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PLOUJEAN

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La commune de Ploujean (bzh.gif (80 octets) Plouyann), rattachée à Morlaix, fait partie du canton de Morlaix. Ploujean dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUJEAN

Ploujean vient de "Ploe" et "Jehan" (saint Jean ou saint Jean-Baptiste ou Johan, nom breton, attesté au IXème siècle). 

La commune de Ploujean (avec ses deux paroisses : Ploujean et Coatserho) est rattachée du point de vue administratif à Morlaix depuis le 21 février 1959. 

Ploujean englobait originellement la paroisse Saint-Melaine de Morlaix, ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes, fondé dans la première moitié du XIIème siècle.

Il existait jadis sur le territoire de Ploujean trois " villa des Templiers ", dont celui du " petit paracelet " ou " Palacr " [Note : le nom breton est " Kerfraval-Bihan ". " Paraclet " est le nom biblique du Saint-Esprit]. A signaler que ce n'est qu'en 1217 que Pierre Mauclerc et Alix de Bretagne accordèrent aux Templiers des hospites (ou des hôtes) dans les villes de Lannion, Morlaix, Châteauneuf-du-Faou, Châteaulin, Jugon et Moncontour (cf. Dom Morice, Preuves T. 1, col. 836).  

Ploujean (Plebs Johannis) est mentionné en 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque, " Catherine, épouse de Jean Le Gaven, originaire de Ploujean, maintenant paroissienne de Plestin, âgée de 40 ans et plus " (témoin n° 170) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves. 

Créée en 1948 (par ordonnance épiscopale du 11 octobre 1948), la paroisse de Coatserho, porte le nom d'un ancien manoir noble, noté Coetserchou en 1301. Cette église dépendait autrefois de l'évêché de Tréguier. Le fief de l'Armorique, propriété de la famille de Dinan, était au XIVème siècle l'un des plus étendus de la paroisse de Ploujean.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Johannis (en 1149-1157), Plejehan (en 1182), Plebs Johannis (vers 1300), Ploejehan (en 1407).

Note : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUJEAN : Jean-Baptiste Brénugat, décédé en 1717. - Noble Jean-Baptiste de Plusquellec (1717-1727), recteur de Plésidy. - Noble Jacques-Louis de Kermar (1727-1746), vicaire de Saint-Jean-du-Latran, bachelier. - Noble Pierre-Marie le Belbez (1746-1748), du diocèse du Léon. - Noble Guillaume le Belbez (1748-1750), neveu du précédent. - Yves Mahé (1750-1758). - Yves Jacq (1758-1768), recteur de Plouégat-Guerrand. - Noble François Bahezre de Lanlay (1768-1790), recteur de Ploëzal, etc ...

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PATRIMOINE de PLOUJEAN

l'église Notre-Dame de Ploujean (XI-XVème siècle), restaurée au XXème siècle. L'édifice actuel date de plusieurs époques : la nef, avec ses arcades en plein cintre séparées par de lourds piliers, date du XIème siècle ; le choeur, avec ses arcades brisées reposant sur des piliers à chapiteaux, date du XVème siècle ; le clocher Beaumanoir date de 1586. Précédée d'un clocher, la nef, de quatre travées avec bas-côtés, est séparée par un arc diaphragme d'un choeur de deux travées avec bas-côtés. Deux chapelles en ailes, peu débordantes, forment un faux transept ; deux autres font saillies sur les bas-côtés. Le clocher est reconstruit en 1586 (de type Beaumanoir) ainsi que le portail. Les orgues sont du XVIIème siècle. Le baldaquin des fonts baptismaux date de 1660 et porte l'inscription "Fait du temps de Jean Braouézecq et Jean Prigent fabriques 1660" . L'église abrite une Vierge-Mère (provenant de la chapelle du cimetière), une statue de saint Yves et un Crucifix ancien ;

