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TREDIAS

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La commune de Trédias (bzh.gif (80 octets) Trediarn) fait partie du canton de Broons. Trédias dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREDIAS

Trédias vient du breton « treb » (village) et « tiarn », variante de « tiern » (chef).

Trédias est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélan.

Une charte de l'abbaye de Boquen mentionne en 1148, un certain Thomas de Trediar, lors d'une donation d'un moulin par Rollandus de Dinan, sire de Bécherel : " J. [Note : Jean de la Grille, ancien abbé de Sainte-Croix de Guingamp : il venait de transférer le siège de son évêché d'Aleth dans l'Ile d'Aaron ou Saint-Malo] Dei gracia Sancti Maclovii vocatus episcopus, cunctis fidelibus tam prelatis qnam subditis sue parrochie, ad quos littere iste pervenerunt salutem in Domino, et oracionum munus : manifestum est quod Rollandus, filius Alani de Dinan, monachis Cistercientibus de Bochian,    concessit situm molendini de Clemecle [Note : Le moulin de Clemecle était en Caulnes. L'inventaire, sans rappeler l'année, indique une charte, donnée le 21 février, par laquelle un duc Jean accorde « sauvegarde pour que les hommes du bailliage de l'Hermitage n'aillent pas au guet du chasteau de Broons, pour que l'abbaye jouisse de l'estang, chaussée, atache, biez, assiette et deport du moulin de Clemecle eu Caulnes ». Ce titre constate, en outre, que le monastère relevait directement du duc], per manum meam : quem pater ipsius prius eis dederat, pro sue ac parentum suorum anime redempcione. Quia vero generatio preterit, et generatio advenit, ne qua occasione servi Dei patiantur injuriam de predicti doni ablatione, sigilli nostri impressione volumus illud in perpetuum confirmari. Predicti doni testes fuere : Kennarocus tunc prior prefacti loci, et Halanus conversus ejus, Aubertus archidiaconus, Gauterius prior de Lehum, Herbertus capellanus ejusdem loci, Oliverius Gwion, Bertrannus filius alterii, Thomas de Trediar, Eudo de Guite, Gwihonocus filius Normanni, multique alii quorum [nomina] non sunt hic scripta. Actum anno ab Incarnacione Domini M° C° XL° VIII° ". [Note : Un double du même acte porte : " J. Dei gracia Aletensis episcopus. - Kennaroc. - Chemecle "] (Archives des Côtes-d'Armor. — D. Morice, I, 602).

En 1249, le moulin de Trédias (molendinum de Tredyas) est mentionné lors d'une donation d'un certain Roland de Guitté : " Universis , etc., Rolandus de Guite, miles, salutem in Domino. Noveritis quod ego assignavi religiosis viris abbati et conventui beate Marie de Boquian unam minam frumenti ad mensuram de Broon venalem, pro elemosinis defunctarum dominarum Stephanie et Valencie, cujus mine domina Valencia assignaverat dimidiam minam silliginis supra molendinum de Tredyas, domina Stephania assignaverat aliam dimidiam supra terram suam de Tremur. Ego vero dictam dimidiam silliginis commutavi in frumentum et volui quod integra mina frumenti reddatur super dominico meo de Tremur annuatim infra Nativitatem Domini, et hoc esset firmum, etc. ; et decanus de Plomaudan, ad preces meas, sigilli sui apposuit munimentum. Actum anno Domini M° CC° XL° nono " (Anciens Evêchés, III, 244). 

Trédias (Trédiar) apparaît comme paroisse dès le XVème siècle (chartes du prieuré de Trédias, n° 15 et 22). 

La paroisse de Trédias, qui est un ancien prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu (en Languédias), appartenait jadis au diocèse de Saint-Malo et dépendait de la subdélégation de Montauban et du ressort de Lamballe. La cure était présentait par l'abbé de Beaulieu. « Cette paroisse du diocèse de Saint-Brieuc, située dans le canton de Broons, se compose des deux anciennes paroisses de Trédias et de Sainte-Urielle. Elle a saint Pierre pour patron. Avant la révolution, elle était du diocèse de Saint-Malo et du doyenné de Plumaudan. C'était l'abbé de Beaulieu qui nommait à la cure. Ce bénéfice qui consistait en dîmes, avait peu d'importance. En 1720, le revenu brut du recteur-prieur était de 276 francs, et les charges étaient de 75 francs, ce qui donnait un revenu net de 201 francs ». Durant la Révolution, la paroisse de Trédias dépendait du doyenné de Broons.

