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GUER

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La commune de Guer (bzh.gif (80 octets) Gwern-Porc'hoed) est chef lieu de canton. Guer dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUER 

Guer vient du breton "Gwern" (aulne ou marais) .

Guer est certainement une ancienne paroisse primitive. En effet, selon Ogée, saint Malo se retire à Guer vers le VIème siècle avant d'occuper le siège épiscopal d'Aleth. Un établissement monastique existe au VIIème siècle à L'Abbaye, l'un des villages de Guer. 

En 1137, Donoald, évêque d'Aleth ou de Saint-Malo "donne aux moines de Marmoutier établis à Josselin la chapelle de Saint-Nicolas de Guer, avec tout ce qu'ils pourraient y acquérir". Il leur confirme le don fait par les prêtres Renaud et Simon, chapelains de Guer, de tout ce qu'ils possèdent dans l'église paroissiale. Peu après, il ratifie le don du tiers de la même église fait par le clerc Guillaume aux mêmes religieux, et quelques autres libéralités (Saint-Martin). C'est ainsi que l'abbaye de Marmoutier-de-Tours se rend acquéreur du patronage de l'église de Guer et du petit prieuré de Saint-Nicolas. Ce prieuré, occupé d'abord par un moine, tombe plus tard en commende, et il est uni, au XVIème siècle, au prieuré de Saint-Nicolas de Ploërmel, auquel est également annexé celui de Trédion. 

Un autre prieuré, le prieuré de Saint-Etienne, dépend de l'abbaye de Paimpont et appartient aux chanoines réguliers. La chapelle de Saint-Etienne, située à l'Ouest du bourg de Guer, pourrait bien remonter au XIème siècle, et être par conséquent antérieur à la prise de possession de l'abbaye de Paimpont, qui n'eut lieu probablement qu'au XIIème siècle. La paroisse de Guer dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo.

Guer est mentionné en 832 dans le cartulaire de Redon. Au XVIème siècle se tient un synode au château de Couéder. La châtellenie de Guer est érigée en marquisat en 1688. En 1790, Guer sert lieu de rassemblement à la Chouannerie, tandis que le comte de La Puisaye s'installe à Coëtbo. A la Révolution, la paroisse de Guer possède deux trèves : Monteneuf et Porcaro (détachée en 1843). Le vicaire Pihuit devient maire de Guer en 1790 et la chapelle Saint-Thomas lui sert de mairie. 

On rencontre les appellations suivantes : Guern ou Wern (en 836), Guern ou Guer (en 1137).

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PATRIMOINE de GUER

l'église Saint-Gurval (1806). D'après une légende, Saint Gurval aurait installé son ermitage à l'emplacement de l'église paroissiale actuelle. Cette église remplace un édifice ancien détruit par un incendie le 25 janvier 1795. Le nouvel édifice, en forme de croix latine, est construit de 1806 à 1809. La partie occidentale de la nef ainsi que le clocher sont ajoutés en 1845. L'église possède quatre cloches dont la plus ancienne date de 1808. Le trésor de l'église renferme trois reliquaires en argent : le plus beau, du XVIème siècle, est une petite châsse dont le couvercle est orné de statuettes couchées représentant les saints dont les reliques sont conservées dans le coffret (reliques de saint Gurval, sainte Apolline, saint André, saint Bartholomé, saint Nicolas, sainte Virginie et des reliques provenant de croix du Christ), et les deux autres, plus récents (XVIIème siècle) ont, l'un la forme d'une croix, l'autre celle d'un écrin. La bannière de saint Gurval, oeuvre du brodeur Gabriel Juvigné, date de 1737 ;

