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LOCMARIA |
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La commune de Locmaria ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCMARIA
Locmaria vient du breton "loc" (lieu, pays) et de "Maria" (la Vierge Marie).
Au XIème siècle, le territoire est le siège du prieuré de Notre-Dame de Guezel. Comme toutes les paroisses de Belle-Ile, Locmaria est fondée dès le XIème siècle (en 1070) par les moines de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé.
On suppose que la première église élevée par les missionnaires fut détruite par les Normands. La suivante fut consacrée en 1010. L'église de Locmaria semble aussi être mentionnée avant 1078 par le nécrologue de Quimperlé, le jour du décès de Guérec (évêque de Nantes) : "ecclesiam Beate Marie apud Bellam Insulam dedicavit". En 1674, l'église est dévastée par les envahisseurs hollandais, puis remise en état.
En 1766, la paroisse accueille des émigrés acadiens. Locmaria est érigé en commune en 1790.
Note 1 : Arrivée à Belle-Ile des émigrés canadiens en 1765. De nombreuses familles bretonnes et normandes s'étaient fixées au Canada et plus particulièrement en Acadie (Nouvelle Ecosse) après la conquête de Champlain. Par le traité d'Utrecht qui mit fin à la guerre de Succession d'Espagne, en 1713, l'Acadie est cédée à l'Angleterre. Les Acadiens (10 à 14 000 âmes) furent alors férocement persécutés par les Anglais pour n'avoir pas voulu se convertir au protestantisme et prêter serment d'allégeance à Sa Majesté Britannique. Il fut décidé en 1755 de les déporter. Certains acadiens réussirent à gagner la France dès 1758. C'est ainsi que 78 familles représentant 363 personnes, se fixèrent à Belle-Ile (12 familles à Palais, 32 à Bangor, 19 à Sauzon et 15 à Locmaria).
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Locmaria : François Le Gal (de 1571 ou 1572 à 1622), Raoul Le Part (de 1622 à 1634), Henry Le Gal (en 1634), Louis Le Portugal (en 1634), Charles Illiaquer (de 1654 à 1701), Luc Le Glas (de 1701 ou 1703 à 1718), Michel Jégo (de 1718 à 1733), Gilles Jégat (à partir de 1733), ....
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PATRIMOINE de LOCMARIA
l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XVIème siècle), remaniée en 1868 avec l'ajout d'une chapelle rectangulaire au mur Nord de la nef, tandis que le bas-côté Sud est élargi et les murs surhaussés de plus d'un mètre. Elle est en forme de croix latine à faux transept et possède une nef à trois vaisseaux et un choeur gothique dans le prolongement du vaisseau central terminé par un chevet plat, avec sacristie accolée à l'Est. Une partie des murs du choeur semblent appartenir à l'époque romane. L'édifice du XIème siècle avait été consacrée, en 1070, par Querec ou Querek, évêque de Nantes, frère de Benoît, abbé régulier de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, et tous deux fils d'Alain Cagnart (ou Cainart ou Canhiart), comte de Cornouaille. A la fin du XVème ou au début du XVIème siècle, on refit le choeur et les croisillons. La nef, certainement du XIème siècle, communique avec bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés, massifs, à impostes. Un arc maçonné séparant autrefois le bas-côté nord et le croisillon nord du transept, reconstruit au XVIème siècle, appartient certainement à l'église primitive. Il y a de petites fenêtres très ébrasées éclairant les bas-côtés. Le croisillon Nord, percé, comme le chevet, d'une fenêtre en tiers-point ouvre sur le carré par des arcades en tiers-point, pénétrant dans des piles cylindriques (fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle). A l'Ouest et au Sud, se trouvaient jadis des porches romans en plein cintre sans décoration : les contreforts adhérents étaient hauts et peu saillants. Le bras sud est restauré en 1694 et en 1773. Sur la façade occidentale, le clocher-porche porte la date de 1714 : il est réparé en 1808 et coiffé d'un dôme d'ardoises "à l'impériale". Sur une colonne du bras Nord se trouve un écu sculpté posé de biais (il semble appartenir à la famille de La Sauldraye). Le retable en bois polychrome du maître-autel date de 1663 et du début du XIXème siècle : le corps central, occupé par un tableau de l'Assomption de la Vierge réalisé en 1663, est séparé des niches latérales par deux colonnes. Les niches latérales abritent les statues de la Vierge à l'Enfant (à gauche) et de saint Joseph (à droite). Dieu le Père est figuré au sommet du retable. En 1868, une chapelle est édifiée au nord par l'architecte Hardouin. L'église est complètement restaurée de 1988 à 1990. Dans l'église se trouve un beau tableau de la Vierge tenant l'Enfant Jésus, attribué par la tradition à Murillo, mais qui n'était sans doute que l'oeuvre d'un bon élève du maître. Le Christ en croix, en bois polychrome, date de la fin du XVIIIème siècle ou du début du XIXème siècle. Un tableau votif marin (peinture sur verre) date de 1857 ; | |
les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle de la Congrégation des Filles (restaurée en 1719, accolée en 1868 au sud de l'église paroissiale et disparue avant 1822), la chapelle de Saint-Guénolé à Kerouarh (proche d'une fontaine), la chapelle de Saint-Samson à Samzun, la chapelle de Saint-Géran à Magouric, la chapelle de Sainte-Foy à Kerdonis, la chapelle de Saint-Laurent à Arnaud, la chapelle de Saint-Clément à Pouldon et la chapelle Saint-Marc. Le duc de Retz décrivait en 1636 une grotte marine appelée le "trou de S. Marc" dans lequel se trouvait un autel ; | |
la croix des morts (XVIIIème siècle), située place du village. Cette croix en bois évoque une terrible épidémie du XVIIIème siècle ; | |
la croix du cimetière (vers 1858). On y voit une inscription "Ici Gist/le corps/de M. E/Lesben/Cure : Decede/le 19/Avril/1741/Requies in Pace" ; | |
la croix de station de Pèlerinage, située à Keroulep ; | |
le corps de garde (1858), situé à la pointe du Bugul. Une batterie est signalée dès 1692 et l'édifice est reconstruit en 1858 ; | |
le fort de Port Maria (1859). Ce poste défensif est aujourd'hui aménagé en habitation ; | |
le retranchement et tour (1861) de Port-An-Dro. Les retranchements, terminés en 1780, sont remaniés en 1802 et la batterie est supprimée en 1861 ; | |
la tourelle de la truie (XIXème siècle), située à la pointe du Bugul ; | |
le puits de Samzun (XIXème siècle) ; | |
le puits (1814), situé à La Coty ; | |
l'ancien sémaphore (XIXème siècle), situé pointe d'Arzic ; | |
le phare (XIXème siècle) situé à Kerdonis ; | |
le moulin de Bourhic (1768). Le mécanisme de ce moulin a fonctionné jusqu'en 1934 ; |
A signaler aussi :
l'ouvrage militaire (XVIIIème siècle - 1860) des sables de Samzun ; | |
les ouvrages militaires (XVII-XXème siècle) des Grands Sables. Cette plage des Grands-Sables est défendue dès le XVIIème siècle par plusieurs batteries. Un corps de garde y est construit en 1860. L'ensemble se compose de sept ouvrages ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOCMARIA
Belle-Ile (dont faisait partie le territoire de Locmaria) ne relevait autrefois d'aucun diocèse et dépendait directement du Saint-Siège.
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