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LOCTUDY

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La commune de Loctudy (pucenoire.gif (870 octets) Loktudi) fait partie du canton du Guilvinec. Loctudy dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCTUDY

Loctudy vient du breton « lok » (lieu consacré) et de saint Tudy.

Au Vème siècle, des moines ayant à leur tête Tudy auraient édifié un monastère à Enez-Tudi, petite île située à l’entrée de la Teir. Ce monastère est détruit par les Normands à la fin du IXème siècle.

Au XIème siècle, une importante communauté religieuse s'y implante et y édifie une église abbatiale. Vers la fin du XIème siècle, de 1080 à 1100, on constate à Loctudy l'existence de chapelains ou chanoines groupés en collégiale, à leur tête un abbé. C'est d'abord Daniel "Abbas Tudi", qui assiste comme témoin à la donation faite par le duc Alain IV Fergent (1084-1119). Puis un nommé Guégen "Abbatt Tudy" signe la donation par Alain IV Fergent, à l'abbaye de Landévennec, d'un verger, d'un moulin et d'un droit de pêche à Châteaulin. En 1162, dans un acte du duc Conan IV le Petit (1156-1166) confirmant les donations d'Alain Canhiart à l'abbé de Sainte-Croix de Quimperlé, figure parmi les témoins au rang laïque un certain "Guinguen" dictus Abbas Tudi.

Loctudy sera, jusqu'au XIIIème siècle, revendiqué comme bénéfice par l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys. De la fin du XIème siècle au début du XIIIème siècle, l'abbaye de Loctudy est entre les mains des seigneurs de Pont-l'Abbé, qui s'en proclament seuls patrons et y créent une collégiale dont la présentation à l'un des canonicats était prétendue par l'abbé de Saint-Gildas-de-Rhuys. En 1220, l'abbé de Rhuys et le seigneur du Pont renoncent à leurs prétentions : l'abbaye de Loctudy est alors régie par un collège de trois chanoines. En effet, en avril 1220, un acte important est signé à Quimper entre Hervé, abbé de Saint-Gildas de Rhuys et Rainaud (ou Renaud), évêque de Cornouaille, concernant l'octroi par l'évêque de trois canonicats dans l'église Saint-Tudy, dont un accordé à perpétuité à l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys (Cartulaire de l'église de Quimper). De plus, en 1223, un second acte, complétant celui de 1220, est signé à Quimper entre Rainaud (ou Renaud), évêque de Cornouaille et Hervé, seigneur du Pont-L'Abbé, en présence de Josse, archevêque de Tours, dans lequel Hervé du Pont confirme la résiliation de son droit de patronage sur l'église de Saint-Tudy.

De nombreux auteurs ont débattu de la question des templiers à Loctudy. Cependant aucune preuve historique ou archéologique ne vient étayer l'existence des Templiers à Loctudy. En 1858, A. du Châtellier prétend que "la paroisse de Loctudy, de laquelle releva plus tard le Pont-l'Abbé, ne fut réellement fondée que dans le XIVème siècle, après la dispersion des Templiers, auxquels l'ancienne abbaye de Loctudy, dévastée précédemment par les Normands, avait été attribuée avec ses biens, pour être constituée en prieuré de l'Ordre". En 1894, G. P. de Ritalongi indique que "l'origine de l'église de Loctudy remonte à la fin du Vème siècle. Cette église fût reconstruite par les soins des barons du Pont, au milieu du XIIème siècle. Elle fût donnée par ces seigneurs à l'évêque de Cornouaille, nommé Rainaud, au début du XIIIème siècle. L'évêque de Cornouaille aurait fait la donation de l'église de Loctudy aux Templiers..... Le monastère des Templiers était, paraît-il, à l'Ile Chevalier... Les Templiers demeurèrent à Loctudy jusque vers 1308, époque de leur persécution...". Selon le Chevalier de Fréminville, "l'église aurait été donnée en 1187 à l'Ordre du Temple par le duc de Bretagne, Conan III"

A la fin du XVIème siècle (1597) les revenus de la chapelle Saint-Tudy sont annexés au monastère des Pères Carmes par Sébastien de Rosmadec, baron de Molac, tuteur d'Hélène de Beaumanoir, "à condition de chanter deux grands'messes par semaine, l'une le Dimanche de l'office de Notre-Dame, et l'autre le Mardi du Saint-Esprit, ce que Dom Charles de Lescoët, évêque de Cornouailles (1595-1614) ratifia et approuva". Le 16 septembre 1622, Hélène de Beaumanoir et son mari Charles de Cossé, marquis d'Acigné, donnaient leur consentement à la donation précédemment faite.

Jusqu'à la Révolution, Loctudy englobe la partie Est de Pont-L’Abbé (château, port et couvent des Carmes) et possède même une enclave, formée par les hameaux de Langeriguen et de Langougou et la chapelle Saint-Cosme, en Plomeur. Puis Loctudy perd le quartier des Carmes et s’agrandit de quatorze villages de Plonivel. La paroisse de Loctudy dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille. 

On rencontre les appellations suivantes : Abbas Tudi (en 1084-1112), abbas Sancti Tudi (en 1162), ecclesia S. Tudii (en 1224), Locus Sancti Tudini (vers 1330), Locus Tudini (en 1405), Loctudy (en 1574).

