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LANDELEAU

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La commune de Landeleau (pucenoire.gif (870 octets) Landelo) fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou. Landeleau dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDELEAU

Landeleau vient du breton « lan » (ermitage) et Théleau ou Thelo, Telian, ancien évêque gallois de Llandaf (VIème siècle). Saint Théleau est le successeur de saint Dubrice, premier évêque de Landaff, au pays de Galles.

Landeleau s’est développé près d’un passage à gué (voie romaine de Carhaix à Châteaulin). Landeleau est un démembrement de la paroisse de Plonévez-du-Faou (Plounévez-du-Faou), qui elle même a été créée au détriment de la paroisse de Plouyé.

En 1220, l'évêque Renaud donna au Chapitre de Quimper les églises de Saint-Mathieu de Quimper, Scaër et Sancti-Deleui. Dans cette dernière, nous devons reconnaître Landeleau, qu'en 1267, le même Cartulaire appelle Landeleou. Cependant, un mémoire du Chapitre, en 1267, attribue la fondation de cette prébende au saint évêque Hervé Landeleau (1245-1261), soit qu'il en fût le premier titulaire, soit que, comme seigneur de la paroisse, ce fût lui qui la dota du moulin qui en était le plus clair du revenu. Toujours est-il que, depuis, nous trouvons comme titulaire de la paroisse, un chanoine auquel, dès 1627 (Cartulaire), on reconnaît le droit de se choisir un remplaçant ou Recteur chargé du soin des âmes (M. Abgrall).

Paroisse détachée du Poher primitif, Landeleau possédait jadis une juridiction ducale rattachée en 1564 à celle de Carhaix. La paroisse de Landeleau dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille.

La maison principale de Landeleau était jadis le château de Châteaugal. Ce fief passe en 1312 à la famille de Kermellec qui en prend les armes sans changer de nom, et en 1443 à la famille du Chastel de Mezle.

On rencontre les appellations suivantes : Landeleou (en 1267), Landeleu (en 1270), Lanteleau (en 1368), Landeleau (en 1448).

Note 1 : Voici quelques noms de CHANOINES DE QUIMPER, PRÉBENDÉS DE LANDELEAU : - En 1270. Maître Even. - En 1541. Morice de Guiscanou. - En 1545-1559. Yves de Guiscanou, archidiacre de Poher. - En 1583-1617. Jean de la Garenne ; résigne. - En 1617-1635. Jean Tournellec ; neveu du précédent, recteur de Brasparts. - En 1636-1668. Georges Ferrand, recteur de Gouézec, bachelier en théologie, official ; décédé le 21 Avril 1668. - En 1668-1680. François-Marie Le Jacobin, abbé de Keramprat, sgr. des Salles, demeurant à Rennes (1670). - En 1713-1726. Julien Trémeur, du Bourg-Blanc, décédé en sa maison prébendale, paroisse Saint-Sauveur, Quimper. - En 1727-1741. Louis Raoult, docteur en théologie, vicaire général, supérieur du Séminaire, décédé en Décembre 1741. - En 1742-1775. Décès de Jean Le Gorgeu, supérieur du Séminaire. - En 1775-1790. Louis-Jean Gilard de Larchantel. A cette époque, le revenu de la prébende était d'environ 450 livres.

