melaine de Morlaix, le 27 janvier 1661. Lucrèce Novel, baptisée à Ploujean le 24 septembre 1634, était fille de n. h. Martin Nouel et de Marie de Tavignon, sr. et dame de Penlan Kerloas. (Note de M. Le Guennec)] et, à leur tour, le fils de ces derniers, Jean-Baptiste du Groesquer et Marguerite Moreau, sa compagne, vendirent à Messire Taillefer de Breteuil le manoir et la métairie de Kerfau, le 30 juin 1698 (René Couffon).

L'ancien domaine de Coztang. Les seigneurs de Kerhardy possédaient enfin, ainsi que nous l'avons vu, la maison noble du Coztang, tout près de la chapelle Saint-Laurent. La réformation du 26 décembre 1513 indique que cette maison était franche parce que gens nobles y habitaient depuis 60 ans. Elle était, à cette époque, entre les mains de Guillaume Harscouët, époux de Marie de Keromen, qui se remaria à Philippe Taillart, d'où une fille, Louise Taillart, épouse de Pierre le Pennec, sr. de Kerguynou. De son premier mariage, elle avait eu deux filles : Catherine Harscouët, héritière du Costang, mentionnée à la réformation de 1535, et Françoise, épouse d'autre Guillaume Harscouët. Catherine épousa Jacques Bizien, fils de Louis, sr. de Kerguidonné et de Raoulette le Corre, de la maison de Keruzaré, soeur de Sylvestre le Corre, de qui elle reçut partage les 2 septembre 1516 et 20 juillet 1518. Après la mort de Catherine, Jacques Bizien épousa Catherine Percevaux avec laquelle il ménageait en 1565. De son premier mariage, Jacques eut Philippe, sr. de Kerguidonné et du Costang, qui rendit aveu le 1er février 1583 pour cette dernière maison noble avec sa métairie, grange, porte, aire, jardin, courtil, rabines et bois de haute futaie. Il mourut sans hoirs et sa soeur, Marguerite Bizien, en hérita. Elle transmit, comme nous l'avons indiqué, ces biens aux enfants qu'elle eut de Jacques de Kernevenoy, qu'elle avait épousé en 1574. Le Costang fut donné en convenant, par Messire Claude de Taillefer et son épouse, le 17 avril 1670, à Guillaume 0llivier et Louise Routtier (René Couffon). 

L'ancien domaine de Kerflech. Bien que n'appartenant pas aux seigneurs de Kerhardy, la maison de Kerflech ou Keranflech était enclavée dans leurs possessions. En 1441, elle était entre les mains de Rolland Concy, prévost de la seigneurie de Kerhardy, dont le fils, Richard, époux de Jeanne du Boisgelin, figure à la montre de 1469, et était encore en possession de Kerflech, suivant les comptes de 1475. La réformation de 1513 indique comme possesseur Michel Denis « qu'ils disent noble de sa personne et la maison non ». Ce Michel figure encore à la montre de 1543, « à pied, ayant salade et épée et excusé pour raison de sa pauvreté ». Kerflech passa ensuite à Jacques de Botloy, sr. de Kerguistin, fils de Christophe et de Thomine de Kerbouric, qui rendit aveu pour cette métairie noble, le 30 mars 1583. En 1583, un nouvel aveu fut rendu par sa belle-fille, Louise de Trogoff, veuve sans enfant d'Henry de Botloy. Les deux soeurs cadettes d'Henry en héritèrent, héritage d'abord indivis, puisque Renée-Françoise de Botloy, et Yves 0llivier, sr. de la Fontaine, son mari, rendirent aveu, le 9 septembre 1612, et Jeanne de Botloy, épouse de Jean Taillard, le 8 décembre 1612. Kerflech demeura aux sr. et dame de la Fontaine, puis à leur fils aîné Amaury 0llivier, époux de Guillemette de Lesquelen. Celui-ci mourut le 22 mars 1654 et fut inhumé dans la chapelle Sainte-Eugénie, laissant de nombreux enfants dont Raoul, seigneur après lui de la Fontaine et de Kerflech (1647, décédé le 31 mars 1706) époux de Dlle Guyonne Gauthier qui mourut à 70 ans, en 1729. Nous avons vu que Raoul et sa femme achetèrent Kerlivio, que leur fille Madeleine-Françoise transmit à René-Toussaint le Mintier. A Raoul succéda son fils Pierre (1698, décédé en 1718), puis son autre fils, Joseph-François (1700, décédé en 1723), enfin sa fille Madeleine-Françoise. Au début du XIXème siècle, Kerflech appartenait à Dlle Catherine Gaultier de Pontrieux, dont la famille avait acquis de nombreux biens nationaux dans la région. Vendue, en 1891, par M. Gaultier à M. Verry, cette terre appartient actuellement vers 1927 à M. Le Mercier (René Couffon).

