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PLUNERET

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La commune de Pluneret (bzh.gif (80 octets) Plunered) fait partie du canton d'Auray. Pluneret dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUNERET

Pluneret vient de « Plou » (paroisse) et de « Neret », chef immigré qui s’est fixé sur les bords du Loch.

L'ancienne paroisse primitive de Pluneret englobait autrefois Saint-Goustan-d'Auray, qui en fut détachée lors de la constitution des paroisses castrales, vraisemblablement au XIIème siècle, et bien entendu Sainte-Anne-d’Auray ou mieux Keranna, érigée en commune après la dernière guerre. La fondation de la paroisse de Pluneret est officialisée par un document signé le 6 mai 1259.

On rencontre les appellations suivantes : Ploeneret (en 1427, en 1448, en 1536), Ploeneres (en 1427), Ploueneret (en 1481).

Ville de Pluneret (Bretagne).

Note 1 : Le territoire de Pluneret, de forme triangulaire, est limité naturellement par le Loc ou la rivière d'Auray à l'ouest, par le Sal au sud-est, et par une voie romaine au nord. La paroisse de Saint-Goustan n'en prend qu'une minime partie. En 1891, sa superficie est de 3213 hectares, dont un tiers sous labour, un tiers sous lande, et le reste sous prés, bois... etc. On y récolte particulièrement du froment, du seigle, du mil, des pommes, etc. En 1891, sa population est de 3400 habitants. Le bourg, presque central, est à 3 kilomètres d'Auray, à 43 de Lorient et à 16 de Vannes. De la période celtique, il reste près de Kervengu, au nord-est du bourg, un beau dolmen, posé sur quatre supports, et appelé Mein-Gorret. On a trouvé aussi quelques haches polies, provenant sans doute de monuments détruits. La période romaine est plus riche. Il y a d'abord la voie déjà citée qui sépare Pluneret de Plumergat, et près de laquelle on a trouvé, notamment à Sainte-Anne, des briques à rebord ; il y a ensuite les substructions de Kerzuan, près du Sal, où l'on a trouvé une monnaie de Gallien, et une aire supportée par des briques ; il y a enfin les vestiges d'un aqueduc qui, partant des environs de Pontsal, passait à Sainte-Avoie, où les briques abondent, traversait la rivière d'Auray sur des piles entre Kerisper et Rosnarho, et allait aboutir probablement à Locmariaquer (Bul. 1874 p. 124. — 1882 p. 61). Au VIème siècle, les Bretons s'établirent dans ce pays et imposèrent aux villages des noms tirés de leur langue. Le nom de Pluneret lui-même est breton ; il n'a jamais beaucoup varié ; on le trouve écrit Ploéneret eu 1387 et Ploénerec en 1422. On y reconnaît facilement le Plo breton, qui signifie peuple ou paroisse ; quant au mot Neret, il ressemble beaucoup au nom de saint Nérée, mais comme il n'est pas patron de la paroisse, on est porté à croire qu'il s'agit ici du chef des émigrés établis dans ce lieu : cela s'est déjà vu pour Plaudren, Pleucadeuc, Pluherlin, …. Au Xème siècle, les Normands ruinèrent ce pays, et c'est après leur expulsion, en 937, que commença la restauration politique et religieuse de la contrée (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Pluneret vit naître Yves Nicolazic, le voyant de Sainte-Anne.

Ville de Pluneret (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLUNERET

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement d’une ancienne église du XIème siècle. L'ancienne église de Pluneret, dont la nef remontait aux premières années du XIème siècle, et dont les autres parties dataient du XIVème et XVème siècles, a été démolie en 1876, pour faire place à un édifice moderne, de style gothique, complété en 1885 par la construction d'un clocher carré de même style couronné d'une belle flèche. Les vitraux modernes sont dus aux maîtres verriers Lobin de Tours, Oudinot de Paris et Jesta de Toulouse. Les droits honorifiques dépendaient autrefois de la seigneurie du Quenhuen, les sieurs du Rohello ;

Eglise de Pluneret (Bretagne).