Note 1 : Description topologique. LIMITES. — La paroisse de Loctudy était autrefois limitée au Nord par le pont qui traverse le bras de mer à Pont-l’Abbé. L’église des Carmes avec le quartier qui en dépendait appartenait primitivement à l’abbaye de Loctudy et en fût une trêve jusqu’à l’érection de Pont-l’Abbé en paroisse à l’issue de la Révolution. Au Nord-Ouest, Loctudy poussait ses limites jusqu’à la chapelle des Saints-Cosme et Damien qui était et resta sa propriété jusqu’à la période révolutionnaire. Cette chapelle fait partie aujourd’hui de Plomeur. A l'Ouest Loctudy était borné par la paroisse de Plonivel. La ligne de démarcation suivait le cours d’eau qui, partant du village de Kerforn, passe entre Koscastel et Lohan, Kerizec, Ezer et Lodonnec. Après la Révolution quelques villages furent détachés de Plonivel pour être reliés à Loctudy. L’église de Plonivel est actuellement en Plobannalec. Au Sud et à l'Est Loctudy est limité par la mer. Au Nord-Est est un estuaire qui forme une petite baie semée d’îlots couverts de pins. Deux d’entre eux, l’île Garo et l’île Queffen, sont en Loctudy. L’île Chevalier, presque au fond de la baie appartient à Combrit ; on y voit les ruines d’une chapelle dédiée à saint Gildas. Les limites de la paroisse actuelle sont formées : - Au Nord et au Nord-Ouest par les villages de Queffen, Penlaouic, Kermenhir-vian, Stang-ar-Goff, Kervadec, Kerbourg, Kerhervé, Kerlano et Kerhervan ; - A l'Ouest, par les villages de Kémeur, Veill-gleiz, Kergorantin, Bremoguer, Kerinvarc’h, Rénénal, Le Ster, Cosquer et Palue-du-Cosquer ; - Au Sud et à l'Est, le rivage, limite naturelle, a dû rester sensiblement le même. Les troncs d’arbre vus par du Chatellier à 150 mètres de la rive prouvent que la mer, graduellement où à la suite d’un cataclysme, a envahi la terre ferme [Note : Des troncs d’arbres semblables ont été découverts sur la plage des Sables-Blancs. en Tréboul, ainsi que sur la grève de Trez-Malaourn, en Plonèvez-Porzay]. Les Iles Glénans, d’après une tradition, auraient été jadis, rattachées au continent par une grande allée plantée d’arbres, et aboutissant à Pen-ar-C'hador où à la pointe de K.erfédé, en Loctudy (C. Vallaux, La forêt sous-marine de Loctudy). Les Glénans, à coup sûr, se soudaient autrefois à la terre ferme. Considérant d’une part l’instabilité de la région atlantique et l’existence de la dépression méditerranéenne, d’autre part les données de la géologie, de la zoologie et de la botanique, la plupart des savants admettent comme extrêmement probable l’existence de l'Atlantide à l’époque tertiaire. VILLAGES. — Signalons seulement les villages de Kerdual, Langôz, Lodennec, Lohan et Pontual. La plupart des autres portent les noms de vieux manoirs dont nous donnerons plus tard la nomenclature. MANOIRS ACTUELS. — C’est d’abord celui de Kerveréguin, qu’habitent en 1729 Jean-François de Penfeuntenyo, et que tiennent encore vers 1926 les descendants des Penfeuntenyo. Puis le manoir de Kergolven, où se cacha pendant la tourmente révolutionnaire, M. Cariou, prêtre de Loctudy. M. Le Moyne, propriétaire, l’a fait restaurer au début du XXème siècle. C’est ensuite le manoir de Kerguiffinan qui tombe en ruines. Habité en 1789 par M. de Kerguiffinan qui devint maire de Loctudy en 1802, il passa en 1869 à la famille Toulemont. D’autres châteaux sont récents et leurs propriétaires en 1926-1927 sont : - Château de Kérénès, propriétaire Mme de Wesleslay. - Château de l’île Garo, propriétaire M. Maussion. - Château de Briemen, propriétaire M. de Laubrière. - Château de Bec-Ménez, propriétaire M. Gestas de Lesperoux. - Château de Ros-er-C'had, propriétaire M. de Laubrière. - Château de Langôz, propriétaire M. Delaunay-Belleville. - Château de Kerpaul, propriétaire Mme Hardy de la Tribonnière. - Châlet de Kerilis, propriétaire M. Touchaleaume. - Le château de la Forest a été entièrement refait et est en 1926-1927 la propriété de M. de Carfort. - Depuis une cinquantaine d’années Loctudy s’est transformé. « Ce qu’on appelait et que l’on appelle encore la cale de Loctudy devient une importante agglomération dont les maisons, d’abord poussées au hasard, sans ordre autour d’une grande place, s’ordonnent maintenant de chaque côté de la route avec de petits coins coquets et séduisants. Plusieurs hôtels et restaurants drainent l’argent des touristes, très nombreux en été. Les plages sont belles, la température est douce et le paysage est l’un des plus riches de la contrée » (Feuilleton du Progrès du Finistère, 28 novembre 1925). Sur les rochers de la plage de Langoz se dresse un phare de 10 m. 70 de hauteur, à feu fixe blanc avec secteur rouge. PRODUCTIONS. — La principale production de Loctudy est la pomme de terre, exportée notamment en Angleterre. Les chargements de ces légumes étaient reçus autrefois par le port de Pont-l’Abbé, mais depuis que la rivière envasée y interdit l’accès aux vapeurs, c’est au quai de Loctudy, situé à la cale, que se font les expéditions. Très peu de marins vivent du produit de la pêche ; les habitants de la côte s’adonnent à l’industrie de la soude. Ce produit, obtenu par l’incinération du goëmon, est vendu à très bon prix à l’usine de l'Armor au sud de Loctudy, ainsi qu’à l’usine de M. Derrien à Pont-l’Abbé. La soude ne se fait guère que pendant quatre ou cinq mois d’été, de Mai à Septembre. Le varech qui entre dans la composition de la soude est cueilli au large, aux Glénans ou à l'Ile-de-Groix. Quant au goëmon jeté à la côte au cours de l’hiver ou même pendant l’été, par les tempêtes ou les grandes marées, il sert à la fumure de la terre. Les femmes de Loctudy fabriquent à la main de la dentelle dite d'Irlande que l’on exporte surtout en Amérique. MONUMENTS ANCIENS ET VESTIGES DE L'EPOQUE GALLO-ROMAINE. — Menhir à Kermenhir, détruit. Menhir à Penlaouic, enfoui à moitié dans la vase. Menhir à Kerizec dans une grange. Dolmen à Menez-Bris. Détruit vers 1878. Tumulus à l’est du village de Lesconil. Tumulus au sud du village de Coadigou, fouillé. Lec'hs à Kerogan. Lec'h surmonté d’une croix, au cimetière de N.-D. de Pors-Bihan. Débris romains près de Coadigou, à l’ouest sur la dune. Urne romaine trouvée au village du Cosquer en 1878.  Belle pièce de bronze trouvée, il y a quelques années, sous les fondations d’une maison appartenant à M. Félix Moysan, à la cale. Elle porte l’inscription : IMP. CAES. M. AVREL. PF. AVG. et présente une effigie laurée et barbue. Marc-Aurèle a régné de 161 à 180 (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Note 2 : Sur l'île Chevalier, surnommée au XVIème siècle, Ile Gueltas, se trouvent les ruines d'un vieux château (Castel ar Roue Guivarc'h) et une chapelle dédiée à saint Gildas. Le château, surnommé "le château de Gradlon", pourrait être élevé sur les ruines d'un monastère ayant appartenu jadis aux Templiers. 

Note 3 : deux seigneurs dominaient jadis la paroisse de Loctudy : les Drouallen, puis les Le Gentil de Rosmorduc à Kerazan, les Penfentenyo à Kervereguen. Mais ils étaient concurrencés par des nobles non résidents tels que le baron du Pont (à Paris), le comte du Boisberthelot (à Bothoa) et bien d'autres tels que les religieuses, les Carmes de Pont-l'Abbé, les seigneurs de la Forêt, de Penamprat et de Trévannec. A la Révolution, les Boisguehenneuc, de La Forêt et les Le Gentil émigrent et les Penfentenyo sont assignés à résidence, alors que les Furic se rallient au Nouveau Régime.

Note 4 : l'île Garo s'appelait jadis l'île Sainte-Marie. En 1873, l'île Garo, appartenant alors à la famille Durumain, est achetée à part égale par Marie Anne de Villélume Sombreuil (époux de René de Madec) et par Fortuné Halma du Fretay. Un an plus tard, Mme Madec revend sa part à la famille du Fretay. Cette île, ainsi que Kerenez (dénommé "Manar ar Gurun"), sont vendus en 1880 par la famille du Fretay à Charles Welesley (époux de Julie Le Grand), né à Paris en 1833 d'un père anglais et d'une mère française, Barbe Pétoisy de Langouthière. A la mort de Charles Welesley, l'acquéreur de l'île Garo est Gaston Moch. L'île est achetée en 1900 par la famille Gustave Moussion. 

Note 5 : Les chapelles de Loctudy sont, en 1806, Notre-Dame du Croisiou, sur la route qui va de Loctudy à Pont-l'Abbé Saint-Guido (ou Quideau) et Notre-Dame de Porsbihan, en bon état ; Saint-Tonval [Note : Rien de plus variable que le nom de ce titulaire ; on trouve Tonval, Conval, Orval, Toul. Tugdual. Il y a à Saint-Tonval, au jour du pardon, affluence de petits enfants atteints de la coqueluche, et quantité d’offrandes de blé et de chemises] et Saint-Ignace, ces deux dernières en ruines. — La chapelle des saints Cosme et Damien, citée en Loctudy en 1788, a dû dans l’intervalle passer en Plomeur. On a pour 1707 des aveux faits à la seigneurie du Pont par les fabriques de ces chapelles. En mai 1795 Guillaume le Calvez obtient, pour l’exercice du culte les chapelles de Saint-Guido, de Saint-Tonval et de N.-D. de Porsbihan (M. l’abbé Peyron). En 1836, la chapelle de Saint-Guido se trouve complètement délabrée par « les coups de vent des Rameaux. et de la Chandeleur » ; le Conseil municipal décide de la restaurer (Archives de l'Evêché).

