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PLOUVIEN |
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La commune de Plouvien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUVIEN
Plouvien vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Gwien (Wion ou Wigon). A noter que saint Wigon était moine de Landévennec.
Plouvien est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis les territoires actuels de Plouvien, Balanant (aujourd'hui en Plouvien), du Bourg-Blanc, Coat-Méal et Loc-Brévalaire.
Vers le VIème siècle, la paroisse est fondée par saint Gwien. Au Moyen Age, on érige la chapelle Saint-Jaoua (Jahoevius) et la commanderie de lordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem. Plouvien dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Vyon (en 1206), Ploeyon (en 1218), Plebeion (en 1263), Ploeyon (vers 1330, en 1363, en 1405), Ploeyen (en 1467), Ploeyon (en 1481), Ploeguyon (en 1501), Plouyen (en 1664 et en 1751), Guicuien (en 1681).
Nota : Neveu de saint Pol de Léon, saint Jaoua (ancien moine de Landévennec et évêque de Saint-Pol) aurait établi un ermitage à Plouvien, mais son activité pastorale s'exerça surtout à Brasparts, dont il fut recteur et où il mourut. Il aurait souhaité qu'après sa mort son corps soit transporté sur un chariot tiré par quatre boeufs. Là où les boeufs s'arrêteraient, là serait déposé et enterré son corps. Cela se passait vers l'an 554 (ou vers l'an 590).
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PATRIMOINE de PLOUVIEN
l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVème siècle), qui sera reconstruite en 1856 par l'entrepreneur François Bergot de Lannilis sur les plans de Bigot datés du 30 septembre 1854. L'église est consacrée le 21 juillet 1857 par Mgr Pellerin, évêque de Byblos. Au-dessus de la porte se trouve la date de 1856. L'édifice actuel comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur avec deux chapelles accostées donnant sur le transept. Les ailes du transept et le chevet sont à pans coupés. Le clocher possède une seule galerie et trois étages de chambres de cloches. Plusieurs de ses parties remonteraient à 1667. Lautel et le retable du Rosaire datent de 1672 : l'autel du Rosaire est dominé par l'ange et la Vierge de l'Annonciation. Le mobilier moderne est l'oeuvre d'Yves Pondaven de Saint-Pol. On y voit le tombeau du chanoine Laurent Richard (Olivier Richard, sieur de Tariec, conseiller aux grands jours de Bretagne en 1540) mort en 1555, provenant de l'ancienne chapelle de Saint-Tariec ; | |
la chapelle Saint-Jean-Balanant ou Saint-Jean-Bazlanan (1443), fondée par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Saint-Jean-Bazlanan est, en fait, une ancienne commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte et relevait de la Commanderie de La Feuillée. Cet ordre fut fondé vers l'an 1048. Les bâtiments de la Commanderie sont détruits, mais la chapelle subsiste encore. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec bas-côté sud de quatre travées. L'édifice actuel date du XVème siècle et l'on voyait autrefois dans les verrières les portraits de Tanguy de Kerman (ou Carman) et d'Aliette du Vieux Chastel, ainsi que d'un autre Tanguy et de Marguerite du Chastel vivants entre 1463 et 1485. On y voit un bénitier gothique avec dais surmonté d'un Ecce Homo et les armoiries des seigneurs de Carman. La chapelle abrite les statues de saint Renan, saint Pierre, saint Jean-Baptiste et Notre-Dame de Pitié ; | |
la chapelle Saint-Jaoua (XIV-XVIème siècle), édifiée à l'emplacement où s'arrêtèrent les boeufs qui portaient la dépouille du saint Jaoua. Jaoua était lun des compagnons de saint Paul-Aurélien. Jaoua y construira deux ermitages : lun à lemplacement de la chapelle et lautre (un monastère) au lieu-dit Minihy. L'édifice est de plan irrégulier et a la forme d'une croix latine dont les deux ailes du faux transept sont séparées du vaisseau central par deux arcades. Le clocher date du XVIème siècle. Le porche date du XVIème siècle. Lossuaire date du XVIème siècle. L'entrée de lenclos date du XIVème siècle. Le tombeau de saint Jaoua date du XV-XVIème siècle : ledit tombeau a été ouvert officiellement le 15 août 1897 et porte l'inscription "S. Joevin Ep(iscop)us Leonensis fuit huic sepulturus". A signaler aussi, dans la sacristie, une armoire à quatre clefs datant du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Jaoua en évêque (XVIIème siècle), sainte Catherine et saint Michel ; | |
l'ancienne chapelle de Tariec (XVIème siècle), aujourd'hui détruite. Elle était déjà en ruines en 1822. Elle avait été fondée en 1518 par Jacques de Rohan ; | |
les anciennes chapelles de Plouvien, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle du Cimetière, la chapelle Saint-Sébastien, la chapelle Saint-Maudet, la chapelle de Kerdo, la chapelle de Kerbreder ou Kerbréden ; | |
