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PERROS-GUIREC |
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La commune de Perros-Guirec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PERROS-GUIREC
Perros-Guirec (ou Perros) vient de saint Guirec (VIème siècle) et de "penros" (tête de promontoire).
Perros-Guirec doit la dernière partie de son nom à Saint Guyrech ou Kirech qui y bâtit une église au VIème siècle. Saint Guirec a bénéficié à Locquirec d'une fondation due à Saint Guévroc. La tradition locale veut qu'il ait débarqué dans l'anse qui porte son nom à Ploumanach.
Perros-Guirec est un démembrement de la paroisse primitive de Pleumeur-Bodou. La paroisse de Perros-Guirec existait comme telle, au diocèse de Dol dès le XIVème siècle. Un duc du XIVème siècle, vraisemblablement Jean IV (1354-1399), fait concession d'un droit de pêcherie (au lieu dit Pors-a-Goret) à un établissement religieux situé à Goas-an-Abbat et qui cesse d'exister en tant qu'abbaye vers le XVème siècle. Les vestiges de l'abbaye existaient encore en 1682 (déclaration de Laurent Hingant, seigneur de la Salle au Chevalier). La chapelle de l'abbaye subsiste à l'état de ruines jusque vers 1840.
Au début du XVème siècle, le rôle de la paroisse de Perros-Guirec fait état de six nobles. Quatre seigneuries auraient eu leur siège à Perros : Pontguennec (Pont-Couennec), de la Salle au Chevalier, de Kerguien et de Tromorgant. A la fin du XVIIIème siècle, Perros Guirec est divisé en 7 frairies : le Creïzou, Traou Perros, Le Bourhou, Le Cracq, Kergadic, Kergomar et Ploumanac'h.
Le 22 mars 1587, Ploumanach est pris par un parti de Royaux de la Rochelle. La même année, trois navires pirates anglais, venus de Guernessey pénètrent dans la rade de Perros-Guirec. En août 1594, le maréchal Aumont, commandant en Bretagne pour le roi Henri IV, s'empare du château de Ploumanach. En 1698, le Saint-Pierre de Saint-Malo (30 tonneaux et 25 hommes) coule à Perros en se rendant à Terre-Neuve. En 1720, les Anglais s'emparent des Sept-Iles. En 1796, la tentative du général Hoche sur l'Irlande échoue, sa flotte est dispersée par la tempête, et le vaisseau le Neptune poursuivi par l'ennemi, vient s'échouer à l'entrée de la rade de Perros-Guirec. En 1804, trois frégates, venant de Saint-Malo, sont attaquées dans le chenal par une division anglaise (deux des frégates sont prises et la troisième réussit à gagner la rade de Morlaix).
Dès 1634, on trouve Penros-Guirec et Perros-Guirec. A noter que Ploumanach (anciennement Poulmanach, "étang au moine") signifie littéralement « paroisse du Moine ».
L'ancienne paroisse de Perros-Guirec, bien qu'enclavée dans le diocèse de Tréguier, faisait partie du diocèse de Dol. Elle dépendait de la subdélégation et du ressort de Lannion et relevait du roi. La cure était à l'ordinaire. La première municipalité de Perros-Guirec est élue en janvier 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Perros Guioc alias Quireuc (vers 1330), Penros Quiroc (fin XIVème siècle), Perros Quireuc (en 1405), Penros Kirec (en 1481), Perros-Guirec (en 1486).
