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PERSQUEN

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La commune de Persquen (bzh.gif (80 octets) Persken) fait partie du canton de Guémené-sur-Scorff. Persquen dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PERSQUEN 

Persquen vient du breton « perchen » (perche).

Persquen est, semble-t-il, issu d’un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen (aujourd'hui disparue). A l’époque féodale, Persquen relève du doyenné de Guémené (ou Kemenet-Guegant). 

Les seigneurs de Penvern sont les fondateurs de Persquen. Le 26 mai 1377, à Rennes, "Monsieur Jehan, sire de Longueval et Dame Jeanne de Beaumer vendent le manoir de Penquaer, et le domaine de cette paroisse de Persquen et de Lignol... à noble homme Monsieur Jean, vicomte de Rohan". Par la suite, il semble que Penquaer ou Penvern revienne aux cadets des Rohan-Guémené qui y ont droit de haute, moyenne et basse justice. Persquen est citée comme paroisse en 1387. Elle a comme trève Saint-Vincent. 

On rencontre les appellations suivantes : Persquen (en 1427 et en 1477), Perzquen (en 1464), Perzequen (en 1481), Persquen (en 1536).

Note : Situé à 5 kilomètres au sud de Guémené, le bourg de Persquen est le chef-lieu d'un territoire limité au nord par Locmalo, à l'ouest par Lignol, au sud par Inguiniel, et à l'est par Bubry. Sa superficie est de 2012 hectares, dont une bonne partie est occupée par des landes. C'est un pays plein de coteaux et de vallons, et coupé de plusieurs ruisseaux, qui arrosent des prairies et vont se jeter dans le Scorff. En 1891, sa population est de 1016 habitants. Le bourg est à l'extrémité nord-est du territoire et rend le service assez pénible. On n'a encore signalé aucune trace des Celtes dans ce pays. De l'époque romaine, il reste un camp retranché à Kérohel, l'un des plus remarquables qui existent dans le pays ; le double vallum est dans un état de parfaite conservation. L'empreinte des Bretons se manifeste dans les noms de villages et dans la langue usuelle (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de PERSQUEN

l'église Saint-Adrien (XVème, XVIIème et XIXème siècles), restaurée au XVIIème et XIXème siècles. L'église a été reconstruite en grande partie au commencement du XVIème siècle, sur l'emplacement et les ruines d'un édifice roman. Le porche méridional, carré, ouvre à l'extérieur par un arc brisé mouluré d'un gros tore reposant sur des colonnettes, et communique avec la nef par une porte dont l'arc en plein cintre est mouluré, également, d'un tore sur colonnettes. Ce porche est antérieur à l'église du XVIème siècle. En 1876, le recteur Lopin entreprend de refaire le clocher qui tombe en ruines. Une inscription stipule "Fait par la fabrique seule 1876. T. Lopin, architecte, recteur". Les statues de saint Adrien et Notre-Dame de Pénéty s'élèvent au-dessus des contreforts situés de part et d'autre de la tour. On conserve dans l'église une cloche datée de 1523 et une cuve baptismale, en granit, de forme octogonale. Le retable du chevet de l'église est orné des statues de saint Paul et saint Pierre. L'église abrite une statue, en bois polychrome, de la Vierge allaitant et une statue de saint Adrien. Dans le cimetière se trouve un ossuaire daté de 1662 ;

