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LANMEUR

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La commune de Lanmeur (pucenoire.gif (870 octets) Lanneur) est chef lieu de canton. Lanmeur dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANMEUR

Lanmeur vient du vieux breton « lann » (ermitage) et « meur » (grand).

Dépendance de l'évêché de Dol, la paroisse de Lanmeur s'est créée au détriment de la paroisse primitive de Ploemaëc ou Ploumaëc (aujourd'hui Guimaëc). Les romains auraient édifié un camp au lieu-dit « Beuzit » (ou La Boissière). On érigea plus tard, à cet endroit, une motte féodale, puis un château.

Ville de Lanmeur (Bretagne).

C'est à Lanmeur que fut assassiné saint Mélar, fils de Méliau, comte de Cornouaille, tué par son frère Rivod, usurpateur de son trône. Pour échapper à son oncle qui l'avait amputé du pied gauche et du bras droit, Mélar trouva refuge au château de Beuzit, chez sa tante, femme de Conomor, comte de Poher. Mais il y fut tué par Rivod et le corps fut inhumé à Lanmeur. D'où, semble-t-il, l'origine de la crypte que l'on peut voir sous l'église.  

Une ville appelée dans les temps anciens " Kerfeunteun " (ville de la fontaine), s'élevait jadis à l'emplacement de Lanmeur. C'était un doyenné de 4 paroisses et 2 trèves, relié à un monastère fondé par Saint-Samson au VIème siècle. Lorsque le saint devient évêque de Dol, il réunit le monastère ainsi que le doyenné et les paroisses qui en dépendent à l'évêché de Dol, créant ainsi une enclave dans les évêchés de Cornouaille, Léon et Tréguier. Ruinées par les Normands en 878 et 882, il faut attendre la défaite définitive de ceux-ci en 939 pour qu'églises et maisons soient rétablies et des moines envoyés de nouveau à Lanmeur : en l'occurrence des bénédictins de l'abbaye ducale de Saint-Jacut-de-la-Mer. Ces moines relèvent ensuite la chapelle de Kernitron qui devient simple prieuré. Elevée sur l'emplacement du monastère de Saint-Samson à peu de distance de l'église paroissiale, au nord de la ville, elle date du XIIème siècle (l'art roman en Bretagne, Zodiac).

« Au dire d'Albert Le Grand, saint Guevroc ou Kirecq disciple de saint Tugdual, aurait été envoyé par son maître fonder un monastère en la ville de Kerfeunteun, ou Lanmeur, et l'aurait établi sur le bord de la mer, au lieu appelé depuis Locquirec. D'autre part, il nous apprend que saint Samson, avant de se rendre à Dol, aurait fondé un évêché à Kerfeunteun de Lanmeur, et non à Carfantan, prés de Dol, comme on pourrait le croire. Ce qui expliquerait pourquoi Lanmeur est demeuré annexé à l'archevêché de Dol, devenant successivement siège d'un évêché, d'un archidiaconé, d'une officialité et enfin d'un doyenné. Le nom de Kerfeunteun lui venait d'une ancienne fontaine qui, de temps immémorial, aurait été l'objet d'un culte d'abord payen puis chrétien, et au-dessus de laquelle fut construit un oratoire dédié à la Trinité, puis à saint Mélar. Il est à remarquer que les anciennes chapelles renfermant des fontaines, ont dû servir à l'administration du baptême, et, pour cette raison, elles sont sous le vocable de la Trinité, comme Kerfeunteun de Quimper, la chapelle des Trois-Fontaines, à Gouézec, la chapelle de la Trinité, en Plouzané, pour ne parler que de celles du pays. Plus tard, lorsque saint Mélar fut décapité par ordre de Rivod, en une maison dont on montre encore l'emplacement, dans la ville de Lanmeur, il fut enseveli dans l'oratoire de Kerfeunteun, et devint, dès lors, le patron de la paroisse. La vie de saint Mélar le fait pourtant mourir assassiné dans le château de Beuzit ou de la Boissière, non loin de Lanmeur. Toujours est-il que ses reliques furent déposées dans un cercueil en pierre, dont on voyait encore des fragments, à la fin du XVIIIème siècle. Les reliques furent exhumées, pour les sauver des Saxons, à la fin du IXème siècle, et dispersées à Paris, à Orléans et à Meaux. Près de Lanmeur, se trouvait le monastère servant d'habitation aux religieux desservant tout le pays de Lanmeur. Ce furent eux qui construisirent la grande église au-dessus de l'oratoire de la fontaine, formant crypte, ainsi que l'église de Kernitron, voisine de leur résidence » (MM. Abgrall et Peyron).

Ville de Lanmeur (Bretagne).

Au IXème siècle, les envahisseurs normands détruisirent le monastère et la ville de Lanmeur. Celle-ci, réédifiée, était vers 936 la résidence du comte de Rennes Juhael Bérenger, le glorieux vainqueur de Guillaume Longue-Epée à la bataille de Trans ; d'après un acte du cartulaire de Redon, il avait reçu à « Lanmur-Miler » des envoyés du comte d'Anjou, et regrettait de ne pouvoir leur offrir de vin, quand on l'avertit qu'un pêcheur venait de découvrir, sur la côte de l'Ile-grande, un énorme vase de terre plein de cette boisson. En actions de grâce, le comte légua l'Ile-grande à Saint-Sauveur de Redon. Lanmeur était à cette époque un fief de la famille du même nom, ramage probable des anciens comtes de Domnonée, et dont une branche cadette, qui posséda les châteaux voisins du Boiséon et de la Boissière, ne disparut qu'au quatorzième siècle ; mais cette ville passa bientôt dans l'apanage ducal. Vers 1035, le duc Alain III, voulant récompenser le vicomte de Léon de l'appui qu'il lui avait prêté en ses guerres, lui donna la châtellenie de Morlaix-Lanmeur, que le roi d'Angleterre Henri II enleva en 1179 à son indomptable adversaire, Guyomarc'h de Léon, et fit rentrer dans le comté de Tréguier (Histoire de Bretagne, par A. de la Borderie, III, 54).

La paroisse de Lanmeur est mentionnée lors de l'enquête pour la canonisation de Saint-Yves (vers 1330). En effet, à cette époque plusieurs personnes de Lanmeur témoignent : " Raoul Portier, clerc de Lanmeur, âgé de 60 ans et plus " (témoin n° 12) ; " Discret homme le seigneur Pierre de Lanmeur, professeur de droit, âgé de 60 ans " (témoin n° 27) ; " Margilia, épouse du fils Théos, de la paroisse de Lanmeur, âgée de 55 ans ou environ " (témoin n° 97) ; " Mahaut, épouse de Rivallon Leyzour, de la même paroisse, âgée de 50 ans ou environ " (témoin n° 98) ; " Dom Pierre de Lanmeur, professeur de droit, du diocèse de Dol à l'intérieur du diocèse de Tréguier, âgé de 60 ans ou environ " (témoin n° 146) ; " Jean, fils de Korr, paroissien de Lanmeur, diocèse de Dol, d'où il est originaire, âgé de 25 ans " (témoin n° 147) ; " Leveneza, veuve de Guy Mary, de la paroisse de Lanmeur, âgée de 60 ans ".

L'un des premiers combats de cette terrible guerre de succession, qui pendant vingt ans, écrasa la Bretagne sous les pieds des routiers et des hommes d'armes bardés de fer, se livra près de Lanmeur. En 1342, Robert d'Artois, commandant une armée anglaise de 5.000 hommes, assiégeait Morlaix, que défendait vigoureusement Bizien de Keranrais, capitaine de la ville, pour Charles de Blois. Celui-ci réunit à Guingamp plus de 20.000 soldats et marcha à leur tête au secours de la place. Le 20 septembre, les Anglais, informés de son approche, levèrent le siège pendant la nuit, et allèrent s'établir entre Morlaix et Lanmeur, dans les landes au sud du Boiséon. Robert d'Artois adossa ses troupes à un bois, et fit creuser devant son front de bataille une profonde tranchée dissimulée sous une couche d'herbes et de branchages. Le lendemain, l'armée franco-bretonne parut et attaqua aussitôt les Anglais. Son premier corps, formé de Gallois, dût bientôt se replier sous une grêle de traits ; alors les chevaliers français se ruèrent au galop, avec leur habituelle et folle bravoure, sur les lignes ennemies et vinrent s'engloutir et se fracasser dans la perfide douve. Cinquante y périrent, deux cents furent faits prisonniers. Mais, malgré ces succès, les Anglais étaient si inférieurs en nombre qu'ils durent plier devant la masse des Franco-Bretons et se réfugier dans le bois voisin, où ceux-ci les cernèrent. Enfin, dépourvus de vivres, Robert d'Artois fit une sortie et perça, après un rude combat, les rangs des Blaisiens, qui n'essayèrent même pas de le poursuivre et se dirigèrent vers Hennebont (Histoire de Bretagne, par A. de la Borderie).

Ville de Lanmeur (Bretagne).

En 1594 le maréchal d'Aumont campa à Lanmeur avec l'armée royaliste et y accorda le 24 août une capitulation à « Messieurs les magistrats, habitants et réfugiés en la ville de Morlaix ».

C'est la dernière fois qu'il est question de Lanmeur dans l'histoire. Mal située sur son plateau aride, sans industrie, sans mouvement, elle ne pouvait que décroître et s'éclipser devant sa grande voisine. Les armes, d'argent à trois hermines de sable, deux, une, une fasce en divise de gueules, rappelaient son ancien titre de ville ducale. C'était une barre royale et quelques fiefs du pays, le Boiséon, Guicaznou, Saint-Georges, Coatcoazer, Guerann , Penlan-Bégard (en Trébeurden), Kerael, etc., en relevaient.

Charles IX, par un arrêt du 12 février 1566, ordonna la réunion de cette barre à la sénéchaussée de Morlaix, mais son arrêté paraît n'avoir pas été mis à exécution, car au XVIIème siècle, la juridiction de Lanmeur était encore indépendante et ne fut définitivement rattachée à Morlaix qu'à la fin du XVIIIème siècle (Louis Le Guennec).

Une " église Sainte-Marie " est mentionnée au village de Kermouster dès 1188. Il s'agit, en fait, d'un prieuré-cure de l'abbaye de Saint-Jacut nommé dans une bulle papale de 1163. En 1188 Clément III confirme aux moines de Saint-Jacut la possession de Sainte-Marie de Lanmeur. Le prieuré comprend, au Moyen Age, deux hospices. A partir de 1630, le prieur est François de Coëtlogon, futur évêque de Cornouaille : il afferme les revenus de son prieuré en 1666 pour 766 livres de revenu (Le Guennec). En 1665 le prieuré de Lanmur vaut 450 livres par an.

« Ecuyer Guy Le Borgne, sieur du Treuscoët, conseiller du Roy, alloué et baillif de Lanmeur », a composé un curieux petit nobiliaire breton, imprimé à Rennes en 1667.

Après avoir été évêché et archidiaconé, Lanmeur est bien déchue de son ancienne splendeur, car c'est bien le chef-lieu de canton le plus misérable et le plus dénué de ressources que l'on trouve dans le Finistère.

Ville de Lanmeur (Bretagne) : lavoir.

