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Eglise Notre-Dame-de-Croas-Batz de Roscoff |
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Fondée au début du XVIème siècle à l'initiative de riches marchands et armateurs, sur le site de Croas-Batz (croix de l'île de Batz), l'église fut consacrée en 1550. Entreprise vers 1520, par la nef, sa construction se poursuivit au cours du XVIème siècle par le porche Ouest et le clocher puis, au XVIIème siècle par le clocher puis, au XVIIème siècle par le choeur (vers 1609), la sacristie et l'enclos (1639). Elle s'acheva en 1701 par l'édification de la chapelle Nord dite "des Agonissants". L'église fit l'objet d'une campagne de restauration en 1777. Rompant avec le style de l'église fidèle à la tradition gothique, le remarquable clocher Renaissance, 1576, est couronné d'un dôme flanqué de lanternons superposés. Il est considéré comme le prototype des clochers à double galerie et double étage de cloches. Deux ossuaires en forme de chapelle, l'une très sobre (XVIème siècle) et l'autre admirablement ajourée d'un double rang de balustres (XVIIème siècle), complètent l'enclos. Sur les murs extérieurs de l'église, plusieurs motifs sculptés dont quatre ex-voto représentant des caravelles, illustrant la prospérité du commerce maritime. Du clocher, deux canons de pierre pointés vers la mer assurent la défense symbolique de la cité.
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La tour |
Le porche à la base de la tour est édifié vers 1550 |

Carvelle du Porche Occidental
La carvelle se trouve entre deux niches surmontées d'une accolade au-dessus du porche Ouest. Elle est dominée par un petit personnage - l'armateur peut-être - dont on croit qu'il tient dans sa main gauche une bourse d'écus. La coque est dépourvue de tonture, c'est-à-dire que le pont est bien droit. La tonture est l'arrondi du pont de façon à ce que les paquets de mer s'échappent du bateau. Elle porte deux bordés en forte saillie, ce sont peut-être les préceintes de bordé "est à francs bords ". Les préceintes sont des pièces de bois qui renforcent la structure du bateau longitudinalement. Elles sont bien visibles. La guibre à l'avant est une pièce de bois reliée à la pièce d'étrave et qui supporte le beaupré (ou bout dehors) et la figure de proue. Ici, la guibre porte une petite tourelle dissimulant partiellement le beaupré. L'arrière légèrement relevé et peu voûté se termine par un tableau. Un safran maintenu par des fermetures aux dimensions exagérées est fixé sur l'étambot qui est un morceau de bois fixé à la voûte et à la quille. La mâture est constituée par un beaupré, un mât de misaine portant un phare carré, un grand mât et un mât d'artimon (ou mât de tape-cul) avec une vergue apiquée. C'est sur la vergue que la voile est grée - le phare carré est une voile carrée. Les haubans munis d'enflêchures sont fixés sur le porte-haubans en légère saillie sur les flans sur tribord. Le "porte-haubans" s'appelle aussi "cadene de haubans". Les haubans soutiennent le grand mât, le mât de tape-cul et le mât de misaine. Entre le grand mât et le mât de misaine, sous le hunier (nid de pie) un étais soutient le grand mât sur l'avant et l'empêche de cabaner vers l'arrière. Des rides d'étais du mât de misaine sont bien visibles sur le beaupré. Une hune coiffe chaque mât. On l'appelle aussi "nid de pie". On aperçoit une flamme au haut du mât de misaine.

Carvelle de la façade du chevet de l'église - mur de la sacristie.
Cette carvelle est de construction plus récente, début du XVIIème siècle. Quand le nouveau chevet de l'église a été construit (comprenant le choeur et la sacristie). Elle est très bien conservée. Ce peut-être un navire de convoi à cause des sabords visibles entre les préceintes qui suivent l'arrondi de la coque. Le château avant relevé se termine par une guibre dépouillée. Le château arrière présente une voûte importante. Le safran d'étambot est bien visible. La mâture est composé de mât de misaine avec phare, un grand mât avec enfléchures et un mât de tape-cul ou d'artimon portant une vergue apiquée. Trois hunes coiffent les mâts.