L'ancienne terre de Saint-Georges. La terre de Saint-Georges dépendait-elle jadis de la célèbre abbaye rennaise et était-elle grange du prieuré de Pleubihan, comme son nom semble l'indiquer ? Nous n'avons retrouvé aucun document à ce sujet, non plus que sur son passage à la maison de Rosmar, qui la possédait au début du XVème siècle. Le manoir présente, en 1927, la disposition classique des maisons fortes du XVIème siècle. Son enceinte montre encore les restes de deux tourelles qui flanquaient l'entrée, armées aujourd'hui au niveau du mur. Le portail, accosté d'un portillon, est décoré d'un écusson aux armes pleines des Rosmar. Celles-ci se voient également sur la charmante accolade de la porte du logis, ainsi que sur la margelle du puits, dont deux des trois écussons ont été martelés. Elles existaient enfin, en alliance avec Kerraoul, sur le linteau, disparu, d'une des cheminées du premier étage. C'étaient là les armes de Jacques de Rosmar et d'Aliette de Kerraoul, son épouse, qui firent construire le manoir au début du XVIème siècle. La cheminée de la cuisine, portant sur son manteau la date postérieure de 1603, indique qu'il y eut, sans doute après la ligue, réfection de cette pièce, de la partie de l'enceinte adjacente et du porche. Au premier étage du logis, l'on peut voir, dans l'épaisseur des murs, un puits dérobé qui servait, soit de cachette, soit de passage secret, permettant, le cas échéant, de tourner l'assaillant, soit tout bonnement, comme dans les manoirs importants, pour un usage plus intime. Enfin, signalons, dans l'une des chambres hautes, un carrelage très usé dont les coins présentent cependant encore, en 1927, quelques éléments intacts, décorés de plusieurs séries de dessins en relief intéressants, qui rappellent les carreaux du musée de Nantes, dont copies furent faites pour le château de Langeais. A l'extérieur, le bois de haute futaie a été complètement rasé au milieu du siècle dernier par des sabotiers de Coat-an-Noz venus à cet effet, et le vieux dolmen qui s'y trouvait fut réduit en morceaux à la dynamite. La belle allée d'accès au manoir fut modifiée alors et remplacée par l'étroit chemin actuel. Quant à la chapelle domestique, elle n'est plus, elle aussi, rappelée que par son emplacement « Tossen ar chapele ». Dès le début du XVème siècle, Jean de Rosmar est mentionné à Plouha. Sans doute était-ce là le sr. de Kerdaniel, car, dans les premières années du siècle suivant, nous voyons encore plusieurs terres, entre Saint-Georges et Kermaria, appartenir à son descendant, Fouques de Rosmar, et à divers membres de cette maison. Toutefois, l'arrêt de réformation de la branche de Saint-Georges remonte seulement à Olivier de Rosmar, qui vivait au milieu du XVème siècle et dont le nom de la femme est inconnu. Il eut au moins un fils, Guillaume, époux de Marguerite du Boisgelin, fille de Philippe, et une fille, Marie, épouse de Jean du Boisgelin. Jacques, fils de Guillaume et époux d'Aliette de Kerraoul, figure à la réformation de 1513 et fut, ainsi que nous venons de le dire, le constructeur du manoir actuel. A la mort, sans hoir, de Claude-François de Rosmar, en 1741, le manoir de Saint-Georges échut à son neveu, Mathieu-Marie Harscouet, sr. de Kersharcouet, fils de François et de Françoise de Rosmar. Sous la Révolution, Louis-Joseph Harscouet ayant émigré à l'armée des princes, Saint-Georges, divisé en 12 lots, fut vendu comme bien national et acheté par Guillaume Becot, négociant à Paimpol qui acquit de nombreux biens à Plouha et à Saint-Clet. Siège du quartier général des chouans lors de l'attaque qu'ils firent de Plouha le 17 pluviôse an VIII, c'est à Saint-Georges que, le 18 au matin, furent fusillés Guillaume le Cornec de Kermen, dit Mahon, René-Guillaume, son journalier, Claude Guillou de Kersalic et deux hommes des environs, de Pléhédel et de Tréméven, croit-on (René Couffon).

