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SAINT-HELEN |
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La commune de Saint-Hélen ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-HELEN
Saint-Hélen vient de Ellen, abbé de Lancarvan, au VIème siècle (venu d'Irlande avec saint Samson). Benjamin Jollivet prétend que sous le règne de Clovis, une petite colonie irlandaise, composée de sept frères (Gébrien, Hélen, Pétran, Germain, Véran, Abran et Tressaint) et trois soeurs (Frande, Promptie et Possène) vint chercher asile sur le continent et a débarqué à l'embouchure de la Rance.
Saint-Hélen est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleudihen. La paroisse de Saint-Hélen (S. Eleni) est mentionnée dès 1267 à travers un acte où est cité le seigneur de Coëtquen, fondateur de la paroisse et principal décimateur de la paroisse. Léglise de Saint-Hélen (Sancto Eleno) est mentionnée en 1363 dans le testament de Philippe, dame de la Bellière (Anc. év. VI, 231). La paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Dol. Elle dépendait jadis de la subdélégation de Dol et ressortissait à Dinan. Saint-Hélen élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Par. S. Eleni (en 1267), Eccl. de S. Eleno (en 1363), S. Thélin (en 1371), S. Elenus (fin XIVème siècle).
Note 1 : Saint-Hélen est le théâtre d'une conspiration royaliste, dite "de la Cour dorée", qui est démasquée le 28 août 1794, à la suite de quoi 55 personnes sont arrêtées.
Note 2 : la commune de Saint-Hélen est formée des villages : la Basse-Lande, la Gantrie, la Métairie, Montferrand, la Bigaudière, le Bas-Bourg, Lorillière, le domaine Ramard, Coëtquen, Ville-Hamon, le Plessis-Gestil, le Perron, le Pont-au-Chat, les Valées, la Ménaudière, la Ville-ès-Bourg, la Coupe-au-Dais, la Feuillée, Trévallon, le Mézeray, le Bois-Picot, le Gage, la Ruette, etc ...
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PATRIMOINE de SAINT-HELEN
l'église Saint-Hélen (XII-XIXème siècle), fondée par le comte de Dinan. En forme de croix latine, l'édifice date en grande partie du XVème siècle. Il est restauré plusieurs fois : en 1630, en 1741 et en 1770. On y trouve les pierres tombales de Tassin Junguenes (1577), de Jan Hué de La Noë et de François Guillaume : ces dalles portent la croix de Malte. Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1941, l'église est totalement détruite par un incendie. L'église est restaurée à l'initiative du recteur Margely. Le vitrail, figurant la Résurrection et daté de 1947, est l'oeuvre du maître verrier Jean Mayme. Le maître-autel est l'oeuvre du sculpteur Gallée d'Evran. La chaire, oeuvre du sculpteur Gallée, date de 1949 (bénie le 13 février 1949) ; | |
la chapelle Saint-Yves du Plessix (XIXème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle de Trévallon (XVII-XVIIIème siècle). De 1638 à 1659, neuf mariages sont célébrés dans la chapelle. L'édifice sert d'habitation au XIXème siècle. Le premier propriétaire connu est, en 1850, Julien Leclerc ; | |
la croix Quinot (XIXème siècle), située à Plessis-Géty. Cette croix est érigée en mémoire de l'abbé Quinot ; | |
l'oratoire de Coëtquen (XXème siècle), édifié sur l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Martin construite au XVème siècle ; | |
les vestiges du château de Coëtquen (XII-XIV-XVIIIème siècle). Il s'agit de la demeure seigneuriale de Saint-Hélen. Raoul V de Coëtquen (1350-1450) est chevalier banneret dès 1386, chambellan du Duc dès 1405, maréchal de Bretagne en 1402. En 1440, Raoul V de Coëtquen reçoit du duc de Bretagne Jean V l'autorisation de fortifier sa demeure. En juin 1575, les terres du domaine sont érigées en marquisat par lettres patentes en faveur de Jean III de Coëtquen. Au XVIème siècle, le château est en partie détruit par la Ligue et son partisan Saint-Laurent d'Avaugour. Il est à nouveau démoli pendant la Révolution. Reconstruit, il est démonté en 1955 sur ordre de son propriétaire, la comtesse de Boishue de Palys ; |
Note : Raoul de Coëtquen vivait en 1130. En 1203, Ollivier, petit-fils du précédent, assista aux Etats de Vannes. En 1231, Clément de Coëtquen, archidiacre de Dol, fut élu archevêque de cette même ville. Il se retira à l'abbaye de Saint-Pierre de Chartres, où il mourut le 9 octobre 1241. Jean de Coëtquen prit parti pour Charles de Blois contre Montfort. En 1363, Marguerite de Coëtquen, soeur de Jean, était abbesse de Saint-Sulpice, près de Rennes. En 1408, Raoul IV de Coëtquen assista aux Etats de Vannes. Il fut successivement gouverneur de Dol, de Léhon et de Dinan. Il est élevé à la dignité de maréchal de Bretagne et fut mis à la tête de l'armée de 50 000 hommes levée pour la délivrance de Jean VI, retenu captif à Chantoceaux par la comtesse de Penthièvre. Il épousa Marguerite de Malestroit. Marie de Coëtquen, sa soeur, épousa Jean, sire d'Acigné. Jean II de Coëtquen, chambellan du duc de Bretagne, ambassadeur extraordinaire en France, gouverneur de Dol et de Dinan, fut le conseiller de Charles VIII et de Louis XII. Il prit une part active au mariage de Charles VIII avec la duchesse Anne, et signa au contrat, le 16 décembre 1491, immédiatement après sa souveraine. Jean III, marquis de Coëtquen, fut lieutenant général du roi en Bretagne et gouverneur de Saint-Malo. Il servit avec fidélité Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV. Jean de Coëtquen, fils du précédent, épousa Renée de Rohan, et Louis de Coëtquen épousa Henriette d'Orléans. La postérité masculine de la maison de Coëtquen s'étant éteinte, leurs biens passèrent dans la famille de Duras.