Note 2 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDELEAU AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1267. Daniel de Mathoton (Mozoton). - En 1381-1405. Roti (ou peut-être Rioci, ou Riou), (Act. S. Sed., p. 138). - En 1468. Henri Keramanach. - En 1530. Hervé Lochrist, se démet. - En 1559. Décès de Michel de Kergadalen (recteur également de Lothey). - En 1559. François Kergadalen, successeur. - En 1646-1654. Guillaume Pilven. - En 1654-1656. Alain Derrien. - En 1656-1693. Louis Le Gallic ; décédé en 1693. - En 1693-1699. Paul Jouan de Penenech, se démet. - En 1700-1712. Jacques Hardy. - En 1712-1734. Jacques Le Mée ; décédé en 1734. - En 1734-1735. Claude Eslier, bachelier en Sorbonne. - En 1735-1740. Corréoc (ou Corriou). - En 1740-1741. Français Le Ménez ; décédé en 1741. - En 1741-1757. Joseph Fraval ; décédé le 18 Février 1752. Jacques-François Lévénez. - En 1758-1776. Jean-Claude-Marie Le Guillou. - En 1776-1781. Joachim Conan ; décédé le 31 Octobre 1781. Ce Conan était né à Dinéault en 1719, prêtre en 1743, recteur à Landeleau en 1776, et confesseur aux Hospitalières de Carhaix pendant quinze ans. - En 1781-1790. Jean-Guillaume Le Bris, né à Mur en 1733, prêtre en 1757, chanoine de Rostrenen en 1760, nommé recteur de Landeleau le 11 Novembre 1781. « Homme excellent, » nous dit Mgr. de Saint-Luc, refusa le serment en Janvier 1791, fut éloigné de sa paroisse, et son vicaire, M. Poupon, refusait d'exercer le saint ministère dans la paroisse, tant que le sieur Le Bris n'aurait pas le droit d'y résider comme recteur. Il écrivait au District, le 14 Décembre 1791 (L. 59) : « Messieurs, je reconnais avoir reçu de vous, deux lettres du 10 et du 13 de ce mois de Décembre ; je ne me suis pas rendu à la première, parce que je n'osais m'y fier, ne sachant comment prendre cette autorisation qu'on m'accordait ; pour une assurance personnelle et un non empêchement d'exercer mes fonctions, ou pour une mission et une exclusion du vrai pasteur, M. Le Bris. Je ne savais encore comment prendre cette condition de ne pas troubler l'ordre public, car certainement je ne sache pas avoir troublé l'ordre public en aucune façon, non plus que le dit Recteur. A la réception de votre seconde lettre, je pris la résolution de me rendre à Landeleau, parce que je présumais qu'on avait aussi donné au vrai pasteur une assurance d'y exercer paisiblement ses fonctions, mais avant d'y arriver tout à fait, on m'a dit que non. Je me suis aussitôt déterminé à retourner. Selon ma conscience et mes principes, jamais je ne consentirai à rester à Landeleau à l'exclusion du vrai pasteur. J'y retournerai aussitôt que j'aurai appris que M. le Recteur sera assuré de rester paisible possesseur de la paroisse ». Le District de Carhaix transmit cette lettre au Département, le 17 Décembre, en ajoutant : « Vous verrez, par la lettre ci-jointe, que M. Poupon s'obstine à ne pas vouloir continuer ses fonctions, afin d'exciter les gens au soulèvement. Nous demandons à ne pas lui payer son traitement, et à prendre sur la somme les frais occasionnés pour sa recherche et mise en arrestation ». Mais la Municipalité, par délibération du 30 Décembre réclamait ses prêtres : « Considérant que nos prêtres, ayant disparu dans la nuit du 7 au 8 Décembre, de peur d'être appréhendés, la paroisse est depuis sans secours spirituels ; considérant qu'elle a, à trois fois différentes et toujours inutilement, prié le District de lui laisser son Recteur. La Municipalité s'adresse au Département pour obtenir la conservation de son Recteur ; elle déclare qu'elle ne veut ni trouble, ni émeute, et ne réclame que la liberté du culte ». Cette revendication énergique eut son effet. Le 2 Janvier 1792, le Département renvoyait cette pétition au District, qui, le 9 Février, répondait au Département, « que par condescendance, le 5 Janvier, M. Le Bris a été rappelé à ses fonctions de curé de Landeleau et que le sr. Poupon y est établi vicaire depuis le 13 Décembre », mais qu'il est d'avis de n'accorder désormais qu'avec la plus grand circonspection, pareille faveur. M. Le Bris demeura donc à Landeleau, pour son malheur, car touché de l'attachement de ses paroissiens à la personne, il eut la faiblesse de prêter le serment en 1793, qu'il rétracta bientôt, en Juin 1795. Vers cette époque, il fut enlevé par les Chouans revenant de leur expédition au Pont-de-Buis ; relâché peu après, il se réfugia à Carhaix. En 1804, il fut remplacé par M. Bozec, et mourut le 10 Août 1810, ex-recteur de Landeleau (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Note 3 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDELEAU DEPUIS LA RÉVOLUTION : - En 1804-1811. François Le Bozec, de Maël-Carhaix ; avait été déporté en Espagne. - En 1811-1817. Charles Le Ven, de Plouguerneau. - En 1818-1824, Claude Mérer, de Plougourvest. - En 1824-1843. Jean Bescon, de Kerfeunteun. - En 1843-1849. Amable-Désiré Jamin, de Fouesnant. - En 1849-1887. Michel Suignard, de Lopérec. - En 1887-1892. Jean-Louis Simon, de Plouénan. - En 1892-1898. Clet-Yves Berriet, de Cléden-Cap-Sizun. - En 1898-1902. Henri Le Sann, de Saint-Pol de Léon. - En 1902-1906. Louis-Marie Lein, de Saint-Pol de Léon. - En 1906. Pierre-Jean Guillou, de Pleyben, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LANDELEAU DEPUIS LA RÉVOLUTION : - En 1852. Guiomar Barvet. - En 1856. Célestin Cueff. - En 1857. François Nédélec. - En 1863. Etienne Casse. - En 1864. Pélage-Désiré Jan. - En 1868. Jean Jourdren. - En 1872. François Calvez. - En 1887. Paul Uguen. - En 1890. Yves Paugam. - En 1891. François-Marie Larher. - En 1894. Gabriel Daigné. - En 1896. Jean-Noël Gloaguen. - En 1903. Joseph-Marie Dantec. - En 1906. Claude Pasteur. - En 1909. Jean-François-Marie Le Borgne, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir   Landeleau " Saint Théleau et la procession à Landeleau ". 

