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CANTON DE BELLE-ILE-EN-MER

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Le canton de Belle-Ile-en-Mer fait partie de l'arrondissement de Lorient (Bretagne - Morbihan). Le canton de Belle-île-en-Mer comprend 4 communes.

Note 1 : Les Vénètes sont vraisemblablement les premiers qui ont peuplé Belle-Ile-en-Mer. "Insula quae in mari nata est occupantis fit. Romano jare et nostro", c'est ce que nous apprend d'Argentré dans son histoire de Bretagne, quand il dit "que les Vénétois seigneuriant en l'isle de Bel-Ile". C'est le géographe Ptolémée qui inscrit le premier sur sa carte des Gaules le nom de Vindilis pour désigner Belle-Ile pendant l'occupation romaine (on découvre d'ailleurs en 1747 deux médailles romaines, l'une de Jules César, l'autre de Vespasien). Belle-Ile-en-Mer est sous la domination romaine tout le temps que la Bretagne y est assujettie, c'est-à-dire, depuis la victoire complète de César, environ 465 années, à compter de l'an 56 avant Jésus-Christ jusqu'à l'an 409 de notre ère. De l'an 905 à 910, Belle-Ile-en-Mer est saccagée et dépeuplée par les incursions des Normands, comme le stipule une charte de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé "Quam olim Normanorum rabies devastaverat et ejus colonos exulaverat".

Note 2 : En 1006 ou 1004, Belle-Ile-en-Mer est désignée sous le nom de Guedel dans l'acte de donation du duc de Bretagne, Geoffroy II, à l'abbaye de Redon. Guedel vient, semble-t-il, de "Guet" ou "Guez" qui veut dire beau et de "El" qui veut dire île. Le nom de Guedel est remplacé plus tard par celui de Guerveur. Sous Francois Ier, Belle-Ile devient Calonesus (du grec Kalos = beau et Necos = île). L'île de Belle-Ile-en-Mer est ensuite cédée en 1029 à la nouvelle abbaye de Quimperlé. L'évêque de Quimper Orscand, dont l'île relève alors, accorde à l'abbé de Quimperlé et à ses successeurs la juridiction épiscopale sur Belle-Ile-en-Mer et sur les autres paroisses qu'ils pourraient acquérir dans son diocèse. Cette situation se maintient durant trois siècles environ. Quand les moines quittent l'île pour rentrer à Quimperlé, ils sont remplacés par des prêtres séculiers appelés chapelains ou vicaires perpétuels. En 1250, l'évêque de Quimper, Hervé de Landeleau, veut reprendre à l'abbé les droits épiscopaux aliénés par son prédécesseur Orscand. Le pape Innocent IV lui donne raison pour certaines églises enclavées dans son diocèse, mais rejette complètement ses prétentions sur Belle-Ile-en-Mer, en sorte que ce territoire se trouve en dehors de tout diocèse et réellement nullius. En 1408, le pape Benoît XIII d'Avignon donne une bulle pour annexer à la mense abbatiale de Quimperlé la prévôté de Belle-Ile-en-Mer et le prieuré de Locmaria de la même île, avec leurs revenus. Bientôt après, les prieurés de Palais, de Sauzon et de Bangor sont annexés aux offices claustraux de Sainte-Croix. Il ne reste ensuite que les vicaires, qui prennent bientôt le titre de recteurs, chacun dans sa paroisse. On ne connaît aucun nom des anciens prieurs.