Nota : Seigneurie de Keranroux [Note : Juridiction de Bodister. Les anciens seigneurs de Keranroux étaient les La Forest. François du Parc-Lézordet (du Parc-Lézobré) épousa Françoise de La Forest]. Droits honorifiques des du Parc dans l'église de Ploujean : " Le marquis du Parc de Locmaria, au titre de la juridiction de Bodister était inféodé, par inféodation de 1630 et 1730, d’être premier prééminencier et seigneur supérieur, après le roi, en l’église paroissiale de Ploujean, en la chapelle Notre-Dame, et dans tout le bourg tenu prochement sous la juridiction de Bodister. Dans l’église de Ploujean [Note : Il y avait diverses tombes dans la même église, avec différentes armoiries, autres que celles des seigneurs de Keranroux. Celles des Coëtmen se trouvaient sur une tombe élevée dans le chœur, en plus « grande marque de dignité ». Les dites armes de La Forest, ainsi que les prééminences qui en résultent auraient pu être contestées aux du Parc, et appartenir au seigneur de Breffeillac (Brefeillac), dans la Maison duquel est entrée celle de La Forest] les armes du roi étaient en supérieur dans la maîtresse-vitre ; et en dessous dans la seconde rose ou jour, du côté de l’évangile, il y avait un écusson dont le fond était d’argent et semé d’hermines, 5, 4 et 3. Au même degré de hauteur que ce dernier, du côté de l’épître, il y avait aussi un écusson orné et couronné, sans blason ; et, au troisième degré de la même vitre, quatre écussons, partie posée en face ; le premier, du côté de l’évangile portant : d’azur au chevron d’or accompagné de trois testes de léopards, de mesme, qui est Boiséon. Le troisième portait pareillement : d’azur à la fasce d’or, en alliance avec un écusson qui paraissait être son blason. Au-dessous des précédentes armoiries, il y avait encore d’autres écussons, dont le premier, du côté de l’évangile était : parti, au premier d’azur à la fasce d’or, en alliance, avec : fretté d’or et de sable. Et, au même degré de hauteur, du côté de l’épître, l’écusson qui y était : fretté d’argent et d’azur, au lambel de gueules, à 3 pendants ; et encore, au-dessous des précédentes armes, il y avait deux autres écussons dont le premier, du côté de l’évangile, était : parti au premier, fretté d’argent et d’azur, au lambel de gueules, à 3 pendants ; et, au second, d’or au lion de gueules. Et, du côté de l’épître, au même degré de hauteur, l’écu était : parti aussi, portant, au premier, fretté d’argent et d’azur, au lambel de gueules à 3 pendants, et au second : d’argent à trois fasces de gueules au lambel d’azur. Dans la vitre, derrière l’autel, du côté de l’évangile du maître-autel, il y avait des armoiries, au premier jour, en supériorité, portant : d’argent à trois jumelles de gueules (qui est du Parc) [Note : Seigneur de Keranroux, de Kergariou et Coëtgral], et au second jour, parti au premier des précédentes armes, et au second : d’azur à 6 étoiles d’or : 3, 2 et 1. Du côté de l’évangile du dit autel il y avait un enfeu cintré, et sur le plat du dit enfeu des armes portant : fretté d’argent et d’azur, et le bénitier qui y était portait : armoyé d’azur à 6 étoiles d’or. Les deux bancs qui joignaient les balustres du dit autel étaient armoyés des armes des seigneurs du Parc, portant d’argent à 3 jumelles de gueules, en alliance avec différentes armes. A chacun des côtés de la tombe élevée qui était au milieu du chœur, au-dessus du sanctuaire, il y avait des armes portant : fretté d’argent et d’azur, au lambel de gueules à trois pendants. Sur la couverture de la tombe, au-dessous du lutrin, il y avait d’autres armes, le premier écusson portant d’argent à 10 annelets 4, 3, 2 et 1 ; et le second, dont on ne pouvait différencier les métaux ni les couleurs, quoiqu’ils parussent être de sable, portait un lion avec des belettes en franc quartier, à trois traits. La tombe élevée qui joignait le sanctuaire, du côté de l’épître du grand autel était également « armoyée », tant du côté de la masse que sur le plat, de trois écussons portant : fretté d’argent et d’azur au lambel de gueules, à trois pendants, et d’un autre écu, parti portant au premier, les précédentes armes, et au second, un lion avec des belettes, en franc quartier, dont on ne pouvait différencier les couleurs. A la vitre du chœur de Saint-Germain, ainsi que portait « l’inscription placée au frontispice de la corniche qui fait l’ornement de l’autel, du côté de l’épître, étaient encore les mêmes armes tant en plein qu’en alliance, au quatre écussons ». A la vitre qui donne jour au chœur de Saint-Sébastien, il y avait des armes au premier jour, portant : écartelé au premier et au quatre : d’or, et au deux et trois : d’argent à sept annelets de sable 3, 3 et 1. En dessous, étaient les mêmes armes, en alliance avec de gueules, à la coquille d’argent en abîme. La cloche, datée de 1691, était aux armes des seigneurs du Parc. « Il était aussi, certain, appuré et constant qu’il n’y avait point de litre ou lizière, en dedans, ni en dehors de la dite église paroissiale de Ploujean, ni aucun vestige qu’il y en ait eu ». Au premier jour de la maîtresse vitre de la chapelle Notre-Dame, donnant sur le cimetière et que la tradition disait être l’ancienne Mère Eglise, les armes des anciens seigneurs de Keranroux étaient en supériorité. Du côté de l’évangile il y avait un écusson portant d’azur à la fasce d’or, en alliance avec de gueules à 3 fusées d’argent posées en fasce accompagnées de 6 besans de même, trois en chef, et trois en pointe. Et au degré, du côté de l’épître, les mêmes armes étaient en alliance avec : coupé, au premier, de gueules à la fasce d’argent, et au second, d’argent au lion de gueules. Et en dessous, au milieu de la vitre, avec fretté d’argent et d’azur, en deux écussons différents, l’un au-dessous de l’autre. Et encore, au-dessous, il y avait un autre écusson portant les mêmes alliances, avec fretté d’or et de sable. Du côté de l’épître, joignant le sanctuaire du maître-autel, il y avait une tombe élevée, « armoyée » des deux côtés ; et au bout d’en bas, portant : fretté d’argent et de gueules, à la tour à trois tourelles d’argent, posée en franc quartier du côté droit de l’écu. Autour de la dite chapelle, en dedans et au-dessous des arcades, il y avait une litre, autrement lizière, « armoyée » à l’alternative d’un écusson portant les mêmes armes, tant en plein qu’en écartelure avec : d’argent à trois coquilles de gueules, au croissant de même, posé en abîme. A la vitre, du côté de l’évangile, il y avait quatre écussons dont le premier portait : d’azur à la fasce d’argent ; le second, d’azur à la fasce d’or en alliance avec de sable, à trois fleurs de lys d’argent ; le troisième : d’azur à la fasce d’or, et le quatrième : écartelé au premier d’argent et d’azur ; au second : écartelé d’or et d’azur ; au troisième : d’azur à la fasce d’or ; au quatrième encore écartelé : au premier : d’or, à trois fasces d’azur, accompagnées de 6 belettes de même, 3, 2 et 1 ; au second : de sable au lion d’argent ; au troisième : vairé d’argent, accompagné de trois masses de gueules. Dans le mur, du côté de l’épître, il y avait deux écussons en relief, portant : fretté d’argent et d’azur. Dans le corps de bâtiment de la dite chapelle, en dehors, du côté méridional, au haut dudit mur, il y avait trois écussons en relief, portant les mêmes armes : l’un au-dessus de la porte d’entrée de la nef, et les deux autres, un de chaque bout. Dans la maîtresse vitre du reliquaire, il y avait des armes en supériorité, portant : fretté d’argent et de gueules, a une tour à trois tourelles d’argent, posée en franc quartier. Enfin, les mêmes armes étaient en relief au bas de la masse de l’autel, à savoir : en plein du côté de l’évangile, et en alliance du côté de l’épître, avec : d’argent à une fasce chargée de 3 étoiles dont on ne pouvait distinguer ni les m étaux, ni les couleurs ". (A. B.).