Nota : L'église, qui vient de disparaître, était dédiée aux apôtres saint Pierre et saint Paul. Elle avait la forme d'une croix latine et appartenait à diverses époques. La partie la plus ancienne était la nef, séparée des bas côtés par cinq lourdes arcades en plein cintre, portées sur des piliers carrés massifs, sans aucun ornement : c'était de l'architecture romane primitive, datant probablement du Xème siècle, après l'expulsion des Normands. Sur les quatre piliers de l'intertransept s'élevait une tourelle carrée, surmontée d'une flèche en ardoises. Le reste de l'édifice avait été retouché au XVème siècle. Au fond du chœur s'ouvrait une fenêtre ogivale à trilobes, quatrefeuilles et meneaux flamboyants. Au côté nord du choeur on voyait une pierre tombale, ornée d'une croix, d'une épée et de l'écu renversé de Lestrelin, à une fasce nouée accompagnée de 8 merlettes, 4, 4. Il y avait aussi dans la chapelle de Saint-Jean deux ou trois pierres tombales, de grandes dimensions, à moitié usées sous les pieds des fidèles. Sur l'une, qui devait recouvrir un chevalier, on distinguait encore une croix, une épée et un écusson uni. Sur l'autre, on reconnaissait un costume ecclésiastique et les restes d'une inscription en bordure, où l'on voyait : Eps Veneten …. Les caractères de cette seconde étant du XIVème siècle, la sépulture paraît avoir été celle de Jean Le Parisy, évêque de Vannes, mort le 20 janvier 1335 (N. S.). Sa famille avait ici des propriétés. Ces pierres, retirées de l'église et abandonnées sous la pluie, ont été naguère employées à faire la croix du nouveau cimetière et son piédestal. L'antique église de Pluneret a été démolie en 1876, pour faire place à un nouvel édifice, de style ogival, en forme de croix latine, dont la bénédiction a eu lieu le 1er juillet 1877. L'âme de l'entreprise a été le recteur, M. Robo, et le directeur de l'oeuvre, M. Kergoustin. Les verrières du chœur sont de M. Lobin, de Tours, celles des transepts de M. Oudinot, de Paris, et celles de la nef de M. Gesta, de Toulouse. La flèche de la tour, entièrement en pierre, n'a été faite qu'en 1885. Les autels latéraux sont dédiés à la Sainte Vierge et à saint Joseph, l'autel majeur restant, comme dans l'ancienne église, sous le vocable des apôtres saint Pierre et saint Paul. Les chapelles de la paroisse sont les suivantes : — 1° Sainte-Avoie, au sud, au village de ce nom, sur les bords du Sal, gracieuse chapelle de la Renaissance. Elle est de forme rectangulaire et mesure dans oeuvre 28 mètres sur 8 environ. Au-dessus du portail de l'ouest, s'élève une tour qui a été en partie détruite par la foudre en 1727 ; la porte du sud est surmontée de l'écusson des Lestrelin, et une fenêtre du même côté porte le losangé d'Auray de Kermadio. —  A l'intérieur, ce qui frappe d'abord la vue, c'est un superbe jubé en bois finement sculpté, offrant douze personnages en pied sur chacun de ses côtés, supporté par une clairevoie ou chancel en bois, et surmonté du Christ. On peut encore lire sur un petit philactère le nom de l'artiste : O. Bizeul. — La charpente de la chapelle est remarquable par sa légèreté, ses arceaux et ses clés pendantes. Sur les sablières du choeur, on lit : Le jour de la Croix, en septembre 1554, fut asise la première pierre de ceste chapelle Madame Sainte Avoie, et fut asise la première piecze de boays le 10e jour de juin 1557 … Et fut miseur Misire Yves Le Thominec, curé de ceste paroesse ; Pierre Blanchart fut maistre maczon, et Henri Le Meilleur fut maistre charpentier. Ce dernier nom et celui du curé se retrouvent sur la troisième poutre de la nef, avec la date du 10 janvier 1560. Les vitraux ont été brisés par un ouragan en 1746. Sainte Avoie (Avia), d'après la légende, aurait accompagné sainte Ursule en 451 ; capturée par un chef barbare, elle aurait été mise en prison, nourrie miraculeusement par la Sainte Vierge, et enfin décapitée pour la défense de sa vertu. Bien qu'étrangère au diocèse de Vannes, elle y est honorée le 2 mai ; et à Pluneret il y a assemblée à sa chapelle le premier dimanche de ce mois. On conserve dans la nef de ce sanctuaire une pierre assez singulière : c'est un bloc de quartz, légèrement creusé à sa partie supérieure, et appelé pour cette raison le bateau de sainte Avoie. On y remarque trois signes gravés en creux : l'un affecte la forme d'une croix, l'autre d'un T et le troisième d'un I. On y dépose les enfants, pour leur obtenir des forces. — 2° Saint-Pérec, à 2 kilomètres au nord-ouest du bourg, n'offre rien de particulier. C'est dans les environs que campa Charles de Blois en 1364. — 3° Saint-Diboén. — 4° Sainte-Anne, à 3 kilomètres vers le