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MATIGNON

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La commune de Matignon (pucenoire.gif (870 octets) Matignon) est chef lieu de canton. Matignon dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MATIGNON

Matignon vient, semble-t-il, du latin « Mattinius ».

Matignon (ou mieux Saint-Germain à qui Matignon a succédé) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pléboulle. Il existe au XIIIème siècle une famille de Matignon, éteinte avec Lucie de Matignon, femme d'Etienne Goyon (ou Gouyon ou Goueon) originaire des environs de Dol (vers 1209) et dont les descendants vont posséder par héritage la seigneurie de Matignon. Les Gouyon ou Goyon de Matignon, qui deviennent les Grimaldi, vont régner de 1731 à 1949 sur la principauté de Monaco.

Ville de Matignon (Bretagne).

Le premier Goyon (ou Gouyon) connu participe à la lutte contre les Normands avec Barbetorte en 937 et fait bâtir la forteresse de la Roche Goyon, plus connue aujourd'hui sous le nom de Fort La Latte (commune de Fréhel). Par acte passé en 1278, les religieux de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois reconnaissent Denise de Matignon (épouse du vicomte de Merdrignac) pour leur fondatrice. En 1338, Etienne II Goyon, seigneur de Matignon accorde aux religieux de Saint-Jacut franchise pour leurs vassaux aux foires de Matignon. Lors de la Guerre de Succession (1341-1364), Charles de Blois confie à Etienne III Goyon le gouvernement de la ville de Jugon. La seigneurie de la Roche-Goyon est confisquée par Montfort. Bertrand II de Goyon, époux de Jeanne de Montafilant combat à côté de Du Guesclin en 1355. C'est Etienne, le frère de Bertrand II de Goyon, qui est la tige des marquis de La Moussaye. Etienne de Goyon, fils d'Alain et de Jeanne d'Avaugour est gouverneur de la ville de Rennes en 1374 et premier ministre de Jean IV. Jean Goyon de Matignon épouse en 1421 Marguerite de Mauny, fille d'Olivier de Mauny, baron de Thorigny ou Torigny. Jean Goyon, sieur de Miniac, second fils de Bertrand de Goyon et de Jeanne de Dinan, sieur de Matignon, participe au fameux Combat des Trente et épouse Jeanne de Beaucorps. Jacques II de Goyon (sire de Matignon, comte de Thorigny, prince de Mortagne sur Gironde), né le 16 septembre 1525, fils d'Anne de Silly, épouse le 2 mai 1558, Françoise de Daillon du Lude, fille aînée de Jean de Daillon (comte du Lude) et d'Anne de Batarnoy. Henri III le fait Maréchal en 1578 puis chevalier du Saint-Esprit en 1579. Il décède en 1597 dans son château de Lesparre.

Ville de Matignon (Bretagne).

L’ordre du Temple semble avoir installé l'une de ses aumôneries (Croix Hahaguis ou Croix-Houys ou Croix-Huis) sur le territoire de Matignon, comme en témoigne une charte de 1160. Au XVIIème siècle, La Croix-Huis, avec la chapelle Saint-Jean-de-L'Hôpital, relève du membre de Carentoir.

La première mention du nom de Matignon apparaît avec Olivier de Matignon, qui fait don de ses biens à l’abbaye de Saint-Valéry.Qualifié de manoir dans un acte de 1289, le château de Matignon, construit à une date indéterminée au lieu-dit Le Manoir, avait dès 1225 sa mesure propre. Il appartient à cette époque à Etienne Goyon, chambellan de Bretagne et seigneur de la Roche-Goyon, en Pléhérel, époux de Lucie (ou Luce ou Louise), dame de Matignon, qui fait don de ses biens en 1208 à l'abbaye Saint-Valéry et devient chapelain de Saint-Galléry. Le prieuré de Saint-Valéry est vendu en 1259 à l'abbaye de Saint-Aubin des Bois. La chapelle du château de Matignon est érigée en collégiale en 1414. Les ruines du château primitif existaient encore en 1677, époque où un aveu en attestait l'existence.

Le territoire de la commune actuelle coïncide à peu de choses près avec celui de l'ancienne paroisse de Saint-Germain-de-la-Mer. Saint-Germain de Matignon est cité comme paroisse dès 1219 dans le cartulaire de Saint-Aubin-des-Bois (Anc. év. III, 54). Cette paroisse appartient au diocèse de Saint-Brieuc et élit sa première municipalité au début de 1790. La ville de Matignon en Saint-Germain-de-la-Mer était, sous l'Ancien Régime, le siège de la juridiction de la châtellenie de Matignon. Le 5 février 1803, l’église de Matignon (ou la collégiale) devient paroisse à part entière.

Ville de Matignon (Bretagne).

Le territoire de la commune subit plusieurs modifications à partir du début du XIXème siècle :

par arrêté du 27 avril 1825, Matignon, cède à Saint-Cast le village du Breil ;  

par ordonnance du 15 mars 1826, Matignon, cède à Pléboulle une fraction sise au sud du village des Mares en échange d'une fraction sise entre le Gué et la saline des Sablons, une fraction située au nord du village des Mottais et le village de la Haute-Ville ;  

par la même ordonnance (15 mars 1826), Matignon cède à Saint-Pôtan une fraction sise au sud du village de la Lande-Basse.

On rencontre les appellations suivantes : Matignon (en 1208), Mathinnhum (en 1212), Par. S. Germani de Matignon (en 1219).

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Note 1 : Paul Sébillot (écrivain et peintre) est né à Matignon le 6 février 1843.