la chapelle Saint-Etienne (IVème siècle), vestige d'un sanctuaire gallo-romain. Certains historiens prétendent que la chapelle date de la fin du Xème siècle ou du début du XIème siècle. L'édifice est reconstruit et décoré au XVème siècle, sous le règne de Jean V, grâce aux indulgences. Au XVIème siècle, elle souffre des guerres de religion. Il s'agit du siège d'un ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Paimpont. La chapelle de Saint-Etienne est restaurée en 1681 et a conservé jusqu'à nos jour des vestiges antiques. Les murs de la nef sont percés de petites fenêtres romanes aujourd'hui bouchées, et gardant encore des cordons de briques. Le pignon de l'Est est sillonné lui aussi de cordons de briques très apparents, entre lesquels se dressent des briques arc-boutées figurant des triangles (Bull. Soc. Polym. 1872, p. 144). Les peintures murales datent de la fin du XVème siècle. Une peinture murale du XVème siècle représente saint Benoît ou Conwoïon. Il s'agit sans doute du plus ancien monument religieux du Morbihan. Outre des contreforts hauts et peu saillants et de petites fenêtres romanes très ébrasées, aujourd'hui bouchées, on distingue "des cordons de briques horizontaux dans l'appareil du mur de la nef, ainsi qu'au pignon oriental où, entre ces cordons de briques, sont d'autres briques disposées en appareil réticulé". La chapelle abrite une statue en bois polychrome de saint Etienne (XIIIème siècle) et une statue en bois polychrome de sainte Apolline (XVème siècle). Près de la chapelle était la maison du prieur, avec ses dépendances. Une pierre encastrée dans sa façade porte cette inscription, en lettres capitales "Fait par vénérable et discret frère Guy Provost, prieur de céans, 1633". A cette date, l'abbaye de Paimpont est tenue par Bernard de Sariac, qui avait remplacé en 1624 Mgr Jacques Martin de Belle-Assise, ancien évêque de Vannes, et qui devait avoir pour successeur en 1656 un autre évêque de Vannes, nommé Charles de Rosmadec. Ce prieuré ne figure pas en 1729 dans la liste des bénéfices du diocèse de Saint-Malo soumis à la taxe, preuve qu'il n'était pas d'un revenu considérable. La Révolution le confisque comme tous les biens ecclésiastiques. La chapelle de Saint-Etienne et la métairie sont vendus, le 14 mars 1791, à H. Grée, pour la somme de 8 025 livres. La chapelle est ensuite transformée en cellier ou grange ;

la chapelle Notre-Dame du Prado (XVIIème siècle), située route de Maure-de-Bretagne et édifiée par les seigneurs qui possédaient le château du Tertre (famille l'Espine). L'édifice est de forme rectangulaire avec un toit à quatre pentes, surmonté d'un petit clocher de forme hexagonal et en ardoise ;

la chapelle Saint-Nicolas (XVIIème siècle), reconstruite au XIXème siècle. Cet édifice était autrefois le siège d'un prieuré, le prieuré Saint-Nicolas, dépendant de l'abbaye de Marmoutier. La chapelle est surmontée d'un petit clocher de forme carrée et muni d'un toit à quatre pentes. Un Christ en granit est sculpté dans le pignon de l'entrée Ouest. A signaler que le prieuré de Saint-Nicolas, aujourd'hui disparu, possédait, en 1562, au fief de Coetbo et de Peillac en Guer, une dîme d'environ 5 mines, et sur une maison de Saint-Nicolas, une rente de 30 sols. Parmi les prieurs connus, on cite Nicolas du Bouays (en 1562), Jean Guillemot (en 1592), Pierre Bocquého (en 1614), Charles de Bréhand (en 1650), Thomas des Ronciers (en 1683), Ignace Chauvel de la Boullaye (en 1731), Guillaume du Guéric (en 1735 et en 1748), enfin M. Fauchet (en 1782-1791) ; 

l'ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue. Il s'agissait de l'ancienne chapelle d'un prieuré de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes ; 

la chapelle Notre-Dame (XVIIème siècle). Construite au XVIIème siècle, en forme de croix latine, au village de la Telhaye. Elle est depuis 1844, le siège d'une petite paroisse ;

