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SAINT-THEGONNEC |
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La commune de Saint-Thégonnec ( |
Saint-Thégonnec vient de Tégonnec, disciple de Saint-Paul-Aurélien (VIème siècle). Dans l'ancienne Vie de Saint Pol-Aurélien, saint Thégonnec est nommé Quonoc, Coquonoc ou Toquonoc. Saint-Thégonnec est issu du démembrement de la paroisse primitive de Ploeber (Pleyber ou Ploe-Iber). L'ancienne Ploe-Iber fut scindée en deux : la partie orientale (aujourd'hui Pleyber-Christ) échut à un certain Rivaut et la partie occidentale (aujourd'hui Saint-Thégonnec) échut à un certain Rival ou Riual. Au VIème siècle, la paroisse de Ploe-Iber, regroupait les communes actuelles de Saint-Thégonnec, Saint-Martin des Champs, Sainte-Sève, Pleyber-Christ et la partie ouest de Morlaix. Un démembrement de Ploe-Iber a eu lieu en 1128 (Sainte-Sève et Saint-Martin-des-Champs) et en 1180.ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-THEGONNEC
Au Moyen Age, la partie Nord de Saint-Thégonnec dépendait des seigneurs de Penhoat et la partie sud dépendait des Vicomtes de Léon. La famille de Penhoat, issue en ramage des anciens chefs ou comtes du Léon, a d'abord résidé dans un camp retranché (Castel-Douar) qu'on retrouve encore à 800 mètres au Sud des ruines de son château. Au XIIIème siècle, les sires de Penhoat construisent un château-fort, qui devint le siège de leur baronnie et fief, avec haute, basse et moyenne justice, patibulaires à quatre poteaux, et mouvance sur presque tout le haut Léon. L'ensemble sera réunifié à la fin du Moyen Age sous l'appellation de Ploeyber - Sainct-Egonnec qui deviendra par la suite Saint-Thégonnec. La paroisse de Saint-Thégonnec dépendait autrefois du diocèse de Léon.
On rencontre les appellations suivantes : Ploeyber Riual (vers 1330), Ploeyber Riual Saint Egonneuc (vers 1450), Ploeyber Sanct Egonnec (en 1467 et en 1557), Saint Thégonnec (en 1693).
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PATRIMOINE de SAINT-THEGONNEC
| l'église Notre-Dame et Saint-Thégonnec (1563-1599). L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, dont celui du sud interrompu par le soubassement du clocher, un faux transept non débordant séparé des bas-côtés par un arc diaphragme, et un choeur à cinq pans. La date de 1599 se trouve sur le petit bénitier. L'entrée monumentale est achevée en 1587. Le clocher-porche occidental, du type Beaumanoir, date de 1563. Edifiée de 1589 à 1610, la tour-clocher est couronnée de lanternons en 1626. Le clocher porte les dates de 1599 et 1605 et le cadran solaire celle de 1606. Le petit clocher possède une cloche de 1643 et le grand clocher possède des cloches de 1685 et de 1754. De 1640 à 1652, est reconstruit le bas-côté nord par Paul Prédiry et Mathurin Renault (maîtres tailleurs de pierres). Les fenestrages, sortis de l'atelier de Jean Le Bescont, maître architecte et sculpteur, ont été transportés tous sculptés de Landerneau à Saint-Thégonnec et montés en 1651. De 1653 à 1658 est reconstruit le bas-côté sud (l'adjudication du bas-côté sud a été confiée à Yves Le Bescont). L'église est agrandie en 1667-1669 en reculant l'abside de cinq ou six pieds (travaux confiés à Guillaume Plédran). En 1670, la partie ouest de la nef est exhaussée pour accueillir les orgues. De 1686 à 1690, l'architecte Guillaume Le Taoc (ou Tauc) reconstruit la sacristie au nord du choeur. A partir de 1713, c'est l'ensemble de l'église qui est surélevé sur les plans d'Etienne Le Marchand, architecte et entrepreneur à Brest, et l'abside est à nouveau rebâtie en 1714. A l'extérieur, le clef de voûte porte la date de 1605 : les niches des contreforts abritent des statues en kersanton de l'ange et la Vierge de l'Annonciation, de saint Nicolas et de saint Jean l'évangéliste, cette dernière avec l'inscription "Faict Lan 1625 : R. Doré ma faict. J. Mazé. Ianne Inizan Ma Faict Faire". Les fonts baptismaux, dus à François Moysan de Lampaul-Guimilliau (sur les plans de Maisonneuve-Poterel), datent de 