l'ancienne église paroissiale de Coatserho, érigée par ordonnance épiscopale du 11 octobre 1948. Il s'agissait, à l'origine, d'un édifice provisoire de plan rectangulaire construit en parpaings ; 

la chapelle Sainte-Geneviève (1561). Oeuvre de l'architecte morlaisien Michel Le Borgne, l'édifice est en forme de "T" (Tau). Le clocher mur en "pi" possède trois chambres de cloches : il est accosté d'une tourelle ronde d'escalier. Le pavage porte la date de 1640. Le retable du maître-autel porte l'inscription "Hervé Le Cotte Fabrique en charge Lan 1727". Un chancel sépare la nef du choeur et porte l'inscription "Faict faire par Ian Laviec lors Gouverneur e metre Guillaume K(er)delant Chapalain de ceste chapelle 1639". Un banc seigneurial était jadis timbré des armes de Michel de Kersulguen et Philippe de Lanloup. La chapelle abrite les statues de sainte Geneviève, la Vierge-Mère et Pietà (transportées au château de Kerozar) et un groupe de sainte Anne (cédé à Landerneau). On y voyait jadis, au-dessus de la porte latérale, les armes de la famille Kersulguen et leur devise "Lesses Dire" ;

la chapelle Notre-Dame de Grâces en Suscinio (vers 1600). La chapelle, fondée par Julien Belin et Françoise Coroller, est bénite le 19 mai 1661. Il s'agit, en fait, d'un édifice de plan rectangulaire de la fin du XVIème siècle, restauré en 1661. Il possède un clocheton à dôme et un clocher provenant de Quimper et remonté au nord près de l'angle Nord-Est. Au niveau de sa base, le clocher porte l'inscription "Ce clocher provient de la chapelle du couvent de la Retraite, rue des Reguaires de Quimper, il y fut édifié en 1882 par maître Jean-Louis Le Naour. Démonté en 1933, il fut transporté à Suscinio en 1938 et élevé ici au cours des années 1947 et 1948 par François Stéphan Père et Fils et Jean-Pierre Coat". Le clocher mur possède un lanternon. La chapelle abrite les statues de sainte Anne, la Vierge, la Vierge-Mère (faïence de Quimper), saint Bernard. On y trouvait aussi jadis un tableau représentant saint Pierre en prison daté de 1656 et signé de Du Pré-Noblet (peintre de Morlaix) et un ex-voto pour la guérison de Françoise Belin ;

l'ossuaire ou la chapelle Saint-Roch (XVI-XVIIème siècle). Elle est sans clocher et située dans l'enclos paroissial de Ploujean. A l'intérieur, se trouve une statue de sainte Marguerite debout sur un dragon ;

la chapelle Notre-Dame de Pitié ou de Bon Secours en Trofeunteuniou ou Trofeunteniou (1958). L'ancien édifice de plan rectangulaire et chevet à pans datait de 1825. Détruite par les Allemands, la chapelle a été reconstruite en 1958 sur des plans de M. Michel. Le clocher mur possède une chambre de cloche. Le chevet a trois pans ;

les ruines de l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Clarté (près de Keranroux, en Ploujean). Un écusson portait les armes d'Alain de La Forest et d'Anne Toupin, sa compagne, sieur et dame de Keranroux en 1534, père et mère d'Yves de La Forest, bailli de Morlaix vers 1550. On y trouve aussi le tombeau avec statue couchée de Gilles de Lanoé ou La Noe, sieur de Couespeur (provenant de l'église de Plounez, près de Paimpol) ;

la chapelle du Coeur Immaculé de Marie en Keranroux (XVIIème siècle). Il s'agit d'une chapelle néo-gothique privée ;

les anciennes chapelles de la paroisse de Ploujean, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Sainte-Barbe (ancienne chapelle privée du château de Kergariou), la chapelle Notre-Dame (située jadis dans le cimetière de Ploujean et détruite en 1809), la chapelle de Saint-Kirio ou Saint-Quirio (dépendant jadis du manoir de Roc'h Gwen) ;

les anciennes chapelles de la paroisse de Coatserho, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Sébastien (située jadis à Troudousten et détruite pendant la Révolution), la chapelle des Capucins (dédiée le 2 août 1618 par l'évêque de Tréguier Pierre Cornulier et détruite vers 1838) ;  

la fontaine de Styvel (1715), située à Coatserho. Elle porte l'inscription "Cette fontaine a esté refaicte agrandie de nouveau lan 1715"

la fontaine Saint-Kirio, située non loin de la chapelle Saint-Kirio. Son eau était réputée guérir les furoncles et les panaris ;