la chapelle Saint-Raoul. Elle est devenue, en 1842, siège d'une petite paroisse ;  

la chapelle Saint-Paul, située dans les Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. La chapelle abrite derrière l'autel un "Christ de Saint-Cyr", oeuvre du sculpteur Jacques Sarazin et qui date de 1660. Au pied de la croix, neuf statuettes représentent les saint patrons des armes et armées : saint Louis (patron du vicariat aux armées), saint Eloi (patron du matériel), sainte Geneviève (patronne des gendarmes), saint Maurice (patron des fantassins), saint Christophe (patron du train), saint Gabriel (patron des transmetteurs), sainte Barbe (patronne des artilleurs et des sapeurs), saint Georges (patron des cavaliers) ; 

la croix Dannio (1112), située à Saint-Raoul. Elle porte des inscriptions gravées ;

la croix Saint-Nicolas (XV-XVIème siècle). Son socle est abondamment sculpté (sanglier, oiseau, mouton, ....) ;

l'oratoire Notre-Dame-de-la-Grottais (XIXème siècle) ;

le château de Coëtbo ou Coybot ou Couébo (XIVème siècle). Il est surnommé aussi "la villa Conjubot" ou "Villa Coybot" au IXème siècle. Il est la propriété de la famille Le Borgne (en 1426, en 1444, Guillaume Le Borgne en 1480), puis de Jean II Avril (en 1550 et en 1556). Propriété de Jean II Avril (huguenot et royaliste), le château est détruit en 1593 et reconstruit par son neveu Jacques Troussier de Pontménard vers 1620-1647, puis il devient la propriété de Jacques de Porcaro (en 1681) et de Julien de Marnière (sieur de la Lohière) qui en est le propriétaire en 1685 et qui le restaure en 1688. La seigneurie a droit de haute et basse justice et possède des chapelles privées dans l'église paroissiale de Guer et les chapelles Saint-Nicolas et La Telhaie. En 1793, Coëtbo sert de quartier général au comte de Puisaye. En 1795, les républicains envahissent et pillent le château. Le château est vendu comme bien national, puis devient successivement la propriété des familles Hippolyte de Béchenec (début XIXème siècle), Gabriel de Charette de Boisfoucaud, Monestral d'Esquille, Carouge (fin XIXème siècle), Peigné (1906) et Philouze (en 1921). Il est de nouveau restauré au XIXème siècle (car l'aile Sud est détruite par un incendie en 1857), puis en 1970 par Louis Philouze. L'édifice héberge un Institut agricole en 1833 et une école d'Agriculture de 1835 à 1838. Les terres de Coëtbo et tout le pays d'alentour fournissaient autrefois beaucoup de vignes. La chapelle et le colombier ont une porte couverte d'une arrière-voussure de Saint-Antoine ;

château de la Ville-Hué (XIVème, XVIIIème et XIXème siècles), érigé par la famille Ugues, et restauré au XVIIIème siècle, avec ajout de deux tourelles au XIXème siècle. La seigneurie de la Ville-Hus ou Ville-Hue est connue dès 1426. Propriété successive des familles Ugues (Guillaume Ugues en 1480), Rouaud (en 1628), Porcaro (en 1750), Lescoubles, Marnière et Raguenel. Ce château est ravagé par un incendie le 14 septembre 1947 et reconstruit au XXème siècle ;

le château du Tertre-Aubaud (XVème siècle), restauré et transformé au XVIIème et XVIIIème siècles. L'ancienne seigneurie a appartenu successivement aux familles du Tertre (en 1426 et en 1444), Travers (Bertrand Travers en 1480), Le Duc (en 1513), Huchet (en 1588), L'Espine (en 1630 et en 1690). Le château est agrandi en 1850 (ajout de deux ailes symétriques) par la famille La Faye (ou La Foye), puis passe entre les mains de la famille Jacquelin-Dulphé. Deux tours se dressent du côté Sud ;

