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BRELEVENEZ |
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La commune de Brélévenez ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BRELEVENEZ
Brélévenez est composé des deux mots celtiques « bre levenez », dont la signification littérale est « mont joie » ou « montagne de la joie ». La commune de Brélévenez doit cette dénomination à sa situation sur une colline élevée.
Brélévenez est un démembrement de la paroisse primitive de Pleumeur-Bodou (la partie ouest de Brélévenez) et de la paroisse primitive de Louannec (la partie est de Brélévenez). Brélévenez est mentionnée comme paroisse dès 1330 (procès de canonisation de Saint-Yves). La commune de Brélévenez est annexée à Lannion en 1961.
Le 27 mars 1351, Huon de Saint-Yvon, né dans la paroisse de Brélévenez participe avec Robert de Beaumanoir au combat des Trente. Le 28 octobre 1597, des volontaires commandés par Villechapin, abbé de la confrérie des tisserands de Brélévenez affrontent La Fontenelle et ses hommes. Villechapin est tué dans ce combat.
Avant la Révolution, la paroisse de Brélévenez relevait du roi ; elle dépendait de l'évêché de Tréguier et avait Lannion pour subdélégation et pour ressort. La cure était à l'ordinaire.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Brelevenez (en 1330), eccl. de Rusque alias Brellevenez (fin XIVème siècle), Brelevenez (en 1394).
Note : la commune de Brélévenez est formée des villages : Leurgam, Goasvoen, Traou-ar-Prad, Kerampoudou, Saint-Roch, Saint-Pierre, Poulhay-Huellan, Poulhay-Isellan, le Hingard-Isellan, Couvent-Dauphin, Pouldiguay, Saint-Hugeon, Kerian, Kerabin, Kerevoan, Mezmeur, le Cruguil, Kerbodec, Lan-ar-Moudet, le Launay, Norvalin, Poularden, Poul-an-Asen, Coat-Isach, Crec'hlan-Bras, Pouldu, le Cozquer, Guergamp-ar-Pap, an Vodes-Vras, etc....
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PATRIMOINE de BRELEVENEZ
l'église de la Trinité (vers 1200 début XVème siècle), jadis appelée Notre-Dame des Neiges. Elle est construite en haut de la colline du Crec'h Tanet, auquel on accède par un escalier de 138 (ou 140) marches, bordé de maisons construites au début du XIXème siècle. |
L'église a subi des remaniements aux XIVème, XVème et XVIIème siècles. A l'extérieur : le chevet et le porche sud datent du XIIème siècle ; le porche est surmonté de trois piliers du XVIIème siècle. Le clocher et la flèche datent du XVème siècle. La crypte, refaite au XVIIIème siècle, remonte au XIIème siècle. La mise au tombeau, qui se trouve dans la crypte, date du XVIIIème siècle. Le reliquaire d'attache, en granit rose, date du XVème siècle. Lossuaire est du XV-XVIème siècle : il jouxtait autrefois une chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié ou des Cinq Plaies. Les fonds baptismaux sont du XVIème siècle. A l'intérieur : les quatre retables datent du XVIIème siècle et la chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. Le retable de la confrérie des Tisserands, en bois polychrome, oeuvre de l'atelier Guérin (à Lannion), date du XVIIème siècle : il a été offert par les tisserands de Crec'h Tanet. Le retable du maître-autel, en marbre noir et tuffeau, oeuvre d'Olivier Martinet (de Laval), date du XVIIème siècle : il a été commandé en 1660 par le comte de Lannion et son épouse Jeanne de Bellingant (en haut est représentée Notre-Dame de Montjoie). Le retable de la confrérie des Trépassés, en bois, située dans la chapelle nord, date du XVIIème siècle. Des bénitiers parmi lesquels un praebendarium du XIIème siècle. Un chemin de Croix et un buffet d'orgue sculptés au XIXème siècle par Philippe Le Merer, orgues du facteur Heyer (fin XIXème siècle).