Note 1 : l'archipel des Sept-Iles au large de Perros-Guirec qui aurait porté autrefois le nom de "Insulae Hyadatae" comporte cinq îles principales : d'est en ouest, Rouzic (3ha 32ca), Malban (3ha 24ca), Bono (7ha 72ca), Ile Plate (5ha 50ca), Ile aux Moines (5ha 40ca), un îlot : le Cerf, un plateau rocheux (1ha 25ca): les Costans (25 ca), couverts en majeure partie en marée haute. Seule l'île aux Moines a pu être habitée durablement. On a prétendu que des "cénobites" des VI-VIIème siècles dont Guirec s'installèrent sur cette île. Au XVème siècle, vers les années 1430 (en tout cas avant le 3 novembre 1451), des moines franciscains, Cordeliers de la Stricte Observance, viennent s'établir sur l'île aux Moines (encore surnommée "Talvern" ou "Taberna", puis "Enez-ar-Breur"). Trouvant les conditions de vie trop austère, le pape Nicolas V leur accorda de s'installer dans l'île Saint-Gildas (en Penvenan). Les moines quittèrent définitivement l'île en 1483 seulement, s'installant à Plouguiel, sur le continent. En 1567, Claude de Kernevenoy, abbé de Bégard rend aveu pour "une isle appelée les Sept-Isles où y avoit autrefois un couvent et monastère de Cordeliers". On prétend qu'il subsiste des ruines de la chapelle dédiée à Sainte-Anne, convertie en prison entre 1842 et 1890, ainsi que quelques pierres tombales. Au XVIIIème siècle, quelques aumôniers desservirent par intermittence la garnison du fort construit de 1740 à 1743.
A signaler aussi l'Ile Tomé (8 ha) qui ne fait pas partie des Sept-Iles. Des actes du XVI-XVIIème siècle lui donnent les noms suivants : "Tansvéac ez mettes du Port Blanc (en 1515)", Taféac, Tarréac, Touavéac, Tavéac. L'Ile Tomé appartient à partir du XIIème siècle à l'abbaye de Bégard.
Note 2 : la commune de Perros-Guirec est formée des villages : Ploumanac'h, Ranalien, Randreus, Kerdu, la Clarté, Trestaon-Izellan, Trestaon-Huelan, Kercute, Haut-de-Landerval, Bas-de-Perros, le Château, Crec'h-Guégan, Barnahanec, Pont-Caouennec, Pont-Nevez, Kergomar, Roc'h-Lédan, Ranguilledan, etc....
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PATRIMOINE de PERROS-GUIREC
l'église Saint-Jacques le Majeur (XIIXIV-XVII-XXème siècles). Léglise de Perros-Guirec, dédiée à saint Jacques le Majeur et à saint Guirec, occupe, semble-t-il, lemplacement du monastère fondé au VIème siècle par Saint-Kirech (saint Guirec). Cette église est restaurée en 1553 (longère nord) et en 1583. De l'époque romane, il subsiste une partie de la nef, le reste de l'édifice avec le porche occidental et la base de la tour-clocher date du XIVème et du XVIème siècles. Cette église avait jadis un plan rectangulaire : elle était flanquée à l'Ouest d'un porche et d'un clocher, possédait un chevet plat et n'avait pas de transept. Le porche Sud, issu de l'édifice primitif, date du XIIème siècle. La flèche située au sommet du dôme date du XVIIème siècle. L'intérieur de l'édifice présente une nef romane d'origine (XIIème siècle) à six travées. Cette nef est agrandie au XIVème siècle d'une nef gothique à cinq travées. Au XXème siècle ont été rajoutés deux transepts qui comportent des vitraux datés de 1951 et qui sont l'oeuvre de Hubert de Sainte Marie (originaire de Quintin). Les grandes arcades de la nef romane sont en plein cintre et retombent du côté nord sur des colonnes cylindriques massives, tandis qu'au midi ces colonnes sont cantonnées de colonnettes. Certains chapiteaux sont historiés : les scènes qu'ils représentent sont tirées de l'Ancien Testament (Adam et Eve mangeant le fruit défendu, Noé lâchant la colombe, le sacrifice d'Abraham, ...), d'autres sont ornés de représentations d'animaux ou de dessins géométriques. La longère Sud