Note 6 : PARDONS (au début du XXème siècle). Le pardon de l’église paroissiale se célèbre le dimanche qui suit le 11 Mai, fête de saint Tudy, ou le jour même de da fête quand c’est un dimanche. A la grand'messe assistent seulement les paroissiens et quelques personnes des paroisses avoisinantes qui profitent de ce jour pour venir faire visite aux parents qu’ils ont à Loctudy. La procession se fait au cimetière ; on se contente de contourner trois fois l’église à l’extérieur. A Notre-Dame-de-Croisiou il y a deux pardons. Le premier a lieu le lundi de la Pentecôte et est appelé pardon de saint Maurice. (Les reliques de saint Maurice se trouvent dans un reliquaire, à la sacristie de la chapelle, et on les donne à baiser aux fidèles le jour du pardon après Vêpres). C’est un pardon qui était autrefois bien fréquenté par les mères de famille accompagnées de leurs petits enfants. Assez rares sont désormais les personnes qui y viennent. L’autre pardon a lieu le dimanche qui suit le 15 Août. Après les Vêpres on donne la bénédiction du Très-Saint-Sacrement à la chapelle, et le lendemain un prêtre y retourne pour dire une messe basse, et consommer la Sainte Réserve. La procession, le jour de ce second pardon fait d’abord le tour de la chapelle et revient ensuite à l’église paroissiale. — C’est aussi à Notre-Dame de Croisiou que va la procession du Saint Sacrement pour le dimanche du Sacré-Coeur. Elle passe par Kergolven et Hent-Croaz. Puis le Salut se donne à la chapelle des Croix et on s’en retourne par la route de Pont-l’Abbé [Note : Vers le milieu du XIXème siècle, la procession du Très Saint Sacrement allait, dit-on, à Saint-Guido, par les dunes de Lodonnec]. Le pardon de Saint-Tugdual, se fait le 2ème dimanche d'Août ; il est peu fréquenté. La procession fait le tour de la chapelle. Le pardon de Saint-Guido se célèbre le 3ème dimanche de Septembre. Rien de particulier non plus à noter pour ce pardon, ni pour la procession qui se fait aussi autour de la chapelle. Quelquefois cependant, lorsqu’il y a des bateaux à bénir, la procession va jusqu’à la grève. Le pardon de Porz-Bihan se faisait autrefois le 8 Septembre. Désormais on n’en parle plus (M Abgrall).

Note 7 : REDEVANCES & TAXES. A. — Ancienne Collégiale. Dans le compte de 1330 (Longnon, Pouillé de la province de Tours), on indique trois prébendes affectées aux chanoines de la Collégiale de Saint Tudy, taxées chacune à 25 livrés : Prebenda Robini de Spinis, prebenda A. de Muro, prebenda Albini Angal. Distributiones Corisopitenses... : 6 livres, An(n)iversaria dicti loci.... : 31 sous, Prior claustralis de Camperelé. : 4 sous. Le compte de 1368 parle de 4 prébendes, les 3 premières taxées à 25 livres ; l’autre à 10 livres. Mais vers la fin du XVème siècle, une des prébendes est supprimée, et la Collégiale elle-même semble avoir disparu au XVIème siècle. B. — Paroisse (Cahier des Décimes en 1788). Le Recteur Denis : 94 livres 5 sols. La Fabrice : 9 livres 10 sols. Le Rosaire : 4 livres 2 sols. Le Croasiou : 6 livres 2,6 sols. Notre-Dame de Pors Bihan : 1 livre 15 sols. Saint Conval : 1 livre 15 sols. Saints Cosme et Damien : 1 livre 15 sols. Saint Ignace : 1 livre 15 sols.

Note 8 : MAIRES DE LOCTUDY PENDANT LA RÉVOLUTION. La municipalité de Loctudy fut formée le 12 février 1790 en vertu des Lettres Patentes de Sa Majesté du mois de décembre 1789. - Pierre-Allain Denis, recteur de Loctudy, élu maire le 12 février 1790. Il donna sa démission le 19 mars suivant. - Yves Le Breun, du village de Kermenhir, élu maire le 19 mars 1790. - Jean Le Roux, élu maire le 27 novembre 1791. Il donna sa démission et fut remplacé par Michel Le Coader, élu maire le 18 mars 1792. - Jean Péron, nommé maire par le district et installé dans ses fonctions par la municipalité, le 12 ventôse an III. - Michel Le Coader, élu maire le 1er frimaire an IV. - Le sieur Le Blévec signe en qualité de maire la délibération de la municipalité du 1er frimaire an IV. - Michel Le Corre, élu maire le 13 germinal an V. - Jacques Daniel, élu maire le 12 germinal an VII. - Jean-René Furic de Kerguiffinan, qui avait été choisi comme secrétaire-greffier de la commune de Loctudy, le 20 août 1792, fut élu pour dresser les actes de l'état civil le 13 février 1793. Il resta en fonctions jusqu’à sa mort, survenue à Loctudy le 6 mai 1823.