la table doffrande de Pors-ar-Groaz (moyen âge) ; | |
la croix de Mezduan ou Meztuan ou Croas-Mezduan (XIVème siècle) ; | |
la croix de Bougaran (1683), aux armes du recteur Jacob ou Jacques de Kerrannou. La croix est mutilée en 1793, puis restaurée et rétablie en 1893. A l'origine, cette croix est érigée par François Bougaran, après une épidémie de peste. Elle est, semble-t-il, dressée sur un caveau qui contient les ossements de quatre prêtres victimes de leur dévouement pendant la peste de 1509 ; | |
la croix de Keradraon (XVIIème siècle) ; | |
la croix de Saint-Jaoua (XIIIème siècle) ; | |
la croix de Lann-an-Eienn ou Lannaneyen (XVème siècle). Déplacée en 1979, elle se nomme Croaz-Beleg-an-Dare ; | |
la croix de Lannaneyen ou Croas-Ver (XVIème siècle) ; | |
la croix Pol ou Paul de Kerarédeau (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Croazeugan, qui provient de Goarem-ar-groas (Moyen Age), la croix de Croazeugan (Haut Moyen Age), la croix de Croazhent-Kerbrédan (Haut Moyen Age), la croix de Croazhent-Kerbrédan (XVIème siècle), la croix de Forestic-ar-C'haé (XVIème, XIXème siècle), la croix de Forestic-Braz (1943), la croix de Gorréquéar (1572), les deux croix de Keradraon (XVIIème siècle), la croix de Kerarédeau (Moyen Age), la croix de Kerdu (XVIème siècle), la croix de Kerdudal (1616), la croix de Ker-Georges (1618), la croix de Kerglien (Haut Moyen Age), la croix de Kergréac'h (Moyen Age), la croix de Kergroas (XVIème siècle), la croix de Lesmaïdic (Haut Moyen Age), la croix du Minihy (1659), la croix du Minihy (Moyen Age), la croix du Moulin d'Avoine (Moyen Age), la croix monolithe de l'enclos de l'église de Plouvien (Moyen Age), les croix sur pylones de l'enclos de l'église, la croix de Plouvien (Moyen Age), la croix christiannisée de Plouvien (XVIème siècle), la croix de Kerenor (Moyen Age), la croix de Plouvien, située face au monument des fusillés de 1944 (XIIIème siècle), la croix de Porz-ar-Groaz (Moyen Age), la croix de Prat-ar-Groaz-Venn (Moyen Age), la croix de Prat-Hir (Moyen Age), les deux croix de Saint-Jaoua (Moyen Age), la croix de Saint-Jaoua (XVIème siècle), la croix de Saint-Jean-Bazlanan (XVIème siècle), la croix de Saint-Jean-Bazlanan (Moyen Age). A signaler aussi la croix de Gorrékéar, aujourd'hui disparue, et dont les pierres auraient servi à la restauration du clocher ; | |
la fontaine-lavoir de Kerourgon (XXème siècle) ; | |
l'ancienne fontaine Saint-Jean ; | |
l'ancienne fontaine Tariec ; | |
la fontaine Saint-Jaoua (XVIIème siècle), située au sud de la chapelle Saint-Jaoua ; | |
le gisant du chanoine Laurent Richard (1555) ; | |
le manoir de Kerdu (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Kerbréden (XVème siècle) ; | |
le manoir de Keraliou ; | |
19 moulins dont le moulin de Balanant (XXème siècle), de Guernevez (XVIIème siècle, du Clochou (XVIIème siècle), de Kerbreden, Common, Roudoux, Châtel, Kerventenant, Tariec, Penher, Ar-Querch, Dénès, Keriber, Kerdu, |
A signaler aussi :
des tumuli, sépultures (âge de bronze) ; | |
la dalle funéraire (âge de bronze) ; | |
le pont de Stang-ar-Pont (XIXème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUVIEN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 15 nobles de Plouvien :
Tanguy du BAUDRETZ (55 livres de revenu), malade, remplacé par Michel Helary : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Bernard LE BEAUDRETZ (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Hervé BERGOËT, malade, remplacé par Yvon Perch : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Maistre Yves BERGOËT (10 livres de revenu), prêtre, remplacé par Philippes Keranmoal : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guyon BOUDIC (12 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
le sire du BREIGNON (1 102 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ; | |
Madame du BREIGNON (400 livres de revenu), remplacée par son fils Jehan de Sainct Gouesnou : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon KERDANIEL, mineur (10 livres de revenu), remplacé par Yvon Feure : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon LESCAZNOAL (55 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Ollivier LE LEUZNE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Maistre Hugues LE NY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Christophe MATHEZOU (30 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ; | |
François MEUDEUC (21 livres de revenu) : de l'ordonnance du duc ; | |
Jehan PHILIPPES (60 livres de revenu) : sous la lance de Kermauvan ; | |
Yvon du ROS (10 livres de revenu), remplacé par Pierre Coulete : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
(à compléter)
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