avait été remaniée à différentes époques, comme le prouvent les trois baies qui y sont percées (l'une d'elle dénote même le XVIème siècle). Dans la deuxième travée du bas-côté Sud de la nef romane s'ouvre un très beau portail roman, composé de quatre voussures en plein cintre supportées par des colonnettes et que surmonte un gâble triangulaire dépourvu d'ornement. Le tympan de ce portail représente le Christ en Majesté dans une double gloire, entouré du Lion de saint Marc et de l'Aigle de saint Jean (les chapiteaux des colonnettes sont historiés). Le maître-autel date de 1608. Le retable en bois doré, confectionné par les ateliers de l'école de Tours, date du XVIIème siècle et il comporte 18 statuettes. Les vitraux des collatéraux et du transept, oeuvre de l'atelier Guével, datent de 1990. On signale un reliquaire (ou ossuaire) en 1628. La sacristie date de 1754 (l'ancienne sacristie est incendiée en 1587). La longère sud est restaurée en 1827. On signale aussi un bénitier roman daté du XIIème siècle. Une mesure à grains (ou praebendarium) date du XIVème siècle. Les éléments de la poutre de gloire, restaurée en 1988, date des XV-XVII siècles : on y trouve une statue du Christ en croix (XVème siècle), ainsi que les statues de la Vierge et de saint Jean (XVIIIème siècle). La tour est restaurée en 1843. L'église abrite un Christ aux outrages (fin du XVème siècle), une Pietà (fin du XVème siècle) et un tableau représentant saint Yves entre le Riche et le Pauvre (datant du Directoire). Les prééminences sur cette église étaient aux seigneurs de Coëtmen, de Barrac'h, de Kerguien (puis Goazven), de Pontguennec, de Kernuz, de Kerprigent, de Tromorgant, de la Salle au Chevalier (puis Kerduel) ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Clarté à Ploumanach (1445), située au-dessus de la colline du Cribo. Les travaux, commencés en 1145 par Guillaume Quintin (prêtre), ont été financés en partie par Rolland IV de Coëtmen (décédé dans l'île de Rhodes en 1463), seigneur de Tonquédec et Kéruzec. Cette chapelle n'était toujours pas achevée en 1463. En 1606, les seigneurs de Lannion du Cruguil ajoutent au sud du choeur une chapelle. A l'ouest de celle-ci, le porche sud (XVIème siècle) est surmonté d'une secrétairerie avec cheminée. L'entrée ogivale du porche Sud est surmontée d'un panneau en bas-relief figurant, à gauche, une pietà, à droite, l'Annonciation. Le porche voûté abritent plusieurs statues en bois : celle de la Vierge, de sainte Anne, de saint Pierre et des quatre évangélistes. Les panneaux de la porte intérieure du porche Sud figurent saint Pierre, saint Paul, saint Jean-Baptiste, une Vierge à l'Enfant et l'Annonciation. A l'ouest du bas-côté nord est implanté un clocher dont le chemin de ronde et la flèche sont construits après 1594 avec des matériaux provenant de la démolition du château de Ploumanac'h : la flèche semble datée du XVIIème siècle. Le clocher tour de plan carré s'élève en diagonale par rapport à l'axe de la chapelle. Le portail sud Renaissance date de 1550 et la chapelle sud date du début du XVIIème siècle. La sacristie, au nord, date de 1828-1830. Un bénitier date de la fin du XVème siècle. Le retable du maître-autel, en bois polychrome, date de 1714 A signaler que lors de la restauration du retable, deux fontaines d'autel du XVème siècle ont été mises à jour. Le Chemin de Croix, oeuvre du peintre Maurice Denis, date de 1931-1934. La bannière, oeuvre de Maurice Denis et de Sabine Desvallières, date de 1924. Le Jubé et la chaire ont été détruits vers 1834. Le 6 novembre 1678, Vincent Couloigner dominicain, fonde en la chapelle Notre-Dame de la Clarté, la confrérie du Rosaire. La chapelle abrite quelques statues en bois polychrome du XVIème siècle et des bateaux ex-voto offerts par les marins ; | |
