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PLOZEVET

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La commune de Plozévet (pucenoire.gif (870 octets) Plozeved) fait partie du canton de Plogastel-Saint-Germain. Plozévet dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOZEVET

Plozévet vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Dyved (ou Démet), moine du pays de Galles.

Plozévet est une ancienne paroisse primitive qui a conservé son territoire d'origine. Lababan (noté Lambaban en 1426), aujourd'hui en Pouldreuzic, semble être un démembrement de Plozévet (d'après Couffon). La paroisse de Plozévet dépendait jadis du pagus du Cap Caval et de l'ancien évêché de Cornouaille.

La paroisse de Plozévet fait partie du doyenné de Plogastel Saint-Germain. Elle a pour éponyme saint Démet. Le nom de ce vieux saint breton revêt une double forme : Démet et Dévet ou Tévet. On trouve la première au IXème siècle dans le cartulaire de Landévennec : in vicario Demett et encore en 1468, puis dans la prononciation de chapel Sant-Demet, à Plozévet ; la seconde se réalise à Esquibien : chapel Sant Tévètt ; à Guissény, dans le nom d'un village : Landévet, et aussi à Plozévet où il y a un hameau, au bord de la mer, du nom de Kéristévèt = Kerilis-Tévèt. Notons également la forme d'euphonie : Kerzavètt, quartier de Plozévet [Note : L'accent, ici, porte sur la dernière syllabe, comme pour la chapel Sant Tévètt d’Esquibien]. Notre vieux saint breton est honoré au Pays de Galles, en la paroisse de Saint-Dyved, dans le Pembrokeshire [Note : LOTH : Les Noms des Saints Bretons]. Plozévet se trouve aux confins nord-ouest du pays bigouden ; le costume change dès que l'on passe à Plouhinec et Mahalon (H. Pérennès).

Ville de Plozévet (Bretagne).

On rencontre les appellations suivantes : Vicarum Demet (au XIème siècle), Plebs sancti Demetre (en 1060), Ploezevet (en 1270).

Ville de Plozévet (Bretagne).

Note 1 : La commune est limitée : au nord par Plouhinec, Mahalon, Guiler, à l'est par Landudec, au sud par Pouldreuzic, à l'ouest par la baie d'Audierne. Au dernier recensement avant 1941 le chiffre de la population se montait à 4.323 habitants. Cent vingt villages y sont répartis sur un territoire qui couvre 2.726 hectares. En voici la nomenclature : Bellevue, Kéréniel, Bourg, Kerfildro, Brégoulaër, Kerfily, Brénézennec, Kerfurunic, Brenn, Kergabet, Brophé, Kergoff, Corngad, Kergolier, Goret, Kergonna, Gorréquer, Kergroas, Kéléfran, Kerguelen, Kélérou, Kerguernec, Kerbinou, Kerguillet, Kerbouron, Kerguinaou, Kercorentin, Kerhat, Kerengar, Lanvornn, Keristevet, Lesneut, Keristin, Lesplozévet, Kerlaeron, Lessunus, Kerlagadic, Lestréouzien, Kerleun, Lestrouguy, Kerling, Lestuyen, Kernevez, Lesvenguy, Kerongar-an-Abbadès, Leuré, Kérongar-Diviskin, Lézavrec, Kerpascol, Lostalen, Kerrest, Meil-Brénézennec, Kersavètt, Meil-Coing, Kersibou, Meil-ar-Goff, Kersy, Meil-Kéréniel, Kervadec, Meil-Kervao, Kervao, Meil-Kerzuot, Kerveillant, Menez-Kergabet, Kervelen, Menez-Goret, Kervenguy, Menez-Guenn, Kervern, Menez-Guré, Kervengar, Menez-Kergoff, Kervilieric, Menez-Kerguelen, Kervinily, Menez-Kerlaeron, Kervinou, Menez-Kerziouret, Kervoueret, Menez-Kervao, Keryen, Menez-Keryen, Kerzioueret, Menez-Lanmarzin,Kerzuot, Menez-Leuré, Lanmarzin, Menez-Queldrec, Menez-Trébrévan, Pouldu, Mene-an-Drindet, Poulhan, Mengleu, Pratmeur, Merros [Note : En 1730 Merros-Huellaff appartient à Clet Gourcun, sieur de Saint Spez], Queldrec, Mespirit, Ruviskou, Palud-Kéristévet, Saint-Démet, Palud-Penlan, Scantourec, Pen-ar-Pont, Stang-ar-c'hoat, Penity, Stang-Kerguelen, Penlan, Stang-Vian, Pennengoat, Tai-Menhir, Penviny, Trébrévan, Penquer, An-Drindet, Pors-an-Bréval, Trohinel, Poul-ar-Marquis, Trologot [Note : Quelques maisons isolées s'appellent Ty-dour, Ty-ludu, Ty-bout], Poulbrehen. L'agriculture, la récolte du goémon destiné à faire de la soude, et aussi quelque peu l'élevage, telles sont les ressources du pays. Au milieu du XXème siècle, nombre de terrains sont incultes, d'aspect sévère et triste, semés de pins fouettés par le vent du large, de genêts et d'ajoncs ; pas moins de quinze villages sont qualifiés de Ménez. Deux ruisseaux, issus l'un du nord de la commune, l'autre des hauteurs de Saint-Ronan, viennent mettre une note de poésie et de gaîté au sein des paysages arides. Sur leur passage, avant d'aller mourir tout doucement à la plage de Canté, ils fécondent de jolies petites prairies verdoyantes, et font tourner les roues de plusieurs moulins, dont les plus remarquables sont celui de Kersuot avec ses quatre roues superposées, et celui de Brénézennec dont la roue est monumentale. Un troisième ruisseau, descendant de Pouldreuzic, et séparant cette commune de celle de Plozévet, arrose les prés des villages de Kervélen, Kerongar-Diviskin, Kervengar et Penlan, avant de se jeter dans l'étang de Trohinel. On voyait, il n'y a pas encore bien longtemps, tourner les ailes de plusieurs moulins à vent sur le territoire de Plozévet. Il n'en reste que deux en activité : ceux de Scantourec, face à la grande mer (H. Pérennès).