Note 9 : LE CLERGÉ DE LOCTUDY : Recteurs de Loctudy avant la Révolution : - En 1502-1516. Guillaume Drouillart, chanoine. (Guillaume Le Baud, chanoine). - En 1570. (Décès de) Jean Daniélou. - En 1580. Jean Kerfiriguin. - En 1617. (Décès de) Louis Kerfiriguin. - En 1634. Jacques L'Honoré, chanoine et promoteur de Cornouaille. - En 1649-1679. Corentin Furic, sieur de Kerguiffinan, et de Keranmanoir, inhumé le 22 janvier 1679, dans une tombe chargée d’une croix de haut en bas, accompagnée de deux écussons, chargés chacun d’un lion couronné [Note : Cette tombe se trouvait le long du mur sud, face à la sacristie]. - En 1679-1684. François de Kervenozael. - En 1684-1685. Georges des Hayeux, décédé le 26 novembre 1685. - En 1687-1692. Guillaume Fages, docteur en théologie. - En 1693-1714. René Guegant. - En 1714-1754. Jan 0llivrin, décédé le 30 septembre 1754. - En 1756-1765. Guillaume Geffrelot, décédé le 30 mars 1765. - En 1765-1779. Jean Le Coz, décédé le 8 avril 1779. - En 1779-1780. Laënnec, docteur en Sorbonne. - En 1780-1787. Yves Le Guillou, décédé le 17 août 1787. - En 1787-1792. Pierre-Allain Denys, né à Quimper en 1734, ordonné en 1758. Licencié en théologie, en Sorbonne. Sous-principal du Collège de Quimper du 30 juin 1771 au 22 janvier 1776> époque où il aurait été nommé Curé de Carhaix [Note : D’après Flerville, Histoire du collège de Quimper]. Mais le cahier de Mgr. de Saint-Luc marque qu’il fut recteur de Lennon en 1773, qu’il refusa d’être recteur de Pleyben en 1779, fut recteur d'Ergué-Gabéric, et enfin de Loctudy en 1788. Excellent prédicateur; donnait des retraites au Séminaire. Etait un des recteurs appelés le 21 septembre 1790, par Mgr. de Saint-Luc, pour entendre le projet de la protestation épiscopale contre la Constitution civile du clergé. Arrêté le 4 juin 1792, il fut incarcéré au Château de Brest, puis déporté en Espagne le 13 août suivant. Mort, curé de Saint-Corentin, en 1804. Liste non exhaustive des Recteurs de Loctudy après la Révolution : - En 1804-1818. Pierre Cariou, né le 14 septembre 1754, à Loctudy ; ordonné le samedi de la Passion, 1780. Mort le 27 mai 1818. - En 1819-1821. Henri Jannic, né à Beuzec-Cap-Sizun, le 4 avril 1792. - En 1821-1822. René Kerhervé, né à Guerlesquin, le 4 décembre 1793. - En 1822-1824. Bernard-Charles Migeot, né à Quimperlé, le 28 décembre 1795. Devient recteur sur place. - En 1824-1836. Yves Moëlo, né le 27 avril 1794, à Arzano, ordonné le 27 mai 1820. - En 1836-1853. Yves-Valentin Nivo, né à Scaër, le 2 décembre 1798. Ordonné le 3 juillet 1829. - En 1853-1857. François-Marie Daniel, né le 14 décembre 1810, à Brasparts. - En 1857-1862. Léonce Hugo, né à Concarneau, le 16 mai 1817. Ordonné à la Trinité, 1843. - En 1862-1870. Yves Kerjean, né le 26 décembre 1821, à Plabennec. Ordonné le 30 avril 1848. - En 1870-1880. Jean Simon, né le 24 avril 1829, à Sibiril. Ordonné le 2 juin 1855. - En 1880-1886. L.-F.-M. Cosquer. - En 1886-1890. J. Roudaut. - En 1890-1894. F. Ridou. - En 1894-1897. Joseph Orvoën, né à Moëlan en 1850. Ordonné en 1876. - En 1897-1922. François Le Pors. - En 1922-1926 Marc Dréau, né à Cléden-Cap-Sizun en 1868. Ordonné en 1892. Mort le 31 mars 1926. - En 1926. André Pellé, né à Cléden-Cap-Sizun en 1873. Ordonné en 1899, ... Liste non exhaustive des Vicaires de Loctudy : - En 1813-1820. François Gouarand, né le 28 mai 1763, à Melgven. - En 1820-1822. Bernard Migeot. - En 1822-1825. Hervé Pennarun, né à Briec. Ordonné prêtre le 17 mars 1822. - En 1825. François Caudan. - En 1825-1828. Jean-Marie Huiban, né à Mellac, en 1793. Ordonné prêtre le 29 juillet 1821. - En 1829-1842. Jean-Marie Abgrall, né le 11 décembre 1775, à Saint-Sauveur ; prêtre en décembre 1811. - En 1842-1845. Ramon Déroff né à Saint-Pol-de-Léon, le 17 février 1808. Ordonné prêtre le 2 août 1835. - En 1845-1855. Guillaume Kerivel, né à Poullan, le 24 mai 1819, prêtre le 27 juillet 1845. - En 1855-1870. Arsène-Pierre-Marie Madec, né à Pont-Croix, le 14 décembre 1829. Ordonné prêtre le 30 juillet 1854. - En 1870. Yves-Marie Guédès, né à Quimper, le 11 décembre 1834, prêtre le 18 décembre 1858. - En 1870-1873. Lucien Rossi, né à Quimper, le 16 octobre 1844, prêtre le 16 avril 1870. - En 1873-1884. Jean-Marie Burel, né le 2 décembre 1842, à Saint-Pol-de-Léon, prêtre le 9 août 1868. - En 1884-1885. Hervé-Germain Arhan, mort le 8 mars 1885. - En 1885-1886. Jacques Douenne, né en 1860, prêtre en 1884, mort le 20 décembre 1888. - En 1886-1890. Napoléon-Etienne 0llivier, né à Landerneau, en 1862, prêtre en 1886. - En 1890-1892. Alfred Chavet, né en 1857, à Quimper, prêtre en 1881. - En 1892-1895. Jean-Louis Bars, né à Plouguerneau, le 13 avril 1868, promu au sacerdoce le 11 juin 1892 [Note : Les 3 et 5 août 1914, MM. Rozuel et Caill, tous deux vicaires à Loctudy, étaient mobilisés. M. le chanoine Bars, Directeur au Grand-Séminaire, fut nommé auxiliaire dans cette paroisse et y resta jusqu’en septembre 1915. M. Mazé, vicaire à Saint-Thois, le remplaça à Loctudy et y demeura trois mois. Ensuite, l’abbé Pors resta seul jusqu’à la fin de la guerre]. - En 1895-1897. Eugène Le Berre, né à Kerfeunteun, en 1870, prêtre en 1894. - En 1897-1900. Léon Pichon, né à Poitiers, en 1873, ordonné prêtre en 1897. - En 1900-1905. Louis Bossennec, né à Ploaré en 1875, prêtre en 1899. - En 1905-1908. Jean-Marie Grignoux, né à Plougastel-Daoulas en 1878. Ordonné prêtre en 1903. - En 1908-1925. Jean-Louis Rozuel, né à Saint-Ségal en 1878, prêtre en 1903. - En 1923-1926. Désiré Abolivier, né à Lambézellec en 1892, prêtre en 1917. - En 1926. Jean-Marie Auffret, né à Lampaul-Guimiliau en 1894. Ordonné prêtre en 1924, .... Un second vicariat fut créé à Loctudy en novembre 1907. M. Auguste Pouliquen, né à Landivisiau en 1881, ordonné prêtre en 1907, occupa ce poste jusqu’en décembre 1910, et fut remplacé par l’abbé Yves Caill, né à Lanriec en 1879, prêtre en 1904 (janvier 1911-mai 1923). Liste non exhaustive des prêtres originaires de Loctudy : — André LE PAPE. Né à Loctudy le 22 juin 1755, André Le Pape reçut le sacerdoce en septembre 1779. Il habitait à ce moment le manoir de Keridreuff. En octobre de la même année, il est placé comme chapelain à Motreff et passe à Rosquelven, trêve de Laniscat, doyenné actuel de Goarec. Ayant refusé le serment, il part pour l'Espagne en août 1792. Le 3 décembre 1796, il est saisi à Sainte-Tréphine, trêve de Bothoa. Condamné à la déportation le 21 décembre 1797, il arrive à Rochefort le 12 mars suivant et est embarqué sur la Décade, le 25 avril 1798. Débarqué à la Guyane, il meurt à Conanama le 11 octobre suivant, victime de son devoir et de son attachement à la sainte Eglise. — Pierre CARIOU, voir par ailleurs. — M. DURAND, né à Pen-ar-Prat, près de Saint-Guido, qui était alors en Plonivel, et aujourd’hui en Loctudy, est mort chapelain de Plonivel, après la Révolution. — Jean KERSALÉ, né en 1818, prêtre en 1847, chapelain de la Salette depuis 1857, mort le 13 septembre 1892. — Pierre PÉRON, né à Langoz, vicaire à Bannalec en 1861. — Corentin BIGER, né à Ti-Sabl, en Lodonnec, mort recteur de Tréméoc, le 12 mai 1883. — Jean-Corentin TANNIOU, né le 17 mars 1825, fut vicaire à Pleyben et mourut à Pont-l'Abbé le 12 octobre 1864. — Pierre MONFORT, né en 1839, prêtre en 1863, Curé de Notre-Dame des Carmes à Brest en 1888, mort à Pont-l'Abbé le 21 avril 1916. — Yves CLÉAC’H, né à Glévian en 1842, mort le 30 septembre 1885 aumônier de l’hôpital à Quimperlé [Note : Yves Cléac’h était le frère du Frère Tudy, mort à Rome, qui a doté l’église de Loctudy de tant de reliques]. — Pierre-Jean CALVEZ, né à Kergroas en 1857, fut recteur de Telgruc, décédé le 3 avril 1926, à Pont-l'Abbé. — Jean-Marie GUIRRIEC, né à Kerforn le 1er avril 1864, curé-doyen de Bannalec en 1926. — Louis CLÉAC’H, né au Verouri (Kerguiffinan) le 15 octobre 1873, prêtre en 1898, recteur actuel de Botsorhel. — Jacques LE PAPE, né au bourg le 14 juillet 1874, prêtre en 1898, recteur de Guengat en 1926. — Corentin CLÉAC’H, frère de Louis Cléac’h, né au Vérouri le 29 décembre 1877, vicaire à Lannilis. — Jean PÉRON, né à Pennager le 28 février 1884, vicaire à Scaër. — Corentin COCHOU, né à Kerizec en 1887. Ordonné prêtre le 23 juillet 1914, nommé vicaire à Lothey à la fin de ce mois. Mobilisé au début d’août. Mort à la Pompelle, victime des gaz asphyxiants, le 11 août 1918. Ses restes ont été transférés de la Pompelle au cimetière de Loctudy. — Jean-Louis TOULEMONT, né à Kermenhir en 1895, prêtre en 1923, professeur au Collège Saint-Yves de Quimper, en 1926, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi : Loctudy "Loctudy et son histoire