la chapelle Saint-Guirec de Ploumanach (XIV-XVIII-XIX-XXème siècles), remaniée et agrandie du XVIIIème siècle au XXème siècle. Elle s'élève, semble-t-il, sur un très ancien lieu de culte. Les moines de l'abbaye de Bégard y font construire un sanctuaire au XIVème siècle. Le transept nord date du XIVème siècle. La nef date du XVIème siècle. L'aile sud date du XXème siècle : elle est conçue par l'architecte James Bouillé. Les prééminences sur cette chapelle étaient aux seigneurs de Kerduel et de Pont-Guennec. Restaurée au XVIIIème et au XIXème siècles, elle est agrandie au début du XXème siècle et en 1948 (deux transepts sont ajoutés à la nef d'origine). La chapelle abrite un Christ en croix, un saint Julien (en tenue de soldat romain) du XVème siècle, une Pietà et un saint Sébastien du XVIème siècle, un saint Yves et un tableau représentant l'arrivée de saint Guirec à Ploumanac'h. L'huile sur toile intitulée "Comment saint Guirec vint en Bretagne", oeuvre d'Albert Clouard, date de 1903-1905. La statue de saint Guirec, en bois polychrome, date du XIVème siècle. La statue Notre-Dame des Marins, en bois polychrome, date du XV-XVIème siècle. L'ex-voto représentant un bateau en bois date du XIXème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame de Pitié de Kernivinen (XIV-XVème siècle) est construite, dit-on, à l'emplacement d'une ancienne chapelle, dédiée à Saint-Marc (XIIème siècle). Cette chapelle est reconstruite au début du XVIIIème siècle. Le pignon est date de 1722. Le porche sud est un réemploi de la chapelle antérieure et date du XVIème siècle. Le clocher date de 1758. La chapelle, qui est agrandie en 1772 et restaurée en 1817, abrite des statues de la Vierge et de saint Sébastien ; | |
la chapelle Saint-Joseph (1960) ; | |
la chapelle Saint-Samson de Pont-Couennec (1594), édifiée par Amaury Jacob de Kerjégu dans l'enceinte du manoir de Pont-Guennec. Elle est détruite en 1866, pour faire place au premier hôtel de Perros-Guirec ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Anne des Sept-Iles (XVème siècle). Construite vers 1430 par les Cordeliers des Sept-Iles et détruite en 1483 ; | |
le manoir de Crech-Guégan (1671-1676). En 1678, son propriétaire est un homme de loi lannionnais ; | |
l'ancien manoir de la Salle au Chevalier (Sal ar Marec), situé près de la rade et aujourd'hui démoli. Propriété de Coatquenecher (en 1422), de Yvon de Botloy (en 1540), de Louis Hingant (en 1582). La famille Hingant se fond par la suite dans la famille Kerduel ; | |
l'ancien manoir de Tromorgant, situé au sud-est de Perros et aujourd'hui démoli. Il dépendait féodalement de la seigneurie de Barach. Propriété successive des familles Roffrant, Le Bail, Dantec (en 1535) ; | |
l'ancien manoir de Kerguien, situé dans la vallée du ruisseau de Kerduel et aujourd'hui démoli. Il dépendait féodalement de la seigneurie de Barach. Les sieurs de Kerguien disposaient de prééminences dans l'église Saint-Jacques Ils se fondirent dans la famille Le Borgne, seigneurs de Goasven (Brélévenez) ; | |
le manoir de Pont-Couennec ou Pont Guennec ou Pont-Gouennec (1473-1600-1748) et son moulin (XVIIIème siècle). Ce manoir aurait été bâti par un certain Riou de Perros (de la même famille que les Riou de Kerprigent). Le manoir est composé de deux corps de logis rectangulaire agencés en L et d'une tour carrée : sa partie la plus ancienne remonte à 1473. En 1594, au moment des guerres de La Ligue, le lieutenant de Larmor, destructeur du château de Ploumanac'h, réside à Pont Guennec. On y trouvait autrefois une chapelle privative et un colombier (fin du XVIème siècle et possédant 950 nids de pigeons). En 1782, la marquise de Coëtivy vend le manoir avec ses dépendances à François Marie Guézennec de Kervizien (avocat au Parlement), qui se charge de le restaurer. En 1860, Cornélius Hiis, consul de Suède et de Norvège, négociant en bois du Nord de Lannion, devient propriétaire du manoir et fait alors démolir la chapelle en 1866 ; | |