A l'époque féodale, on comptait à Lanmeur les maisons nobles suivantes : Lanmeur, le Boiséon, la Villeneuve, le Botdou, Le Hellès, Ponthuet, Mesaudren, Penanru, Kervidou, Keralvy, Kerandulven, Kerbourau, Keropartz, Kermouster, Kergadiou, la Boissière, Crec'h, Coat-an-frotter (ou Kerhuon­Bois-Eon), Gliviry, Goasdannou, Lescorre, Lesquern, Trobezeden (M. de Bergevin).

En 1300, vivait Pierre de Lanmeur, chevalier ; sa petite-fille, Margelie de Lanmeur, épousa Hervé de Coëtredez, et leurs enfants prirent le nom de Boiséon, leur principal fief. Cette famille a joui d'une certaine célébrité dans l'histoire locale : Guillaume de Boiséon était chambellan à la cour de Bretagne ; ses frères commandaient le ban, l'arrière-ban et la côte de la vicomté de Léon. La terre de Boiséon est une ancienne châtellenie avec haute et basse justice. Le fief de Boiséon passe dès 1280 dans la famille de Lanmeur, qui le transmet aux Coatredrez (ou Coëtredrez), lesquels prennent, vers 1400, le nom de Boiséon. Erigée en comté par Louis XIII en 1617, le comté est vendu en 1688 à la famille Héliès de Crec'hiélez, puis passe successivement entre les mains des familles Léon de Tréverret, Le Forestier de Kerosven, Du Dresnay et de Pluvié (M. de Bergevin).  

On trouve les appellations suivantes : Lanmur (en 1163), ecclesia S. Marie de Lanmeur (en 1188), Lanmeur (vers 1330) et Lanmur Melar (en 1235 et 1405).

Ville de Lanmeur (Bretagne).

Note 1 : Liste non exhaustive des PRÊTRES DE LANMEUR AVANT LA RÉVOLUTION. Il est assez difficile d'établir une liste bien exacte des divers bénéficiers de Lanmeur, Doyen, Prieur et Recteur ; d'autant plus que quelques-uns cumulaient souvent l'un et l'autre ; d'autre, part, les papiers et registres de cette paroisse, du diocèse de Dol, nous font à peu près complètement défaut ; voici, cependant, les noms des derniers Recteurs ou Vicaires perpétuels : - En 1677. Jean-Guillaume, vicaire perpétuel. - En 1722. Conan, vicaire perpétuel. - En 1745-1761 Philippe, recteur. - En 1773-178.. Pierre Bourrel de Kerdérien. - En 1789-1791. Charles-Marie de Trogoff, neveu du précédent. Nous connaissons deux Doyens de Lanmeur, qui étaient en même temps Prieurs de Kernitron : - En 1612-1620. Yves Arrel, sgr. de Coatmen. - En 1773-1790. François de Hercé, vicaire général de Dol. Mais nous possédons une liste plus considérable des Prieurs de Kernitron, grâce aux recherches de M. de la Rogerie : - En 1551. Jean Hameury. - En 1587. François de Goezbriant. - En 1612-1620. Yves Arrel, vicaire général de Dol, doyen de Lanmeur. - En 1635-1664. François de Coëtlogon, coadjuteur de Cornouaille. - En 1668-1694. 0livier du Louet, sr. de la Rive, archidiacre de Poher, chanoine de Quimper. - En 1696-1706. Jean-Baptiste de Kermellec, licencié ès lois, chanoine de Quimper. - En 1727-1744. Jean-Noël Gaillande, docteur en Sorbonne. - En 1752-1754. Edme Perriquet, supérieur des Lazaristes. - En 1755-1770. Denis Savarin, de Besançon, docteur de la Sapience de Rome, protonotaire apostolique pour la Basse-Bretagne ; habite à Lanmeur. - En 1773-1790. François de Hercé, vicaire général de Dol et doyen de Lanmeur. Au moment de la Révolution, M. de Trogoff, recteur, et son vicaire, Olivier-Marie Boustouler, refusèrent le serment ; mais l'un des prêtres de cette localité, Le Gall des Garennes, se déclara disposé à le prêter, s'il était nommé à une cure. Pierre Le Bail prêta serment, mais avec restriction. Par suite du refus de serment, M. de Trogoff se retira d'abord au district de Lesneven, puis partit pour l'Angleterre. M. Boustouler, détenu d'abord aux Carmes de Brest en 1791, puis au château de Brest en 1792, fut déporté en Espagne. M. Le Gall des Garennes devint le mauvais génie du pays. « Sous le Directoire, écrit M, de Trogoff en 1805, il devint agent du pouvoir exécutif, et en cette qualité il s'est mis souvent à la tête de la force armée pour faire les fouilles et chercher des confrères pour la Guyane et les prisons ».

Note 2 : Liste non exhaustive des CURÉS DE LANMEUR DEPUIS LE CONCORDAT. M. de Trogoff était de retour à Lanmeur vers 1802, et reprit son titre de curé au Concordat ; les grands vicaires avaient nommé comme vicaires à Lanmeur MM. Jean Pelleter, de Ploujean, et M. Charles Boga, de Plouézoc'h. Ce fut la cause d'un conflit entre M. de Trogoff et M. Le Gall des Garennes, car au commencement de Mars 1803, M. de Trogoff ayant déclaré, du haut de la chaire, que les seuls prêtres ayant les pouvoirs de vicaire à Lanmeur, étaient MM. Pelleter et Boga, M. Le Gall des Garennes en conclut, ce qui était assez naturel, et compris de tous, qu'il n'en avait aucun, que, dès lors, il était interdit ; et immédiatement, par ministère d'huissier, il adressa à M. de Trogoff une sommation de déclarer en vertu de quels pouvoirs il l'a interdit publiquement, du haut de la chaire. M. de Trogoff se contenta de répondre qu'il avait simplement lu en chaire la lettre des grands vicaires nommant MM. Pelleter et Boga, vicaires de Lanmeur, sans nommer M. Le Gall des Garennes, et que si M. Le Gall en concluait qu'il n'avait pas de pouvoirs, il en était bien le maître. M. de Trogoff eut aussi à s'occuper de la chapelle de Kernitron, mise en vente le 7 Juin 1791 ; elle avait été acquise par le frère même du Recteur, le chevalier Sébastien-Jean-Marc de Trogoff, pour la rendre au culte dans des temps meilleurs. Après la Révolution, sa veuve, Perrine-Hyacinthe Coroller, dame de Trogoff, s'empressa de la mettre à la disposition de son beau-frère, le Recteur, qui en conserva l'administration, jusqu'à ce qu'elle fût régulièrement donnée à la fabrique de Lanmeur, à charge de desservir, à chaque 8 Décembre, la fondation des seigneurs de Kerprigent Trogoff, dotée à cet effet, depuis plusieurs siècles, d'une propriété de la fabrique non vendue et dont elle jouit. En qualité de doyen de Lanmeur, M. de Trogoff était aussi chargé de veiller sur les intérêts religieux des paroisses de son canton, et ce n'était pas une petite affaire, au début du Concordat, étant donné que presque toutes, pendant la Révolution, n'avaient eu à leur tête que des pasteurs intrus, incapables, scandaleux ou malfaisants. C'est ainsi que Plouézoc'h avait encore à sa tête, en 1806, un certain Mathurin Macé, du diocèse de Saint-Brieuc, ancien religieux, connu sous le nom de Père Nicolas, « caduc et inepte » ; il mourut en 1806, et M. de Trogoff, annonçant sa mort à l'Evêché, écrivait : « C'est le sacriste qui, tous les matins, soit de lui-même, soit par les conseils du défunt, fait les prières pour remplacer le Recteur ; et comme celui-ci, en place de la messe matinale (qu'il ne pouvait plus dire), donnait la bénédiction du Saint-Sacrement, de même le sacriste, pour remplacer la grand' messe, récite les prières et pousse même la démence jusqu'à exposer le Saint-Sacrement, avec les sons de cloche accoutumés, et exempte les paroissiens d'aller ailleurs entendre la messe, les dimanches et fêtes ». - En 1804-1821. Charles-Marie de Trogoff, de Lanmeur. - En 1821-1823. François Pelleteur, de Ploudalmézeau. - En 1823-1870. Jean Clec'h, de Morlaix. - En 1870-1873. François Rolland, de Locmaria-Plouzané. - En 1873-1894. Jean-Louis-Marie Monot, de Plounévez-Lochrist. - En 1895-1897. Alexandre Fléiter, de Pont-l'Abbé. - En 1897-1908. Mathias Diraison. - En 1909. Henri Le Sann, de Saint-Pol de Léon, .... C'est le 15 Août 1909, que fut solennellement couronnée Notre-Dame de Kernitron. Liste non exhaustive des VICAIRES DE LANMEUR DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1804. Jean Pelleter. - En 1804. Charles Boga. - En 1810. Jacques Choquer. - En 1818. René Hervé. - En 1820. Mai. Yves Calvez. - En 1820. Décembre. Jean Le Lann. - En 1823. François Guyader. - En 1827. Denis Corre. - En 1828. Gabriel Plantec. - En  1834. François-Marie Clech. - En 1839. Jean-Marie Riou. - En 1842. Hervé-Marie Cloarec. - En 1844. Michel Bihan-Poudec. - En 1847. Julien-Marie Lucas. - En 1851. Guillaume-Marie Rospars. - En 1854. Joseph Corvellec. - En 1857. Paul Le Roux. - En 1861. Yves-Marie Théodore Jaffrès. - En 1862. André-Marie Séité. - En 1866. Yves-Marie Lozach. - En 1874. Jean-François-Marie Bizien. - En 1875. Mars. Jean-François Bars. - En 1875. Août. Guy Perrot. - En 1878. Juin, Yves Pennanros. - En 1878. Août. François Corre. - En 1879. Juillet. Alain Tanguy. - En 1879. Novembre. Jean-Marie Le Ru. - En 1891. Jean-Marie Arhan. - En 1892. François-Marie Corre. - En 1894. Nicolas Billant. - En 1896. Heriri-Guillaume Lazare. - En 1907. Laurent-Marie Goret. - En 1913. Auguste Hervé, ... (Archives de l'Evêché).

