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PLOUVIEN

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La commune de Plouvien (pucenoire.gif (870 octets) Plouvien) fait partie du canton de Plabennec. Plouvien dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUVIEN

Plouvien vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Gwien (Wion ou Wigon). A noter que saint Wigon était moine de Landévennec.

Quel en est l'éponyme ? Dans une charte de 1246 les habitants de Plouvien sont désignés sous le nom de Plebs Uyon, auquel sont apparentés les vocables Ploéuyon et Guicuyon qui figurent indistinctement aux registres jusqu'à la fin au XVIIème siècle. Au XVIIIème siècle, on écrivait généralement Plouyen, et à partir de 1790 on commence à écrire Plouvien. D'après Loth, l'éponyme de la paroisse pourrait être saint Gouion ou Gouien, à rapprocher de Lan-nuien au pays de Galles.

Plouvien est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis les territoires actuels de Plouvien, Balanant (aujourd'hui en Plouvien), du Bourg-Blanc, Coat-Méal et Loc-Brévalaire. " Plouvien possédait deux trêves, Loc-Brévalaire et le Bourg-Blanc ; la première fut érigée en paroisse vers 1700 ; quant à la seconde, elle demeura trêve jusqu'à la Révolution " (C. Pérennès).

Ville de Plouvien (Bretagne).

Vers le VIème siècle, la paroisse est fondée par saint Gwien (ou Gouion). Au Moyen Age, on érige la chapelle Saint-Jaoua (Jahoevius) et la commanderie de l’ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem. Plouvien dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. La paroisse de Plouvien fait partie du doyenné de Plabennec.

A la fin de l'ancien régime Plouvien, y compris le Bourg-Blanc, comptait 4.000 communiants. Le dernier recensement attribue à Plouvien 2.527 âmes, au Bourg-Blanc 1651.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Vyon (en 1206), Ploeyon (en 1218), Plebeion (en 1263), Ploeyon (vers 1330, en 1363, en 1405), Ploeyen (en 1467), Ploeyon (en 1481), Ploeguyon (en 1501), Plouyen (en 1664 et en 1751), Guicuien (en 1681).

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " L'histoire de Plouvien du XVème au XVIIIème siècle

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " L'histoire de Plouvien au XVIIIème siècle

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " L'histoire de Plouvien durant la Révolution

Ville de Plouvien (Bretagne).

Nota 1 : Neveu de saint Pol de Léon, saint Jaoua (ancien moine de Landévennec et évêque de Saint-Pol) aurait établi un ermitage à Plouvien, mais son activité pastorale s'exerça surtout à Brasparts, dont il fut recteur et où il mourut. Il aurait souhaité qu'après sa mort son corps soit transporté sur un chariot tiré par quatre boeufs. Là où les boeufs s'arrêteraient, là serait déposé et enterré son corps. Cela se passait vers l'an 554 (ou vers l'an 590).

Nota 2 : LE CLERGÉ AVANT LA RÉVOLUTION :

RECTEURS : 1263. Décès d'Yves de Bourgneuf « recteur de Plebeion ». — 1348. Hervé Henri, démissionne et Yves Daniel lui succède. — 1362. Guillaume de Penfeunteuniou auquel doit succéder, par grâce du Saint-Siège, Yves Menguy, prêtre de Tréguier. 1405. Guillaume Militis (Chevalier ou Marhec), devenu recteur par suite de la mort de Nicolas Corcuff, résigne son bénéfice aux mains de son propre frère Yves. — 1543 (10 novembre). Yves Barbier (Archives Vaticanes, Reg. Vat. n° 1635, fol. 289). — 1467. Christophe Montfort, chapelain et commensal d'Alain de Coêtivy, cardinal, est nommé « recteur de Ploeyon », paroisse vacante par résignation de Guy Kerchoent (Peyron, Actes du Saint-Siège, p. 9, 55, 65, 159, 248). — 1501. Laurent de Kerguiziau, recteur de Ploeguyon et de Ploemilyau (Guimiliau) (Peyron et Abgrall, Notices sur les paroisses, IV, p. 228). — 1589-1601. Nicolas Anselme. — 1601-1636. Jean de Kerguiziau [Note : Ce recteur fit reconstruire le transept de la chapelle Saint-Jaoua, et établir la Confrérie du Saint-Sacrement]. — 1636-1641. Yves Le Gac, fonda, en 1641, une école pour les garçons, sous la direction d'un ecclésiastique. — 1642-1648. Yves Pencréac'h. — 1648-1649. François Corolleur, chanoine du Folgoat (Kerdanet, Vies des Saints... p. 172). — 1649-1696. Jacques de Kerannou, fit dresser la croix du Cimetière. — 1696-1721. Matthieu Piriou, natif de Plouvien, licencié de Sorbonne, avait été recteur de Milizac de 1681 à 1696. Sous son rectorat, en 1699, la paroisse eut à soutenir un célèbre procès contre la duchesse de Portsmouth qui, à titre de propriétaire de Coëtivy, prétendait au droit de juridiction sur Plouvien. Un arrêt de la Cour royale du 13 juin vint la débouter de ses prétentions. — 1721-1761. Joseph-Marie de Bélingant, docteur en théologie de Bourges. « Son nom, note M. Le Guen, reste attaché aux piliers de l'entrée du cimetière, et à une boîte en argent pour les Saintes Huiles. ». — 1771-1783. François Michel Le Rodellec du Porzic. « Le jour de sa sépulture (7 octobre 1783) fut marqué par le deuil général dans la paroisse. Mais le souvenir de ses bienfaits ne s'éteignit pas avec lui. Quarante ans plus tard, écrit M. Le Guen, nous entendions encore bénir sa mémoire. Il avait vécu 78 ans » — 1783-1800. Armel-Joseph Iliou, né à Plouarzel, le 23 mars 1722, vicaire à Plouarzel (1747-1755), à Ploumoguer (1755-1759), recteur de Lampaul-Plouarzel (1760-1783), supérieur, dès 1788, des Missions du diocèse de Léon. Sa dernière signature aux registres est du 12 août 1792. Arrêté et interné au Château de Brest, il en fut transféré à la Maison des Dames de la Retraite à Quimper, le 6 janvier 1793. Au mois de mai, nous le trouvons dans la prison de Kerlot, où il mourut le 27 octobre 1793 (Peyron).

