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PLUNERET |
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La commune de Pluneret ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUNERET
Pluneret vient de « Plou » (paroisse) et de « Neret », chef immigré qui sest fixé sur les bords du Loch.
L'ancienne paroisse primitive de Pluneret englobait autrefois Saint-Goustan-d'Auray, qui en fut détachée lors de la constitution des paroisses castrales, vraisemblablement au XIIème siècle, et bien entendu Sainte-Anne-dAuray ou mieux Keranna, érigée en commune après la dernière guerre. La fondation de la paroisse de Pluneret est officialisée par un document signé le 6 mai 1259.
On rencontre les appellations suivantes : Ploeneret (en 1427, en 1448, en 1536), Ploeneres (en 1427), Ploueneret (en 1481).
Nota : Pluneret vit naître Yves Nicolazic, le voyant de Sainte-Anne.
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PATRIMOINE de PLUNERET
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIXème siècle), édifiée à l'emplacement dune ancienne église du XIème siècle. L'ancienne église de Pluneret, dont la nef remontait aux premières années du XIème siècle, et dont les autres parties dataient du XIVème et XVème siècles, a été démolie en 1876, pour faire place à un édifice moderne, de style gothique, complété en 1885 par la construction d'un clocher carré de même style couronné d'une belle flèche. Les vitraux modernes sont dus aux maîtres verriers Lobin de Tours, Oudinot de Paris et Jesta de Toulouse. Les droits honorifiques dépendaient autrefois de la seigneurie du Quenhuen, les sieurs du Rohello ; | |
la chapelle Sainte-Avoye (1554-1557). La première pierre de cette chapelle, située au bord du Sal, fut posée en septembre 1554. La charpente du chœur fut commencée le 10 juin 1557 et celle de la nef le 10 janvier 1560. Une inscription sur les sablières du chœur indique "Le jour de la Croix, en septembre 1554, fut asise la premierre pierre de ceste chapelle Madame Sainte Avoie, et fut assise la premiere piecze de boays le 10e jour de juin 1557. Et fut miseur Missire Yves Le Thominec, curé te ceste paroesse ; Pierre Blanchart fust maîstre maczon, de Henri Le Mailleur fut maistre charpentier". De plan rectangulaire, d'une belle ornementation Renaissance, l'édifice ne fut jamais entièrement achevé. Le porche occidental a été interrompu à la naissance des voûtes. La tour carrée élevée sur le portail occidental, épaulée par de puissants contreforts, a été détruite par la foudre en 1727 et remplacée par une cage en charpente surmontée d'un clocheton. Une tourelle cylindrique, percée d'étroites fenêtres, renferme l'escalier qui montait à la tour. Au Sud, une tourelle analogue, mais moins élevée, conduit au jubé. Le portail est divisé en deux baies en anse de panier par un trumeau chargé d'un cul-de-lampe, soutenu par une colonnette engagée, et d'un dais sans statue. Le chœur, partie la plus ancienne de l'édifice, avait une fenêtre, aujourd'hui bouchée, à réseau flamboyant, et tout le reste est de style Renaissance. A la porte Sud, se trouve un blason aux armes des Lestrelin. La charpente à sablières et entraits sculptés, remarquable par sa légèreté, est l'œuvre du maître charpentier Henri Le Meilleur (ou Mailleur). On y trouve un jubé qui date du XVIème siècle : il comprend toujours son chancel, sa galerie et le groupe de calvaire couronnant le tout. L'accès du jubé se fait par un escalier de pierre. Le jubé est l'œuvre d'O. Bizeul, dont le nom se lit sur un philactère tenu par un ange. On y trouve également un banc seigneuriale qui date du XVIIème siècle : des armoiries sculptées en bas relief, peut-être celles de la famille de Montigny de Kerisper, ornaient jadis le prie-Dieu. On remarque dans la nef une pierre creusée dite "bateau Sainte-Avoye". Cette pierre est liée par la tradition populaire à une croyance mêlant les cultes païen et chrétien, selon laquelle les enfants prennent des forces quand on les y dépose. Les vitraux ont été brisés par un ouragan en 1746. Elle renferme de nombreuses couronnes de mariées offertes à sainte Avoye [Cayot-Deslandres, Le Morbihan, p. 180] ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Pérec. Il s'agit d'une petite chapelle rectangulaire, très anciennement connue, mais entièrement reconstruite au XVIIème siècle. C'est dans cette chapelle que campa Charles de Blois en 1364 ; | |
l'ancienne chapelle des Sœurs de Marie-Joseph, construite en 1875 ; | |
l'ancienne chapelle des Fidèles Compagnes de Jésus, construite en 1878 ; |
la croix de Kerhouil (1771), située à Kerhouil. Deux inscriptions sont gravées sur son socle : l'une indique le nom de Jeanne Le Cunnec, l'autre, placée sur le côté, celui de Vincent Le Moien ; | |
la croix percée (XIIIème siècle), située au lieu-dit "La Croix-Percée" ; | |
le château de Treulan (XIXème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Talhouët, puis à la famille Robien. Au XIXème siècle, la demeure passe entre les mains de la famille Bonnement (en 1850), puis du comte Espivent de la Villeboisnet (en 1857) ; | |
