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ROSCOFF

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La commune de Roscoff (pucenoire.gif (870 octets) Rosko) fait partie du canton de Saint-Pol-de-Léon. Roscoff dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ROSCOFF

Roscoff vient du breton « ros » (butte) et « goff » (forgeron). 

Roscoff est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouénan ou Plougoulm (d'après Couffon). En fait, le territoire de Roscoff était autrefois partagé entre les anciennes paroisses de Saint-Pierre et de Toussaint (toutes deux aujourd'hui en Saint-Pol-de-Léon). Roscoff-Goz (le vieux Roscoff) appartient à la paroisse de Saint-Pierre. 

Son port est détruit en 1375 par le comte d'Arundel (capitaine anglais de Brest), puis reconstruit près de Kroaz-Baz (la Croix de Batz). Le 15 août 1548, débarque à Roscoff, une princesse de six ans, fiancée au Dauphin François, âgé de 12 ans : il s'agit de Marie Stuart (déjà reine d'Ecosse depuis 1542), fille de Jacques V, roi d'Ecosse et de sa seconde épouse Marie de Lorraine-Guise. Vers 1600, Roscoff est érigé en trève de la paroisse de Toussaint et dépend de l'évêché de Léon. Roscoff est érigé en municipalité le 31 janvier 1790.

Les capucins construisent leur couvent entre 1621 et 1682 à l'écart de l'agglomération. Vauban signe les plans des forts de La Croix (détruit) et de Bloscon (1680).

On trouve les appellations suivantes : Rosgo (en 1427 et en 1489), Rosgoff (en 1539).

Nota : le nouveau port de Roscoff sert en 1404 à la réunion de l'escadre que l'amiral de Penhoat forme pour aller vaincre devant Saint-Mathieu une flotte anglaise. Roscoff est aussi la patrie du grammairien Guillaume Quiquier (auteur du Dictionnaire et Colloques françois et breton, publié en 1626 ) et de l'abbé Roussel, recteur de Plounéventer au XVIIème siècle (auteur d'un dictionnaire breton-français).

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PATRIMOINE de ROSCOFF

l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522), fondée par les marchands et armateurs de la ville de Roscoff en 1522. La construction de l'église n'est achevée qu'en 1545. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés et chapelles en ailes au droit de la seconde, nef séparée par un arc diaphragme d'une seconde partie comprenant deux travées avec bas-côtés et choeur terminé par un chevet plat. La cloche datée de 1642 porte l'inscription "François Helary sr du Pre et Ian Marzin sr de Launay procureurs de cette chapelle m'ont faict faire". La nef lambrissée, est éclairée par les baies des collatéraux qui comportent deux chapelles en ailes dans leur partie centrale. Le porche à la base de la tour est édifié vers 1550. Le tabernacle du maître-autel date de 1667 : il a été érigé par la Confrérie du Rosaire fondée le 21 novembre 1638. Le retable du maître-autel date du XIVème-XVIème siècle. Le retable de Saint-Pierre, à l'autel latéral nord, date du XVIIème siècle : dans ses trois niches, il abrite les statues de saint Pierre, saint André et saint Jacques. Le retable de l'autel des Vierges, date du XVIIème siècle : dans les niches, il abrite sainte Geneviève, sainte Barbe, sainte Catherine d'Alexandrie. On y trouve aussi un ancien retable du XVIIème siècle en albâtre (chapelle sud), sorti à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle des ateliers de Nottingham et qui retrace en sept bas-reliefs la Vie de Jésus. Les fonts baptismaux à dôme datent de 1690 et le baldaquin, qui est achevé en 1701, est semble-t-il l'oeuvre d'Alain Castel et Guillaume Level de Landivisiau. La chaire à prêcher, qui date de 1710-1711, est l'oeuvre de Jacques Lespagnol, maître sculpteur de Morlaix : le corps est en chêne et les panneaux sont en châtaignier. Sur l'escalier se trouvent trois panneaux : la Conception, la Présentation de la Vierge au temple, l'Annonciation. Sur la cuve se voient les quatre évangélistes. On y trouve un cadran solaire qui date du XVIIème siècle et qui porte l'inscription "Craignez la dernière". Le chapelet dit de Marie Stuart, en ambre et argent, date du XVIème siècle. L'église possède une Vierge en argent du XVIIème siècle (poinçons de Paris), deux ciboires en argent du XVIIème siècle, deux calices en argent du XVIIème siècle et un calice en argent du XVIIIème siècle. L'orgue, oeuvre de Thomas Harrisson et Robert Dallam, date de 1650. La tribune d'orgue date de 1606. Le buffet, oeuvre d'Yves Richard, date de 1649. Le tableau de "La Bonne Mort", oeuvre d'Alain Villemoro Bourisquen, date de 1702. Le tableau de Notre-Dame-de-la-Guadalupe date de la seconde moitié du XVIIème siècle. L'église abrite les statues anciennes de la Vierge-Mère, saint Jean en évêque et saint Jérôme (voir des photos de l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz) ;