CURÉS ET SOUS-CURÉS : 1599-1615. Jean Mazéas, sous-curé. — 1616-1621. Jean Kerian. — 1621-1637. Alain Kerscao, sous-curé. — 1637-1673. Fiacre Bougaran, sous-curé. — 1675-1708. Hervé Toullec. — 1708-1713. Nicolas Kerouanton. — 1724-1731. Prigent Le Guen. — 1731-1738. Hervé Lavanant. — 1738-1739. N. G. Le Séac'h. — 1742-1749. François Floc'h. — 1758-1767. Goulven Floc'h. — 1767-1773. Goulven Corpha. — 1774-1778. Michel Lahaye. — 1778-1801. Olivier Gouriou, né au village de Kerilaouen, en Plouvien, le 27 mai 1746. — 1790-1803. Jean Le Roux, né à Saint-Pol-de-Léon, en 1757. Comme son collègue, Gouriou, il signe pour la dernière fois aux registres le 31 juillet 1792, et tous deux restent cachés dans la paroisse.

Nota 3 : CLERGÉ DEPUIS LA RÉVOLUTION :

RECTEURS : 1801-1804. 0llivier Gourion, signe « curé d'office », en 1801 et 1802 puis « prêtre desservant » dès le 1er janvier 1803, mais pas pour longtemps car il mourut le 6 décembre 1803. — 1804-1806. Germain Le Marc. Né à Landerneau, en 1753, prêtre en 1778, vicaire à Saint-Thomas (de Landerneau), il refuse le serment à la Constitution Civile du Clergé et émigre en Angleterre. « Prêtre de grand exemple, écrit M. de Troérin, très instruit, un peu vif dans son zèle, cependant jamais indiscret ; bon prédicateur breton et français, il expose les principes avec netteté, et exactitude très grande ; c'était un des excellents sujets du diocèse de Quimper » (Archives de l'Evêché). — 1806-1818. Jacques Bernicot, né à Lambézellec, en 1760. A la date du 20 octobre 1807, il écrit en marge du registre : « Nous avons commencé à célébrer l'office divin dans l'église paroissiale, le 3 octobre 1807, en vertu d'un permis de l'évêque » [Note : L'église était en interdit depuis deux ans, ayant besoin de réparations]. — 1820-1823. Jean Cléac'h, né à Morlaix, en 1789. La paroisse avait été sous l'interdit du mois d'août 1819 au, mois de mars 1820 parce qu'elle tardait à faire l'acquisition d'un presbytère. Le conseil et son maire consentirent, dans ce but, à l'imposition de centimes additionnels, mais le gouvernement refusa d'approuver cette imposition, et il fallut recourir à une souscription pour racheter l'ancien presbytère. — 1823-1828. Jean-Marie Tanguy, né à Plouvorn, en 1791. Il fut nommé le 1er juillet 1823, après un nouvel interdit de quinze jours sur la paroisse. — 1828-1831. Jean-Marie Gouez, de Plabennec, devint curé de Lesneven. — 1831-1833. Jean-François Corre, né à Lambézellec. — 1833-1838. Jean-Marie Chuiton, de Brélès, recteur de Loc-Brévalaire de 1822 à 1827. — 1838-1862. Mathieu Prouff, de Commanna. D'après l'inscription écrite sur sa tombe, à Plouvien, il a fait bâtir l'église, restaurer les chapelles de Saint-Jaoua et de Saint-Jean-Balanant, agrandir le presbytère. — 1862-1866. Yves-Marie Rivoal, de Saint-Martin de Morlaix. — 1866-1892. Hervé Cocaign, de Cléder. On lui doit la construction du presbytère actuel. Une plaque de marbre, au-dessus de la porte, porte cette inscription : « A la Fabrique et par la Fabrique 1870 ». — 1892-1916. René-Marie Léal, de Guipavas. Il a fait construire, en 1905, une école chrétienne de filles. — 1916-1941. Paul Bihan, né à Saint-Frégant, en mars 1859, prêtre le 10 octobre 1885, vicaire à Plouézoc'h (1885-1890), à Plouarzel (1890-1896), à Plougastel-Daoulas (1896-1906), recteur de StThois (1906-1916). — 1941. Emile Salaün, né à Ploudalmézeau en 1881, prêtre en 1906.

VICAIRES : 1801-1803. Jean Le Roux, mort à Plouvien le 29 germinal an XI (19 avril 1803). — 1804-1812. C.-Marie Rivoal. — 1813-1820. Guillaume Bergot. — 1820-1826. Denys Olivier. — 1826-1831. Jean-Louis Masson. — 1831-1833. Michel Le Roy. — 1833-1841. Jacques Quidelleur. — 1841-1842. Yves Prigent. — 1843-1851. Vincent Roudaut, mort le 1er décembre 1885, curé de Ploudiry. — 1851-1860. Jérôme Cosden. — 1860-1863. Nicolas Argouac'h. — 1863-1865. Jean-Marie Paul (Deuxième vicaire de Plouvien). — 1866-1878. Alexandre Pilven. — 1869-1872. Joseph Rogel. — 1872-1877. Guy Le Goff. — 1877-1883. Yves Crenn. — 1878-1879. Jean Chalm. — 1879-1883. Michel Le Borgne. — 1880-1886. Philippe Bouguen. — 1883-1899. François Jaffrès. — 1886-1904. Yves Abjean-Uguen. — 1899-1902. Jean-Marie Abgrall. — 1902-1917. Jean Roué. — 1904-1906. Amable Boulc'h. — 1906-1910. Yves Inizan. — 1910-1919. Olivier Bellec. — 1919-1925. Yves Abolivier. — 1929. Guillaume Kérébel, né à Plouarzel, le 25 février 1894, promu au sacerdoce en 1920, surveillant au Petit-Séminaire de Pont-Croix (1920-1922), vicaire à Laz (1922-1925), à Gouesnou (1925-1929).