Voir aussi : Loctudy "Loctudy sous la Révolution et le Concordat

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PATRIMOINE de LOCTUDY

l'église Saint-Tudy (XI-XII-XVème siècle), édifiée par les soins des seigneurs du Pont, restaurée et remaniée au XVème siècle, en 1760, en 1845 (par l'architecte Bigot) et en 1883. Quelques auteurs disent que Conan III le Gros aurait en 1187 fait don aux Templiers de l'église de Loctudy pour en faire un prieuré de leur Ordre. L'édifice, qui date de la fin du XIème siècle et du début du XIIème siècle, comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés puis un choeur d'une travée droite et d'un rond-point de cinq arcades avec carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. D'Ovieto Nicolas IV accorde le 12 janvier 1291 une indulgence d'un an et de 40 jours à ceux qui visiteraient l'église de saint Tudy de Cap-Caval du diocèse de Quimper. Grégoire XI octroie le 7 septembre 1371 "une indulgence de un an et quarante jours valable pendant vingt ans pour ceux qui visiteront l'église Saint-Tudy et de la Sainte-Trinité de Pont-l'Abbé aux fêtes de Saint Tudy et pendant les Octaves". La façade du XVIIIème siècle (reconstruite en 1760 suite à un incendie) est surmontée d'un clocher à galerie, à une seule chambre de cloches, couronné par une flèche octogonale. Le clocher date de 1760. L'intérieur est de type roman avec absence de transept. Des piles à section rectangulaire, quelques-unes de deux, les autres de quatre colonnettes engagées, séparent les bas-côtés de la nef. Quatre piliers cylindriques, rangés en demi-cercle, ferment le fond du choeur que le bas-côté contourne pour former déambulatoire dans l'abside en hémicycle, avec trois chapelles absidales. Les chapiteaux sont surchargés de spirales en tous genres : palmettes, crossettes, croix, cornes de bélier. Les bases des colonnes du choeur et du déambulatoire présentent des personnages aux attitudes crues. Le porche sud date du XVème siècle. La nef date du XI-XIIème siècle. On y trouve l'enfeu de la famille de Kérazan (XV-XVIème siècle) et celui de la famille La Forest (XVIème siècle). L'église abrite une statue ancienne de saint Tudy (XVIIIème siècle). A l'angle Sud-Ouest du cimetière se trouvait autrefois un ossuaire. A signaler que dans les comptes de 1330 (Pouillé de Tours) on indique trois prébendes affectées aux chanoines de la Collégiale de Saint-Tudy, taxées chacune à 25 livres au profit de la cour de Rome. Vers la fin du XVème siècle, une des prébendes est supprimée et la collégiale elle-même semble avoir disparue au XVIème siècle ;