nord, centre d'un grand pèlerinage. C'est là que fut bâtie la première chapelle, élevée en Bretagne, à l'aïeule de Jésus-Christ. Elle fut détruite le 25 janvier 700, mais le village do Keranna, qui s'était groupé autour d'elle, en conserva le souvenir dans son nom. On sait comment un bon paysan de ce village, nommé Yves Nicolazic, averti par sainte Anne, retrouva dans le champ du Bocenno, le 7 mars 1625, la vieille statue de la Sainte, restée enfouie dans ce lieu depuis 925 ans. Le 26 juillet suivant, eut lieu la pose de la première pierre de la nouvelle chapelle de Sainte-Anne. Les Carmes réformés furent chargés du pèlerinage le 21 décembre 1627, achevèrent la chapelle et construisirent le couvent qui la touche. Le nouveau sanctuaire, en forme de croix latine, devint le siège d'une confrérie prospère, s'enrichit des reliques de sa patronne, et fut bientôt tapissé d'innombrables ex-voto, témoignages des grâces reçues de Dieu par l'intercession de sainte Anne. La Révolution chassa les Carmes, aliéna leur établissement et confisqua l'argenterie de la chapelle. Après la tempête, le sanctuaire fut rouvert ; en 1810 la maison fut rachetée par l'évêché et en 1815 un petit séminaire y fut établi. Bientôt les pèlerinages se multiplièrent, et, la chapelle devenant insuffisante, l'on résolut de bâtir une vaste église pour recevoir les nombreux étrangers que la foi y attirait de tous les points de la Bretagne. Les travaux, commencés en 1866, se prolongèrent jusqu'en 1872. Cette église, construite sur les plans de M. l'architecte Deperthes, et dans le style de la Renaissance, est aux yeux de tous les connaisseurs un véritable chef-d'œuvre, qui perpétuera la mémoire de Mgr Bécel, évêque de Vannes. Les verrières, le mobilier, le trésor mériteraient une description détaillée. Ce monument, érigé eu basilique mineure le 12 mai 1874, a été solennellement consacré le 8 août 1877. Le village de Sainte-Anne, malgré les développements qu'il a pris depuis un siècle, fait toujours partie de Pluneret. Les autres chapelles de la paroisse étaient jadis celle de Saint-Fiacre, auprès de Saint-Goustan d'Auray, annexée en 1507 à l'hôpital de Saint-Nicolas de Vannes, et celle de la Madeleine, au village de Kersallé, affectée autrefois aux lépreux. Les frairies étaient celles du bourg, de Lotivy ou de Sainte-Avoie, de Bransquel, de Tréviéven. Aucune chapellenie n'a été rencontrée dans cette paroisse. Le recteur, à la nomination libre du pape ou de l'évêque, levait la dîme sur tout son territoire, et jouissait du casuel et du presbytère. Les oblations faites à Sainte-Anne formèrent, dès 1629, l'objet d'un partage entre lui et les Carmes. En 1756, son revenu net était évalué à 1,200 livres. Pluneret faisait partie du territoire de Vannes et de la sénéchaussée d'Auray. En 1790, il fut érigé en commune et même en chef-lieu de canton, du district d'Auray, et eut dans sa circonscription Plougoumelen et Plumergat. En 1791, son recteur, Yves Cadoret, secrétaire de l'évêché et vicaire général, refusa le serment schismatique, et prit le 9 septembre 1792 un passeport pour l'Espagne. On vendit nationalement les biens des Carmes de Sainte-Anne, et notamment le couvent et l'enclos, plusieurs maisons dans le village, et diverses tenues situées à Manégourio, à Varquez, au Guern, au Parc, etc. On vendit également une prairie dépendant du presbytère, une maison et un pré appartenant à la fabrique, et quelques tenues appartenant à la fabrique de Saint-Gildas d'Auray. Pluneret, comme toutes les communes du voisinage, prit part au mouvement royaliste. Pluneret passa, en 1800, dans l'arrondissement de Lorient, et perdit en 1801 son titre de canton, pour faire partie de celui d'Auray. En 1815, le 25 mai, les royalistes, réunis à Sainte-Anne, mirent en fuite une colonne de fédérés et de soldats venus de Lorient. La commune est, depuis 1862, traversée par un chemin de fer, qui passe à une centaine de mètres du bourg. La gare, qui s'y trouve, est surmontée de la statue de sainte Anne et dessert le pèlerinage. Les Soeurs de Marie-Joseph du Dorat, après avoir quitté Vannes, se sont établies à Sainte-Anne en 1868, et y ont construit une maison de correction et de refuge. La chapelle, élevée plus tard, a été bénite le 1er août 1875. Les Fidèles Compagnes de Jésus, établies à Sainte-Anne dès 18…, y tiennent, vers 1891, une maison considérable et un pensionnat prospère. Elles ont agrandi leur établissement et construit une charmante chapelle, qui a été bénite le 29 septembre 1878 (J-M. Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Pluneret (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Pluneret et ses recteurs"