L'ancienne terre du Guily Boeuf. Sur la route de Plouha à Pludual, le hameau du Guily conserve seulement le souvenir de l'ancien manoir du Guily Furet, aujourd'hui disparu ; mais, à deux pas, en se dirigeant vers la Soraye, le manoir du Guily Boeuf offre encore, en 1927, une porte du XVIème siècle dont l'arc est décoré d'une guirlande de pampres et surmonté de l'écu des Le Boeuf. La boiserie ancienne, que Chardin vit encore avec ses panneaux, portant l'un une rencontre de Boeuf et l'autre un coeur surmontant un chevron, n'existe plus. A l'intérieur, l'on peut admirer, en 1927, trois belles cheminées, dont celle du rez-de-chaussée présente des piedroits curieusement moulurés en forme de croix. A l'étage, sur une autre plus frustre, un ange à mi-corps, reposant sur la tablette, tient le blason des Le Boeuf. Au XVème siècle, une branche de cette famille était établie au Merzer, l'autre à Plouha. Les archives de cette dernière mentionnent seulement quelques transactions sans intérêt et sont malheureusement muettes sur les alliances que contractèrent ses membres. La réformation de 1441 mentionne à Plouha Olivier le Boeuf, qui figure encore à la montre de 1469 avec son fils Pierre. Une transaction du 6 mai 1511 avec Françoise Harscouet de Kerversio indique que le Guilly était alors possédé par Vincent le Boeuf, qui dut mourir peu après, puisque la réformation de 1513 mentionne son fils Jean, qui figure également dans une transaction avec le sr. de la Sauraye le 2 octobre 1519, et à la réformation de 1535. Sa succession fut partagée, le 11 octobre 1542, entre ses deux fils, Guillaume, sr. du Guily, qui avait épousé l'année précédente Catherine Harscouet, et Jean, sr. du Cosquer, qui fit échange avec Yves Berthou le 24 juin 1565. Guillaume, nommé à la montre de 1543, rendit aveu pour le Guily le 15 janvier 1566 et figure à la montre de 1569. Sa fille et héritière, Françoise, épousa Christophe de la Noë, fils juveigneur de Jean et de Jeanne de Coetlogon. Le registre de Plouha mentionné leur descendance, dont la dernière héritière, Jeanne de la Noë, épousa Anne Mathieu le Chaponnier du bois de la Salle, famille fondue, comme l'on sait, dans Meherenc de Saint-Pierre. Lors de la Révolution, le manoir était entre les mains d'Auguste Bonabes Meherenc, qui émigra. Aussi, le 8 brumaire an III, le Guily fut-il divisé en cinq lots acquis par Guillaume le Cornec. A peu de distance du Guily, sur la route de Kermaria, un joli calvaire de la fin du XVème siècle mérite l'attention (René Couffon).