Ville de Trédias (Bretagne).

Contiguë à Trédias, la paroisse de Sainte-Urielle, prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu, appartenait jadis au diocèse de Dol. Elle relevait de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Dinan. La cure était à la nomination de l'abbé de Rillé et était en commende en 1780. Durant la Révolution, la paroisse de Sainte-Urielle dépendait du doyenné de Broons. La commune de Sainte-Urielle ou Sainte-Urielle, érigée au début de 1790, est rattachée à celle de Trédias par ordonnance du 23 juin 1819. « La paroisse de Sainte-Urielle, aujourd'hui réunie à celle de Trédias, était du diocèse de Dol et du doyenné de Bobital. Cette paroisse dépendait de l'abbaye de Beaulieu qui la faisait desservir par un de ses religieux quand son personnel le permettait. Le bénéfice de Sainte-Urielle consistait en dîme de la douzième gerbe prélevée sur tous les grains et les petits pois semés dans les champs. Dans la taxe imposée aux bénéfices du diocèse de Dol en l'année 1516, le prieur-recteur de Sainte-Urielle dut compter soixante sous. Sainte-Urielle est restée paroisse jusqu'en 1802. Alors cette très ancienne paroisse a été réunie à celle de Trédias, mais tout en restant commune jusqu'en l'année 1819. L'église de Sainte-Urielle, dédiée à la sainte de ce nom, était placée sur le bord de la rivière et à 400 mètres de l'église de Trédias. Elle a été démolie ainsi que le presbytère en 1839 pour faire entrer les matériaux dans la nouvelle église de Trédias. La charrue passe maintenant là où exista pendant des siècles une église avec son cimetière ».

la paroisse de Sainte-Urielle, prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu.

Note : Le 26 juin 1700. "A Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Evêque de Dol ou Messieurs ses grands vicaires, le Prieuré Cure ou Rectorerie Régulière de Sainte Urielle en votre Diocèse étant présentement vacant par le décès de Me Jacques Toudé dernier titulaire et paisible possesseur d'iceluy dont vocation arrivant, la nomination et présentation nous appartient en qualité d'abbé commendataire de l'Abbaye Notre-Dame de Beaulieu près de Dinan de l'ordre de chanoines Réguliers de Saint Augustin de la Congrégation de France situé au diocèse de Saint-Malo et à vous Monseigneur, la provision, institution et toutes autres dispositions à cause de votre dignité épiscopale, nous soussigné Claude Philippes Le Clerc du Tremblay conseiller et aumônier du Roi, abbé de l'abbaye de Beaulieu et de Mondaire et chanoine de l'Eglise de Paris, nous avons nommé et présenté le frère Nicolas Noyau, prêtre, chanoine Régulier du dit Ordre et Congrégation de bonne vie et moeurs capable de bien et dûment desservir le dit prieuré cure ou Rectorerie Régulière ... ".

On rencontre les appellations suivantes : Trediarn (en 1148), Tredyas (en 1249), Tredriam (vers 1330), Trediem (en 1354), Tredias (en 1365), Trediar (au XVème siècle), Tredias (en 1490).

Nota 1 : la commune de Trédias est formée des villages : la Chapelle-Fougeraye, Dinannetz, Kermehen, la Nouette, Launidel, la Marche, l'Hôtellerie, Douet-Robert, la Bouyère, Ville-Jouy, le Bignon, la Sauvagère, etc ...

