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PLOUBALAY

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La commune de Ploubalay (bzh.gif (80 octets) Plouvalae) est chef lieu de canton. Ploubalay dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUBALAY

Ploubalay vient du breton « ploe » (paroisse), et de saint Balay ou Valay. Ce saint était seigneur de Rosmadec et se fit moine à Landévennec. Au Vème siècle, il alla vivre en solitaire sur la montagne de Penflour, près de Châteaulin.

Ploubalay est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Ploubalay, ceux de Lancieux, Trégon, Créhen, Saint-Jacut-de-la-Mer et Le Plessix-Balisson.

L’église Saint-Pierre de Ploballeio apparaît dès 1163 dans une bulle du pape Alexandre III qui confirme les droits détenus par l'abbaye de Saint-Jacut dans l'église Saint-Pierre de Ploubalay (Anc. év. IV, 278). Les bénédictins de Saint-Jacut déclarent en 1574, que leurs dîmes en cette paroisse leur rapportent 18 mines 10 boisseaux de blé (abbé Lemasson). Ploubalay est une paroisse dès 1439 (actes du duc Jean V, n° 2366). 

Le prieuré cure de Saint-Cadreuc, en Ploubalay, de l'abbaye de Saint-Jacut est une fondation des bannerets du Plessis-Balisson (abbé Lemasson). En 1378, le frère Olivier Péan est prieur de Saint-Cadreuc. En 1618, aveux par J. Lefeuvre. En 1665, le prieuré Saint-Joseph de Saint-Cadreuc vaut 800 livres.  

La paroisse de Ploubalay appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Ploubalay dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Elle relevait du roi au moment de la Révolution. D'après le Pouillé de Tours (1648), l'évêque conférait la cure, après la présentation de l'abbé de Marmoutiers. Ogée met le bénéfice à l'alternative. Ploubalay élit sa première municipalité au début de 1790. A la suite d'un décret du représentant Le Carpentier, Lancieux est uni à Ploubalay du 1er février 1794 au 31 décembre 1795 environ. Le territoire de la cure de Ploubalay est diminué de Trégon, érigé en succursale (ou paroisse) par ordonnance du 16 mars 1820.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Petri de Ploballeio (en 1163), Par. de Plabela (en 1269), Ploubala (en 1310), Plobala (vers 1330), Ploubalay (en 1348), Ploeballa (en 1392), Ploubala (en 1399), Plobalai (en 1405), Ploubalay (en 1439), Pluballay (en 1444, en 1551).

Note 1 : le 10 juillet 1795, une colonne de 300 chouans pille la mairie de Ploubalay et détruit les archives. Le 13 avril 1796, le combat de la Ville-Rozé oppose 350 chouans de la division de La Baronnais, commandés par Stévenot (dit Richard) à 400 bleus (soldats républicains) de la 84ème demi-brigade (en garnison à Dinan) sous les ordres du capitaine Lhermine. Sous la Restauration et jusqu'en 1830, Ploubalay a eu une école ecclésiastique. 

Note 2 : la commune de Ploubalay est formée des villages : la Friguais, la Minguais, Brenan, la Guerais, les Saudrais, la Ville-ès-Prêtres, la Gielais, la Sardelais, la Patenais, la Motillais, le Pont-Arson, la Vallée, la Grande et la Petite Poulitais, la Chapelle, les Landes, Saint-Cadreuc, le Pont-Cornou, la Boitardais, la Hautière, la Corbinière, le Tertre, la Morandais, la Ville-au-Cardinal, la Ravillais, la Gautrais, la Hamonais, la Ville-Briand, la Gaudinais, le Baratais, la Crochais, Brieuret, le Renaudais, la Ruais, la Gourdoire, Ville-aux-Malains, la Cormerière.

Voir   Ploubalay " Le doyenné de Ploubalay durant la période révolutionnaire ". 

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PATRIMOINE de PLOUBALAY

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1869), oeuvre de l'architecte Frangeul. Cette église remplace un ancien lieu de culte signalé dès 1163 comme appartenant aux bénédictins de Saint-Jacut. Le seigneur de Pontbriand présentait jadis à la chapelle de ce nom et l'évêque conférait. Le clocher actuel date de 1863 : ce clocher remplace un ancien clocher édifié en 1650-1654 et démoli en 1844. Le maître-autel en bois, oeuvre du sculpteur Le Merrer (de Tréguier), date de 1876. Le retable comporte des statues en bois polychrome de saint Pierre et de saint Paul. Les fonts baptismaux, en marbre rose, ont été achetés en 1743 à Laval. L'église est consacrée le 28 octobre 187. L'église abrite une statue de saint Jean Baptiste provenant de la chapelle Saint-Jean de La Fardelays appelée aussi Saint-Jean-Haridy ;

la chapelle de la Ville-Brient ou Ville-Briand (XV-XVIème siècle), située à La Mallerie et propriété du château de La Mallerie. Elle est dédiée à saint Fabien et saint Sébastien. Le vitrail portant l'inscription "A la mémoire des soldats américains morts pour la France" est un don de Carl Cates, propriétaire du château vers 1940 ;

la chapelle de la Gonnais (XVIIème siècle) ;

la chapelle Saint-Cadreuc (XIXème siècle), édifiée près de l'ancien prieuré Saint-Cadreuc, mentionné dès 1163 en tant que dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut ;

