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LANNION

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La commune de Lannion (pucenoire.gif (870 octets) Lannuon) est chef lieu de canton. Lannion dépend  de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANNION

Lannion doit son nom à la fondation au haut Moyen Age d'un ermitage ("lann", en breton). Il a, semble-t-il, comme éponyme un obscur saint breton Iudon (attesté au IXème siècle, dans les actes de l'abbaye de Redon).

Le territoire de Lannion est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Ploulec'h, Pleumeur-Bodou et Louannec. Au XIème siècle, Lannion est une des châtellenies du comte de Tréguier. 

La première mention datée de Lannion semble être du 4 juin 1163 : bulle du pape Alexandre III pour l'abbaye de Sain-Jacut qui cite l'église du prieuré de Kermaria-an-Draou (Notre-Dame de la vallée): ecclesiam Sancte Marie de Lannion (Anc. év. IV, p. 278). L'église primitive (située au bas de la rue Joseph Morand) n'est pas achevée en 1178 et "l'évêque de Tréguier, Yves Ier accorde des indulgences aux personnes qui contribuent à sa construction" . La paroisse appartient à l'origine à l'église du prieuré de Kermaria-an-Draou, dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut, exerçant une haute justice et qui doit un homme armé à l'ost ducale. L'église est jusqu'au XVème siècle la seule église paroissiale de Lannion (Saint-Jean-du-Baly était alors qu'une chapelle castrale, selon dom Noël Mars : une Bulle de Clément III en 1188 reconnaît la chapelle du château pour dépendance de Saint-Jacut). Un chapelain l'habite au XVIIème siècle. En 1665, le revenu est de 800 livres. En 1678, le temporel du prieuré est affermé 484 livres. Au nombre des biens du prieuré, on trouve : un four public, un moulin à eau de Buzulzo, un droit sur la pêche au saumon... ses revenus sont affermés, il a le droit de haute justice. Le prieuré possède aussi d'autres bien au-delà de la rue de Kermaria dont un cimetière avec droit d'asile (Minihy) confirmé par la duchesse Constance vers 1199 (L. Dubreuil). En 1789 le prieuré est estimé, pour la pierre : 1800 livres.

Lannyon est une paroisse, au diocèse de Tréguier, dès 1283 (Actes des ducs, p. 233). En 1230, une forteresse de pierre existe et elle appartient à Pierre de Dreux dit Mauclerc, souverain de Bretagne. Encore en bon état au XIVème siècle, cette forteresse est ruinée au XVème siècle. Lannion a le titre de ville (villa vocata Lanion) dès 1330 (Procès de Saint-Yves, témoin 22). 

Dès le XIVème siècle, l'activité religieuse du prieuré s'estompe au profit de la chapelle castrale Notre-Dame du Baly (chapelle du château, naguère placée sous le vocable de saint Eloi), qui était, selon un acte de 1188, une dépendance de l'église Sainte-Marie de Lannion et qui devient entre 1624 et 1648 l'église Saint-Jean du Baly. Elle est désignée en 1464 comme "église paroeschialle". C'est non loin de cette église que se dressait l'ancien château ayant appartenu en 1212 au comte Alain d'Avaugour et ruiné dès 1489. En 1506, aveux par G. Guicaznou (chanoine de Tréguier). En 1619, aveux par M. Lhoste. En 1636, aveux par A. Moreau (chanoine de Rennes). En 1683 aveux par Cl. Ferret. 

Le 12 décembre 1345, les Anglais, commandés par Guillaume Bohun, comte de Northampton, tentent en vain de s'emparer de la ville de Lannion, qui est du domaine du duc Charles de Blois. Le 5 décembre 1346, les Anglais prennent la ville par surprise. En effet Richard Toussaints, capitaine anglais, parvient à corrompre à prix d'argent deux soldats de la garnison qui lui ouvrirent un matin l'une des portes de la ville. Richard s'y précipite avec toute sa troupe, surprend les habitants de Lannion pendant leur sommeil, et en fait un carnage affreux. Geoffroy du Pontblanc donne l'alarme et combat vaillamment mais succombe sous le nombre. La ville de Lannion est pillée et la place démantelée. Les anglais, après avoir fait main basse sur tout ce que Lannion renfermait de richesses, évacuèrent la ville et se retirèrent à la Roche-Derrien, alors au pouvoir de Northampton. De Coëtuhan, Rolland Philippe (sénéchal de Bretagne) et Thibaud Méraud (docteur en droit) furent au nombre des prisonniers. Geoffroy de Kerimel et plusieurs autres chevaliers furent tués. Le château de Lannion est fortifié en 1350. En 1351, Guyon de Pontblanc, fils de Geoffroy, prend part au célèbre combat des Trente. Vers la fin août 1356, le duc Charles de Blois fait relever les murailles de Lannion. 

En 1364 est fondé au Porchou par Geoffroy de Kerimel (fils de Geoffroy de Kerimel tué à la prise de Lannion en 1346) et Adeline de Launay (dame de Launay, en Brélévenez), le couvent des Augustins de Lannion. En mai 1375, Edmond d'Angleterre, comte de Cambridge, et Jean de Montfort, lieutenants du roi d'Angleterre en Bretagne, prennent Lannion. Le 4 juin 1381, la place de Lannion, tenue par les Français, est remise à Jean IV, duc de Bretagne. 

