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PLOUJEAN |
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La commune de
Ploujean ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUJEAN
Ploujean vient de "Ploe" et "Jehan" (saint Jean ou saint Jean-Baptiste ou Johan, nom breton, attesté au IXème siècle).
La commune de Ploujean (avec ses deux paroisses : Ploujean et Coatserho) est rattachée du point de vue administratif à Morlaix depuis le 21 février 1959.
Ploujean englobait originellement la paroisse Saint-Melaine de Morlaix, ancien prieuré de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes, fondé dans la première moitié du XIIème siècle. Créée en 1948 (par ordonnance épiscopale du 11 octobre 1948), la paroisse de Coatserho, porte le nom d'un ancien manoir noble, noté Coetserchou en 1301. Cette église dépendait autrefois de l'évêché de Tréguier. Le fief de l'Armorique, propriété de la famille de Dinan, était au XIVème siècle l'un des plus étendus de la paroisse de Ploujean.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Johannis (en 1149-1157), Plejehan (en 1182), Plebs Johannis (vers 1300), Ploejehan (en 1407).
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PATRIMOINE de PLOUJEAN
l'église Notre-Dame de Ploujean (XI-XVème siècle), restaurée au XXème siècle. L'édifice actuel date de plusieurs époques : la nef, avec ses arcades en plein cintre séparées par de lourds piliers, date du XIème siècle ; le choeur, avec ses arcades brisées reposant sur des piliers à chapiteaux, date du XVème siècle ; le clocher Beaumanoir date de 1586. Précédée d'un clocher, la nef, de quatre travées avec bas-côtés, est séparée par un arc diaphragme d'un choeur de deux travées avec bas-côtés. Deux chapelles en ailes, peu débordantes, forment un faux transept ; deux autres font saillies sur les bas-côtés. Le clocher est reconstruit en 1586 (de type Beaumanoir) ainsi que le portail. Les orgues sont du XVIIème siècle. Le baldaquin des fonts baptismaux date de 1660 et porte l'inscription "Fait du temps de Jean Braouézecq et Jean Prigent fabriques 1660" . L'église abrite une Vierge-Mère (provenant de la chapelle du cimetière), une statue de saint Yves et un Crucifix ancien ; | |
l'ancienne église paroissiale de Coatserho, érigée par ordonnance épiscopale du 11 octobre 1948. Il s'agissait, à l'origine, d'un édifice provisoire de plan rectangulaire construit en parpaings ; | |
la chapelle Sainte-Geneviève (1561). Oeuvre de l'architecte morlaisien Michel Le Borgne, l'édifice est en forme de "T" (Tau). Le clocher mur en "pi" possède trois chambres de cloches : il est accosté d'une tourelle ronde d'escalier. Le pavage porte la date de 1640. Le retable du maître-autel porte l'inscription "Hervé Le Cotte Fabrique en charge Lan 1727". Un chancel sépare la nef du choeur et porte l'inscription "Faict faire par Ian Laviec lors Gouverneur e metre Guillaume K(er)delant Chapalain de ceste chapelle 1639". Un banc seigneurial était jadis timbré des armes de Michel de Kersulguen et Philippe de Lanloup. La chapelle abrite les statues de sainte Geneviève, la Vierge-Mère et Pietà (transportées au château de Kerozar) et un groupe de sainte Anne (cédé à Landerneau). On y voyait jadis, au-dessus de la porte latérale, les armes de la famille Kersulguen et leur devise "Lesses Dire" ; | |
la chapelle Notre-Dame de Grâces en Suscinio (vers 1600). La chapelle, fondée par Julien Belin et Françoise Coroller, est bénite le 19 mai 1661. Il s'agit, en fait, d'un édifice de plan rectangulaire de la fin du XVIème siècle, restauré en 1661. Il possède un clocheton à dôme et un clocher provenant de Quimper et remonté au nord près de l'angle Nord-Est. Au niveau de sa base, le clocher porte l'inscription "Ce clocher provient de la chapelle du couvent de la Retraite, rue des Reguaires de Quimper, il y fut édifié en 1882 par maître Jean-Louis Le Naour. Démonté en 1933, il fut transporté à Suscinio en 1938 et élevé ici au cours des années 1947 et 1948 par François Stéphan Père et Fils et Jean-Pierre Coat". Le clocher mur possède un lanternon. La chapelle abrite les statues de sainte Anne, la Vierge, la Vierge-Mère (faïence de Quimper), saint Bernard. On y trouvait aussi jadis un tableau représentant saint Pierre en prison daté de 1656 et signé de Du Pré-Noblet (peintre de Morlaix) et un ex-voto pour la guérison de Françoise Belin ; | |
l'ossuaire ou la chapelle Saint-Roch (XVI-XVIIème siècle). Elle est sans clocher et située dans l'enclos paroissial de Ploujean. A l'intérieur, se trouve une statue de sainte Marguerite debout sur un dragon ; | |