l'ancien prieuré de Saint-Cadreuc, aujourd'hui disparu et cité, semble-t-il, en 1163 dans une bulle du Pape Alexandre III sous le nom de d'église de Saint-Cado dans les biens relevant de l'abbaye de Saint-Jacut. Il faudrait ici, en effet, prendre parti et décider d'une question qui divise encore nos hagiographes : saint Cado, saint Caradoc, saint Caradec, saint Caradeuc, saint Cadreuc étaient-ils un seul et même personnage ? Dans une charte de 1339, citée par Dom Morice, le duc Jean III fait défense aux juges de Penthièvre de connaître les affaires de Saint-Jacut et se plaint que le sénéchal de La Roche-Derrien "a justicié le prieur et les hommes du prieuré de Liscadreuc" (Saint-Cadreux ?). En 1378, un frère Olivier Péan (ou Paian) était prieur de Saint-Cadreuc. D'ailleurs une pièce de terre citée dans les abornements de l'aveu de Saint-Cadreuc en 1608, se nomme le "Courtil-Péan" Olivier Péan fut ensuite procureur puis abbé de l'abbaye de Saint-Jacut et aurait été enterré dans l'église de l'abbaye du côté de la Chapelle de la Vierge (sur la dalle funéraire figure l'abbé crossé et mitré, son blason aux pieds). Dans un "minu" de Pierre Marec (seigneur du Plessix-Balisson), du 18 juillet 1527, figure comme noble, Olivier Josselin, de Saint-Cadreuc, et il est du reste cité à nouveau dans un autre acte de 1538 et nommé "sieur de Saint-Cadreuc". Le prieuré possédait en 1608 (voir aveu du 7 novembre 1608) un droit de moyenne et basse justice : "Le droit de justice basse et moyenne qu'il a en ladite paroisse de Ploubalay sur les hommes et les officiers s'exerce au bourg du dit Ploubalay par son sénéchal, autres juges, procureur, greffier, sergent et notaires. En laquelle il y a bailliage en dépendant ayant cours en ladite paroisse de Ploubalay vallant par deniers payables par chacun an et terme de Saint Gilles quatre livres monnoie et par froment en espèce, mesure du Plessix-Balisson, payable au terme de Saint-Michel et Septembre quarante cinq boisseaux neufs godets, item six chapons, une poule et demie, payables au terme de Noël. Desquels froment et deniers était deu sur les terres réunies au dit prieuré qui sont : la Ville à Lesné, les Villes Bellay, le Clos de l'Etang, le Clos de la Fontaine, les Bas-Champs, la lande au Prieur, par froment six boisseaux et par deniers, cinquante quatre sols deux deniers monnoie". Des documents de 1533 montrent, qu'à cette époque, le prieuré de Saint-Cadreuc n'était déjà plus qu'un "bénéfice" dont le roi gratifiait les moines de l'abbaye de Saint-Jacut. C'était donc déjà des laïques qui occupaient effectivement le prieuré ;