Nota 1 : L'église de Loctudy fut bâtie par les soins des barons du Pont, qui en firent don à l'évêque de Cornouaille, avec stipulation que la nomination des chapelains serait attribuée à l'évêque et à l'abbé de Rhuys (1223). L'évêque en fit la remise aux Templiers, et ceux-ci, bien que l'édifice ne fut pas construit selon les rites de leur ordre, l'acceptèrent et y firent les restaurations qui lui donnent le style judaïque propre à leurs constructions. Ils durent créer l'abside et les trois chapelles du pourtour qui, à bien examiner, ont été ajoutées après coup. Cette hypothèse qui n'a pas été combattue, est devenue semble-t-il une certitude en considérant l'emplacement des tombes nobles de cette église. Il est présumable, en effet, que si les trois chapelles derrière le choeur eussent existé au début, ou même eussent été libres comme celles des églises paroissiales du canton, les familles nobles qui fixèrent leur sépulture dans cette église, eussent choisi de préférence, les chapelles qui, aujourd'hui, contiennent les restes des familles de Rosmorduc, derniers seigneurs de Kérazan et de Penfentenyo de Kervéréguin. Or, les fondations de ces enfeus ont une date bien postérieure au départ des Templiers (1312) et entrent dans la période de possession épiscopale de cette église. J'en conclus que l'église de Loctudy fut propriété d'un ordre puissant, la gérant à sa guise, la remaniant et laissant de son passage des traces profondes, tant sur les chapîtaux des colonnes du choeur, que dans les voussures des fenêtres du pourtour. Nous voyons dans un procès-verbal de 1730 la description des tombes nobles de l'église de Loctudy et leur emplacement. Les seigneurs de Kérazan étaient premiers prééminenciers, après les barons du Pont, de l'église paroissiale de Loctudy, où leur blason figurait dans les verrières. Ils y possédaient dans le sanctuaire et dans le chœur, de grandes tombes et un banc armorié. D'après le-procès-verbal de 1730, et grâce aux renseignements fournis M. le comte de Rosmorduc, j'ai pu reconstituer la sépulture de ces seigneurs.
A. — GRANDE TOMBE DE KERAZAN. « Laditte tombe élevée est longue d'environ 6 pieds, d'antienne structure, et haute d'environ 3 pieds ; la pierre du dessus de lad. tombe est chargé de cinq écussons en bosse et relief, le premier étant au mi-lieu, chargé de trois croissants avec un lambel (armes de la terre et seigneurie de Kérazan) ; le second mi-parti au premier desd. croissant et lambel (Armes des Kerfloux : " de gueules à trois croissants d'argent, au Iambes de même". Cette brisure indique qu'ils sont issus juveigneurs de la maison de Trémillec) et au second d'une croix (Peut-être Lezongar : "d'azur à la croix d'or" (?)) ; le troisième chargé d'un aigle deux têtes (Kerlazret du Cosquer, "d'azur à l'aigle éployée d'or". C'est par supposition que ces armes sont attribuées au Kerlazret, car elles pourraient aussi bien appartenir aux de La Forest, de Loctudy, qui portent : "de sable à l'aigle à deux tètes d'argent, becquée et membrée de gueules " famille très ancienne à laquelle les L'Honoré succédèrent en 1526) ; le quatrième mi-parti, au premier desd. croissant et lambel et au second dud. aigle à deux têtes et le cinquième est rempli de lad. croix. Et sur la pierre servant de soutient à lad. tombe, du côté du maître autel, sont aussi trois écussons en bosse et relief, le premier mi-parti desd. croissant, lambel et aigle, le second desd. armes de Kérazan plaine, et le troisième encore mi-parti desd. croissant et lambel et de lad. croix. Et de l'autre costé de lad. tombe, sur la pierre servant aussi de soutient auprès de la sacristie, trois autres écussons, le premier mi-parti desd. croissant et lambel avec une échiquetée (?), le second aussi parti au premier desd. croissant et lambel et au second dud. aigle à deux têtes, et le troisième encore mi-parti desd. croissant, lambel et de lad. croix ». Cette tombe fut détruite eu 1790, pendant l'absence de M. le comte de Rosmorduc, seigneur de Kérazan. ainsi que nous l'apprend le passage suivant d'une lettre que lui écrivait le 10 octobre M. Royou, son receveur : « Vos vassaux de Loctudi ont fait, par bêtise, une chose qui vous déplaira. Ils ont, démoli la tombe de vos ancêtres, sans m'en prévenir, et celle de. M. de Kervéréguin, qui avait refusé d'accéder à cette démolition. Ils s'en repentent et sont venus me dire de vous prier de trouver bon qu'ils la replacent dans un lieu plus éminent. Ils ne l'avoient détruite que parce qu'elle gênoit la construction qu'ils ont fait faire d'un nouvel autel. Mais hyer le district de Quimper a fait afficher un ordre de détruire toutes les tombes et combler tous les caveaux dans les églises, cela empêchera l'effet de la bonne volonté de vos vassaux. li n'y a donc rien à faire, à mon avis, que d'attendre un peu les événemens ».
B. — GRANDE TOMBE DE KERVEREGUIN, que le procès-verbal de 1730 décrit ainsi : "Une tombe enlevée, d'antienne structure, joignant le premier pilier du choeur, du côté de l'Epitre, sur laquelle tombe est un écusson éfacé où il ne reste que des trasses". Cet écusson représentait précédemment, dit la même pièce : « un sanglier de sable passant sous un chêne de sinople qui sont les armes de la terre de Kervéréguin (De Kervéréguin, porte : "d'argent au chêne de sinople englanté d'or, le fût chargé d'un sanglier de sable en furie, allumé et défendu d'argent") ». Ce tombeau fut détruit en 1790, en même temps que le précédent.
C. — Grande arcade voûtée renfermant « une tombe élevée de terre de quatre doigts, chargée d'un grand écusson en bosse et relief où sont les trois croissans et lambel » — Le long de cette tombe, dans l'intérieur du choeur, se trouvait : « un banc clos et à queue, long de six pieds et huit poulces, et large de quatre pieds et demi ». Ce banc ainsi que le tombeau appartenaient aux seigneurs de Kérazan qui permirent aux paroissiens, en 1730, de démolir l'arcade, d'abaisser la tombe au ras du sol et de reculer le banc, afin d'agrandir le choeur et de ménager un passage. Voici, d'ailleurs, l'inscription que les paroissiens firent graver à cette occasion sur une plaque de cuivre qui fut fixée à l'une des colonnes où elle se voyait encore en 1779 : « Messire Y. R., chef de nom et d'armes, Le Gentil, chevalier, seigneur de Rosmorduc, Coatninon, etc., et dame M. A. J. Drouallen, son épouse, dame de Kérazan, en Loctudy, ayant consenti, à la prière du général de ladite paroisse, qu'en pavant cette église en 1730 on eut démoli la grande voûte appuyée à ces deux premiers piliers du choeur, baissé à fleur du pavé la tombe y enclavée, reculé dans leurs places le grand banc à queue qui les cotoyait dans le choeur, lesquels, chargés des armes de Kérazan, font partie des prééminences que cette maison a de tems immémorial dans les endroits les plus honorables de cette église ; ledit général a fait pour icy cette inscription, pour monument des droits de ladite maison et de sa reconnoissance de telle concession. — Requiescant in pace, 1730. — »
D. — TOMBE PLATE AUX SEIGNEURS DE PRATOUARC'H ET DE KERGOLVEN, chargée « d'un écusson mi-parti au premier au croissant surmonté d'une fleur de lis » (Le Rousseau, seigneur du Pratouarc'h, portait : "de gueules, au croissant d'argent, surmonté d'une fleur de lys de même". Il avait épousé, avant 1584, Jeanne Pratouarc'h, dame dudit lieu. Ils achetèrent en 1588, de Pierre Aléno, seigneur de Saint-Alouarn, le manoir de Kergolven, qui avait précédemment appartenu aux familles de Hirgarz et de Penguilly), au second de : "cinq hermines posées 2. 2. et 1. ". — Sur cette tombe était placé « un grand banc clos et à queue, contenant de longueur six pieds et de largeur quatre pieds et demi ». Cette famille avait aussi une tombe plate "chargée d'une croix du haut en bas, accompagnée de deux écussons, chacun d'iceux chargé d'une croix". Ces écussons sont ceux des Penguilly (d'azur à la croix pattée d'argent).
E. — TOMBE DE LA FOREST, ainsi décrite dans le procès-verbal de 1730 : « Dans le mur costier, le long de l'aile, du costé de l'Epitre, et presque au niveau du balustre, il y a une voûte et arcade, et dans ladite arcade un enfeu, élevé de deux pieds, chargé d'une croix de haut eu bas, accompagnée de deux écussons chargés chacun d'un lion couronné ; laquelle tombe et enfeu, on nous a dit être prohibitif de la terre de La Forest ». Il n'est pas certain que cette table, encore existante, ait toujours appartenu à l'enfeu de La Forest. Je ne trouve aucun blason analogue dans les familles L'Honoré, Furic, Floch, de la Duz, Gouyquet, du Boisguéhenneuc, Briant de Laubrière et de Coëtlogon, propriétaires de cette terre. C'est dans cet enfeu que furent enterrés : le 22 janvier 1679, Corentin Furic, sr de Kéramanoir, recteur de Loctudy, et le 1er octobre 1684, Pierre Furic, sr de Rusent. Je crois, que cette table provient d'une tombe aux de Comboust, de Trévannec, qui portent "de gueules au lion d'argent, armé, lampasse et couronné d'or".
F. — TOMBE AUX SEIGNEURS DE TREVANNEC, dans la chapelle de la Vierge (autrefois Saint-Jean), du côté de l'Evangile, « élevée d'environ deux pieds et demi, mise dans le mur en arcade, chargée d'une croix pattée fleurdelysée, qui occupe du haut en bas toute la pierre tomballe, sur laquelle pierre sont deux écussons en dessous des branches de ladite croix, dont l'un écusson est chargé d'un léopard (Le Gallou, seigneur de Trévannec, porte : "d'or au léopard contouré d'azur". René épousa Marie de Trémiliec. Leur fille, Marie, épousa, par Contrat du 11 janvier 1504, Bertrand du Couëdic, de Kergoualer) et l'autre écartelé au premier et quatrième d'un léopard, au second la forme d'un lion (Ces armes sont celles des de Comboust, qui possédèrent Trévannec après les Gallou), au troisième d'une croix alésée. Et la pierre de ladite tombe du côté dudit autel chargée de quatre écussons, dont le premier porte un léopard, le second est un écu parti au premier d'un léopard et au second d'une fasce ondée (Languéouéz : "Fasce ondé d'or et d'azur"), le troisième écusson encore mi-parti au premier d'un léopard, au second de trois croissants (j'ai dit ci-avant, les armes des Trémillec : de gueules à trois croissants d'argent) ; le quatrième écusson encore mi-parti au premier d'un léopard, le second de six fleurs de lys posé 3.2.1.».  Ce sont les armes des seigneurs de Lescoulouarn, que l'on rencontre dans presque toutes les églises du canton, qui sont : "d'azur à six fleurs de lys d'argent, posées 3.2.1, qui est Foucault ; écartelé d'or au lion d'azur" (sceau 1403). « En conformité desdits écussons se trouve de pareils armes dans les vitrages de ladite chapelle et principalement dans la vitre au-dessus de ladite tombe et enfeu ».
Voici qu
elles étaient les tombes nobles de l'église de Loctudy avant la Révolution. Par suite de la reconstruction partielle de l'église en 1760, quelques-unes furent déplacées. Nous les retrouvons ci-après :
G. — Au lieu d'un confessionnal, il y a aujourd'hui dans cette chapelle un autel en granit offert par la famille de Rosmorduc. Au pied de cet autel ont été réunis,
en 1889, dans un petit caveau, les ossements qui ont été trouvés dans les tombe A et C, lors de la dernière restauration de l'église.
H.
— Comme dans la chapelle précédente, le confessionnal a été remplacé par un autel offert par la famille de Penfentenyo de Kervéréguin.
I. — Le petit caveau, derrière le maître autel, n'était pas affecté aux sépultures. Il servait en 1779 à la fabrique
"pour le dépôt de son coffre-fort" ! Les intervalles des petites colonnes étaient alors murés.
La belle table du tombeau des seigneurs de Kérazan est aujourd'hui enclavée dans le mur du collatéral nord, près de la porte de la sacristie. (G. Puig de Ritalongi).