Harscouet, sr. de Kerverzio, — de Maugouër, — de Kerleanmarec, — de Kertanguy et de Saint-George (Saint-Georges), en Plouha, — de Kerhingant, en Saint-Quay, — de Goasbihan, — du Poullou, — de Keralbin, — de Quélen, — de Trohadiou, en Trédarzec, — de Keramborgne, — de Chateau-Croc, en Pordic, — de Keravel, — de Kermain, — de Keriquet, en Ploezal, — de Kerascouët, en Ploubaznalec. Ancienne extraction. — Réformes et montres de 1423 à 15I3, dites paroisses, évêchés de Saint-Brieuc et Tréguier. — Huit générations en 1669. Blason : D'azur, à 3 coquilles d'argent. Devise : Enor ha franquiz (Honneur et franchise). Geoffroy et Eon Harscouet, priseurs commis par Charles de Blois pour faire une assiette de biens à Isabeau d'Avaugour en 1354. — Alain et Jean, écuyers dans des montres de 1375 et 1382. — Eonet, varlet de Marguerite de Bretagne, comtesse de Porhoët, et au nombre de ses légataires en 1428, prête serment au duc entre les nobles de Tréguier, en 1437, et épouse Marguerite Le Merdy. — Un page de Monsieur, en 1780.

Furet. Thébault Furet, arbalétrier, est cité parmi les nobles de Plouha, dans la montre de 1469, et l'Armorial de Bretagne mentionne : Furet, sieur de Guilly, paroisse de Plouha, de Kergrist, de Kergrec’h, paroisse de Pommerit-Jaudy, etc.., évêché de Saint-Brieuc, portait de sable à trois épées d’argent en pal, les pointes en haut, garnies d’or, celle du milieu surmontée d’un croissant d’argent [Voir Acte du 25 juin 1641, passé entre messire Pierre de Lannion et écuyer Guillaume Furet, sr. du Guilly, et y demeurant, paroisse de Plouha]. Eon Furet prêta serment au duc entre les nobles du Goëllo, en 1347. Thébault vivant en 1469 épousa Marie Harscouët.

Courson. Srs. de Liffiac, de Liscineuc, de Kerléan, des Fontaines de la Villeneuve, de Colomeur, de Kernescop, de Kerdaniel, de Costang, de Kersalic, de Kertanguy, de Portzandré, de Kerlévénez, de Grand-Pré, de la Villehélio, de l'Isle, du Bislot, de Hauteville, de la Ville-Valio, de la Ville-Costio, du Val, du Moguer, du Guern, de Melchonec, les Courson comparaissent aux montres de 1423 à 1569, en Plélo et Plouha, évêché de Saint-Brieuc. [Anc. Réf., mss. de la Bibliothèque de Nantes, t. I). Ancienne extraction. — Six générations en 1669. (Arrêts des 30 avril 1669, 31 mai et 29 juillet 1670). Blason : D'or, à 3 chouettes de sable, becquées et membrées de gueules, posées 2 et 1. Alliée aux maisons Henry, Perrien, Tanouarn, du Plessis Bardoul, Le Page, Kergorlay, Guillier, Taillard, Loz, Chrétien, de la Villehélio, Boisgeslin, Gicquel, Jégou, Pinard, Gélin, Le Gonidec, Cressoles, Ségur, Laurière, Comasque, Vassol, Kersauson, etc., la maison de Courson a produit : Robert, croisé en 1248 (Charte de Limisso, en compagnie d'Olivier de Guité, Eudes Le Déan et Pierre du Pèlerin, écuyers). — Jean, qui prête serment entre les nobles de Goello, en 1427. — Autre Jean, sr. de Liffiac et de Liscineuc, vivant en 1469, et époux de Margilie Henry. — François-Auguste, fusillé à Auray après Quiberon. — Jean-Louis, maître des requêtes au conseil d'Etat, administrateur général de la marine sous l'Empire et la Restauration, mort en 1828 (Alm. roy. de la Restauration), tous deux frères de François-Thérèse, père de l'époux d'Amélie de Kersauson, ce dernier mort en 1855. — Hyacinthe-Alexis-Marie, lieutenant de vaisseau. — Alexandre-J.-F., lieutenant de Lorraine-Infanterie en 1784, émigré en 1792, volontaire à l'armée de Condé, puis dans l'armée de Cadoudal en 1800, colonel du 5ème de la garde en 1815, maréchal de camp en 1819, mort en 1847. — Armand, capitaine au 5ème léger, puis officier supérieur de la garde. — Marie-Louis-Armand-Achille, commandant militaire des Tuileries en 1851, général de brigade en 1861, chef d'état-major de l'armée de Paris en 1864. — F.-René-Placide, colonel du 69ème de ligne, à Rome. — Toussaint-Félix de la Villeneuve, colonel du 4ème de la garde à Solferino, général de brigade en 1865. (Ann. mil. 1865). Une branche établie en Angleterre porte : D'argent, à la bande de sable, chargée de 3 chouettes d'or. Devise : Laisse Courson tenir ce que Courson a pris. Cette branche a produit : Robert, cardinal du titre de Saint-Etienne, légat du Saint-Siège et à qui on doit les statuts de l'Université de Paris en 1215. — Girard, l'un des envoyés du duc de Bedfort en France pour la ratification du traité de Troyes en 1427. (D. Lobineau, t. I, liv. XVI, p. 572). Les trois soeurs de Madame de Kersauson, née de Tribar du Dressay, épousèrent MM. de Courson de la Villehélio, de Visdelou de Bonamour et de Forancis. Ce dernier, qui portait : D'argent, au croissant de gueules, était un officier de marine très apprécié des Suffren et des Macmémora.