Nota 4 : PRÊTRES ORIGINAIRES D'E PLOUVIEN : — Goulven Thomas, prêtre en 1776, vicaire à Saint-Martin de Morlaix, en 1776, curé de Kerlouan en 1789. — Goulven Floc'h, sous-diacre le 19 mai 1756, diacre le 8 mai 1757. Il signe « prêtre » pour la première fois le 19 octobre 1758, puis « curé » la même année. Desservant de Ploudalmézeau depuis le 13 juillet 1767, il fit bâtir le clocher et agrandir l'église et mourut le 21 janvier 1785. Il était réputé pour sa charité à l'égard des pauvres. — Olivier Gouriou, curé, puis recteur de Plouvien. Voici son acte de baptême : « Olivier, fils légitime du soussignant Jean Gouriou et de Catherine Déniel, né ce jour au village de Kerilaouen, a reçu le sacrement de baptême, avec toutes les cérémonies prescrites dans le Rituel, du soussigné prêtre ; les parrain et marraine ont été le soussignant 0llivier Jollé, et Renée Jestin qui a déclaré ne scavoir signer, ce vingt neuf mai 1746. - Signé: Jean Gouriou, Olivier Jollé, François Floch, prêtre ». Inclinons-nous pieusement devant ce noble confesseur de la Foi, qui, durant la Terreur, comme sous le Directoire, risqua cent fois sa vie, pour exercer son ministère au profit des fidèles. — Jean-Marie Le Bris, né le 7 février 1793, promu au sacerdoce, le 5 juin 1819, vicaire à Pleyben (1819-1823), puis à Tourc'h. — Joévin Gouez, prêtre le 24 octobre 1824, fut professeur au Grand Séminaire de Quimper. — Jean-Louis Le Guen, né le 25 octobre 1813, prêtre le 31 juillet 1842, vicaire à Plouguerneau (1842-1843), à Ploudiry en 1846, aumônier des dames de la Retraite à Lesneven, en 1856, décédé le 6 mai 1890, à Kergroas, en Plouvien. Homme érudit, versé dans les archives, au courant des vieilles traditions. — Guillaume Goliès, né le 3 mai 1820, à Kerabo, promu au sacerdoce le 6 juin 1846, vicaire à Beuzec-Conq, de 1846 à 1848, à Saint-Pol-de-Léon de 1815 à 1860, recteur de Pont-Aven (1860-1870), puis de Plounéour-Trez, décédé le 9 mars 1901. Il fut enterré au Folgoët. C'est lui qui fit bâtir, en 1889, l'église de Piounéour-Trez. — Révérend Père Lemoine, Oblat de Marie, mort missionnaire au Canada, en 1878. — Jean-Louis Floc'h, né le 3 août 1853, à Kergaraoc, décédé à Plouvien le 19 décembre 1880, appartenait au clergé d'Angoulême. — Charles-Yves Galliou, né à Kerlourgon, le 30 octobre 1862, prêtre le 10 août 1887. Vicaire à Hanvec la même année, au Relecq-Kerhuon, en 1897. — Gabriel Berthou, né à Kerheut, le 26 décembre 1867, prêtre le 27 mai 1893, vicaire à Coray, puis à Porspoder ; mort à Plouvien, le 3 mars 1898. — Joseph Jestin, né à Pratengan le 10 octobre 1876, prêtre le 25 juillet 1900, missionnaire en Haïti, curé de la Croix-des-Bouquets près de Port-au-Prince, décédé le 20 mai 1928 sur le Macoris, bateau qui le transportait en France. — Gabriel Broudeur, né en 1881, prêtre en 1907, vicaire au Tréhon (1908), à Scaër (1919), recteur de Lannédern en 1933. — Jean-Marie Floc'h, né en 1883, à Kerbréden-Vras, promu au sacerdoce en 1908, vicaire à Lanvéoc en 1910, à Edern en 1913, recteur de Lannéanou en 1934. — Vincent-René Jaouen, né le 23 février 1902, entré chez les Lazaristes en 1923, ordonné prêtre à Rome le 15 mars 1930, docteur en théologie, le 20 juin 1931. — Jean Uguen, né le 2 mai 1903, à Kerbuillard, ordonné prêtre le 29 juin 1936 à Versailles, vicaire à Magny-en-Plexis, au diocèse de Versailles. — Gervais Kerouanton, né le 13 février 1907, prêtre des Missions-Africaines, professeur Nantes. — Ernest Jestin, né à Mespéler, le 16 mars 1913, prêtre le 29 juin 1938, missionnaire en Haïti. — Guillaume Bergot, né à Kermabon, le 12 août 1913, promu au sacerdoce le 2 juillet 1938, prêtre-instituteur au Relecq-Guipavas. — Gabriel Le Borgne, né au bourg le 9 mars 1912, prêtre le 22 juillet 1939, prêtre-instituteur à Gouesnou, où il est mort le 29 octobre 1939. — Aimé Jestin, frère d'Ernest, né à Mespéler, le 16 mars 1914, ordonné prêtre au Séminaire haïtien de Saint-Jacques, le 29 juin 1939, prisonnier en Allemagne. (Chan. Pérennès).

>Note 5 : LE MONUMENT AUX MORTS. Le dimanche 15 mai 1921 eut lieu, à Plouvien, l'inauguration du Monument aux Morts de la guerre 1914-1918. M. Talabardon, curé de Plouguerneau, donna au cours de grand'-messe le sermon de circonstance. A l'issue de la messe, on se rendit en procession au cimetière et, devant le Monument, MM. de Coatpont et Inizan prirent successivement la parole, ce dernier en breton. En termes appropriés, M. Bihan, recteur, remercia les orateurs de leurs bonnes paroles, puis M. le curé de Plouguerneau procéda à la bénédiction du Monument. On rentra à l'église au chant du De Profundis (Chan. Pérennès).

Nota 6 : liste non exhaustive des maires de Plouvien : 1790 : François Madec ; 1791 : Joseph Floch ; 1793 : Charles Chuiton ; 1799-1804 : Goulven Miqual ; 1807 : Pierre Gouanec ; 1807-1821 : François Madec ; 1821-1826 : Pierre Mathieu ; 1826-1829 : François Chapalain ; 1830-1838 : Yves-Marie Jestin ; 1844-1848 : Le Gallic de Kerisouet ; 1850-1860 : François Guillermou ; 1860-1870 : Etienne-Marie Treguier ; 1870-1871 : François Guillermou ; 1871 : Jean Jolle ; 1871-1874 : Tanguy Sene ; 1874-1878 : Etienne Marie Treguier ; 1878 : Jean-François Squiban ; 1896 : Tanguy Sene ; 1896-1913 : Gabriel Bergot ; 1913-1919 : Jean-Marie Queouron ; 1919-1925 : Jean-Louis Guyanvarch ; 1925-1952 : Louis François Keramprant ; 1957-1971 : Jean Bothorel ; 1971-1983 : Jean Jolle ; 1983 : François Cueff, 1984-1995 : Jean-Louis Le Guen ; 2001 : Christian Calvez, etc ....

