Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Jeannais

SAINT-JEAN-DU-DOIGT

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Lanmeur  

La commune de Saint-Jean-du-Doigt (bzh.gif (80 octets) Sant-Yann-ar-Biz) fait partie du canton de Lanmeur. Saint-Jean-du-Doigt dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

Vous possédez des informations historiques sur Saint-Jean-du-Doigt, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JEAN-DU-DOIGT

Saint-Jean-du-Doigt tire son nom de la relique (phalange d’un index) de Saint-Jean-Baptiste, conservée dans l’église de la paroisse. Saint-Jean-du-Doigt (autrefois appelé "Traon-Meriadec ou Meriadek") était une trève dépendant de la paroisse primitive de Plougasnou (ancien évêché de Tréguier)

Traon Meriadec s'est développé autour d'une modeste chapelle tréviale dédiée à Saint-Mériadek, remontant peut-être au XIIème siècle et relevant de l'Eglise mère de Plougasnou. 

Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies dont Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel qui composent depuis 1790, la commune de Saint-Jean-du-Doigt. Au XVIIème siècle, Saint-Jean-du-Doigt, ayant son budget et son corps politique, va lutter longtemps contre Plougasnou pour obtenir son autonomie. Ce n'est en fait qu'en 1789 qu'elle deviendra commune indépendante. 

On rencontre les appellations suivantes : Sainct Jehan de Tnoumeryadec (en 1533), Saint Jean Traoun-Meriadec (en 1636), Saint Jean du Traon (en 1639), Sainct Jan du Doigt (en 1656). 

Note : Saint Mériadec, descendant du roi Conan Mériadec et natif de la Bretagne armoricaine (né en 628 près de Carhaix), aurait bâti son ermitage à l'emplacement de l'église de Stival, près de Pontivy. Il aurait été nommé évêque de Vannes en 659. C'est à la suite de la translation d'une phalange du doigt de Saint Jean-Baptiste (venant de Saint-Jean-de-Daye en Cotentin), au cours du XIVème siècle pendant la guerre de Succession (1341-1365), que son culte fut remplacé à Saint-Jean-du-Doigt par celui de Saint Jean-Baptiste. 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de SAINT-JEAN-DU-DOIGT