Note 1 :  Quelques documents relatifs au Prieuré de Saint-Cadreuc : 1°- du 24 octobre 1533 : Bail par Yves Gouyon, prieur de Saint-Cadreuc à François Bachelier et Yves Anonde dudit lieu et prieuré de Saint-Cadreuc, à l'exception de la salle, d'une étable et du colombier .... 2°- du 27 juin 1563 : Bail par Gilles Lavocat, sieur de la Jehannaie et don Yves Bachelier, de la paroisse de Tréméreuc, sous-fermier du prieuré de Saint-Cadreuc, à Yvon Huet et Jeanne Anonde, sa femme, du trait de dixme dit le denier de Trebefour, en la paroisse de Pleslin ... 3°- du 23 mars 1572 : Bail par Gilles Lavocat, fermier du prieuré de Saint-Cadreuc à Guillaume Bachelier et Jeanne Lamertus, sa femme, de la dixme de Tréméreuc ... 4°- du 2 novembre 1576 : Bail par Guy Desnos, prieur de Saint-Sauveur (de Dinan) et de Saint-Cadreuc à Jean Huet et Gillette Levaut, sa femme, de la métairie de Saint-Cadreuc... 5°- des 8 décembre et 27 septembre 1579 : Bail de Guy Desnos, prieur de Saint-Sauveur et de Saint-Cadreuc à noble homme Guillaume Lavocat, des dixmes de Tréméreuc et de Pleurtuit .... 6°- du 10 juillet 1584 : Bail par don François Bachelier, sous-fermier du prieuré de Saint-Cadreuc à ... de la dixme de Langrolay. 7°- du 10 avril 1589 : Aveu de tenure rendu par Olivier Arhel à Guy Desnos, prieur de Saint-Sauveur de Dinan et de Saint-Cadreuc, pour des maisons et des terres situées au village de Saint-Cadreuc. 8°- du 5 octobre 1591 : Bail par Guy Desnos, prieur de Saint-Sauveur de Dinan et de Saint-Cadreuc à Gilles Cochin, de Saint-Denoual, de la métairie de Saint-Cadreuc. 9°- du 2 octobre 1596 : Bail par Jean Guillemot, sieur de Largentaye, au nom de François Guillemot, prieur de Saint-Cadreuc à Jean Deguel, de la Noue en Ploubalay, de la ferme et dixme de Saint-Cadreuc. 10°- du 2 juillet 1598 : Bail concernant la terre du Pont-Cornou en Ploubalay, faisant mention d'une rente due au Prieuré de Saint-Cadreuc. 11°- du 20 octobre 1598 : Mesurage et prisage des terres de Brisebarre, dépendant du prieuré de Saint-Cadreuc. 12°- du 14 février 1604 : Accord entre Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc et les héritiers Guyot, au sujet de la renta due au prieuré par deux pièces de terre "le Champ au Lièvre" et "le Clos et la lande ès Lorenz". 13°- du 29 mai 1604 : Aveu de tenure rendu par Allain Desnos à Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc, pour la métairie de Brisebarre. 14°- du 20 avril 1608 : Bail par Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc, à Jean Gahary, de la terre et maison de Saint-Cadreuc. 15°- du 7 novembre 1608 : Aveu pour le Prieuré de Saint-Cadreuc. 16°- la dime de Saint-Cadreuc a cours : "A commencer au chemin derrière de la Chapelle dudit lieu au ruisseau dudit lieu à la Ville-Glée conduisant par le chemin à la Croix de la Ville-Glé et de la Croix au chemin conduisant à Saint-Cadreuc par le ruisseau des clos de la Ville au Gallais. Jusqu'à la ruelle du clos Pirou à monter en droite ligne à un pommier restant de la rangée de pommiers prochaine du midy du domaine de la Martinais en ligne jusqu'au ruisseau fluant du Plessix-Balisson à la Rouillais ; laquelle dime remonte le même ruisseau jusqu'au chemin de la Mare Prod'homme jusqu'au perron de la Ville (Annachetel ?) prenant le chemin du bas dudit Clos de la Ville (Annachetel) par le chemin qui sépare Créhen d'avec Ploubalay jusqu'au champ (est) du Plessix prôche Benaguen séparant le Mesnil Champ (ez) jusqu'au bas par le chemin qui conduit au Bouillon séparant les paroisses de et conduit le chemin qui passe par derrière la maison du Pont-Cornou jusqu'au dit chemin du ruisseau de derrière la Chapelle de Saint-Cadreuc inclusivement". 17°- du 21 avril 1620 : Bail par Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc à Mathurin La Choue et Catherine Lefeuvre, sa femme, des métairies de la Brise-Bare et de Saint-Cadreuc. 18°- du 28 avril 1625 : Bail par Jules Lefeuvre, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc à Mathurin La Choue et Catherine Le Feuvre, sa femme, de la métairie de Saint-Cadreuc. 19°- du 22 octobre 1625 : Bail par Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc à Mathurin La Choue de la métairie de Brise-Bare. 20°- du 3 septembre 1627 : Bail par Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc, à Jan Lorphelin, demeurant à Plessix-Balisson de 4 pièces de terre, savoir : les petites Croix-Bernard, les Airettes et les 2 Clos au Masson. 21°- du 22 mars 1628 : Bail par Julien Lefeuvre, prieur de Saint-Cadreuc à Jean Collin de la paroisse de Ploubalay, demeurant au village de Saint-Cadreuc, du jardin de Saint-Cadreuc. 22°- du 8 mai 1650 : Bail par l'écuyer Julien Le Feuvre, sieur de Vauxsérant, de la métairie de Vauxsérant en Créhen, à Allain Boucour et Françoise Esnou, sa femme. 23°- du 28 août 1681 : Bail par Anne-Louise Descartes, agissant pour son frère Louis Descartes, seigneur abbé de Chavagne, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, à l'écuyer André de Pontual, sieur de la Ville-Marie, du prieuré de Saint-Cadreuc. A noter qu'Anne-Louise Descartes et Louis Descartes étaient deux des nombreux enfants de Joachim Descartes, Conseiller au Parlement de Bretagne dont il mourut doyen vers 1680. Ils étaient donc neveu et nièce du grand Descartes, étant les enfants de son demi-frère. Anne-Louise épousa Ferré sieur de la Ville-ès-Blanc, dont le fils devint aussi conseiller au Parlement de Rennes. La terre de Chavagne dont Louis Descartes prend le nom était à Sucé (Loire-Inférieure). Nous n'avons pu élucider à la suite de quel concours de circonstances il devint prieur de Saint-Cadreuc. Les de Pontual tiraient leur nom d'une terre noble située en la paroisse de Saint-Lunaire. Cette famille a donné plusieurs Conseillers au Parlement de Bretagne. 24°- du 1er août 1687 : Bail par Anne-Louise Descartes, dame de la Ville-ès-Blanc en Servignac, au nom de son frère Louis Descartes, seigneur abbé de Chavagne, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, à André de Pontual sieur de la Ville Marie, du prieuré de Saint-Cadreuc. 25°- du 31 octobre 1692 : Déclaration par Jean Joseph L'Escouflart, procureur général de l'abbaye de Saint-Jacut, au nom de François Lorin, religieux bénédictin, titulaire du prieuré de Saint-Cadreuc, demeurant en l'abbaye de Saint-Serge à Angers, pour obéir à l'avis du Conseil de S. M. et à l'ordre du marquis de Nointel, conseiller du Roi et commissaire départi. 26°- du 17 mars 1693 : Bail par Joseph L'Escouflart, procureur général de l'abbaye de Saint-Jacut, au nom de François Lorin, prieur de Saint-Cadreuc, à André de Pontual, sieur de la Ville Marie et dame Perrine Le Boucher sa femme, du prieuré de Saint-Cadreuc (hors la dime de Tréméreuc et celle de Pleslin). 27°- du 20 mai 1693 : Copie de l'aveu du 7 novembre 1608 délivrée à la requête de François Lorin, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc (elle porte une mention manuscrite constatant qu'elle fut trouvée au décès de M. Mathurin Le Maignan, recteur de Ploubalay, le 12 décembre 1727). 28°- du 2 mai 1707 : Bail par Jean Joseph L'Escouflart, procureur de l'abbaye de Saint-Jacut au nom de Dom François Lorin, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, à André Pontual, sieur de la Ville Marie, du prieuré de Saint-Cadreuc. 29°- du 12 juin 1713 : Bail par le prieur et les religieux de l'abbaye de Saint-Jacut, paroisse de Notre-Dame de Landouart, comme ayant droit du prieur titulaire de Saint-Cadreuc, à Claude de Pontual, du prieuré de Saint-Cadreuc. Relevons ici les noms des religieux "bailleurs capitulairement assemblés au son de la cloche" comme rapporte le notaire : Dom Nicolas Hougard, prieur ; dom Joseph Michel Benoît Jouanno, sous-prieur ; dom Hilaire Bouvet, procureur ; dom Gilles Daën, dom François Guihéry, dom François Tison, et dom Jean-Baptiste des Colmenies, tous religieux prêtres. Claude de Pontual était le fils d'André de Pontual, précédent preneur. 30°- des 2 et 5 juin 1714 : Appel en garantie et décharge de rente indûment mentionnée comme due au prieuré de Saint-Cadreuc et contestée au dit prieuré par la seigneurie de la Touche à la Vache. Yves Le Caillier, laboureur et Françoise Lebreton sa femme, demandeurs, avaient vendu à Adrien Peslerbe le clos du Four ou clos des Champs et les Petis-Brégeons. Le clos du Four relevait de la seigneurie de la Touche à la Vache et non du prieuré de Saint-Cadreuc. 31°- du 2 septembre 1716 : Bail par le prieur et les religieux de l'abbaye de Saint-Jacut, comme procurateurs et ayant droit de François Lorin, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, à Adrien Peslerbe et Renée Lebreton, sa femme, demeurant à la Ville Desroches en Créhen, du prieuré de Saint-Cadreuc (Présents : Dom Sébastien Trobert, prieur, dom Jacques Maumousseau, sous-prieur, dom René Roger, dom François Tizon, dom Jan Marie Benoist, dom Charles de Mondion, dom Jean-Baptiste Le Villain). 32°- du 21 juin 1721 : Acquisition par noble Corneille O'Murphy demeurant au bourg et paroisse de Saint-Servan, évêché de Saint-Malo, de Jacques Touze et femme, de la pièce de terre des Platte-Guérais, en Ploubalay. 33°- du 2 juillet 1721 : Procès-verbal de prise de possession de la pièce de terre des Platte-Guérais, en Ploubalay, par noble homme Corneille O'Murphy : "A été par ledit Murphy, cavé, besché, dans ladite pièce de terre et planté bois, circuite et environnée icelle de bout en bout et fait plusieurs signes et intersignes dénotant une vraie et valable possession". 34°- : Procès-verbal de bannie et proclamation d'acquisition de la pièce de terre des Platte-Guérais en Ploubalay, acheté par noble homme Corneille O'Murphy : "Soubsigné Alexis Gaillard, Sergent de la juridiction du Comté de Rais au siège du Plessix-Balisson et seigneurie de la Guérais. Je me suis expressement transporté de ma demeure susdite jusqu'au bourg et paroisse de Ploubalay ou étant arrivé ... environ les 11 heures du matin de ce jour de dimanche 15 Février 1722, lorsque le peuple sortait en grand nombre et affluence de l'Eglise paroissiale dudit lieu (Ploubalay) je me suis exposé au pied de la croix du cimetière d'icelle, le peuple assemblé et congrégé autour de moy, au lieu ordinaire et accoutumé à faire pareilles banyes et proclamations de justice. Je, à haute et inteligible voix, fait lecture de mot à mot du contrat ci-dessus et des autres pars parés entre honorable homme Jacques Touze, vendeur des héritaiges y mentionnés audit Sieur Murphy...etc..". 35°- du 13 avril 1722 : Procès-verbal que les formalités de bannies requises pour la validité de l'acquisition de Corneille O'Murphy, ont été remplies. 36°- du 1er mai 1722 : Quittance donnée par Jeanne Letonturier veuve Touze du prix d'acquisition de la pièce des Platte-Guérais dont le prix lui est versé par Jacquemine Savary, épouse de Corneille O'Murphy. 37°- du 27 mars 1723 : Bail par Dom René Becheveau, prieur du monastère de Saint-Jacut, agissant pour Dom François Lorin, prieur de Saint-Cadreuc, à Adrien Peslerbe de la maison et métairie dudit  prieuré de Saint-Cadreuc. Signent aussi ce bail le Révérend P. Dom Benoist Jouno et Dom Anthonie Laloue, religieux, procureur de l'Abbaye. 38°- du 3 avril 1725 : Procuration par François Lorin, prêtre religieux de l'Ordre de Saint-Benoît, congrégation de Sainte-Marie, demeurant en l'abbaye royale de Saint-Aubin (d'Angers) titulaire du prieuré simple et régulier de Saint-Cadreuc, à R. P. Dom Claude Chastel, religieux bénédictin, pour faire hommage, en la Cour des Comptes de Bretagne à Nantes, du temporel dudit prieuré. 39°- du 6 septembre 1725 : Requête de Dom François Lorin, prieur de Saint-Cadreuc pour appeler devant les juges du présidial de Rennes, les héritiers d'Adrien Peslerbe qui avait outrepassé ses droits de fermier. 40°- du 12 septembre 1731 : Assignation par les R. P. de l'abbaye de Saint-Jacut comme procurateurs et ayant droits de Dom François Lorin, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, aux héritiers d'Adrien Peslerbe. 41°- du 30 juillet 1731 : Bail par Dom Noël Lefresne, procurateur de l'abbaye de Saint-Cadreuc, agissant pour Dom Jacques Placide Legaut, prieur de Saint-Cadreuc à Pierre Savary, sieur de la Ville Collette, du prieuré de Saint-Cadreuc. 42°- du 4 mars 1791 : Procès-verbal d'adjudication de la métairie de Saint-Cadreuc, en Ploubalay, au sieur Pierre Guy Reslou, commissaire du roi à Dinan. Cet acte nous donne la composition du Directoire de Dinan : Benjamin Delaunay, Carillet et Lemasson (membres), Cormao (commissaire adjoint), François Marie Lohier (procureur syndic), Pierre Laurent Vaugrena fils (secrétaire). Nicolas Armez, prêtre, étant procureur général syndic du département des Côtes-du-Nord. 43°- du 3 Frimaire An XII : Vente par Pierre Guy Reslou-Duguémen, homme de loi et Jane Augustine Denoual, son épouse, à Philippe Briand et Claudine Chevalier, son épouse, demeurant à la Boulaye, commune de Languenan, de la maison et métairie de Saint-Cadreuc. Le prix d'acquisition est stipulé payable en monnaie métallique et non en papier de quelque nature qu'il soit. 44°- du 22 Floréal An XII : Vente par Philippe Briand et Claudine Chevalier, son épouse, de la terre de Saint-Cadreuc à Corneille Fleury O'Murphy, maire de la commune de Saint-Potan, demeurant à la Brousse-Briantais même commune (de ce contrat, il ressort que ledit Briand avait cédé antérieurement, à deux reprises différentes certaines pièces de terre dépendant de la métairie).