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PATRIMOINE de PLOUVIEN

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVème siècle), qui sera reconstruite en 1856 par l'entrepreneur François Bergot de Lannilis sur les plans de Bigot datés du 30 septembre 1854. L'église est consacrée le 21 juillet 1857 par Mgr Pellerin, évêque de Byblos. Au-dessus de la porte se trouve la date de 1856. L'édifice actuel comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur avec deux chapelles accostées donnant sur le transept. Les ailes du transept et le chevet sont à pans coupés. Le clocher possède une seule galerie et trois étages de chambres de cloches. Plusieurs de ses parties remonteraient à 1667. L’autel et le retable du Rosaire datent de 1672 : l'autel du Rosaire est dominé par l'ange et la Vierge de l'Annonciation. Le mobilier moderne est l'oeuvre d'Yves Pondaven de Saint-Pol. On y voit le tombeau du chanoine Laurent Richard (Olivier Richard, sieur de Tariec, conseiller aux grands jours de Bretagne en 1540) mort en 1555, provenant de l'ancienne chapelle de Saint-Tariec ;

Eglise de Plouvien (Bretagne).

Note 1 : L'ANCIENNE ÉGLISE. Si l'on en croit l'abbé Le Guen, le centre de la paroisse fut transféré, au début du XVème siècle, de l'église de Saint-Jaoua dans la nouvelle église paroissiale construite alors et dédiée aux Saints Pierre et Paul par l'évêque de Léon, Alain de la Rue, originaire de Plouvien. Un état de 1700 nous donne de cette église la description suivante. L'édifice de style ogival avait une structure bien modeste. Le clocher, en forme de minaret, était ce qu'il présentait de plus élégant. Le maître autel était placé au fond de l'abside. A l'entrée du choeur s'élevait un arc de triomphe surmonté d'un magnifique calvaire. Aux pignons latéraux et à des colonnes de la nef étaient les autels du Rosaire, de Saint Antoine de Padoue, de N.-D. de Bonne-Nouvelle, de Sainte Catherine, de Saint Sébastien, de Saint Nicolas, de Saint Herbaud et de Saint Maudet. L'autel du Rosaire portait l'écusson de Guiomar de Saint-Laurent, seigneur de Kergaraoc, fondateur de la confrérie du Rosaire en 1672. Ce seigneur avait son enfeu avec caveau dans la chapelle du Rosaire. Du côté opposé, en la chapelle de Saint François d'Assise, existait un autre enfeu surmonté d'un écusson aux armes des Kéraldanet, seigneurs de Gars-Jean. Sur le lambris étaient représentés, en panneaux d'environ un mètre carré, les quinze mystères du Rosaire. « Enfant, note l'abbé Le Guen, nous restions en extase devant la beauté des figures et la vivacité des couleurs ». Dans une lettre adressée à l'évêché de Quimper le 1er décembre 1856, le recteur de Plouvien mentionne un autel de la Vierge, daté de 1752, don d'un seigneur de Kergaraoc [Note : Une fondation établie en 1558 par Marie Philippe, dame de Kerdu, était desservie dans l'église paroissiale].

Note 2 : La confrérie du Saint-Sacrement fut établie dans l'église paroissiale de Plouvien par un bref du pape Paul V, le 28 juin 1613. Aux termes du document pontifical, l'adoration devait avoir lieu de nuit et de jour durant le mois de juin. Au jour de l'érection de cette confrérie, note M. Le Guen, le coeur du pasteur, M. de Kerguiziau, dut être au comble de la joie, en voyant les familles nobles venir, presque toutes, se faire inscrire les premières et choisir de préférence les heures les plus incommodes, mais les plus favorables à la contemplation... Le reste des fidèles se rendait en foule pour remplir les heures de la journée. Quant à l'érection de la confrérie du Rosaire, elle date de 1672, et fut obtenue par Christophe Guyomar de Saint-Laurent, alors seigneur de Kergaraoc. A cette occasion, ce gentilhomme voulut reconstruire et élargir à ses frais la chapelle de la Sainte Vierge. (M. Pérennès).

la chapelle Saint-Jean-Balanant ou Saint-Jean-Bazlanan (1443), fondée par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Saint-Jean-Bazlanan est, en fait, une ancienne commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte et relevait de la Commanderie de La Feuillée. Cet ordre fut fondé vers l'an 1048. Les bâtiments de la Commanderie sont détruits, mais la chapelle subsiste encore. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec bas-côté sud de quatre travées. L'édifice actuel date du XVème siècle et l'on voyait autrefois dans les verrières les portraits de Tanguy de Kerman (ou Carman) et d'Aliette du Vieux Chastel, ainsi que d'un autre Tanguy et de Marguerite du Chastel vivants entre 1463 et 1485. On y voit un bénitier gothique avec dais surmonté d'un Ecce Homo et les armoiries des seigneurs de Carman. La chapelle abrite les statues de saint Renan, saint Pierre, saint Jean-Baptiste et Notre-Dame de Pitié ;

Chapelle de Plouvien (Bretagne).