Note 2 : en 1057, Jean de Goyon assiste aux Etats assemblés par Eudon. En 1095, Etienne de Goyon figure au nombre des chevaliers bretons qui suivirent Alain Fergent en Palestine. A son retour, il fonde le prieuré de Saint-Valeri, près de Matignon. Denis Goyon est le bienfaiteur de l'abbaye de Saint-Jacut. En 1177, lorsque le roi d'Angleterre, Henri II, s'empare du château de Dol, Guignes et Seldivin de Goyon, qui le défendaient, sont faits prisonniers. En 1180, Etienne Goyon, chambellan de Bretagne, seigneur de la Roche-Goyon épouse Luce, dame de Matignon, et fait plusieurs fondations à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. En 1203, Jean Geoffroi, cinquième fils des précédents, épouse Marguerite de Plancoët et est député par les Etats au roi Philippe-Auguste pour le supplier de venger la mort d'Arthur, assassiné par son oncle Jean-sans-Terre. En 1218, Damette de Matignon fait une donation en faveur du Mont-Saint-Michel. En 1219, Hugues Goyon décède, laissant un fils, Raoul Goyon, qui n'eut pas d'enfants, et une fille, Denise Goyon, dame et héritière de Matignon, qui épouse Robert, vicomte de Merdrignac. Cette dame et après elle Alain Goyon et plusieurs autres membres de cette famille font des donations importantes à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. En 1284, Alain Goyon hérite de la terre et seigneurie de Matignon, et prend le titre de seigneur de Matignon. Il a six enfants : Bertrand, le troisième épouse Jeanne de la Roche-Derrien, dite de Bretagne, et fonde en 1323, une chapelle dans l'église de Matignon, qu'il dote de 25 "mines" de blé par an. En 1338, Etienne Goyon, seigneur de Matignon et de la Roche-Goyon, accorde aux moines de Saint-Jacut des franchises aux foires et marchés de Matignon pour tous les vassaux de cette abbaye. Il fonde en outre deux chapelles dans l'église de Matignon : il est capitaine du château de Jugon, et l'un des plus zélés serviteurs de Charles de Blois. En punition de son attachement aux Penthièvre, Montfort le dépouille de sa seigneurie de la Roche-Goyon. En 1350, Louis Goyon combat à la bataille des Trente. Il épouse Jeanne de Beaucorps. En 1364, un Goyon-Matignon porte l'étendard de Bertrand Du Guesclin à la bataille de Cocherel, où les Anglais sont défaits. En 1374, Etienne commence la branche des Goyon la Moussaye. En 1605, Les Goyon-Matignon possèdent la terre du Guildo. Cette famille illustre fournit quatre évêques (un à Coutances, un à Lizieux, un à Saint-Pol-de-Léon et un à Condom), un amiral, Odet de Goyon, comte de Thorigny, un lieutenant-général des armées du roi, nommé Jacques de Goyon, quatre maréchaux de France, Jacques de Goyon, gouverneur de Guyenne, qui remplit les fonctions de connétable au sacre de Henri IV, en 1594, Auguste de Matignon qui est ambassadeur. François Léonor Jacques de Goyon, sire de Matignon, comte de Thorigny, duc de Valantinois, pair de France, épouse Louise Hippolyte Grimaldi à l'automne 1715. Le premier descend d'Etienne Goyon qui devint seigneur de Matignon en épousant Luce de Matignon vers l'an 1200. Quant à Louise Grimaldi, elle est la fille aînée d'Antoine Grimaldi, prince de Monaco. Le père de cette dernière autorise l'union à une condition : que François Goyon et ses successeurs prennent le nom et les armes des Grimaldi (c'est derniers n'ayant pas d'enfant mâle et donc d'héritier). Les Goyon-Matignon deviennent ensuite princes souverains de Monaco le 26 février 1731, et prennent à dater de cette époque le nom et les armes des Grimaldi. François Goyon devient prince de Monaco le 26 février 1731, sous le nom de Jacques Ier. Charles Maurice Goyon, le fils de François Goyon, vend la terre de Matignon le 18 décembre 1765. En 1789, le comté de Matignon appartient à Anne Charles François de Montmorency, époux d'Anne Caroline de Goyon, dame et héritière de la seigneurie de Matignon. Les Goyon-Matignon avaient jadis le droit de présenter un religieux au monastère de Saint-Aubin-des-Bois. En 1779, les Goyon-Matignon, à l'occasion d'un procès contre la famille de Thomatz, obtiennent un arrêt du parlement, portant que le nom de cette famille est Gouyon, et non pas Goyon, ce dernier nom n'appartient qu'à eux seuls. Les seigneurs de Matignon sont fondateurs de l'église primitive, du presbytère et du cimetière de Plèvenon. Ils se disaient encore seigneurs propriétaires de Fréhel, de Pléboulle, Pléhérel, et autres paroisses. Ils possédaient jadis en Saint-Cast, Saint-Germain-de-la-Mer et Matignon, un bailliage dit la "grande recette de Matignon". La châtellenie du Guido, qui formait une baronnie en 1536, leur appartenait aussi. Enfin, ils étaient seigneurs supérieurs, patrons et fondateurs de l'église de Languenan.

   Voir   Matignon " La famille Goyon-Matignon ".

Ville de Matignon (Bretagne).

Note 3 :  C'est le 30 septembre 1719, que l'on peut dater la naissance de l'hôtel Matignon, à Paris. En effet, son propriétaire de l'époque, le prince de Tingry, maréchal de France, fait appel à Jean Courtonne pour construire l'édifice. Le coût élevé des travaux oblige le prince de vendre le domaine à Jacques Gouyon, seigneur de Matignon, qui prend en charge l'achèvement des travaux jusqu'en 1725.

Note 4 : la commune de Matignon est formée des villages : Saint-Germain, la Vigne, le Bas-Saint-Jean, l'Abbaye, la Fontaine-Gourin, les Villes-Audrin, les Sablons, Bellevue, Belêtre, la Ville-Saloup, la Ville-Corbin, l'Hôpital, l'Abbaye-Saint-Gallery. Saint-Gallery ou Saint-Valery avait autrefois un prieuré fondé par la famille Gouyon. Parmi les villages : l'Abbaye, l'Hôpital ; parmi les lieux dits : le Pont Saint-Ideuc, le Croix Saint-Potan.

Voir   Matignon " Le doyenné de Matignon durant la période révolutionnaire ".

Ville de Matignon (Bretagne).

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PATRIMOINE de MATIGNON

l'église Notre-Dame (1847). Cette église, édifiée par Louis Adam sur des plans de Bézier-Lafosse, remplace une ancienne chapelle castrale, devenue collégiale au XIVème siècle, du fait de l'éloignement de l'église de Saint-Germain-sur-Mer. En 1323, Bertrand de Goyon avait fondé une chapelle dans l'ancienne église de Matignon. Etienne de Goyon en 1338 et Bertrand II en 1397 y avaient aussi fondé leur chapelle. Sept chapellenies fondées par la famille Goyon sont énumérées, semble-t-il, en 1516 : Saint-Gilles, Sainte-Catherine, Saint-Christophe, Sainte-Marguerite, Saint-Etienne et la Bonne Vierge Marie... L'ensemble de ces chapellenies, confié à autant de chapelains, est qualifié de collégiale. La collégiale Notre-Dame devient église curiale par décret du 18 germinal an XI (8 avril 1803). " En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées, plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur. L’édifice actuel, qui a remplacé l’antique collégiale dédiée à la sainte Vierge en 1434, date du XIXème siècle. Construite sur les plans de M. Bezier Lafosse, architecte de Saint-Servan, par M. Louis Adam, entrepreneur, ses travaux furent adjugés le 19 juin 1843 et elle fut livrée au culte en novembre 1847, terminée alors à l’exception de la flèche. La bénédiction solennelle en fut faite par Mgr. Le Mée le 25 septembre 1848. La flèche fut construite en 1897 par M. Eveillard, de Lamballe, sur les plans de M. Le Guerrannic " (R. Couffon). La flèche date de 1897. Les trois autels de chêne sont l'oeuvre de l'ébéniste Hérault de Rennes. Le Jour Céleste date de 1855 et la statue de la Vierge de l'Assomption est l'oeuvre du sculpteur rennais Barré. L'escalier qui mène à l'église date de 1875. Suite à une souscription datée de 1884, l'église possède trois cloches (l'une se nomme Hélène Marie Joseph Victor, les autres se nomment Françoise Estelle Marie et Marie Angèle Françoise). Les vitraux datent de 1943. L'horloge date de 1899. La toiture a été réparée en 1938 et en 1953. L'église est bénie le 24 ou 25 septembre 1848 par Mgr Le Mée, évêque de Saint-Brieuc-Tréguier. Le cimetière est bénie le 12 juillet 1809 par Mgr Caffarelli ;