Note 2 :  Aveu pour le Prieuré de Saint-Cadreuc (7 novembre 1608) - Extrait des registres de la Chambre des Comptes de Bretagne : 'Veu pa la Chambre, la requestre présentée par don Francoys Lorin, prestre, religieux profais de l'ordre de St Benoît, prieur du prieuré de Saint-Cadreuc, membre dépendant de l'Abbaye de Saint-Jagu.... - La Chapelle, maison prieurale, salle, cuisine, chambres et écuries du dit prieuré, cours et jardins dans lesquels il y a un colombier et deux viviers, le tout s'entretenant en semble deux journaux de terre situé en la paroisse de Ploubalay, evesché de Saint-Malo, joignant d'une part au chemin conduisant de Launay-Commatz à la Boistardais, de deux parts au chemin conduisant du Plessix-Balisson à la Couldrays et d'aute au chemin qui conduit du Bois Bellay au Pont Cornou. - Item domaine du dit Saint-Cadreuc appelé le Grand Clos de l'Etang au bas du quel il y a un pré, le tout contenant six journaux de terre joignant d'une part au dit chemin servant à aller du Bois Bellay au Pont Cornou, du dit chemin conduisant de Launay-Commatz à La Boistardays et de deux parts de terre de lad. Boistardays. - Item autre pièce de terre appelée le Clos au prieur contenant trois journaux, joignant d'une part au chemin conduisant du dit prieuré aux moulins du Plessis-Balisson, de deux parts terre du sieur Couaura et d'autre terre du sieur de la Martinays. - Item, le Clos des Rues contenant environ un journal joignant d'un côté au chemin conduisant de Lisnoble à la Poulitays, d'autre terre du sieur du dit Lisnoble et d'autre terre Louys Guineu. - Item, une petite pièce de terre appelée les Fournaux contenant demi-journal joignant d'un côté au dit chemin qui conduit de Launay-Commatz à la Boistardays, d'autre terre du dit sieur de Launay, d'autre terre à Olivier Josselin. Et sont les susdites héritaiges de tout temps du dit prieuré, mais ceux qui ensuivent estaient des fiefs d'iceluy et maintenant réunis avec ceux du prieuré. - Une pièce de terre appelée la Ville à Lesné, contenant troys journaux, d'une part au dit chemin conduisant de Launay-Commatz à la Boistardays, d'autre part autre pré dit chemin qui sert à aller du Plessix-Balizon à la Couldrays et des deux parts terre dudit sieur de Launay Commatz sur laquelle estait deu trente et troys sols huit deniers monnoyes de rante. - Plus deux autres pièces de terre s'entretenantes, l'une appelée les Villes Bellay, l'autre le petit Clos de l'Etang maintenant réduites en une pièce et contient tout ensemble un journal et demi, joignant aux prédits chemins servant à aller de Launay-Commatz à la Boistardays et du Plessix-Balisson à la Coudrays, d'autre part du chemin conduisant du Bois Bellay au Pont Cornou et d'autre terre du sieur du Tertre sur laquelle estait deu de rante par deniers deux sols six deniers monnaie et par froment, en espèce mesure du Plessix-Balisson, trois boisseaux quatre godets. - Item - Autre pièce de terre appelée les Clos de la Fontaine, contenant un journal joignant aux deux chemins servant à aller du Bois Bellay au Pont Cornou ou de Launay Commatz à la Boistatdays, d'autre terre de la Boistardays, et d'autre terre du dit sieur de Tertre sur laquelle estait deu de rante par froment en espèces prédites, mesure du Plessix-Balison deux boisseaux huit godets et les onze godets vallen un boisseaux. - Finalement, trois pièces de terre lesquelles s'appellaient d'une les Bas-Champs Minguey, l'autre les Bas-Champs Pérant, la tierce, la lande du Prieur, s'entretenantes et à présent réduites en une seule pièce contenant trois journaux joignant d'une part au chemin qui conduit du Pont Cornou à la Ville des Roches de toutes autres parts aux terres de la Boistardays, sur laquelle était deu de rante dix huit sols monnaie et sont toutes lesd situées aux environs du dit prieuré en la dite paroisse de Ploubalay du dit évesché de Saint-Malo ....".