Le 16 février 1425, le duc Jean V confisque tous les biens (dont la terre de Lannion) de Jean de Blois et de Marguerite de Clisson, qu'il donne par lettres de février 1438 à son fils Pierre de Bretagne (domaine de Lannion sauf le port) et par lettres du 24 août 1440 à son frère Arthur de Bretagne (terre et châtellenie de Lannion, avec le port). En 1452, par lettres du 20 octobre, le duc Pierre II donne à Jean Trillette, son premier valet de chambre, la terre de Kerpont, près de Lannion, avec ses dépendances et sa juridiction. Le 22 septembre 1457, Arthur, comte de Richemont, connétable de France, étant devenu duc de Bretagne, la châtellenie de Lannion est réunie définitivement au domaine de la couronne ducale. En 1548, Lannion a une garnison, placée sous les ordres des sires de Boiséon et de Coatrédrez. 

Peu après le 6 novembre 1589, Lannion tombe sans combat aux mains des Ligueurs. Le 17 septembre 1591, les Espagnols, alliés des Ligueurs, prennent Lannion et brûlent un tiers de la ville. En 1592/1593 et le 16 mai 1596, Lannion est pillé par les troupes de Guy Eder de La Fontenelle, retranché à Coëtfrec en Ploubezre.

L'unique paroisse de la ville s'appelle Notre-Dame et prend le nom de Saint-Jean du Baly vers 1625. En 1755, le duc d'Aiguillon fait son entrée solennelle à Lannion. Au XVIIIème siècle, le duc d'Aiguillon, alors lieutenant-général du roi en Bretagne, fait construire les quais en 1762-1764. Au début de 1790, Lannion devient chef-lieu de district et de canton. La commune de Lannion s'est agrandie en deux circonstances :

Par l'ordonnance du 11 septembre 1822, elle s'est agrandie :

des villages de Crech-Tanet (en partie) et de la Corderie, les faubourgs de Kerveno et de Portz-an-Prat, précédemment en Brélévenez ; 

du village de Keranstivel et du moulin de Rosalic, précédemment en Ploubezre ; 

le faubourg de Kerampont, les villages de la Villeneuve-Corbin, la Haute-Rive, Rosampont, Saint-Patrice, Trorozec, Kergomar et la Mota, précédemment en Loguivy-lès-Lannion ; 

le pré du Min-Ran et une enclave (convenants Le Duvec, ar Fur, Penhoat, an Amourous et maison Léoc), précédemment en Ploulech ;

Par arrêté préfectoral du 25 avril 1961, Lannion absorbe les communes suivantes :

Brélévenez : ancienne paroisse du diocèse de Tréguier ;

Buhulien : ancienne paroisse du diocèse de Tréguier, réunie à la cure de Lannion en 1426, sous le nom de Buhulyen (Arch. de la Loire Atlantique, B 2980), dite aussi Buzulien en 1719 ;

Loguivy-lès-Lannion : ancienne paroisse du diocèse de Dol, citée comme paroisse sous le nom de Loquivi, dès 1420 (Actes de Jean V, n° 1455) et devenue Loguivy-lez-Lannion (dès 1678) ;

Servel : ancienne paroisse du diocèse de Tréguier sous le nom de Selvell dès 1426 (Arch. de Loire Atlantique, B 2980) ; 

On rencontre les appellations suivantes : eccl. S. Marie de Lannion (en 1163), S. Maria de Lannyon (fin XIIème siècle), Lannyon (en 1212), Lannuion (en 1235), Lannion (en 1262), Lannyon (en 1278), Lannion (en 1294, en 1296), Lanyon (en 1330), Lannyon (en 1330), Lannion (vers 1330). 

Note 1 : au point de vue féodal et judiciaire, la châtellenie de Lannion mentionnée dès 1392 forme une sénéchaussée royale dont le siège est transféré à Lantreguer (Tréguier) par l'édit de Châteaubriant d'octobre 1565, Lannion ne devant garder qu'un juge prévôt royal. Le retour à Lannion a lieu vers 1576 et la cour royale prend alors le nom de "sénéchaussée royale de Tréguier au siège de Lannion". Plusieurs juridictions seigneuriales s'exerçaient jusqu'en 1789 à Lannion, celle de Barac'h (haute justice, à M. Le Pelletier), de Coëtfrec ou Coatfrec (haute justice, à M. Le Pelletier), Kerduel-Créhalsy-Le Faou (haute justice, à M. de Quérisac), Tonquédec (haute justice, à M. de Tonquedec), Boisguézennec ou Bois-Guézennec (moyenne justice, à M. de Trogoff du Bois-Guézennec), Kergomar-Traoudon-La Coudraye (moyenne justice, à Le Mqs. de la Châtre), Cosquer Quellenec (moyenne justice, à M. de Boisrouvré), Runfao ou Runefaou (haute justice, au président de Runefaou), Trevennou-Kerlastre (basse justice, à M. de Carcaradec), Kermaria-an-Draou (haute justice, aux moines de Saint-Jagu), Penlan-Bégard (haute justice, aux moines de Bégard), Launay-Nevet (haute justice, à Mme la comtesse de Coigni ou Coigny),... Les terres nobles dites Kerprigent, Saint-Helavoy, Coëtanroux, Kerbrat, Goazven, Kervoennou, Rosalic et Rosampont dépendaient de la paroisse de Lannion. L'édit donné à Saint-Germain-en-Laye en novembre 1640 établit aussi un siège royal d'amirauté à Lannion. Lannion est ensuite le siège d'un tribunal de district (1790 - an IV), d'un tribunal correctionnel (an IV - an VIII), d'un tribunal d'arrondissement ou de première instance (an VIII - 1958), et d'un tribunal d'instance depuis 1958.

Note 2 : la Maison de Lannion semble apparaître au manoir de Porz-Glaz (Porte-Verte) en Buhulien. Le premier de ses membres est Briand 1er, époux d'Adèle de Kergolay. Jean de Lannion, baron des Aubrays ou Aubrais, issue des Briand de Lannion est, semble-t-il, le seul personnage de cette maison qui se soit occupé véritablement de Lannion. Il agit comme gouverneur de 1625 à 1639.