Ville de Matignon  La Collégiale Notre-Dame de Matignon

Ville de Matignon  Le clergé de Saint-Germain de la Mer et Saint-Germain-Matignon durant la Révolution

Eglise de Matignon (Bretagne). Eglise de Matignon (Bretagne).

la chapelle Saint-Germain-de-la-Mer (XIXème siècle). Saint-Germain est un évêque d'Auxerre (Vème siècle). L'église qu'elle remplace a été détruite entre 1848 et 1875. La chapelle actuelle date de 1875 et fut édifiée sous le mandat de Guillaume Tual, curé doyen de Matignon de 1868 à 1881. " L’ancienne église fut commencée à démolir peu avant 1848 et définitivement en 1875. A sa place, l’on édifia la chapelle actuelle, de plan rectangulaire, dans laquelle l’on a conservé à l'ouest le porche du XIIème siècle. Mobilier : Bénitier du XIIIème ; maître-autel du XVIIIème provenant de l’ancienne église, statues anciennes de saint Germain, saint Louis, saint Marc " (R. Couffon). Le portail date du XIIème siècle et provient de l'ancienne église paroissiale, détruite en 1848. Le bénitier date du XIIIème siècle. La cuve baptismale date du XIIème siècle. Le retable, en bois de chêne, date du XVIIIème siècle : il est décoré de colonnettes et de figurines représentant saint Pierre et saint Jean-Baptiste. On y trouve un Christ en croix (XVIIème siècle) et des statues en bois : celle de Saint Antoine de Padoue (XVIème siècle), celle de Saint Germain (XVIIème siècle) et celle de Saint Louis (XVIIème siècle). Chef-lieu paroissial jusqu'à la Révolution, le service religieux est transféré à Matignon dans la collégiale Notre-Dame, qui est érigée en 1803 en église curiale ;

Nota 1 : Notes sur la paroisse de Saint-Germain-de-la-Mer et ses Chapelles. Puisque nous avons parlé de la collégiale de Notre-Dame de Matignon, de ses derniers chanoines ainsi que des derniers membres du clergé de Saint-Germain-de-la-Mer, peut-être aimera-t-on à connaître quelques renseignements sur cette paroisse aujourd'hui disparue depuis plus d'un siècle. Elle devait remonter au Moyen-Age, si l'on en juge par le joli portail roman de son église que l'on a eu l'heureuse idée de conserver et que l'on peut toujours admirer au vieux bourg de Saint-Germain. On remarque aussi dans la chapelle que l'on a élevée sur les ruines de la vieille église, une cuve baptismale très intéressante de l'époque romane [Note : M. le Vicomte de la Messelière en a donné un dessin à la p. 35 de son Pays de Lamballe, publié à Saint-Brieuc en 1921]. L'autel présente un beau retable en bois du XVIIIème siècle ainsi que quelques vieilles statues de bois très bien sculptées. La paroisse de Saint-Germain apparaît en 1330 dans les Pouillés de la Province de Tours publiés par Longnon en 1903 à l'imprimerie Nationale. Elle figure à cette date comme taxée à 20 sols dans un compte de l'archidiaconé de Penthièvre. Au XVIIIème siècle et peut-être auparavant, son rectorat, était à l'alternative, autrement dit la nomination du recteur, appartenait soit au pape, soit à l'évêque, chacun dans leurs mois, mais les nominations, qui en principe appartenaient au pape, étaient mises au concours depuis 1741. D'après H. Sée et A. Lesort, au T. IIIème des Cahiers de doléances de la Sénéchaussée de Rennes pour les Etats Généraux de 1789, édités en 1911, p. 634, le recteur de Saint-Germain payait en 1783 seize livres de décimes. Cependant il était seulement à portion congrue, affirmait le recteur Nicolas dans sa déclaration précitée du 19 juin 1706 [Note : La déclaration du 30 janvier 1680 avait fixé la portion congrue pour les recteurs à 300 livres, plus les dîmes dites novales. L'édit de mai 1768 éleva la dite portion à 500 livres. Enfin un édit du mois de septembre 1786 la porta à 700 livres, mais le Parlement de Bretagne se refusait à enregistrer cette ordonnance, à laquelle il ne se résigna que le 2 mars 1789 (M. Marion : Dictionnaire des Institutions de la France aux XVIIème et XVIIIème siècles. Paris, 1923 p. 446)]. Le 21 décembre 1790, M. Ernault, dont nous avons donné le curriculum vitae, évaluait ses ressources annuelles à 668 livres, y compris le revenu d'une pièce de terre sise en Ruca, louée 18 livres [Note : Cette terre appelée les Champs-Hugiaux fut vendue à François Bellebon le 11 février 1809] et 21 livres que lui rapportait la dîme des agneaux. A cette somme, il fallait ajouter 120 livres dues par le chapitre de la cathédrale de Saint-Brieuc [Note : Mais le recteur Ernault, du total de sa portion congrue, estimait avoir 231 livres à déduire, qu'il dénombrait comme suit : Coureur de dîmes : 38 livres 10 sols. — Charrois : 36 livres. — Nourriture des ouvriers : 30 livres. — Réfection de l'aire à battre : 6 livres. — Battage et nettoyage du grain : 22 livres. — Boisson pour ses ouvriers : une barrique de cidre : 45 livres. — Autres frais pour le lin et la laine : 55 livres 5 sols. — Mais nous croyons que le chiffre des frais en question est notablement exagéré]. En réalité, le rectorat de Saint-Germain n'enrichissait pas son prêtre et certaines des chapellenies de la collégiale étaient d'un revenu plus fructueux avec en moins les responsabilités paroissiales. Saint-Germain, comme la plupart des églises autrefois, possédait des fondations, mais celles-ci elles aussi étaient plutôt modestes. L'une d'elles rapportait 5 boisseaux de blé, mais en retour on devait célébrer une messe tous les quinze jours aux intentions de Jean Girard, son fondateur, dans la chapelle Saint-Jean de l'Hôpital de Saint-Germain. Ce nom évoque le souvenir des Hospitaliers de Saint-Jean qui furent autrefois largement possessionnés dans cette contrée, soit en même temps, soit comme héritiers des Templiers de Montbran en Pléboulle. Une charte de 1160 leur attribue alors l'aumônerie de la Croix-Huis, laquelle en 1643 constituait un membre du temple de Carentoir et étendait encore à cette époque ses biens en Saint-Germain, Saint-Cast, Pléboulle, Pléhérel, Hénanbihen et Erquy. Aujourd'hui rien ne subsiste plus depuis longtemps de la Chapelle Saint-Jean. Seule une vieille croix, près de laquelle, selon la tradition, les Hospitaliers rendaient la justice rappelle maintenant en ces lieux le souvenir lointain des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem [Note : Cf. G. de Corson : Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Bretagne, in-8, Nantes, 1902, p. 97 et sq. Cet auteur ne paraît pas avoir connu l'existence de la chapelle Saint-Jean]. Sept boisseaux de froment avaient été légués par Perronnelle de la Houssaie pour la célébration d'une messe hebdomadaire. Jacqueline Noël, plus généreuse, avait légué pour cette même fin jusqu'à 10 boisseaux de froment. Pierre de Saint-Méloir, dans le même but, avait donné 12 livres à verser annuellement sur le revenu de certaines terres. Enfin, Gilles Fournel, sieur de Launay, avait fondé une messe chaque vendredi moyennant 26 livres annuelles. Naturellement les réformateurs de 1789 n'hésitèrent pas à faire table rase des intentions des donateurs et confisquèrent leurs fondations ainsi que sept pièces de terre sur lesquelles elles étaient assises. Indépendamment de la chapelle de l'Hôpital Saint-Jean, quelques chapelles domestiques existaient à Saint-Germain-Matignon avant 1789. C'est ainsi que, le 3 décembre 1715, messire Louis du Breil de Pontbriand, seigneur de la Brousse en Saint-Pôtan et de la Chesnaie-Taniot, avait fondé de 50 livres de rentes la chapelle qu'il avait fait construire près de ce dernier manoir. Le sieur des Villes-Salou avait également, vers cette même époque, fondé de 60 livres de rentes, la chapelle qu'il venait de faire bâtir près la gentilhommière de ce nom. Mentionnons aussi la chapelle Saint-Marc, dont nous avons déjà dit un mot. Située à environ 400 toises de la maison de la Ville-Nizan, elle était desservie par un chapelain payé par le propriétaire de ce manoir. Elle avait été fondée vers 1635 par Jean de Lesquen et Jeanne de Gouyon, son épouse, qui y assurèrent une messe chaque vendredi. En 1790, elle appartenait à Eulalie-Marie-Reine de la Goublaye, épouse de Jean-Joseph de Chateaubriand. Les municipaux de Saint-Germain-Matignon en firent enlever la cloche et patte-ficher les portes en juillet 1791 parce qu'elle était desservie par un prêtre insermenté (le chanoine Lécuyer), et parce que les fidèles s'y rendaient en grand nombre pour assister à une « bonne messe ». Signalons enfin une chapelle, ou peut-être plutôt une chapellenie, dite des Salines, qui se desservait dans l'église paroissiale de Saint-Germain, au moins en 1789. Jeanne de Gouyon, dame de la Garenne, l'avait fondée dès 1er mai 1650 d'une messe chaque lundi et mercredi et Pierre de la Chapelle, le 16 mai 1692, y avait ajouté une messe basse chaque mardi (A. Lemasson).