Nota : L'église paroissiale de Persquen, dédiée à saint Adrien, a la forme d'une croix latine ; les autels latéraux sont sous les vocables du Rosaire et de saint Jean-Baptiste. Au sud se trouve un porche carré, communiquant avec l'extérieur par un arc plein cintre, à colonnettes, et avec l'intérieur par une ogive. Les fenêtres sont ogivales et conservent quelques meneaux ; celle du fond du chœur, bouchée par la sacristie, fut débouchée en 1769. L'ossuaire est de 1662. Les chapelles publiques sont les suivantes : 1° Saint-Maudé, au village de ce nom, vers le sud-ouest, de forme rectangulaire, avec de petites fenêtres romanes et une grande fenêtre ogivale, à meneaux en flammes et trilobes. Dans le vitrail on voyait naguère l'écusson de Bouteville en alliance avec ceux de Ploeuc et de Kergournadech. — 2. Saint-Hervé, au village de Kersquer, vers le sud, rebâtie en majeure partie en 1767 ; actuellement détruite. — 3. Notre-Dame du Pénéty, vers le sud-ouest, réparée et bénite en 1722. — Pèlerinage très fréquenté le premier dimanche d'août, et même pendant toute l'année. La première messe s'y dit tous les dimanches ordinaires et la grand'messe à toutes les fêtes de la Vierge. — 4. Saint-Vincent-Ferrier, au village de Miliziac, vers le sud-ouest. Une trêve y existait avant la Révolution, et le village s'appelait le Bourg de Saint-Vincent-Miliziac. La chapelle fut réédifiée en 1679, avec le consentement du seigneur de Penvern, et on y voit son écusson d'azur à trois poires d'or, accompagnées d'une fleur de lis d'argent en abîme, avec supports et couronne de comte. Le hameau de Saint-Drénan semble garder dans son nom le souvenir d'une chapelle détruite. Il y avait aussi une chapelle privée au château de Penvern. Ce château a été rebâti en 1771, « tel qu'on le voit aujourd'hui, par Mr. le comte François du Pérenno de Penvern, âgé d'environ 75 ans, et Mr. son fils aîné Paul-Romain-Guy du Pérenno, âgé d'environ 45 ans. Il y avait dans le même endroit un autre château de temps immémorial et d'une construction très ancienne ; on en voit encore des vestiges derrière le château » (Registre de Persquen). Les frairies étaient groupées autour du bourg et des quatre chapelles de la paroisse. Il n'y avait ici aucune chapellenie. Le recteur levait la dîme à la 33ème gerbe sur toute l'étendue de son territoire ; en 1756, son revenu net était évalué à 500 livres. Persquen faisait partie du doyenné de Guémené et de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Guémené et du district de Pontivy. En 1791, le recteur, M. Le Borgne, refusa le serment et vit bientôt sa paroisse envahie par un intrus. Pendant les troubles, on vendit nationalement des tenues situées à Grascoet et à Saint-Drénan, et appartenant au prieuré de Saint-Gildas de Bieuzy. En 1801, Persquen fut maintenu dans le canton de Guémené et dans l'arrondissement de Pontivy : ce qui n'a pas été changé depuis (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Vincent-Ferrier (XVIIème siècle). Elle a été réédifiée, sur plan rectangulaire, en 1679, avec le consentement du seigneur de Penvern dont on voit les armes à l'extérieur, au village de Miliziac. Cette chapelle a été longtemps le siège d'une trève et s'élève au centre d'un cimetière ;

la chapelle Notre-Dame de Pénéty (XVIIIème siècle). Elle doit sa fondation à une apparition de la Vierge. Il s'agit d'un édifice rectangulaire entièrement reconstruit en 1722. Le portail date du XVIIème siècle et son arcade en plein cintre porte la date de 1600. La chapelle abrite de nombreux ex-votos ;

l'ancienne chapelle Saint-Mandé (XIIème siècle), aujourd'hui disparue. Elle avait été édifiée au village du même nom et restaurée aux XVème et XVIème siècles et à une époque moderne. On y voyait encore vers 1930 de petites fenêtres en plein cintre, hautes et étroites, très ébrasées à l'intérieur, qui étaient des témoins de la première construction. Le chevet était percé d'une grande fenêtre en tiers-point à réseau flamboyant dont le vitrail avait disparu à la fin du XIXème siècle. Un petit clocheton carré, en pierre, s'élevait sur le pignon occidental refait au XVème siècle ;

le château de Kerohel (XV-XVIème, XVIII-XIXème siècles). La seigneurie de Kerohel ou Ker-Hoël appartenait à Jeanne Huby en 1633. Il semble que ce château ait remplacé un manoir du XIème siècle. Le duc Hoël III serait venu en 1080 rendre visite au seigneur du lieu, lequel aurait renommé le château du nom du duc, à savoir Ker-Hoël. Marion du Faouët s'y serait réfugiée vers le milieu du XVIIIème siècle. Le château actuel est édifié au XVIIIème siècle et au XIXème siècle (la tour carrée est achevée en 1902) ;

le château de Penvern (XVIIIème siècle), reconstruit au milieu du XVIIIème siècle à l'emplacement d’un édifice primitif du XIVème siècle. L'édifice primitif est vendu en 1377 par Jehan, sire de Longueval, au vicomte de Rohan. Puis dès 1426, il devient la propriété de la famille Le Perenno (du XIVème siècle jusqu’à la Révolution). Guillaume Le Perenno (ou Le Perennou), époux d'Olive Jouan possède "l'hébergement de Persquen" et est cité dans des actes de janvier 1426 et juillet 1448. Le 15 septembre 1536, Jean du Perenno, seigneur du Perenno, de Penenguern et de Penvern, fait aveu aux Rohan-Guémené. En 1678, le baron François Du Perenno de Penvern épouse Marie Descartes, la nièce du philosophe. L'édifice actuel, ainsi qu'une chapelle privée, sont construits en 1771 par le Comte François du Perenno de Penvern et son fils aîné Paul Romain Guy du Perenno. Un jeune seigneur du Perenno fait partie des émigrés débarqués à Quiberon qui tenteront le rétablissement de la Royauté en France. Il est capturé par les troupes de Hoche et fusillé en août 1795. Le 15 juin 1801, un jeune chef chouan nommé Julien Videlo, dit Tancrède, originaire de Pontivy, est arrêté au château. La demeure devient ensuite la propriété des familles Hercé, puis Marais (en 1913). On y trouve une chapelle privée ;

le manoir de Suliado (XVIème siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Coeteven (ou Coëteven), Outreville, et Le Corre. Le manoir appartient à la famille Duffignac de Camphoret jusqu'en 1919 ;

la fontaine située près de la chapelle Notre-Dame ;

le moulin de Penvern (XVIIème siècle). François Royant est meunier à Penvern en 1810 ;