le manoir de Suscinio ou Susciniou ou Chuchuniou (XVI-XVIIème siècle). Le manoir actuel se compose de trois parties construites à des époques différentes. L'arcade de la porte, le corps du logis principal datent du XVIème siècle. Le pavillon et les deux tours (situées face à l'entrée) sont ajoutés vers 1660, par la famille Bellin de La Furtays (ou Furtais). L'aile Ouest, avec sa tour octogonale, est beaucoup plus récente. On y voyait jadis un cadran solaire du XVIIIème siècle qui portait les écussons des familles Chrétien de La Masse et Kerrerault. La chapelle du manoir de Suscinio, fondée par Julien Bellin et son épouse Françoise Coroller, sieur et dame de la Furtays, est bénite le 19 mai 1661 par le recteur de Ploujean, Jean du Parc. On y voyait jadis un tableau ou ex-voto de 1656 (exécuté en reconnaissance d'une guérison de Françoise Bellin, fille de Julien Bellin) : il représentait "une fillette vêtue de blanc agenouillée sur un coussin, entre un saint moine et un personnage nimbé, vêtu à la mode de Louis XIII. Dans le ciel plane une Vierge-Mère entourée d'anges. Ce tableau est signé : DV : PRE : NOBLET : FECIT : 1656". Le petit clocher provient de la chapelle du couvent des Régaires à Quimper : édifié en 1882 par Jean Louis Le Naour, le clocher est démonté par Georges Le Naour en 1933 et transporté à Suscinio en 1936, puis élevé en ce lieu en 1947-1948 par François Stéphan et Jean Pierre Coat. Le domaine passe au XVIIème siècle entre les mains de Jean Crouézé (sieur de la Maillardière), puis d'Alexandre Chrestien (seigneur de la Masse et époux de Louise de Kerrerault), de Marie Etienne Quéméneur, Ploësquellec de Kerprovost (durant la Révolution). Saisie comme bien d'émigré, la terre qui appartenait à la famille Ploësquellec - Kerprovost, est acquise après la Révolution par Charles Cornic - Duchêne ou Cornic - Duchesne (corsaire morlaisien, né à Morlaix le 28 mai 1731) qui y meurt le 12 septembre 1809. A la mort de Charles Cornic, le domaine revient, non sans mal, à Armide de Lange qui le lègue à son fils Charles Alexandre (secrétaire particulier de Lamartine). Le domaine est vendu en 1931 pour 300 000 francs par les héritiers de Madeleine Alexandre (épouse de La Salle) à la famille Corcuff qui le revend à Georges Philippar. La ville de Morlaix en devient propriétaire en 1962 et on y installe alors un lycée agricole qui ouvre ses portes en 1968. Le château est ravagé par un incendie en janvier 1972, puis restauré. A la droite du porche du manoir se trouve une tombe gravée de caractères arabes dont le texte représente une des 21 sourates du Coran, celle de la vache ; 

le château de Roc'h ar Vrini (vers 1870), édifié par Edouard Corbière et son épouse Marie Emilie Puyo. Il devient ensuite la propriété de la famille Aimé Vacher ;

la maison de Kerjannic (XXème siècle), édifiée entre 1906 et 1910 par l'architecte morlaisien Charles Croissant, sur un terrain ayant appartenu jadis à la famille Bescond. Cette demeure devient la propriété en 1920 de madame Morel (épouse de Gaston Morel à partir de 1916 et connue sous le nom de Nina Ricci), puis du colonel André Millet, et son épouse née Bahezre de Lanlay ;

le manoir de Roc'h Gwen (1850). La partie centrale est construite en 1850 par Armand Cloarec, époux d'Emilie Kerzéan. L'édifice devient la propriété d'Anne de Tugny (épouse du vicomte de la Briffe) à partir de 1892. L'aile gauche date de 1892. Propriété de Gaston Corre en 1936. L'aile droite date de 1936 ;

l'ancien et le nouveau manoirs de l'Armorique ou de Kermarqué. Avant le XIVème siècle, les terres de l'Armorique sont la propriété de Charles de Dinan, sire de Montafilant et de Bodister. Ces terres passent au XIVème siècle entre les mains de Jouhan de Dinan (beau-frère de Du Guesclin), puis deviennent la propriété de la famille Foucault de Lescoulouarn, et de François de Goësbriand en 1590. Le domaine devient la propriété des familles Le Minihy de Rumen (vers 1730) et Mauduit du Plessis. Au XIXème siècle, suite au legs de Laure de Masson, épouse de Louis de la Villebiot, le domaine devient la propriété d'Armand de Lugré. Un nouveau manoir est édifié vers 1887 par Armand de Lugré. Le nouvel édifice possède deux tourelles. La fille (Christiane) de Henri de Lugré et de Madeleine de Feydau épouse André de Reffye et les héritiers de ces derniers vendent par la suite le domaine ; 