l'ancien château de Couëdor, à l'état de ruine à la fin du XIXème siècle. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Couëdor ou Coetdor (Propriété de Pierre de Coetdor en 1480), Montauban, Rohan-Guémené, Rostrenan, Rohan, Acigné, Montbourcher, Avaugour, Marnière et Vitton (à la fin du XIXème siècle). Construit dans un des nombreux replis de l'Oyon, le château de Couëdor, après avoir, à l’origine, abrité les seigneurs de ce nom, appartenait, à la Révolution, à la famille de Marnière de Guer ; vendu nationalement à cette époque, ainsi que la métairie voisine, à un sieur Grée, il a été racheté ensuite par M. de Vitton, oncle du marquis de Guer de l'époque. Le procès-verbal estimatif dressé à la suite de la confiscation décrit le château de la manière suivante : « Un grand corps-de-logis avec ses chambres, cuisine, cave, cour, emplacement d’écuries, grande et petite portes d’entrée, avec un pont-levis ; le tout entouré de douves, contenant ensemble un journal, et estimé 600 livres ». Ajoutons à cette description, quoique nous n’ayons pu visiter que l’extérieur du monument, que sa position sur un escarpement du terrain, dans un demi-cercle de la rivière, en faisait un véritable château-fort, et que ses ruines, du milieu desquelles s’élève une petite tour ronde d’appareil irrégulier, accusent une très ancienne construction ;

le manoir ou château de la Fléchaye (XVème, XVIème et XIXème siècles), propriété de la famille Couëdor de 1426 à 1617. Puis propriété successive des familles Natural, Heudelor (en 1625), Guyot (en 1680), Moricet (de 1703 à la Révolution), Du Fayel (en 1848), Russon et Haëntjens (en 1905). Il comporte un corps principal flanqué de deux ailes. Vers 1850, les propriétaires font détruire et reconstruire plus loin l'aile de droite qui servait de ferme ;

le château de la Hattaie ou Hattais ou Hataye (1686). Le manoir primitif est édifié par la famille Hatte à la fin du XIVème siècle, puis ce manoir devient la propriété successive des familles de Fontenailles (Guyon de Fontenailles en 1480), Pillet (au XVIème siècle), du Val (vers 1595) et Marnière (vers 1640). Jean de Manière édifie la chapelle. Le château édifié par la famille Marnière passe ensuite entre les mains successives des familles Sorel (en 1700), Carné (au XVIIIème siècle), Préaudeau, Castel, Pinczon du Sel et Nouvel de la Flèche. Il est restauré en 1935 ;

le manoir du Boissy ou de Bouëxic (XVème siècle), situé à La Ville-Hué. Il s'agit d'un édifice en "L" avec une petite tour d'angle ;

le manoir de la Demanchère (XVIème siècle), situé à Saint-Raoul et dépendance primitive de la seigneurie de Peillac. La terre appartient à la famille Hamon en 1480. On y voit une tourelle d'angle ;

le manoir de Saint-Gurval (XIXème siècle), situé aux Vaux et agrandi par le vicomte Alain-René Du Bouëxic. Ce manoir sert de quartier général de la Résistance durant la seconde Guerre Mondiale ; 

l'abbaye Jarno (XVIème siècle). Il ne subsiste que quelques vestiges dont une pierre sculptée et réutilisée en décoration d'une façade moderne ;

la fontaine du Prado (XVIIème siècle). Elle est construite en forme de chapelle ;

la maison Hoche (XVIème siècle), située au n° 16, rue au Roux. Cette maison conserve le souvenir du passage du général Hoche, à la tête des troupes républicaines, en 1795 ;