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PATRIMOINE de LANDELEAU

l'église Saint-Thélo ou Saint-Théleau (1719-1897). Cette église remplace l'ancienne église datée de 1540. Construite en 1896 sur les plans de M. Le Guérannic (sa première pierre est posée le 24 février 1896) , elle est consacrée par Mgr Valleau, évêque de Quimper et de Léon, le 16 novembre 1897. Elle comprend une nef avec bas-côtés de six travées, terminée par un chevet plat : le clocher est semi-encastré. Le clocher de l'église, qui date de 1719 (exécuté sur les plans de l'architecte Favennec de Pleyben), est restauré en 1886. La cloche porte l'inscription "Faite en l'an 1619". L'édifice se compose d'un transept et d'une nef avec deux bas-côtés dont elle est séparée par six arcades que soutiennent des piliers sans chapiteaux. Le mobilier sort des ateliers de M. Derrien, de Saint-Pol-de-Léon. Il s'agit d'une étape de la Troménie, "Tro ar Relegou" : point culminant de saint Théleau ou Thélo, consistant en une procession marquée d'étapes, sur un parcours long de 18 km, s'effectuant dans le sens du soleil. Se trouvent encastrées dans les murs du nouvel édifice, trois pierres armoriées : l'une porte les armes de Châteaugal, et les deux autres les armes du Chastel et de familles alliées (ses pierres viennent du mausolée de François du Chastel, seigneur de Châteaugal, qui existait dans l'ancienne église paroissiale et qui fut détruit sous la Révolution). L'église abrite les statues anciennes de saint Théleau (sur son cerf), saint Roch et saint Jean-Baptiste. On y trouvait autrefois, dans le cimetière, un oratoire et une chapelle dédiée à Saint-Maudez. Le reliquaire date du XVIème siècle ;