Eglise de Matignon (Bretagne).

  

Eglise de Matignon (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Pierre, aujourd'hui disparue. Cette chapelle existait encore pendant la Révolution : une réunion, en vue de l'organisation de la Garde Nationale, s'y tient le 17 juin 1792. Elle était jadis entourée d'un cimetière. Elle est vendue comme bien national le 29 pluviôse de l'an VI. Détruite en 1863, les pierres tombales en provenant furent transportées à Saint-Brieuc, puis à Tréguier ;

Nota 2 : La Chapelle Saint-Pierre de Matignon. La plus importante des chapelles de Saint-Germain-Matignon était celle du prieuré Saint-Pierre, sise sur le côté gauche de la route nationale qui conduit de Matignon à Dinard, à l'issue Est du bourg de Matignon. Cette chapelle, couverte en ardoises de Saint-Cast et qui semble avoir été assez vaste, puisque si l'on en croit ses expertiseurs en l'an VI, elle aurait mesuré 16 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur et 5 mètres sous voûte, avec à l'avant un terrain planté d'arbres, autrefois à l'usage de cimetière [Note : Ces dimensions cadrent assez bien avec celles que donne Gaultier du Mottay d'après un acte du 28 juin 1747 : longueur 50 pieds ; largeur 18 pieds. (Annuaire des Côtes-du-Nord de 1864)] ; cette chapelle, disons-nous, fut acquise pour 1.600 fr. le 11 floréal an VI (30 avril 1798) par un certain Levavasseur de Matignon. Elle était alors, paraît-il, depuis longtemps déjà, dans le plus mauvais état d'entretien. Son titulaire en 1789 était M. Claude-Bernard de Keryvot, ancien recteur de Ploubazlanec, alors fixé aux environs de Paris, lequel l'avait obtenue sur présentation du seigneur comte de La Moussaye qui en avait le patronage. Elle lui valait deux traits de dîmes loués 999 livres en 1790, plus 9 boisseaux de froment dus chaque an par les héritiers de Georges Morin et 9 livres d'argent. En retour, il devait payer 36 livres de décimes et faire acquitter 3 messes basses chaque semaine, soit au total 100 livres de charges par an. En 1782, les habitants de la ville de Matignon adressaient à l'évêque de Saint-Brieuc une humble requête, en vue d'obtenir qu'une partie des rentes attachées à cette chapelle qui tombait en ruines, fût affectée à assurer la célébration d'une messe basse chaque dimanche dans l'église collégiale de Matignon, à laquelle serait fait le catéchisme par les chanoines. Les excellents Matignonais trouvaient en effet qu'il était pénible et parfois même impossible, d'aller à la messe jusqu'à l'extrémité de la paroisse et d'envoyer leurs enfants si loin au catéchisme ; ce en quoi du reste Mgr de Bellescize jugea qu'ils avaient raison. François-Louis-Jacques Philippe, chef de ce nom et d'armes, comte de la Moussaye, chevalier, seigneur de Carcouët et vicomte de Saint-Denoual, Planguenoual et autres lieux, abonda aussi dans ce sens. Il semblait que l'affaire était résolue. Nous ignorons qui l'empêcha d'aboutir. Cette chapelle Saint-Pierre, si délaissée à la veille de la Révolution, avait dû jouir d'une grande vogue autrefois et remontait sans doute aux beaux siècles du Moyen-Age [Note : Dans le compte de 1516 précité, cette chapellenie était taxée 55 sols et celle de la collégiale 50 sols. (Archives Nationales G. 8)]. Au mois de juin 1863, on découvrit sur son emplacement vingt-quatre pierres tombales, parmi lesquelles quatre présentaient tous les caractères du XIVème siècle. Le doyen de Matignon, à cette époque M. le chanoine Kersanté, tout entier à la construction de sa nouvelle église, ne prêta à ces vénérables monuments d'un autre âge qu'une attention distraite. Il ne lui vint pas à l'esprit qu'elles eussent été l'un des plus curieux ornements du sanctuaire qu'il venait d'édifier. Le préfet des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), sans doute alerté par M. J. Gaultier du Mottay (Annuaire des Côtes-du-Nord, année 1864), pour sauver les plus intéressantes de ces pierres de la destruction, les fit transporter au musée de Saint-Brieuc. Elles y parurent bientôt encombrantes. Nous les avons vues jadis dans la cour des Archives des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) mélangées avec celles des fondateurs de l'abbaye de Beaulieu. On ignorera sans doute toujours dans quel, dessein on les a exilées dans le cloître de la cathédrale de Tréguier où, paraît-il, elles semblent déplacées à d'aucuns. Quand on sera décidé à les faire occuper la place qui leur convient, on n'hésitera pas à les ramener à l'église de Matignon, lieu qu'elles n'auraient jamais dû quitter et, après tant de pérégrinations inutiles, elles y trouveront enfin le repos (A. Lemasson, 1936).