Nota 2 : Au nord et au canton de Broons, département des Côtes-du-Nord, se trouve la paroisse de Trédias. Elle est formée par la réunion des deux anciennes paroisses de Trédias et de Sainte-Urielle. La population réunie de ces deux paroisses n'est, vers le milieu du XVIIème siècle, que de 700 personnes. Ce chiffre représente alors la population des deux paroisses. D'après un recensement de cette époque, chaque paroisse avait alors 350 habitants. Les villages des deux paroisses étaient tellement entremêlés, qu'il devenait impossible d'aller à une église sans passer sur le terrain de l'autre. ANTIQUITÉS ET VIEILLES CHRONIQUES DES DEUX PAROISSES : Tombeau. Auprès du village de Dinanmets, se trouve un terrain sec, aride, couvert de bruyères et environné de ravins profonds. En 1834, en voulant y construire un moulin à vent, on découvrit un tombeau antique. L'ouverture, faite en maçonnerie, ressemblait à la bouche d'un four. Les murs étaient formés par de grandes pierres plates placées debout, et la toiture n'était autre chose qu'une grande pierre moussue qu'on prenait pour la pointe d'un rocher. L'intérieur de la pièce, qui représentait un carré d'environ huit pieds, renfermait une pierre de granit travaillée ; cette pierre mesurait deux mètres de longueur, un mètre de largeur et un mètre de hauteur. On trouva aussi des ossements noircis et couverts de mousse, deux ou trois couteaux de pierre et les restes d'un collier ; le tombeau renfermait aussi quelques restes de poterie et de la vase. On lisait quelque chose sur la pierre qui recouvrait le monument. Ce tombeau gaulois ou romain fut aussitôt dévasté que découvert, et aujourd'hui il n'en reste plus rien. Vieille tour. A 300 mètres du tombeau dont nous venons de parler, et du côté de Mégrit, on trouve dans l'espèce d'angle obtus, formé par le ruisseau et par les étangs de Rocherel, les ruines d'une vieille tour ronde. Dans cet endroit le sol est élevé d'au moins trente mètres au-dessus des eaux du ruisseau et des étangs. Ce bâtiment était, au nord et au couchant, garanti par les étangs et le rocher coupé à pic ; au midi, il était défendu par un ravin profond, et au levant par un vaste fossé. Cette tour mesure cinquante pieds de diamètre dans l'intérieur ; les murs, qui ont encore trois ou quatre pieds d'élévation, sont construits avec de la pierre prise dans le pays ; leur épaisseur est de quatre pieds. Cette tour, posée comme elle l'est, était imprenable dans les temps anciens. Dans le pays, aucun souvenir ne se rattache à ce vieux monument qu'on appelle la tour du châtelet. 

Nota 3 : HISTOIRE DE VOLEURS : La Picardais. Les villages de Villeneuve et de Kermehen communiquaient, autrefois, au moyen d'un chemin bien empierré, mais aujourd'hui abandonné. Sur les bords de ce chemin et entre les hameaux précités, se trouve un enfoncement où des constructions ont existé autrefois. Ce lieu, comme les champs voisins, porte le nom de Picardais. La maison de la Picardais fut, dans un temps, la terreur des environs. C'est qu'elle servait de retraite à des voleurs qui portaient la dévastation bien loin autour d'eux. Ils avaient même trouvé le moyen de correspondre à la minute avec des compères des environs du Gouray. Leur télégraphe, tout simple, consistait à faire brûler des fagots sur le haut d'un arbre très élevé. Quand les signaux de la Picardais avaient été aperçus, malheur aux environs, car il ne se passait pas deux fois 24 heures sans qu'on entendît parler d'un crime ou d'un vol. Fille trop hardie. Non loin de la station du chemin de fer, se trouve un lieu appelé la Roumée. Ce lieu est solitaire et on n'y passe qu'en frémissant, avant le lever ou après le coucher du soleil. Une jeune fille, du village de la Broussette, poussée par un pari, osa pourtant, autrefois, se rendre dans ce lieu à onze heures du soir. Mais, ô malheur ! On ne la revit jamais. Sa coiffe fut trouvée suspendue à un arbre. Correspondance nouvelle. Sur le bord du chemin qui conduit du bourg de Trédias au Champdolent et vis-à-vis de Frédsac, se trouvait jadis une maison dont tous les habitants du village ont vu les ruines. Cette maison, appelée les Vergers, était la propriété et la demeure d'une jeune fille du nom de Louise Cillard. Les jeunes seigneurs, enfants de messire Jean Rolland, sieur du Noday, faisaient de fréquentes visites à la maison des Vergers. Quand il leur devenait impossible de diriger leurs courses de ce côté, un chien exercé était privé d'un repas à la maison seigneuriale, puis lancé, avec une lettre au cou, vers la demeure de demoiselle Cillard. L'issue de ce commerce ingénieux nous est racontée de la manière suivante par les registres de la paroisse de Sainte-Urielle : « Ecuyer Jean Rolland, sieur du Noday, et honorable fille Louise Cillard, ont, ce jour 12 septembre 1673, reçu la bénédiction nuptiale, dans l'église de Sainte-Urielle ». Ce mariage, d'inclination ou de caprice, ne fit pas longtemps le bonheur du jeune couple, car onze mois après les promesses nuptiales, on trouve au registre destiné à consigner le deuil comme la joie : « Ecuyer Jean Rolland, sieur du Noday, fut ensépulturé dans a l'église de Sainte-Urielle le 10 août 1674 ». Quelque raison qu'eût M. du Noday d'épouser une roturière, il se mésalliait ; aussi il n'est fait mention d'aucun noble comme présent à son mariage ou à son enterrement.