l'oratoire de Saint-Guirec sur la plage de Ploumanach (XI-XIIème siècle). Il est reconstruit au XIVème siècle en réemployant des éléments de la fin du XIème siècle (les colonnes). La statue de Saint-Guirec, oeuvre du sculpteur Yves Hernot de Lannion, date de 1904 : elle a été cassée le 6 mars 1938 et restaurée par l'architecte James Bouillé. Les jeunes filles en âge d'être mariées prient le saint afin qu'il les exauce. Celles qui craignent de coiffer Sainte Catherine viennent discrètement se rappeler au souvenir du saint en lui piquant le nez avec une épingle ; | |
Perros-Guirec possède encore dix neuf croix et un calvaire, mais quatre croix sont manquantes, dont les deux plus anciennes : celle de l'enclos de la chapelle Saint Guirec (Croas Sauzon, mentionnée en 1844), et celle de Barnabanec (signalée en 1859). Douze croix sont du XVIème et XVIIème siècles : croix située près de Ker Awel, croix située à droite de la chapelle Saint Guirec, croix située devant le portail sud de la chapelle de la Clarté (1630), Croaz Izellan, Croas ar Mogn, croix de Randreux, croix de Kergomar (1632), Croas Ewoanes (1686), la croix de Kerreut (1667), Croas-ar-Skin (1662), Croas ar Salud (1683), croix de Kervélégan. Deux croix du XVIIIème siècle : Croas ar Varen et Croas an Escop. La croix du cimetière de Kerreut (1875, oeuvre des ateliers Hernot). Trois croix du XXème siècle : la croix située au croisement du chemin de la Messe avec la rue Rouzic (1907), la croix située à Pors Rolland (1930), la croix située rue Gabriel Vicaire. Manque à l'appel, l'ancienne croix située rue de la Petite Corniche. A signaler aussi le calvaire de Trestignel (XVIème siècle, restauré en 1912) ; | |
sur la trentaine de fontaines situées sur la commune de Perros-Guirec, six fontaines sont considérées comme sacrées (christianisées). Les trois fontaines dédiées à Saint Guirec et situées à Ploumanach (aujourd'hui disparue), Traou-Perros (aujourd'hui disparue), Traou-Guirec. La fontaine dédiée à Saint Samson et située près de la chapelle Notre-Dame de la Clarté (XV-XVIème siècle) : on prête à son eau la vertu de soigner les yeux et de préserver de la cécité. La fontaine dédiée à Saint-Jacques et située près de l'église du bourg. La fontaine dédiée à Saint-Pierre et située non loin de la grève Saint-Pierre ; | |
le fort de l'île aux Moines (XVIIIème siècle), oeuvre de l'architecte Simon Garangeau (élève de Vauban). On dit que des corsaires anglais s'établirent sur l'île aux Moines en 1700, et que cette circonstance ne fut pas étrangère à la construction des forts en 1720 (Forts maritimes de France, notice sur Perros, par M. Jourjon). En 1720, le régent Philippe d'Orléans décide sa construction mais les travaux de construction ne débutent qu'en 1740. Une garnison l'occupe, semble-t-il, dès novembre 1740. Il y avait aussi, en 1832, "sept batteries contenant onze canons, un logement pour quatre officiers et 135 lits à deux places et autant à une place, soit le couchage de 405 hommes" (M. Habasque). Le fort est déclassé en 1889. De 1831 à 1835, un phare à tour carrée est construit au sommet de l'Ile-aux-Moines ; | |
6 moulins dont le moulin à marée ou moulin du Vor ou Milin Ruz (vallée du Petit-Traouïero, 1834), les moulins à eau de Randreus, de Lost Logoden, de Pont-Couennec (qui cesse de fonctionner en 1921), de Kerguien, et le moulin à vent du Creach ou Crac'h (1727). |