Note 3 : la commune de Lannion est formée des villages : La Coudraie, Traou-ar-Blacen, Pors-ar-Prad, Coas-Congar, Par-ar-Leur, Beauchamp, Saint-Nicolas, les Ursulines, les Capucins, Feuntruniou, Crec'h-Avel, l'Hospice de Charité, Bouderec'h, Keranstivel, Buzulzo, Kerampont, l'Hospice Sainte-Anne, Poulan Recever, le Duzec, Penanrue, Lamourous, la Lande, Saint-Patrice, Allan, Haute-Rive, la Ville-Neuve Corblin, Trogoloen, Kerovenno, Louardoul, Corderie, Suppli, Mezmeur, Convenant-Bré.

Voir Histoire de Lannion par Ad. Le Nepvou de Carfort (1874) et Lannion sous la Révolution par Maurice Bigot (1906). 

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PATRIMOINE de LANNION

l'église Saint-Jean du Baly (XVI-XVII-XIXème siècle), surnommée Notre-Dame jusqu'en 1625 environ. Cette église a remplacé la chapelle dépendant du château de Lannion et dédiée à saint Eloi. L'église est agrandie à la fin du XVIème siècle, puis au cours du XVIIème siècle, par l'adjonction d'une petite sacristie au Sud-Est. Si l'église primitive n'avait qu'une nef et deux bas-côtés, elle est dès 1580-1590, augmentée latéralement par des chapelles. L'un des piliers de la nef porte la date de 1511. La tour, de plan carré, date de 1519-1548 : elle était en 1643 surmontée d'une flèche de bois revêtue de plomb, frappée par la foudre vers 1758 (cent cinquante huit arbres de la forêt du Poirier, en Landebaëron, 10 000 ardoises et 18 000 kilogramme de plomb avaient été employés à la construction de cette flèche dont la communauté de ville ordonna la démolition en 1760). La sacristie adossée à la chapelle de la Vierge date de 1590. La chaire date du XVIIème siècle. Le chevet portait jadis (avant sa reconstruction) la date de juin 1548. L'orgue est restauré en 1972-1973. Le maître-autel date de 1778 : il possède un tabernacle où est conservée la Sainte Réserve. Derrière l'autel actuel la nef se terminait autrefois par un mur à trois pans, percé de trois fenêtres : ce mur a été détruit et l'édifice a été prolongé par un choeur, lors des rénovations de 1902-1904. La maîtresse vitre date de 1904. Les vitraux des pignons datent de 1926-1930. Le pilier creux, muni d'un escalier et situé en haut de la nef, permettait jadis d'accéder à un jubé, aujourd'hui disparu. Le cadran solaire, apposé sur la façade sud de l'église, date de 1668 ; 

l'église Saint-Yves (1985), inaugurée le 22 décembre 1985 et oeuvre des architectes Philippe Delvaux et Albert Le Corre. Cette église remplace l'ancienne chapelle Saint-Roch (XV-XVIème siècle), détruite par un incendie en 1983 dans la nuit du 19 au 20 décembre ;

la chapelle Saint-Dourien ou Thuriau (XVème siècle). Elle est de forme rectangulaire et a été reconstruite en 1757. Le clocher mur possède une chambre de cloche ;

la chapelle Saint Nicodème. Elle est de forme rectangulaire et a été restaurée vers 1760 avec réutilisation d'éléments de la fin du XIVème siècle ou du début du XVème siècle. Le clocher mur possède une chambre de cloche. Elle a été récemment restaurée par la famille Roquefeuil ;

la chapelle Sainte-Anne (1900), dernière chapelle des Augustines (Hospitalières de la Miséricorde de Jésus) qui s'installèrent à Lannion en 1667. A une époque que nous ne saurions préciser, un sire des Aubray, protégé par sainte Anne dans un combat, fit élever, dit la légende, une chapelle au faubourg de Kerampont, appartenant jadis à la paroisse de Loguivy-les-Lannion (enclave de l'évêché de Dol). Au XVIIème siècle, cette chapelle était déjà flanquée de bâtiments consacrés au soulagement des malades sous le nom d'Hôtel-Dieu. Deux pères capucins firent don de saintes reliques apportées par eux de Rome. Le bras de transept est orné de trois niches aveugles et deux baies en plein cintre éclairent l'édifice. L'ancienne chapelle de l'hôpital, consacrée à sainte Anne, avait été désaffectée et occupée par une ferronnerie d'art. Les anciens bâtiments du XVIIème siècle possédaient des baies surmontées de frontons cintrés ou triangulaires. Une nouvelle chapelle, consacrée à sainte Anne, a été construite dans l'hôpital à la fin du XIXème siècle ; 

la chapelle Saint-Joseph (4 mai 1936), qui a remplacé la chapelle des Capucins (1624). La chapelle a été construite en 1936-1937 par James Bouillé (1894-1945) et les membres de l'Atelier Breton d'Art Chrétien : elle se trouve à l'entrée de l'Institution Saint-Joseph. Le mur sud date de 1624. Le bénitier date de 1630. A cette chapelle ont collaboré le peintre Xavier de Langlais (décoration de la crypte en 1937 et "Chemin de Croix" peint sur toile marouflée en 1938), le sculpteur Jules Charles Le Bozec, le maître verrier Paul Rault, le brodeur d'ornements Alain de Lorgeril et l'orfèvre Paul Désury. Les cloches, installées en 1947, sont celles de l'ancien petit séminaire de Tréguier. Les reliques du chanoine Thépault de Rumelin, fondateur du séminaire de Tréguier en 1654, se trouvent dans la crypte de la chapelle depuis 1948 ;

la chapelle Notre-Dame des Fontaines (1976) ;

la chapelle Saint-Elivet (XVème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée ;

