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SAINTE-ANNE-D'AURAY |
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La commune de Sainte-Anne-d'Auray ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINTE-ANNE-D'AURAY
Saint-Anne-dAuray vient du culte de Sainte Anne.
Au XVIIème siècle, Sainte-Anne-dAuray ou Ker Anna (Keranna) est un petit hameau de l'ancienne paroisse primitive de Pluneret.
Cest en 1623, que sainte Anne apparaît à Yvon Nicolazic et Sainte-Anne-dAuray devient, à partir de ce moment là, la paroisse où se déroule le plus grand pardon de Bretagne.
La sainte vénérée à Sainte-Anne-d'Auray "Santez Anna béniget" est l'épouse de saint Joachim, c'est-à-dire la mère de la Sainte Vierge et l'aïeule de Jésus.
Nota : Sainte-Anne-d'Auray est un haut lieu de pèlerinage breton (pardon du 26 juillet). Sainte Anne est apparue au XVIIème siècle à un paysan du hameau nommé Yves Nicolazic. Les apparitions commencent pendant l'été de 1623. La plus importante semble être celle de la nuit du 25 au 26 juillet 1624, délivrant l'essentiel du message ; "Je suis Anne, mère de Marie. Il y avait autrefois une chapelle qui est tombée en ruine... Je te demande de la rebâtir et d'en prendre soin.. Dieu veut que je sois honorée ici..." (en breton : "Doué e venn ma vein inouret aman. Dré ur lusk a me kalon emes choéjet er léhman"). Il s'agit, semble-t-il, de l'ancienne chapelle située au lieu-dit Ker Anna et détruite vers l'an 700. En 1914, Sainte Anne devient la patronne de toute la Bretagne.
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PATRIMOINE de SAINTE-ANNE-D'AURAY
la Basilique Sainte-Anne-d'Auray (1866-1877), due à Edouard Deperthes et édifiée à l'emplacement d'un petit sanctuaire du XVIIème siècle (vers 1630). Cette église est le centre religieux le plus important de Bretagne. Là s'élevait le plus ancien sanctuaire (Vème siècle) dédié à sainte Anne, qui fut brûlé en l'an 700. On sait, comment, en 1625, un paysan Yves Nicolazic, restaura le culte de sainte Anne. Le 26 juillet 1625 fut posée la première pierre d'une nouvelle chapelle. En 1627, les Carmes réformés furent chargés du pèlerinage et achevèrent la chapelle. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux à "Ker Anna" (le village d'Anne). Les conversions, les guérisons, les grâces furent innombrables dès les premiers jours. Après la Révolution, les bâtiments des Carmes et la chapelle furent rachetés par l'évêché de Vannes qui y établit un petit séminaire en 1815. Mais la chapelle était devenue insuffisante pour recevoir l'afflux sans cesse croissant des pèlerins. Mgr Bécel s'attacha à faire construire un édifice digne du pèlerinage. Due aux plans de l'architecte Deperthes, la basilique, commencée en 1866 et bâtie en granit de la région de Vannes, fut terminée en 1872. La première pierre de la basilique est posée le 4 ou 8 septembre 1866. C'est un vaste édifice de style Renaissance, richement orné avec un clocher monumental couronné par un dôme surmontée de la statue de sainte Anne. La tour a une hauteur de 75 mètres. En 1976, on hisse au sommet de la flèche de la tour, une statue de 3,5 tonnes et haute de 6m30 représentant Sainte Anne telle qu'elle apparut à Yvon Nicolazic. Au-dessus des deux portes latérales de la façade se dressent deux statues : l'une à l'effigie d'Yvon Nicolazic, l'autre figurant Pierre Kériolet (le pénitent), contemporain d'Yvon Nicolazic et qui se convertit pour devenir prêtre en 1636 (à noter que Pierre Kériolet fut un renégat, violent et débauché, jusqu'à l'âge de 34 ans). A droite du choeur, au dessus de l'autel de Sainte Anne, où brûlent des centaines de veilleuses, on aperçoit la statue en bois doré de la patronne de la Bretagne : dans son socle, une