la chapelle Sainte-Avoye (1554-1557). La première pierre de cette chapelle, située au bord du Sal, fut posée en septembre 1554. La charpente du chœur fut commencée le 10 juin 1557 et celle de la nef le 10 janvier 1560. Une inscription sur les sablières du chœur indique "Le jour de la Croix, en septembre 1554, fut asise la premierre pierre de ceste chapelle Madame Sainte Avoie, et fut assise la premiere piecze de boays le 10e jour de juin 1557. Et fut miseur Missire Yves Le Thominec, curé te ceste paroesse ; Pierre Blanchart fust maîstre maczon, de Henri Le Mailleur fut maistre charpentier". De plan rectangulaire, d'une belle ornementation Renaissance, l'édifice ne fut jamais entièrement achevé. Le porche occidental a été interrompu à la naissance des voûtes. La tour carrée élevée sur le portail occidental, épaulée par de puissants contreforts, a été détruite par la foudre en 1727 et remplacée par une cage en charpente surmontée d'un clocheton. Une tourelle cylindrique, percée d'étroites fenêtres, renferme l'escalier qui montait à la tour. Au Sud, une tourelle analogue, mais moins élevée, conduit au jubé. Le portail est divisé en deux baies en anse de panier par un trumeau chargé d'un cul-de-lampe, soutenu par une colonnette engagée, et d'un dais sans statue. Le chœur, partie la plus ancienne de l'édifice, avait une fenêtre, aujourd'hui bouchée, à réseau flamboyant, et tout le reste est de style Renaissance. A la porte Sud, se trouve un blason aux armes des Lestrelin. La charpente à sablières et entraits sculptés, remarquable par sa légèreté, est l'œuvre du maître charpentier Henri Le Meilleur (ou Mailleur). On y trouve un jubé qui date du XVIème siècle : il comprend toujours son chancel, sa galerie et le groupe de calvaire couronnant le tout. L'accès du jubé se fait par un escalier de pierre. Le jubé est l'œuvre d'O. Bizeul, dont le nom se lit sur un philactère tenu par un ange. On y trouve également un banc seigneuriale qui date du XVIIème siècle : des armoiries sculptées en bas relief, peut-être celles de la famille de Montigny de Kerisper, ornaient jadis le prie-Dieu. On remarque dans la nef une pierre creusée dite "bateau Sainte-Avoye". Cette pierre est liée par la tradition populaire à une croyance mêlant les cultes païen et chrétien, selon laquelle les enfants prennent des forces quand on les y dépose. Les vitraux ont été brisés par un ouragan en 1746. Elle renferme de nombreuses couronnes de mariées offertes à sainte Avoye [Cayot-Deslandres, Le Morbihan, p. 180] ;