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, aujourd'hui disparue et qui s'élevait jadis sur l'emplacement du vieux cimetière. Cette chapelle relevait de la commanderie de Brélévenez ;

le couvent et la chapelle Sainte-Anne (1672). L'hôpital Sainte-Anne ou l'Hôtel-Dieu primitif aurait été fondé par la famille de Kergomar qui a apposé ses armoiries (en 1630). Il était alors situé sur la paroisse de Loguivy, enclave de l'évêché de Dol au coeur de l'évêché de Tréguier. L'édifice aurait beaucoup souffert des guerres de la Ligue (vers la fin du XVIème siècle). Dans la deuxième moitié du XVIIème siècle, il se présentait comme un bâtiment en pont de bois, jouxtant une petite chapelle dédiée à Sainte Anne. Ce bâtiment renfermait deux salles des pauvres et longeait la rue de Kérampont. L'ensemble devient ensuite la propriété des Augustines ou Hospitalières de la Miséricorde de Jésus. En février 1667, cinq religieuses hospitalières venues de Quimper, prennent possession de cet hospice et de ses dépendances. Il s'agit de la Mère Corentine de Kermena de la Mère de Dieu (élue supérieure), de soeur Catherine Saubageau de la Sainte Vierge (assistante), de soeur Marie Le Lay de Saint Françoise d'Assise (hospitalière), de soeur Marie Anne Vaz de Sainte Agnès (dépositaire), et de soeur Renée Mauricette le Gouz de Trorozec (novice). Entre 1667 et 1672, elles restaurent et agrandirent les bâtiments grâce aux largesses de plusieurs bienfaiteurs, parmi lesquels figurent les familles de Trémaria, de Kerisac, Esnault, de Kermenou, de Carcaradec, de Rumédon, de Trogoff, de Pors-an-Parc et de Kergomar. Un prêtre, l'abbé Corentin de Kermeno de Plivern (cousin de la supérieure) prend la direction de l'établissement et y consacre sa fortune personnelle. Il en reste l'aumônier jusqu'à son décès en 1716. A sa mort en 1716, il avait offert 13 448 livres de dons ponctuels, 935 livres de rentes annuelles et perpétuelles, et laissa aux religieuses un héritage testamentaire de près de 6 000 livres. Il est enterré dans la chapelle Sainte-Anne (sa tombe est transférée en 1900 dans la nouvelle chapelle tandis que sa plaque funéraire d'origine est dans l'Avant-Choeur). Un autre bienfaiteur dont la plaque funéraire est aussi dans l'Avant-Choeur, est l'abbé Nicolas Saluden de Trémaria (1621-1674). Le nouvel établissement est reconnu par le Roi et le Parlement en 1673. Au XVIIème siècle, l'hôpital dépend de l'évêché de Dol dont l'abbé de Kermeno est le vicaire général (sa tombe se trouve dans la grande chapelle). En 1712, le domaine de la couronne concéda au couvent de Sainte-Anne, en toute propriété, une fontaine dite "Feunteun-an-Nech", située au haut de la Lande de Justice, entre les patibulaires et la croix de la Haye. L'eau de cette fontaine arrivait jusque dans l'intérieur du monastère et servait à tous les besoins jusqu'en 1733. En 1753, on commença la restauration de la chapelle conventuelle, et en 1767 celle des bâtiments de l'Hospice. Durant la terreur les Soeurs sont emprisonnées à Tréguier, mais l'hôpital leur est rendu en 1805. Il sera reconstruit sous le second empire et inauguré le 23 octobre 1866. Au cours des XIXème et XXème siècles, il est agrandi. La grande chapelle est élevée à la gloire de Sainte-Anne et inaugurée le 27 juin 1900. Désaffectée à la fin du XIXème siècle, l'ancienne chapelle est louée en 1935 à un ferronnier, avant d'être reprise par les religieuses pour y installer un foyer de jeunes travailleurs. A partir de décembre 1975 l'hôpital est transféré dans les nouveaux bâtiments près du manoir de Kergomar qui deviendra alors une maison de retraite. Une partie des bâtiments du monastère va être transformée en foyer pour personnes âgées, et une autre partie en logements pour personnes valides. En juin 2003, la Communauté Sainte-Anne met en vente son patrimoine et le conseil municipal de l'époque, décide d'acquérir le 28 juillet 2003 le monastère pour 2,5 ME. L'édifice est destiné à héberger une médiathèque et une maison de retraite médicalisée de 100 lits ;

le couvent des Ursulines (1667 - 1690), situé au n° 23, rue Jean Savidan. La chapelle dédiée à la Sainte famille date de 1667. Les premières religieuses Ursulines arrivent à Lannion le 13 janvier 1659. Le couvent connaît son âge d'or au XVIIIème siècle. L'ordre des Ursulines, religieuses enseignantes non cloîtrées, est fondé au XVIème siècle à Breschia par la religieuse italienne Angèle Merici. L'ordre essaime très vite en dehors de l'Italie. On compte  en France jusqu'à 300 monastères d'Ursulines dont une trentaine en Bretagne, rattachées à la branche de Bordeaux de l'Ordre. Vers 1651, l'accord de la ville de Lannion est donné pour l'implantation d'un monastère d'Ursulines ; le procureur du roi Maurice Calloët de Keranvelec, dont une fille est religieuse ursuline à Saint-Brieuc, a fait le voeu d'ouvrir un couvent à Lannion pour rapprocher sa fille de sa famille. Il faut pourtant attendre le 13 janvier 1659 pour que le projet se concrétise. La chapelle du couvent n'est dédicacée que le 8 décembre 1667 à la Sainte Famille. Le reste des bâtiments n'est achevé qu'en 1690. Les difficultés viennent de la rivalité des deux juridictions ecclésiastiques Saint-Brieuc et Tréguier. Benjamin Jollivet (XIXème siècle) prétend que l'établissement des Ursulines aurait été fondé vers la fin du XVIIème siècle, par M. de Kerisac, veuf sans enfant d'une demoiselle de Trémaria, enterrée, ainsi que son père, dans l'église de Sainte-Anne à Kerampont. L'acte de fondation indiquerait que le corps de M. de Kerisac serait enterré dans le choeur de l'église des révérendes mères Ursulines, où fut inhumée également le 17 décembre 1707, Mme de Kerduel, veuve de M. de Kerduel (héritier principal de M. de Kerisac). Le cloître date de la fin du XVIIème siècle et les cinq niches de la façade abritaient à l'origine des statues de la Sainte Famille (en pierre de Caen) qui se trouvent maintenant dans l'église Saint-Jean-du-Baly (hormis celle de l'Enfant Jésus, disparue au cours du transfert). Durant la Révolution, la nef de la chapelle sert d'entrepôt à fourrage, et le choeur, de tribunal. Le catéchisme y est professé jusqu'en 1930. Les autres corps de bâtiment ont servi de gendarmerie, puis de prison et de collège municipal ;