Note 2 : Le Clergé. CHANOINES PREBENDES. Dès la fin du XIIème siècle la paroisse de Plozévet fut attribuée comme prébende à un chanoine du chapitre de Cornouaille. Ne pouvant s'acquitter personnellement du service religieux des paroisses qui formaient leurs prébendes respectives, les chanoines confiaient cette charge à un prêtre qui, sous le nom de vicaire perpétuel, ou même de recteur, administrait la paroisse, moyennant l'abandon d'une partie des dîmes par le chanoine que l'on appelait gros décimateur, et qui conservait le titre de recteur primitif de cette paroisse. Depuis 1270 jusqu'à la Révolution chacun des chanoines présentait à l'agrément de l'évêque le vicaire de la paroisse dont il était prébendé. Mais dans la seconde moitié du XVIIème siècle le revenu des prébendes canoniales était considérablement réduit. Le recteur primitif de Plozévet percevait à cette époque 2.149 livres de revenu, mais il devait laisser 750 livres au recteur et au curé, et il avait à entretenir le chœur de l'église paroissiale. Les chanoines ne pouvaient toucher les gros fruits de leur prébende avant d'avoir fait acte de résidence pendant trois mois consécutifs. En 1606 il fut décidé que cette résidence trimestrielle serait exigée chaque année et qu'on ne pourrait s'absenter sans dispense. Au XVIIIème siècle la maison prébendale possédée par le chanoine de Plozévet ouvrait à l'ouest sur le haut de la rue de la Vigne, au midi sur une venelle qui conduisait de cette rue à la rue Mescloaguen (Bulletin de la Soc. Arch. du Finistère, 1900, p. 274-296). Voici les noms de quelques chanoines prébendés, recteurs de Plozévet : 1418 Yves du Dresnay. — 1566 Clet Simon résigne ses fonctions et est remplacé par Denys Martin. — 1575 (13 mai) Jean du Marc'hallac'h (Voir Note 3) succède à Jean Farmeau. — 1644 (2 septembre) Lucas Mahieu, vicaire général. — 1680 (13 mars) Décès de Giles Mahieu, remplacé par Pierre Poulain, clerc du diocèse de Rennes, alors à Rome. — 1681-1704 Joseph de Coëtlogon. — 1765-1780 De Farcy. — 1783-1789 Du Portal.

Note 3 : JEAN DU MARC'HALLAC'H : Issu de la famille du Marc'hallac'h, du manoir de même nom en Plonéis, Jean du Marc'hallac'h fut recteur primitif de Plonéis et de Plozévet de 1575 à 1623. Voici quelques actes de baptême empruntés aux registres de Plozévet, qui attestent son passage en cette paroisse : « Le 19 novembre 1598 j'ai baptisé Rolland fils naturel et légitime de Pierre de Noël et Marie Penru ; compère fut vénérable et noble Jehan du Marc'hallac'h chanoine et vicaire général de Cornouaille, commère Julienne de Noël. » — Signé « Bosser ». « Le 18e jour du mois de juin, l'an du Seigneur mil six cent un, j'ai baptisé Rolland, fils naturel et légitime de Yves Kernoalen et de Marguerite Escop son épouse. Parrain fut noble et honorable missire Jean du Marchalech chanoine de Quimper, marraine Marie Bontonig, le ministre du baptême Bocer ». Signé : « Bosser, Dumarchallech ». « Le premier jour de juillet l'an mil six cent et un fut baptisé Andrée le Mell fille légitime de Marie Le Mell et de Françoise Bian sa femme et fut compère noble et vénérable personne Jehan du Marchallech chanoine de Cornouaille et commère Marie Le Dittoux, fait par moi Allain Le Berre vicaire de Plozévet le dit jour et an que dessus ». Signé : « Bosser, Dumarchallech ». « Et furent présents noble et vénérable personne Tangui Gouazuennou chanoine de Cornouaille et recteur de Plovan et noble homme Jacques Le Borgne lieutenant et conseiller du roy au présidial de Quimper(-Corentin) et Mre Caradec procureur au présidial ». Signé : « Tanguy Goazuennou, Jacques Le Borgne, D. Caradec ». « Le jour de notre dame, quinzième jour d'aougst, mil six cenz quatre fut baptisé par noble et vénérable personne missire Jean du Marhallach chanoine de Cornouaille Jacques Le Goff fils légitime de noble Yves Le Goff et Anne de Bouteville sa compaigne et fut compère Jacques Laurent sieur de la Motte premier magistrat de Cornouaille et commère dame Marguerite Gourcuff de Lesurec » (Archives communales de Plozévet). Jean du Marc'hallac'h fit le 12 juillet 1615 deux fondations « à Notre Dame de Préoudet » en l'église paroissiale de Plozévet. Aux termes de la première, tous les dimanches et à la fin de l'office du jour de la commémoration des fidèles trépassés, en sa chapelle, sur la tombe qu'il a fait construire en la dite église, on chantera les trois psaumes et les trois leçons de l'office des Défunts et l'on dira une messe de Requiem à note [Note : La messe à note est une messe chantée]. La seconde fondation prévoit pour toutes les fêtes de Notre Dame les trois psaumes et les trois leçons de l'office des morts et une messe de Requiem chantée « sur l'aultier qu'il a fait ériger en la dite chapelle à l'honneur de Dieu et de messieurs les bienheureux saints Jean Baptiste et l'évangéliste, les images desquels il a fait mettre en la dite chapelle ». Par compensation le bon recteur attribue, sur les biens et héritages qu'il possède en la paroisse, 15 livres tournois aux prêtres qui desserviront les fondations, et 60 sous tournois aux fabriques pour fournir le luminaire de cire durant les dits offices « savoir deux cierges en l'aultier et deux autres tout ardants sur la tombe avant de commencer la procession dans la dite église ». Jean du Marc'hallac'h fonde en même temps une chapellenie à desservir dans une chapelle qu'il a commencé à édifier près de son manoir de Lesouriec, au village de Kergueouzic, en l'honneur de Notre Seigneur sous le vocable de Saint-Sauveur. A cet effet il nomme chapelain Alain Marzin. Celui-ci y dira une messe de Requiem tous les jeudis de l'année. Par exception il devra célébrer cette messe en l'église paroissiale « les jours de la Dédicace, c'est-à-dire la Transfiguration, six août et le 14e jour de janvier, auquel jour est célébré à Paris la réception de la couronne de Notre Seigneur à la Sainte Chapelle ». Ces fondations furent acceptées avec leurs conditions par Alain Le Bosser, vicaire perpétuel de Plozévet et Alain Le Burel, prêtre, députés par les paroissiens. Le 12 juillet 1615, à son tour Alain Marzin accepte la fondation qui lui est échue, à l'issue de la grand'messe célébrée par Bosser. Etaient présents : Jacques Kermoallan, Allain Le Moigne, Allain Marzin, Allain Le Burel, Guillaume Le Moeyit, Allain. Pentreu, Laurent Courléan, prêtre, Yvon Kerfridin, fabrique, Jean Le Bosser, Kerian, procureur terrien, Joseph Le Dem, Yves Le Flaminet, Michel Jollec, Alain Marzin, Rosuel Yvon et autres paroissiens : Michel Corre, Yvon Le Bihan, Yvon Le Moigne, Guillaume Jolivet (Arch. dép. 211. G. 6). Le 4 octobre 1596 Jean du Marc'hallac'h avait passé avec le Chapitre de Cornouaille un contrat aux termes duquel il jouissait de l'enfeu de la chapelle Sainte-Marthe, voisine de la sacristie, en la cathédrale, et il pourrait y mettre son blason, ainsi que dans la vitre qui surmonte cet enfeu. C'est là qu'il fut enterré en 1623 [Note : Voir la notice sur la paroisse de Plonéis] (H. Pérennès).

