Saint-Hélen : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Dinan-Est)

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SAINT-HELEN

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La commune de Saint-Hélen (bzh.gif (80 octets) Sant-Haelen) fait partie du canton de Dinan-Est. Saint-Hélen dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-HELEN

Saint-Hélen vient de Ellen, abbé de Lancarvan, au VIème siècle (venu d'Irlande avec saint Samson). Benjamin Jollivet prétend que sous le règne de Clovis, une petite colonie irlandaise, composée de sept frères (Gébrien, Hélen, Pétran, Germain, Véran, Abran et Tressaint) et trois soeurs (Frande, Promptie et Possène) vint chercher asile sur le continent et a débarqué à l'embouchure de la Rance.

Ville de Saint-Hélen (Bretagne).

Saint-Hélen est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleudihen. La paroisse de Saint-Hélen (S. Eleni) est mentionnée dès 1267 à travers un acte où est cité le seigneur de Coëtquen, fondateur de la paroisse et principal décimateur de la paroisse. L’église de Saint-Hélen (Sancto Eleno) est mentionnée en 1363 dans le testament de Philippe, dame de la Bellière (Anc. év. VI, 231). La paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Dol. Elle dépendait jadis de la subdélégation de Dol et ressortissait à Dinan. " En 1789, Saint-Helen appartenait à la Sénéchaussée de Dinan. Cette ville était également le siège de sa subdélégation d'intendance. En 1790, Dinan devint son chef-lieu de district, et Plouër son chef-lieu de canton. Lors de l'application de la Constitution de l'an III (22 août 1795), Saint-Helen fut compris dans le ressort de la municipalité cantonale de Pleudihen. Aujourd'hui, Saint-Helen dépend de l'arrondissement de Dinan et du canton de Dinan-Est " (A. Lemasson). Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Hélen dépendait du doyenné de Dinan. Saint-Hélen élit sa première municipalité au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Par. S. Eleni (en 1267), Eccl. de S. Eleno (en 1363), S. Thélin (en 1371), S. Elenus (fin XIVème siècle).

Ville de Saint-Hélen (Bretagne) : groupe scolaire.

Note 1 : Saint-Hélen est le théâtre d'une conspiration royaliste, dite "de la Cour dorée", qui est démasquée le 28 août 1794, à la suite de quoi 55 personnes sont arrêtées.

Note 2 : Renseignements Statistiques et Economiques. « Cette paroisse, écrivait-on en 1790, est très pauvre, à cause de la mauvaise qualité de son sol, dont les deux tiers sont des landes ». Cependant, un registre de défrichements, conservé au Greffe du Tribunal civil de Dinan, contient la mention d'un certain nombre d'hectares de landes que des particuliers avaient mis en culture de 1774 à 1790, afin de profiter des avantages accordés par l'édit royal de 1765. Superficie : 1.702 hectares. Population : En 1790 : 1.208 habitants, dont 255 hommes, parmi lesquels 176 citoyens actifs ; 244 femmes, et 709 enfants des deux sexes au-dessous de 18 ans ; mais de ce dernier chiffre, on doit déduire les domestiques que l'on y a adjoints à tort et sans distinction d'âge. La journée de travail cotée 12 sous. En 1795 : 26 naissances, 18 mariages, 20 décès pour 1.111 habitants se décomposant en 271 hommes, dont 76 pauvres, plus 50 absents ; 325 femmes et filles pourvues de moyens d'existence et 111 pauvres ; 230 enfants au-dessous de 12 ans ayant des moyens d'existence, et 124 pauvres. — En 1803 : 1.364 h. — En 1838 : 1.459. — En 1850 : 1.556. — En 1870 : 1.513. — En 1889 : 1.468. — En 1913 : 1.387. — En 1921 : 1.266. Impôts : 276 contribuables en 1778, dont 121 payant moins de 3 livres (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 3982). — En 1790 : 1.487 livres de vingtièmes ; 1.117 livres de capitation ; 366 livres de fouages ; au total : 2.970 livres. Les habitants qui résidaient dans « l'enceinte de la ville de Coëtquen » étaient exempts de contribuer aux fouages, suivant un privilège accordé par lettres du duc François II en date du 28 septembre 1481. Impôts en 1803 : Contributions foncières, 3.395 fr. ; mobilières, 540 fr., plus 300 francs à payer pour rétribution d'un vicaire (A. Lemasson). 

Note 3 : la commune de Saint-Hélen est formée des villages : la Basse-Lande, la Gantrie, la Métairie, Montferrand, la Bigaudière, le Bas-Bourg, Lorillière, le domaine Ramard, Coëtquen, Ville-Hamon, le Plessis-Gestil, le Perron, le Pont-au-Chat, les Valées, la Ménaudière, la Ville-ès-Bourg, la Coupe-au-Dais, la Feuillée, Trévallon, le Mézeray, le Bois-Picot, le Gage, la Ruette, etc ...