A signaler aussi :
le dolmen à galerie de lîle Bono (vers 4000 à 3600 ans avant Jésus Christ). Ce mégalithe est constitué d'un couloir (1m x 3m) orienté sud-est, débouchant sur une chambre funéraire ; | |
des menhirs aujourd'hui disparus (Sant-Kirek, Pont-Guennec, ..) ; | |
le tumulus de Kerroïc ; | |
le phare du Colombier (1860), situé à Pont-Gouennec Il s'agit d'un ancien colombier, édifié au XVIIIème siècle en même temps que le manoir de Pont-Gouennec. Il possède plus de 800 boulins ou alvéoles. En 1860, le colombier est peint en blanc pour servir d'amer pour les marins souhaitant entrer dans le port de Perros-Guirec par la passe orientale ; | |
le phare de Ploumanac'h (1945) ; | |
le phare de l'île aux Moines (1952). Il est mis en service le 14 juillet 1952 et remplace un ancien phare édifié entre 1831 et 1835, exhaussé de 1843 à 1854 et détruit le 4 août 1944 par les troupes allemandes ; | |
une guérite (XVIIIème siècle) située à Trestignel et servant de poste d'observation près de la pointe du château. Cette guérite est encore surnommée "tour au loups" ; | |
la carrière de granit rose (1956), située à La Clarté-Ploumanac'h ; | |
la poudrière (1804), située à Pors-Laëron ; | |
l'hôtel de la Plage (1913), situé à Trestaou et édifié par Joseph Le Bihan en 1886. Cet édifice est agrandi et restauré vers 1888 et en 1890 ; | |
l'hôtel de Ville (1934), situé place de la Mairie. L'inauguration de l'édifice a lieu le 23 décembre 1934 ; | |
plusieurs villas : Lann Gueuc (chemin de la Messe), oeuvre de Théodore Lambert, date de 1895 ; Ker Juliette (rue de Senonnès) date de 1910 ; Silencio (rue Maurice-Denis), oeuvre de Théodore Lambert et de Pierre Henri Gélis-Didot, date de 1894; Ar Zav Eol (boulevard de la Corniche), oeuvre de Raguenet et Maillart, date de 1931 ; Jopijac (rue de la Clarté), oeuvre de Henri Menet, date de 1929 ; Ker Dor (rue du Maréchal-Foch), oeuvre de Charles Heubès, date de 1903 ; War ar Garec (rue des Bons-Enfants), oeuvre de Maurice Pruvost, date de 1937 ; Park ar Lann (rue du Maréchal-Foch), date de 1906-1908 ; Ker an Gwell (chemin de la Messe) date de 1911 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PERROS-GUIREC
Les maisons nobles de Perros-Guirec en 1780 : Pont-Guennec ou Pont Couennec (qui dépendait de la prévôté du Pré, elle même annexe de la seigneurie des Barach à Louannec), Seuhel ou Le Suhel, Dantec, Tromargat ou Tromorgant, la Salle-au-Chevalier, Kerjégu, Kernoz ou Kernuz ou Kerdu et Kerguien.
Au XVIIème siècle, le fief des seigneurs de Barach (ou Barac'h) englobe la plupart des terres de Perros-Guirec. Barach, appartenait au XVème siècle, à Jean Tournemine, seigneur dune partie de la paroisse. La branche aînée des Barach (Barac'h) se fond au début du XVème siècle dans la famille des Tournemine, d'origine anglaise (XIIème siècle), seigneurs de La Hunaudaye. Pierre de Tournemine meurt sans enfant en 1451. Son neveu Jean, hérite de ses biens. En 1524, Catherine de Tournemine, héritière des Barach épouse Raoul de Kernec'hriou, famille originaire de Pleudaniel. En 1558, Françoise de Kernec'hriou (ou Crechriou) épouse Yves de Coskaër (ou du Cosquer), seigneur de Rosambo, Guernanchanay et Coatfrec, procureur du Roi à Lannion et originaire de Plounévez-Moëdec. Les Coskaër sont alors seigneurs de Plounévez-Moëdec, de Kernec'hriou, de Gabatoux, de Barac'h, de Rosambo, de Gurnanchanay, de Keruzec, de Coatfrec, du Pré, de Kerimel. Geneviève du Coskaër épouse en 1688, Louis Le Peletier. Le domaine de Rosambo est alors érigé par Louis XIV en marquisat.