Chapelle Sainte-Avoye de Pluneret (Bretagne).

 

Chapelle Sainte-Avoye de Pluneret (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Pérec. Il s'agit d'une petite chapelle rectangulaire, très anciennement connue, mais entièrement reconstruite au XVIIème siècle. C'est dans cette chapelle que campa Charles de Blois en 1364 ;

l'ancienne chapelle des Sœurs de Marie-Joseph, construite en 1875 ;

l'ancienne chapelle des Fidèles Compagnes de Jésus, construite en 1878 ;

la croix de Kerhouil (1771), située à Kerhouil. Deux inscriptions sont gravées sur son socle : l'une indique le nom de Jeanne Le Cunnec, l'autre, placée sur le côté, celui de Vincent Le Moien ;

la croix percée (XIIIème siècle), située au lieu-dit "La Croix-Percée" ;

le château de Treulan (XIXème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Talhouët, puis à la famille Robien. Au XIXème siècle, la demeure passe entre les mains de la famille Bonnement (en 1850), puis du comte Espivent de la Villeboisnet (en 1857) ;

le château ou manoir de Kerzo (1427). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Vivien, Le Cozec (Jehan Le Cozec en 1427), Du Pallays (Jehan du Pallays en 1536), Theix (Viviane de Theix au XVIIème siècle), Lauzer (au XVIIIème siècle), Flandrois, Pommois (en 1964). Une lucarne porte la date de 1712, date qui correspond à un remaniement de l'édifice ;

le château de Kermadio (XVIII-XIXème siècle), propriété de la comtesse de Ségur (1799-1874). La seigneurie de Kermadio appartenait autrefois successivement aux familles Auray (en 1380), Coetdro, Fremeur et Hélène Fresneau, fille de la comtesse de Ségur qui se nommait de son vrai nom Sophie Rostopchine (en 1860). Il devient en 1890, la propriété de la famille Bonchamp, puis en 1962, la propriété de la Compagnie des Forges de Chatillon qui va le transformer en centre de vacances ;

le manoir ou château de Kerisper (XVème siècle), situé à Kerisper. Siège d'une ancienne seigneurie et propriété successive des familles de Lestrelin (en 1426), Cadoret (à la fin du XVème siècle), Montigny (en 1601 et jusqu'à la Révolution), Montaigu (au XIXème siècle), Saint-Pern (1876), Grand (1897), Douault (1900), Pommois (en 1979). Il possédait autrefois une chapelle privée, ainsi qu'un vaste étang. Modernisé au début du XXème siècle, il abrite aujourd'hui le théâtre de l'Ecume ;

Château de Kerisper de Pluneret (Bretagne).

la tombe de la comtesse de Ségur (1874), située au cimetière. La comtesse de Ségur (1799-1874) se retire en 1870 dans le château de Kermadio . Elle est enterrée dans le cimetière de Pluneret en 1874 ;

la fontaine Sainte-Avoye ;

Fontaine de Sainte-Avoye de Pluneret (Bretagne).

le moulin à marée (1851-1853) de Pont-Sal, les moulins à vent Neuf, Conan, et les moulins à eau de Hurtaud, d'Esteing, Neuf, de Tréauray (milieu du XXème siècle);

A signaler aussi :

le dolmen Er Mané (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUNERET

Les seigneuries de la paroisse de Pluneret étaient :

1° Bransquel, au sud-est.

2° Kerdroguen, au sud-ouest.

3° Kerfrégan, aux Kerguiris en 1400, plus tard aux Talhoët.

4° Kergohan, au nord-est.

5° Kerisper, au sud, aux Lestrelin et aux Montigny.

6° Kerleau, à l'ouest.

7° Kermadio, à l'ouest, aux d'Auray, Coetdro, etc.

8° Kernabat, au sud.

9° Kernormand, à C. Perro en 1400.

10° Kerzo, au nord-ouest, aux Vivian et aux Lauzer.

11° Kerzuan, à l'est.

12° Leschébé, au nord.

13° Le Léty, aux Parisy en 1400.

14° Lissaden, à l'est.