Note 3 :  En 1608, les hommes et sujets dudit bailliage sont : "Escuyer Alain Desnos, sieur du Tertre Desnos à cause des terres de sa métairie de la Brisebarre, doit vingt six boisseaux et neufs godets froment prédite masure et par deniers, dix-huit sols monnoie et par chapons cinq chapons et une poule et demie. Savoir : - Sur la pièce de la Ville au Chef, contenant deux journaux de terre joignant au chemin conduisant du Bois-Bellay au Pont-Cornou ; d'autre part, terre du dit sieur du Tertre et de deux parts, terre du sieur du Pont-Cornou il doit sept boisseaux froment et deux chapons ; - Item. Sur trois pièces de terre se joignant, l'une appelée le Clos Olemur, l'autre les Villes et la tierce, le Clos Renaut joignant auxdits chemins qui conduisent du Bois-Bellay au Pont-Cornou et du Plessix-Balisson à la Couldrays et d'une part terre du sieur du Pont Cornou et d'autre, terre du dit prieuré de Saint-Cadreuc contenant cinq journaux de terre il doit six boisseaux de froment et trois sol monnoie, trois chapons et une poule et demie. - Item. Sur deux pièces de terre s'entretenantes appelées Clos Maçon, contenantes deux journaux et demy joignantes d'une part au chemin qui conduit de la Boistardais au Pont-Cornou et de deux parts terre dudit sieur dudit Pont-Cornou : il doit trois boisseaux un godet de froment. Sur un petit clos appelé le Close Péan, contenant six sillon joignant au chemin dernier déclaré et à celui par où l'on va de Saint-Cadreuc à la Boistardais, il doit deux sols six deniers monnoie. Sur une autre pièce de terre appelée les Petites Croix Bernard contenant un journal joignante au chemin conduisant du Plessix-Balisson à la Boistardais d'autre terre du sieur de la Sauldrais et d'autre terre à François Robert ; il doit trois boisseaux froment. - Item. Sur une autre pièce de terre appelée la Ville ès Guérins contenante deux journaux joignante d'un côté au chemin qui va du Bois Bellay à la Boistardais, d'autre part terre du dit sieur de la Sauldrais et des deux parts terres du dit prieuré, il doit cinq boisseaux, huit godets de froment. - Item. Sur une pièce de terre appelée le Clos des Roches contenante un journal joignant d'une part terre Jean Barbou, d'autre terre à Olivier Josselin et d'autre terre dudit sieur du Tertre ; il doit deux boisseaux froment prédite mesure. - Item. Sur autre pièce de terre appelée le Courtil Chopin contenante demy journal joignante de toute part terre dudit prieuré ; il doit deux sols monnoie. Aussi cet homme et sujet dudit bailliage Demoiselle Jeanne de Launay, dame du Pont-Cornou, femme d'écuyer Georges Ferrière, sieur de Trévalay et tient dudit baillage une pièce de terre appelée le Courtil de la Ville au Chef, contenante demy journal, joignante au dit chemin conduisant du Bois Bellay au Pont-Cornou, d'autre part terre du dit sieur du Tertre cy devant déclarée et de deux parts à autre terre dudit sieur du Pont-Cornou ; sur laquelle il doit six godets froments, prédite mesure. Aussi sont hommes et sujets dudit baillage Jacquemine Guyot et les enfants d'Estiennette Guyot, sa soeur et de Guille Penban, à cause des trois pièces de terre qu'ils tiennent par indivis situées la paroisse de en Créhen, évesché de Saint-Malo. La première s'appelle le Champ au lièvre contenante demy journal joignante au chemin conduisant de la Ville Domy à Bénoguen, d'autre au chemin conduisant de la Ville Loudry au dit Bénoguen et d'autre terre dudit Penban. Les deux autres pièces se joignent et sont appelées le Clos et Lande Lorenz, contenante ensemblement un journal, joignantes aux chemins derniers déclarés et d'autre, aux terres de la dite Ville Domy. Sur lesquel lesdits Guyot et hoirs doivent quatre boisseaux froment prédite mesure et trois cochets. Aussi est sujet, noble homme Jean de Pontual, sieur de la Ville ès Fauchez, à cause de deux pièces de terre se joignantes appelées les Clos de Livet, joignante d'une part au ruisseau fluant du moulin Péan à Frombalon, d'autre au chemin conduisant de la Ville Domy au moulin Guéras et contiennent lesdites deux pièces trois journaux. Sur lesquels est deu quatre boisseaux froment. Plus il y a autres baillages s'étendant en la paroisse de Tréméreuc vallant chacun an trante deux sols monnaie et huit boisseaux froment duquel ledit Lefeubvre prieur dudit prieuré ne jouist à cause que les titres et actes concernant ledit baillage sont perdus par l'injure du temps et autrement". 