Note 3 : Après la mort de Salomon III du nom et dernier roi de Bretagne, les princes bretons se partagent entre eux la succession du défunt et se disputent près de 80 ans la souveraineté. Dans ce partage, le comté de Vannes (dont fait partie Belle-Ile-en-Mer) échoit à Pasquetin, gendre du feu roi. Le possesseur de Belle-Ile vers la fin du Xème siècle, Alain Cainart (ou Canhiart ou Cagnart), comte de Cornouailles, ayant des démêlées avec Geoffroy Ier, duc de Bretagne, celui-ci s'empare de ses états et fait don de Belle-Ile à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon (en la personne de Maynard, abbé de Redon), en 1006. Alain Cainart, qui revendique Belle-Ile, fonde alors l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé et lui fait don (en la personne de Gurlois, abbé de Quimperlé) de tous ces biens parmi lesquels se trouve Belle-Ile. Ce qui donne lieu à une bataille juridique entre l'abbaye de Redon et l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. Le procès va durer près de 61 ans, et c'est finalement le Pape qui impose la restitution de Belle-Ile aux moines de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. En fait, les moines de Redon sont déboutés de leurs prétentions l'an 1117, par sentence de Gérard, évêque d'Angoulême, légat du Saint-Siège en France, confirmée par le pape Pascal II. Morvan II, évêque de Vannes, est alors nommé commissaire par le pape Calixte II en 1117 ou 1119, pour ce différend survenu entre Hervé, abbé de l'abbaye de Redon, et Gurchandus, abbé de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé. Pendant ce long procès, les bénédictins de Quimperlé auront la jouissance de cette île, et ils en jouiront durant 543 ans depuis 1029 jusqu'à 1572. Belle-Ile-en-Mer est donnée ensuite par Charles IX à Albert de Gondi, maréchal de Retz (cette terre est érigée en marquisat en sa faveur), à condition que "pour la sûreté de l'île, il y fit construire un fort à ses dépens, qu'il y entretiendrait une garnison et un état-major, et que ses successeurs au trône pourraient comme lui faire l'union de Bel-Ile à la couronne quand bon leur semblerait". Cependant les bénédictins de l'abbaye de Quimperlé ne cèdent la terre qu'après avoir plaidé près de 12 ans contre le maréchal de Retz. Ils consentent à l'échange de Belle-Ile-en-Mer contre celle de Callac et d'Housillé. C'est ainsi que la seigneurie de cette île passe de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé à la maison de Retz, sous le règne de Charles IX, en 1572. Cet Albert de Gondi est l'époux de Catherine de Clermont, baronne de Retz, dont il a Charles de Gondi, tué du vivant de son père, au Mont-Saint-Michel, l'an 1596. Charles est l'époux d'Antoinette d'Orléans, fille d'Eléonore, duc de Longueville, dont il laisse Henry de Gondi, duc de Retz, qui épouse Jeanne de Scepeaux, duchesse de Beaupreaux et comtesse de Chemillé. Henry est le dernier marquis de Belle-Ile-en-Mer de la maison de Retz. Accablé de dettes, il se voit obligé de vendre le marquisat de Belle-Ile à Nicolas Fouquet, ministre d'Etat et surintendant des finances, pour la somme de un million trois cent soixante neuf mille neuf cent trente six livres (1 369 936 livres). Nicolas Fouquet est l'époux de Marie Madeleine de Castille, fille unique de François de Castille Ville-Mareuil, maître des requêtes, dont il a Louis Nicolas, comte de Vaux, mort en 1703, Charles Armand, prêtre de l'Oratoire, et Louis, marquis de Belle-Ile, qui épouse Catherine de Lévy, fille de Charles, comte de Carlus, dont est issu Louis Charles Auguste Fouquet, marquis de Belle-Ile, pair et maréchal de France. C'est sous la régence de Philippe de Bourbon, duc d'Orléans, en 1719, que M. le maréchal de Belle-Ile, petit-fils de Nicolas Fouquet, consent l'échange au roi et que sa majesté cède à ce duc et pair, pour le marquisat de Belle-Ile, "le comté de Gisors en Normandie, et les terres de Longueil, de Montoir, d'Anvillart, de la Pérade d'Alby, des landes de Carcassonne, de Lyons, de Savigny et autres domaines".

Voici donc en raccourci, l'ordre successif des seigneurs de Belle-Ile-en-Mer : - 1) les Vénétois ou le Sénat de Vannes, - 2) les Romains, par leurs magistrats, - 3) Pasquetin, comte de Vannes, - 4) les comtes de Cornouaille, ancêtres d'Alain Cagnart, - 5) le duc Geoffroi Ier, - 6) le duc Alain son fils, - 7) les bénédictins de Redon, durant 23 ans, - 8) les bénédictins de Quimperlé, pendant 543 années, - 9) la Maison de Gondi, durant 86 ans, - 10) la Maison de Fouquet, durant 61 ans, - 11) le roi de France (réunion de Belle-Ile-en-Mer à la couronne de France par le roi Louis XV).

Cliquez sur les communes pour consulter leur origine (ou étymologie), leurs monuments et leur ancienne noblesse

 

LE PALAIS ( Le Palais ) ;

 

BANGOR ( Bangor ) ;

 

LOCMARIA ( Locmaria ) ;

 

SAUZON ( Sauzon ) ;

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Quelques repères historiques

- environ 5000 ans avant Jésus-Christ : construction des monuments mégalithiques : menhirs, cairns, tumulus ;
- environ 600 ans avant Jésus-Christ : arrivée des Celtes (ou Gaulois) en Armorique ; 
- premier siècle après Jésus-Christ : occupation romaine. Le Yaudet est le siège éphémère d’un évêché ;
- Ve–VIe siècles : arrivée des Bretons en provenance des îles britanniques. 

Nota : le nom de PLOU transformé en « PLU, PLO ou PLEU » est une forme du latin « PLEBS » (Peuple) et désigne la paroisse primitive. Il est suivi du nom de Saint (ou d’un qualificatif) fondateur et forme plus tard le nom des Communes. D’autres communes ne sont pas issues de « paroisse » mais de TRE : groupement d’habitations puis subdivision de la paroisse,  LAN : terre consacrée,  LOK : ermitage.

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