parcelle de la tête de l'antique statue du VIIème siècle qui fut brûlée lors de la Révolution de 1789. C'est en cet endroit que sont venus, implorer ou remercier la bonne grand-mère Sainte Anne (Intron Santez Anna, en langue bretonne), des millions de pèlerins, depuis des siècles, et parmi eux, le Pape Jean Paul II, le 20 septembre 1996 avec plus de 150 000 pèlerins. Le mobilier est d'une grande richesse artistique. Le trésor renferme quelques pièces importantes, en particulier de très beaux ornements sacerdotaux en soieries des XVIIème et XVIIIème siècles. Dans l'autel du bras nord du transept, se trouvent cinq scènes de la vie du Christ datant de 1532. Le retable en pierre et marbre, comprenant sept médaillons sculptés et oeuvre du sculpteur Falguière, date du XIXème siècle et possède un groupe de sainte Anne et la Vierge, en bois doré et oeuvre de Barrême, qui date de 1825 (à noter que dans le socle de la statue, se trouve un fragment de la statue primitive brûlée à la Révolution). A l'entrée du choeur, se trouvent les statues de saint Joachim et de saint Joseph, et, au maître-autel, les quatre Evangélistes, oeuvre d'Alexandre Falguière, qui datent de 1874. Au fond du choeur, on peut voir des peintures murales de Charles Lameire. Au chevet, se trouve le cloître du couvent des Carmes (1638-1642). Dans la chapelle intérieure, se trouve un tableau de Louis Couder daté de 1823 et offert par Louis XVIII. Les peintures murales, oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, datent de 1876. La Scala Santa date de 1662 (elle est déplacée au XIXème siècle) et elle a été construite par les carmes : la tradition veut que les pèlerins gravissent ses marches à genoux. Nicolazic (né en 1591) qui décède en 1645 repose sous les voûtes de la basilique. Les murs sont aujourd'hui couverts d'ex-voto ; | |
l'ancien couvent des Carmes (1638-1642). C'est en 1628, que les pères carmes s'installent à Sainte-Anne-d'Auray et bâtissent un couvent. Le cloître, à l'époque de sa construction (entre 1638 et 1642) sous la direction du père Benjamin de Saint-Pierre, possède deux niveaux : le niveau supérieur est réservé aux religieux, et le niveau inférieur, avec ses grandes arcades, est réservé aux pèlerins. Au centre de la cour figure la "croix aux Epingles" : la tradition raconte que les filles qui souhaitent se marier voient leurs souhaits exaucés si elles arrivent à planter une épingles dans le fût de la croix ; | |
le manoir du Boterff (XVIIIème siècle) ; | |
le château de Quenneven. Siège de l'ancienne seigneurie de Quenven ou Quenneven et propriété de la famille Rohello. Il possédait autrefois une chapelle privée. Les pierres de l'édifice primitif auraient été données, vers 1615, par la famille Rohello, aux Carmes pour bâtir un couvent. L'édifice appartient, de nos jours, au marquis d'Audiffret ; | |
le monument du Comte de Chambord (1889), oeuvre de l'architecte Deperthes ; | |
la maison de Nicolazic (1905), édifiée à l'emplacement de l'ancienne demeure incendiée. Il s'agit de la demeure d'Yves Nicolazic et de son épouse Guillemette Le Roux, incendiée en 1903 et reconstruite en 1905 dans sa structure primitive ; | |
la fontaine miraculeuse (1900), édifiée à l'emplacement où sainte Anne apparut pour la première fois à Yves Nicolazic. Un haut piédestal de granit se dresse au-dessus de trois vasques : il est dominé par la statue de sainte Anne avec la Vierge Marie ; | |
le musée Nicolazic, situé sur l'esplanade de la basilique ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINTE-ANNE-D'AURAY
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Anne-d'Auray. Saint-Anne-d'Auray dépendait autrefois de Pluneret.
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