Note 4 : En 1608, les rentes censives tant par deniers que froment sont : "- Et premier : Messire François du Breuil, sieur de Rais la Mallerie y doit dix livres monnoie sur la disme de la Hailays ayant cours en Ploubalay, borné d'un côté du ruisseau fluent de moulins de la Crochais au pont à Met et d'autre au grand chemin conduisant dudit pont Ance à la Ville-Bioret et retourne audit ruisseau. Item - Honorable homme Raoul Guillier doit neufs godets froment mesure du Plessix-Balisson sur le clos des Grandes Sauldrais, situé en la paroisse de Ploubalay contenant quatre journaux de terre, joignant d'une part au chemin qui sert à aller au bourg de Ploubalay au Pont Mauvoisin, des autres parts, terre de la Roche-Gled. Item - Claude Taneret doit neufs godets froment, mesure du Plessix-Balisson sur une pièce de terre appelée le Clos Renaud et un jardin contenant sept sillons, le tout s'entretenant, situé en ladite paroisse de Ploubalay, joignant d'une part terre du sieur de la Tiquerays- et d'autre part terre de Mathurin Grossetête.Item - Les hoirs de maistre Simon doivent neufs godets froment prédite mesure, sur une pièce de terre appelée le Clos Gillette, contenant trois quarts de journal, située en ladite paroisse de Ploubalay au Pont Mauvoisin et d'autre part terre de la Roche-Glé. Item - Jean, Pierre, Guillemette, Françoise, Louise et Gillette Billetz doivent trois boisseaux froment, prédite mesure par indivis sur une pièce de terre située en ladite. paroisse de Ploubalay appelée le Coignet Contenant deux journaux joignante au cimetière dudit Ploubalay, un  petit chemin entre deux, item au chemin qui conduit dudit Ploubalay au Pont Mauvoisin et d'autre terre du sieur Couaur. Item - Guillaume Michel doit deux boisseaux, froment prédite mesure sur un petit clos appelé le Clos du Pont Mauvoisin où il y a emplacement de maison, contenante le tout demy journal, joignante audit chemin qui va dudit Pont Mauvoisin au Couvy de Ploubalay et d'autre part terre dudit sieur Couaura. Il y a d'autres rentes censives en ladite paroisse, desquel les ledit prieur ne jouit point et ne sait qui les doit ni sur quoi. Item - En la paroisse de Trémesreuc il  y a dix boissseaux de froment mesure de Dinan, rentes censives des quelles ledit Lefeubvre ne jouit ancunement et ne sait qui les doit ny sur quoi à cause que les titres et enseignements touchant yceux, sont perdus, soit par l'injure du temps ou autrement".