15° Penher, au nord-est, aux Bodoyec, Larlan, Gouyon.

16° Penhoet, près du Sal.

17° Quenven, au nord-nord-est, aux Rohello.

18° Rocbihan, à l'est.

19° Sainte-Avoie, au sud, aux Glain en 1780.

20° Treulan, au nord-ouest.

21° Talhoet-Salo, au sud-ouest, haute justice, aux d'Ust en 1400, aux Kercabus en 1560, aux Calléon vers 1580, aux Gouvello en 1621, et aux Marin de Moncam vers 1633. Ces seigneurs avaient dans l'église de Pluneret un banc dans le choeur, un enfeu prohibitif et tous les droits honorifiques de prééminencier et de fondateur.

Les Talhoet de Keravéon possédaient de leur côté en Pluneret les terres nobles de Kerfrégan, de la Salle et autres, et les droits de prééminence, de chapelle, de tombe et d'enfeu prohibitifs dans l'église paroissiale.

La tenue de la Salle, qui se trouve au bourg, appartenait à Yves Nicolazic, à titre de domaine congéable, et c'est là que le Voyant de Sainte-Anne se retira, vers la fin de sa vie, pour se dérober à la curiosité des pèlerins (J-M. Le Mené).

La petite seigneurie de Quenhuen (aujourd'hui Quenven, en la commune de Pluneret) s'étendait autrefois dans les paroisses de Pluneret et Plumergat et commprenait au milieu du XVIème siècle : le manoir du Quenhuen avec sa chapelle privée, sa fuie et son moulin, trois métairies et quelques tenues. Elle faisait partie du domaine du Roi sous la juridiction d'Auray et appartenait à la famille du Rohello (ou Roc'hello).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Pluneret : Allain Rigoz, Allain du Thoauet (Treulan), Ollivier Le Mettayer, son fils Jehan et la Forest (Le Lély), Jehan Le Cozcec (Kerzo), Rolland et Jehan Kerboez (Leschebé), Lancelot d'Auray (Kerleau), Jehan Le Rohellou (Quenven), Jehan Le Channouy et son fils Allain (Penher), Jehan Gueguan, son gendre Ollivier Guillo et Jouhan Lodic (Penhoëtsal), Jouhan Le Cranou et son fils Ollivier (Crano), Jehan Le Guillaudre, son gendre Allain Le Mouguet et Jehan Le Gouzquec (Quenebarch), Ollivier et Silvestre Le Gouzquec (Kerzuan), Guillou du Hezou (le Cosquer), Eon Le Laboueze et son fils Guillaume (Bransquel), Ollivier Raoul (Kervamentade), Jehan Le Pellennec et la dame du Val (Ploendet), Perrot Le Saut et sieur de Thalhouaict (Kerindevin), Sylvestre Le Double (Kerfrécan), Eon Le Normant (Kernormand).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Pluneret :

Selvestre de COETSAL (800 livres de revenu), remplacé par Pierre Esmes : comparaît en homme d'armes ;

Selvestre HEIDOU (60 livres de revenu), remplacé par Selvestre Lestrelin porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Ollivier du CRENO (40 livres de revenu), remplacé par Guillaume Lorveloux : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Guillaume LE BLEIZ (45 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une javeline ;

Jehan DERIAN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Jehan du ROELLO (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Jehan KERBOUEZ (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Allain LE CHANNOUY (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Guillaume LE DOUBLE : défaillant ;

Ollivier d'AURAY (700 livres de revenu) : excusé ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Pluneret :

Selvestre, sieur de COETSAL (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guyon d'AURAY (600 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LESTRELIN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain DERYEN (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LE BLEIZ (30 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

François LE BLEIZ ;

Guillaume et Jehan LORVELOUX (90 livres de revenu), remplacé par le dit Jehan : porteur d'une brigandine ;

Jehan du ROHELLO (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Rolland LE CHANOUY (10 livres de revenu), remplacé par son frère Gilles : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan KERBOES (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre PERO (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehanne de VANNES (15 livres de revenu), veuve de Jehan Le Gouesgouet, remplacé par Jehan le Double : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Les héritiers Pierre LE PARISY (90 livres de revenu) ;

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