l'ancienne chapelle Saint-Jean de l'Hospital, située jadis à la Croix Houys (ou Croix-Huis). Il s'agissait de l'ancien reste de l'antique Commanderie des Chevaliers de Malte. Elle dépendait de la Croix-Huis, membre de Carentoir. Une croix indique encore l'emplacement de la chapelle, c'est la croix Saint-Jean ;

Nota 3 : Comme l'hôpital de Quessoy et Saint-Jean-de-Stablehon, l'hôpital de la Croix-Huis existait en 1160. Un Etat de la commanderie de 1644 stipule : " Encore, en la paroisse de Saint-Cast , près Matignon , évesché de Saint-Brieuc, à environ quatre lieues de Dinan, est un aultre membre dépendant de ladite commandrye, appelé la Croix-Huis , où y a une chapelle fondée de Saint-Jan-Baptiste, desservie par Dom Guy Gourneuff, lequel pour tout sallaire reçoit les oblations et charités des voisins , et y a audit lieu ornements suffisantz pour y faire le service, lesquels sont audit Gourneuff qui y entretient pareillement les opérations de ladite chapelle, et sur le pignon d'icelle une moyenne cloche. Et n'y a audit lieu aucun domaine ny logement du propre de ladite commandrye,' fort quelques rentes, dixmes et obéissance sur quelques maisons et héritages situez aux environs de ladite chapelle. Comme encore sur certains héritages qui sont ès paroisses de Henan- Bihan , Pléboulb, Plehérel , Erquy, et se pourvoist toute juridiction à l'hospital de Quellouay". On retrouve encore le village de Saint-Jean, en Henan-Bihan, et les villages de l'Hôpital, en Pléhérel et en Erquy (l'abbé Guillotin de Corson).

Chapelle de Matignon (Bretagne).

l'ancienne abbaye de Saint-Galléry ou Saint-Valéry (ou Saint-Valéry-sur-Mer). Cette abbaye aurait été fondée, d'après la tradition, par Galléry ou Valéry, compagnon de saint Germain et Potan, suite à leur débarquement dans la baie de la Fresnaye. Sous l'impulsion d'Olivier de Matignon, un prieuré lui succède vers 1208. Ce prieuré relève du couvent de Saint-Valéry-sur-Mer en 1246. Ce prieuré est vendu en 1259 à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (en Plédéliac). Il ne subsiste que la chapelle du couvent au XVIIIème siècle ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Marc. Elle avait été fondée au XVIIème siècle par Jean de Lesquen et Jeanne de Gouyon son épouse. Le Crucifix a été recueilli dans la chapelle de Launay-Mottais. - la chapelle de la Chesnaie-Taniot. Elle datait du début du XVIIIème siècle et avait été fondée par Louis du Breil de Pontbriand . - la chapelle de la Ville-Saloup. Elle datait du début du XVIIIème siècle (R. Couffon) ;

la croix de Saint-Germain (XVIIème siècle), située sur le placitre de la chapelle ;

Chapelle de Matignon (Bretagne).

les vieilles croix Potan, situées au sud de Saint-Germain. Elles ont été restaurées en 1900 ;

le calvaire (1906), situé au lieu-dit "Champ de la Croix" et édifié par la famille de Moulin ;

le château ou manoir de la Chesnaye-Taniot ou de la Chesnais (XVIIème siècle), édifié par Louis de Trémereuc (entre 1683 et 1689). L'ancien manoir était la propriété de Jean Gouyon (époux de Eonnet Collet) en 1481. Le château actuel devient ensuite la propriété de Louis-Mathurin du Breil (vicomte de Pontbriand) en 1714, et des familles La Moussaye (en 1719) et Desmier de Ligouyer (au XVIIIème siècle). Ce château possédait jadis une chapelle privée édifiée en 1715 par François Louis du Breil (vicomte du Pontbriand, de la Chesnaye, de la Brousse,...). Une cache aménagée à la Chesnaye-Tanio servait sous la Révolution à quelques prêtres réfractaires. Edouard de la Moussaye, époux de Marguerite de Leusse et dernier châtelain de la Chesnaye-Tanio, est décédé en 1968. Les armoiries des Trémereuc, famille alliée aux Matignon sont représentées sur la cheminée de l'une des salles ;

Ville de Matignon (Bretagne) : château de Chesnais.

le manoir de la Vigne (XVI-XVIIème siècle), édifié par la famille de La Vigne (de Saint-Germain) en 1691. Propriété de Bertrand de La Vigne en 1536 et de François de La Vigne en 1569. A partir du XVIIIème siècle, la demeure est la propriété successive des familles Miniac de La Ville-ès-Nouveaux, La Motte de Beaumanoir, La Forest d'Armaillé, Palys et Bernard de La Vieuxville. Le manoir possède un escalier à vis du XVème siècle. La grange date du XVIIème siècle et l'étable date du XVIIIème siècle. On y voit aussi deux puits ainsi que deux portails, datés de 1758 et 1776 ;

le manoir de la Ville-Salou ou Ville-Saloux, propriété de la famille La Chapelle. Propriété de la famille des La Chapelle du XVIème au XVIIIème siècle. Il existait, en 1536, deux manoirs : l'un appartenant à Jacques de La Chapelle et l'autre à Gilles de La Chapelle. En 1569, cette terre est la propriété de Guyon de La Chapelle ;

le manoir des Villes-Audrain (XVI-XVIIème siècle). Le manoir primitif appartenait à Jehan de Saint-Meletz en 1536. L'édifice actuel était jadis la propriété du philosophe René Descartes puis de la famille de Rioust (voir Rioust des Villes-Audrains). A signaler qu'un duel aux armes à feu avait opposé le 15 mai 1756 Dominique Rioust à Etienne de la Moussaye. Ce manoir possède un colombier ;

Ville de Matignon (Bretagne) : manoir.

la halle de Matignon ou mairie (XVI-XVIIème siècle) ;

la fontaine, située en-dessous de la chapelle Saint-Germain ;

la fontaine de Cauch ;

la fontaine des Canettes. On y a construit, à proximité, un lavoir restauré en 1862 et en 1872 ;

les fontaines de la Cave, de la Petite-Fontaine (restaurée en 1872) et des Guerches ;

la fontaine et le lavoir de Leguevin ;

les lavoirs des Guerches (restaurée en 1872), de Mervin et de la Fontaine-Bonne ;

les puits de Saint-Germain (bouchée en 1833), de Saint-Pierre, de la Halle, de Trécaradeuc, de Mauffrits (1933) ;

4 moulins dont le moulin de la Mer ou marée (édifié en 1869 par Jean Durand), le moulin à eau du Clos et les moulins à vent Gesnaut, de la Vigne ;

Ville de Matignon (Bretagne) : moulin.