La seigneurie de Pont Guennec dépend de la Prévôté du Pré. Pont Guennec appartient successivement aux familles Le Narvezec, Guennec (douteux), Jean ar Genech (en 1535), De Haulever de Bourret (XVIème siècle), à la famille Jacob de Kerjégu (fin XVIème siècle - début XVIIème siècle), à la famille De Kerret (au XVIIème siècle), à la famille Le Borgne de Coëtivy (au XVIIIème siècle). En 1735, on peut imputer à Pont Guennec 11 convenants à Perros et 6 à Saint-Quay-Perros.
Kernuz (ou Kerdu) appartenait à la famille de Kerprigent (Servel). Les Kerprigent disposaient de prééminences dans l'église Saint-Jacques.
Le Suhel (ou Lez Uhel), maison noble, propriété successive des familles Clerc, La Haye et Le Dantec (déboutée de la noblesse en 1669).
Le lieu noble du Cozty (ou Coz Ty) appartient an XVIème siècle, à Antoine Le Halgouet, écuyer et seigneur de Kérimel.
La métairie noble de Kerillis (ou Kerilly) est mentionnée en 1535. Cette métairie appartient en 1778 à messire Armand Saliou, seigneur de Chef du Bois, chevalier de Saint Louis.
La métairie noble de Kerangarou. Elle dépendait féodalement de la seigneurie de Barach.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Perros-Guirec (il y avait 6 nobles en 1426) :
Alain DU TERTRE (35 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Nemes KERGUIEN (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Morice QUINTIN (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Alain TALIC (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland de LA HAYE (8 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
Jehan DU BOYS (30 livres de revenu) : défaillant. |
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DIVERS
| Recteurs de Perros-Guirec |
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| Maires de Perros-Guirec |
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. Allain Yves : 1790 . Le Corre Jacques : 29 août 1802 . Jourand Dutremin Jean-Claude : 19 mars 1810 . Pasquiou François : 26 mai 1815 (maire provisoire) . Jourand Dutremin : 7 juillet 1815 . Le Corre Yves : 24 octobre 1824 . Guiomar Yves : 25 octobre 1830 . Perrot Jacques : 10 avril 1841 . Riou François : 20 septembre 1846 . Le Bivic Yves : 9 mai 1850 . Kergroben : 26 décembre 1854 . Le Corre Yves : 17 juillet 1869 . Le Graciet Eugène : 1er mars 1874 . Le Montréer Jean-François : 5 juin 1876 . Guiomar Yves : 18 juillet 1877 . Le Montréer Jean-François : 25 mai 1878 . Le Corre Yves Marie : 23 novembre 1878 . Symoneaux Pierre : 14 mai 1882, réélu en 1884 . Caous Pierre : 25 juillet 1886, après démission de P. Symoneaux . Guiomar Yves : 15 mai 1892 . Cossic Aimé : 17 mai 1896 (annulation) . Le Gac Emile : 31 mai 1896, réélu le 20 mai 1900 . Le Jannou Eugène : 26 décembre 1907, réélu le 19 mai 1912 . Le Gac Emile : 13 décembre 1919, réélu le 17 mai 1925 . Le Toiser Hippolyte : 6 septembre 1925, réélu le 19 mai 1929 . Connan Yves : 19 mai 1935 . Laforest Julien : 30 septembre 1944 . Le Jannou Yves : 31 octobre 1947, réélu les 7 mai 1953 et 18 mars 1959 . Le Parenthoën Yves : 27 février 1961, réélu les 7 mars 1965, 27 mars 1971 et 24 mars 1977 . Bonnot Yves : 20 mars 1981, réélu en mars 1983 et 1989,…
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