Nota 4 : Les Recteurs-Prieurs de Sainte-Urielle : - Jehan DE MONBOUCHER était recteur de Sainte-Urielle en 1530, comme nous l'apprend une procédure de l'époque. - Robert BOUGAULT était, d'après les registres de la paroisse, recteur en 1601. - Guillaume TRÉMAUDAN gouvernait la paroisse en 1609. - Guillaume DAGUENEL, pourvu en 1612, s'endormit dans le Seigneur, plenus dierum, dit le registre, le 20 avril 1639. - François GESLIN, prêtre noble et religieux de Beaulieu, venu de Trédias à Sainte-Urielle en 1639, disparaît en 1655. - François DE DERVAL, de la maison de Brondineuf et aussi religieux de Beaulieu, fut recteur depuis 1655 jusqu'à 1663. - Jacques CHANPION, religieux aussi, ne fut recteur de Sainte-Urielle que du mois de décembre 1663 au mois de décembre 1664. - Claude BUAN, de la maison du Chalonge, en Trébédan, fut recteur de Sainte-Urielle pendant les années 1666, 1667 et 1668. Il devint chanoine à Saint-Brieuc. - Julien BONDIN, nommé recteur en 1669, fut enterré dans l'église le 11 août 1682. - Jacques TOUZÉ, natif de Trédias, fut recteur de Sainte-Urielle depuis 1682 jusqu'à son décès, arrivé en 1700. - Frère NOYAU, prieur du couvent de Beaulieu, remplit à Sainte-Urielle les fonctions curiales pendant cinq ou six mois. - François COULOMBEL, né dans la paroisse en 1663, devint recteur à la fin de l'année 1700 et mourut le 13 mai 1714. - Jean HARDOIN fut curé d'office pendant quelques mois. - Laurent FORCOUEFF, prêtre d'Eréac, devint recteur en décembre 1714, mourut en janvier 1738. Ses héritiers furent obligés de rapporter 1.800 fr. pour les réparations du presbytère. - Jacques DUHAMEL, moine de Beaulieu, fut recteur en 1738, et enterré en juillet 1758. Il avait, dit le registre, 58 ou 60 ans. - J. J. THÉBAUD, moine, comme son prédécesseur, fut nommé recteur en 1758 et ne parait plus après le mois de mars 1776. - Louis RENOUVEL, prêtre de la paroisse, en devint recteur en 1776 et mourut de la jaunisse en 1788, âgé de 45 ans. M. Renouvel était autant homme d'esprit que grand de taille. Ses héritiers durent rapporter 2.262 francs pour les réparations du presbytère. - Charles SAINT-PEZ, né à Ros-Landrieux en 1749, prêtre en 1775, nommé en août 1788, curé d'office à Sainte-Urielle, laissa le meilleur souvenir dans cette paroisse qu'il quitta en novembre 1789 pour devenir recteur de Aucaleuc, près de Dinan. Il émigra en 1792, mais il repassa bientôt en France. Il se cacha dans son pays natal et dans les paroisses voisines. Le 28 avril 1794, revenant de voir un malade, il tomba entre les mains de soldats républicains dans le bourg de Carfantin. Conduit à Saint-Malo, il fut jugé, condamné et mis à mort comme prêtre insermenté. Sa vie a été écrite plusieurs fois. Nous avons aussi mentionné plus longuement qu'ici ce saint prédécesseur dans la vie des martyrs de la révolution du nouveau diocèse de Saint-Brieuc. - M. GOIRAND DE LA CHÉVRIÈRE, prêtre et religieux, sorti d'une famille noble et riche des environs d'Angers, disent les uns, du Berri (Berry), disent les autres, devint recteur de Sainte-Urielle sur la fin de l'année 1789. Obligé de quitter son presbytère en 1792, il se cacha longtemps dans la paroisse, et ensuite à. Dinan, qu'il quitta dans un moment de calme. On n'en a plus entendu parler. Il fut le dernier recteur de Sainte-Urielle.