A signaler aussi :

l'ancien château de la Roncière ou Rouxière. Propriété du sieur de Châteauneuf (terre exploitée par le métayer Rol. Macé) en 1481 et de Georges des Cougnets (ou Des Cognetz) en 1569. Il devient ensuite la propriété de la famille Vittu de Kerroual. Ce château est incendié en 1944 par les troupes d'occupation. A signaler que Henri Vittu de Kerroual était maire de Matignon de 1859 à 1863 ;

l'ancienne métairie Saint-Gallery. Propriété de l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois en 1481 et en 1536. Cette terre, appartenant à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, est louée le 13 septembre 1787 à Charles Samson de Matignon. Elle est vendue comme bien national en 1791 ;

l'ancien manoir Isle Avard, reconstruit vers 1890 par Louis Vittu de Kerroual. Propriété de Marguerite L'Abbé en 1481 et de François Gouyon en 1536. On y voyait jadis un colombier ;

l'ancien manoir du Pont-Brûlé, édifié par la famille Langlais ou Langlois, sieurs du Prémorvan et du Pont-Brûlé. Propriété de Jean Langlois en 1569. Ce manoir devient ensuite la propriété de Christophe Nicolas, seigneur de la Motte Colas et des Villes Audrens ;

le lieu-dit Tré Caradeuc pourrait être, d'après certains historiens, une ancienne trève de Saint-Cast ;

Ville de Matignon (Bretagne) : la gare.

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ANCIENNE NOBLESSE de MATIGNON

C'est vers 1180 que Lucie, dame de Matignon, épouse Etienne Goyon (ou Gouyon), formant ainsi la souche des Goyon de Matignon. Jacques II Goyon ou Gouyon, sire de Matignon, comte de Thorigny ou Torigny, né le 16 septembre 1525, maréchal de France en 1578, décède en 1597. François, Léonor, Jacques de Goyon-Matignon, comte de Thorigny, fils de Jacques III, se marie le 20 octobre 1715 à Louise Hippolyte Grimaldi, héritière de Monaco, avec condition de prendre, "lui et ses successeurs le nom et les armes de Grimaldi". Le prince de Monaco cède le duché de Valentinois à la famille Goyon. Au décès de son beau-père le 26 février 1731, François Léonor Jacques de Goyon ou Gouyon devient prince de Monaco et prend alors le nom de Grimaldi (Jacques Ier). Louise Hippolyte Grimaldi décède le 29 décembre 1731. François Léonor Jacques de Goyon ou Gouyon qui règne sous le nom de Jacques Ier, abdique en faveur de son fils Honoré III, en novembre 1733. Charles-Maurice, fils du prince de Monaco, vend la terre de Matignon le 18 décembre 1765 à leur cousin Marie, Thomas, Auguste de Goyon-Matignon, comte de Gacé.