Nota : L'église paroissiale fut reconstruite au XVIIème siècle, comme nous l'apprenons par un procès-verbal des prééminences de 1629, rédigé en prévision de la démolition prochaine de l'ancien édifice. Ce procès-verbal, dressé par « Guillaume Capitaine, sr. de Keramoal, bailli de la Cour de Châteauneuf, à la requête du procureur du Roi, Guillaume Corre et de Vincent Rioual, procureur des paroissiens », constatait qu'au pignon oriental est la maîtresse vitre qui contient les armoiries, et dans l'église et au-dehors, une lisière d'écussons avec les principales armes des du Chastel, Mezle et Chateaugal et leurs alliances. En 1751, le marquis de Chateaugal faisait constater qu'à cause de cette terre, il avait en la maîtresse vitre deux écussons après le Roi : le premier de sable à la bande engrélée d'argent, le second en alliance avec la dite bande, un parti coupé au premier d'un verré et contreverré d'or et de gueules, au second de gueules à 3 épées d'argent mises en pal, pointes en haut, ci-devant de la seigneurie du Granec. Plus, « deux tombes enlevées, une au milieu du choeur et l'autre au côté de l'Epître, près le grand autel » (communiqué par M. de la Porte). Ces prééminences avaient été déjà reconnues dès 1531, dans une « enquête devant l'Official de Cornouaille, pour savoir qui est le seigneur principal de l'église de Landeleau, à la requête de Jehan du Chastel, seigneur de Mezle et de Chateaugal, la Roche Droniou, etc., contre Guillaume de Quoattanezre, seigneur du Granec, et Richard de Quoattanezre, seigneur de Locmaria, constatant que les seigneurs de Chateaugal ont été toujours les principaux seigneurs de l'église et paroisse de Landeleau, et ordonne (l'Official) que ses armoiries et armes seront placées, après celles du Duc, dans la vitre majeure de l'église, et que le dit seigneur aura, dans le choeur du côté gauche, un escabeau, et une tombe de l'autre côté ; déboute les seigneurs du Granec et de Pratmaria de leurs prétentions, encore qu'ils aient fait des aumônes à la dite église ». L'église paroissiale a été reconstruite vers 1810 ; le clocher a été conservé et doit dater du XVIIème siècle ; la grande cloche porte la date de 1619. M. de Fréminville dit avoir lu, au portail méridional, « sur un cartouche tenu par un ange : LAN. MIL. CCCCCXL. FVST. FAICTE. CESTE. » et que le clocher a été refait en 1727. Dans l'église se trouvait le tombeau, en kersanton, du marquis de Mesle, seigneur de Chateaugal, le représentant couché en costume militaire du commencement du XVIIème siècle. Les débris de ce monument, mutilé au moment de la Révolution, gisaient, lorsque M. de Fréminville les vit, vers 1830, au pied de la croix du cimetière, et dans la maison du fossoyeur. La partie principale, représentant le Marquis, se voit aujourd'hui au Musée départemental. Les restes d'armoiries qui ornaient le socle sont encastrés dans le mur extérieur de la nouvelle église. Dans l'ancienne église, au haut du retable du maître-autel, était une belle statue de saint Théleau, en chape et mître et portant crosse, à cheval sur un cerf à forte ramure. Un reliquaire, en tôle dorée, a dû remplacer un autre reliquaire de métal plus précieux. Il contient un os du bras de saint Théleau (Theliavus), évêque de Landaff. A cette relique, est joint un authentique de 1845, portant le sceau de Monseigneur Graveran et la signature de M. Keraudy, vicaire général. Ce reliquaire a la forme d'une petite châsse de 0 m. 36 de longueur, 0 m. 14 de largeur et 0 m. 24 de haut. Le toit est couronné d'une crête découpée ; les deux extrémités et le côté principal sont ornés de compartiments flamboyants et d'arcatures contenant de petits personnages de 0 m. 03 de hauteur ; quelques masques et cartouches indiquent qu'on est en pleine Renaissance. Le tout est porté sur le dos d'un cerf et d'une biche en étain, affrontés et se regardant fièrement (M. Abgrall).

la chapelle Saint-Laurent du Pénity (XVI-XVIIème siècle), restaurée en 1942. Elle est la seule chapelle encore debout sur les 7 chapelles que possédait Landeleau. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. En ruines au début du XXème siècle, elle a été restaurée en 1942 par l'abbé Jaffres sur les plans de M. Coignet, architecte à Carhaix. Elle abrite les statues de saint Laurent, saint Roch, saint Yves, saint François d'Assise, une Pietà et trois Vierges-Mères. Troisième station de la dite procession, la seconde ayant eu lieu à l'Arbre de saint Théleau. Cette chapelle est aussi dédiée à sainte Barbe, qui devait autrefois avoir un oratoire dans le voisinage ;

l'ancienne chapelle Saint-Maudez, située jadis au cimetière et détruite au XIXème siècle. Elle menaçait déjà ruines en 1748. « Autrefois, au bas du cimetière, s'élevait une chapelle de Saint-Maudez ; elle est détruite depuis longtemps, mais on continue toujours, par dévotion, à prendre sur son emplacement des pincées de terre, pour les mêler aux boissons et remèdes des malades, et aux cataplasmes appliqués sur les plaies et ulcères » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon) ; 