Note 3 : Refus de serment à la Constitution Civile du Clergé. Le 13 février 1791, à l’issue de la grand'messe, devant le maire et les officiers municipaux de Lanmeur, M. Boustouler, imitant son Recteur, l'abbé Trogoff, refusait de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Voici d’abord la déclaration de M. Trogoff : « In quo laboro usque ad vincula quasi male operans sed verbum Dei non est alligatum. S. Paul. ad Thim. c. 2. v. 9. Nihil veritas erubescat, nisi solum modo abscondi. Tertu. adversus valent. Non solum ille proditor est veritatis, qui transgrediens veritatem, palam pro veritate mendacium Loquitur sed Etiam qui non libere veritatem prononciat. Gat. 2. par. L’enseignement est le premier devoir des pasteurs il est donc aussi le premier objet de l’indépendance de leur ministère, ils peuvent être mis dans les liens par les hommes, mais la parole de Dieu ne peut être enchaînée. Les Souverains du siècle en devenant enfants de l'Eglise ne sont pas devenus ses maîtres. En se soumettant à la foi chrétienne ils n’ont pas acquis le droit d’assujettir l’enseignement. Le silence ne peut être imposé à ceux que Dieu a établis pour être ses organes. La vérité ne connaît de déshonneur que celui d’être cachée, ne pas l’annoncer librement c’est la trahir. Bonus pastor dat animam suam pro ovibus suis, mercenarius autem fugit qui mercenarius est, et non pertinet ad cum. de ovibus suis. Evang. D’après cela et en rendant à César ce qui est à César etc..., voici ma déclaration sur le serment exigé par le décret du 27 novembre dernier. Je déclare avoir déjà fait le Serment même solennel d’être fidèle à la puissance civile et temporelle dans tout ce qui sera de sa compétence. Je réciterais volontiers le serment " de veiller avec exactitude sur les brebis confiées à mes soins et à ma vigilance ", mais aujourd’hui il semble qu’on exige de moi un serment plus étendu, on veut que j’adhère dans tous les points à la constitution dite civile du clergé décrétée par l'Assemblée nationale. Je déclare donc qu’en conscience je ne puis pas prêter ce serment ; mais je déclare en même temps qu’aucune puissance temporelle ne pouvant me dépouiller de ma jurisdiction sur mes paroissiens, je ne me croirais jamais destitué de ma place ni de mon ministère par le seul effet des décrets de l'Assemblée nationale, et je regarderais toujours comme un intrus celui, qui suivant la nouvelle forme de ces seuls décrets, me remplacerait. J’ajoute de plus que le conseil général de la commune de Lanmeur, assemblé le jeudi trois du courant n’ayant pas voulu que j’eus quitté ma place de procureur de la commune, j’attendrai à cet égard avec la soumission due à la puissance légitime, tout ce qu’elle jugera convenable d’ordonner. Signé : De Trogoff, recteur de Lanmeur ». Ce fut ensuite au tour de M. 0llivier-Marie Boustouler de prendre la parole. Voici son discours : « Messieurs, lorsque vous me fîtes l’honneur de m’admettre à vos Assemblées primaires vous m’entendîtes proférer le serment solennel du vrai citoyen " De rester à jamais fidèle à la Loi, à la Nation et au Roy ". Je ne croiai donc pas qu’il eût été nécessaire de le réitérer ici ; l'article 29 du décret du 27 novembre n’y oblige que ceux qui ne l’ont pas encore prêté, plein de respect pour le nom trois fois saint par lequel seul il est permis de jurer, un chrétien ne doit pas le répéter sans nécessité. Dieu en vain ne jureras. Néanmoins pour ne laisser à mes concitoyens aucun doute sur la sincérité de mon patriotisme et pour donner à la France entière un témoignage public de mon respect et de ma soumission aux décrets de l'Assemblée nationale sanctionnés par le Roi, je veux bien renouveler le serment déjà fait, et je jure d’être fidèle à la Loi, à la Nation et au Roi, à la Législation existante et aux futures, pourvu qu’elles ne débordent pas le cercle de la justice et qu’elles conservent le respect de nos pères pour la religion catholique, apostolique et romaine, et de veiller avec soin sur les fidèles que mes Supérieurs légitimes voudront bien confier à ma sollicitude. Mais dans ce qui regarde la puissance spirituelle, le dogme, la morale évangélique, la discipline purement ecclésiastique, l’administration des sacrements, les dispenses, les missions pour les fonctions spirituelles, tout ce qui est du ressort de foi intérieure et le reste de ce genre, c’est à l’église seule qu’il appartient de prononcer, et Elle seule peut exiger un serment indéterminé parce qu’elle seule est infaillible. J’entrevois cependant, que la puissance civile et temporelle a dépassé dans l’organisation Civile du Clergé les bornes qu’elle se prescrit à elle-même, et je déclare que Ma conscience ne me permet pas d’adopter le Décret ce touchant, jusqu’à ce que l'Église, interprêtte de la Loi Evangélique, n’aie dissipé les perplexités de mon âme par une décision définitive. Signé: 0l. M. Baustouler, curé » (Archives départementales, District de Morlaix).

Note 4 : RAOUL DE LANMEUR, ARCHITECTE DU XIIIème SIÈCLE. — Cet architecte construisit l'église et le couvent des Dominicains de Morlaix, comme on l'apprend d'une note latine inscrite sur un vieil antiphonaire de cette maison, d'où les Bénédictins la transcrivirent au XVIIème siècle. Ils ne jugèrent point à propos de la publier ; mais on la retrouve, avec beaucoup d'autres notes et extraits recueillis par eux à la même époque, dans la curieuse collection manuscrite des Blancs-Manteaux. Je cite le texte latin, qui est fort court, et j'en donne ensuite la traduction : « Anno Domini N. CC. XXX. VI. in festo apostolorum Petri et Pauli, quo anno fuit in dominica, venerunt Fratres ad Montem Relaxum. Et consequenter, anno Domini M. CC. XXX. VII., in Parasceve, convenerunt Foucaldus patronus noster et Radulfus Cementarius de Lanmor in viridario Cumitis apud Montem Relaxum, et ibi fecerunt pactum de fabricanda ecclesia Fratrum. Die vero dominica infra octavam Ascensionis Domini sequentis, fundata fuit ecclesia et domus, presente venerabili patre Stephano Trecorensi episcopo. Usque ad ejus ingressum, Fratres habitaverunt apud Sanctum Melanium, in domo monachorum du Rellec. — Cette note est dans un vieux livre de chant. » (Blancs-Manteaux, XLV, 138). Je traduis : « En l'an de Notre-Seigneur 1236, le jour de la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul, qui cette année-là était un dimanche, les Frères Prêcheurs arrivèrent dans la ville de Morlaix. Et l'année suivante, 1237, le jour du Vendredi Saint, Foucaud, qui était leur protecteur, eut un entretien avec Raoul le Maçon de Lanmeur, à Morlaix même, dans le verger du Comte, et c'est là qu'ils arrêtèrent les clauses du marché pour la construction de l'église des Dominicains. Cette même année, le dimanche dans l'octave de l'Ascension, les fondements de l'église et ceux du couvent furent posés, en présence de révérend père en Dieu Etienne, évêque de Tréguer. Jusqu'au moment où les Frères Prêcheurs purent prendre possession de leur monastère, ils habitèrent à Saint-Melaine [Note : Saint-Melaine est une des paroisses de Morlaix], dans la maison des moines du Rellec ». L'ancienne église des Jacobins de Morlaix subsiste encore, quoiqu'elle ait, comme tant d'autres, perdu sa destination sacrée. Une partie considérable de cet édifice se rapporte, par son caractère, au style du XIIIème siècle, et doit être en conséquence regardé comme l'oeuvre de Raoul de Lanmeur (A. L. B).

Ville de Lanmeur (Bretagne).

Note 5 : Edit du Roi, daté de 1755, portant " suppression de la juridiction de Lanmeur et qui l'unit à la sénéchaussée de Morlaix ".

Suppression en 1755 de la juridiction de Lanmeur

Suppression en 1755 de la juridiction de Lanmeur

     

Suppression en 1755 de la juridiction de Lanmeur

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PATRIMOINE de LANMEUR

l'église Saint-Mélar (XII-XIIIème siècle), reconstruite en 1903 par l'architecte Ernest Le Guerrannic qui a remployé le portail méridional de l'ancien édifice de la fin du XIIème siècle. L'édifice actuel, en dehors de la travée du clocher encastré, comprend une nef de cinq travées avec bas côtés, un transept et un choeur de deux travées avec bas côtés terminé par une abside semi-circulaire. Le clocher date du XVIIIème siècle. A l'intérieur de la vieille église, il existait six grosses piles carrées supportant des arcades en plein cintre, restes du monument détruit lors de l'invasion des Normands au IXème siècle. Mais si cette partie a disparue, on a conservé du moins la crypte ou chapelle souterraine, comprenant cinq travées avec bas côtés, construite vers la fin du Xème siècle, pour abriter les restes vénérés du jeune prince saint Mélar (martyr de la dynastie bretonne). C'est à cette crypte de Saint-Mélar que Lanmeur doit son nom antique de Kerfeunteun. En effet une fontaine y coule, vestige, dit-on, du culte druidique et qui, d'après la tradition, aurait servi plus tard aux baptêmes par immersion. L'église abrite les statues de saint Mélar, saint Yves, saint Nicolas, saint Samson, la Vierge-Mère et un Ecce Homo. A noter qu'Alain de Boiséon, chevalier de Saint Jean de Jérusalem, qui meurt en 1469, est inhumé en l'église de Lanmeur ;

Nota 1 : Le monument le plus ancien de Lanmeur et de tout le diocèse est la crypte de saint Mélar, édifiée immédiatement après la mort violente de ce jeune prince, et destinée à recevoir ses restes précieux, qui furent vénérés dès lors comme ceux d'un martyr. Cet événement arriva, d'après M. de la Borderie, vers l'année 544, et les caractères de cette crypte semblent, en effet, la faire remonter à cette époque lointaine. Elle affecte les dimensions et les dispositions des Confessions ou Martyria des premiers siècles de l'Eglise, mesurant 8 m. 18 de longueur, 5 m. 07 de largeur, divisée en trois petites nefs par deux rangs de quatre colonnes qui sont hautes seulement de 1 m. 30 et soutiennent des arcades surbaissées et des voûtes en calotte informe dont la hauteur ne dépasse pas 1 m. 97. Six de ces colonnes monolithes ont 0 m. 40 de diamètre, deux autres, plus épaisses, mesurent 0 m. 6O et sont couvertes, jusqu'à la moitié de leur hauteur, d'une sculpture barbare et primitive qui semble représenter des tiges et dès branches végétales avec insertions, mais où M. Ernest Bosc, architecte, déclare avoir reconnu le Linga, symbole mystérieux venant de l'Inde. Il est à croire que le tombeau du jeune Saint était placé entre ces deux piliers ornementés, et ce qui porte à cette conclusion ce sont les quatre fenestelles latérales percées vers cet endroit, ouvertures par lesquelles le peuple pouvait voir de l'extérieur et vénérer le tombeau, car cette crypte était primitivement dégagée dans une partie de sa hauteur et n'a été complètement enfoncée en terre que postérieurement, lorsqu'on a exhaussé le sol et le pavé des bas-côtés de l'église. Cette crypte a dû être surmontée d'une église bâtie à la même époque, mais qui a été détruite par les Normands ; il en subsistait cependant quatre grosses piles, avec leurs arcades, dans l'église dépourvue de style qui, dans le cours de 1904-1905, a été remplacée par l'édifice actuel. On pouvait aussi remarquer, à l'abside de ce bâtiment disparu, deux ou trois contreforts romans, probablement du XIIème siècle, comme au bas du collatéral Midi, une porte offrant des chapiteaux et des voussures d'une sculpture fine et curieuse (MM. Abgrall et Peyron).

Voir aussi   Lanmeur " Description de l'église Saint-Mélar de Lanmeur

Voir aussi   Lanmeur " Procès Verbal des prééminences de l'église Saint-Mélar à Lanmeur

Nota : la crypte mesure 8, 78 mètres de longueur sur 5, 07 mètres de largeur et est divisée en trois petites nefs par deux rangs de quatre colonnes qui sont hautes seulement de 1,33 mètres et soutiennent des arcades surbaissées et des voûtes en calotte informe dont la hauteur ne dépasse pas 1,97 mètres. On descend de l'église, dans la crypte par un escalier donnant accès dans l'angle nord-ouest de celle-ci. La porte d'entrée de la crypte s'ouvre sous un arc en plein cintre. Une petite fontaine se trouve à droite de l'entrée, contre le mur occidental du collatéral nord. Le chevet de la crypte est plat. Dans le mur occidental, il y avait jadis trois ouvertures en forme de meurtrières (aujourd'hui comblées). Les grandes arcades, les arcs doubleaux, de la nef, et ceux des bas-côtés sont en plein cintre et retombent sur des colonnes monolithes à chapiteaux épannelés, sans sculptures. La nef est couverte de voûtes. Les deux colonnes séparant la troisième et la quatrième travées, sont décorées de sculptures grossières (représentant des serpents).