1783-1784. L'orgue date de 1670-1676 (oeuvre de Jacques Mascard disciple de Robert Dallaum). La chaire à prêcher (1683) est l'oeuvre de François et Guillaume Lerrel, maîtres sculpteurs à Landivisiau : l'abat-voix, plus tardif, date de 1732. Les boiseries du choeur sont exécutées en deux étapes : en 1724-1725 (le côté de l'Evangile, par Olivier Lespaignol de Morlaix suivant les plans de l'architecte Boismaurin) et en 1730-1732 (le côté Epître, d'abord par Guillaume Guérin sculpteur à Brélévenez, puis par Hervé Le Goff de Brest suivant dessin de Robelin). Le retable du maître-autel, exécuté sur les plans d'Isaac Robelin et de Jacques Lespaignol, par Yves Le Goff (menuisier à Brest), date de 1730 : il est peint et doré par Jean-François de Launay (peintre doreur à Recouvrance) entre 1738 et 1739. Le retable du Rosaire (1696-1698), dans le croisillon nord, est commandé le 25 août 1697 à Jacques Lespaignol de Morlaix et doré en 1700 par Gilles Brunel, maître-doreur à Morlaix : il est surélevé d'un étage par Jean Laurent (menuisier à Guimilliau) en 1734. Les retables de Notre-Dame de Vrai-Secours et de saint Jean-Baptiste datent de 1668 (oeuvre de Jean Berthoulous ou Bertoulous). Le retable du Saint-Sacrement, dans le croisillon sud, date de 1662-1664 (oeuvre de Gabriel Carquain et doré par Guillaume Bourricquen de Morlaix) : la partie supérieure est due à Hervé Le Goff. Dans le porche, on voit des statues en kersantite, oeuvre de Roland Doré et datées de 1625. La Vierge à l'Enfant", dite "Notre-Dame-de-Bon-Secours", dans une niche à volets, en bois polychrome, date du XVIème siècle. Une statue de saint Thomas porte deux inscriptions : "Carnis-Resurrectionem" et "Yvo Rivoal 1632". Au-dessus de la porte, dans une niche, se trouve la statue de saint Thégonnec. Outre les statues déjà mentionnées, l'église abrite aussi quatre statues des évangélistes en bois doré datant de 1722, une poutre de gloire, les groupes de la Vierge de Jessé et de saint Thégonnec (fin du XVIème siècle), ainsi que les statues de saint Paul Aurélien et saint Jaoua. Le trésor de l'église comprend plusieurs pièces dont une croix processionnelle en vermeil (don des seigneurs de Penhoat en 1610), une autre croix processionnelle en argent du XVIIIème siècle, une croix d'autel du XVIIIème siècle, une lampe de sanctuaire en argent (avec scènes de saint Martin) du XVIIIème siècle, une statuette en argent de la Vierge-Mère datée de 1647, une boîte aux saintes huiles (XVIIème siècle), une coquille de baptême (XVIIIème siècle), quatre calices (dont deux du XVIIème siècle et deux du XVIIIème siècle), un ciboire (XVIIème siècle), une paire de chandeliers (XVIIème siècle), des bannières du XVIIème siècle. Un incendie endommage gravement l'édifice en 1997 ; | |
la chapelle Sainte-Brigitte (XVIème siècle), restaurée en 1865. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. Cette chapelle, de la fin du XVIème siècle ou du début du XVIIème siècle, a été agrandie en 1865, bénite le 12 août 1866 et érigée en chapelle de secours en 1867. La chapelle abrite les statues de sainte Brigitte, saint Hervé et son guide, la Vierge-Mère et un Crucifix entre la Vierge et saint Jean ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Louis (XVIIème siècle), située au Quelennec. Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire avec clocheton couronné par un dôme. On y trouvait jadis un tableau représentant Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers, soutenu par un ange ; | |
les anciennes chapelles de Saint-Thégonnec, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Keranot, la chapelle de Coaz-Vout (mentionnée encore en 1804), la chapelle de Kerincuff ; | |
le calvaire de Bodéniry ou Croas-Calafres (1632) ; | |
le calvaire de Boustour ou Broustou (1662) ; | |
le calvaire de Luzec (1864) ; | |
la croix (avec fût écoté) de la chapelle Sainte-Brigitte (1893). Le socle porte la date de 1613 et l'inscription "Restaurée 1893. J. C. Caroff" ; | |
la croix de Kergrenn (XVI-XVIIème siècle), restaurée en 1977 ; | |