Note 5 : En 1608, six traits de dîmes dépendent du prieuré : "- le premier est appelé la disme de Saint-Caldreuc, - le second, la disme d'entre-deux, lesquelles se joignent et se serrent à l'entour dudit prieuré en la paroisse de Ploubalay et se terminant par la partie vers le levant par le ruisseau fluant du moulin Poissian au moulin Ravillais, verse septentrion, à la maison de la Martinais, comprenant la demeure d'icelle et les deux tiers des champs du Plessix pris par le chemin qui conduit à la Croix de la ville Glé jusqu'aux demeures de Gauvelays, et par l'occident, par le ruisseau fluent de Saint-Cadreuc à la Ville Glé pris par le bois de Launay Commats et vers l'occident par le chemin qui va dudit bois au Pont-Corriou, à la Ville Landry et Ville des Roches au perron de Langeray départant les paroisses de .Ploubalay et Créhen, puis du dit perron aux vallées et pré gui séparent la dite paroisse, de Ploubalay d'avec celles de Languenan revenant au premier ruisseau sous la demeure du dit lieu du bois Jan aux dit deux traits le dit Prieur prend les deux tiers qui vallent communément soixante boisseaux bled mesure de Dinan tiers froment tiers gros bled et tiers avoine grosse. - Le troisième traict a cours en la paroisse de Tréméreuc et borné de la partie nord du grand chemin départant les paroisses de Tréméreuc et de Pleurtuit, commencent au pont de la Crochais jusques au moulin de Richebois, situé aux landes de Pleurtuit et Trésmereuc et vers le levant par le chemin conduisant dudit moulin aux croix des de Beaufossés et vers le midy par le chemin conduisant des dites Croix au village de la Brosse et d'iceluy à la fontaine de la Ville Hervy par le ruisseau fluent d'icelle à l'étang de Trémesreuc et par l'occident par le ruisseau dudit étang fluent au dit pont de la Crochais et d'icelle disme le dit prieur recueillie les deux tiers valant aux ans dits communs, quatre vingt boisseaux bled, mesure de Dinan sçavoir : tiers de froment, tiers dé paumelle et tiers avoine grosse. - Le quatriesme traict a cours en la paroisse de Pleslin au quartier de Trébéfour appelé disme de Trébéfour, est bordée vers le nord, du chemin divisant les paroisses de Pieslin et de Tréméreuc, vers l'orient par les landes de Plouer, vers le midy aux terres de la Penesays, de la Garandière, le clos de Brone  Latrepelle et la Noue-Hamonnet et vers l'occident par les landes appelées : les Avaries St-Eloys et le chemin qui conduit du Roullouer aux Houssais, vallant au commun an, sept boisseaux froment mesure de Dinan et lesdits deux tiers dudit trait. - Les cinquième et sixième traicts ont cours en la paroisse de Pleurtuit. L'un autour du village de Morvonnais, de quoy est appelé la disme de La Morvonnais et est borné vers le midy par les vallées départantes la paroisse de Pleurtuit d'avec celle de Langrolay, vers l'occident par le chemin conduisant de la rabine de Richebois à la Morvonnais, vers.le septentrion par les landes de Pleurtuit et vers le levant par les terres de Saint-Buc ou led prieur prend les deux tiers qui valent commun an : seize boisseaux paumelle, mesure de Dinan. L'autre se recueille au quartier de ladite paroisse de Pleurtuit vers les Salines, ainsi s'appelle la disme des Salins et est terminée du côté du septentrion, par le grand chemin de Saint-Malo depuis le Pont-Avel jusqu'à la Ville ès Monier et vers l'orient et midy, par le ruisseau fluent dudit village au Vaurouault, de là au pont ès Hommesnès, vers l'occident par le ruisseau fluent dudit pont ès Hommesnès au pont Avel et vaut commun an : huit boisseaux de tiers froment, tiers seigle, et tiers paumelle, le tout mesure de Dinan. Item - sur tous lesdits six traits, outre lesdits grains., ledit prieur a droit des dimes de lin et de chanvre, valant commun an six livres ; Il y a en outre un autre petit trait de disme dépendant dudit prieuré ayant cours en la Paroisse de Langrolay valant un bouesseau six godets prédits mesure mais ledit prieur ne sait qui en jouit ni ou elle se cueille".  

Note 6 : En 1608, les rentes et héritages "aliénés du temporel dudit prieuré de Saint-Cadreuc aux aliénations que fesait faire le Roy du temporel de l'ecclésiastique. Premier a été aliéné du baillage dépendant de la juridiction dudit prieuré et s'étendant en la paroisse de Ploubalay, huit boisseaux six godets froment, mesure du Plessix-Balisson, huit sols un denier monnaie et un chapon de rente dus sur la maison de la Brise Barre et cinq journaux de terre y adjacents d'un côté au chemin qui conduit du Bois Bellay au Pont Cornou d'autre terre du sieur du Pont Cornou et d'autre terre du Sieur du Tertre Desnos appelée la Ville au chef cy devant déclarés. - Item, deux boisseaux onze godets de froment prédites mesures du Plessix-Balisson, rentes censives deues par Jean Bizard Sauldrais sur une pièce de terre appelée la Ville Martin ; située en la dite paroisse de Ploubalay, joignante d'une part au chemin qui conduit au bourg de Ploubalay à la Croix Josset et d'autre terre du sieur de la Villeridart. - Item, deux pièces de terre situées en la dite paroisse de Ploubalay, en la champagne des Gurais, l'une desquelles contient quatorze sillons quatre rais, joignant de toutes parts aux terres du sieur de Couaura. L'autre contient quatorze sillons joignante d'un côté à une sante conduisant de Ploubalay à Froubalay et de toutes autres parts aux terres du dit sieur de Couaura. Lesdites terres furent prisées quatre bousseaux neuf godets froment, prédite mesure ; Le tout desdites terres aliénées furent acquises par écuyer Alain Desnos, sieur du Tertre Desnos. Pour raison duquel prieuré et choses ci-dessus déclarées ledit Feubvre, prieur confesse devoir faire dire chacne semaine chacun jour de Dimanche en la Chapelle dudit Saint­Cadreuc, une messe. - Item, en l'église .paroissiale de Trémesreuc, deux messes par chacune semaine, l'une le jour du mercredy et l'autre le vendredi et autres prières et oraisons qu'il est tenu et obligé de faire pour sa dite Majesté de laquelle il tient prochement le dit prieuré  en fief amorty sous sa dite juridiction de Rennes franche de rentes sauf obéissance, baille le présent adveu pour vray et absolu, protestant en cas d'omission augmenter quand il lui viendra à connaissance et pour iceluy présenter à nos seigneurs de la chambre des Comptes de ce pays de Bretagne et en requérir acte ; ledit sieur prieur a institué son procureur spécial ; maistres Jean Blanchet quand a ce et pour ce que il a ainsi voulu et consenti promis et juré tenir sans y contrevenir à le faire il a été de son consentement et requête jugé et condamné par lesdits notaires avec le jugement et condamnation de notre dite cour dudit Nantes à laquelle le dit Le Feubvre s'est soumis sa personne et ses biens, y a prorogé de juridiction sous le sceau d'icelle apposé à ces présentes. Fait et consenty à Nantes au tablier de Guillet, notaire royal le septième jour de Novembre mil six cent huit avant midy dudit jour. Ainsi signé : LE FEUBVRE, BONNET, notaire royal et GUILLET, autre notaire royal...".