Il porte un beau retable Louis XIII, œuvre, dit-on d’un artiste hollandais, orné de deux tabernacles superposés. Au dessus de l’autel partiellement masqué, un tableau représente Notre-Dame du Rosaire. Au centre, la Vierge à l’enfant, entourée des 15 médaillons représentant les 15 mystères du Rosaire. Au bas du tableau, Saint Dominique qui institua le Rosaire au début du XII° Siècle, et Sainte Catherine de Sienne, tertiaire de l'ordre des Dominicains. Le tabernacle du maître-autel date de 1667 : il a été érigé par la Confrérie du Rosaire fondée le 21 novembre 1638. Le retable du maître-autel date du XIVème-XVIème siècle.

La
chapelle des agonisants.
Elle a été construite en 1701 à la demande de la " Congrégation de
la Bonne Mort ".
Au bas de l'autel un panneau en cuir de Cordoue repoussé et doré.

Retable de la chapelle des Agonisants. Au centre, un tableau : " La mort du Juste ", de Villemoro Bouriquen (début du XVIIIème siècle). Statue de saint Jérôme (à droite du retable), saint Jean l'Evangéliste (à gauche du retable).
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Le retable de Saint-Pierre, à l'autel latéral nord, date du XVIIème siècle : dans ses trois niches, il abrite les statues de saint Pierre, saint André et saint Jacques. |
Le retable de l'autel des Vierges, date du XVIIème siècle : dans les niches, il abrite sainte Geneviève, sainte Barbe, sainte Catherine d'Alexandrie. Note : A droite l'on a cru voir pendant de nombreuses années Sainte Catherine d’ Alexandrie. La statue de cette vierge figurait effectivement sur l’autel primitif déplacé en 1777. En réalité il s'agit de Judith, l’héroïne biblique qui avait décapité Holopherne général de Nabuchodonozor. |

Ancien retable du XVIIème siècle en albâtre (chapelle sud). A cet emplacement un porche latéral était prévu, mais à la demande de la Congrégation de St Joseph, ce projet fut remplacé par la construction d'une chapelle en 1634. Successivement cette chapelle fut dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, puis au Sacré-Cœur de Jésus, pour finalement recevoir les albâtres.

Ancien retable du XVIIème siècle en albâtre (chapelle sud), sorti à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle des ateliers de Nottingham (G.B.) et qui retrace en sept bas-reliefs la Vie de Jésus.

Statue de sainte Marguerite
La statue de sainte Marguerite foulant aux pieds un dragon. Elle est taillée dans une pièce de bois non évidé dans le dos et mesure 100 cm. En bois polychrome d'auteur inconnu, elle est vraisemblablement du XVIème siècle (robe décolletée et serrée à la taille, chaussure à bout très large). Elle a été restaurée par l'atelier Arthema Restauration (en Juin-Novembre 2007).

Stalles
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L'orgue, oeuvre de Thomas Harrisson (gendre de Robert Dallam) et Robert Dallam, date de 1650. La tribune d'orgue date de 1606 (il s'agit de ce qui subsiste de l'ancien orgue construit par John Bourne en 1606). Le buffet, oeuvre d'Yves Richard, date de 1649 et abrite aujourd'hui un instrument de Claus (1888), restauré en 1930 par Gloton et reconstruit par Renaud en 1985. |
La chaire à prêcher, qui date de 1710-1711, est l'oeuvre de Jacques Lespagnol, maître sculpteur de Morlaix : le corps est en chêne et les panneaux sont en châtaignier. Sur l'escalier se trouvent trois panneaux : la Conception, la Présentation de la Vierge au temple, l'Annonciation. Sur la cuve se voient les quatre évangélistes. |
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Evangéliste situé sur la cuve de la chaire à prêcher |
Evangéliste situé sur la cuve de la chaire à prêcher |
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Christ en croix |
Christ en croix |
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Personnage situé sur les sablières |
Personnage situé sur les sablières |
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Personnage situé sur les sablières |
Personnage situé sur les sablières |
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Personnage situé sur les sablières |
Personnage situé sur les sablières |
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Personnage situé sur les sablières |
Personnage situé sur les sablières |
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Statue de la Vierge-Mère |
Les fonts baptismaux à dôme datent de 1690 et le baldaquin, qui est achevé en 1701, est semble-t-il l'oeuvre d'Alain Castel et Guillaume Level de Landivisiau. |
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Confessionnal |
Confessionnal |
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Chemin de Croix |
Chemin de Croix |

Ossuaire (XVIIème siècle)
Nota : les photos réalisées par Roger Frey sont la propriété du site infobretagne.com.
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