" Le 26 décembre 1512, à la réformation, en Plouha : dîmerie de Treouazec, François Courson ; dîmerie de Saint-Edeane, Guillaume Taillart, Sr. de Lesautren ; dîmerie de l'Eglise, en Plouha, Philippe Taillart. En la même réformation, en la dîmerie de Kergrist, est dit : les maisons Jehanne-Harscouet et celle de François Courson, nobles parce que nobles y sont demeurants, puis 60 ans. — En 1437, dans une montre de l'évêché de Saint-Brieuc, païs de Gouello, est employé, en la paroisse de Plelo, Jehan Courson ".

Branche Courson de Kernescop, en Plouha, sortie de Liffiac en Plélo. En 1427 et 1428, en Plelou, estoient employés, Jehan Courson, Richard Courson, Geffroy Courson ; en 1437 Jehan Courson prêta serment de fidélité au duc Jehan V, avec tous les nobles du terrouer de Gouellou ; en 1474, était employé, en Plouha, Jehan Courson, qui fut le premier en Plouha, ainsi qu'en 1477. En 1513, furent employés François Courson père et fils, en la dixmerie de Treouazec en Plouha, et il ne fut plus fait mention de Jehan, employé aux réformations précédentes, ce qui prouve clairement que le dit Jehan, employé en 1474 et 1477, étoit père de François I, qui épousa Françoise Taillart. Jehan Courson, Margelie Hanry, Sr. et dame de Liffiac ; François Courson leur fils. — François Courson, Françoise Taillart, Sr. et dame de Kernescop ; François Courson, Jean Courson, Rolland Courson, Catherine Courson, Rollande Courson, Marie Courson, leurs enfants. — François Courson, Jacquette Harscouet, Sr. et dame de Kernescop ; Jehan Courson, Françoise Courson, leurs enfants. — Jehan Courson, Jehanne Loz, Sr. et dame de Kernescop ; Claude Courson, Reynaud Courson, Lucresse Courson, Marguerite Courson, leurs enfants. — Claude Courson, Jeanne Chrétien, Sr. et dame de Kernescop ; Melchior Courson, Jean Courson, Claude Courson, Sr. de Kerdaniel, leurs enfants. — Melchior Courson, Helaine Gicquel, Sr. et dame de Kernescop ; Pierre Courson, Henry Courson, leurs enfants. — Pierre Courson, Claudine Gourlaix (en premier mariage), Sr. et dame de Kernescop ; Jean Courson, Catherine Courson, leurs enfants du premier mariage. — Pierre Courson, Françoise le Gonidec (en deuxième mariage) ; Gilles Courson, Jeanne Courson et plusieurs autres morts sans hoirs, leurs enfants du deuxième mariage. — Pierre Courson, Anne de Couatarel, Sr. et dame de Kernescop (en troisième mariage), Catherine Courson leur fille. — Jean Courson (fils du 2ème lit) et … Sr. et dame de la Hauteville ; Mathurin Courson, Gilles-Louis Courson, leurs enfants et deux autres garçons et deux filles, tous les quatre derniers morts sans hoirs. — Gilles-Louis Courson, Anne Tardivel, Sr. et dame de Pellin ; Jean-François Courson, la dame des Portes Cargouet, la dame des Vignes et plusieurs autres, leurs enfants. — Jean-François Courson, Jeanne de la Villeon, Sr. et dame de Kernescop … (leurs enfants ne sont pas nommés, mais il y a une accolade embrassant 8 lignes, et avec ces 2 mots en vedette : leurs enfants).