le château de la Crochais (XVIIIème siècle). Ancienne propriété de la famille Ladvocat (ou Lavocat). ;

le manoir de la Crochais (XV-XVIème siècle), propriété, à l'origine, de la famille Ladvocat (ou Lavocat). En 1676, les seigneurs possèdent un droit de haute justice. Propriété de Jean Ladvocat de La Crochais en 1679 ;

le château ou manoir de Bélestre ou Bellestre ou Bel-Etre (XVIIIème siècle), édifié sur un ouvrage gallo-romain et dont le domaine était, en 1448, la propriété de la famille Josses, puis de la famille Gouyon de Matignon. On trouve les armes gravées de la famille Josses sur les trois lucarnes de l'édifice ;

le château de la Mallerie (vers 1740), édifié sur les ruines d'un château du XVème siècle et acheté en 1787 par Toussaint Briot (ou Toussaint de La Mallerie). ;

le manoir de la Coudraye ou Coudraie ou Couldraye (1729), reconstruit par Pierre-Joseph Gouyon de Launay-Comatz. On y trouvait autrefois une chapelle et un colombier encore attesté au XVIIème siècle (aujourd'hui disparus). Le manoir est détruit partiellement (façades et toitures) lors de la chouannerie de 1795. Le 10 avril 1371, Jehan de la Couldraye est de la montre du chevalier du Juch. La même année, le 1er juin et le 1er août 1371, Guyon de la Couldraye figure aux revues de Du Guesclin. En 1511, Raoul de la Couldraye est secrétaire du vicomte de Rohan. En 1590, le capitaine de la Couldraye est un des principaux défenseurs de Pontorson pour le roi de France. ;

le manoir de la Guérais (XVII-XVIIIème siècle), propriété successive des familles Le Bégassoux, Breil de Rays, Chrestien de Tréveneuc et Besnard. Il s'agit d'une juveignerie de Plessix-Balisson ;

la ferme de la Ville-Rozé (XVI-XVIIIème siècle) ;

4 moulins dont le moulin à vent de la Ville-Briand et les moulins à eau de la Crochais, du Plessix,…

A signaler aussi :

le menhir de la Prévôté (époque néolithique) ;

la motte castrale du Tertre- Bonnier (moyen âge) ;

le souterrain de la Crochais (âge de fer) ;

le mobilier funéraire et un tumulus trouvés à la Motillais ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUBALAY

Par lettres patentes de juin 1680, les terres de Rays et du Plessis-Balisson sont unies ensembles et érigées en comté, sous le nom de comté de Rays (en Ploubalay), en faveur de François-Claude du Breil. Le 9 avril 1682, meurt sans descendant au château de la Mallerie (en Ploubalay) François-Claude du Breil, comte de Rays. Il a pour héritier son frère Guillaume-Dinan du Breil. Le 27 novembre 1747, Charles du Breil vend les terres du comté de Rays, avec la seigneurie du Plessis-Balisson, à Henry Baude, seigneur de Saint-Père (Archives de Loire Inférieure, B 2228).

Les anciennes juridictions et terres nobles de Ploubalay étaient : la Couldraye, Launaye-Commatz (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Goyon de Launaye-Commatz, Saubord, la Vallée, la Motte, Launai ou Launay, la Ville-Bagues, la Ville-Paumier, le Pont-Cornou, la Cochaye, la Boëtardière, Laurondel, la Lande, la Ville-Bouette, la Ville-Neuve, la Vinaries, la Donelaye, la Gueraye, la Ville-au-Prost, la Recouvrée.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 26 nobles de Ploubalay :

Jehan BONNART (10 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DE LA PROVOSTE de la Cornillay (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DE LA RAVILLYAYE de Ravillage (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DE LAUNAY de Launay (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Guillaume DE LAUNAY de Pontcornou (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume DE LAUNAY de Lanrodel (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Gilles DE TRIAC : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Héritier Jehan DROGUET de Ville Baguer (5 livres de revenu) : défaillant ;

Richard DU BREILL de Rays (300 livres de revenu) : excusé ;

Thébault DUVAL : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan FERRON de la Mallerc (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Olivier GAHARY de Dellinaye (5 livres de revenu) : défaillant ;

Alain GUILLAUME de Boisgardon (100 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Bertrand HAMON (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LABBE de la Motte (40 livres de revernu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Brice LA CHOUE de Ville-Provost (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume LADVOCAT de la Crochayz (240 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy LE PICART de Ville-Asselin (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Jehan LE PROVOST de Recouvrée (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehanne LE SENNESCHAL de la Coudraye (80 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques LE VOYER de la Garaye (60 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LENFFANT de la Couldraye (180 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Olivier LESNE : porteur d’une brigandine ;

Olivier REGNAUD (5 livres de revenu) : défaillant ;

Ruallan JOSSES (20 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Olivier JOSSES (2 livres de revenu) : défaillant ;

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