la ferme de Trébulan (XVIIème siècle). Le manoir de Trébulan se situait dans la frairie des Six-Saints. L’abbé Leclaire note « la maison de Trébulan est très vaste : c’est un édifice du XVème  siècle avec une grande cour ». A l’intérieur, dans une chambre, on remarque les armoiries du Houx d’après l’abbé Leclaire. 1427 : « Eon dou Houx …….. demourant en son Hostel de Trébulan ancien et principal ». L’aveu de 1653 indique que la maison et manoir noble de Trébulan consiste en deux corps de logis « avis l’un de l’autre », chacun consistant en salles et chambres basses et salles et chambres hautes avec grenier dessus, un pressoir, des écuries, des étables, une fuie par terre située au coin oriental de la cour fermée de murailles à l’entour avec grande et petite porte et pont-levis, fossés et douves à l’entour avec le jardin et pourpris. L’ensemble du manoir noble de Trébulan avec ses trois métairies de la Porte [Trébulan d'embas], du petit Trébulan [Trébulan d'aujourd'hui] et de l’Ecusson « le tout s’entreioignant et en un tenant » est délimité entre : - « le chemin qui conduist de la ville de Guer à celle de Saint Malo [Saint-Malo de Beignon] vers l’orient, -  au chemin qui conduist de la ville de Guer à la Chapelle du Boueix vers l’occident [Chapelle Saint-Jean], -  et de ladicte chapelle du Boueix audict chemin premier déclaré vers le septentrion, -  et au chemin conduisant de la maison de Kerbiguet-Houeix audict chemin qui conduit de la ville de Guer à la Chapelle du Boueix ». Cette disposition du domaine, massée entre quatre chemins, pourrait indiquer un domaine établi dès le haut moyen age et fait penser à une « RAN ». On peut faire le rapprochement avec le Tréblaian cité en 837 par le Cartulaire de Redon qui en rapporte la donation réalisée devant l’église de Guer…. Le terme treb/trev désigne au IXème siècle « un lieu habité et cultivé, centre d’un terroir agricole », ce qui correspond tout à fait à notre Trébulan. En 1676, dans le Terrier du Roi, le manoir de Trébulan a la même description qu’en 1653. Trois métairies dépendaient de cette maison : la métairie de la Porte « consistant en 1676 en un logis d’environ soixante pieds de long (19,50 m) avec une grange au bout, celle du petit Trébulan, consistant à la même date de deux corps de logis avis l’un de l’autre servant de logements pour les métayers avec étable et grange, et celle de l'Ecusson, consistant, toujours à la même date, en un grand corps de logis contenant environ soixante pieds de long. L’ensemble, le manoir avec ses trois métairies, couvrait trois cent soixante journaux, soit environ 180 hectares. Les propriétés successifs sont : en 1427 : « Eon dou Houx …….. demourant en son Hostel de Trébulan ancien et principal ». La famille du Houx s’arme « d’argent à six feuilles de houx de sinople » marié à jeanne Macé ? - en 1444 : « Pierre dou Houx, demourant en sa maison de Trébulen.. ». A la même date : « l'hostel de Trebulen appartenant à Galays de Trebulen … », - en 1456 :  fils de Guillaume et Jamette Brunel – hérite de Jamette, - en 1469 :  marié Jacquette Banbent ?, - en 1514 : « la maison de Trébulan à Servees dou Houx…. ». Il y est noté que « ledict Houx possède une autre métayrie et tenue appelée le Gros-Désert ……….