la chapelle Sainte-Brigitte (XVI-XVIIème siècle), initialement un ancien ossuaire du XVIème siècle. Il s'agit d'un petit édifice, de forme rectangulaire, ouvert par six arcades ;

la chapelle Sainte Barbe (1617). Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire édifié en 1619 "pour supplier la Divine Bonté de conserver par l'intercession de sainte Barbe le peuple du Minihy de Saint-Pol et celui de toute la chrétienté des invasions des pirates et d'autres ennemis de l'église". Le clocheton vient de la chapelle Saint-Sébastien. La chapelle abrite une statue de sainte Barbe et deux tableaux représentant le martyre de sainte Barbe et le supplice de saint Sébastien ;

la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVIème siècle). Elle est mentionnée par Cyrille Le Pennec au village de Lagat-Bran près de Mouster-Paul ;

la chapelle Saint-Nicolas (1574-1598), ancienne chapelle de l'hôpital située rue Brizeux. Il s'agit de la chapelle de l'hôpital fondée à Roscoff le 24 décembre 1574. La chapelle remonte à 1598 mais a été remaniée au XVIIIème siècle. Elle est décorée d'un navire (carvelle) au-dessus de la porte ;

Note : la carvelle sur façade occidentale est très bien conservé - l'étrave basse se termine par une courbe. Le château avant porte un beauprè et un mât de misaine. Une hune coiffe l'extrémité du mât. Le château arrière très incliné sur l'avant se prolonge par une voûte dominant le safran. Un fanal de poupe orne le couronnement. Le grand mât et le mât d'artimon portent une hune sous laquelle sont capelés les haubans munis d'enfléchures et un étai de hune.

Roscoff 

la chapelle Sainte-Anne (office du tourisme) (1640). Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire complètement vidé par les Allemands pendant l'Occupation

l’ossuaire de l’enclos paroissial (1639). A l'ouest, se trouvent deux ossuaires transformés en chapelles, l'un du XVIème siècle, l'autre construit sous Louis XIII (remarquable par les deux niveaux d'arcatures à pilastres). Celui daté du XVIIème siècle a servi jadis d'école et, dès 1910, de chapelle de catéchisme. Il s'agit d'un monument de plan rectangulaire, ajouré sur deux faces par deux étages de baies et il ne comportait, avant son aménagement en chapelle, aucune porte ;

la chapelle du sanatorium édifiée sur les plans de Heuzé ;

l'ancienne chapelle Saint-Strignon ou Saint-Ninian, aujourd'hui disparue. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire ayant complètement disparu en 1932 lors de l'aménagement du port. Suivant la tradition, la chapelle aurait été fondée par Marie Stuart en souvenir de son arrivée en France. A signaler que Bourde de la Rogerie a produit deux actes mentionnant une assemblée du chapitre de Saint-Pol tenue en la chapelle de Monsieur Saint-Strignon au bourg de Roscoff, actes datés du 21 janvier 1538, donc antérieurs à la naissance de la reine (8 décembre 1542). En 1612, les commerçants de Roscoff avaient fondé dans cette chapelle une confrérie dite de "la Sainte Union" ;