A signaler aussi :

des vestiges de l'époque gallo-romaine ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PERSQUEN

Au XIème siècle, Persquen entra dans la grande seigneurie de Guémené, et en fit partie jusqu'en 1790. La principale seigneurie de la paroisse était celle de Penvern, dont les anciens propriétaires se donnaient comme cadets de Guémené ; ils avaient haute, moyenne et basse justice ; les derniers titulaires étaient les du Pérenno, qui avaient droit d'enfeu et de prééminence dans l'église paroissiale, et qui étaient considérés comme seigneurs fondateurs de Persquen. 

PENVERN. Seigneurie et manoir en la paroisse de Persquen, évêché de Vannes. En était seigneur (1634-1640) Louis du Pérenno dont la veuve, Catherine Couppé, épousa Jacques de Lantivy, seigneur de Kervéno. La Réformation de 1426 mentionne en lad. paroisse Guillaume, fils d'Alain Guillaume, autrement dit Pérennou, « armé ès mandements du duc, ayant 10 à 12 livres de levée, et marié à une damoiselle ». En 1666, François du Pérenno était seigneur de Persquen et de Penvern et résidait aud. manoir. Le château de Penvern fut reconstruit en 1771 par le comte François du Pérenno de Penvern et Paul-Romain-Guy du Penvern, son fils (Théodore Courtaux, 1899).

Les autres seigneuries étaient :

2° Boteren, à l'ouest, à Alain Le Picart, en 1430.

BOTHEREN. Métairie noble en la paroisse de Persquen, évêché de Vannes ; appartenait à Alain le Picart en 1430. Elle fut acquise, le 5 juin 1663, par Louis-François de Lantivy, seigneur du Coscro. Messire Claude-François de Lantivy, chevalier, seigneur du Coscro, conseiller au Parlement de Bretagne, en rendit aveu au Roi le 14 septembre 1683 (Archives Nationales, P. 1625, p. 32) (Théodore Courtaux, 1899).

3° Le Dérant, devenu simple ferme.

4° Le Houariva, au sud-ouest.

5° Kerahun, au sud-ouest.

6° Kergano, en 1430 à Alain Le Picart.

7° Kermeur, aux Kermeur, puis aux Lezongar.

8° Kerohel, à Jeanne Huby, en 1633.

9° Kervary, au sud-ouest du bourg.

10° Manerbec, aux Le Gall de Cunfiou.

11° Plousquen, au sud-ouest.

12° Raoullen, au sud-ouest.

13° Stang-Ourgant appartenait, en 1620, aux Terrien.

14° Sulliado, aux Coeteven, aux d'Outreville, et aux Le Corre.

15° Tréonleau, au sud-sud-ouest.

(de J-M. Le Mené).

Les actes qui concernent les manoirs de cette paroisse manquent presque totalement aux archives, de sorte que nous sommes réduits à donner seulement la nomenclature des arrière-fiefs qu’elle contenait :

1° Ménézanbec, qui appartenait, en 1767, à Louis-Marie-Joseph Le Gall de Cunfiou. 

2° Le Suillado que possédaient Jean de Coëteven en 1526, Marie de Coëteven en 1541 et Louis d'Outreville, son fils, en 1589 et 1603. 

3° Le Stang, qui, en 1620, était la propriété de Mathurin Terrien, sénéchal de Guémené. 

4° Kermeur, dont jouissaient Jehan de Kermeur et Jehanne de Rosmadec en 1496 ; puis, en 1571, Pierre de Lezongar et Perrine Fraval, et après eux leur fille, Catherine de Lezongar. 

5° Penanguen, possédé par Guillaume du Pérenno, mort en 1536, et par son fils Jehan, en 1541, et qui probablement resta dans cette famille, puisque nous retrouvons ce manoir, en 1751, entre les mains de François du Pérenno, comte de Penvern, en Persquen. 

6° Kerobel, que tenait demoiselle Jeanne Huby, en 1633. 

7° Kerganno, qui appartenait, en 1530, à Louis Le Picard et à Louise Gouiquet. 

Enfin les manoirs dit Houazinat, de Plousquen, du Boteren, de Kerarzur, de Tréhonleau et du Déran, dont nous n’avons trouvé aucune mention.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 5 nobles de Persquen :

Allain LE PICQUART (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et comparaît en archer ;

Hervé COETEVEN, remplacé par Guillaume (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume du PERENO (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan CARDUN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'une épée ;

Allain fils Jehan LE BLEVEC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Persquen :

Jehan LE PICART (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, bras couvert et harnois de jambes ;

Adrien de COETEVEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LE PERENNO, remplacé par son fils Guillaume (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Eon KEROUAL (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan KERDEYEN ou LE CARDUN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE BLEAVEC (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LE TANEL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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