le château ou manoir de Kerzo (1427). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Vivien, Le Cozec (Jehan Le Cozec en 1427), Du Pallays (Jehan du Pallays en 1536), Theix (Viviane de Theix au XVIIème siècle), Lauzer (au XVIIIème siècle), Flandrois, Pommois (en 1964). Une lucarne porte la date de 1712, date qui correspond à un remaniement de l'édifice ; | |
le château de Kermadio (XVIII-XIXème siècle), propriété de la comtesse de Ségur (1799-1874). La seigneurie de Kermadio appartenait autrefois successivement aux familles Auray (en 1380), Coetdro, Fremeur et Hélène Fresneau, fille de la comtesse de Ségur qui se nommait de son vrai nom Sophie Rostopchine (en 1860). Il devient en 1890, la propriété de la famille Bonchamp, puis en 1962, la propriété de la Compagnie des Forges de Chatillon qui va le transformer en centre de vacances ; | |
le manoir ou château de Kerisper (XVème siècle), situé à Kerisper. Siège d'une ancienne seigneurie et propriété successive des familles de Lestrelin (en 1426), Cadoret (à la fin du XVème siècle), Montigny (en 1601 et jusqu'à la Révolution), Montaigu (au XIXème siècle), Saint-Pern (1876), Grand (1897), Douault (1900), Pommois (en 1979). Il possédait autrefois une chapelle privée, ainsi qu'un vaste étang. Modernisé au début du XXème siècle, il abrite aujourd'hui le théâtre de l'Ecume ; | |
la tombe de la comtesse de Ségur (1874), située au cimetière. La comtesse de Ségur (1799-1874) se retire en 1870 dans le château de Kermadio . Elle est enterrée dans le cimetière de Pluneret en 1874 ; | |
la fontaine Sainte-Avoye ; | |
le moulin à marée (1851-1853) de Pont-Sal, les moulins à vent Neuf, Conan, et les moulins à eau de Hurtaud, d'Esteing, Neuf, de Tréauray (milieu du XXème siècle) ; |
A signaler aussi :
le dolmen Er Mané (époque néolithique) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLUNERET
La petite seigneurie de Quenhuen (aujourd'hui Quenven, en la commune de Pluneret) s'étendait autrefois dans les paroisses de Pluneret et Plumergat et commprenait au milieu du XVIème siècle : le manoir du Quenhuen avec sa chapelle privée, sa fuie et son moulin, trois métairies et quelques tenues. Elle faisait partie du domaine du Roi sous la juridiction d'Auray et appartenait à la famille du Rohello (ou Roc'hello).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Pluneret : Allain Rigoz, Allain du Thoauet (Treulan), Ollivier Le Mettayer, son fils Jehan et la Forest (Le Lély), Jehan Le Cozcec (Kerzo), Rolland et Jehan Kerboez (Leschebé), Lancelot d'Auray (Kerleau), Jehan Le Rohellou (Quenven), Jehan Le Channouy et son fils Allain (Penher), Jehan Gueguan, son gendre Ollivier Guillo et Jouhan Lodic (Penhoëtsal), Jouhan Le Cranou et son fils Ollivier (Crano), Jehan Le Guillaudre, son gendre Allain Le Mouguet et Jehan Le Gouzquec (Quenebarch), Ollivier et Silvestre Le Gouzquec (Kerzuan), Guillou du Hezou (le Cosquer), Eon Le Laboueze et son fils Guillaume (Bransquel), Ollivier Raoul (Kervamentade), Jehan Le Pellennec et la dame du Val (Ploendet), Perrot Le Saut et sieur de Thalhouaict (Kerindevin), Sylvestre Le Double (Kerfrécan), Eon Le Normant (Kernormand).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Pluneret :
Selvestre de COETSAL (800 livres de revenu), remplacé par Pierre Esmes : comparaît en homme d'armes ; | |
Selvestre HEIDOU (60 livres de revenu), remplacé par Selvestre Lestrelin porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Ollivier du CRENO (40 livres de revenu), remplacé par Guillaume Lorveloux : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Guillaume LE BLEIZ (45 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une javeline ; | |
Jehan DERIAN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Jehan du ROELLO (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ; | |
Jehan KERBOUEZ (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Allain LE CHANNOUY (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Guillaume LE DOUBLE : défaillant ; | |
Ollivier d'AURAY (700 livres de revenu) : excusé ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Pluneret :
Selvestre, sieur de COETSAL (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Guyon d'AURAY (600 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LESTRELIN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Allain DERYEN (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume LE BLEIZ (30 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
François LE BLEIZ ; | |
Guillaume et Jehan LORVELOUX (90 livres de revenu), remplacé par le dit Jehan : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan du ROHELLO (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Rolland LE CHANOUY (10 livres de revenu), remplacé par son frère Gilles : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan KERBOES (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre PERO (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehanne de VANNES (15 livres de revenu), veuve de Jehan Le Gouesgouet, remplacé par Jehan le Double : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Les héritiers Pierre LE PARISY (90 livres de revenu) ; |
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