Note 4 : VICAIRES PERPETUELS OU RECTEURS avant la Révolution : 1300. Décès de Jean de Pennénes, clerc, recteur de Plozévet. Le 20 octobre de la même année, Alain Morel, évêque de Cornouaille, donne 25 livres de rente à l'archidiaconé de Cornouaille sur la cure de Plozévet. Le 25 novembre, Henri, recteur de Plozévet, consent à accorder cette rente (PEYRON, Cartulaire de l'église de Quimper, p. 203-210). — 1429. Jean MILITIS (Chevalier ou Marhec) est nommé vicaire perpétuel, par Bertrand de Rosmadec, évêque de Cornouaille. — 1439. Nomination de Matthieu MILITIS. — 1452. Alain Kernivinen, nommé par l'évêque Jean de Lespervez. — 1461. L'église de Plozévet étant vacante par la résignation qu'en a faite Jean de Tréanna, le pape Pie II, par l'entremise de son procurateur Guillaume de Coathuel, chanoine de Vannes, y nomme le 27 juin Geoffroy Kerflour, bachelier ès-lois, en qualité de recteur ou vicaire perpétuel. Sous la même date le pape donne commission aux officiaux de Nantes et de Quimper de mettre le dit Kerflour en posession de l'église de Plozévet, nonobstant l'opposition de l'Evêque de Quimper (PEYRON, Actes du Saint-Siège, p. 227-228). — 1478. Nomination de Nicol, clerc de Tréguier, par Thébaud de Rieux (Arch. dép. 2 G. 47). — 1528 (28 décembre). Décès de Keradellec, recteur. — 1548. Thomas Guennou, qui s'est désisté de la paroisse de Plozévet, y est réintégré par le pape, le 18 juillet 1548 (Archives du Vatican, Paul III, Bullaire, Liasse 66, fol. 67). — 1564. Guillaume Le Goff, vicaire perpétuel. — 1584-1599. Yves Goff. Ce personnage, d'une famille importante de Plozévet, signe depuis 1584 aux registres de la paroisse. Un acte de baptême du 15 janvier 1591 le donne comme recteur [Note : Les registres de la mairie de Plozévet commencent en 1584]. — 1600... Alain Berre (?). — 1615... Alain Bosser. Ce prêtre signe aux registres depuis 1600. — 1632-1638. Jean Guézennec, recteur. A un baptême qu'il administre le 28 juin 1638 est parrain noble homme François Le Duff, sieur de Pellan. — 1659-1660. Jean Huon, recteur. — 1673... Alain Conant. — 1684-1690. Jean Hueluan signe « recteur et docteur de Sorbonne » ou « recteur et bâchelier de la Sacrée Faculté de Paris ». — 1695. Le 18 janvier, démission de Hervé de Kerguelen, fils de Tanguy, seigneur de Penanyeun en Gourlison, docteur en théologie ; il devient recteur de Meilars où il mourra le 12 juin 1720. — 1695 (5 février)-1703. Jean Pennarun. Ce recteur mourut le 4 novembre 1703, âgé de 47 ans. Assistaient à son enterrement les recteurs de Plovan, Lababan, Plouhinec, Poullan et Beuzec-Cap-Sizun. — 1704 (19 avril)-1731. François Aleno, que présenta le chanoine prébendé Coëtlogon. — 1731 (1er avril)-1761. François-Hyacinthe de la Lande de Calan. A ses obsèques furent présents, le 12 septembre 1761, François Chenau, recteur de Beuzec, Penfrat, recteur de Mahalon, Raoulin, recteur de Poullan, Le Jadé, recteur de Lababan, Le Guellec, recteur de Pouldreuzic, Hifroé, recteur de Peumerit. — 1761 (5 octobre)-1790. Corentin-Marie Le Gendre, recteur de Primelin, présenté par le grand chantre de la cathédrale de Quimper. Il mourut le 30 octobre 1790, au presbytère de Plozévet, âgé d'environ 67 ans et fut inhumé le lendemain. Assistèrent à ses funérailles, Jannou curé et Charlès prêtre de Plozévet, Pennanec'h et Calvez, recteur et curé de Meïlars, Tymen prêtre, Sohier, recteur de Mahalon, Mauduit, recteur de Plovan, Julien curé de Plovan. — 1790-1806. Marc Jannou, nommé recteur par le Chapitre de Cornouaille, le siège épiscopal de Cornouaille étant vacant. CURES ET PRETRES HABITUES avant la Révolution : 1584. Marzin — 1584-1585. Plozinec — 1584-1601. Moygn — 1585-1603. Jacques Kernoalen — 1588-1592. Emile Le Gall — 1593. Guillaume Gall — 1593-1605. Burel — 1632-1639. Marzin, curé — 1632-1658. Alain Le Berre, curé — 1639. Courléan, curé de la chapelle Saint-Démet — 1649-1666. Alain Kernilis — 1652-1655. Moguaer — 1655. Huon — 1655-1658. Michel Larr —1659-1664. Jean Julien, signe « curé » en 1660 — 1659-1689. Plouinec signe « curé de la Trinité » en 1669, « curé » en 1684 — 1662-1663. Guéguen ; Le Gall — 1669. Alain Conant, curé — 1704-1736. Guillaume (Alain ?) Le Goff — 1709-1716. Jacques Kerfriden — 1710. Michel Guéguen — 1712-1716 Jean Daniel — 1715-1722. Yves Le Liou — 1730-1765. Henry Cudennec — 1730-1753. Joseph Julien — 1740. Alain Bolzer — 1752-1762. P. Kerogel, curé — 1764-1765 Louis Le Coz, curé — 1767-1780. Jean-Marie Calvé, signe « curé » en 1775. Plus tard ce prêtre, recteur de Tréguennec, sera déporté aux pontons de Rochefort, où il mourra en août 1794 —1780. Jean-François Plouinec signe « curé » le 17 octobre de la même année — 1781-1786. H. Quéré, curé — 1786-1790. Marc Jannou, né au Faou le 23 septembre 1760, promu au sacerdoce en 1785, curé de Plozévet, signe curé d'office le 12 novembre 1790, après la mort du recteur Legendre. Il succède à ce dernier comme recteur — 1790. Vincent Tymen, né le 8 septembre 1761 ; Henry Charlès, né à Plogoff le 9 janvier 1763, prêtre en 1790 (H. Pérennès).