Nota 5 : Noms des Recteurs de cette paroisse. - Pierre PÉLISSON, sous l'administration duquel fut bâtie l'ancienne église, disparaît en 1618. - Charles BRUNET, prêtre noble, fut recteur de Trédias depuis 1619 jusqu'à 1632. - François GESLIN, prêtre de famille noble, et moine de Beaulieu, fut recteur en 1633, et transféré à Sainte-Urielle en 1639. - Jacques RONDIN, nommé recteur en 1641, avait une écriture remarquable, il mourut en 1675. - Pierre DU FOURNET, prêtre noble, ne fut recteur qu'en 1678 et 1679. - Claude CESSON, natif d'Yvignac, recteur en 1683, mourut en 1700. - Frère NOYAU, prieur de Beaulieu, remplit les fonctions curiales de 1700 à 1702. - Olivier BERNARD est recteur depuis 1702 jusqu'à son décès, arrivé en 1733. - Louis POULAIN, que nous croyons sorti de la famille noble des Poulain de Frémeur, en Yvignac, devint recteur en 1733, et mourut en 1747, âgé de 38 ans. - G. SÉVESTRE, recteur en 1747, mourut en 1754. - Paul Du MARGARO, prêtre noble de Trémeur, recteur en 1755, meurt en 1758, âgé de 38 ans. - Guillaume THÉBAULT, recteur en 1758, disparaît en 1762. - Julien CHOLOU, docteur en théologie, fut recteur depuis 1762 jusqu'en 1764, époque où il mourut, âgé de 68 ans. - Mathurin HUET, né à Calorguen, près de Dinan, en 1727, était recteur de la trève de Lescouët-Jugon, lorsqu'il fut nommé recteur de Trédias en 1765. Il occupa jusqu'au mois de septembre 1792, ce poste, malgré le refus de tout serment. Il se cacha dans son pays natal, pendant ces mauvais jours de la Révolution. En l'année 1800 ou en 1801, il retourna à Trédias, mais il n'y resta que quelques mois, étant devenu aveugle. Il retourna dans sa famille, où il mourut en 1803, âgé de 76 ans. - J. Baptiste CHAUVIN, né en 1741, à Langoulnay, était curé d'office à Calorguen, lorsqu'il fut, en 1803, nommé recteur de Trédias. Etant, comme son prédécesseur, devenu presque aveugle, il quitta sa cure en 1820, et mourut dans la paroisse en 1822. - Joseph PELLÉ, né à Plouasne en 1781, était vicaire à Broons lorsqu'il fut nommé recteur à Trédias en 1820. Il gouverna cette paroisse jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée le 18 février 1852. Il avait 72 ans. C'est sous son rectorat que l'église actuelle a été bâtie, mais le maire, René Guillemit, fut seul à s'en occuper. - Prudent CARANDIOU, né à Dinan, en 1805, était vicaire à Trémeur quand il devint recteur de Trédias en 1852. Il fut transféré à Lanrelas en 1858. - Guillaume LE SAGE, prêtre, né à Loudéac en 1810, était missionnaire de Notre-Dame d'Espérance à Saint-Brieuc, quand il fut nommé recteur de Trédias en 1858. Transféré à Saint-Thélo en 1864, il y est encore en 1886.

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PATRIMOINE de TREDIAS

l'église Saint-Pierre (XV-XVIème siècle), autrefois dédiée à saint Yves et reconstruite en 1839 (date figurant sur un linteau) avec des matériaux de l'ancienne église et de celle de Sainte-Urielle. Edifice en forme de croix latine, dont les plans, dûs à M. Rousseau, géomètre et architecte-voyer de Dinan, furent approuvés le, 15 février 1838. Les travaux furent adjugés le 10 juin 1839, et les fondations commencées le 24 juin. La maçonnerie, commencée le 1er juillet par Marc Bochtel, maître maçon de Calorguen, Joseph Planchet, de Saint-Carné, et Mathurin Hébert, fut terminée le 13 septembre, La charpente fut aussitôt faite par Julien Troyard, charpentier à Plélan-le-Petit, et la couverture par Mathurin Delavigne et Désiré Fouéré, couvreurs, de Dinan (R. Couffon). « L'église de Trédias, dédiée à Saint-Pierre, a été bâtie en 1839, et consacrée peu de temps après par Mgr de La Romagère. On a commencé à creuser les fondations le 24 juin. Les maçons sont arrivés le 1er juillet, sont partis le 13 septembre, tout leur ouvrage terminé. Le presbytère, construit en 1865, est très convenable ». On y trouve de nombreuses pierres tombales dont celle de la famille Milon, seigneurs de La Baillie en Trédias (XVème siècle). La cuve baptismale date du XVIème siècle. Une mesure dimière sert de bénitier. Le confessionnal date de 1785. L'église abrite des statues anciennes de saint Joseph, sainte Eurielle et saint Etienne, et, parmi les modernes, de saint Yves. Le tableau du maître-autel représente le Christ en croix entre saint Jean et sainte Marie-Madeleine. La statue en bois polychrome de sainte Urielle (encore appelée Eurielle) date du XVIème siècle et provient de l'ancienne église de Sainte-Urielle, aujourd'hui disparue. A noter que sainte Urielle (ou Eurielle) est la fille de Hoël III de Bretagne et la soeur de Judicaël. Une pierre armoriée provient de la voûte de l'ancienne église et comporte les armes des familles de Bruc et des Pontbriand apposées vers le XVIIIème siècle ;

