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MUR-DE-BRETAGNE

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La commune de Mûr-de-Bretagne (pucenoire.gif (870 octets) Mur) est chef lieu de canton. Mûr-de-Bretagne dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MUR-DE-BRETAGNE

Mûr-de-Bretagne vient du breton « muriou » (mur) et doit, semble-t-il, son origine à une station romaine (sur la voie de Rennes à Carhaix). 

Mûr-de-Bretagne est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Neulliac. Mûr-de-Bretagne (Mur) est citée comme bénéfice du diocèse de Quimper dès 1368. La paroisse de Mur avait pour succursales Saint-Connec et Saint-Guen, et avait pour subdélégation Pontivy. Elle ressortissait au siège royal de Ploërmel et la cure était à l'ordinaire. 

C'est en 1280 qu'on trouve la première mention de Mûr-de-Bretagne. Jadis, le fief de la vicomté, dit de la "baillie de Mûr" s'étendait sur les paroisses de Mûr et de Saint-Caradec, et la seigneurie de Mûr s'étendait sur les paroisses de Neuillac et de Kergrist. Le siège de cette seigneurie se trouvait à Mûr-de-Bretagne où un vicomte de Rohan, probablement Alain IV (1195-1205) fait construire un château. Par la suite, le château, probablement ruiné, est remplacé par un manoir qui sert de rendez-vous de chasse à la famille de Rohan et porte le nom de Plaisance.

La première municipalité de Mûr-de-Bretagne est élue au début de 1790. A la même époque Mûr-de-Bretagne devient un chef-lieu de canton.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Mur (en 1280), par. de Mur (en 1283, en 1284), Mur (vers 1330), Mûr (en 1861), Mur-de-Bretagne (en 1856) et enfin Mûr-de-Bretagne à partir de 1957 (décret du 26 mars 1957).

Note : la commune de Mûr-de-Bretagne est formée des villages : Pouillet, Kerbahic, Keriel, Treffaut, Kervos, Kermarec, Squiriec, Lisquily, Nevert, Boconnaire, Coëtdrien, Kerguinal, Curlan, Kerhotesse, Kerguillaume, Cozquer-Kerguillaume, etc...

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PATRIMOINE de MUR-DE-BRETAGNE

l'église Saint-Pierre (1873), édifiée entre 1873 et 1881 par l'entrepreneur Bellec sur les plans du chanoine Daniel, recteur de Mûr-de-Bretagne. Elle est bénite le 24 juin 1873 et consacrée le 4 septembre 1881. Cet édifice remplace une ancienne église dont le choeur avait été édifié en 1623. L'ancienne église avait été restaurée en 1701 avant d'être remplacée au XIXème siècle par un nouvel édifice. On y trouvait jadis les confréries du Rosaire et du Mont-Carmel. L'église abrite une statue de la Vierge à l'Enfant qui date du XV-XVIIème siècle et un aigle-lutrin qui date du XVIème siècle ;

la chapelle Sainte-Suzanne (1496 - 1694 - XVIIème siècle). Cette chapelle est construite le 14 avril 1496 grâce à la famille de Rohan, et restaurée en 1694. En effet le 14 avril 1496, le vicomte Jean II fait "don du rachat de Coetanfao (après le décès de Jean de Keriec) à Gilles Le Boucher, recteur de Mur, pour aider à l'édification d'une chapelle de Sainte-Suzanne, entreprise à Mur au fief de la vicomté". La chapelle actuelle, dont les travaux s'échelonnent de 1693 à 1722 environ, remplace une première chapelle construite sur les hauteurs de Méné-Heiz (ou Meneniez). En 1732, les comptes des fabriciens de Sainte-Suzanne indiquent que le cimetière qui constitue l'enclos de la chapelle a englobé les ruines "d'un vieux château" (on suppose qu'il s'agit du château de Plaisance ruiné dès le début du XVIIème siècle car il n'est déjà plus cité dans les aveux de 1638 et 1682). Le chœur date de 1694 et le clocher-porche, oeuvre de l'architecte Antoine Guiber, date de 1758-1764. Le lambris de couvrement est peint en 1722-1723 par Roch Delaporte de scènes illustrant la Passion du Christ et la vie de sainte Suzanne. La balustrade de jubé avec bas-reliefs de la Passion date du début du XVIIème siècle. Le retable du maître-autel, oeuvre de Simon Ollivault (sculpteur à Ploërmel) et de Du Couédic (menuisier), date de 1699. Les retables latéraux, oeuvre de Simon Ollivault (sculpteur à Ploërmel) et de Du Couédic (menuisier), datent de 1706. La maquette ex-voto de frégate date du XVIIIème siècle. Les fausses orgues datent du XVIIIème siècle ;