édifiée puix  XL an .. » fils de Jean mort en 1510 et Jacquette du Boaisglé, - en 1543 et 1569 : Julien du Houx, sieur de Trébulan et Claude de la Bourdonnaye, - en 1588 : Pierre du Houx et Marie de Coedor, - en 1596 : Jean du Houx vend en 1597 à Jean d’Avaujour, - en 1640 : par échange à Yves Danet qui reçoit la terre de Trébulan de Jacque-Philippe Maudet sieur du Buart marié à Madeleine Gouro, - en 1653 : Aveu, - en 1668 : Jean Danet, - en 1671 : à Julien Danet , en 1674 par échange réunit le Petit Trébulan, épouse Julienne Ugues en 1685  et meurt en 1694. Celle-ci en seconde noce épouse Jean-Louis du Plessix et en fait la déclaration le 25/01/1696 où elle indique : la maison et manoir de Trébulan, la métairie du Bas Trébulan, la métairie du Petit  Trébulan, - en 1719 : sa succession est partagée entre ses deux filles Françoise-Thérèse-Renée, qui épouse en 1702 Jean de Porcaro, et reçoit le Grand-Trébulan avec la métairie du Bas-Trébulan et Louise-Jacquette qui épouse Louis de la Ruée et reçoit les métairies du Petit-Trébulan et de l'Ecusson, - en 1727 : décès de Jean de Porcaro, - en 1747 : sa veuve Françoise Danet en fait déclaration où il est noté qu’autrefois il y avait des ponts-levis, fossés et douves à l'entour de la maison aujourd’hui comblés, - en 1752 :  Joseph de Porcaro lui succède, marié à Françoise Boschier  damoiselle de la Garaudière en 1743, - en 1777 : Jean-François de Porcaro réunit le Petit-Trébulan. Il vit en son château de Trébulan et épouse Marie Madeleine Julienne de la Haye, - en 1786 : en sa demeure de Trébulan?, - en 1826 : le fils Jean-Louis Simon de Porcaro (demeurant au château de la Ville-Hue) est propriétaire de Trébulan puisqu'il loue la retenue de Trébulan (la Cour), en 1836 : sa fille Henriette-Marie de Porcaro  épouse Fortuné-Jean-Baptiste-Marie du Plessis-Mauron, marquis de Grénédan et apporte en dot Trébulan, en 1865 : Marie-Henriette-Anne du Plessis de Grénédan apporte en dot Trébulan par mariage avec Edgard-Clovis de Marnière de Guer, en 1894 : Marie-Anne-Charlotte de Marnière de Guer le transmet à la famille de Raguenel par son mariage avec Louis-Marie-Joseph de Raguenel de Montmorel. Les particularités relevées : Le hangar face au corps de logis, l’étable en travers en bas des bâtiments et la soue à cochons ont été rajoutés, à partir de 1850. Par contre le relevé cadastral montre l’existence du four à son emplacement actuel et d’une aire de battage à l’emplacement de la fuie ?. Les bâtiments anciens face au corps de logis ne comportent plus qu’un rez-de-chaussée et des greniers. Par contre on peut noter l’existence de plusieurs cheminées, notamment celles sur le pignon (extérieur est) qui font s’interroger sur la continuité de ce bâtiment jusqu’à rejoindre le mur pignon sud du bâtiment principal. Sur celui-ci, les restes de fondations dégagés (maintenant sous la dalle), les traces de fissures verticales dans les deux murs intermédiaires au rez-de-chaussée et à l’étage ainsi que les traces parallèles au rampant du mur de refend entre les deux pièces principales révèlent que le mur de façade était initialement en retrait d’environ 1m et qu’il n’y avait alors qu’un seul niveau avec des combles, tout au moins dans la partie sud. Ce mur de refend montre au dessus de la porte maintenant réouverte, sur le côté ouest, des traces du conduit d’une ancienne cheminée qui fait face à la cheminée de la pièce centrale actuelle qui ne se trouve d’ailleurs plus dans l’axe. Il existait donc initialement dans cette partie contenant les deux pièces principales un bâtiment plus bas que celui indiqué en 1653 et avec une façade sensiblement au même niveau que le hangar qui le prolonge. A noter que le pignon sud n’en porte pas de trace. Cependant le corps de bâtiment rattaché à la tour, et dont la façade a aussi été avancée, a du toujours comporter