le manoir du Plessix (XVIXIXème siècle), propriété successive des familles Fautret (ou Faulteret), Lanteret, Gouyon, Bizien du Lézard et de Boishue-de Palys. On trouve un Robert de Faulteret en 1480 et un Guillaume de Lanteret vers 1500. La demeure est transformée en école au début du XXème siècle ; | |
le manoir de la Ganterie (XVII-XIXème siècle), propriété successive des familles Louaisel, Mourin d'Arfeuille, Artige du Fournet. On mentionne un prieuré à la Ganterie, dont Rolland Reallant en était le prieur en 1730 ; | |
le manoir de la Guerche (XVIII - XIXème siècle), propriété successive des familles Fautret ou Fauleter (au XVIème siècle), Martin (au XVIIème siècle), Mourin d'Arfeuille (au XVIIIème siècle) et Gueheneuc de Boishue (au XIXème siècle) ; | |
le manoir de la Bégassière (1643 - XIXème siècle), édifié par la famille Blanchard de La Buharaye, puis propriété de la famille Michel de La Morvonnais (en 1850), de Pierre Moureau (en 1894) et de Georges Aldebert (en 1900) ; | |
le manoir de la Falaise (XVIIIème siècle) ; | |
3 moulins dont les moulins à eau de Coëtquen, des Cousinais, |
A signaler aussi :
la motte castrale de Coëtquen (IX-Xème siècle), située au lieu-dit "La Noë-Davy". Incendié au IXème siècle par les Normands, le château qui est rebâti brûle à nouveau au XIème siècle. Cette motte de forme elliptique possédait autrefois des fossés de 5 à 7 mètres de large et de 4 à 5 mètres de profondeur, remplis à l'origine par le ruisseau de la Chesnais ; | |
le dolmen de Grohon (époque néolithique) ; | |
la station et l'allée couverte du Bois-du-Rocher (époque paléolithique) ; | |
la découverte, en 1863, aux Vallées, d'un dépôt de 40 haches à douille (âge de bronze). |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-HELEN
Par lettres patentes de juin 1575, la terre de Coëtquen est érigée en marquisat en faveur de Jean de Coëtquen. Clément de Coëtquen est évêque de Dol en 1231. Raoul de Coëtquen (1350-1450) est chevalier banneret dès 1386, chambellan du Duc dès 1405, maréchal de Bretagne en 1402. Jean V, marquis de Coëtquen (1530-1604) est lieutenant du Roi de Bretagne pendant les guerres de la Ligue.
Les maisons nobles de Saint-Hélen étaient : Coëtquen dont nous avons parlé. La Ville-Bougault, qui appartenait, en 1500, à Guillaume Le Bigot. Murs-Fille qui appartenait à Henri Le Prévost. La Folletière qui appartenait à Jean Cadiou. Le Plessis qui appartenait à Guillaume de Lanteret. Le Pont-Riou qui appartenait à Gilles Pépin. La Thyeullaie qui appartenait à Charles Grimel. La Falaise qui appartenait à Jean de Rougé.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 19 nobles de Saint-Hélen :
Jehan BOUDOU (6 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Héritier Jehan BOUDOU (6 livres de revenu) : défaillant ; | |
Roland CADIOU de Forestière (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE COETQUEN, sire de Coetquen : excusé comme appartenant à la maison du duc ; | |
Robert DE FAULTERET de le Plessis (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE FLOUVILLE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan DE ROGE de la Falaize (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan DU BUAT : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Robert DU BUAT : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan FLAUD : défaillant ; | |
Héritier Gilles FLAUD : défaillant ; | |
Jehan GRIGNART : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume GRIVEL de la Tiolaie (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume HOUGAZ (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Alain LE MELLE : défaillant ; | |
Guillaume LE PROVOST (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan MARQUIER (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan REHAULT (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan ROUGEUL de les Prez (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
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