Nota : Gouyon, Gouéon ou Goyon [Note : Gouyon est la véritable orthographe : des actes de 1383 et 1419, les pierres tombales de la chapelle de Matignon et enfin l'arrêt de noblesse du 25 février 1669 en font foi], sr. de la Roche-Goyon [Note : La petite ville de Matignon, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Dinan (Côtes-d'Armor), rappelle l'ancienne famille à laquelle elle doit son origine. Le château qu'elle y avait construit vers le XIIème siècle n'existe plus ; il n'en reste que l'emplacement, formé d'un tumulus et d'une motte très élevée qu'on appelle encore aujourd'hui le château. Ce que l'on sait de plus positif, c'est qu'Olivier de Matignon fonda, en 1208, le prieuré de Saint-Gallery, et que sa fille et unique héritière épousa Etienne Gouéon, Gouion ou Goyon, et fonda avec celui-ci, en 1218, une chapellenie dans l'église abbatiale de Saint-Aubin-des-Bois. Cette dernière famille a donc possédé la seigneurie de Matignon depuis cette époque jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. Suivant un ancien dicton, le nom de Goyon retentissait en Bretagne, comme une cloche, et cela ne surprend point, quand on s'arrête quelque peu sur la biographie des divers personnages appartenant à cette illustre maison], en Plévenon, — de Matignon, paroisse de ce nom, — de Languénan, paroisse de ce nom, — comte de Thorigny, en 1565, et de Gacé, — sr. d'Estouteville, en Normandie, — prince de Mortagne-sur-Gironde et sr. de Lesparre, en Guyenne, — duc de Valentinois et pair de France, en 1715, — sr. de Broëllo et de Launay-Goyon, en Saint-Potan-de-Vaudoré, — marquis de la Moussaye, en 1615, en Plénée-Jugon, — comte de Plouër, paroisse de ce nom, — sr. de Touraude, en Baguer-Morvan, — de Beaufort, — vicomte de Pommerit et de Tonquédec, — baron de Marcé, en 1592, en Anjou, — du Juch, en Plouaré, — comte de Quintin, — marquis de la Muce-Ponthus, en Ligné (nunc Petit-Mars). D'ancienne extraction chevaleresque, ayant produit dix-sept générations en 1669, et assisté aux réformations et montres de 1423 à 1535, en Plévenon, Matignon, Saint-Cast, Saint-Potan, etc., évêché de Saint-Brieuc, la maison de Goyon réunit tous les caractères qui élèvent aux premiers rangs de la noblesse, à la plus haute et à la plus antique extraction ; elle compte ses alliances dans les plus illustres maisons, telles que Matignon, Rieux, Dinan, Rochefort, Le Moine, Montbourcher, Mauny, du Perrier, Silly, Daillon de Lude, Maure, Orléans-Longueville, Guiche, Malon de Bercy, Grimaldi, La Moussaye, Chateaubriand, du Chastel, Champagné, La Tour d'Auvergne, Acigné, du Maz, Appelvoisin, La Musse, l'Espinay, Beaucorps, Coëtlogon, du Verger, Boisriou, Visdelou, La Chapelle, Rouvroi de Saint-Simon, de Kersauson, etc., etc. (Ansel., V, 391. — Morice, VII, 335. — La Chesnaye, t. VII). Elle doit son origine au sire de Goyon qui, au Xème siècle, aida Alain Barbe-Torte à repousser les Normands, et qui bâtit la Roche-Goyon. Au XIème siècle, nous trouvons Guillaume, témoin des donations de Jean et Gédouin de Dol à l'abbaye de Saint-Florent-les-Saumur. (D. Lobineau, p. 137). — Eudes, signataire d'une charte du Mont-Saint-Michel, en 1075. — En 1096 (première croisade), Etienne, mentionné au manuscrit de Bayeux publié par M. Dumoulin, « et qui suivit, dit Moréri (t. VII, p. 335), le comte Alain Fergent à la conquête de l'Angleterre, par Guillaume le Bâtard, et au voyage à la Terre-Sainte, où il signala sa valeur ». — A la septième croisade, nous voyons Guillaume de Gouyon traiter de son passage de Limisso à Damiette, en compagnie de Geoffroi de Montbourcher, Alain Dazy et Hervé de Bellenave (Charte de Nymoc). — Plus tard, Bertrand, sire de Matignon, est cité comme compagnon de Du Guesclin dans toutes ses expéditions, et portant sa bannière à Cocherel, en 1364. — Etienne, frère du précédent et auteur des srs. de la Moussaye, maréchal et amiral de Bretagne, en 1385. — Alain, grand écuyer de France, mort en 1490. — Jacques, sr. de Matignon, comte de Thorigny et maréchal de France, mort en 1597. — Charles, lieutenant général au gouvernement de Normandie, marié, en 1596, à Eléonore d'Orléans-Longueville. — Charles-Auguste, comte de Gacé, maréchal de France, mort en 1724. — Quatre lieutenants généraux des armées et trois maréchaux de camp depuis 1595, dont le dernier, gouverneur de Nantes en 1789. — Plusieurs gouverneurs de provinces. — Huit chevaliers de l'ordre du Roi. (V. M. de Carné, pp. 150 à 160). — Un évêque de Luçon, 1427-1432 (Gall. christ., II). — Trois évêques de Coutances. — Deux évêques de Lisieux. — Un évêque de Condom. — Jean-Louis de Goyon de Vaudurand, évêque de Léon, 1745-1763. (Gall. christ., XIV, 986). — Des abbés de Lessay, de Thorigny, Foigny, Saint-Victor de Marseille, Boquen, Lavieuville, Saint-Mathieu, La Cour-Dieu, Sainte-Croix de Guingamp, Quimperlé, Chambon (Gall. christ., passim). — Ansel., t. V. — Réf. de 1668, mss. de Nantes, t. II, f. 1096-1097), et des abbesses du Paraclet, de Cordillon et de Saint-Désir. — La grandesse d'Espagne est entrée dans la maison de Goyon-Matignon depuis 1749. (Laine, t. II). Goyon porte : D'argent au lion de gueules couronné d'or (sceau de 1219), qui est Gouyon ; alias : D'or à deux fasces nouées de gueules, accompagnées de 9 merlettes de même en orle, 4, 2, 3 (sceau de 1289), qui est Matignon ; alias : Ecartelé de Goyon et de Matignon (sceau de 1448) ; et depuis 1596 : Ecartelé de Goyon et d'Orléans-Longueville, pour les branches de Matignon, de Thorigny et de Gacé [Note : Ne pas confondre les grands Gouyon ou Goyon de Bretagne, avec la famille Goyon ou Goujon, originaire de Guyenne, mais possessionnée aussi en Bretagne, qui a fourni un général de division en 1853, dont le fils aîné a été substitué, sous le dernier empire, aux nom et armes des Clarke, ducs de Feltre]. Devise : Honneur à Gouyon. La branche aînée n'a porté jusqu'en 1680 que le nom de Matignon. Celle de Thorigny a été substituée en 1715 aux nom et armes de Grimaldi et possède depuis cette époque la principauté de Monaco. La branche de la Moussaye fondue en 1679 dans Montbourcher. — Celle de Marcé, substituée par alliance, en 1745, aux nom et armes des Angier de Lohéac, s'est fondue, en 1771, dans Goyon de Vaurouault. Les cinq branches actuellement existantes sont celles de Matignon de Marcé, — de Saint-Loyal, — de Thorigny, — de Beaufort et de Beaucorps. La branche de Marcé est représentée à Nantes par les deux fils du marquis Joseph-Amaury et de demoiselle N. Burot de Carcouet, et les deux filles du comte Auguste-Arsène et de demoiselle N. Richard de la Rouillière. La seconde de celles-ci a épousé M. Louis de Charette de la Contrie, frère du général de ce nom. La branche de Beaufort est représentée par la comtesse, veuve de Florestan-François (mort en 1881), ses deux fils, Florestan-Louis-Marie-François, comte de Gouyon, et Arthur-Marie-Jules, et sa belle-soeur demoiselle Marie de Gouyon, par M. Ernest de Gouyon-Matignon de Beaufort, par Mme veuve de Kersauson de Pennendreff, née Félicie de Gouyon, et enfin par M. et Mme Gustave Gouyon Matignon de Beaufort.

Nota : Du mariage de Gustave de Kersauson avec demoiselle Félicie de Gouyon de Beaufort, est issu un fils, Victor, mort au berceau. Après la mort de son mari, Mme veuve de Kersauson est entrée en religion, au monastère des Dames Franciscaines de Notre-Dame-des-Anges, à Angers (J. de Kersauson).

Nota : Le Roman des Bannerets de Bretagne s'étend assez longuement sur les hauts faits d'un Goyon, vivant au Xème siècle. Il nous raconte que les Danois avaient, sous la conduite de Rollon, tout mis à feu et à sang en Bretagne, fait mourir ou chassé hors du pays tant d'hommes que de femmes o des vilainies infâmes ; mais qu'au bout de cinq ans de fortune plus prospère, le duc de Bretagne, Alain le Grand, ayant acheté des vaisseaux en Angleterre, rassembla ce qu'il put de monde pour donner la chasse à son ennemi. Parmi ceux qui commandèrent l'expédition se trouvait un prince banneret qui se clamait Gouyon, lequel ayant conduit ses troupes au port de Matignon, se mit en devoir de présenter la bataille à l'ennemi. Après avoir bien vanté sa bravoure et les vertus de ce chef sage et expert, l'auteur ajoute : " Par un livre de Bannerie - Fait sans fraude et sans trufferie,  - Où estoit son bien et pouer - Pour plus seureté y trouver - Ainsi comme la seignorie - De Matignon, sans ganglerie, - Qu'estoit moult haute baronnie - Appartenant à Bannerie - Auquel pays ars et demoly - Cuydoint bien ne trouver nully - Qui peut opposition mettre - A ce que vouloint oultre mettre - Qu'estoit sans crainte ni dangiers - Nettir Bretaigne des estrengiers. - Et pour ce tout le prince a terre - Fut abondé sans plus enquerre, - Gil Goyon, qui de cà de là - Occisoit tout sans dire holà ! - Cette gente normande et danoise, - Qui tant leur avoit fait de noise ". Nous ne nous arrêterons pas plus longtemps sur cette ancienne poésie, qui semble plutôt une légende écrite à la louange de Goyon que la relation d'un fait réellement historique et nous inviterons le lecteur à gagner le château du fort La Latte, qui, dans le principe, a porté le nom de Roche-Goyon [Note : Les armes des Gouyon sont encore sculptées sur la porte d'entrée, à l'intérieur. Jusque sous Louis XVI, à l'époque de la guerre d'Amérique, le commandement de la place était réservé à un officier en retraite du nom de Gouyon. (Fourmont, Ouest aux Croisades, t. II, p. 21)]. Cette forteresse, que les anciennes chartes appellent Castrum de Roca Goëon (château redoutable, chastelain secourable, d'après les vieilles chroniques), occupe un promontoire séparé de la terre ferme par une large fissure naturelle, que l'art de l'ingénieur a transformée en un fossé profond sur lequel on a jeté un pont-levis. Elle se compose d'une série de batteries avec épaulements en terre, reliées les unes aux autres par des courtines en pierre de taille. Au centre de cette enceinte, qui affecte la forme d'un triangle allongé, s'élève un donjon circulaire à deux étages, dont les différentes salles sont voûtées. La majeure partie de ces constructions paraît remonter à la fin du XVème siècle. Les Anglais assiégèrent inutilement la Roche-Goyon, en 1490 ; plus tard, sous la Ligue, elle fut occupée par les royaux qui s'y fortifièrent de manière à n'en pouvoir pas être délogés. Mais ce n'est qu'en 1689 que ce boulevard reçut tous les ouvrages capables de le mettre en défense. A cette époque, Louis XIV ayant contraint les propriétaires de la Roche-Goyon à lui vendre leur château, il le fit rétablir en meilleure forme par M. de Garingen, l'un des sous-ingénieurs de Vauban, et en fit également changer le nom qui fut converti en celui de fort La Latte, nom d'un village voisin. Une petite chapelle, que l'on voit encore près de la porte d'entrée, était, avant la Révolution, desservie chaque dimanche par un chanoine de la collégiale de Matignon, fondée aussi par la famille de Goyon, en l'an 1414 (Bretagne contemporaine, t. III, Côtes-de-Nord, pp. 39 et 40).