le couvent des Capucins (1628-1633). Par contrat en date du 17 avril 1622, Pierre de Coatrédrez, chevalier de l'ordre du roi, donne aux pères Capucins un emplacement (du nom de Crechplach) où ils bâtirent leur couvent quelques années plus tard ;

le calvaire (1870) située près de l'église Saint-Jean du Baly. Ce calvaire est l'oeuvre d'Yves Hernot. Sculpté dans un seul bloc, il avait été réalisé pour l'Exposition universelle de 1867, à Paris. Il est érigé en 1870 sur le parvis de l'église et a fait l'objet d'un restauration en 1905 ; 

la croix (XVème siècle) située sur le placitre de la chapelle Saint Nicodème. La croix du Christ est orientée à l'est. Il manque le corps du crucifié. Sur le socle, se trouvent deux blasons effacés ; 

la croix (XVII-XVIIIème siècle) située devant le portail ouest de la chapelle Saint-Roch. Le Christ, à l'est, et la Vierge, à l'ouest sont très stylisés et gravés sur un fût monolithe. Le socle porte la trace d'un cartouche, à l'ouest ; 

la croix de Run ar Voas (XXème siècle), située dans une propriété privée. Le Christ en bronze noir est orienté au sud ;

la croix de carrefour à Garren C'hlas-Kernéguès (XVIème siècle). La croix à fût octogonal est orientée au nord ;

le château de Kerivon (1724). Le colombier comporte, à l'intérieur, 875 boulins ;

le manoir de Trorozec et sa chapelle (vers 1664), situés dans le bas de la vallée du ruisseau de Saint-Patrice. Les premières mentions de Trorozec remontent en 1426 : Alain Hamon est alors métayer de Rolland Droniou à Tnou Rosec (Trorozec). La seigneurie possède "fié, jurisdictions, fermes droicts, rentes et droits de quintaine, coustumes de foire de la ville de Lannyon et autres debvoirs deluz à raison de la prévosté de Tnourosec, prééminence escussons et monumens tant es esglises de la ville de Lannyon que en l'église parochale de Loch-Yvy" (archives dép. E2889 et 2891). Trorozec est aussi le siège d'une prévôté. Après la Révolution, la famille de Miniac (en la personne d'Armand-Marie de Miniac, né  en 1768 et petit-fils de Guy-Jean de Miniac, avocat et procureur au Parlement de Bretagne) se rend acquéreur de Trorozec. Le manoir passe en 1860 entre les mains d'Armand Christophe Mériadec de Miniac, capitaine de vaisseau. Il est restauré entre 1872 et 1895 par Marie de Miniac. Puis devient la propriété d'André Théophile de Miniac et d'Hervé de Miniac, dernier propriétaire du manoir ;

l'ancien manoir de Kervégan ;

le manoir de Langonavel (XVIème siècle), situé au n° 15 bis, rue de Kérampont. Il possède une façade en pan de bois décoré et développait jadis une double fonction, défensive et commerciale. L'accès se fait par une tour d'escalier, située dans la cour ;

le manoir de Crech-Ugien, ancien hôtel Saliou de Chefdubois, situé au n° 28, place de Marchallac'h. Il a abrité l'administration du district (1790 - an III). Il abrite au XVIIIème siècle la famille Thomé de Keridec. Le 14 janvier 1811, Grégoire Desaulnay (bibliothécaire de Louis XVI) y décède. De 1833 à 1895, sur décision de l'abbé France, curé de Lannion, le manoir abrite le presbytère ;

une maison (XVIIème siècle), située au n° 3, rue Geoffroy-du-Pontblanc ;

une maison (XVIème siècle), située au n° 3, rue Emile-le-Taillandier ;

la maison des Chapeliers (XVIème siècle), située au n° 29, place du Général-Leclerc ;

deux maisons (XVIème siècle), situées aux n° 21 et 23, place du Général-Leclerc ;

deux maisons (XVIème siècle), situées aux n° 1 et 3, rue des Chapeliers ;

une maison (XVIème siècle), située au n° 5, rue Emile-le-Taillandier ;

deux maisons à pans de bois, située au n° 20, rue des Capucins ;

l'hospice de Kergomar (XVIème siècle), précédemment château de la famille de Kergariou ;

l'hôtel de Ville (vers 1865), situé place du Général-Leclerc. Il remplace un ancien édifice ayant servi d'auditoire. Une prison, accolée à l'arrière de l'auditoire, avait été construite en 1615 ;