les deux  niveaux plus le comble. On peut noter que la pièce de l’étage donne sur la pièce de la tour par un passage avec des marches et sur la pièce centrale par un autre passage non ouvert qui devait aussi comporter des marches. Certaines parties sont certainement très anciennes, notamment la tour qui est une tour de défense en forme d’éperon avec des meurtrières et le corps de bâtiment qui lui est rattaché. Le mur sud du bâtiment « avis » fait plus de 2,20m … Dans la tour, les fondations retrouvées (maintenant sous la dalle), en forme de cercle, confirment l’existence au rez-de-chaussée d’un four dont la cheminée a été réouverte. Mais alors quid des meurtrières ?. Il n’est fait mention nulle part de l’existence du double mur arrière qui s’évase pour contenir l’escalier. Quelle est son utilité ?, où allait l’ouverture avec des marches dans le mur intérieur arrière de l’étage à l’extrémité sud ?. Questions pour l’instant restées sans réponse. Ce mur arrière n’est pas attaché à la tour (d’ailleurs à l’étage, il restait un enduit sur la partie de mur de la tour qui fait face à l’extrémité de ce mur), de même d’ailleurs que le mur du hangar qui lui correspond. La grande pièce sud devait être la salle basse avec la salle haute (?) au-dessus. Mais elle n’a pas de porte donnant sur l’extérieur. La pièce du centre pouvait être la cuisine avec ce qui peut constituer un passe-plat dans le mur séparatif. Mais elle distribue sur les autres pièces, ce qui pourrait lui donner un autre statut. La pièce devant la tour était-elle la chambre basse mentionnée dans les textes ?. ou alors un cellier avec le four. Des travaux de tranchée pour l’amenée de l’eau et l’électricité et pour drainer le terrain ont découvert des vestiges de fondation de mur : - prolongement vers l’est du mur sud du bâtiment « avis » qui a 2,20 m d’épaisseur avec la même importance, mais un alignement s’écartant  d’environ 1m vers le sud. - prolongement du mur de pignon sud du bâtiment principal vers le mur nord de ce dernier. - prolongement du pignon Nord du hangar (repris dans le mur sud de l’étable) en direction du mur subsistant au nord du four. Ces dispositions montrent bien que Trébulan était compris dans une enceinte fermée en forme de quadrilatère. Les «grande et petite portes avec le pont-levis» devaient se trouver d’après les textes sur le côté nord. Des sondages ont apporté la preuve de l’existence de douves ou de fossés. Maison fortifiée ?. Il reste à définir l’emplacement de la fuie et de la basse-cour. De la métairie de « la Porte » ou de Trébulan du Bas ou d’A Bas il reste le puits. Les fermes de l'Ecusson, de Trébulan qui n’est plus le « petit », et du Gros-Désert existent toujours. Les fermiers et métayers sont : - en 1426 : Durant, - en 1442 : Rialen, - en 1456 : Nouvel, Guillotin, Hémery, Regnaud, Trébert, Leborgne, Trouvé, Bourdin, Costard, Herdaz, Perro, Moulin, Picaut, Leclerc, - en 1510 : Nouvel, Hervé, Costard, Pasquier, Joubin, Herdaz, et ….., - en 1696 : Bas Trébulan : Lassais, Crochard,  Petit Trébulan : Macé, Laroche, Peschard, Ecusson : Ealet, Binin, Glard, - en 1750 : l'Ecusson Gourier, Jamet, Broussais, - en 1757 : l'Ecusson Gourier, Jamet, - en 1757 : Trébulan Doudard, Coupu, Perrot, - en 1767 : Bas Trébulan Joubaire, Poirier, - en 1770 : Petit Trébulan Doudart, Coupu, Perro, - en 1773 : Bas Trébulan Joubaire, Poirier, - en 1826 : la retenue de Trébulan (la Cour) : Bouchet, Morin, - en 1862 : la « Cour » de Trébulan : Joubert ; Trébulan d’A bas : Geffroy. [info. de Bertrand de Raguenel] ;