Nota 2 : FONDATIONS & CHAPELLENIES. 30 Mai 1482. — Contrat de rente faite par Bizien Keriou et Yvon Jacques de 10 sols monnaie aux chapelains de Saint Tudy, Charles Cappequerré, Hervé Louénan, Deny Jehan Le Moullec, Yvon Glevian, Yvon Le Borrouault et Pierre Keriou, prêtres. 14 Février 1499. — Acquêt de 30 sous de rente sur les héritages des Robiners, pour les chapelains de Saint Tudy, Jehan Le Heuc, Alain Le Mouter, Alain Le Viot, prêtres. Autres chapelains : en 1512, Guillaume Le Scantec et Jehan Kerguz ; Guillaume Drougelart et Guillaume le Baud, chanoines ; en 1545, Hervé Le Gallou et Christophe Le Torcol. 1658. — Fondation de Pierre Garlot, sieur du Pezron, près de Conquerneau. 1714. — Fondation à la paroisse par René Guéguant, sieur de Kerdu, en Plobannalec. En 1698, Mathurin Gloux, clerc de Vannes, obtient la chapellenie de N.-D. de Pitié, ou Desmat, vacante par le décès de Guillaume de La Motte. Dès 1572, une rente était due au Chapitre par le seigneur de Kerazan, rente remboursée par M. de Rosmorduc, en 1720. Deux fondations furent faites par les seigneurs de Kervéréguin, l’une le 5 Décembre 1649, par Dame de Méabée, douairière de Lancelin de Kervéréguin, pour l’établissement d’une confrérie du Rosaire dans la chapelle de Lanvéréguin ou de Croisiou, avec une rente de vingt sept francs cinquante. L’autre, par testament de Jean Fr. de Penfentenyo, du 6 Novembre 1729, donnait une rente de 15 francs par an, pour l’entretien de la lampe en l’église paroissiale. Durant la Révolution, ces fondations ne furent pas acquittées, mais en 1805, M. de Penfentenyo recommença à les servir. Les charges sont celles qu’indique l’acte de 1649 : une messe au Croisiou le premier dimanche de chaque mois ; aux fêtes de la Vierge qui sont du Mystère du Rosaire, la messe du Rosaire, et les litanies de la Sainte Vierge ; à vêpres, procession. Plus, quatre anniversaires pour les confrères défunts, le lendemain des quatre fêtes de la Sainte Vierge : la Purification, l'Annonciation, la Visitation et la Nativité. Plus, deux autres messes, l’une le premier dimanche d'Octobre, fête du Saint Rosaire ; l’autre le 4 Août, fête de saint Dominique, instituteur de la Confrérie. Il sera encore dit tous les dimanches, dans d’église paroissiale de Loctudy ou au Croisiou, après la Messe, un Pater pour des de Penfentenyo vivants, et un De Profundis pour ceux qui sont décédés. Les de Penfentenyo auront droit à un banc en l’église paroissiale et à la chapelle. Ils se réservent la propriété du fonds sur lequel est bâtie la chapelle. Ces dispositions, en tant du moins qu’elles concernent le Rosaire, répondent à ce qu’écrivait, en 1811, le recteur Cariou : « Je désire établir le Rosaire au grand autel de l’église paroissiale, la chapelle où était cette confrérie tombant en ruines. Les représentants du fondateur ne payent pas. Ils paieraient si on rétablissait le Rosaire ». D’après le recteur, M. Daniel, en 1856 : « On chante la messe à Notre-Dame du Croisiou, tous les premiers dimanches du mois, et à toutes les fêtes de la Sainte Vierge » (Archives du diocèse de Quimper et Léon).

Eglise de Loctudy

Voir aussi : Loctudy "L'église paroissiale de Loctudy

Voir aussi : Loctudy "Les chapiteaux de l'église de Loctudy

Voir aussi : Loctudy "Procès-verbal de descente en l'église de Loctudy du 20 mars 1730

Voir aussi : Loctudy "Procès-verbal des réparations à faire en l'église de Loctudy en 1779

la chapelle Saint-Quido ou Saint-Guido (XVIIème siècle), anciennement située en Plonivel. Aujourd'hui, située au lieu-dit Tréguido (commune de Larvor). Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec clocheton à dôme datant du XVIIème siècle. On y trouve un bénitier avec poissons sculptés du XVIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Quido en évêque (XVème siècle), d'un saint évêque (XVIème siècle), de la Vierge-Mère (XVIème siècle), un Crucifix et deux bateaux ex-voto ;

la chapelle Notre-Dame (XII-XIII-XIVème siècle), située à Porz-Bihan et de plan rectangulaire. Le clocheton est surmonté d'une croix de Malte. Le nouveau chevet conserve un remplage de la fin du XIIIème siècle et il est séparé de la nef par un petit arc diaphragme reposant sur des piliers du XIIIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame-de-Croaziou ou Notre-Dame de Croisiou (XVIIème siècle), édifiée par Marie de Méabé, dame de Kervéréguen. La chapelle faisait autrefois partie du domaine de Penfentenyo. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec un chevet arrondi et un porche ouest datant semble-t-il d'une première construction (XIVème siècle). L'autel date du début du XVIIIème siècle. La chapelle abrite une Vierge-Mère du début du XVIIIème siècle et une Vierge de Miséricorde, oeuvre de J. P. Fréour, qui date de 1947. Dans une pièce non datée (Archives de l'Evêché) mais qui est du temps de M. Migeot, recteur, 1822-1824, se trouve un projet rédigé par un sieur Penfentenyo. Il nous apprend que la chapelle de Notre-Dame du Croisiou (ou Croaziou), sur la terre de Kervéréguin, fut vendue l'an II de la Révolution. Son père F. M. de Penfentenyo la racheta en l’an XIII pour la rendre à la fabrique. Lui-même donne pour ladite chapelle une cloche nommée en 1677 par l’un de ses ancêtres, enlevée par les révolutionnaires d’une des paroisses que la famille habitait et retrouvée dans les magasins du port de Brest, plus cent cinquante francs en bois ou en argent (M. Pérennes) ;

la chapelle Saint-Oual (XV-XVIIIème siècle), située à Lodonec (en Loctudy) et reconstruite au XVIIIème siècle. Le patronyme Oual est identifié à Tual (qui est une forme abrégée de Tugdual). La chapelle est encore appelée Saint-Conval ou Saint-Tugdual. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire conservant au chevet un fenestrage du XVème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Jean et d'un apôtre ;

l'ancienne chapelle Saint-Ignace, aujourd'hui disparue et située jadis auprès de la fontaine de Poulpeye ;

le calvaire du placitre de la Chapelle Notre-Dame-de-Croaziou (XIII-XVIème siècle) ;

le calvaire de Kerhervant (1607) ;

le calvaire du placitre de la chapelle Saint-Quido (XIXème siècle) ;

la croix du cimetière de Loctudy (1896) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : socle de croix, situé 7, rue du Suler (chapelle du Croaziou), les deux croix situées dans l'enclos de l'église de Loctudy ; 

Nota 3 : CALVAIRES. A l'Ouest du village de Kerhervan, au bord et à gauche de la route qui va de Kerhervan à Pont-l'Abbé, se trouve un vieux Calvaire de 1607. A l'Est, et tout près de la chapelle du Croisiou un ancien Calvaire ne porte aucune inscription. A proximité de la chapelle de Saint-Guido un autre Calvaire ne présente aucune date [Note : A côté de cette croix, on voit une stèle de 1 m. 20 de hauteur, puis une sorte de petit bétyle auquel les naïfs venaient, dit-on, se frotter, pour obtenir guérison de leurs rhumatismes]. A droite de la voie charretière qui va de Penker à Kerangall existe une croix très simple, de 2 mètres de hauteur environ. Signalons enfin le Calvaire érigé au cimetière en 1896, par M. Orvoën, recteur, en souvenir de la mis­sion qui se donna cette même année (M. Abgrall).