la chapelle Notre-Dame de Pitié ou de Bon Secours en Trofeunteuniou ou Trofeunteniou (1958). L'ancien édifice de plan rectangulaire et chevet à pans datait de 1825. Détruite par les Allemands, la chapelle a été reconstruite en 1958 sur des plans de M. Michel. Le clocher mur possède une chambre de cloche. Le chevet a trois pans ; | |
les ruines de l'ancienne chapelle Notre-Dame de la Clarté (près de Keranroux, en Ploujean). Un écusson portait les armes d'Alain de La Forest et d'Anne Toupin, sa compagne, sieur et dame de Keranroux en 1534, père et mère d'Yves de La Forest, bailli de Morlaix vers 1550. On y trouve aussi le tombeau avec statue couchée de Gilles de Lanoé ou La Noe, sieur de Couespeur (provenant de l'église de Plounez, près de Paimpol) ; | |
la chapelle du Coeur Immaculé de Marie en Keranroux (XVIIème siècle). Il s'agit d'une chapelle néo-gothique privée ; | |
les anciennes chapelles de la paroisse de Ploujean, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Sainte-Barbe (ancienne chapelle privée du château de Kergariou), la chapelle Notre-Dame (située jadis dans le cimetière de Ploujean et détruite en 1809), la chapelle de Saint-Kirio ou Saint-Quirio (dépendant jadis du manoir de Roc'h Gwen) ; | |
les anciennes chapelles de la paroisse de Coatserho, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Sébastien (située jadis à Troudousten et détruite pendant la Révolution), la chapelle des Capucins (dédiée le 2 août 1618 par l'évêque de Tréguier Pierre Cornulier et détruite vers 1838) ; | |
la fontaine de Styvel (1715), située à Coatserho. Elle porte l'inscription "Cette fontaine a esté refaicte agrandie de nouveau lan 1715" ; | |
la fontaine Saint-Kirio, située non loin de la chapelle Saint-Kirio. Son eau était réputée guérir les furoncles et les panaris ; | |
le manoir de Suscinio ou Susciniou ou Chuchuniou (XVI-XVIIème siècle). Le manoir actuel se compose de trois parties construites à des époques différentes. L'arcade de la porte, le corps du logis principal datent du XVIème siècle. Le pavillon et les deux tours (situées face à l'entrée) sont ajoutés vers 1660, par la famille Bellin de La Furtays (ou Furtais). L'aile Ouest, avec sa tour octogonale, est beaucoup plus récente. On y voyait jadis un cadran solaire du XVIIIème siècle qui portait les écussons des familles Chrétien de La Masse et Kerrerault. La chapelle du manoir de Suscinio, fondée par Julien Bellin et son épouse Françoise Coroller, sieur et dame de la Furtays, est bénite le 19 mai 1661 par le recteur de Ploujean, Jean du Parc. On y voyait jadis un tableau ou ex-voto de 1656 (exécuté en reconnaissance d'une guérison de Françoise Bellin, fille de Julien Bellin) : il représentait "une fillette vêtue de blanc agenouillée sur un coussin, entre un saint moine et un personnage nimbé, vêtu à la mode de Louis XIII. Dans le ciel plane une Vierge-Mère entourée d'anges. Ce tableau est signé : DV : PRE : NOBLET : FECIT : 1656". Le petit clocher provient de la chapelle du couvent des Régaires à Quimper : édifié en 1882 par Jean Louis Le Naour, le clocher est démonté par Georges Le Naour en 1933 et transporté à Suscinio en 1936, puis élevé en ce lieu en 1947-1948 par François Stéphan et Jean Pierre Coat. Le domaine passe au XVIIème siècle entre les mains de Jean Crouézé (sieur de la Maillardière), puis d'Alexandre Chrestien (seigneur de la Masse et époux de Louise de Kerrerault), de Marie Etienne Quéméneur, Ploësquellec de Kerprovost (durant la Révolution). Saisie comme bien d'émigré, la terre qui appartenait à la famille Ploësquellec - Kerprovost, est acquise après la Révolution par Charles Cornic - Duchêne ou Cornic - Duchesne (corsaire morlaisien, né à Morlaix le 28 mai 1731) qui y meurt le 12 septembre 1809. A la mort de Charles Cornic, le domaine revient, non sans mal, à Armide de Lange qui le lègue à son fils Charles Alexandre (secrétaire particulier de Lamartine). Le domaine est vendu en 1931 pour 300 000 francs par les héritiers de Madeleine Alexandre (épouse de La Salle) à la famille Corcuff qui le revend à Georges Philippar. La ville de Morlaix en devient propriétaire en 1962 et on y installe alors un lycée agricole qui ouvre ses portes en 1968. Le château est ravagé par un incendie en janvier 1972, puis restauré. A la droite du porche du manoir se trouve une tombe gravée de caractères arabes dont le texte représente une des 21 sourates du Coran, celle de la vache ; | |