l'église Saint-Jean-Baptiste (1440). A une époque indéterminée, mais antérieure à 1420, l'apport à saint Mériadec d'une phalange du doigt de saint Jean Baptiste attira une foule de pèlerins. Suivant Cambry, le duc Jean V, en 1440, fonda la nouvelle église, qui prit le vocable de saint Jean. En 1510, celle-ci s'étant révélée insuffisante, on la reconstruisit en partie en l'agrandissant vers l'est : la dédicace en eut lieu en 1513. Le porche porte l'inscription "Le XVIII jour de nove(m)bre l'a(n) MVCXIII fut l'Eglise de Céa(n)s dédiée p(ar) Anthoi(n)e de Grigneaulx Evesque de Tréguier" Entre 1566 et 1571, l'on construisit la flèche, qui fut détruite par un incendie le jour du mardi gras 1925. L'église a été sinistrée trois fois : au XVIIème siècle (destruction de la flèche du XVIème siècle), en 1925 (destruction de la flèche) et en 1955 (la nuit du 5 au 6 novembre 1955) suite à un incendie (destruction du mobilier). L'édifice est de plan rectangulaire et comprend une nef avec bas-côtés de sept travées. A l'extrémité ouest du bas-côté sud, se dresse un clocher d'angle. Sur le bas-côté sud, au droit de la troisième travée, se trouve le porche, au droit de la quatrième et d'une partie de la cinquième, se trouve une chapelle en aile adjacente au porche. A la base du clocher, se trouvent deux ossuaires d'attache, l'un du XVème siècle, l'autre de 1618. Les cloches datent de 1927 (une ancienne datait de 1677). Les vitraux actuels, installés en 1990, sont de Louis René Petit. La cuve baptismale en plomb date du XVème siècle. Les enfeus sont au nombre de cinq, le plus important est celui de la famille de l'Isle. L'église de Saint-Jean possède un chef reliquaire en argent du XVIème siècle qui contient une partie du crâne de saint Mériadec, un chef reliquaire du Doigt de Saint-Jean (XVIème siècle), un bras reliquaire de Saint-Maudet du XVIème siècle (avec poinçon probable de Jehan Grahant). De l'important mobilier que renfermait l'église, le trésor seul a pu être sauvé. Il comprend : un calice et une patène du milieu du XVIème siècle (avec poinçon de Guillaume Floch de Morlaix), un calice de la fin du XVIème siècle (avec le poinçon de François Lapous père) et la patène de 1647 de François Lapous fils, un autre calice du XVIIIème siècle (avec le poinçon de Claude Barbe Guillou veuve Denis de la Chèse), un autre calice chez les soeurs (avec poinçon de Joseph Lucas), un ostensoir en argent et un ciboire (avec poinçon de l'orfèvre Thomas Maillard), une boîte aux saintes huiles (avec poinçon de François Lapous père) réparée au XIXème siècle par Le Goff, un aspersoir en argent du XVIIIème siècle (avec poinçon de Claude Comen), une croix processionnelle du XVIème siècle, des burettes en vermeil qui datent du XVIIème siècle. Ce que l'on ne verra plus dans l'église de Saint-Jean-du-Doigt suite à l'incendie du 5 novembre 1955 : - le grand retable du Maître-Autel (1670-1672) offert, semble-t-il, en 1670 par le marquis de Loc Maria, seigneur de Guerrand, - le retable de Sainte-Elizabeth démoli en 1670, - la poutre de gloire (1571-1572), - la chaire (1812), - les orgues (XVI-XVIIème siècle), et de nombreuses statues en bois du XVI-XVIIème siècle. La Société des Amis de la Constitution de Morlaix est marraine, en 1791, de la grosse cloche dont l'incendie de 1924 a provoqué la chute. On y voit un blason aux armes de la famille Marc'hec "d'argent au sautoir d'azur chargé de cinq annelets d'argent" ;

un ossuaire (1618), accolé à l’église ;

la chapelle Saint-Mélar (1601-1621), fondée par les seigneurs Le Coail et restaurée en 1975. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chapelle en aile portant les dates de 1601 et 1621. La chapelle fut mise en vente à la mairie de Saint-Jean-du-Doigt le 6 avril 1930 par Me Lavaillant, notaire à Plougasnou. Elle avait un cimetière entouré de murs avec reliquaire ;

la chapelle de Kerprigent (XVIIème siècle), restaurée ou reconstruite au XIXème siècle. Il s'agit d'une chapelle privée de forme rectangulaire avec clocheton à dôme. Dans cette chapelle ont été inhumés Louis de Kergrist (décédé le 11 octobre 1876) et Adeline Aubrée. En 1906, Mgr Dubillard y autorisa l'érection d'un Chemin de Croix ;

l'oratoire du Sacre (1577) de l’église Saint-Jean Baptiste. Sa construction est décidée par les paroissiens le 26 août 1576. Il est édifié par l'architecte Michel Le Borgne en 1577. Ce monument est primitivement destiné à la Confrérie du Saint Sacrement d'où son nom Oratoire du Sacre. La dévotion à Notre-Dame du Rosaire et aussi au Saint Sacrement est, semble-t-il, en relation avec la victoire de Lépante 1571, victoire des chrétiens sur les musulmans ;

le calvaire de Pen-ar-C’hra (1757) ;

la croix du cimetière (1877) ; 

la croix de Croazic (1786) de la chapelle Saint-Mélar, récemment restaurée ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croaxic (socle du XVIème siècle), Pen-ar-C'hra (1854), Pen-ar-Men (1864), Runhervé (1934), Trégodalen (XIXème siècle). A signaler aussi d'anciennes croix aujourd'hui disparues : Croix-Bleue, Croix-du-Crann ;  

le portail du cimetière (XVIème siècle), édifié en 1584-1585 sous la direction de l'architecte Jean Le Taillanter. La plate-forme a été détruite en 1821 ;