Branche Courson de Kerdaniel, en Plouha, sortie de Kernescop. — Claude Courson, Marie Audren, Sr. et dame de Kerdaniel ; Jean Courson, Julien Courson, leurs enfants. — Jean Courson, Jeanne Jégou, Sr. et dame de la Maisonave ; Pierre Courson, Yves Courson, Anne-Gilette Courson, leurs enfants. — Pierre Courson, Marie-Ursule de Kerochaëre, Sr. et dame du Launay ; Toussaint-François Courson, leur fils. — Toussaint-François Courson, Marie-Pétronille Jouhannic, Sr. et dame du Launay ; Toussaint-Etienne-Félix Courson, Gildas-Célestin Courson …. (2 lignes manquent) — Toussaint-Estienne-Félix Courson, Marie-Hiacinthe de Couatarel, Sr. et clame du Launay ; Joseph-Marie Courson, Armand Courson, Auguste Courson, Hyacinthe-Alexandre Courson, leurs enfants. Reprenant la branche de Julien Courson, ci-dessus : Julien Courson, Clere le Gouallès, Sr. et dame du Guenez ; René Courson, Claude Courson, leurs enfants. — René Courson, Françoise-Jeanne de Kerlan, Sr. et dame de Kermenguy ; Renée-Louise-Françoise-Marcelle Courson de Kermenguy, leur fille. — Renée-Louise-Françoise-Marcelle de Courson de Kermenguy, en Plourhan épousa Jean-René Courson de la Villehelio.

Branche des Courson de Portandreu, en Plouha ; Jean, fils juveigneur de François Courson et de dame Françoise Taillart, Sr. et dame de Kernescop. Le dit Jean Courson, Marie Poince, Sr. et dame de Portandreu ; Claude Courson, Jacquette Courson, leurs enfants. — Claude Courson, Ploezou Jegou, Sr. et dame de Kerlevené ; Jean Courson, Geffroy Courson, Yvonne Courson, leurs enfants. — Jean Courson, Jacquette le Gonidec, Sr. et dame de Kerlevené ; Claude Courson, leur fils. — Claude Courson, Catherine de Cressolle, Sr. et dame de Kersalic ; Geffroy Courson, Marie Courson, leurs enfants. — Geffroy Courson, Marguerite le Saint, Sr. et dame de Kersalic ; Mathieu Courson, Mauricette-Charlotte Courson, leurs enfants. — Mathieu Courson, Elisabeth-Françoise Courson, Sr. et dame de Kersalic. — Mauricette-Charlotte (citée plus haut) épousa Yves de Chaponnier. Cette branche, tombée en quenouille, est représentée par M. Harscouet du Bourdaux, en Plouha, comme descendant de Marie Courson, fille de Claude Courson et de Catherine de Cresolles, Sr. et dame de Kersalic.