l'ancienne auberge de la Porte de France (XVIIIème siècle), jadis relais de la poste aux chevaux et située au n° 5 rue Jean-Savidan. Le relais de poste sera exploité jusqu'en 1881, date de l'arrivée du chemin de fer à Lannion ;

la fontaine (1733), située en contrebas de la chapelle Saint-Nicodème. Cette fontaine a été restaurée en 1970 et en 1987. On y trouve l'inscription suivante "Fontaine dédiée à l'honneur de Saint Nicodemme par ordre de Messire Le Chevaillier Recteur et icy faite par le Ct Dy Huon et Monsieur Geldon"

la fontaine Saint-Roch (XVIème siècle). Cette fontaine a été construite à la demande des comtes de Lannion et fait l'objet de processions vers le saint protecteur de la peste (Saint Roch est né vers la fin du XIVème siècle). Elle a été restaurée en 1969 et en 1985 ;

la fontaine ferrugineuse dite du Duc d'Aiguillon. Cette fontaine, qui existait déjà au XVI-XVIIème siècle, est restaurée en 1807. Le duc d'Aiguillon en a apprécié les vertus curatives entre 1759 et 1764 ;

la fontaine de Roz ar Moal, située rue des Frères Lagadec ;

la fontaine privée, située rue des Fontaines, entre les numéros 14 et 16 ;

la fontaine de Kergormar (XVIème siècle). Elle est composée de trois vasques circulaires, portées par une colonne de section carrée ;

la fontaine de Croas Ru, située route de Tonquédec. Elle alimente un lavoir ;

la fontaine (1858), située dans l'Allée du Tribunal ;

l'institution Saint-Joseph, installée dans les anciens locaux de l'école privée des Frères de l'Institution Chrétienne qui avait fonctionné de 1833 à 1903 (date de fermeture). Le bâtiment est vendu en 1906 et acheté par Mlle Isabelle de Kergariou (pour la somme de 27 000 francs) pour le compte du chanoine Thos. Les plans de la nouvelle Institution sont dressés par l'architecte M. Lageat. Le 16 mars 1907, l'Institution Saint-Joseph est ouverte et les cours démarrent le 25 avril 1907 avec 195 élèves ;

10 moulins dont le moulin à vent de la Trinité, et les moulins à eau du Pré, de St Elivet, de Rossalic, de Kergomar-Huellon, de Coatfrec, Larc'her, et un moulin à tan ;

A signaler aussi :

le menhir de Saint-Patrice (époque néolithique) ;

les halles de Lannion. Les premières halles de Lannion ont vu le jour au Moyen-Age (situées place du centre) et ont été reconstruites en 1697, sur l'ordre de l'intendant de Bretagne Louis Béchameil de Nointel. Ces halles étaient propriété privée d'un noble qui disposait d'un privilège royal qui l'autorisait à percevoir les droits de hallage en échange de l'entretien des bâtiments. Les halles ont appartenu à la famille Le Gualès de 1688 à la Révolution. A noter que d'autres lieux stratégiques de la ville de Lannion appartenaient à la famille Le Gualès en plus des Halles : le moulin, le four et les poids du Roi. La loi du 15 mars 1790 supprime le privilège royal en interdisant la perception des droits de hallage pour les particuliers. En 1822, la commune de Lannion rachète les halles pour 10 000 F de l'époque. A noter que de nouvelles halles vont fonctionner sur la Place du Centre (à l'emplacement du Crédit Mutuel de Bretagne) tout au long du XIXème siècle. Les halles sont démolies en 1832 et c'est en 1905 (réunion du 16 novembre 1905, commission composée des conseillers municipaux M. Arzur et M. Prigent ainsi que de l'architecte M. Lageat) que la commune de Lannion décide de construire les halles que l'on connaît aujourd'hui. Les plans et devis (dépenses évaluées à 17 980 F) sont soumis au Conseil Municipal par M. le maire Joseph Morand le 10 mai 1906. Les travaux de la charpente en zinc et de la couverture en verre sont confiés à l'entreprise Meunier de Saint-Brieuc moyennant un prix de 12 000 F. Les travaux sont confiés à l'entreprise lannionnaise Kerambrun. L'inauguration des halles de Lannion initialement prévue le 15 octobre 1907, aura finalement lieu le 1er novembre 1907. Des modifications sont apportées le 14 novembre 1907 sur plaintes de commerçants : on décide alors d'entourer les nouvelles halles d'une clôture fermée. Les halles sont restaurées en 1998 (coût des travaux : 2,9 millions de francs dont 2 millions pour la restructuration et 900 000 francs pour l'aménagement extérieur) ; 

les fondations du pont de Kermaria (époque gallo-romaine). Le pont de Kermaria porte le nom du prieuré qui se trouvait à proximité au Moyen Age. Démoli en 1880 puis reconstruit ;

le pont Saint-Anne, du nom du monastère voisin ;

le pont de Viarmes ;

l'ancien hospice de la Charité, desservi jadis par les filles du Saint-Esprit et situé au bas du chemin dit de la Retraite ;

l'ancienne maison de la Retraite (XIXème siècle), édifiée jadis au sud de Lannion (à mi-côte de la colline de Crec'h-Aven) sur un terrain donné par Mlle de la Fruglaye. C'est M. de La Mennais, le vénérable fondateur des Frères de l'Instruction chrétienne, qui proposa à la congrégation de la Retraite de Quimperlé de s’établir à Lannion, sur la demande de Mlle Marie de la Fruglaye, qui donnait un terrain, à la condition de joindre l'oeuvre de l’éducation des enfants à celle des retraites. Après quelques hésitations, à cause des dépenses que cette fondation allait entraîner, l’offre fut acceptée, et en 1836 quelques religieuses partirent de Quimperlé avec Mme de Kertanguy pour établir la maison de Lannion. C’est alors que la supérieure générale proposa l’émission des voeux dans la congrégation. Beaucoup d’associées acceptèrent ; mais beaucoup d’autres et surtout les anciennes s’y refusèrent. Pour tout concilier, il fut résolu d’un commun accord, avec l’autorisation des évêques de Quimper et de Saint-Brieuc, que celles qui voulaient faire des voeux se grouperaient à Lannion, autour de Mme de Kertanguy, et que les autres garderaient leur liberté et choisiraient une autre supérieure générale. Outre les voeux, la maison de Lannion admit deux séries de professes : les religieuses de choeur et les soeurs converses. L’institution primitive de Mlle de Francheville se transforma de cette manière en une congrégation strictement religieuse. Cette amélioration attira de nombreux sujets dans la maison, et bientôt l’on songea à faire une nouvelle fondation (J. M. Le Mené) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANNION