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " Histoire de la chapelle Saint-Jean-Balanant de Plouvien

la chapelle Saint-Jaoua (XIV-XVIème siècle), édifiée à l'emplacement où s'arrêtèrent les boeufs qui portaient la dépouille du saint Jaoua. Jaoua était l’un des compagnons de saint Paul-Aurélien. Jaoua y construira deux ermitages : l’un à l’emplacement de la chapelle et l’autre (un monastère) au lieu-dit Minihy. L'édifice est de plan irrégulier et a la forme d'une croix latine dont les deux ailes du faux transept sont séparées du vaisseau central par deux arcades. Le clocher date du XVIème siècle. Le porche date du XVIème siècle. L’ossuaire date du XVIème siècle. L'entrée de l’enclos date du XIVème siècle. Le tombeau de saint Jaoua date du XV-XVIème siècle : ledit tombeau a été ouvert officiellement le 15 août 1897 et porte l'inscription "S. Joevin Ep(iscop)us Leonensis fuit huic sepulturus". A signaler aussi, dans la sacristie, une armoire à quatre clefs datant du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Jaoua en évêque (XVIIème siècle), sainte Catherine et saint Michel ;

Chapelle de Saint-Jaoua à Plouvien (Bretagne).

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " Histoire de la chapelle Saint-Jaoua de Plouvien

l'ancienne chapelle de Tariec (XVIème siècle), aujourd'hui détruite. Elle était déjà en ruines en 1822. Elle avait été fondée en 1518 par Jacques de Rohan ;

Note 3 : En l'année 1518, Monseigneur Jacques de Rohan fondait, près du populeux village de Gréan, la petite chapelle de Saint-Tariec. Par lettre du 13 octobre, le vicomte de Léon approuva la dotation proposée par Laurel-Benoît Richard, recteur de Centré et chanoine de Nantes, pour son ornementation et l'établissement d'une chapellenie. Ces deux actes, cités dans le registre de la principauté de Léon, sont également mentionnés dans une délibération du corps municipal de Plouvien, sous la date du 13 février 1791. « Alors que, pour la première fois, note M. Le Guen, c'était en 1822, nous visitâmes ces lieux, déjà la toiture tombait en ruines, les murailles se lézardaient, la magnifique verrerie de la croisée principale était bien ébréchée, la tombe (du chanoine Richard) annonçait le passage d'un vandale moderne. Sur les vitraux coloriés, il nous en souvient, brillaient du plus vif éclat quelques écussons des familles anciennes ; dix ans plus tard, le chevalier de Fréminville y reconnaissait les armoiries des seigneurs de Kergounadech, de Kerouartz, de Trévern Lézérec. Cependant l'objet le plus digne de l'attention d'un archéologue c'était le tombeau du chanoine Laurent-Benoît Richard de Tariec... De cette chapelle qui, naguère si orgueilleuse de ses atours, dominait une vallée des plus pittoresques, il ne reste plus hélas ! de vestiges. Aliénée au commencement de la Révolution, malgré les, protestations réitérées du corps politique de la paroisse, elle fut bientôt abandonnée à l'oubli par les acquéreurs. En 1842, l'administration des Ponts et Chaussées vint achever l'oeuvre des vandales et du temps ». On voyait au-dessus de la porte d'entrée les armes des Richard, sieurs de Tariec : d'azur au rencontre de cerf surmonté d'une étoile a huit rais et accosté de deux roses de même. La chapellenie des sieurs de Tariec, dont ils étaient les présentateurs, et après eux les Kerouartz, était desservie dans la chapelle ; elle comportait un revenu de 300 livres, avec charge d'y célébrer une messe les dimanches et fêtes et un service à chaque fête de la Vierge (Peyron).

les anciennes chapelles de Plouvien, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle du Cimetière, la chapelle Saint-Sébastien [Note : Dans cette ancienne chapelle se desservait une chapellenie, à la présentation du recteur, par un prêtre, Jean Kerscaven ; elle valait 40 livres de revenu (Peyron)], la chapelle Saint-Maudet, la chapelle de Kerdo, la chapelle de Kerbreder ou Kerbréden. [Note : La réformation de 1443 mentionne à Plouvien un prieuré de Saint-Julien] ;

la table d’offrande de Pors-ar-Groaz (moyen âge) ;

la croix de Mezduan ou Meztuan ou Croas-Mezduan (XIVème siècle) ;

la croix de Bougaran (1683), aux armes du recteur Jacob ou Jacques de Kerrannou. La croix est mutilée en 1793, puis restaurée et rétablie en 1893. A l'origine, cette croix est érigée par François Bougaran, après une épidémie de peste. Elle est, semble-t-il, dressée sur un caveau qui contient les ossements de quatre prêtres victimes de leur dévouement pendant la peste de 1509 ;

la croix de Keradraon (XVIIème siècle) ;

la croix de Saint-Jaoua (XIIIème siècle) ;

la croix de Lann-an-Eienn ou Lannaneyen (XVème siècle). Déplacée en 1979, elle se nomme Croaz-Beleg-an-Dare ;

la croix de Lannaneyen ou Croas-Ver (XVIème siècle) ;

la croix Pol ou Paul de Kerarédeau (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Croazeugan, qui provient de Goarem-ar-groas (Moyen Age), la croix de Croazeugan (Haut Moyen Age), la croix de Croazhent-Kerbrédan (Haut Moyen Age), la croix de Croazhent-Kerbrédan (XVIème siècle), la croix de Forestic-ar-C'haé (XVIème, XIXème siècle), la croix de Forestic-Braz (1943), la croix de Gorréquéar (1572), les deux croix de Keradraon (XVIIème siècle), la croix de Kerarédeau (Moyen Age), la croix de Kerdu (XVIème siècle), la croix de Kerdudal (1616), la croix de Ker-Georges (1618), la croix de Kerglien (Haut Moyen Age), la croix de Kergréac'h (Moyen Age), la croix de Kergroas (XVIème siècle), la croix de Lesmaïdic (Haut Moyen Age), la croix du Minihy (1659), la croix du Minihy (Moyen Age), la croix du Moulin d'Avoine (Moyen Age), la croix monolithe de l'enclos de l'église de Plouvien (Moyen Age), les croix sur pylones de l'enclos de l'église, la croix de Plouvien (Moyen Age), la croix christiannisée de Plouvien (XVIème siècle), la croix de Kerenor (Moyen Age), la croix de Plouvien, située face au monument des fusillés de 1944 (XIIIème siècle), la croix de Porz-ar-Groaz (Moyen Age), la croix de Prat-ar-Groaz-Venn (Moyen Age), la croix de Prat-Hir (Moyen Age), les deux croix de Saint-Jaoua (Moyen Age),  la croix de Saint-Jaoua (XVIème siècle), la croix de Saint-Jean-Bazlanan (XVIème siècle), la croix de Saint-Jean-Bazlanan (Moyen Age). A signaler aussi la croix de Gorrékéar, aujourd'hui disparue, et dont les pierres auraient servi à la restauration du clocher ;