le manoir de Kerazan (XVIème siècle), propriété de la famille de Kerfloux. Restauré au XVIIIème siècle par la famille Le Gentil de Rosmorduc. Propriété d'Edouard Le Normant, ruiné en 1842. L'ensemble du domaine est acheté ensuite par la famille Arnoult, notaire à Pont-l'Abbé. La lande de Penanveur et l'île Garo deviennent la propriété de Charles Le Bihan Durumain, négociant et armateur. La famille Durumain se défait en 1869 de Kerenez qui est vendu au sculpteur Brunet ;

le manoir de Kervéréguen (XVI-XVIIème siècle), propriété depuis 1651 de la famille Penfentenyo de Kervéréguen ;

le manoir de la Forêt, qui a remplacé au XIXème siècle un château beaucoup plus ancien. En 1782, le domaine appartient à Mme Charles, Nicolas du Boisguéhenneuc, née Marie Joseph Gouyquet de Bocozel, puis à un de ses fils Armand. Ce dernier accueille vers le milieu du XIXème siècle son neveu Aimé de Laubrière (fils de sa soeur Armande et futur maire de Loctudy) et son épouse Constance de Coëtlogon. Au début du XXème siècle, le domaine est la propriété du comte de Carfort ;

le château de Langoz (1880), édifié par Mme Saint Amand Martignon, née Tallien de Cabarrus. Ce château passe au début du XXème siècle dans les mains de la famille Delaunay ;

Voir aussi : Loctudy "Les anciens manoirs de Loctudy

la fontaine du manoir de Kerazan (XVIIème siècle). Une dizaine de marches fait descendre jusqu'à cette fontaine qui alimente directement le bassin du parc ; 

le manoir de Kerpaul (XIXème siècle), propriété jadis de Mme Hardy de la Tribonnière ;

la fontaine de Poulpeye (XVII-XVIIIème siècle) ;

la fontaine du manoir de Kervéréguen (XVII-XVIIIème siècle) ;

la fontaine de Brémoguer, du XVIème siècle, semble-t-il ;

la fontaine du Saint-Esprit (XVIIème siècle), située près de Coz-Castel. Elle passait pour guérir les enfants atteints de spasmes ;

la fontaine du Suler. Son eau s'écoule vers un lavoir ; 

la fontaine située sur le placitre de la chapelle Saint-Quido (XVIIème siècle). Un saint est représenté avec une crosse d'évêque ;

Note 4 : FONTAINES. La fontaine de saint Tudy se trouvait autrefois au Nord de Liors-Sant-Tudy, à 20 ou 25 mètres de l’extrémité Ouest du presbytère, et tout à fait au bord et à gauche de la route qui mène à Poulpeye. Aujourd’hui plus rien, sinon une mare pendant l’hiver. A droite de ce même chemin, à côté de l’ancien emplacement de la chapelle Saint-Ignace, on voit une assez jolie fontaine, en pierres de taille. Une autre fontaine de même genre existe à l'Est du village de Kergolven, à droite de la route de Loctudy à Plobannalec. La fontaine du Croisiou se trouve assez loin de la chapelle. Elle est située à l'Est du Suller et au Sud du village de même nom, à droite de la route qui conduit au Grand moulin. Entre les villages de Koscastel et de Lohan se voit une fontaine appelée feunteun-ar-Spered-Santel. On y lit la date de 1726, qui est sans doute celle de sa restauration. L’une des pierres de la façade porte une colombe (M. Pérennes).

le poste à signaux de Saint-Oual (XVII-XVIIIème siècle) ;

le phare (XIX-XXème siècle) ;

le puits de Kerlagadec ;

les villas du Suler (1882), édifiées par la comtesse de Grandsaignes d'Hauterives, née Marie de Tréouret de Kerstrat ;

4 moulins dont Grand-Moulin, et les moulins à vent de Kervéréguen, de Kergovin, de Poul-al,… ; 

A signaler aussi :

le menhir de Penglaouic (époque néolithique), en partie immergé à marée haute ;

la stèle christianisée (400 avant Jésus-Christ) ;

la stèle de Kerandouin (400 avant Jésus-Christ) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LOCTUDY

FAMILLES NOBLES DE LOCTUDY :

Kerfloux : ramage de Trémillec : de gueules à trois croissants d’argent, au lambe! de même.

Kerguiffinan : d’azur à deux fasces d’or.

Du Perrier : d’azur à 10 billettes d’or. 4. 3. 2. 1. — Devise : ni vanité ni faiblesse.

De la Forest : de gueules à l’aigle à deux têtes d’argent, éployée, becquée et membrée d’or.

Du Juch : d’azur au lion d’argent, armé et lampassé de gueules. — Devises : Bien sur et la non pareille.

Du Pont : d’or au lion de gueules. — Devises : Hep ken et Hep chench.

Trémillec : de gueules à trois croissants d’argent.

De Kerc'haro : de gueules au massacre de cerf d’or.

Du Hallégoët : d’azur au lion morné d’or. — Devise : Ker guen hag haleguec.

Hirgarz : d’or à trois pommes de pin d’azur.

Du Guermeur : de gueules à trois losanges d’argent posés 2 et 1, accompagnées en chef de 3 annelets et en pointe de 3 autres annelets aussi d’argent, ces derniers posées 2 et 1. (Ecusson de la chapelle de Saint-Vidal à Combrit).

Kerynizan : ramage de Pont-l’Abbé.

Pratouarc'h : ...

Lanros : d’or à une molette de gueules.

Le Gallou : d’or au léopard contourné d’azur.

Foucault sr. de Lescoulouarn : d’azur à six fleurs de lys d’argent posées 3, 2 et 1.

Moreau ou Moro : 3 poissons en pal posés 2 et 1, et en chef une molette.

De Penguilly : d’azur à une croix pattée d’argent.

Kerféréguen : d’argent au chêne de sinople englanté d’or, le fût chargé d’un sanglier de sable en furie, allumé et défendu d’argent.

Benerblen, sr. de Trédiec et de Kerdrein : d’argent au chêne de sinople, englanté d’or, au sanglier de gueules passant au pied.

De Baud, sr. de Coscastel : d’azur à 10 billettes d’or. 4. 3. 2. 1.

De Coëtquévéran, sr. de Kerhernault et de Tiza : .....

Kerlaezrec, sr. de Botvellec : d’azur à l’aigle éployée d’or.

Rouxel, sr. de la Grange et de Lannigou : d’azur à 3 roussettes ou chiens de mer d’argent.

Le Chever, sr. de Kerbullic : d’or à la croix pattée d’azur, chargée de 5 roses d’argent.

Le Rousseau, sr. de Kergolven et de Pratouac'h : de gueules au croissant d’argent surmonté d’une fleur de lys du même.

Trégannez, sr. de Trévannec et de Kerogan : écartelé aux 1 et 4 d’azur à 5 billettes d’or et aux 2 et 3 de gueules à la tour d’argent.

L’Honoré, sr. de la Forest : losangé d’argent et de sable, à la cotice de gueules brochant ; au franc canton de pourpre chargé d’un dextrochère d’argent, soutenant un épervier du même.

Du Haffond : de gueules au pigeon d’argent, membré et becqué d’or.

Penfeunteniou : burellé de dix pièces de gueules et d’argent. — Devise : Plura quam opto.

Combout, sr. de Trévannec : de gueules au lion d’argent, armé, lampassé et couronné d’or.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Loctudy étaient présents :

Jacob Kerguisio, représenté par Jehan son fils, archer en brigandine et pertuisanne ;

Corentin Tremillec, archer en brigandine et pertuisanne ;

Jehan Kervereguin, représenté par Jehan Corvelen, archer en brigandine ;

René Le Guillou, archer en brigandine ;

Louis Harscouet, mineur, représenté par Pierre Guichard, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Loctudy apparaissent :

Le sieur de Trenanec, présent, dict faire archer ;

Christophe Kerloux, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Yvon Pratanach, default ;

Henry Kerleryguen, mineur, par Louis Raoulec, présent, dict faire pique sèche.

(à compléter)

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