Maison de Lannion : En 1363, Briand de Lannion se signale à la prise de Nantes sur les Anglais par Bertrand Du Guesclin. Charles V, en récompense de sa belle conduite, le nomme gouverneur de Montfort et capitaine d'une compagnie d'ordonnance. Briand de Lannion eut de son mariage avec Marguerite de Cruguil un fils nommé Jean, qui épousa Anne de Languoes, qui lui donna un fils qui fut marié à Guyonne de Gresy. Celui-ci eut trois fils : Jean II, Olivier et Yves. Jean de Lannion avait épousé Hélène de Clisson de laquelle il eut un fils nommé François de Lannion, qui épousa Françoise Lots, qui lui donna François. François épousa Julienne Penard, de laquelle il eut deux fils  : Claude de Lannion et Jean, seigneur des Aubrais ou Aubray, époux d'Hélène de Pontcallec dont la branche est éteinte. Claude de Lannion épousa Renée de Quélen, dame du Vieux-Châtel, de laquelle il eut un fils nommé Pierre de Lannion qui épousa Renée d'Aradon. De ce mariage est issu Claude (deuxième du nom), comte de Lannion, baron du Vieux-Châtel, gouverneur des villes de Vannes, d'Auray et de Lannion en 1659. Il contribua à la fondation des Capucins de Lannion en 1633. Claude de Lannion épousa en premières noces Thérèse Huteau de Cadillac dont l'aîné des enfants fut Pierre qui épousa Echallard de la Mark, le second fils fut tué en 1704 au combat de Malaga, le troisième fils était abbé de Lannion, et six filles dont l'aînée épousa M. de Carcado et les cinq autres furent religieuses. Claude prit en secondes noces Jeanne Françoise de Belingan qui lui donna François Armel de Lannion. Pierre, comte de Lannion eut de son mariage avec Françoise Echallard de la Mark : Anne Bretagne de Lannion (colonel du régiment de Saintonge et brigadier des armées du roi), Jean Baptiste Pierre Joseph (chevalier de Malte et colonel du régiment de Lannion), Hyacinthe François (vicomte de Malestroit), Julie Françoise, épouse du marquis du Châtel (colonel de régiment) et Eléonore, chanoinesse (comtesse de Munstrehilshem). Anne Bretagne, comte de Lannion épousa Françoise de Mornay (fille unique de Louis, comte de Mont-Chavreil et lieutenant général des armées du roi, gouverneur des villes et château d'Aras) de laquelle il eut plusieurs enfants, lesquels ne furent succédés que par des filles, de sorte que le nom de Lannion se trouve éteint.

La seigneurie de Launay Nevet ou Launay-Brélévenez était au sieur marquis de Nevet. Elle s'étendait sur Brélévenez-Le Rusquet et sur Trégastel. Elle possèdait une haute justice avec patibulaire à quatre piliers, se dressant au bord du chemin qui mène de Lannion à Tréguier. Propriété successive des familles Névet (Jean Névet, décédé avant 1652, et son épouse Bonaventure du Liscoët) et Henry en 1681. Propriété en 1767 de Marie Thérèse Josèphe Corentine de Névet (fille de Malo, marquis de Névet, et veuve de Jean Antoine François de Franquetot, comte de Coigny) et en 1786 de Céleste Félicité Baude de Saint-Père (épouse de Pierre Marie Fidèle de Boisgelin, seigneur de Kersa).

Les seigneuries de Querduel (ou Kerduel), du Faou et de Crechalley (ou Crec'hasly ou Créhalsy) étaient au sieur de Kerizac (ou Quérisac) Hingant. La seigneurie du Faou, avec haute, moyenne et basse justice, était située à Servel. Elle était unie à Kerduel et Crechalley situées en Pleumeur-Bodou. Kerduel (qui exerçait jadis une haute justice avec patibulaire à quatre piliers (1627)), a été unie à Crechalley (qui possédait une haute justice, attestée dès 1520) par lettres patentes du roi Henri III en 1579. Kerduel est la propriété de la familles Kerduel (Yvon de Kerduel et Olive de La Roche-Huon en 1396), puis de la famille Hingant (vers 1426, grâce au mariage de Catherine de Kerduel avec Raoul Hingant, seigneur de Keringant).

La seigneurie de Runefaou (ou Runefau ou Runfao), située en Ploubezre, était au comte de Runefau. Cette seigneurie, qui portait le titre de châtellenie, est issue en juveigneurie de la vicomté de Tonquédec. C'est au XIIIème siècle que Runefau est détachée de Tonquédec au profit d'une cadette de cette maison ayant épousé Geffroy de Dinan-Montafilant. Cette seigneurie possédait une haute, moyenne et basse justice. Les seigneuries de Kerhuel-Kerbériou et Lanascol (à Ploumilliau), celles de Coatrédrez, Kergrist et Kerninon sont inférieures à Runefau, ainsi que celles de Guerguiniou, Keranglas, Kerbuzic et Kerdu-Raison en partie. Propriété de Marie de Dinan, fille de Rolland et de Thomasse de Chateaubriand (en 1340) qui épouse Jean de Coatmen. Françoise de Dinan épouse Jean de Proisy, baron de La Boue, qui reçoit Runefau en usufruit. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Jean de Laval (en 1525), Philipette de Montespédon (épouse de Charles de Bourbon), Guy III de Scépeaux, Gondy, Boiséon, l'Escu (en 1689), Le Prestre (en 1782).