Note 5 : RECTEURS de Plozévet après la Révolution : 1804-1807. — Marc Jannou. On lira avec intérêt la lettre suivante, adressée le 6 janvier 1804 par ce vaillant confesseur de la foi à M. le chanoine Boissière, Quimper, déporté avec lui en Espagne en 1792. « Monsieur, Je suis seul depuis près d'un mois ; je travaille jour et nuit. Il y a une grande maladie dans cette paroisse. Avec tout cela j'aime mieux être seul que d'avoir un secondaire qui détruiroit ce que je battirai. Si l'on est résolu de m'en donner un, que ce soit un imbécile, je le dresserai à ma guise. Si on me donne un entêté, comme cette paroisse est divisée en deux partis, je perderai mon temps. Les constitutionnels sèment la division parmi nous. Ils n'obéissent ni à l'évêque ni au Concordat qui cependant est une loi de la République. Si Monseigneur ne peut pas les punir, autant vaut-il renoncer au ministère. M. Charlès se déterminoit à se rendre au lieu de sa destination quand il reçut une lettre de son oncle avec prière de se rendre auprès de lui. Vous n'ignorez pas le fâcheux événement arrivé à M. Lasbleis son oncle. Quelle perte pour le diocèse ! Un homme savant et de conduite est devenu la victime de son zèle pour le salut de ses frères. En portant le viatique à deux malades à une forte lieue et demie de sa demeure, il a eu le malheur d'avoir la jambe presque brisée. On craint qu'il n'en ait pour toute la vie [Note : Jacques Lasbleis, né à Landrer à Plogoff, comme son neveu Charlès, était desservant de Mahalon. Il fera plus tard du ministère à Ploaré]. M. Charlès s'est rendu, comme le devoit tout bon neuveu, auprès de son respectable oncle. A son arrivée il a trouvé une lettre de M. Larchantel, grand vicaire, qui lui donnoit tous les pouvoirs nécessaires pour la desserte de Mahalon. Ses occupations y sont presque aussi grandes que les miennes. Il a tous les jours des malades à voir. Ce qui me console c'est l'espérance de le voir rester auprès de moi. Nous nous entr'aiderons. Le diocèse, Monsieur, fait de grandes pertes. M. Kerdréac'h vient de mourir, M. Lasbleis, si le bon Dieu n'y met la main, reste invalide. Ces pertes sont irréparables. La maison est grande, et il y a peu d'ouvriers. Faites-moi plaisir, Monsieur, de me tirer d'inquiétude au sujet du secondaire qu'on m'enverra, si j'en ai un. Une longue vie et beaucoup de santé vous souhaite avec la bonne année Su Servidor y capellan q. s. m. B., JANNOU ». On sait qu'au début de 1804 l'administration ecclésiastique, désireuse d'information, avait adressé aux chefs de paroisse un questionnaire au sujet de leurs paroisses, de leurs églises, chapelles, etc... A cette demande de renseignements M. Jannou répond par une nouvelle lettre à M. Boissière, du 10 février. Après avoir sollicité l'autorisation de prêcher le carême à Plozévet et à Plouhinec, il clot sa lettre par cette phrase, en langue espagnole, où il se plaint d'un sérieux affaiblissement de sa vue : « Senor Dn Domingo, aunque vm vea alguna mudanza en mi Lettra, no se admire, pues Le escribo con anteochos. De mes y medio a esta parte mi vista se debilita muchisimo » (Archives de l'évêché). M. Jannou nous fait l'effet d'une âme énergique. Au dire de son ami M. Boissière, « Rolland vicaire de Hanvec et Jannou étaient tous deux d'un caractère bien décidé et remplissant avec courage tous les devoirs de dignes ministres » (Manuscrit Boissière, p. 58). « Très bon sujet, santé ruinée » tel est Marc Jannou, en 1806, au sentiment de l'autorité ecclésiastique. Epuisé par les fatigues de l'exil et celles du saint ministère, ce généreux confesseur de la Foi ne tardera pas à succomber à l'âge de 47 ans. — 1807-1816. Henry Mével. Encore un héros de la Foi. Originaire de Plogoff, vicaire de Plonéour-Lanvern, en 1790, il fut déporté à Rochefort en 1794 et se déporta lui-même en Espagne trois ans plus tard. Rentré en France il fut recteur de l'Ile de Sein de 1804 à 1806 (H. PÉRENNÈS, Les Prêtres déportés..., II, p. 60-65). En mai 1816, le presbytère de Plozévet, faute de réparations, était devenu inhabitable. Le maire refusant de faire ces réparations, M. Mével fut nommé desservant de Primelin, et Plozévet fut privé de clergé. Cette situation dura jusqu'au 2 octobre 1819, jour de la nomination de M. Perrot comme recteur. — 1819. Pierre Perrot — 1834. Alain Buzaré — 1837. Guillaume Le Louët — 1850. Louis Lollivier — 1853. Hervé Le Séac'h — 1853. Mathieu Hervé — 1856. Jean-Marie Cudennec — 1858. Mathieu Clévarec — 1872. Jean-Marie Le Roux — 1890. Olivier Henry — 1908. Jean Guirriec — 1924. Jean Saliou — 1937. Yves Crenn, né à Guiclan en 1883, prêtre en 1907. VICAIRES de Plozévet après la Révolution : .... Marc'hadour — 1822. Pierre Le Pape — 1825. Clet Marchand — 1827. Pierre Le Friant — 1830. Yves Nivo — 1834. Jean Le Bihan — 1836. Pierre Jaouen — 1839. Mathieu Clévarec — 1841. Guillaume Breton — 1847. Yves Fromentin — 1849. Pierre Le Pape — 1852. Hervé Suignard — 1853. Célestin Cueff — 1856. Jean-Marie Hameury — 1859. Yves Le Dréau — 1862. Balthazar Le Theuff — 1862. Nicolas Lavis — 1866 Vincent Rideller — 1867. Jean Pellé — 1870. Clet Kerloc'h — 1872. Yves Géréec — 1872. Pierre Marrec — 1874. François Hervet — 1879. Pierre Huet — 1882. Jean Calvez — 1887. Jean Caroff — 1889. Pierre Bouzéloc — 1901. Yves Kersaudy — 1904. Nicolas Mével — 1914 Hervé Mingam — 1923. Laurent Léostic — 1939. Jean-Marie Kermorvant, né à Ploudalmézeau en 1895, promu au sacerdoce en 1930 ; Henri Bellec, né à Landivisiau en 1912, prêtre en 1937. Prêtres originaires de Plozévet : Jean Codu né le 24 août 1754, prêtre en 1780. Vicaire à Elliant en 1790. Décédé à Elliant le 29 mars 1827. — Pierre Julien, né le 26 décembre 1757. Prêtre en 1782. Vicaire à Plovan en 1790. Mort à Plovan le 22 janvier 1810. — Ces deux prêtres émigrèrent en Espagne en 1797 (Daniel Bernard, Documents et Notes.. p. 116). — Pascal Le Berre né le 19 août 1854, prêtre en 1879. Vicaire à Moëlan (1880) puis à Saint-Louis de Brest (1881). Aumônier du Pensionnat Sainte Marie à Quimper en 1889, recteur de Pluguffan en 1897, où il mourut le 8 mai 1910. — René Bolzer, né le 13 mars 1855, prêtre en 1880, vicaire de Port-Launay en 1881, décédé le 14 janvier 1886. — Jean-Marie Le Goff, né le 23 avril 1858, prêtre en 1882, vicaire à Mellac en 1883, à Riec en 1888, mort le 1er  octobre 1892. — Alain Bolzer, né le 27 septembre 1860, prêtre en 1884, vicaire à Kersaint-Plabennec, puis à Saint-Renan en 1885, décédé le 23 décembre 1889. — Raphaël Normant, né en 1876, prêtre en 1900, vicaire à Saint-Pierre Quilbignon en 1901, recteur d'Edern de 1925 à 1934. Décédé. — Jean-Guillaume Le Gouill, né le 29 novembre 1900, promu au sacerdoce en 1926, Père du Saint-Esprit, actuellement dans l'Angola. — Alain-Charles Strullu, né le 15 mai 1910, prêtre en 1926, Père du Saint-Esprit, aujourd'hui curé de Saint-Pierre (Iles Saint-Pierre et Miquelon). — Christophe Peuziat, né à Penlan, le 4 avril 1912, prêtre en 1938, professeur au Petit-Séminaire de Pont-Croix, puis vicaire à Sainte-Thérèse de Quimper (juin 1941) [Note : M. le chanoine Le Gall, curé de Pont-Croix et le Père Pierre Le Quéré de la Compagnie de Montfort, nés l'un à Lababan, l'autre à Plovan, se considèrent comme des enfants adoptifs de Plozévet] (H. Pérennès).