Note 4 : Voici ce qu'écrivait M. Le Guen sur les calvaires de Plouvien. 1° CROAS-BOUGARAN. — La croix du cimetière, mutilée en 1793 et restaurée en 1822, mérite une mention spéciale à cause du souvenir qu'elle rappelle. Pendant la peste de 1509, quatre prêtres avaient été victimes de leur dévouement et attendaient, sous les dalles du porche de l'église, une sépulture plus honorable. Secondé par la générosité de M. Bougaran, son vicaire, M. de Kerannou, recteur, prit à tâche de réparer ce long oubli en recueillant les précieux restes dans un caveau préparé au milieu du cimetière et en y dressant un beau calvaire que nous admirons encore aujourd'hui malgré ses mutilations. Sur une plate-bande du piédestal on lit : Jesu Christo crucifixo Sacrum, 1683 ; Jacobo de Kerannou, rectore aetate 60. La pierre qui fait clef porte un calice contourné des initiales F. B. P. (« Fiacre Bougaran, prêtre »). 2° CROAS-MESTUAN. — Au carrefour désert de Mestuan reposent, sur un superbe monolithe, les images en kersanton du Christ en croix et de la Sainte Vierge adossées, et ayant à leurs côtés, le Christ, saint Matthieu et saint Jacques le Majeur, la Vierge, deux moines. Ce monument, en forme de médaillon d'un mètre de hauteur, porte tous les caractères du XIVème siècle et devait provenir du cimetière de Plouyen-Gôs. 3° CROAS-PAOL KARRÉDÉAN. — Au nord du village de Karrédéan, et à grande distance de toute habitation, on rencontre, sur le chemin menant à Dour-an-Parc, près du Diouris, une fontaine appelée : Feunteun-Paol. Jusqu'en 1793, la fontaine était protégée par une enceinte en pierres de taille ; un magnifique calvaire l'ombrageait à l'est, et dans une niche, pratiquée dans le socle, était placée la statue de saint Paul-Aurélien. Les vandales de 1793 y ont malheureusement passé : l'enceinte est dégradée, le Christ est tout mutilé, la statue est décapitée... 4° CROAS KERC'REUD. — Entre le village de Kere'heud et celui de Forestic-Vian, à 200 mètres environ de l'ancienne chapelle de Sainte-Gertrude, existant jusqu'en 1793, un autre calvaire bien remarquable. Aujourd'hui, il n'en reste plus que le socle ; la croix et le Christ sont complètement brisés... A ces croix mentionnées par l'abbé Le Guen, ajoutons les suivantes que nous signale le vénérable M. Bihan, ancien recteur. . A l'entrée du bourg, croix de 2 m. 50 de haut, avec gradins. . Dans le petit bois qui entoure la fontaine de Saint-Jaoua, se dressent trois calvaires ayant de 2 m. à 2 m. 50 de hauteur. Deux d'entre eux portent le Christ en croix et, à l'avers, la Vierge Mère. A l'entrée du bois, de chaque côté, le mur surélevé en forme de dôme, est surmonté d'une petite croix. Un peu à gauche de cette entrée, dans le mur de clôture du bois est enfoncée une croix de 2 mètres à 2 m. 50 de hauteur. Ce bois était jadis, un cimetière. On y voit encore deux tombes, au pied de l'un des calvaires. L'une des pierres tumulaires, très longue, en grossier granit, porte en relief l'inscription suivante : Ci-gît Arnault Largeteau, propritaire [Note : Du manoir du Mézou], décédé le 1er mai 1817. . De simples croix se rencontrent sur les chemins et dans les carrefours, de la paroisse. Sans tenir compte de celles qui ont été brisées en 1793, note l'abbé Le Guen, nous trouverions bien une cinquantaine debout (Pérennès).

la fontaine-lavoir de Kerourgon (XXème siècle) ;

l'ancienne fontaine Saint-Jean ;

l'ancienne fontaine Tariec ;

la fontaine Saint-Jaoua (XVIIème siècle), située au sud de la chapelle Saint-Jaoua ;

le gisant du chanoine Laurent Richard (1555). Ce monument, dont la corniche est ornées d'un élégant feuillage, repose sur des pilastres engagés, entre lesquels sont de petites figures de moines, grossièrement sculptées, dans l'attitude de la prière et de la douleur. Au milieu de ces moines, rangés au pourtour de la tombe sont deux anges soutenant des écussons aux armes de Laurent-Benoit Richard : Une tête de cerf cantonnée de trois roses, et non d'une rose et de deux besants, comme l'a écrit M. Pôl de Courcy. Sur trois banderoles déployées se lisent, en langue bretonne, les trois maximes qui avaient fait la règle de sa vie : « Enori Doe, meli Doe, caret Doe ». Le chanoine repose sur la tombe, comme sur un lit funèbre, revêtu du surplis et de la chape. Sur le rebord de cet ornement, enrichi de fleurs variées et de ses armes sont représentés, au côté droit, saint Laurent avec son grill, et plus bas saint Benoît. Il porte trois anneaux aux doigts, (un seul sur la troisième phalange, les deux autres sur la seconde), en signe de sa dignité de chanoine d'une église cathédrale, et de ses grades de docteur en théologie et en droit. Sa barrette est posée à ses côtés. Près de sa tête sont deux anges agenouillés : l'un soutient une plaque sur laquelle figure l'image de la Sainte Vierge, et à la plaque, soutenue par l'autre ange, se voit un crucifix, pour indiquer que Marie daigna compatir aux dernières angoisses de son serviteur, et lui procurer le bonheur de mourir dans la paix du Seigneur. Les pieds sont appuyés sur un cerf couché. Le tombeau porte le millésime de 1555 (M. Pérennès) ;