Cette église a été édifiée par les religieux du Temple. Les Templiers en effet possédaient des domaines dans la paroisse de Brélévenez. A noter dailleurs que lon a découvert à lintérieur dune des chapelles de léglise elle-même, plusieurs pierres tombales sur lesquelles étaient gravés les croix et les insignes de lordre du Temple. Le chevalier Godeffroy de Kermel fonde en 1421 la chapellenie de Sainte Marguerite. L'église est fortifiée à la fin du XIVème siècle par le comte de Penthièvre et le connétable de Clisson. Elle est temporairement remplacée, comme église paroissiale, par la chapelle Saint-Pierre du Rusquet (ou Rusket). Elle prendra le relais de l'église du Rusquet, comme paroisse, au XVIIIème siècle ;
la chapelle de Saint-Pierre du Rusket (1728). L'édifice comprend une nef allongée et un chevet polygonal portant la date de 1790. Elle possède deux chapelles latérales au nord et au sud et un clocher-mur (soutenu par des contreforts). L'aile sud possède une porte surmontée de la date de 1728. Le retable date du XVIIIème siècle. On y trouve un bénitier qui date du XVIème siècle. Cette chapelle a servi longtemps d'église paroissiale ; | |
la chapelle de Saint-Roch (début du XVIème siècle), fondée sur un fief appartenant aux seigneurs du Cruguil. Il s'agit, semble-t-il, d'une donation des seigneurs du Cruguil. La croix située à proximité de la chapelle Saint-Roch date du XVIIème siècle. La demeure en retrait était celle du chapelain (1590). Cette chapelle était, jusqu'à la création d'une nouvelle paroisse en 1966 (paroisse Saint-Roch), une dépendance rurale de Brélévenez. Le plus bel ornement est la "barrière du choeur", en chêne. La quasi totalité du mobilier paraît dater des premières années du XIXème siècle ; | |
la croix de Pen-Allée (vers le Cruguil) et de Croas-Kerivon (vers Locmaria) ; | |
le château du Cruguil (XIVème-XIXème siècle). Propriété, à l'origine, de la famille Cruguil. La famille des comtes de Lannion réside au Cruguil de 1350 jusqu'au début du XVIIème siècle. C'est Augustine de Tourzel (épouse du duc des Cars) qui restaure et réaménage le château à partir de 1843, avec l'ajout d'une chapelle ; | |
le manoir du Cosquer ; | |
le manoir de Rest-Vras (XVème siècle) ; | |
les fermes de Murarven (XVIIème siècle), Poul-ar-Ranet, Crech-Uhel, Le Launay, Kerambellec et Saint-Hugeon ; | |
2 moulins. |
A signaler aussi :
les escaliers de Brélévenez, datés du XIXème siècle (140 marches) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de BRELEVENEZ
- le château de la Villeneuve-Crésolles. Il appartenait à Pierre de Crésolles, sieur de la Villeneuve dès 1660. Cette famille, originaire d'Angleterre, a produit Jean de Crésolles, qui fut contrôleur de l'hôtel du duc Jean V, en 1421, et un page du roi en 1788. Cette famille était propriétaire de la seigneurie de Modest qui possédait une basse justice maintenue en 1680 et des prééminences dans l'église de Brélévenez. La seigneurie de Modest a appartenu en 1540 à Henry de Kerderrien et son épouse Catherine Le Morizur. Gilles de Crésolles (fils de François de Crésolles et de Françoise de Kerderrien), époux de Anne Le Carme, est propriétaire de Modest en 1603. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains de la famille du Cleuz, suite au mariage en 1610 de Jeanne de Crésolles avec Guy du Cleuz, sieur du Gage, et enfin entre les mains de la famille Barbier (XVIIIème siècle) ;
- le château de Launay appartenait en 1364 à Adeline de Launay dont le nom séteignit par son mariage avec Geoffroy de Kerimel, fondateur du monastère des Augustins de Lannion et maréchal de Bretagne. Adeline avait une sur qui épousa Péan de la Roche-Jagu. La branche aînée de la famille de Kerimel sest fondue dans Barac'h puis dans Cosquer (ou Cozkaer) de Rosanbo. Outre Geoffroy, qui accompagna Du Guesclin dans la plupart de ses guerres, la maison de Kerimel a produit Thomas, tué à la bataille de Nicopolis en 1396. La châtellenie de Kerimel-Barac'h est unie à Cabatouz dès 1560 : sa juridiction s'exerce à Lannion (attestée de 1679 à 1736). Jeanne de Kerimel épouse Alain de Penhoët : leur fils Guillaume de Penhoët (époux de Beatrix de Coatmen) est seigneur de Kerimel et Coatfrec en 1445. Après avoir été la propriété de la famille de Penhoët, la seigneurie passe entre les mains de Joseph du Cozkaer, seigneur de Barac'h (en 1618), de Joseph du Cozkaer, seigneur de Rosanbo (en 1673) et de Louis Le Pelletier, marquis de Rosanbo (à la fin du XVIIIème siècle) ;
- le manoir de Goasvern appartenait en 1540, à Jean Le Borgne, sieur de Goasvern ;
- la terre noble de Saint-Hugeon ;
- le Cruguil (château) est une juveignerie de Launay-Nevet et appartenait en 1350 à Marguerite, dame héritière de Cruguil. Suite au mariage, vers 1350, de Marguerite avec Briand II (comte de Lannion), la seigneurie du Cruguil passe entre les mains de la famille de Lannion (XIV XVIIIème siècle). En 1625, Pierre de Lannion devient, par mariage, gouverneur des villes de Vannes et d'Auray et réside alors dans le Morbihan, au château de Quinnipily. Le dernier des comtes de Lannion, Hyacinthe-Gaëtan meurt en 1762, à 43 ans. L'une de ses deux filles Pulchérie Eléonore, hérite du Cruguil et épouse M. de Pons. Le château passe ensuite entre les mains des familles de Rosambo, de Mac-Mahon, de Lur-Saluces et à la baronne Hainguerlot ;
- le Prat appartenait en 1535 au sieur de Tréséguy ;
- Kervillon appartenait au XVIème siècle aux enfants de Jean Million.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Brélévenez :
Jehan KERMILLON (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan de LANNYON de Cruguil (700 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Roland LE LAY (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Tudual LE REST (5 livres de revenu) : porteur dune jacques et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan SCLICZON de Keralio (400 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Olivier SCLICZON (70 livres de revenu) porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
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