Eglise de Trédias (Bretagne).

la chapelle du Bois-Robert (XV-XVIème siècle), aujourd'hui dépendance de ferme. Détruite au XIXème siècle. Du XVIème siècle, on y voyait les armes de Pierre du Bouays, sr. du Bouays Robert, et époux en 1562 de Péronnelle Troussier ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle Sainte-Urielle. Ancienne église paroissiale et prieuré-cure de Beaulieu dont la paroisse fut réunie à celle de Trédias. L’église fut démolie en 1838 ainsi que le presbytère pour servir à la construction de l'église de Trédias. Une croix en indique l'emplacement (R. Couffon) ; - la chapelle du Fougeray. De plan rectangulaire, elle mesurait 34 pieds de long sur 18 de large ; - la chapelle Saint-Gilles, près du Chesnay-Villebart ; 

l'ancien presbytère (XVIIIème siècle). Il ne subsiste que le cellier ;

la croix des Hautes-Croix ;

la croix de l'église ou de Sainte-Urielle (XVIII-XIXème siècle), édifiée en 1886 par François Guillemot et M. R. Crespel, en souvenir de l'ancienne église de Sainte-Urielle, supprimée en 1790. Sur cette croix figure l'inscription "Ici fut l'église de Sainte-Urielle" ;

la fontaine Saint-Méen (moyen âge), aujourd'hui restaurée ;

le manoir du Bouays-Robert ou Bois-Robert (XVème siècle). Il s'agit d'une ancienne maison forte avec chapelle du XVème siècle. Il s'agit de la maison la plus importante de Trédias, située entre les bourgs de Trédias et d'Yvignac. Le manoir sert en 1866 de maison de ferme. Mais les débris qui l'entourent à cette époque, un reste de colombier, un vivier, une chapelle, l'emplacement d'un moulin à vent, des armoiries, tout annonce qu'une famille noble a dû autrefois habiter ces lieux. Et, en effet, la famille du Bouays du Boisrobert a demeuré là pendant plusieurs siècles. Cette terre qui était aux Dubouays en 1350 et peut-être longtemps auparavant, est restée dans cette famille jusqu'à vers 1680. Nous allons donner la généalogie des Dubouays, d'après leurs archives, écrites par un membre de la famille qui vivait à Trédias. Généalogie des Dubouays. - Jean DUBOUAYS, sieur du Boisrobert, en Trédias, avait partagé noblement Thomas, son cadet, et vivait au Boisrobert en 1440. Il épousa Jeanne Bertier, dont il eut, entre autres enfants, Olivier et un cadet mort sans alliance, après avoir eu, pour apanage, la terre de la Bégassière, en Yvignac. - Olivier DUBOUAYS, fils de Jean, épousa Marguerite Milon, de la Villemorel, en Broons. Leur héritier fut leur fils Robert. - Robert DUBOUAYS épousa Gillette de Langourla. Leur contrat de mariage est en date du 28 juillet 1471. Le fils aîné issu de ce mariage fut Gilles Dubouays. - Gilles DUBOUAYS épousa, en 1502, Jeanne Bertrand. Ce Gilles Dubouays est mentionné à la réformation de 1513. Il fut père de Jean. - Jean DUBOUAYS épousa, en 1530, Guillemette Guéguen, et leur héritier principal fut Pierre Dubouays. - Pierre DUBOUAYS, fils de Jean, épousa, en 1562, Perronnelle Trousier, dont il eut pour héritier principal, Nicolas Dubouays. - Nicolas DUBOUAYS, fils de Pierre, épousa, en 1606, Marguerite Becdelièvre, dont il eut, entre autres enfants, François et René. - François DUBOUAYS, fils de Nicolas, partagea noblement ses cadets, comme le prouve l'acte de partage en date de 1643. Il donna à son frère René, la terre de la Bégassière, en Yvignac, puis il épousa Louise Gouro, dont il eut Charles, né le 17 mai 1649, et qui eut pour parrain, Charles de Rosmadec, évêque de Vannes. - Charles DUBOUAYS, fils de François, mourut vers 1680, sans alliance, à Lyon, se rendant en Perse, à la suite d'un ambassadeur. Depuis ce moment la terre du Boisrobert a appartenu, par acquêt sans doute, à la maison d'Yvignac. Les Dubouays vont être représentés par René, oncle de Charles, qui avait eu en partage la terre de la Bégassière, dans la paroisse d'Yvignac ;