Branche des Courson du Billo (sic) en Plouha. — Geffroy Courson, Françoise le Gonidec, Sr. et dame du Billo ; Claude Courson, Vincent Courson, Ploezou Courson, Marguerite Courson, leurs enfants. — Vincent Courson, Marie le Gonidec Sr. et dame de Kerleau ; René Courson, Gilles-Joseph Courson, leurs enfants. — René Courson, Yvonne le Bozec, Sr. et dame de Kerleau ; Pierre Courson, Pierre Courson, François Courson, leurs enfants. — Pierre Courson, Marie-Hélène Quentin, Sr. et dame de Kerleau ; Guillaume Courson …. Courson leurs enfants. — Pierre Courson et .... Sr. et dame de … (ici une accolade embrassant 4 lignes, ce qui signifie qu'ils eurent 4 enfants). — Pierre Courson (autre Pierre), Françoise de Kerguenech, Sr. et dame de Kerleau ; Jean Claude, Marie Courson, Gilles-Pelages Courson, Anne-Marie Courson leurs enfants. — François Courson (cité plus haut), Marie-Anne le Beft, Sr. et dame de Kerleau, Florantin Courson leur fils.

Branche Courson du Maugoir en Plouha, sortie de Kerleau. — Gilles-Joseph Courson, Françoise Harscouet, Sr. et dame du Maugoir ; Pierre Courson, Laurent Courson, leurs enfants. — Pierre Courson, Marie de Botmilio, Sr. et dame du Maugoir ; Mathieu-Marie Courson, Pierre-Jean Courson, Casimir Courson, Jean-Marie Courson, Toussaint Courson, Anthoine. Courson, Catherine Courson, leurs enfants. — Mathieu-Marie Courson, Marie-Anne Taillart, Sr. et dame de la Villeneuve ; Parfait-Amand Courson, Placide-Emmanuel Courson, Julie-Marie Angelle Courson, Pélagie Courson, leurs enfants. Jean-Marie Courson, Anne Couffon, Sr. et dame de Kertanguy, Marie-Jeanne Courson, Pierre Courson, Anthoine Courson, leurs enfants.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 51 nobles de Plouha :

Jehan BERTHO : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre BERTHO (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Richard CONNEN de Kerflech (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Harscouet COUFFON (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan COUFFON (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre COUFFON de Kerdreux (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thébault COUFFON (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DAVY (7 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ;

Silvère DE KEREONNEC (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon DENIS (12 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Yvon DESPOULAINS : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Margot DOLO (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DU BOUESGELIN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DU BOUESGELIN de Kerfave (20 livres de revenu) ;

Jehan DU BOUESGELIN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

François DU QUELINEUC de Kerjolly (80 livres de revenu) : défaillant ;

Thébault DU RUFFLAY (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Thébault EVEN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Catherine FOLIART (27 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thébault FURET de Guily (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Pierre GEFFROY (10 livres de revenu) ;

Pierre GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland GELIN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon GELIN (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GUILLEMOT de Kerero (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Olivier HALENAUST : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume HERSCOUET : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Thébault HERSCOUET (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon HERSCOUET de Kervesio (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Robert HINGAN de Kerlemarec (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Selvestre KERHOUET (20 livres de revenu) : défaillant ;

Thébault KERSALIC de Kersalic (50 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LE BEUFF de Guily (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LE PARCOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Margot LEGENDRE (40 livres de revenu) : défaillant ;

Roland LEMEUR (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Even LORO (30 livres de revenu) : défaillant ;

Guyon MARNEVEN (10 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume OLLIVIER de Bouredeau (27 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan OLLIVIER (15 livres de revenu) : défaillant ;

Robert OLLIVIER de Keraudraou (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

OLLIVIER (5 livres de revenu) : défaillant ;

Isabelle PATENOSTRE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Yvon POAINCES (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Thébault RIOU (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume ROBERT (20 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier ROUAUST : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume TAILLART de Lysandré (250 livres de revenu) : excusé ;

Jehan TAILLART de Resto (20 livres de revenu) : défaillant ;

Tudual TAILLART (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Les abbés et le couvent de Beauport, de Beauport (100 livres de revenu) : défaillant ;

Voir aussi   Plouha "La seigneurie de Plouha et ses seigneurs

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