Voir aussi   Lanmeur " Notices sur Saint Mélar et la Crypte de Lanmeur

L'église de la Ville de Lanmeur (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Kernitron (XII-XIVème siècle) fondée par les moines de l'abbaye bénédictine de Saint-Jacut-de-la-Mer. L'édifice actuel, en forme de croix latine, est de plan irrégulier et comprend une nef, un transept avec chapelle sur l'aile nord et un choeur de trois travées avec bas côté sud donnant sur l'aile sud du transept. De l'église romane de la seconde moitié du XIIème siècle, subsistent la nef à vaisseau unique et le transept avec une tour de croisée. Le clocher central quadrangulaire est accessible par une tourelle. On y trouve un portail roman. Le choeur et le bas-côté au sud sont remaniés au XIVème ou XVème siècle avec réutilisation d'éléments du XIIIème siècle. Le prieur Pierre Lochou reprend la première travée de la nef et élève une nouvelle façade ouest, précédée d'un porche et datée par une inscription de 1444. Cette chapelle aurait été élevée sur l'emplacement d'un monastère fondé par saint Samson. Cette "église Sainte-Marie" est mentionnée en 1188. On y voit les armoiries de la famille François de Goudelin, seigneur de Goasmelquin. On y trouve d'ailleurs un tableau représentant la Sainte Famille offert en ex-voto en 1660 par François de Goudelin, représenté agenouillé. Un fragment de chancel date de la fin du XVème siècle. Le groupe sculpté "la Trinité", en bois polychrome, date du XV-XVIème siècle. On y trouve aussi une statue du XVIIème siècle de Notre-Dame de Kernitron, couronnée le 15 août 1909 par Mgr. Duparc, évêque de Quimper et de Léon ;

Ville de Lanmeur (Bretagne) : la chapelle de Kernitron.

Nota 2 : La fondation de ce sanctuaire est attribuée par les uns à saint Samson, évêque de Dol, par d'autres à sainte Triphyne, qui se plaisait à y passer de longues heures en prières, méditations et actions de grâce, ce qui donna au peuple l'idée de l'appeler : la maison ou asile de la Dame (Ker-an-Itrôn). L'édifice actuel est un très heureux spécimen de l'architecture romane. Quel en était le plan primitif ? D'après toutes les apparences, il devait se composer de la nef et du transept actuel, lequel était continué par un choeur d'une certaine longueur accosté de deux collatéraux ou deux petites chapelles dont l'une est restée, formant aujourd'hui la chapelle de Sainte-Anne ; la chapelle Sud a été remplacée, dans la suite, par un bas-côté communiquant avec le choeur par des arcades. Au XVème siècle, on dut refaire la façade Ouest qui subsiste encore avec sa porte, son petit porche, ses contreforts et sa fenêtre à jolie rose flamboyante. Sur l'angle du mur méridional qui a été repris à la même époque, existe une inscription gothique difficile à déchiffrer, mais dont la lecture la plus probable serait celle-ci : P : Lochou comme prieur de cest église fit marché avec H : Morvand : faire cest Pignon : lan mil IIIIc XLIIII (1444). Le côté Sud nous donne d'abord pour la nef cinq contreforts peu saillants et trois fenêtres longues et étroites, dont deux à arc aigu et la plus voisine du transept à arc en plein-cintre, Dans le pignon du transept est percée d'une porte que l'on peut regarder comme monumentale pour l'époque ; elle a 1 m. 60 de largeur et 2 m. 20 de hauteur, et est accostée de trois colonnettes de chaque côté. Les chapiteaux de ces colonnettes sont richement sculptés, les tailloirs ornés de dessins variés, étoiles, fleurons, torsades ; les voussures qui règnent au-dessus sont diversement ornementées et le tout est terminé par un gâble ou pignon aigu. Le linteau de la porte, orné d'une frise feuillagée, soutient un tympan dans lequel est représenté, en sculpture méplate et fruste désormais, Notre Seigneur en majesté, la main droite bénissante, la tête entourée d'un nimbe crucifère. A ses côtés, sont les attributs des Evangélistes : l'ange, le lion, le boeuf et l'aigle. Aux côtés du gâble, sont percées deux fenêtres à plein-cintre accostées de jolies colonnettes avec beaux chapiteaux et surmontées d'arcades à claveaux réguliers et bandeaux saillants, dont l'un très ornementé. Plus loin que ce bras de croix, on trouve un ajouté fait au XIIIème ou au XIVème siècle. Le clocher roman, planté sur la croisée du transept, construit en petits matériaux, a grand air avec les baies étroites qui ornent les quatre faces, son toit en ardoises et ses petits pinacles d'angles. A l'intérieur de la nef, on retrouve les fenêtres étroites ayant de forts évasements, tous terminés en ogive, à l'exception d'un seul. Entre les fenêtres, des colonnes engagées, appliquées au mur, six de chaque côté. Trois des piliers du transept sont ronds et ont environ deux mètres de diamètre, le quatrième est carré et tous sont accompagnés de colonnettes dont les chapiteaux soutiennent les fortes arcades qui portent le clocher. Dans le choeur et son collatéral, le style change complètement ; les colonnes et les arcades sont difficiles à dater : on croit y voir les caractères du XVème siècle, et cependant dans les chapiteaux, dans l'un surtout, on trouve des feuillages qui semblent appartenir franchement au XIIIème siècle. Au mur Nord du choeur est suspendu un tableau votif représentant sainte Anne assise offrant l'Enfant-Jésus à la Vierge ; derrière elle, saint Joseph assis, tenant un livre ouvert ; au-dessus, planent le Père Eternel et le Saint-Esprit entourés de sept têtes de chérubins. Plus bas que saint Joseph, un seigneur à genoux, portant grande perruque poudrée, habit rouge à basques, jabot et manchettes de dentelle, priant les mains jointes. Derrière lui son écusson d'azur, à l'épée d'argent garnie d'or en pal, avec la devise JOYE. SANS. FIN. A. GOVDELIN, ce qui permet de reconnaître en lui François de Goudelin, écuyer, seigneur de Goazmelquin, en Plouégat-Guerrand, marié en 1660 à Françoise Le Borgne, dame de Penarstang, en Lan­meur. On croit qu'il offrit cet ex-voto en reconnaissance de la guérison de sa fille Marie de Goudelin. Au fond de la branche de croix est un autel à grand retable qui sert de trône à la statue vénérée de Notre-Dame de Kernitron, laquelle fut couronnée solennellement le 15 Août 1909, par concession du Souverain Pontife Pie X, devant 8 prélats, archevêques et évêques, des centaines de prêtres et 12.000 fidèles, honneur insigne qui met le sanctuaire trégorrois au même rang que les plus vénérés du diocèse : Rumengol, Le Folgoat et Notre-Dame des Portes (M. Abgrall).

Nota 3 : Nous avons peu d'anciens documents sur la paroisse de Lanmeur ; on pourrait peut-être en trouver quelques-uns soit aux archives de Tréguier soit plutôt aux archives de Rennes, dans le fonds se rapportant à l'ancien évêché de Dol. Nous disons simplement, d'après le pouillé de Rennes (Guillotin de Corson), qu'il s'y trouvait quatre bénéfices distincts, une officialité, un doyenné, un vicariat perpétuel et un prieuré, mais souvent l'un ou l'autre appartenait au même titulaire ; notamment le doyenné et l'officialité. Le doyen ou official ne résidait pas ordinairement à Lanmeur, mais le soin des âmes était confié à un vicaire perpétuel, c'est-à-dire vicaire inamovible, qui, vers le XVIIIème siècle, prenait la qualité de recteur, et enfin le prieur de Kernitron qui, le plus souvent, ne résidait pas à Lanmeur. Le doyenné de Lanmeur comprenait trois paroisses : Coadout et Magoar sa trève, Lanmeur et Locquirec, Lanvelec et Locquénolé. Ces deux dernières paroisses étaient à la présentation du Pape et de l'Evêque, chacun en son mois, ou à l'alternative, Coadout à la présentation de l'Abbé de Sainte-Croix de Guingamp, Lanmeur à la présentation de l'Abbé de Saint-Jagu (près de Dol). Mais ces deux paroisses étaient, au XVIIIème siècle, à l'alternative. Lanmeur était partagé en neuf frairies qui, à la fin du XVIIIème siècle, étaient Kergadiou, Penhart ou Pengast, Kermouster, Kergoff ou Kerangoff, Kereac'hantguen, Kervern Kerroignant, Kerorcun, Keregallaven. A la tête de ces frairies étaient des notables chargés de la collecte des dîmes et impôts, et nommés par le Général. Les Archives Départementales conservent les cahiers de délibération du corps politique, dont nous extrayons les renseignements suivants : - Le 9 Janvier 1753, le fabrique Pierre Le Jeune expose que, « le mardi 8 Janvier, a été trouvé un enfant illégitime, exposé dans un courtil donnant sur le grand chemin de Lanmeur à Morlaix ; que comme la coutume oblige les gens de la paroisse de faire pourvoyance par le trésorier de la fabrique, aux enfants y trouvés exposés, demande une levée de 500 livres sur tous les contribuables de la ville et paroisse, pour pourvouier à la nourriture et habillement convenable de l'enfant jusqu'à l'âge de dix ans ». En conséquence, demande qu'on lui alloue 72 livres par an pour les trois premières années et 36 livres pour chacune des sept autres. - Le 18 Février 1753, réunion à la sacristie, lieu ordinaire des délibérations ; les fabriques des confréries de l'église paroissiale de Lanmeur et de la trève de Locquirec « représentent qu'il ne tombe point d'aumône dans leur confrérie, par la misère du temps, ce qui les met hors d'état de fournir 6 livres chacune, comme on a fait au passé, pour rétribution au prédicateur de Carême, pour deux sermons le dimanche et deux sur la semaine », et ils demandent à être exemptés de cette contribution de 6 livres, d'autant plus que la quête est suffisante pour la rétribution du prédicateur. - Le 15 Décembre 1754, on nomme : grand fabrique, Jean Mahé de Lescore ; fabrique d'allumeur, chargé, sans doute, du luminaire ; fabrique du Sacre, Guillaume Silliau Duval ; fabrique du Rosaire, Vincent Clech, de Kerlan ; fabrique de Saint-Eloy, Guillaume Cudennec. - Le 29 Juillet 1759, tout le clergé signe une protestation faite par les notables, « contre le projet de translation à Morlaix des juridictions inférieures exercées à Lanmeur : Le Lay, prêtre ; de Villelon Guégan, prêtre ; Kerderien Bourel, prêtre ; Claude Salou, prêtre ; Hervé Le Bot, prêtre ; François Bourel, prêtre ; F. Laour, prêtre, et Le Gall, prêtre ». - En 1762, les délibérants nomment 0llivier Souriman comme sacristain, en place de Jean Le Lay, décédé, et à cette occasion, ils lui donnent le programme qu'il devra suivre pour bien s'acquitter de sa charge : « Qu'il acceptera, à condition de servir le recteur, les prêtres, même le public, en tout ce qui regarde cette place : il balira le sanctuaire deux fois la semaine, le choeur et l'église une fois, et ôtera les poussières et toiles d'araignées du haut de l'église, une fois le mois ; il soignera continuellement l'horloge, et pour ce touchera du fabrique de St Melar 10 livres par an, et pour les autres soins et peines fera deux quêtes par an, dans la paroisse, à la manière accoutumée. Au cas de négligence de ce que devant, ou s'il arrivait de donner quelque mécontentement au sieur Recteur ou à son clergé, il sera changé ». - Vers cette époque, on songeait à la restauration de l'église, et le recteur, missire Joseph Philippe, donne, le 4 Avril 1762, une somme de 10.000 livres pour être employée « à la réédification ou rétablissement de l'église. Il y ajoute une somme de 12 livres 14 sols, reliquat de ce qu'il avait recueilli pour l'honoraire dû pour le panégirique de St Melard », prêché, sans doute, par un orateur de renom. Il désire que cette dernière somme soit employée « à raccomoder les ornements ». - En 1764, le Recteur tombe gravement malade, et le 22 Juillet, « les prêtres de la communauté de Messieurs les ecclésiastiques de la paroisse de Lanmeur, y faisant les fonctions curiales, attendu l'indisposition de M. Joseph Philippe, recteur, remettent de sa part, à la sacristie, tous les ornements et registres appartenant à l'église, qu'il avait au presbytère, selon le voeu également de son héritier principal, Alexis Philippe, sr. de Runtraon, avocat à la Cour ». Le Recteur avait également pour soeur, Mlle Françoise Philippe, veuve de noble homme Rolland Le Béric, sr. de Villeblanche. - Le 25 Octobre 1765, on demande un plan et devis des réparations de l'église, à M. Maisonneuve Potrel, de Morlaix, et le 22 Juin 1766, Augustin Guillaume s'oblige à exécuter les plans et devis, au prix de 18 livres la toise, de taille neuve de maçonnerie de 6 pieds carrés, avec des pierres de l'île Callot, et de 7 livres de la vieille taille mise en place. Bourdonnec, Sannier, et Crinnoc fournirent le bois, provenant de Kerbourdon, en Plestin. - C'est vers cette époque que dut mourir le recteur, M. Philippe, et dans les registres des délibérations de 1773 — à 1783 —, mous voyons à toutes les séances du général, figurer le nouveau recteur Pierre Bourel de Kerderien, lequel déclare aux délibérants, le 31 Décembre 1775, ne pas vouloir habiter le presbytère, et que, de toute sa vie, il n'exigera aucun logement de ses paroissiens ; le général fera ce qu'il voudra du presbytère, mais en retour, il ne se charge pas des réparations à faire pour l'entretien de l'immeuble. « De leur côté, les délibérants ont dit qu'ils se croyaient fondés à obliger M. le Recteur à se charger du presbytère, parce qu'il serait inouï que l'obligation où sont toutes les paroisses de cette province d'en édifier un devint pour eux une charge d'entretien. Quoi qu'il en soit, la paroisse de Lanmeur, trouvant aussi dur qu'extraordinaire d'entrer en aucun procès ni contestation quelconque, habituée depuis longtemps à une union constante et dans une tranquillité qu'ils désirent de conserver ; il s'en faut beaucoup qu'ils ayent aucune disposition à avoir des débats vis-à-vis de leur pasteur, auquel ils désirent, en général, de manifester leur respect et leur soumission ». En définitive, le Recteur persista dans son idée, et le presbytère fut loué par la fabrique (MM. Abgrall et Peyron).