le calvaire de l'enclos paroissial (1610) qui illustre la passion du Christ. Ce calvaire est l'oeuvre de l'atelier de l'Elorn. Le soubassement porte une quarantaine de personnages illustrant neuf scènes de la Passion. Il y a lieu de mentionner, sur la face arrière du second bras de la croix, une console portant le motif décoratif rayonnant de la clef du portail de Kerjean. En 1970, le calvaire bénéficie d'une restauration complète ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-Beus (XVIIème siècle), Brogadéon (XXème siècle), Coasvout (XVIème siècle), Coslen (1622), Cosquer (XVIIème siècle), Croas-Savéol (moyen âge), Guélébara (1867), Hellin (1638), Le Keff (moyen âge), Keravel (1865), Kerguélen ou Croas-Creis (moyen âge), Kerincuff ou Croas-ar-Chapel (XVIème siècle), Kerorven ou Croas-ar-Goarnisson (1615), Menhars (1603), Mesménez (1688), Penallan (1629), Penfao (1823), Penn-ar-Parc (1977), Pennavern (1647), la croix de l'église (1610, 1864), la croix du cimetière (1903), Kerizella (1948), croix (1823) ; | |
l'ossuaire de l'enclos paroissial (1676 - 1682), édifié par Jean Le Bescont (architecte à Carhaix et à Landerneau). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire qui porte plusieurs inscriptions : "Ce reliquaire fut fondé Lan 1676 lors Y. Breton et P. Caro. F." et sur le contrefort, "P. Maguet. Y. Fagot F. 1677". Au-dessus des arcades, sur la frise, se trouve l'inscription suivante : "C'est une bonne et saincte pansée de prier pour les trépassés, requiescant in pace. Amen", "Hodie. Mihi. Cras. Tibi O. Pêcheurs. Repantez vous étants vivants car à nous morts il n'est plus le temps - priez pour nous trépassés car un de ces jours vous en serez". Le retable dédié à Saint-Joseph a été commandé le 30 décembre 1685 à Pierre Lahaye (ou Paul de la Haye) de Pont-Croix et à Alain Castel (maître sculpteur) de Saint-Martin de Morlaix. La crypte enserre une "Mise au Tombeau", en bois polychrome, exécutée par Jacques Lespaignol (maître sculpteur de Morlaix) de 1699 à 1702 moyennant 1550 livres : la peinture a été faite par Godefroy et Bourricquen, maîtres peintres de Morlaix. A signaler qu'avant la construction de l'ossuaire actuel en 1676, il en existait un autre, détruit en 1850, sur l'un des côtés du cimetière ; | |
la porte triomphale de l'enclos paroissial (1587 1589). Quatre gros piliers sont amortis par de puissantes volutes en consoles renversées et couronnées par des doubles lanternons. Ils déterminent trois passages, dont les deux latéraux sont fermés par des échaliers, tandis qu'entre les deux piles centrales est bandé une arcade à claveaux rustiques formant l'entrée principale ; | |
le château de Quélennec (XVIIème siècle), remanié au XXème siècle. Il a remplacé un vieux manoir transmis en 1587, par alliance, de la famille La Boixière à la famille Kerhoas. On y trouve une chapelle privative ; | |
le manoir de Penfao (XVIIIème siècle). On y trouve les armoiries de la famille Coëtlosquet, seigneur de Penfao au XVIIIème siècle ; | |
la fontaine de Lescoat (XVIIème siècle) ; | |
l'ancien presbytère (XVI-XVIIème siècle) ; | |
la maison du Fers (XVI-XVIIème siècle) ; | |
la maison Kanndi (XVIIème siècle) ; | |
la maison de Kergrenn (XVIIème siècle) ; | |
la maison de Pennavern (1631) ; | |
une grange à lin (XVIIème siècle) ; | |
15 moulins dont le moulin à eau de Lauteric, Kerincaff, Prat-Guen, Luzec, Pont-ar-Ros, du Pont, .. |
A signaler aussi :