Note 6 : MISERE ET EPIDEMIE A PLOZEVET : En 1786 M. Legendre, recteur de Plozévet, écrivait à l'Intendant : « La paroisse de Plozévet, dont j'ai l'honneur d'être le pasteur vous adresse, par mon canal, les prières les plus humbles et les plus instantes pour obtenir de votre bonté qu'elle veuille bien lui procurer quelques secours dans l'extrême misère où elle est plongée. Cette paroisse n'a absolument d'autres ressources que ses récoltes. Vous savez, hélas ! que cette année la province a été désolée par une stérilité extrême et si ce fléau commun fait gémir toutes les paroisses des environs, celle-ci s'en ressent d'autant plus que l'excès des rentes qu'elle paie, et dont il n'y a pas de paroisse plus chargée sur cette côte, lui en a moins laissé pour sa subsistance. La paroisse vient d'être condamnée à une amende considérable pour le pillage du navire de Brême La Fréderika, un arrêt du Conseil permet une levée de 4.400 livres pour faire face aux condamnations énoncées par l'Amirauté de Quimper. Ce sont des gens sans bien et sans probité, qui n'ont rien à perdre ni du côté de la fortune, ni de la réputation, qui commettent ces pillages et ces vols répréhensibles et ce sont les honnêtes gens qui seront punis pour le brigandage de quinze ou vingt coquins dont plusieurs ne sont plus dans la paroisse et d'autres sont des paroisses voisines. Un troisième fléau se fait sentir ici aussi vivement que les deux autres : une mortalité affreuse désole cette paroisse. Nous enterrons cinq ou six morts par semaine. Depuis le commencement de janvier jusqu'à ce jour 24 avril, quatre-vingts enterrements bien comptés et plusieurs autres qui ont reçu les derniers sacrements. Nous sommes quatre prêtres qui courons nuit et jour ». L'Intendant fit envoyer une somme de 120 livres pour acheter du pain aux vieillards, aux enfants, infirmes et nourrices et quelques remèdes (H. Pérennès).