La seigneurie de Porteverte (ou Pors Glaz) était au sieur de Quercaradec (Kergaradec) Rogon. Elle se trouvait à Buhulien et elle est attestée en 1615. La seigneurie appartient en 1535 à François de Lannion. Annibal Louis Rogon (seigneur de Kersalliou, Porzjélégou en Saint-Michel-en-Grève, Carcaradec, Trévénou-Kerlastre) possède la Porte-Verte en 1756.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 17 nobles de Lannion (il y avait 7 nobles en 1426) : 

Gilles de CRESOLLES de la Villaudussur (70 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Tudual DRONIOU (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Prigent DU TERTRE (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Yvon DU TREVOU (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HENRIOT (60 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERBUZIC (70 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

LA MEGUEN (fille de Rolland La Meguen. Mariée à Yvon COZ) ;

Guillaume LE CANABER (50 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE MECGUEN (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LE ROUX (40 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LOZ de Coetgourchan (60 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MENGUEN : défaillant ;

Alain NOEL (15 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain OLLIVIER (35 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre ROBERT (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; 

Jehan ROCHFRAN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; 

Yvon TRONCZON (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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DIVERS

LES MAIRES DE LANNION

. DE LESSIMPER COUPPE

. SAINT HUGEON LE BOURVA

. DE TROGUIREC LE PONCIN

. DE KERPRIGENT RIOU

. DE TROGUIREC LE PONCIN

. SAINT HUGEON LE BOURVA

. DE MESHIR LE BRICQUIR

. JOUET

. LE BRICQUIR DU MESHIR Pierre Jean

. DE KERINOU Marie Daniel

. COUPPE (DE KERVENNOU)

. BAUDOIN (DE MAISON BLANCHE)

. DANIEL (DE KERINOU) Pierre Marie

. BOBONY Simon François

. LE COAZIOU Jean-François

. DEMINIAC Armand Marie

. LE FEYER Joseph

. BRICHET Daniel Epiphane

. CHAUVIN François Marie

. LE COAZIOU Jean-François

. DANIEL (DE KERINOU) Pierre Marie

. ROBIOU DE TROGUINDY Jean Marie

. GREGOIRE GUERMARQUER Louis

. STEPHAN René

. ROBIOU DE TROGUINDY Jean-Marie

. HUON Pierre-Marie

. RAOULT Jean Marie

. ROUSSEL

. LE ROUX François Xavier

. RAOULT Jean Marie

. LE ROUX François Xavier

. DEPASSE Emile

. TOUSSAINT Adolphe

. TURQUET Théodore

. DARNAL Marc

. LE ROUX

. HUON Pierre

. DEPASSE Emile

. LE TAILLANDER Emile

. DEPASSE Emile

. LE TAILLANDER Emile

. HUON DE PENANSTER Charles

. DERRIEN Henri

. DERRIEN Emile

. SOISBAULT Marcel

. MORAND Joseph

. SOISBAULT Marcel

. DE KERGARIOU Edgar

. COLVEZ Charle

. MORAND (docteur)

. LE BOURDON Isidore

. NOGUES Gabriel

. MARTEL Henri

. BLANDIN Henri

. MARZIN Pierre

. JAGORET Pierre

. NEDELEC Yves

. GOURIOU Alain

09.01.1762 - 31.12.1762

01.01.1763 - 10.03.1766

10.03.1766 - 05.08.1768

05.08.1768 - 15.12.1769

15.02.1769 - 01.05.1770

01.05.1770 - 24.08.1772

14.08.1772 - 08.10.1774

08.10.1774 - 1776

1776 - 28.12.1787

28.12.1787 - 01.02.1790

01.02.1790 - 05.11.1791

05.11.1791 - 21.12.1792

21.12.1792 - 1795

06.02.1795

31.05.1800

07.09.1800

17.04.1807 - 09.07.1808

19.07.1808 - 24.08.1808

14.08.1808 - 02.01.1809

02.01.1809 - 13.12.1813

13.12.1813 - 17.03.1815

17.03.1815 - 04.04.1815

14.04.1815 - 14.06.1815

14.06.1815 - 28.08.1815

18.08.1815 - 29.11.1822

19.11.1822 - 04.08.1830

04.08.1830 - 29.04.1834

29.04.1834 - 16.06.1834

16.06.1834 - 10.11.1834

10.11.1834 - 10.10.1838

10.10.1838 - 26.07.1839

26.07.1839 - 13.09.1849

13.09.1849 - 15.12.1849

15.12.1849 - 31.12.1849

31.12.1849 - 08.05.1852

08.05.1850 - 10.02.1852

10.08.1852 - 13.06.1855

13.06.1855 - 03.10.1870

03.10.1870 - 01.06.1871

01.06.1871 - 09.02.1876

09.02.1876 - 20.05.1888

20.05.1888 - 15.05.1892

15.05.1892 - 19.11.1903

19.11.1903 - 10.11.1904

10.11.1904 - 14.04.1905

14.04.1904 - 05.02.1911

15.02.1911 - 18.05.1929

18.05.1929 - 05.06.1943

08.07.1943

08.08.1944

30.10.1947

07.02.1950 – 1960

10.05.1960

04.05.1965

mars 1971

mars 1977

mars 1983

mars 1989

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