Voir aussi   Lanmeur " Procès Verbal des prééminences de Notre-Dame de Kernitron à Lanmeur

Voir aussi   Lanmeur " Description de la chapelle de Kernitron à Lanmeur

Ville de Lanmeur (Bretagne) : la chapelle de Kernitron.

 

Ville de Lanmeur (Bretagne) : Notre-Dame de la chapelle de Kernitron.

l'ancienne chapelle Saint-Columban, aujourd'hui disparue. Il s'agit de la chapelle du petit hôpital annexé à Kernitron et qui servit ensuite d'asile d'aliénés. « L'Hôpital, un des plus anciens établissements de ce genre dans notre pays ; il était sous le patronage de saint Coulm ou saint Colomban, invoqué particulièrement pour les infirmes, tud simpl, d'où l'on est venu à le prendre pour patron des gens simples d'esprit ou des fous, en forçant le sens de l'expression bretonne. De fait, après avoir été une léproserie, l'hôpital devint un asile pour les épileptiques, les fous, et enfin un refuge pour les malades et les pauvres » (M. Abgrall) ;

l'ancienne chapelle Sainte-Barbe, aujourd'hui disparue et située jadis au manoir de Keropartz . « Au manoir de Keropartz. La chapelle n'existe plus, mais la fontaine est ornée d'une petite statue en pierre de la Sainte » (Archives de l'Evêché) ;

l'ancienne chapelle Saint-David, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Claude, aujourd'hui disparue et située jadis non loin de l'ancien manoir de Boiséon ;

l'ancienne chapelle de Saint-Mélar, située jadis à Kermouster et aujourd'hui disparue. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec transept peu débordant et chevet à noues multiples du type Beaumanoir. Le pignon portait la date de 1598 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Fiacre, aujourd'hui disparue. Cette chapelle avait été reconstruite au XIXème siècle. « Chapelle du XVIIème siècle, démolie et remplacée, au XIXème siècle, par un petit oratoire où l'on a conservé une ancienne statue du Saint » (Archives de l'Evêché) ;

l'ancien oratoire situé sur le Tossen Sant-Fiek ;

la croix monolithe de Kermouster (moyen âge) ;

la croix de Kerohan (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Le Helle, Kerlaëron (1834), les deux croix de Kernitron (dont l'une du XIXème siècle), Kerropars, Pen-an-Allé, Toul-Don ;

la fontaine de Saint-Mélar (XVème siècle) ;

la métairie de Hellés (XVIème siècle). La famille de La Forest y résidait au XVIIème siècle, puis la transmit par alliance à la famille du Trévou ;

Ville de Lanmeur (Bretagne) : manoir de Hellés.

 

Ville de Lanmeur (Bretagne) : manoir de Hellés.

le manoir de Coatanfrotter ou Coat ar Frotter (XVème siècle). A l'arrière se trouvait jadis une tour circulaire. Il possédait autrefois une chapelle privée et un moulin. Propriété successive des familles La Forêt (au XVème siècle), Quintin (au XV-XVIème siècle, suite au mariage d'Adeline La Forêt avec François Quintin, seigneur de Coatamour), Lollivier de Lochrist (au XVIIème siècle, suite au mariage de Marie Quintin avec Yves Lollivier, seigneur de Lochrist), Kersauson de Vieux Châtel, Pluvié (suite au mariage de Pauline Kersauson avec Auguste de Pluvié), Le Sann (au XXème siècle) ;

Ville de Lanmeur (Bretagne) : manoir de Coat-ar-Frotter.

 

Ville de Lanmeur (Bretagne) : manoir de Coat-ar-Frotter.

une maison de maître (XVIIème siècle) ;

14 moulins dont les moulins à eau de Kergnant, de Kernevez, du Héllès, du Roudault, du Bois-Eon, de Dour-ar-Loute, du Pont, de Lesguen,…

Ville de Lanmeur (Bretagne) : lavoir.

A signaler aussi :

l'ancien manoir de Kerandulven, propriété des familles de Launay et de Guicaznou. La tourelle date du XVIème siècle ;

l'ancien manoir de Kerbourand, avec son portail, sa tourelle et son puits. Pierre de Lescorre, sieur de Glivéry et de Kerbouran, était capitaine de Lanmeur en 1636 ;

l'ancien manoir de Lescorre. On y voit une porte du XVIème siècle. L'abbé François-Efflam Bourel, vicaire de Lanmeur, y fut arrêté en 1797 et déporté à l'île de Ré ;

l'ancien manoir de Botdon, propriété de Maurice Jégou de Boisalain qui épousa, en 1726, Anne Le Borgne ;

l'ancien manoir de Boiséon. Un premier château est mentionné vers 1250 et aurait été édifié par Eon de Boiséon. Un deuxième château date du XVIème siècle (vers 1530), époque où Pierre de Boiséon est seigneur de Boiséon et de Kérouzéré. Un troisième château est mentionné à l'époque de Louis XIII et il s'agit semble-t-il, du château du XVIème siècle en partie démantelé suite aux guerres de la Ligue et restauré par Hercule de Boiséon. En 1402, Hervé de Boiséon épouse la fille de l'amiral de Penhoët et fait élever un reliquaire à ses armes près de la chapelle de Kernitron. Le reliquaire a disparu à la fin du XVIIIème siècle. Alain de Boiséon, qui meurt en 1469, est chevalier de Saint Jean de Jérusalem : il affrète en 1458 un navire pour porter secours aux croisés qui combattent les turcs. Guillaume et Jean de Boiséon font partie des chevaliers du duc Jean V de Bretagne et de François Ier (ils sont capturés par les Anglais lors de la bataille de Saint Jean de Beuvron, et relâchés contre une rançon de 400 écus d'or). François de Boiséon est tué en 1488 à la bataille de Saint Aubin du Cormier. Après avoir succédé à son père (gouverneur de Morlaix en 1613), Claude de Boiséon est gouverneur de la ville de Morlaix de 1627 à 1650. Ce dernier a deux fils Charles et Hercule, comte de la Bellière, qui devient gouverneur de Morlaix en 1650 et capitaine de l'arrière-ban de l'évêché de Tréguier. Pour des raisons financières, le domaine de Boiséon est vendu le 17 septembre 1682 au marquis de Kergroadès. Le domaine est revendu en 1694 à Guillaume Héliès, armateur à Roscoff. Le domaine de Boiséon est ensuite transmis aux familles du Dresnay (XIXème siècle), de Kersauson et de Pluvié. Il s'agit d'un édifice massif ayant sur l'une des façades, au-dessus d'une porte en ogive, un deuxième étage avec des fenêtres ouvragées surmontées de chapiteaux. On y voit encore une poterne, une vasque en granit (percée en son milieu) et une nymphée (percée de trois ouvertures) ;