Note 7 : Liste non exhaustive des maires de Plozévet : Louis Le Guirriec (1790-1791), Henri Strullu (1791-1794), Alain Hénaff (1794-1800), Charles Le Guellec (1800-1821), Alain Strullu (1821-1827), Yves Le Faucheur (1829-1833), Jacques Le Guellec (1833-1837), Roland Le Bail (1837-1841), Louis Alain Le Guellec, fils de Charles (1841-1843), Jacques Le Guellec (1843-1848), Pierre Julien (1848-1865), Guillaume Le Berre (1865-1870), Lucien Le Bail, fils de Roland (1870-1874), Yves Le Goff (1874-1876), Lucien Le Bail (1876-1898), Georges Le Bail, fils de Lucien (1898-1937), Albert Le Bail, fils de Georges (1937-1952), Noël Larzul (1958-1963), Hervé Henry (1963-1969), Corentin Le Guellec (1971-1989), Marcel Le Floch (1989-2001), Pierre Plouzennec (2001-2020), etc ...

Note 8 : MISSIONS DU PERE MAUNOIR : Le Révérend Père Maunoir prêcha quatre missions à Plozévet : en 1642, 1665, 1666 et 1675, Voici le récit que nous donne de la première le Père Séjourné : « Le P. Maunoir avait été appelé en Plozévet, dans la baie d'Audierne, pour y prêcher le célèbre pardon de la Trinité dans la chapelle de ce nom. Le jour de la fête, la foule étant considérable, il n'y avait pas moins de quatre mille personnes, et la chapelle se trouvant beaucoup trop étroite, le P. Maunoir dut faire sa prédication en plein air. Au milieu d'une grande place près de la chapelle, s'élevait un magnifique calvaire. Il en gravit le degré le plus élevé et de là commença à haranguer la foule. Elle était suspendue à ses lèvres, sous le charme d'un récit que nous possédons encore [Note : Vie de Catherine Daniélou, ch. XXIX, p. 197-211]. Pour ranimer dans l'âme de tout ce peuple la confiance envers saint Corentin, il racontait l'histoire d'un jeune gentilhomme, aîné de la famille de Pratmaria, qui, abandonné par les siens, avait demandé au saint apôtre de la Cornouaille de lui tenir lieu de père. Soudain, de la fenêtre d'une maison voisine, un furieux qui trouvait le sermon ou trop long ou peu de son goût, s'écria qu'il allait l'abrége r; et il tire sur le prédicateur un coup de pistolet chargé d'un grand nombre de balles. L'une d'elles effleura le front d'un bon paysan assis auprès du Père, mais ne fit que lui érafler la peau. Deux autres percèrent la coiffe de deux femmes sans les blesser ; la plupart se logèrent dans le bois de la croix. Quant au père, s'il ne fut pas atteint, une des balles cependant fit sauter le bonnet carré qu'il portait alors sur la tête. Sans paraître plus ému, le P. Maunoir allait continuer, quand il s'aperçoit que le meurtrier charge de nouveau son arme. Ne voulant pas tenter la Providence, il annonce à son auditoire qu'il achèvera son discours une autre fois, et va se placer résolument à la porte de la maison d'où le coup était parti, afin d'en défendre l'entrée contre ceux qui réclamaient justice. Comme la foule s'animait autour de lui, et prétendait avoir raison du criminel : « Laissez ce malheureux, disait-il, il est obsédé, mais non coupable volontaire. Car il n'est pas naturel qu'un homme se porte de lui-même à tuer un missionnaire qui ne lui a causé aucun déplaisir. C'est au démon qu'il faut vous en prendre. Contre cet ennemi-là toute vengeance vous est permise ». Le P. Maunoir apaisa ainsi le courroux de la foule, et s'opposant aux poursuites de la justice, sauva la vie à celui qui venait d'attenter à la sienne » (SÉJOURNÉ : Histoire de Julien Maunoir, I, p. 170-171). La mission de 1675 compte parmi les missions militaires du Père Maunoir. Cette année-là une série d'impôts successifs demandés par Louis XIV pour subvenir aux nécessités de la guerre étrangère détermina en Bretagne des remous qui en certains endroits allèrent jusqu'à la révolte. En Basse-Cornouaille la bande des Bonnets bleus se livra aux plus odieux excès contre la vie et la propriété des gentilshommes. Envoyé pour maîtriser la sédition, le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, s'assura la collaboration du Père Maunoir : ce fut l'origine des missions militaires. L'année 1675 se termina par la mission de Plozévet, dans l'évêché de Cornouaille, où le P. Maunoir passa tout le mois de décembre. Il y était appelé par un homme de qualité, que d'aucuns supposent avoir été M. de Kerorentin, neveu de Mgr. Le Prestre de Lézonnet, ancien évêque de Quimper. Ce gentilhomme s'était fait à la lettre le serviteur des missionnaires. Ce n'était pas assez pour lui de les recueillir dans sa maison ; il les servait lui-même à table. Animée d'un pareil esprit de foi, sa femme faisait pour eux ce que Marthe faisait autrefois pour Notre-Seigneur. Elle prépara elle-même le repas des missionnaires pendant un mois entier. « Si je n'ai pas l'honneur de servir le Maître, disait-elle quelquefois, j'ai du moins le bonheur de nourrir plusieurs de ses disciples ». Après s'être bien fatiguée pendant le jour, elle se retirait la nuit dans une chambre ouverte au vent et à la pluie, et cela au mois de décembre. La pressait-on de se mieux loger : « La sainte Vierge, répondait-elle, était plus mal logée encore dans l'étable de Bethléem ». Tant de vertu ne pouvait demeurer sans récompense. Ces deux charitables personnages, pour se mettre plus facilement au service des missionnaires, avaient confié à des mains étrangères le soin de leur jeune fille malade. Ils étaient eux-mêmes atteints depuis assez longtemps d'un mal qui enlevait beaucoup de monde. A la fin de la mission, le père, la mère et l'enfant avaient recouvré une santé parfaite. Le bien qui se fit à Plozévet fut si réel et si consolant, que la famille de Kerorentin réclama aussitôt pour une paroisse voisine le bienfait de la mission. Le P. Maunoir ne pouvait le refuser et il tint parole, mais plus tard. Il avait à répondre auparavant à des promesses de date plus ancienne » (Ibid. p. 368-369).