la fontaine (XVIIème siècle) dans l'enclos de l’église Saint-Jean-Baptiste. En 1520, il existe déjà une fontaine là où se trouve aujourd'hui la fontaine monumentale (elle est à cette époque en plomb). Une nouvelle fontaine est reconstruite par Fiacre Hamon en 1556, puis par Yves Lageat en 1688 ;

la fontaine Pen-ar-C'hra (XVIème siècle), dite fontaine miraculeuse ;

la fontaine Saint-Mélar (XVIIème siècle) ;

le manoir de Kermabon, en ruines entre 1940 et 1980 et aujourd'hui restauré. Le manoir avait jadis un corps de logis à deux étages et une tour carrée (située à gauche) surmontée d'un toit à quatre pans. L'entrée se faisait par une porte en ogive voussurée ornée de trois écussons. Les Kermabon étaient une ancienne famille de Plougasnou. En 1610, la famille de Kermabon est autorisée par Louis XIII à installer des fourches patibulaires. A noter qu'en plus de Kerprigent, les Kermabon étaient encore seigneurs de Kericuff et de Kerguelen en Plougasnou. Jeanne de Kermabon (dame de Kerprigent) avait épousé Jacques Mol de Guerneles. Dans la cour se trouve un puits ;

l'ancien manoir de Kerprigent (XVIème siècle), situé près du bourg de Plougasnou. En 1595, le manoir de Kerprigent est victime du brigand Guy Eder de La Fontenelle. Propriété des familles Trogoff (au XVIème siècle), Boisriou (au XVIème siècle, suite au mariage de François du Boisriou avec Marie de Trogoff), Quinquizou, Kermabon, Mol de Guerneles, Flotte, Kergrist (suite au mariage de Jeanne de Flotte avec Charles de Kergrist). A noter que le fils de ces derniers, Louis de Kergrist se marie avec Adeline Aubrée (veuve de Henri Lebec). Après la mort de son mari le 11 octobre 1876, Adeline fait raser l'ancien manoir et bâtit un nouveau manoir (le Kerprigent actuel) vers 1882. Le domaine est ensuite légué à Fanny de Flotte qui, à son tour, le lègue à son neveu, Henri de Preissac (1904-1992). Le domaine de Kerprigent est ensuite transmis par alliance à la famille Kersauson. On y voit un écusson aux armoiries écartelées des familles de Quinquizou, de Kermabon, de Guernisac et de Quelen ;

le manoir de Pont ar Gler ou Pontangler (XVème siècle). L'édifice comporte deux corps en façade. L'une des portes comporte un arc orné de trois écussons. A l'arrière, se trouve une tour rectangulaire coiffée d'un toit à deux pentes. Le manoir était jadis ceint d'un mur percé d'un double portail. Propriété de la famille Marc'hec (ou Marec) qui étaient aussi seigneurs de Kervoaziou en Lanmeur, puis de Martine Turbert. Ce manoir aurait abrité le peintre Venturelli ;

le manoir de l'Isle, propriété de la famille de La Haye ;  

la maison du gouvernement ou la grande maison de Saint-Jean (1562-1572), agrandie au XVIIème siècle. Il s'agit de la résidence du gouvernement ecclésiastique de la chapelle de Saint-Jean-Baptiste. On distingue des traces d'armoiries dont celles de la famille de Montfort. Devenue bien national en 1789, elle est vendue à François Pezron ou Pezrou, négociant à Morlaix ; 

11 moulins dont le moulin à vent de Kerprigent et les moulins à eau de Kermabon, de Kerprigent, de Kervoaziou, Mérel, de Kerleuff, de Trégoalen,…

A signaler aussi :

le peulven (menhir) de Kerprigent et ses satellites disséminés dans les bois en bordure de la route allant de l'entrée du château de Kerprigent au manoir de Kermabon ;

les trois cairns de Poul Ansquer près du hameau de Donnant ;

les stèles gauloises de la protohistoire de Kervari, des Salles, et la stèle gauloise dite de Poullay ;

l'ancien passage dallé gallo-romain situé à Ty Pont ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JEAN-DU-DOIGT

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Jean-du-Doigt. Saint-Jean-du-Doigt dépendait autrefois de la paroisse de Plougasnou.

© Copyright - Tous droits réservés.