le manoir de la Baillie (XVIème siècle). La tour, ou ce qu'il en reste, date du XVIème siècle. Maison noble de la paroisse de Sainte-Urielle, qui avait une moyenne justice. En 1866, quelques pans de vieux murs et un escalier en pierre qu'on voit à la ferme, sont les seuls restes de l'ancien manoir qui a cessé d'être habité, nous ne savons quand. A la fin du XVème et au commencement du XVIème siècle, cette terre appartenait à la famille Milon. Cent ans plus tard, nous la voyons aux mains de la famille Descoignets qui l'a vendue, vers 1830, à une famille roturière. La Baillie avait un moulin à vent. Un locataire mécontent le quittait en chantant ces rimes : Adieu fusées, adieu roues, Adieu moulin du Châtelet ; Adieu les coins qui haussent et qui baissent, Adieu je m'en vais et vous laisse  ;

le manoir de Douairé (XVIIème siècle) ;

le manoir de la Pommeraye (XVIème siècle). Maison noble de la paroisse de Trédias, qui appartenait, en 1513, à la maison du Boisrobert. Le manoir appartient à Jehan Guillaume en 1520. Après avoir été plusieurs fois l'apanage d'un cadet et avoir fait retour à la maison principale, elle a été vendue, vers 1730, pour être partagée entre plusieurs cultivateurs ;

la maison de la Marche (XVIIème siècle) ;

la maison du bourg (1651) ;

4 moulins dont le moulin à vent de Rocherel, deux moulins à eau de Rocherel (XVIIème siècle) et un moulin à foulon (XVIème siècle) ;

A signaler aussi :

l'étang de Rocherel avec ses trois moulins ;

Trédias (Bretagne) : l'étang de Rocherel et son moulin.

une fortification au-dessus de la vallée de Rocherel (époque gauloise) ;