Ville de Plozévet (Bretagne).

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Le cahier de doléances de Plozévet en 1789 ".

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Plozévet durant la Révolution ".

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PATRIMOINE de PLOZEVET

l'église Saint-Démet (XIII-XIVème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix qui comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord du XIVème siècle, séparée par un arc diaphragme d'un vaste transept et d'un choeur en saillie datant du XVIème. Le porche méridional date du XV-XVIème siècle. L'arcature, séparant la nef du bas-côté et comportant quatre arcades en plein cintre et une en tiers point, provient d'un édifice antérieur remontant au XIIIème siècle. La façade ouest est du début du XVème siècle. Le clocheton date de 1793 et la sacristie, qui date de 1701, porte l'inscription "V. et D. MI. I. Pennarun. R. Y. Centric. F. 1701". Le vitrail de M. Hubert de Sainte-Marie à la maîtresse vitre date de 1957. L'église abrite les statues de saint Démet en évêque, saint Jean-Baptiste, saint Mathurin, saint Corentin, saint Michel, saint Alar (XVIIème siècle), saint Charles, la Vierge-Mère (XVIIème siècle) et une Pietà ;

Eglise de Plozévet (Bretagne).

 

Eglise de Plozévet (Bretagne).

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " L'église de Plozévet ".

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Testaments d'un recteur et d'un curé de Plozévet ".

la chapelle de la Trinité (XIII-XVIème siècle), reconstruite en 1566, ainsi que l'indique une inscription sur la longère ouest de l'aile sud "XIIe jour de Mae fonde chapelle a été en lan Mil VCLXVI Yvo Goelic Oevirier". Il s'agit d'un édifice en forme de tau avec abside légèrement saillante. Elle comporte une nef avec bas-côté nord de cinq travées, séparée du choeur par un arc diaphragme. L'édifice est surmonté d'un clocher gothique. Les arcades sont de la fin du XIIIème siècle ou du début du XIVème siècle. Le Chœur date de 1578. Le maître autel date du XVIIème siècle et possède des statues de la Trinité ainsi que quatre panneaux de l'enfance du Christ. La chapelle abrite les statues de saint Demet, saint Michel, saint Germain, saint Louis, saint Herbot, saint Eloi, saint Jean-Baptiste, une Vierge Mère et une Pietà ;

Chapelle de la Trinité à Plozévet (Bretagne).

 

Chapelle de la Trinité à Plozévet (Bretagne).

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " La chapelle de la Trinité à Plozévet ".

la chapelle de Saint Demet (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de tau avec abside peu accentuée et clocher à dôme. Restaurée en 1898, la chapelle possède deux autels latéraux en pierre de taille et de nombreuses statues anciennes. La chapelle abrite les statues de saint Demet en évêque, Notre-Dame de Pitié, saint Sébastien, saint Michel, saint Laurent, saint Antoine et un saint abbé ;

Chapelle Saint Demet à Plozévet (Bretagne).

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " La chapelle de Saint-Demet à Plozévet ".

la chapelle de Saint-Ronan (1720). Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire avec chevet à trois pans portant la date de 1720. La chapelle abrite une tombe de granit avec emplacement marqué de la tête, dite sarcophage de saint Ronan, et une statue de saint Ronan du XVIIIème siècle ;

Chapelle Saint Ronan à Plozévet (Bretagne).

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " La chapelle de Saint-Ronan à Plozévet ".

les anciennes chapelles de Plozévet, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Sauveur (située jadis à Lesouriec) [Note : Jean du Marc'hallac'h, recteur primitif de Plozévet, fonda le 12 juin 1615 une chapellenie à desservir dans une chapelle qu'il avait commencé à édifier près de sa maison à Lésouriec, au village de Kerguéouzic, en l'honneur de Notre-Seigneur, du nom de Saint-Sauveur (Arch. dép. 211 G. 6). Aucune trace ne subsiste de cette chapelle], la chapelle Saint-Mélar (située jadis à Kerveillant, à quatre kilomètres sud-est du bourg de Plozévet) [Note : Elle se trouvait à 300 mètres du hameau de Kerveillant, où la fontaine appelée « feunteun-Veilar » existe encore. On peut voir, au village même, la table d'autel en granit, une petite stèle à cupule qui servait de bénitier, et un fragment de croix en kersanton], la chapelle Saint-André ("Chapel André" située jadis à Kergolier, non loin dela mer) ;

le calvaire du placitre de l’église de Plozévet (XVIème siècle), avec d'un côté la Crucifixion et au revers la Résurrection. " Dans l'ancien cimetière qui sert aujourd'hui de placître, au nord-ouest de l'église, se dresse un calvaire ancien, très original. Au milieu du fût quelques grotesques personnages font saillie. Des anges recueillent en des calices le sang qui sort des plaies du Sauveur. A l'avers de la croix figure le Sauveur ressuscité, qui écarte des mains les pans de son manteau " (H. Pérennès) ;