Nota 4 : Bois-Eon (de) seigneur et comte dudit lieu, en 1617, paroisse de Lanmeur ; — vicomte de la Bellière, paroisse de Pleudihan ; — seigneur de Coëtinizan, paroisse de Pluzunet, de Goudelin, paroisse de ce nom — baron de Kerouzéré, paroisse de Sibéril, — seigneur de Kerandraon, — de Trogoff, paroisse de Plouescat, — de Coatlez, paroisse de Plounévez-Lochrist, — de Coëtsabiec, de Coatréven, de Chef-du-Bois. etc.. Ancienne extraction chevaleresque réformation de 1671, treize générations ; reformations et montres, de 1427 à 1543, paroisses de Lanmeur et de Plouagat-Guérand, évêchés de Dol et Tréguier. « D4azur au chevron d'argent, accompagné de trois têtes de léopards d4or ». Devise : « Talbia ». Le comté de Bois-Eon, acquis par Guillaume Héliès, audiencier à la Cour des Aides de Bordeaux, en 1688, a été transmis par alliance, en 1701, aux Léon de Tréverret ; en 1727, aux Forestier ; et en 1790 aux du Dresnay (Nobiliaire et Armorial de Bretagne, par P. Potier de Courcy). La très ancienne maison de Bois-Eon qui remonte à Pierre de Lanmeur, vivant en 1280, a pour berceau le vieux château de Bois-Eon, dans la paroisse de Lanmeur, évêché de Tréguier. Converti en maison de ferme, au début du XXème siècle, il eut jadis son temps de splendeur et appartint à d'illustres seigneurs. Il était situé au milieu de douze à quinze hectares de magnifiques bois de hautes futaies, dont la fraîche verdure encadrait, çà et là, de superbes étangs. La seigneurie de Bois-Eon fut érigée en comté, en mars 1617, et les lettres en furent vérifiées, en juin 1619, en faveur de Pierre de Bois-Eon, seigneur de Coëtnizan, ou Coëtinizan, vicomte de Dinan, seigneur de la Bellière et autres lieux. Cette famille, éteinte aujourd'hui, s'est alliée jadis aux premières maisons de la Bretagne parmi lesquelles : les Rohan, de la Hunaudaye, de Rosmadec, de Rieux et de Coëtquen. Nous citerons parmi ses ancêtres : Pierre de Lanmeur vivant en 1280 qui épousa Renée, dame de Bois-Eon ; En 1300 leur fils, Pierre de Lanmeur qui à cette date est qualifié de « Monsieur » ; Son fils Jean épousa, en 1321, une demoiselle de la plus grande distinction, Constance du Guermeur, de la maison du Pontou. Il avait pris le nom de Bois Eon ; Margélie de Lanmeur, leur fille unique, épousa Hervé de Coëtrédrez. Ils vivaient l'un et l'autre en 1389 et leurs enfants prirent aussi le nom de Bois Eon. Guillaume, chevalier, seigneur de Bois-Eon, fut chambellan d'un duc de Bretagne. Il avait plusieurs frères qui furent capitaines du ban et arrière-ban et garde-côtes de l'évêché de Saint-Pol-de-Léon. Alain de Bois-Eon, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1460, était très renommé par su valeur. Quand il mourut en 1469, il était commandeur du Palacret, de la Feuillée, Pont-Melven, et de Saint-Jean et Sainte-Catherine de Nantes, toutes commanderies situées en Bretagne. François chevalier, seigneur de Bois-Eon, épousa Marguerite de Rosmadec. Pierre de Bois-Eon, son fils, fut gentilhomme de la chambre du roi Henri III et se maria, en 1587, à Jeanne de Rieux. En 1594, ce Pierre, comte de Bois-Eon, seigneur de Coatinizan et de Kerouzéré, vicomte de Dinan et de la Bellière, baron de Marcé et chevalier de l'ordre du Roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, fut fait gouverneur de la ville de Morlaix et y joignit le gouvernement du château en 1596. C'est en faveur de ce Pierre de Bois-Eon que la seigneurie de ce nom fut érigée en comté en 1617. Son fils aîné, Claude, comte de Bois-Eon, lui succéda au gouvernement de la ville de Morlaix, en 1627. Il en avait obtenu la survivance en 1613. En 1651, Hercule-François, comte de Bois-Eon et fils du précédent, capitaine de l'arrière-ban de l'évêché de Tréguier fut nommé gouverneur de Morlaix, sur la démission de son père qui conserva la survivance. Hercule-François avait épousé, en 1654, Françoise de Coëtquen. La seigneurie de Bois-Eon tomba ensuite, par acquêt, entre les mains des Héliés, en 1688 ; puis, par alliance, en 1701, aux Léon de Tréverret ; en 1727, aux le Forestier puis, en 1790, aux du Dresnay. En 1784, le propriétaire du château de Bois-Eon était un Le Forestier de Kerosven, comte de Bois-Eon. Nous n'avons pu nous procurer de renseignements sur la comtesse que, nous croyons être une Kerouartz. Ils durent résider au château de Bois-Eon, et à leur maison de ville de Morlaix, jusqu'à la Révolution, époque où ils émigrèrent. Nous trouvons du moins le nom de Forestier, comte de Bois-Eon, dans la liste des victimes de Quiberon, inscrite sur le monument de la Chartreuse d'Auray, ce qui nous apprend qu'il fit partie de cette désastreuse expédition où il perdit la vie en 1795. Nous avons aussi dans notre collection, une lettre de sa main, signée Kerosven, qui, à la date du 24 mai 1790, annonce à la comtesse du Laz le mariage de ses deux enfants ; le fils avec sa cousine de Soulanges et la jeune fille (Mademoiselle de Kerosven) avec le vicomte du Dresnay. Le jeune de Kerosven mourut, pensons-nous, sans postérité et c'est ainsi que nous voyons passer la seigneurie de Bois-Eon à la maison du Dresnay. Quelques mots de survivance des charges : la vénalité des charges établie, en France, sous François 1er et, en Bretagne sous Henri II, donna lieu à ces droits de Résignation et de survivance. Avant les édits de Charles IX, (juin 1568 et avril 1574) les possesseurs des charges vénales pouvaient les résigner d'eux-mêmes, comme biens héréditaires ; cependant il fallait que le résignateur vécut au moins quarante jours après la date de la quittance du trésorier des parties casuelles, faute de quoi c'était au roi d'y pourvoir. Mais, comme le roi s'aperçut qu'il ne profitait de rien, lorsque les offices vaquaient par la mort des possesseurs, et qu'il était obligé de les accorder à l'importunité des gens de cour, on s'avisa d'un moyen qui devint une source de revenus considérables pour le trésor royal. Ce fut d'assurer ces charges aux héritiers du possesseur, moyennant que ce dernier payât tous les ans la soixantième partie de la somme que coûtait le dit office, faute de quoi il retournait, par sa mort, au profit du roi, ce qu'on appelait « tomber aux pailles casuelles » (J Baudry).

Ville de Lanmeur (Bretagne) : manoir de Boiséon.

les anciens manoirs de Trobezéden, Keropartz,...

Ville de Lanmeur (Bretagne) : château de Kercadiou.

la motte, entourée de doubles retranchements du château de la Boissière, où selon la tradition, saint Mélar aurait été assassiné ;

les pierres mégalithiques situées dans les parages de Kerugou (à Vénéven), Rumare, Rupeulven, Kerverchoa et Chevrel ;

le tumulus appelé Tossen-ar-Gouiffet (le tertre des lapins) ;

MONUMENTS ANCIENS : - Menhirs à Kemerchou et à Ru-Peulven. - A 2 kilomètres Sud de la ville, près de Kerugou, grand tumulus de Tossen-ar-C'honiflet. - A 1 kilomètre et demi à l'Ouest de la ville, emplacement du château du Beuzit ou de la Boissière, qui n'était autre chose qu'un établissement gallo-romain où Conomor avait une résidence, au cours du VIème siècle. On y remarque encore des douves et retranchements et quelques restes de tuiles romaines. - Au château de Boiséon, restes d'une construction majestueuse en belles pierres de taille et très grandes fenêtres, commencée au XVIème ou au XVIIème siècle, mais qui n'a jamais été terminée. - Vaste prairie qui formait autrefois un grand étang maintenant desséché. Dans les murs élevés qui en forment les bords, on voit comme des caves voûtées, que quelques-uns ont pris pour des bains romains, mais qui n'étaient que des grottes maçonnées, conçues sur le modèle de certains ouvrages de Versailles ou de Saint-Cloud. Grande vasque en pierre mesurant quatre mètres de diamètre, portée sur quatre pilettes en granit, ayant formé un jet d'eau, dans le genre de la vasque du Rusquec, près de Saint-Herbot, et de celle de Kerliviri, maintenant dans un angle du square du Creisker, à Saint-Pol de Léon ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANMEUR

Principales maisons et manoirs de la paroisse de Lanmeur.

La première maison de Lanmeur était celle de Lanmeur, très ancienne famille, qui portait d'après Guy le Borgne : d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de 3 hermines de sable, à laquelle appartenait Pierre sr. de la Boessière, qui se maria en 1280 à Levenez, dame de Boiséon, et prit pour lui et ses descendants les nom et armes de Boiséon :

Rolland de Lanmeur figure dans une montre de 1351 comme écuyer.

Le château de la Bouexière (ou Beuzit en breton) n'existe plus depuis très longtemps ; on ne connaît plus de ce château que l'endroit où il était situé ; il était fort ancien et les Seigneurs de Boiséon l'avait eu en partage des Seigneurs de Lanmeur (Ogée, dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne).

La Seigneurie de Boiséon fût érigée en comté au mois de mars 1619. Les lettres en furent vérifiées au Parlement au mois de juin 1619 en faveur de Pierre de Boiséon, Seigneur de Coatnizan, vicomte de Dinan et de la Bellière, etc....

Le château de Boiséon avait jadis parmi ses dépendances un bois de haute futaie qui n'a pas moins de 12 à 15 hectares et qui vient border la route départementale de Morlaix à Lannion.

Ce château était magnifique et appartenait à Pierre de Boiséon, sr. de Coetnizan et Baron de Kerouzéré, capitaine royaliste, sous la ligue, et gouverneur de Morlaix au nom d'Henri IV. Le château de Kerouzéré et celui de Boyséon ayant été démolis par les Ligueurs, Henri IV donna à Pierre de Boyséon 45.000 écus pour l'indemniser de ses pertes, mais il n'y eut malheureusement que le château de Kerouzéré en Sibiril, qui fut rebâti. Celui du Boiséon ne le fut que plus tard par le petit fils de Pierre, Hercules de Boiséon, qui n'en construisit que la partie basse.

Ce château est encore dans le même état en 1903, et, au milieu des constructions, poussent des arbres de haute futaie. Des thermes ou bains romains sont aussi construits auprès du château et on y remarque encore les enfoncements ou niches où l'on mettait les statues qui les décoraient habituellement.

Trois étangs magnifiques ornent cette belle propriété qui fut saisie, vendue avec plusieurs autres aux Requêtes du Palais à Vannes sur messire Hercule-François de Boyséon à la requête de MM. de Gondy de Retz, devenus créanciers de la maison de Boiséon, pour satisfaire à la créance qui leur était due pour un compte de tutelle. Le marquis de Kergroadez en demeura adjudicataire suivant contrat du 17 septembre 1682. Cette terre fut ensuite revendue par le marquis de Kergroadez par contrat du 23 août 1695 A Guillaume Héliès, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France, audiencier à la chancellerie servant près la Cour des Aides de Guyenne et à dame Françoise Blanchard, son épouse (Aveu du 17 août 1696. communiqué par M. le Vicomte de Portzamparc) ; elle a été transmise ensuite par alliance en 1701 aux Léon de Tréverret, en 1727 aux le Forestier et enfin en 1790 aux du Dresnay, de Kersauson et de Pluvié.

