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PLESSIX-BALISSON |
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La commune de Plessix-Balisson ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESSIX-BALISSON
Plessix-Balisson vient de l'ancien français « plesse » (parc clos de haies dépines) et Baluçon (surnom porté par Geffroy Brient, seigneur du lieu en 1184).
Plessix-Balisson est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubalay. Balisson s'écrivait autrefois Balucion. En effet, nous voyons ce nom apparaître dans un acte de l'an 1184 : "Moi, Alain, fils de Brient, je fais connaître que la difficulté élevée entre les moines de St-Magloire de Lehun (Léhon) et les péagers de Corsot (Corseul) touchant la dîme que les susdits moines ont dans la paroisse de Corsot, au fief de la vicomté, en don de mes antécesseurs les vicomtes de Poadour, a été justement résolue par l'adresse et la sollicitude du comte de Bretagne Geoffroi, fils du roi d'Angleterre. En conséquence, la dîme reste aux moines, concédée par moi et par mon fils Geoffroi Balucion. Témoins, Geoffroy de Oscaloc (Aucaleuc), Robert de Calorguen".
A la fin du XIIème siècle, le territoire est mentionné sous le nom de Plessis-Juhel et cest à cette époque que vit le seigneur du lieu, Geffroy Baluçon (bienfaiteur de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois), fils d'Alain (époux de Maliel) et petit-fils de Brient, vicomtes de Poudouvre (Mor., Pr. I, 701, 1140 ; Anc. év. III, 43-45). Vers la même époque, Geffroy construit dans sa terre du Plessix, qui lui était échue de son père, un château primitif auquel il adjoint son nom.
Plessix-Balisson est une paroisse dès 1405, date à laquelle on trouve mentionné son recteur dans une liste d'arrérages du Saint-Siège. Plessix-Balisson devient, semble-t-il, une paroisse indépendante en 1496 et appartient, au Moyen Age, au diocèse de Saint-Malo. Elle constitue le siège d'une vaste châtellenie démembrée de la vicomté de Poudouvre. L'ancienne paroisse du Plessix-Balisson dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. En 1648, le seigneur du Plessix-Balisson présentait et l'évêque conférait. Il se tenait deux foires dans cette paroisse avant la Révolution. Plessix-Balisson élit sa première municipalité au début de 1790. La commune de Plessix-Balisson est la plus petite commune du département des Côtes-d'Armor (8 hectares) avec 94 habitants en 1990. La commune de Plessix-Balisson est rattachée au canton de Ploubalay le 6 mai 1956.
Par décret du 17 juillet 1805, la succursale de Plessix-Balisson, qui n'existait que depuis l'an XII, est supprimée et son territoire réuni à celui de la succursale de Languenan. Par ordonnance du 16 mars 1820, est de nouveau érigée la succursale (ou paroisse) de Plessix-Balisson, qui est détachée de Languenan.
On rencontre les appellations suivantes : Plessiacus Juhelli (à la fin du XIIème siècle), Pleseiz (à la fin du XIIème siècle), Pleisseiz (en 1201), Le Plessiz Baluczon (en 1387), Le Plexeiz (en 1405), Le Plessix Balliczon (en 1428), Le Plessis Baliczon (en 1451), Eccl. Par. de Plessis Balisson (au XVème siècle).
Nota : La mesure du Plessix-Balisson était pareil à la mesure de Lamballe : elle valait 7 à 8 boisseaux à la mine et les trois mines font le tonneau et les 2 quarts font la perrée. La perrée de Lamballe contenait deux boisseaux ou 4 quarts et le quart se décomposait en 4 godets. Chaque perrée de Lamballe contenait 11 décalitres 856 de froment.
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PATRIMOINE de PLESSIX-BALISSON
l'église Saint-Pierre (XVème siècle - 1919), située place de l'Eglise et oeuvre de l'architecte Cosson. Le clocher est édifié en 1777 à l'initiative de l'abbé Jérôme et d'après les plans de Véron, architecte de Saint-Malo. Le 23 septembre 1913 sont adjugés à Bouillon (entrepreneur de Ploubalay) les travaux de reconstruction de la nouvelle église. Le portail date du XVème siècle. Le bénitier, placé à l'entrée du cimetière, date du XV-XVIème siècle. Les fonts baptismaux datent du XV-XVIème siècle : ils comprennent deux cuves et les couvercles de bois sont l'oeuvre, en 1914, de Jérôme Joublé de Plessix-Balisson. L'église abrite une statue de la Vierge à l'Enfant qui date du XVIème siècle ; | |
les deux croix du cimetière dont l'une date du XVI-XVIIème siècle. Une troisième croix aurait disparu au XXème siècle ; | |
les vestiges du château féodal du Plessix (vers 1150) édifié par Geoffroy Balisson (ou Baluçon). Il s'agissait d'une construction triangulaire flanquée de trois tours, dont l'une servait de donjon. L'édifice est en ruine dès la fin du XVème siècle. Il possédait jadis aussi une chapelle privée ; | |
la maison des cavaliers (XVI-XVIIème siècle), située place de l'Eglise. L'édifice, détruit par un incendie en 1925, est reconstruit en 1929 ; | |
la maison de la Basse-Chevronnais (1710), située rue du Pertu-Chaud et édifiée par M. Pépin, sieur du Vilou ; |
A signaler aussi :
la découverte en 1981 d'un souterrain de l'âge de fer ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLESSIX-BALISSON
Geoffroy du Plessis-Balisson, dont les parents étaient seigneurs de cette paroisse, était secrétaire de Philippe-le-Long. A la mort de ce dernier, il se retira dans un hôtel qu'il possédait à côté de la rue Saint-Jacques, à Paris, et bientôt après transforma cet hôtel en collège (1322), sous le nom de Saint-Martin-au-Mont-de-Paris. Le pape Jean XXII confirma ce collège le 30 juillet 1326. Geoffroy se retira ensuite à l'abbaye de Marmoutier où il fit profession religieuse et mourut en 1332. Les seigneurs du Plessix-Balisson avaient obtenu du pape que leur curé fut chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran. En 1475, le scellé du seigneur du Plessis-Balisson fut envoyé par le duc de Bretagne à Louis XI, roi de France, pour qu'il fut apposé au traité de Senlis.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble de Plessix-Balisson :
| Héritier Gilles ESCOCANTIL : défaillant ; |
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