le manoir de Coat Congar, édifié à l'emplacement d'un édifice du XVème siècle. Du XVème siècle, il ne reste qu'un puits de granit coiffé d'un dôme, s'appuyant sur quatre colonnes. La famille Coetcongar est connue dès 1380 lorsque le seigneur de l'époque épousa une demoiselle de Coatvoult. Les terres appartiennent à Yvon Coetcongar en 1481. Le domaine passe ensuite par héritage à Françoise de Coatcongar qui épouse Pierre Le Chevoir (seigneur de Coadélan), puis à la famille de Lesquélen, à la famille Nouël (vers 1670) et Guy Homon-Kerdaniel (avant la Révolution). On y trouvait jadis un colombier et une chapelle privée déjà en ruine durant la Révolution. L'édifice actuel est construit vers 1832 par Joachim Puyo, époux de Marie-Emilie Homon-Kerdaniel. La fille de ces derniers, Aspasie, épouse Edouard Corbière en 1844, et donne naissance à Edouard Joachim dit Tristan Corbière (illustre poète). Jeanne Zoé Le Bris, nièce de Marie Angélique Homon-Kerdaniel, épouse Félix Le Bon, dont les descendants sont toujours propriétaire du domaine transformé aujourd'hui en parc de loisirs et école d'équitation ; 

3 moulins à eau dont celui de Gohen, Coz et Traon-Nivez ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUJEAN

Levier (Le), sr. de Kerroc'hiou, en Ploujean, — de Penarstang, — de Keranfors et de Kerloassezre, en Plougonven, — de Meshir, — de Keramprévost, — de Coatglaz, — de Kervezec. Blason : D'argent, à la fasce d'azur surmontée d'une merlette de même, comme Cazin, Cosquerguen, Geoffroy, Keraminou, Kergoz et Kerhallic, et accompagnée de trois trèfles de gueules (Guy Le Borgne). On trouve dans cette famille : Jean, sénéchal de Morlaix en 1533. — Jean, gouverneur du château du Taureau, en 1574. — Jean, conseiller au Parlement, en  1588, marié à Françoise de Talhouet de Boisorhant. Aux Etats de Bretagne tenus à Dinan en 1718, Hamon signa les deux premières remontrances du 7 et du 11 août, adressées au Roi. Par suite, il fut impliqué dans la conspiration, dite de Pontcallec (que presque tous les auteurs ont confondue, à tort, avec celle de Cellamare), et incarcéré à Nantes par arrêt de la Chambre royale extraordinaire. Il fut élargi quelque temps après le supplice sur la place du Bouffai du marquis de Pontcallec, de Montlouis, de Talhouët et du Couédic (J. de Kersauson).

Boudin, sr. de Launay, paroisse de Ploujean, — de Lannuguy, paroisse de Saint-Martin-des-Champs, — de Longpré et de Tromelin, paroisse de Plougasnou. « De sable à l'épée d'argent en pal, la pointe en haut surmontée de deux étoiles d'or ». Devise : « Ad sidera tentat ».

Ville de Ploujean - Bretagne Voir Le général Boudin, comte de Tromelin.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier en 1481, on comptabilise la présence de 14 nobles de Ploujean.

Yvon COETCONGAR de Coëtcongar (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GUICAZNOU de Coetgral (160 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Olivier JOURDEN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERGARIOU (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon KERGARIOU (240 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre KERGOURNADECH : défaillant ;

Jehan KERSULGUEN (200 livres de revenu), remplacé par son fils Guyon  : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE FLOCHDU (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MAREC (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MAREC, le vieux : défaillant ;

Jehan MERIADEC (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PAEN (60 livres de revenu), remplacé par Ollivier Gonnery : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume de PENHOET de La Marche (1200 livres de revenu) ;

Yvon PIERRES (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

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