| les vestiges d'un château (XIII-XVème siècle) à Penhoat (ou Penhoët). Le château est édifié au XIIIème siècle par Guillaume, sire de Penhoat (ou Penhoët), au retour de la croisade de 1248 et démoli en 1590 pendant la Ligue. Guillaume de Penhoat le Boiteux est capitaine de Rennes en 1356. Jean de Penhoat, son fils, est amiral de Bretagne en 1401 et capitaine de Morlaix. La famille de Penhoat s'est ensuite fondue en 1475 dans la famille Rohan-Gié, d'où la baronnie a passé par acquêt à la famille Rosmadec, vicomte de Rumain et à la famille de Kerouartz. Suite à sa destruction en 1590, ses propriétaires, les Kerc'hoent de Coatanfao, le vicomte de Kerouartz, ne le reconstruisirent point, bien qu'ils en aient jusqu'à la Révolution exercé la seigneurie. Les ruines du château de Penhoat se composent de deux parties distinctes, que sépare une douve profonde : - le château proprement dit, bâti sur une énorme butte factice et dont il subsiste des débris imposants, - l'ouvrage avancé au Sud, vaste quadrilatère rasé presque au niveau du sol intérieur. Le château avait une forme presque triangulaire, avec une tour à chaque angle. Celle du Sud-Ouest mesurait encore à la fin du XIXème siècle plus de 20 mètres de hauteur au-dessus des douves, où elle plongeait profondément. Elle était surmontée d'une tourelle ou châtelet et avait quatre étages, éclairés par de grandes fenêtres à plein cintre, aux vastes embrasures. Ronde à l'extérieur, elle était hexagonale intérieurement. On y voyait encore à la fin du XIXème siècle le foyer d'une cheminée, avec ses piliers moulurés. Ses murailles ont deux mètres de largeur. Cette tour n'avait pas de galerie à machicoulis. Une courtine joignait cette tour à celle du Sud, qui paraît avoir été aussi grande. De cette courtine, il ne subsiste qu'un pan de mur en moellons. La tour du Sud est ronde extérieurement et à pans coupés à l'intérieur comme l'autre. Un mur droit allait joindre cette tour à une tourelle formant l'angle Ouest de la place, puis, couronnant une pente excessivement déclive, au bas de laquelle passe un bras de la Penzé, allait se relier à la tour du Sud. L'ouvrage avancé du Sud fut établi pour protéger le château de ce côté où le sol, en s'élevant, commandait ses remparts. C'est un quadrilatère mesurant environ 35 mètres de long sur 25 de large. Ses angles sont droits et sans tourelles. Les murailles, peu élevées, ont cependant par places 4, 5 et 6 mètres au-dessus des douves qui les bordent. Le centre de cette enceinte paraît avoir été vide, par contre, il y a des vestiges de constructions adossées aux remparts sur tout leur pourtour intérieur. C'étaient sans doute les demeures des serviteurs ; | |
le pont de Prat-Guen (1703) ; | |
le pont de Pont-Hir (1860) ; | |
l'ancienne école Sainte-Brigitte (1910) ; | |
l'ancien manoir de Kerenot, avec sa chapelle privée aujourd'hui détruite. Propriété successive des familles Denys, Simon et Coëtlosquet ; | |
l'ancien manoir de Coatvoult, propriété de la famille Kergolay. On y trouvait jadis une chapelle privative, aujourd'hui détruite ; | |
l'ancien manoir de Herlan. Isabelle, dame du lieu, épouse vers 1430, Hervé Huon, seigneur de Trohein en Sibiril, fils d'Eon, tué à Azincourt en 1415. Le fief du Herlan passe ensuite successivement entre les mains des familles Kergournadec'h, de la Forest, du Parc-Lezversault et Provost de Boisbilly ; | |
le camp retranché de Castel-Douar ou Tossen ar Baroum, qui fut jadis le siège primitif de la seigneurie de Penhoat (ou Penhoët). La famille de Penhoat (ou Penhoët) est issue en ramage des anciens comtes de Léon ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-THEGONNEC
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Saint-Thégonnec (Pleyber-Sainct Egonneuc) :
| le sire de PENCOËT ou PENHOËT (1 100 livres de revenu), absent. Il s'agit de Pierre de Rohan, seigneur de Gié et maréchal de France, marié en janvier 1476 à Françoise de Penhoët ; | |
le sire de HERLANT (800 livres de revenu), de l'Ordonnance. Il s'agit en fait d'Hervé Huon (Herlan Huon en 1427), sieur de Herlan, mentionné aussi en 1503 ; | |
Jehanne KERMELLEUC, (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan Kermelleuc : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Nicolas LE GAL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DANIEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume MEASGUEN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Allain DENYS (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Hervé ERNAULD (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
(à compléter)
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