le manoir de Kerdu (XVIIème siècle). Ce manoir, posé sur la pente d'un petit vallon boisé, se montre pittoresquement de loin avec ses vieux murs ocreux, ses longues cheminées, l'enceinte chargée de lierre de son liorz ou cour, mais c'est une construction, sans importance, du XVIIème siècle, et qui n'offre même aucun détail d'architecture. La chapelle seigneuriale, que l'abbé Le Guen a vue en ruines, et qui était, selon lui, une merveille de l'architecture gothique, a disparu, ainsi que le colombier. Un bois de vieux arbres descend au-dessous du manoir jusqu'à l'ancien étang du moulin aujourd'hui reconstruit. Le manoir appartenait, en 1426, à Robert Philippes, capitaine de Brest. Cette famille se fondit en celle des Châteauneuf par le mariage de Jeanne Philippes, vers 1595, avec Pierre de Châteauneuf, sieur de La Mérian. Un siècle plus tard, la succession passa à la maison de Coatandon, de Guipavas (M. Pérennès) ;

le manoir de Kerbréden ou Kerbréder (XVème siècle). La moitié de l'édifice a été abattu. Ce qui reste est la partie sud d'une construction du XVème siècle, bâtie en moyen appareil à granit, comportant un étage. La porte est défendue à droite par une meurtrière cruciforme ; toutes les ouvertures sont moulurées et surmontées d'accolades. Les deux grandes fenêtres qui éclairent les salles basse et haute ont gardé leurs croisillons de pierre et sont couronnées d'une arcature gothique qui leur donne de la distinction. Presque au-dessus de la porte, une petite tourelle ronde, à cul-de-lampe, fait légèrement saillie sur le mur et offre aussi deux meurtrières rondes. A l'intérieur on voit un bel escalier de pierre avec deux belles statues en kersanton ; la première représente une piéta, la seconde saint Nicolas avec les trois enfants qu'il ressuscite : la chape du saint est ornée d'orfrois ciselés avec art. Ces statues proviennent sans doute de la chapelle. Kerbréder, qui était possédé en 1426 par Jehan Kerdaniel, passa, vers 1540, aux Kergrist et fut vendu, un siècle plus tard, à Jean de Kersauson. Vers la fin du XVIIème siècle, Louise de Kersauson se maria à Hervé Le Chaussec, sieur du Froutven, en Guipavas. Dans l'inventaire qu'il dressa, le 13 janvier 1726, à la mort de sa femme, relevons cet article : « en l'église paroissiale de Plouvien, dans les deux hauts soufflets du côté de l'épître est une boucle d'argent (Kersauson) et, de plus, un banc joignant la chaire du prédicateur et, sous ce banc, une pierre tombale touchant à l'autel de Saint-Sébastien et armoriée d'une main touchant un ciseau (Kerbréder) » (M. Pérennès) ;

le manoir de Keraliou ou Keralliou. Au nombre des premières familles nobles Plouvien, il faut placer la maison de Keralliou et pour l'ancienneté de ses titres et pour la richesse de ses domaines. Hervé Bergoet était seigneur de Keralliou en 1426, et nous y suivons sa famille jusqu'en 1534. En 1566, le domaine appartient à Jean et Jeanne de Kernezne. Il passe aux de Kerbye par le mariage, vers 1626, de Marie de Kernezne avec Claude de Kerbyc (M. Pérennès) ;

19 moulins dont le moulin de Balanant (XXème siècle), de Guernevez (XVIIème siècle, du Clochou (XVIIème siècle), de Kerbreden, Common, Roudoux, Châtel, Kerventenant, Tariec, Penher, Ar-Querc’h, Dénès, Keriber, Kerdu, …

Chapelle de Plouvien (Bretagne).

A signaler aussi :

des tumuli, sépultures (âge de bronze) ;

la dalle funéraire (âge de bronze) ;

le pont de Stang-ar-Pont (XIXème siècle) ;

Note : Dans la commune de Plouvien, note M. Le Guen, à l'entrée sud-ouest de la grande franchise appelée Lann-ar-Groas, à côté du champ Mab-he-dad dépendant du manoir de Mesméleugant se trouvait, il y a 60 ans, un énorme rocher en dos d'âne : à côté de l'arête était percée de mains d'homme une cavité de forme carrée ayant environ 0 m. 30 de longueur, 0 m. 20 de profondeur. Ce rocher, et ceux qui l'entouraient, ont disparu sous les coins et la massue d'un maçon. — Au village de Pors-ar-Groas, qui anciennement se serait appelé Pors-ar-Strak, se trouve une masse de pierres de taille en forme de tombeau et que surmontent, aux extrémités, deux grossières croix en granit. La légende recueillie par M. l'abbé Yves Abolivier, ancien vicaire de Plouvien, rapporte que ce monument fut dressé en souvenir du passage du cercueil qui portait les reliques de saint Jaoua. La charrette, attelée de boeufs, craqua en cet endroit. Les bœufs cependant poursuivirent leur marche et s'arrêtèrent 500 mètres plus loin, au lieu où s'élève la chapelle Saint-Jaoua. C'est en souvenir de cet événement que le monument fut érigé et que le village s'appelle Pors-ar-Strak. La route que suivait le cortège s'appelle encore streat ar relegou. — Au lieu appelé Gouzoug-lann-Lézagon en Plouvien, observe encore l'abbé Le Guen, se trouve un grand rocher connu dans le pays sous le nom de Garrec-ar-c'huré. En voici la légende : en 1747, une mère, traversant cette plaine, se sentit prise subitement des douleurs de l'enfantement. A défaut de tout refuge dans ce lieu désert, elle s'abrita à côté de ce rocher, puis elle retourna à sa demeure, éloignée de près d'un kilomètre, avec l'enfant dans son tablier. Cet enfant devint, dans la suite, vicaire de sa paroisse natale de Plouvien : pendant le terrible orage de la Révolution, il resta fidèle à son poste d'honneur, au grand péril de sa vie, et il y mourut recteur en 1803 : d'où revint à l'enfant le sobriquet d'Oliéric all Lann et au rocher le nom de Garrec-ar-C'huré. — M. du Châtellier signale les monuments suivants : au village de Guéguien, dans la garenne dite Goarem-ar-Targuen, un tumulus, fouillé sans résultat ; au village de Kerlouzern, des tuiles et substructions en petit appareil ; près du moulin de Pontalénec, une borne militaire, dont l'inscription n'existe plus (Chanoine Pérennès).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUVIEN

La maison du Breignou (Breignon). Thépault (Ramage de Bilsic) sr. de Leinquelvez et de Kervolongar, paroisse de Garlan ; de Treffalégan, paroisse de Lanhouarneau ; châtelain du Breignou, paroisse de Plouvien, etc.. (La branche de Treffalégan fondue dans Forsanz). De gueules à la croix alésée d'or, qui est Bilsic, adextrée d'une mâcle de même. (Sceau 1381). (Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne). Le chef de nom et armes de cette maison était, en 1782, Hervé-Jean-Gouesnou Thépault, chevalier, comte du Breignou, fils aîné de messire Joseph-Yves Thépault, chevalier, comte du Breignou, chevalier de Saint-Louis ; et de dame Anne-Jeanne de Talhouët de Brignac ; neveu de Mgr. Hervé-Nicolas Thépault du Breignou, évêque de Saint-Brieuc (1745-1766), qui le tint sur les fonts baptismaux. Né le 30 janvier 1715, au château de Breignou, en Plouvien, il ne reçut le supplément des cérémonies du baptême que le 6 juin 1746, en l'église tréviale du Bourgblanc, près de Brest. Il entra au service du Roi, dans la première compagnie des Mousquetaires, et reçut son congé définitif, après avoir servi du 5 mars 1763 au 30 mars 1772. On le trouve, en 1778, commissaire-inspecteur, nommé par les Etats, pour le département des haras dans le Bas-Léon. Il fit partie de l'expédition de Quiberon et fut fusillé en Thermidor an III. Il avait épousé par contrat à Saint-Malo, du 11 mars 1775, demoiselle Henriette Clotilde Baude de Saint-Père, dont il avait eu, jusqu'en 1788, un fils et cinq filles. (D’après les papiers de Chérin, Bibliothèque Nationale, n° 193).

Voir   Ville de Plouvien (Bretagne) " Seigneuries et manoirs de Plouvien et de ses trèves

Château ou manoir de Plouvien (Bretagne).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Plouvien :

Bergoët, seigneur de Keraliou, paroisse de Plouvien. D’argent au chevron de sable, accomp de trois coquilles de même. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Bois (du) ou Coat (an), seigneur de Coëtsalliou, paroisse de Plouvien. De gueules au chêne arraché d’or, accosté de deux croisettes d’argent. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien. Les tombes de cette familles sont dans l'église de Loc-Brévalaire, à côté gauche dans le mur de l'église.

Boudic, seigneur de Kerdudal, paroisse de Plouvien. Gueguen se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Camhars (de), seigneur dudit lieu et de Rosgoarec, paroisse de Plouvien. Guyon se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Coëtivy (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouvien, ancienne bachelerie. Fascé d’or et de sable de six pièces. Prigent est nommé amiral de France en 1439 (P. Anselme, t. II, p. 302) ; le seigneur de Coëtivy est mentionné entre les bannerets et bacheliers de Bretagne en 1462 (Argentré, p. 857).

Enez (an) ou Isle (de L’), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouvien. Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Leuzré (an) Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Meudec (an), seigneur de L’ Isle, paroisse de Plouvien. D’azur à deux fasces ondées d’or accompagnées de trois annelets de même. François se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Philippes, seigneur de Kerduff, paroisse de Plouvien. D’azur à trois couronnes ducales d’or. Robert se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Reffuge (de) ou Minihy (an), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouvien, et de Kernazret, paroisse de Loc-Brévalaire, relevant de la vicomté de Léon. D’argent à deux fasces de gueules à deux couleuvres affrontées d’azur en pal, brochant sur le tout. Brisset se trouve mentionné dans une montre de 1371 où sont beaucoup d'autres écuyers du pays de Léon (Histoire de du Guesclin, p. 373) ; Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

Saint-Gouëznou ou Langouëznou (de), seigneur de Breignou, paroisse de Plouvien. De gueules à la fasce d’or accompagné de six besants de même 3, 3. Yvon qui se trouve mentionné comme écuyer dans une montre de 1383 (Histoire de du Guesclin, p. 413) semble être de ceux-ci ; le seigneur du Breignou se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 15 nobles de Plouvien :

Tanguy du BAUDRETZ (55 livres de revenu), malade, remplacé par Michel Helary : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Bernard LE BEAUDRETZ (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé BERGOËT, malade, remplacé par Yvon Perch : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Yves BERGOËT (10 livres de revenu), prêtre, remplacé par Philippes Keranmoal : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guyon BOUDIC (12 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

le sire du BREIGNON (1.102 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ;

Madame du BREIGNON (400 livres de revenu), remplacée par son fils Jehan de Sainct Gouesnou : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon KERDANIEL, mineur (10 livres de revenu), remplacé par Yvon Feure : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LESCAZNOAL (55 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier LE LEUZNE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Hugues LE NY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Christophe MATHEZOU (30 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ;

François MEUDEUC (21 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ;

Jehan PHILIPPES (60 livres de revenu) : sous la lance de Kermauvan ;

Yvon du ROS (10 livres de revenu), remplacé par Pierre Coulete : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Plouvien (Ploeyen) sont mentionnés :

François de Saint Goueznou, sr. du Breignou, homme d'armes ;

Yvon Lesquarzal, représenté par Hervé son fils, archer ;

Le fils Jehan Philippes mineur, par Robert Philippes, en habillement d'archer ;

M. Yves Bergoet, représenté par Jehan Bergoet, en habillement d'archer ;

Jehan Mathezou. Injonction de s'habiller

Lancelor Keranraes, représenté par Yvon Jouhen, en habillement d'archer ;

François Mendec, en brigandine et javeline ;

Alain Teauen, en brigandine et javeline ;

Guillaume …, en habillement de brigandine ;

Jehan Boudic, en brigandine et javeline ;

Ely du Reffuge, en habillement d'archer ;

Jehan du Ros. Enjoinct de s'habiller ;

Jehan Teauen, en brigandine et javeline ;

Guillaume du Ros, en brigandine et javeline ;

Vincent le Gall, default.

 

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Plouvien (Plœyron) sont mentionnés :

Le sr. de Kerbreder (Saint Gouesnou ?) ;

Le sr. de Kerbeoch (Mathézou ?) ;

Maistre Yves Meudec ;

Yvon Poulmic.

(à compléter)

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