l'ancienne chapelle Saint-Roch et Saint-Sébastien, détruite au XIXème siècle. Cette chapelle avait été fondée en 1600 pour le service des pestiférés que l'on inhumait dans le cimetière adjacent ;

la croix de Roskogoz (XIIIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerguennec ou Croix-de-Tonton-Job (1881), Roc'h-Zu (1925), la croix du cimetière de Roscoff (1951) ;

le manoir de Kerestat (XVIème siècle), restauré au XIXème siècle, édifié par la famille de Kerguvelen ou Kergoët, puis propriété de la famille de Kergoët (XVIème-1723, suite au mariage d'Anne de Kerguvelen avec Jean de Kergoët), de James de Portenoire, du comte de Marbeuf, et, au XIXème siècle, de la famille d'Herbais de Thun. Il est restauré en 1830, 1860 et en 1880. On y trouve, à proximité, un colombier et la chapelle dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle ;

l'ancien manoir de la Digue ou château de Laber (1890). Il est édifié par la famille Laurent d'après les plans de l'architecte Girault. On y trouve de nombreuses tours et de nombreuses ouvertures. Devenue veuve, Marie Laurent, qui mourut en 1902, épousa entre temps le colonel Geoffroy. Aujourd'hui, l'édifice est la propriété du centre Hélio-Marin de Perharidy ;

une maison du XVIème siècle, située rue Amiral-Réveillère ;

la maison forte (XVIème siècle), située quai Charles-de-Gaulle ;

la maison Marie-Stuart (XVIème siècle) ;

la maison (XVIème siècle), située au n° 2 rue Armand-Rousseau. Une lucarne est datée de 1603 ;

la maison d'armateur (XVIème siècle), située place de l'église ;

la maison (1582 et XVIIIème siècle), située au n° 18, rue Albert-de-Mun ;

le fort de Bloscon (1694-1943) ;

la tourelle des Duons (1794) ;

la poivrière (XVI-XVIIème siècle), située rue Amiral-Réveillère ;

la thalassothérapie de Roc’h-Kroum (1899) ;

A signaler aussi :

l’ancien port de Roscoff (XVème siècle) ;

le port de Roscoff (XVIIème siècle) ;

la digue (1742) ;

l’aquarium de Roscoff (1872) ;

l'ancien couvent des Capucins, fondé en 1621 ;

un canon daté du XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de Creach-Heliez (XVII-XVIIIème siècle), édifié par la famille Héliez, d'origine hollandaise. Puis propriété de la famille Lambert ;

l'ancien manoir de Kergadiou (XVème siècle). Propriété de la famille du Val (en 1503), puis de la famille de Kersaintgilly ;

l'ancien manoir de Kerguennec (XVIIème siècle). Propriété de la famille Rolland (en 1619), puis de la famille Dagorne (en 1627 et en 1637) ;

l'ancien manoir de Kerradennec (XVIIème siècle). Propriété de la famille Marc'hec ou Marec, puis de la famille Sioc'han (en 1698) ;

l'ancien manoir de Landivinec (1888), édifié par Camille Thirion, de Versailles, et détruit en 1974 .

l'ancien manoir de Penanraz (XVIIème siècle), propriété de la famille Tribara ;

l'ancien manoir de la Porte Noire (XVI-XVIIème siècle). Propriété de la famille Jamet ou James (au XVIIème siècle), puis de la famille Prigent (en 1748) ;

l'ancien manoir de Rucat (XVème siècle), berceau de la famille Rucat. Propriété successive des familles Rucat (en 1443 et en 1534), Coetmenech et Kerlech (en 1642) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de ROSCOFF

(à compléter)

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