Sept juridictions s'exerçaient autrefois à Matignon : La haute justice de Matignon qui appartenait aux seigneurs de ce nom. La Motte-Colas, avec basse justice, qui appartenait à M. Le Restif de Tresselin. La Marée-Commast, avec basse justice, qui appartenait à M. le marquis de Langeron. Le Pont-Quinteul, avec basse justice, qui appartenait à M. de Launay. La Roncière, avec basse justice, qui appartenait à M. Vittu de la Roncière. La Ville-au-Pouvoir, avec basse justice, qui appartenait à M. La Motte de Lesnagé. Calan, avec basse justice, qui appartenait à M. de Calan.

Lors de la réformation du 23 août 1428, plusieurs nobles de Matignon (Saint-Germain-de-la-Mer) sont mentionnés : Jehan Goueon, Alain de Saint-Jehan, Jaquet de Saint-Jehan, Alain Tortebarbe, Geffroy Chappelle, Guillaume Chappelle, Berthelot de La Vigne, Phelippot Mahe, Alain Tranchant, Pierre Beaubourdays, Johan Langlays, Bertrand Langlays, Raoul Morfouace, Pierre de Saint-Jehan et sa mère, Aliette Loet veuve, Eon Mahe, Jehan Le Poerc, Guillaume de La Court, Perrot Raoul, Guillemet Collet, André Bicaille (chevalier du sieur de Matignon), Jehan du Bouaesreppaust, Jehan du Prebieu, Guillaume Rouaut.

En 1480, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Matignon (anciennement Saint-Germain-de-la-Mer) : la Roncière ou Rouxière (au sieur de Châteauneuf), Isle Havard ou Islao ou Islaraa (à Marguerite l'Abbé), Saint-Galléry ou Galliéry (à l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois), La Ville Salou (à Bertrand Des Cognets ou Cougnetz), la Vigne (à Alain de La Vigne), le Clos (à Gilles de Trémereuc), le Breil (à Hervé de la Lande), Saint-Jean (à Arthur Gruel), La Ville au Pouvoir ou au Prénaire, la Chesnaye-Tanio (à Henri Trémereuc), la Chabossaye (propriété de François des Noes en 1536), la Ville Corbin (propriété d'un nommé de Brehant ou du Breil en 1536), La Gargouillay ou Gargoulais ou Gargouillaye (propriété de Jacques Corbel en 1536), la Ville Audrain ou Ville-Audren (à Jean de La Chapelle ou Jehan de Saint-Meletz en 1536), Beauvoir ou Beauvais (propriété de François de Saint-Guedas en 1536), Gouessouet (commanderie de l'ordre de Malte) avait haute justice.

Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Matignon (anciennement Saint-Germain-de-la-Mer) : La Court (au sieur de Matignon), Saint-Jehan (au sieur du Bois-Ruffiez), Le Haut-Saint-Jean (à Jacquette Rymo, dame de Saint-Jehan-Gruel), La Roncière (au sieur de Keraer), Les Villes-Corbin (à un nommé du Breil, sieur de Pont-Briend), une autre maison Les Villes-Corbin (à un nommé de Brehant, sieur de Belle-Issue), une autre maison Les Villes-Corbin (à un nommé Le Pe..veneuc), La Chabossais (à François des Noes), Saint-Galléry (à l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois en Plédéliac), Les Beauvais (à François de Saint-Guedas), La Ville-au-Prevein (à Catherine Tortebarbe), La Ville-Colleu (à Bertrand Chapelle), La Vigne (à Bertrand de La Vigne), Le Clos (à Louis de Tremerreuc, sieur du Tanyo), L'Isle-Havard (à François Gouyon), Le Breil (à Bertrand de Tryac), Les Villes-Audrain (à Jehan Chappelle), une autre maison Les Villes-Audrain (à Jehan de Saint-Meletz), La Ville-Marquer (aux héritiers Robert Collas), Salines (à Jehan de Saint-Melectz), Rouynelle (à une veuve d'un nommé Mahé), La Chesnaye (à un nommé de Beaumanoir), La Gargoulais (à Jacques Corbel), Les Villes-Saloup (à Jacques Chappelle et à Gilles Chappelle), La Sou (à Bertrand Chappelle).

Bois (du), sr. de Lesnonan, — de la Villemanouel, — de la Villesalon, en Saint-Germain de Matignon, — de la Villejouan, — de la Chapelle, en Bourseul. Fondu, vers 1500, dans du Breil de Raiz et dans Kersauson. Blason : D'or à quatre fasces ondées de sinople.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 21 nobles de Saint-Germain-de-la-Mer (Matignon) :

Alain ARGENT (2 livres de revenu) ;

Roland AUBRY (2 livres de revenu) ;

Roland BEAUBOURDAES (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Estienne CHAPPELLE (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Robert CHAPELLE (3 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Gervaise DE GOULLEVENT (20 livres de revenu) ;

Bertrand DE LA FRUGLAYE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Alain DE LA VIGNE de Vigne (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Gilles DE TREMERREUC de Chesnaye-Taniot (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henri DES NOS (6,5 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une pertuisane ;

Alain GOUEON de Matignon ;

Jehan GOUEON de Chesnaye (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland GOUEON (3 livres de revenu) ;

Jehan LE DESMOURS (15 livres de revenu) ;

François MAHE (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Roland ROUAUST (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillemette TORTEBARBE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan TORTEBARBE (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier TORTEBARBE (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre TRANCHANT (5 livres de revenu) ;

Louis DU VAL (2 livres de revenu) ;

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