le calvaire de Kerguinaou (XVIème siècle), avec d'un côté la Crucifixion et de l'autre la Sainte Trinité entourée de sainte Anne et de saint Hervé. " Ce beau calvaire, qui doit dater de la fin du XVIème siècle, se dresse non loin du manoir de ce nom. On y voit le Christ crucifié, accompagné de la Sainte Vierge et de saint Jean, avec deux angelots eucharistiques à ses pieds, recueillant son sang dans des calices. A l'avers de la croix, c'est le Père Eternel présentant le Christ crucifié, accosté de sainte Anne avec la Vierge enfant, et de saint, Hervé escorté du loup et de son guide, Guiharan. Au pied du Christ est un écusson écartelé aux 1 et 4 d'une quinte feuille, aux 2 et 3 de cinq fusées rangées en bande " (H. Pérennès) ;

l'ancien calvaire de Lesneut ou Lesneud. Il semble daté de 1306. De ce calvaire situé à 500 mètres du bourg de Lababan, il ne reste, en 1942, plus que trois fûts avec une vieille pietà en granit ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Brumphuez, Kermao (XVIème siècle), Lescunus (Haut Moyen Age), Kerzivet ou Kersavett [Note : Sur un socle aux gradins élevés se dresse un long fût surmonté d'une très vieille croix où l'on voit d'un côté le Christ, de l'autre la Vierge, sa Mère. Ce calvaire se trouve à la sortie du bourg, en bordure de la route de Plozévet à Quimper], Saint-Démet (XVIème siècle), Trinité (Moyen Age) ;

le manoir de Kerguinaou (1664), propriété de René Poullain et de son épouse Renée Le Goff, seigneur et dame de La Bagottaye-Kerguinaou. Puis, propriété successive des familles Saint-Pezran (au XVIIIème siècle), Duval de la Poterie et Tardy (en 1797) ;

le sarcophage (XV-XVIème siècle), découvert près de la petite chapelle Saint-Ronan (1720). Il s'agit, semble-t-il, du tombeau de saint Ronan ;

le four à pain de Keristenvet (XVIIIème siècle) ;

la fontaine Saint Théleau. " Hors du placître, au nord-est de l'église, au bord d'une petite route, on aperçoit une vieille fontaine maçonnée dite : feunteun Sant Délo, et à côté un lavoir. Cette fontaine contient deux statues massives en granit représentant des saints qu'il est difficile d'identifier. Celui de la partie supérieure est amputé de la tête et a l'air de fouler une sorte de personnage humain. Serait-ce le monstre dont saint Théleau avait débarrassé le pays d'Armorique en lui passant son étole au cou pour le précipiter à la mer ? Il est raconté, dans la Vie de saint Théleau du XIIème siècle, que Budic, chef de la Bretagne-Armorique et saint Samson organisèrent un cortège triomphal pour conduire le saint à Dol et lui faire prendre possession du siège épiscopal. A cet effet, on lui présente une magnifique monture. Le saint la refuse, mais incontinent apparaît près de lui, et comme venu du ciel, un cheval de toute beauté, sur lequel il fit à Dol son entrée solennelle. Après quoi, saint Théleau gratifia Budic de ce coursier incomparable, et lui déclara avoir obtenu de Dieu par ses prières, que désormais la cavalerie bretonne serait victorieuse de ses ennemis ; et de fait, ajoute l'auteur de la Vie du saint, les Bretons sont, depuis, sept fois plus forts à cheval qu'à pied contre leurs adversaires. C'est donc bien à saint Théleau que revient primitivement le droit de patronage des chevaux en Bretagne. Diverses circonstances ont amené à l'identifier avec saint Eloy, le grand orfèvre de la cour du roi Dagobert (PEYRON et ABGRALL : Notices sur les paroisses, V. p. 241-243). Saint Théleau était réputé pour guérir de la fièvre. Il n'y a pas encore si longtemps, les parents conduisaient leurs enfants malades à feunteun Sant Délo pour obtenir leur guérison, ou bien on trempait leur chemise dans l'eau de la fontaine pour les en revêtir, afin de leur assurer la protection du saint " (H. Pérennès) ;

l'ancienne fontaine de Saint Ronan ;

15 moulins dont les moulins à vent de la Trinité, de Lestuyen, de Kervingar, et les moulins à eau de Kerguinaou, de Kezuot, du Goff, de Cony, de Keringuel, de Brenizennec,… ;

Ville de Plozévet (Bretagne).

A signaler aussi :

le menhir du vaisseau « droits de l’homme » (1840). Ce vaisseau est venu s'échouer sur la côte, le 14 janvier 1797, suite à un combat acharné de douze heures contre les forces anglaises, le vaisseau "l'Indefatigable" et la frégate "Amazon" ;

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Le naufrage du vaisseau "Droits de l'Homme" près de Plozévet ".

le monument aux Morts. Le monument aux Morts de la guerre 1914-1918 se dresse, non loin de l'église, en bordure de la route de Plozévet à Pont-Croix. Œuvre de Quillivic, il est fort beau. L'homme sculpté près du menhir représente un habitant de la commune qui perdit trois fils à la guerre. Devant une dalle en granit, où est incrustée l'ancienne croix en fer qui surmontait la chapelle de la Trinité, on lit ces mots émouvants : DA GARET HON EUZ BRO C'HALL BETEK MERVEL ;

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Antiquités de Plozévet ".

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Les naufrages près de Plozévet ".

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOZEVET

Voir   Ville de Plozévet (Bretagne) " Les fiefs, seigneuries et manoirs de Plozévet ".

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plozévet (Plouzevet) étaient présents :

Henry de Kerboguy, représenté par Henry son fils, en pal et vouge ;

Jehan Gourchat, en pal et vouge.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plozévet (Plouzevet) apparaissent :

Le sieur de Kersaudy, représenté par Maître Christophe de Kersaudy, garde, dict faire homme d'armes ;

Jehanne le Flouch, default ;

Henry le Rougeart, default ;

Pierre le Goarec, default ;

La dame de Lescongar, default.

(à compléter)

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