la chapelle Saint-Jean (XVIème siècle, 1762-1803). Elle est en forme de croix latine et comporte des fenestrages datant du XVIème siècle. On prétend qu'elle aurait été transférée du lieu-dit Cosquer au lieu-dit Saint-Jean au début du XVIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de Pitié ou du Pénity (1729) ;

les croix de Kerbohalen ou Kerbotin (XVIème siècle), de Coët-Drien (1751), de Squiviec (1767), du cimetière (XVIIème siècle), de Coët-Nohen (XVIIIème siècle) ;

le calvaire du Poulpry (XVIIIème siècle) ;

le château de la Roche-Guézennec (XVIIème siècle) ;

le château Le Cerf (XIXème siècle), propriété de la famille Le Cerf. Vers 1815, cette famille entre en possession de ce qui reste de la seigneurie de Mur qui remonte dit-on au temps de Hoël II, duc de Bretagne (VIème siècle). L'édifice appartient aujourd'hui à la commune de Mûr-de-Bretagne ; 

les manoirs de Kerdanio (XVIIIème siècle), de Botrain (XVIIIème siècle) ;

les fontaines Saint-Jean (XVIIIème siècle), Sainte-Marguerite ou Sainte-Suzanne (XVIIIème siècle), Notre-Dame de Pitié (XVIIIème siècle), Styvell ;

les maisons de Curlan (1643 et 1688), du bourg (XVIIème siècle), de Botminy et Kervos (XVIIème siècle) ;

les maisons de Treffaut (1667), de Kervos (1721), de Bizidel (1728), de Squiviec (1730), Coët-Correc (1752) ;

la ferme de Lisquily (1722), édifiée par Hervé Quiterel et son épouse, Jeanne Léauté ;

les moulins à eau d'Embas, de la Roche, Launay, du Guer, de Poullihet ;

A signaler aussi :

les menhirs de Botrain et de Boconnaire ou Baconnaire (époque néolithique) ;

la motte de Castel-Gestin ;

l'allée couverte de Coët-Correc ;

la découverte d’un dépôt de 56 haches à douilles à Hent Trez (âge de fer) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MUR-DE-BRETAGNE

La seigneurie de Mur remonte au temps de Hoël II, duc de Bretagne qui fut assassiné par Canao, son frère, en 537. Elle eut pour premiers seigneurs les comtes de Cornouailles, dont l'un, Eudon, épousa Soenne, tante du duc. De cette union naquirent plusieurs enfants. Vers 1160, une grande partie de l'héritage de Constance de Bretagne, épouse du vicomte Alain III de Rohan et soeur du duc Conan IV, est démembrée pour former Coëtbuhan-Mur. La branche qui possédait la seigneurie de Mur à titre de comté était désigné sous la qualification de comte de Launay-Mur. Christophe de Mur, fils puîné de Garcis de Mur et Béatrix de Rostrenen, qui vivaient en 1557, épousa Louise, fille de Thibaud de La Rivière (maison située en la paroisse d'Auverné, au diocèse de Nantes). Son fils Geffroy prit le nom de la Rivière.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Mûr-de-Bretagne. 

(à compléter)

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