l'ancien manoir du Chesnay-Villebart. Cette gentilhommière située sur Sainte-Urielle, n'a que des terres de médiocre qualité. Cette maison relevait de Kérinan. Le manoir sert vers 1866 d'habitation au propriétaire roturier qui le possède par acquêt. On voyait, auprès de cette gentilhommière, une chapelle dédiée à Saint-Gilles. La maison du Chesnay devait, pour droit de tombe à l'église de Sainte-Urielle, une rente annuelle de sept sous et six deniers, rente qui fut affranchie vers 1690. Quant aux seigneurs, propriétaires du Chesnay, le premier que nous connaissons c'est : - François MILON, qui l'habitait en 1513. - Catherine MILON, fille de François, était au Chesnay en 1530. En 1560, la terre du Chesnay, était aux mains de la famille Egand de Bonan. - Mathurine EGAND, propriétaire du Chesnay, épousa vers 1560, écuyer Mathurin de Bréhand. - Mathurin DE BRÉHAND, d'après les papiers de la famille, que nous avons eus entre les mains, Mathurin de Bréhand, époux de Mathurine Egand, était fils de Pierre de Bréhand, sieur de Bouridet, et d'Anne Rouxel. - Pierre DE BRÉHAND était fils de Robin de Bréhand et de Jeanne Rado, et il vivait à Plestan, en 1504. - Thomas DE BRÉHAND, fils de Mathurin de Bréhand et de Mathurine Egand, épousa, en 1586, Mathurine de Kergu, fille de René de Kergu et de Charlotte Brunet de la Pironnais. En 1603, il rend aveu pour le Chesnay à François de Trémigon et à un sieur du Gage, pour sa maison de la Ville-Anger, en Plestan. - Georges DE BRÉHAND, fils de Thomas de Bréhand et de Mathurine de Kergu, naquit au Chesnay, et il épousa Jeanne Langlais, dont il eut, à Sainte-Urielle, en 1621, une fille nommée Michèle. En 1645, elle vendit le Chesnay à ses oncles. L'un d'eux, nommé Julien de Bréhand, devint seul propriétaire du Chesnay. - Julien DE BRÉHAND, fils de Thomas et de Mathurine de Kergu, et frère de Georges, du numéro précédent, naquit au Chesnay, en 1601. Il épousa Perronnelle Leporta, et il n'en eut que des filles. Catherine, l'aînée, devint dame du Chesnay, et en l'année 1674, elle épousa, dans la chapelle du Chesnay-Villebart, écuyer Etienne Pinel. - Etienne PINEL, fils puîné de Jacques Pinel, naquit au Feu-Cochard, en Plurien, en 1644, et il est mort à Sainte-Urielle, en 1683, quatre ans avant Catherine de Bréhand. Etienne Pinel était fils de Jacques Pinel, sieur du Feucochart. Jacques Pinel était fils de Charles Pinel, sieur du Feucochard, et de Françoise Leroy. Charles Pinel était fils de Bertrand Pinel et de Bertrane Grignons sieur et dame du Feucochard. Etienne Pinel et Catherine de Bréhand eurent plusieurs enfants au Chesnay-Villebart, leur héritier principal et propriétaire du Chesnay, fut leur fils Gabriel. - Gabriel PINEL, né au Chesnay, en 1616, se maria, vers 1711, contre le gré de sa fille, avec Hélène Duval, fille d'un bourgeois de Plumaugat. Gabriel Pinel mourut en 1724, et Hélène Duval en 1747. Gabriel Charles, le deuxième de leurs six enfants, fut propriétaire du Chesnay. - Gabriel-Charles PINEL fut propriétaire du Chesnay, où il était né en 1714. Il embrassa l'état militaire. Il était lieutenant en 1742, capitaine et décoré de la croix de Saint-Louis en 1772. On le voit assister aux Etats en 1774 et en 1782. En l'année 1765, lorsqu'il était déjà âgé de 51 ans, il épousa Sébastienne de Trégouët. Ecuyer Gabriel-Charles Pinel est mort sans postérité, au Chesnay-Villebart, le 19 février 1788. Son frère cadet, Charles-Marie Pinel, devint lieutenant de vaisseau. Une de ses filles, dernière Pinel, propriétaire du Chesnay-Villebart, est morte sans postérité, à Saint-Pol-de-Léon, vers 1841. On la disait extrêmement riche. Après avoir refusé de contribuer à la construction de l'église de Trédias, elle a donné aux pauvres de la commune 20 fr. de rente ;

l'ancien manoir du Bois-Chesnel. Cette maison noble située assez près du Boisrobert, était, en 1513, la propriété de Bertrand Levoyer. En 1440, Olivier Chesnel épousa Marie Dubouays, damoiselle du Boisrobert, fille de Robert Dubouays et de Gillette de Langourla. Depuis cette alliance, on voit le Bois-Chesnel attaché à la maison du Bois­robert. Pour rappeler l'existence de ce manoir, il n'y a plus, en 1866, que quelques masures, un très beau puits et un petit bois, qui portent encore le nom de Bois-Chesnel ; 

l'église de Sainte-Urielle, disparue en 1838. Son nom provient de Euriala, une des six filles du souverain de Domnonée Juthael, soeur des saints Judicael, Judoc, et Winnoc.

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ANCIENNE NOBLESSE de TREDIAS

En 1500, la seigneurie de La Plesse appartenait à François Milon. En 1780, la seigneurie de la Baillie possédait un droit de moyenne justice et appartenait à Des Cognets de l'Hôpital.  

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Trédias :

Olivier DE LA VILLEAUBERT (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Robert DU BOAYS de Villehalou (80 livres de revenu) ;

Olivier DU BOAYS (80 livres de revenu) : excusé ;

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait par Jean Henry, Olivier le Gollinet et Jaquet Chenu, élus), sont mentionnées à Saint-Urielle les personnes et maisons nobles suivantes :

François Millon, sr. de la Plesse, possède la maison de la Baillée acquise par Jean Millon, son père, de gens roturiers.

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