l'ancienne petite chapelle de Saint-Roch, située jadis près de Chateaugal et disparue en 1926. Chapelle dont les seigneurs de Chateaugal étaient premiers prééminenciers. C'est la quatrième station de la procession. C'est, sans doute, de cette chapelle qu'il est question dans un aveu de 1751, par lequel la Fabrique de Landeleau déclare que, lors de la procession des reliques, après la messe chantée à Saint-Laurent, on doit « conduire les saintes reliques à la chapelle étant au seigneur de Chateaugal, et en icelle le Recteur prêche et chante les vêpres, et à l'issue, au choix du seigneur de Chateaugal, celui-ci doit leur délivrer les dites reliques, ou les garder jusqu'au lendemain ». « Dans cette chapelle, se voit une jolie statue de saint Roch, que M. Toscer a pris pour un saint Hervé avec le loup et son guide Guiharan ; mais c'est bien ici saint Roch ayant à ses côtés le chien traditionnel et l'ange qui touche la plaie que le Saint porte à la jambe ; car saint Roch est assez souvent représenté ainsi (V. P. CAHIER, Caractéristiques des Saints) ». La statue de saint Roch se trouve aujourd'hui à l'église paroissiale de Landeleau ;

l'ancienne chapelle de la Trinité (XVIème siècle), située jadis à Lansignac et détruite en 1926. Elle possédait un clocher à dôme de 1685. Les seigneurs de Chateaugal y avaient jadis droit de lizière. Il ne subsiste que le calvaire ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, située jadis à Lannach et disparue vers 1928. Il s'agit de la première station de la procession des reliques de saint Théleau ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue. Nous trouvons mention d'une chapelle de ce nom, du XVIème siècle, dans une licence accordée pour y dire la messe. C'était peut-être la chapelle domestique de Chateaugal (Archives de l'Evêché) ;

l'oratoire Saint-Théleau, situé jadis dans le cimetière et aujourd'hui détruit. Il s'agissait d'un petit édicule renfermant le sarcophage de saint Théleau qui subsiste. Ce sarcophage, situé aujourd'hui place de l’église (époque gallo-romaine), est, semble-t-il, le lit de saint Théleau. Ce sarcophage se trouvait jadis dans le petit oratoire daté de 1684 (encore visible avant 1886) situé dans le cimetière de Landeleau et désigné dans le pays sous la dénomination " d'Ermitage de saint Théleau ". L'édifice primitif devait dater du IXème ou XIème siècle. « Avant 1884, existait dans le cimetière, à 7 ou 8 mètres en avant du clocher, un petit oratoire ou petite maison d'environ 4 mètres, sur 2 m. 50 ou 3 mètres, intérieurement, désigné sous le nom d'Oratoire de saint Théleau. Sur l'une des pierres en granit on lisait cette inscription : LAN : 1684 : M : LO : LE : GALLIC : RECTER. Cela donnait la date des assises supérieures ; mais le soubassement était très ancien, et l'on y reconnaissait des assises de moellons appareillés en feuilles de fougère ou en arêtes de poissons. Dans cet édicule était conservé un sarcophage en pierre ayant en tout 2 m. 32 de longueur. La partie creusée, ayant une logette de 0 m. 18 pour la tête, mesurait 2 mètres de longueur, 0 m. 50 de largeur aux épaules, et 0 m. 22 de profondeur. On l'appelait le Lit de saint Théleau, et saint Yves, dans un de ses voyages, étant de passage dans ce bourg, coucha une nuit dans ce cercueil de pierre, par esprit de mortification et par dévotion pour saint Théleau » (M. Peyron) ;

le calvaire de Lanzignac (1538), témoignage de l’ancienne chapelle de la Trinité ;

le calvaire de Penity-Saint-Laurent (moyen âge) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Cleuziou (Moyen Age), la croix de l'église (vers 1920), la croix du cimetière de Landeleau (1881), la Croix-Rouge (XIXème siècle), Lannac'h, Penfoul (1940), Trois-Croix (vers 1950) ;  

la fontaine Saint-Théleau, située près de l'église ;

l’ancien presbytère (XVI-XVIIème siècle), propriété des seigneurs de La Villeneuve ;

le manoir de Kastell-Coall ou Châteaugal (XVI-XVIIIème siècle), restauré au XXème siècle et érigé à l’emplacement de l’ancien manoir de Kastell-Gall. On y trouvait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint-Jean. Propriété, au XIVème siècle, de Jean de Kermellec (seigneur de Château-Gall), puis de Henri Du Chastel (seigneur de Mezle) et du marquis de Rosily-Méros (juste avant la Révolution) ; 

les vestiges (douves, puits, ..) du manoir fortifié de Kastell-Grannec (XV-XVIème siècle). Ce manoir appartient, au XVème siècle, au seigneur de La Marche. Il est reconstruit, au XVIème siècle, par Guillaume de Coatnezre. Il sera détruit en 1594 ;

la maison située rue saint Théo (XVIIIème siècle), restaurée au XIXème siècle ;