le château de Roc'h ar Vrini (vers 1870), édifié par Edouard Corbière et son épouse Marie Emilie Puyo. Il devient ensuite la propriété de la famille Aimé Vacher ; | |
la maison de Kerjannic (XXème siècle), édifiée entre 1906 et 1910 par l'architecte morlaisien Charles Croissant, sur un terrain ayant appartenu jadis à la famille Bescond. Cette demeure devient la propriété en 1920 de madame Morel (épouse de Gaston Morel à partir de 1916 et connue sous le nom de Nina Ricci), puis du colonel André Millet, et son épouse née Bahezre de Lanlay ; | |
le manoir de Roc'h Gwen (1850). La partie centrale est construite en 1850 par Armand Cloarec, époux d'Emilie Kerzéan. L'édifice devient la propriété d'Anne de Tugny (épouse du vicomte de la Briffe) à partir de 1892. L'aile gauche date de 1892. Propriété de Gaston Corre en 1936. L'aile droite date de 1936 ; | |
l'ancien et le nouveau manoirs de l'Armorique ou de Kermarqué. Avant le XIVème siècle, les terres de l'Armorique sont la propriété de Charles de Dinan, sire de Montafilant et de Bodister. Ces terres passent au XIVème siècle entre les mains de Jouhan de Dinan (beau-frère de Du Guesclin), puis deviennent la propriété de la famille Foucault de Lescoulouarn, et de François de Goësbriand en 1590. Le domaine devient la propriété des familles Le Minihy de Rumen (vers 1730) et Mauduit du Plessis. Au XIXème siècle, suite au legs de Laure de Masson, épouse de Louis de la Villebiot, le domaine devient la propriété d'Armand de Lugré. Un nouveau manoir est édifié vers 1887 par Armand de Lugré. Le nouvel édifice possède deux tourelles. La fille (Christiane) de Henri de Lugré et de Madeleine de Feydau épouse André de Reffye et les héritiers de ces derniers vendent par la suite le domaine ; | |
le manoir de Coat Congar, édifié à l'emplacement d'un édifice du XVème siècle. Du XVème siècle, il ne reste qu'un puits de granit coiffé d'un dôme, s'appuyant sur quatre colonnes. La famille Coetcongar est connue dès 1380 lorsque le seigneur de l'époque épousa une demoiselle de Coatvoult. Les terres appartiennent à Yvon Coetcongar en 1481. Le domaine passe ensuite par héritage à Françoise de Coatcongar qui épouse Pierre Le Chevoir (seigneur de Coadélan), puis à la famille de Lesquélen, à la famille Nouël (vers 1670) et Guy Homon-Kerdaniel (avant la Révolution). On y trouvait jadis un colombier et une chapelle privée déjà en ruine durant la Révolution. L'édifice actuel est construit vers 1832 par Joachim Puyo, époux de Marie-Emilie Homon-Kerdaniel. La fille de ces derniers, Aspasie, épouse Edouard Corbière en 1844, et donne naissance à Edouard Joachim dit Tristan Corbière (illustre poète). Jeanne Zoé Le Bris, nièce de Marie Angélique Homon-Kerdaniel, épouse Félix Le Bon, dont les descendants sont toujours propriétaire du domaine transformé aujourd'hui en parc de loisirs et école d'équitation ; | |
3 moulins à eau dont celui de Gohen, Coz et Traon-Nivez ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUJEAN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier en 1481, on comptabilise la présence de 14 nobles de Ploujean.
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Yvon COETCONGAR de Coëtcongar (160 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Jehan GUICAZNOU de Coetgral (160 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
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Olivier JOURDEN (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Jehan KERGARIOU (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Yvon KERGARIOU (240 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Pierre KERGOURNADECH : défaillant ; | |
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Jehan KERSULGUEN (200 livres de revenu), remplacé par son fils Guyon : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Roland LE FLOCHDU (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Jehan MAREC (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Jehan MAREC, le vieux : défaillant ; | |
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Jehan MERIADEC (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Jehan PAEN (60 livres de revenu), remplacé par Ollivier Gonnery : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
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Guillaume de PENHOET de La Marche (1200 livres de revenu) ; | |
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Yvon PIERRES (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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