la ferme de Le Vauniel (XVIIème siècle) ;

la maison des Arts (1633), située rue Saint Thomas. Il s'agit d'une ancienne chapelle dédiée à Saint-Thomas et qui sert de mairie suite à la nomination du vicaire Pilhuit en tant que maire le 8 mars 1790. L'édifice abrite aujourd'hui l'école de musique et une salle d'exposition ;

la maison (XVIIIème siècle), située place de la mairie ;

le four à pain de Beauséjour ;

l'école Saint-Cyr-Coëtquidan (1906). La statue de Turenne, oeuvre du sculpteur Edme Gois, date de 1828 ;

le camp de Coëtquidan (XIX-XXème siècle). Le premier camp est crée en 1843. Après les expropriations de 1908, sa surface passe de 500 à 8 000 hectares. En 1959, sur décision en Conseil des ministres, les écoles militaires installées à Saint-Cyr-l'Ecole, près de Versailles, sont transférées sur le camp de Coëtquidan ;

la mairie (1883 et 1889) ;

la bibliothèque (XIXème siècle), située place de la gare. Il s'agit de l'ancienne gare de Guer. La ligne Châteaubriant-Ploermel est déclarée d'utilité publique en 1882 et inaugurée à Guer le 13 avril 1903 ;

18 moulins dont les moulins à vent de Perohan, d'Araud, des Vaux, du Dran, des Rocherais, d'Avaugour, et les moulins à eau du Prado, du Châtellier, de Lohinga, du Bois, de Livraudais, de Le Grand Boscher (XVIIème siècle), Robert (XIXème siècle),... ; 

A signaler aussi :

la découverte de 4000 pièces (IIIème siècle) à La Landriais ;

les menhirs de Coëplan et de la Verrerie (époque néolithique) ;

l'allée couverte de La Lande (Ville-Boscher) (époque néolithique) ;

l'alignement entre Guer et Monteneuf (époque néolithique) ;

le pont gallo-romain de La Perche ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUER

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Guer.

Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 49 nobles de Guer :

Jehan BONNET ou BOUVET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre BRILLANT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre COSTARD (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan COURTIN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan V D'ACIGNE, sire d'Acigné (4000 livres de revenu) : défaillant. 4 fils. Revenu de Fontenay : 1461 ; 

Benest DE BELOUAN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DE CHEVERUE (240 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Raoul DE COESPLEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre DE COETDOR (240 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guyon DE FONTENAILLES de la Hataye (200 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Jehan DE LA BOURDONAYE de Coindelor (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Olivier DE LA PORTE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume DE LAILLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre DE LINONDRE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DE LINONDRE (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jean DE PEILLAC (1000 livres de revenu) : défaillant ;

Jehanne DE PEILLAC (5 livres de revenu) : défaillante ;

Jehan DE PORCARO (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Olivier DE SAINT-MALLON (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Gallois DE TREBULAN du Placil (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DE TRERON (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DES GREES (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Eon DU BOESGLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Alain DU CHESNE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre DU HOUX de Trébulan (200 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Bertrand DU LOCQUET des Touches (60 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

René FARUEL (25 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Olivier FOURNIER (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jacob GARREL (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan GARREL ou GAREL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan GUILLOTIN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan HAMON (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

André HEUDELOR (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan HEUDELOR (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Pierre HEUDELOR (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume LE BASTARD de Langouet (20 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume LE BORGNE de Coesbo (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Eon LE DUC (2 livres de revenu) : défaillant ;

Vincent LESCOUBLE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehanne LORET (100 livres de revenu) : défaillante ;

Robert NYEL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

les héritiers de Hilaire NYEL (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Eonnet PASQUIER (60 livres de revenu) ;

François PLESSEIX (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume ROBELOT (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Maître Jehan RYAYS (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Rolland THOMAS (10 livres de revenu) : défaillant ;

Bertrand TRAVERS du Tertre (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume UGUES de la Villehus (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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