7 moulins dont le moulin à eau de Kerviou, Milin-Coz, Argoff, de Glédic, de Lerrant (à papier),…

A signaler aussi :

plusieurs tumuli près de Ti-Rou et de Kerbizien (âge de bronze) ;

un camp fortifié (de l’âge du fer) et une nécropole d’urnes funéraires à Penfoul ; 

le dolmen de Lanloch-Menglaz (âge de bronze). Entre Landeleau et Le Huelgoat, « est un dolmen bien conservé, nous dit M. de Cillart (Ogée). La table, de forme presque circulaire, est fort épaisse et peut avoir de 3 mètres à 3 m. 50 de diamètre. Quatre pierres la supportent à un mètre au-dessus du sol ; l'on pénètre sous ce dolmen, et les enfants s'y réfugient pendant les orages ». On l'appelle Ti Sant-Theleau, à Menglaz ;

la stèle située place de la Mairie (500 ans avant Jésus-Christ) ;

la stèle de Penfoul (500 ans avant Jésus-Christ) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDELEAU

FAMILLES NOBLES (Courcy) :

- Ansquer, sgr. de Kergueno : 5 losanges de gueules en sautoir.

- Chastel, sgr. de Chateaugal : fascé d'or et de gueules de 6 pièces ; devise : Da vad e teui (Tu viendras à bien) ; alias : Mar car Doue (S'il plaît à Dieu).

- Chateaugal, sgr. du Granec : de gueules à 3 châteaux d'or ; la seigneurie de Chateaugal a passé par alliance, en 1433, aux du Chastel Mezle.

- Coetanezre, sgr. du Granec : de gueules à 3 épées d'argent garnies d'or, la pointe en bas, rangées en bandes.

 

François du Chastel, marquis de Mesle, seigneur de Châteaugal et de Landeleau (mort en 1590), est le fils d'Antoine du Chastel et de Marie Le Scaff. François du Chastel, épousa d'abord Marie de Keroulaz ou Keroulas (en 1565), puis Catherine de Quélen, veuve d'Yves de Guer, seigneur de la Porteneuve, et enfin Anne de Kerouzéré, dame de Kerleau. Son petit-fils Claude, marquis du Chastel, de la Garnache, de Goulaine et de Mezle, comte de Beauvoir-sur-Mer et de Saint-Nazaire, baron de Gouarlot, seigneur de Châteaugal, Rosquijeau, Landrévrésech, Quelennec, Kergoët, Glomel, le Grannec, la Marche, Kerminihy et Bodriec, mourut sans postérité. Il avait épousé, en 1639, Sainte Budes de Blanchelande, laquelle obtint annulation de son mariage, pour impuissance de son mari, en 1646. Il se maria cependant, dès 1647, à Yolande de Goulaine, dont l'union fut également stérile. Plaisanté sur son infirmité par le marquis de Carman, il tua celui-ci en duel en 1652.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Landeleau (Landelleau) étaient présents :

Noble écuyer Jehan Lohennec, en archer en brigandine (côte de mailles). Armes : " Fascé d'or et de sable, la première face surmontée d'un lion leopardé de sable " ;

Noble écuyer Jehan Cotten, en archer en brigandine. Armes : " d'azur au chevron d'or accompagne de trois croix pattées de sable " ;

Messire écuyer Guillaume Ansquer, en archer en brigandine. Armes : " d'azur au rencontre de cerf d'or " ;

Messire écuyer Auffroy Bernard représenté par Guillaume Le Guern, en archer en brigandine. Armes : " losangé d'argent et de sable " ;

Messire écuyer Guillaume Kermanach, représenté par Alain Guéguen, en archer en brigandine. Armes : " d'or à l'arbre de sinophe, le fût chargé d'un sanglier de sable " ;

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Landeleau (Landelleau) apparaissent :

Augustin Kernegués, absent ;

Louis de Kergoat, absent ;

Jeanne de Launay, veuve de Jehan le Doulic, représenté par Louis de la Villeneufve, " dict faire pique sèche et avoir baillé sa déclaration "  ;

(à compléter)

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