La terre de Boiséon fut de nouveau érigée en comté en faveur de Guillaume Héliès par lettres patentes du Roi sur une feuille de vélin revêtue du grand sceau du Roi à lac de soie rouge et verte. Lesdites lettres datées du mois de mai 1698. De notre règne le 50ème signé Louis, sur le repli, Visa Boucherat etc .... [Note : Note insérée dans un vieil armorial manuscrit trouvé au Boiséon par M. le Vicomte Henry de Kersauson, attribué à M. le Forestier de Kerosven, sr. du Boiséon, et qui vient confirmer ce que dit M. Pol de Courcy dans la préface des diverses éditions de son nobiliaire et armorial de Bretagne. On lit en effet p. XV de la 3ème édition ; « Pour être marquis ou comte il ne suffisait pas de posséder une terre érigée en marquisat ou en comté. Il fallait encore : 1° ou que la terre eut été érigée en faveur du possesseur, ou, si elle l'avait été en faveur d'un autre, que le nouveau possesseur eut obtenu du Roi des lettres qui appropriassent à sa famille le titre qui avait été accordé à une autre ; 2° il était aussi nécessaire que la terre, depuis son érection, n'eut point été démembrée, ou si elle l'avait été, qu'on se fit délivrer de nouvelles lettres-patentes pour conserver le titre, malgré le démembrement »].

Nota : Bois-Eon, sr. et comte dudit lieu, en 1617, en Lanmeur, — vicomte de la Bellière, en Pleudihen, — de Coëtnizan, en Pluzunet, — de Goudelin, paroisse de ce nom, — baron de Kerouzéré, en Sibéril, — sr. de Kerandraon, — de Trogoff, en Plouescat, — de Coatlez, en Plounevez-Lochrist, — de Coëtsabiec, — de Coëtreven, — de Chef-du-Bois, en Pommerit-Jaudy, — de Mesnarelt, — de Runfao, en Ploubezre, — du Cosquer, en Guimaec, — du Hellez, — de la Bouexière, en Lanmeur, — de Keranrais, en Plouaret, — de Penanguern, — de Guérant, en Plouagat, — de Kerbrat, en Sévignac, — de Chateloger, en Saint-Erblon. Ancienne extraction chevaleresque. — Treize générations en 1671. — Réformes et montres, de 1427 à 1543, en Lanmeur et Plouegat-Guérand, évêchés de Dol et Tréguier. Blason : D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois têtes de léopard d'or. Devise : Talbia. Pierre de Lanmeur, sr. de la Boissière, vivant en 1280, épouse Renée, dame de Bois-Eon. — Jean, fils du précédent, prit le nom et les armes de Bois-Eon, et épousa, en 1321, Constance du Guermeur, de la maison du Pontou. — Margilie, leur fille unique, épouse Hervé de Coëtredrez ; ils vivaient encore en 1389, et leurs enfants prirent aussi le nom de Bois-Eon. Bois-Eon, allié aux Penhoët, Rosmadec, Rieux, Coëtquen, Quélen, du Breil, Coatanezre, du Parc, etc., etc., a produit : Alain, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de la Feuillée, Le Palacret, Pont-Melven, Sainte-Catherine et Saint-Jean de Nantes, mort en 1469. — Pierre, capitaine du château de Kerouzéré, en 1592, fils d'Yves et d'Ysabeau de la Boissière, gouverneur de Morlaix, en 1594, chevalier de l'ordre du roi en 1597, dont les descendants se sont fondus, vers 1730, dans la Bourdonnaye-Montluc et Haye de Bonteville. Le comté de Bois-Eon, acquis par Guill. Héliès, audiencier à la cour des aides de Bordeaux,en 1688, a été transmis par alliance, en 1701, aux Léon de Tréverret ; en 1727, aux Forestier, et en 1790, aux du Dresnay ; enfin aux Kersauson de Vieux-Châtel, en 1881 (J. de Kersauson).

Nous trouvons ensuite les manoirs de :

COATANFROTTER OU COATARFROTTER, premièrement aux Gentil, puis aux Quintin, L'Olivier, Sr. de Kergariou Lochrist, Kersauson de Chef du bois (ou en breton du Penhoet) et enfin vendu nationalement.

KEUMOUSTER que nous trouvons habité par les Launay, par les Coadallan et ensuite par les Salaün, srs. de la Roche.

KERIDEC appartenait autrefois aux Mac'hec, puis Rigolé ou Rigolet et au début du XXème siècle aux Thomé.

LE BOTDONN ou BODONN successivement aux Garic, puis Tournemouche par acquêt du 3 juin 1566 d'avec le sr. Baron du Pont (Aveux communiqués par M. le Vicomte de Portzamparc) vendu le 20 octobre 1646, à Maurice le Borgne et Marguerite de Kergroas, par le sr. le Jacobin de Keranprat, conseiller du Roy en son Parlement de Bretagne, il fut transmis par alliance au Jégou et du Trévou et vendu nationalement.

LE HELLEZ appartenait aux Péan de Grandbois, puis aux La Forest, du Trévou et Le Lay de Kermabin ; il fut aussi vendu nationalement.

KERANDULVEN successivement aux Launay et Guicaznou, subit le sort des manoirs précédents.

KERROIGNANT aussi appartenait aux La Forest.

LESCORRE successivement aux Lescorre et Carion.

PENARSTANG successivement aux Lescoët, srs. de Kergoff, aux Callouet, Keranguen et Goudelin.

KEROUILLARD ou KEROUYAT aux Kersaintgilly de St Gilles et Guillotou de Kerever.

KERBOURAN appartenait aux Lescorre et ensuite aux Carion et Le Meur de Kerigonan.

LESQUERN a appartenu aux Le Rouge et aux Kermoysan. 

(M. de Bergevin).

 

Alain de Boiséon, guerrier fameux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur du Palacret, de la Feuillée, de Pontmelven, de Saint-Jean et de Sainte-Catherine de Nantes, équipa un vaisseau pour la croisade (XVème siècle). Pierre de Boiséon, gentilhomme de la chambre de Henri III, soutint contre les ligueurs le siège si fameux de Kerouzéré, place qui lui appartenait, fut indemnisé de ses pertes par Henri IV et fut nommé comte sous Louis XIII par lettres patentes dans lesquelles il est qualifié de comte de Boiséon, seigneur de Coaëtnizan, vicomte de Dinan et de la Bellière (Voir Ogée).

La maison de Boiséon a fourni au XVIIème siècle, deux capitaines illustres et populaires A la ville de Morlaix. Elle était la maison seigneuriale de la paroisse et avait pour armes : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard de même. Devise ancienne Talbia ! et moderne Honor vel mors.

Les lieux susmentionnés comme fiefs se sont encore assez bien conservés ; la Boissière toutefois, l'une des plus anciennes noblesses (noblanz) du pays, et devenue un apanage de la maison de Boiséon à l'origine de cette famille, n'est plus, en 1903, qu'un amas de ruines formé par les guerres de la Ligue et significativement nommée Douvejou (les Douves). C'est un rectangle situé sur une hauteur presque insensible près de Ruvarc'h ; l'intérieur est encombré de débris perdus dans un inextricable réseau de ronces et une épaisse couche de gazon (G. Lejean, notes sur Lanmeur, " Echos de Morlaix ", 1846). Dans les faubourgs, on comptait au Moyen-Age une caquinerie et une léproserie (Levrou).

A quelque distance (environ 2 kilomètres} du château du Boiséon, on trouve une motte assez considérable qui a 120 mètres de circonférence sur 6 mètres de hauteur et qui parait être un tumulus celtique, car on y a découvert des armes et des urnes en poterie grossière. Ce tumulus, dont la terre est excessivement friable, ne sert plus que de demeure aux nombreux lapins des environs, ce qui lui a fait donner le nom de Tossen ar Goniflet (le tertre des lapins).

Au XVème siècle, la paroisse de Lanmeur renfermait, comme nous l'avons dit, un assez grand nombre de maisons nobles ainsi qu'en justifiait les réformations des fouages et les montres militaires que nous donnons ci-après :

 

Enquête faite en 1427 par mandement du duc, notre souverain sieur. Nobles qui s'arment :

Le sire de Boiséon et ses frères. Le sire de Grandbois et son fils Yvon Péan, sr. de Grandbois. Yvon Forby. Jehan de l'Isle. Geoffroy Kerilly. Jehan Lescorre. Jehan Lanlay (Lanleya ?). Guillaume Mainguy. Guillaume Kerloaguen. Guillaume Corre. Guillaume le Restic. Huet Kermellec. Jehan le Doubierer. Jehan Pierre. Jehan le Brun, anobli. Henri Penhoët. Yvon Quizien. Jehan Tanguy. Yvon Droniou. Yvon le Moyne. Jehan Richart. Raoul du Quenquizou. Auffray le Pendreff. Jehan le Berre. Pierre Lanleya , hors du pays. Pasquiten Reffoët.

Autres qui se veulent exempter, savoir sergents, nourrissiers, etc.

Alain Guillou, receveur de Guillaume de Quelen. Yvon Maguet, receveur de Guillaume de Quelen. Yvon Masson, receveur de Jean Goudelin. Prigent Favennec, garanti par Jean Bégaignon. Guillaume Boichet, garanti par le sr. de Coetrouzault. Jehan Pierre, garanti par Jehan Lescorre. Jehan Guillou, garanti par le sr. de Bois Eon. [Note : Cet dernières lignes à partir de : 1 garanti par le sieur de Kermabon, ont été tirées de l'ouvrage publié par M. P. de Liste du Dreneuc au mois de mai 1887. — Armoiries et prééminences des familles bretonnes du ressort de Morlaix et Lanmeur, enregistrées par Maistre Bouyn l'an 1875]. 1 garanti par le sieur de Kermabon. 1. garanti par le sieur du Dresnay. 1 garanti par Bizien Toupin. 1 garanti par Meriadec Guicaznou. 1 garanti par Hervé Estienne. 1 garanti par le sr. du Ponthou. 1 garanti par Hervé Pinart. 1 garanti par le sr. du Chastel. 1 garanti par J. du Parc comme sergent.

Métayers desmourants es ceux manoirs... sanz débat : 6 — manoir du Boyséon.., Item 6 — manoir de Kerbaet au dict sire,... Item 6 — manoir du Parc à Jehan du Parc,... — La métairie dud. S. du Parc... à Kergadiou — Le manoir de Hellez au Sre. de Grantboys à cause de sa dame compaigne... — La meterie de Lospital de la dite paroesse ....., ..., ....,  La meterie au filz Meryadec Guicaznou à Kenechuedez (Keralc'houeder) .., La meterie au Lesquoet .., La meterie au Sre. du Chatell à Lesquoet .., La meterie à Jehan le Nas où demeure Yvon Hamon. — Semblablement Jehan de Lile. — Pareillement Geff. Kerilly.

 

Montre tenue à Lannion (1431).

Monstre (Montre) générale des nobles, anoblis et tenentz fiefs nobles et sujects aux armes de l'Evesché de Tréguier tenues à Lannion par noble et puissant Jean, vicomte de Coëtmen. Rolland de Rostrenen, s. du Pontchastel, Olivier le Moenne, maréchal des logis du duc et chacuns commissaires quant à ce commis les IVème et Vème jour de septembre l'an mil IIIIcXXXI. Ce registre faict par Merien le Cozic, procureur de Tréguier quant à ce commis du duc notre souverain seigneur et par Yvon Kerguezangor, lieutenant du procureur de Guingamp [Note : Monstre de l'Evesché de Tréguier tenue en l'an MCCCC (LXXXI). Monstres de Tréguier et Goëllo tenues au XVème et XVIème siècles publiées par M. P. de Courcy – Saint-Brieuc — Prudhomme MDCCCLII].

Lances de Lanmeur : François de Boiséon, s. dud. lieu, homme d'armes, page, lance, coustilleur et deux archers.

Archers en brigandine et Jacque o voulge ou pertuisanne et hache de Lanmeur : Jean du Quenquizou. Henri Serraoul, de la garde. Guillotte Lescorre, déguerpie. Guillaume Kerguiniou. Yvon Robert, o page. Jean de Launay. Jean du Parc, s. de Kergadiou, o page. Guillaume Garic. Riou, fils mineur Rolland le Habasque. Jean Henry, s. de Tirienglas. Jean Henry, s. de Penhoët. Guillaume Le Berre. Jean le Brun, s. de Kerugou, annobli. Yvon Collotin. Guillaume Robuel. Phès Lescorre, mineur. Jehan Penhoet, en escopette. Rolland Ynizan, par Jean Guillaume. Richard Lescorre. Yvon, fils Guill. le Favennec. Hervé Lescorre, par Henry Morvan. Jean Corrouer. Rolland Penduff. Yvon Richard. Jean le Casser. Yvon Morvan, par Yvon Collotin. Jehan Guillou, s. de Kermouster. Jean Ynizan, fils dudit Rolland. Jean Pezron, par Jean Corre. Yvon Baschelier l'aisné. Jean Thomas. Jean du Plessix, de la garde. Yvon Fourby. Jeanne le Doubierer, veufve Lescorre. Yvon Pensornou. Hervé Guegan, par Hervé de Launay.

 

Réformation des Fouages. — 1543. Nobles et maisons :

Le Boiséon, à Claude de Boiséon et 5 métairies, aussi lui appartient Kerurien, la Ville blanche et Lezengar.

Le Parc, à l'héritier de feu Guillaume du Parc.

Lescorre, à maître Henry de Kerguinio.

Autre Lescorre, au sieur de Kermorduff, demeurant prés de Notre-Dame de Bulat.

Kervidou et Leingouez, à maître Jean le Borgne, noble homme fils d'autre Jean le Borgne de Morlaix. 

Kerdaniou et dépendances, en la Prairie de Kerillis, à Louis du Parc.

Keralsy, Kermouster. Kerandulven, aux enfants Hervé Launay.

Le Gliviry, appartient à Vincent Lescorre.

Coatanfroter, à Philippe Quintin, noble comme ils disent.

Penarstang, à François le Minec, noble comme ils disent.

Kerprigent, au sieur de Boisgerbault, capitaine de Saint-Malo, noble (François du Boisriou).

Talarun, appartenant à Yvon Collotin.

Autre Talarun (Talaren), à Louis de Trogoff.

Kerarun (Keranrun), appartenant à maître Yves de Coetquis, qui se porte noble.

Kerillis, à présent par moitié aux enfants Jean Blonsart, et Jean Lescorre, qu'ils disent nobles, et n'avoir ouï dire qu'ils aient été marchands.

Le Hellez, appartenant à François Péan, sr. de Louern.

Tirienglaz, appartenant à Richard Henri.

Kerderien, appartenant à Thomas Martin.

Kerohentguen, appartenant à Margylie de Goesbriand, femme du sr. de Kerberio.

Lezengar, au sieur de Bodeliau noble demeurant près de Guingamp.

La Salle, appartenant au dit sieur de Bodeliau.

Kergouhin (Kerc'houin), ne savent à qui appartient.

Kerhuel, à Jean de Kergariou.

Autre Kerhuel, au sieur de la fontaine blanche, de Léon, qu'ils disent noble.

Lesquern, appartenant à Morice de Ploesquellec.

Le Varc, prés de la Rane (Rive), appartenant à Catherine Forget, femme de maître Morice de la Boexière.

Kerroniant (Kerroignant), à François de Kermoyzan.

Hervé Noblet, non noble et marchand à Bourret, l'un des fauxbourgs de Morlaix, acquit deux métairies nobles situées en la paroisse de Ploemaryen ? (peut-être Ploëmahorn ou Plouvorn), en Léon, d'Even Kergindic, noble, pour le prix de 27 charretées et demie de froment valant chacune 6 livres de rente qui est en tout 165 livres.

 

MAISONS NOBLES :

- Boiséon, sr. du dit lieu : d'azur à chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard d'or ; devise : Talbia.

- Le Borgne, sr. de Kervidon : d'azur à trois herchets d'or liés et vérolés de même ; devise : Attendant mieux, et Tout ou rien.

Nota : Borgne (Le), sr. de Parc au Provost, en Plougaznou (Plougasnou), — de Keruzoret, — de Mesprigent et de Lanorgant, en Plouvorn, — de Lesquiffiou et de Treuscoat, en Pleyber-Christ, — de la Tour, en Saint-Vougay, — de Kermorvan, en Plougaznou, — de Goazven, en Brelevenez, — de Bois-Riou, en Cavan, — de Keroulas, en Breles, — du Fransic, en Taulé, — de Coetivy, — de Kergadiou, — du Band, en Plouzevédé, — de la Palue, — de Portzal, — de Keraziou, etc., etc. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1668. — Réformes et montres de 1427 à 1543, en Lanmeur, Plougaznou et Plouezoch, évêchés de Dol et de Tréguier. Blason : D'azur, à trois huchets d'or, liés et virolés de même. Devise : Attendant mieux et Toutou rien. Guillaume, marié à Havoise Le Provost, ratifie le traité de Guérande, en 1381. — Jean épouse, vers 1420, Marguerite de l'Isle, dame de Kervidou. A cette branche appartenaient les srs. de Lesquiffiou éteints dans Barbier, en 1720, et ceux de Keruzoret, La Tour et Kerambosquer, qui existent encore. — Yvon, mentionné à la réforme de 1427, épouse Margilie de Plounévez d'où descendaient les srs. de Trévidy et de Treuscoat, éteints, qui ont produit Guy Le Borgne, bailli de Lanmeur, auteur de l' Armorial breton de 1667. Deux chevaliers de Saint-Michel sous Louis XIII et Louis XIV. — Un chef d'escadre en 1764. — Un évêque de Tréguier (1745-1761). — Son frère, abbé de Meilleray (1754-1776). — Un conseiller au Parlement, en 1737. — Deux pages du Roi depuis 1718. — Un chevalier de Malte, en 1787.

- Cariou, sr. de Glivery : d'or à trois bandes d'azur au chef d'hermines.

- Coadallan, sr. de Kermouster : d'azur au sautoir d'argent accompagné de quatre coquilles d'or.

- Coail, sr. des Bois de la Rive : d'argent semé de fleurs de lys de sable au franc canton d'argent chargé d'une caille au naturel.

- Combout, sr. de Kerrest : de gueules au lion d'argent armé, lampassé et couronné d'or.

- Forest, sr. du Hellez : d'azur à six quintefeuilles d'or 3. 2. 1 ; devise : Point gesnant, point gesné.

- Forestier, sr. de Boiséon : de sable à la bande fuselée d'argent.

- Frotter, sr. de Coatanfrotter : d'argent au château d'azur maçonné et girouetté d'or ; devise : Nil conscire sibi.

- Le Gentil, sr. de Coatanfrotter : d'or à une fasce de gueules accompagnée de trois roses de même ; devise : Gentil d'an oll.

- Goesbriant, sr. de Coatcoazer : d'azur à la fasce d'or ; devise : Dieu y pourvoira.

- Guicaznou, sr. de Kerandulien : d'argent fretté d'azur.

- Héliez, sr. de Boiséon : d'azur au foudre ailé d'argent.

- Henry, sr. de Ponthuet : d'or à trois quintefeuilles de gueules.

- De l'Isle, sr. de Kervidou : bandé d'or et d'azur de six pièces : au canton dextre de gueules chargé d'une fleur de lys d'argent ; devise : A chacun son rang.

- Kerscau, sr. du Parc : d'argent à deux dauphins adossés d'azur.

- Kerguiniou, sr. de Lescorre : d'argent à trois tourteaux de gueules.

- Kererault, sr. de Coatsalver (Bois Sauveur) : d'azur fretté d'argent, une fleur de lys de même sur l'azur, en chef ; devise : Mervel da veva.

- Launay, sr. de Kerasly : d'argent au lion d'azur, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.

- Lescorre, sr. dudit lieu : d'argent à deux fasces de sable frettées d'or.

- Moran, sr. de Coatsalver : d'azur à la tête d'aigle arrachée d'argent, accompagnée de trois molettes de même, au franc canton parti de Bretagne et de Rohan ; devise : Bona voluntate.

- Marhec, sr. de Keridec : d'azur à deux bodelaires d'argent garnis d'or, passés en sautoir, les pointes en haut.

- Menguy, ramage de Guicaznou : d'argent fretté d'azur au franc canton d'argent chargé d'une étoile d'azur.

- Le Moine, sr. de Trobézeden : d'argent à trois coquilles de gueules.

- Du Parc, sr. de Lesvern : d'argent à trois jumelles de gueules ; devise : Vaincre ou mourir

- Péan, sr. du Hellez : de gueules à cinq billettes d'argent en sautoir.

- Quintin, sr. de Coatanfrotter : d'argent au lion morné de sable, accompagné de trois molettes de sable ; devise : Calcaribus recalcitram.

- Rigolet, sr. de Keridec : d'argent à la fasce de gueules accompagnée en chef d'un flanchis ou sautoir d'azur surmonté d'un trèfle de même et en pointe d'une étaie ou chevron aussi d'azur, soutenu d'un trèfle de même.

- Ropartz, sr. de Kerropartz et Mesaudren : d'argent à la croix pattée d'azur.

- Le Rouge, sr. de Guerdavid et de Lesguern : d'argent à la fleur de lys de sable, surmontée d'une merlette de même.

- Simon, sr. de Keropartz : de sable au lion d'argent armé et lampassé de gueules ; devise : C'est mon plaisir.

- Tournemonche, sr. du Bodonn : d'argent à une ruche de sable accompagnée de sept abeilles de même en orle ; devise : Plus mellis quam messis.

- Ynisan, sr. de Rucreguen : d'or à la fasce de gueules accompagnée de trois annelets de même.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 37 nobles de Lanmeur :

Yvon BACHELIER (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon COLLOTIN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan CORONER (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

François DU BOESEON de Boaiseon (800 livres de revenu) : comparait en Homme d’Armes ;

Jehan DU PARC de Kergadiou : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU PLESSEIX (20 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Jehan DU QUENQUISOU (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon FOURBY (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GARRIC de le Botolon (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé GUEGAN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GUILLOU de Kermouster (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan HENRY de Tirienglas (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan HENRY de Ponthuet (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan de LAUNAY de Kerancorre (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LE BERRE (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE CARRER (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehanne LE DARBRAER (45 livres de revenu) : défaillant ;

Yvon LE TACHENNEC (20 livres de revenu) : défaillant ;

Guillocte LESCORRE (60 livres de revenu) : défaillant ;

Philippe LESCORRE (15 livres de revenu) : défaillant ;

Hervé LESCORRE (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Richard LESCOURRE (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland MENGUY (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon MORVAN (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland PENDU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PENHOET (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une escopette ;

Yvon PENSOURNOU (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PEZRON (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon RICHARD (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon ROBERT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ROUVEL (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry SERRAOUL (70 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Jehan THOMAS (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan YNYSAN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland YNYSAN (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Riou LE HABASQUE de Trégat-Goallou (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan BRUN de Kerugou (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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