Voir aussi   Ville de Saint-Hélen (Bretagne) " La paroisse de Saint-Hélen durant la Révolution "

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PATRIMOINE de SAINT-HELEN

l'église Saint-Hélen (XII-XIXème siècle), fondée par le comte de Dinan. En forme de croix latine, l'édifice date en grande partie du XVème siècle. Il est restauré plusieurs fois : en 1630, en 1741 et en 1770. L’aile sud du transept est rebâtie vers 1630 sous le rectorat de M. Prioul ; la nef et l'aile nord du transept en 1741 ; le choeur et la sacristie en 1844 sous la direction de l'abbé Merven, recteur. La statistique de 1845 ajoute : « Il a fait placer soigneusement les pierres et ce qui restait des anciens vitraux dans l’ogive du pignon ». Le clocher date de 1876 et est édifié sur les plans de M. Frangeul par M. Reglain. " L’église qui avait été entièrement restaurée de 1770 à 1774 sous la direction du recteur par François Lainé, François du Bois et Jean Betuel « consorts maçons » subit en 1914 une restauration complète sous la direction de M. Dugenet, architecte à Dinan " (R. Couffon). On y trouve les pierres tombales de Tassin Junguenes (1577), de Jan Hué de La Noë et de François Guillaume : ces dalles portent la croix de Malte. Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1941, l'église est totalement détruite par un incendie : " Elle vient d'être presque totalement détruite par un incendie dans la nuit du 5 au 6 janvier 1941 ; et il convient de déplorer la perte des fragments de vitraux, de la fin du XVème siècle, représentant saint Hélen ainsi que les portraits de Jean de Coetquen et de sa femme Jacquemine de Tournemine et d'autre Jean, leur fils, et de sa femme Hardouine de Surgères. ". L'église est restaurée à l'initiative du recteur Margely. Restes de vitraux de la fin du XVème siècle (classés). Le vitrail, figurant la Résurrection et daté de 1947, est l'oeuvre du maître verrier Jean Mayme. L'église abrite les statues anciennes de saint Hélen, sainte Vierge, saint Joseph, saint Nicolas, saint Michel, saint Jean-Baptiste. Le maître-autel est l'oeuvre du sculpteur Gallée d'Evran. La chaire, oeuvre du sculpteur Gallée, date de 1949 (bénie le 13 février 1949) ;

Nota 1 : Rappelons que, non loin de Dinan, l'église le Saint Hélen renferme quelques précieux débris de vitraux. En haut de la maîtresse vitre, le patron de la paroisse, saint Helenus, en ornements pontificaux, est à genoux sur un dragon terrassé par lui. En bas, quatre panneaux représentent les donateurs : Jean III de Coetquen et Jacqueline de Tournemine, sa femme ; Jean IV, leur fils, et sa femme Hardouine de Surgères. Notre érudit confrère, le vicomte de la Messelière, ayant étudié très complètement cette verrière et en ayant donné la fidèle reproduction, nous renvoyons le lecteur à cette savante étude. Rappelons simplement que ce vitrail peut être daté d'entre le 26 novembre 1486, date du mariage de Jean et d'Hardouine de Surgères, et 1502, année en laquelle la dame de Coëtquen, veuve, eut la tutelle de son fils. Lorsque nous vîmes ce vitrail en 1933, il avait besoin d'urgentes réparations et l'on avait dû le proteger par une bâche pour empêcher le vent de le détruire totalement. Cette excellente précaution en empêchait d'ailleurs l'étude détaillée, heureusement faite dès longtemps.

Voir   Saint-Hélen (Bretagne) " La verrière des Coëtquen dans l'église de Saint-Hélen ". 

Eglise de Saint-Hélen (Bretagne).

la chapelle Saint-Yves du Plessix (XIXème siècle). Edifice rectangulaire du XIXème siècle, dans lequel une porte du XVIème a été réemployée. Il renferme les statues de saint Yves et saint Joseph ;

l'ancienne chapelle Saint-Antoine, détruite. Elle avait été vendue le 17 janvier 1791 ;

l'ancienne chapelle de Trévallon (XVII-XVIIIème siècle). De 1638 à 1659, neuf mariages sont célébrés dans la chapelle. L'édifice sert d'habitation au XIXème siècle. Le premier propriétaire connu est, en 1850, Julien Leclerc ;

la croix Quinot (XIXème siècle), située à Plessis-Géty. Cette croix est érigée en mémoire de l'abbé Quinot ;

l'oratoire de Coëtquen (XXème siècle), édifié sur l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Martin construite au XVème siècle (de plan rectangulaire, elle mesurait 32 pieds de long et 22 de large) ;

les vestiges du château de Coëtquen (XII-XIV-XVIIIème siècle). Il s'agit de la demeure seigneuriale de Saint-Hélen. Raoul V de Coëtquen (1350-1450) est chevalier banneret dès 1386, chambellan du Duc dès 1405, maréchal de Bretagne en 1402. En 1440, Raoul V de Coëtquen reçoit du duc de Bretagne Jean V l'autorisation de fortifier sa demeure. En juin 1575, les terres du domaine sont érigées en marquisat par lettres patentes en faveur de Jean III de Coëtquen. Au XVIème siècle, le château est en partie détruit par la Ligue et son partisan Saint-Laurent d'Avaugour. Il est à nouveau démoli pendant la Révolution. Reconstruit, il est démonté en 1955 sur ordre de son propriétaire, la comtesse de Boishue de Palys ;

Nota : Raoul de Coëtquen vivait en 1130. En 1203, Ollivier, petit-fils du précédent, assista aux Etats de Vannes. En 1231, Clément de Coëtquen, archidiacre de Dol, fut élu archevêque de cette même ville. Il se retira à l'abbaye de Saint-Pierre de Chartres, où il mourut le 9 octobre 1241. Jean de Coëtquen prit parti pour Charles de Blois contre Montfort. En 1363, Marguerite de Coëtquen, soeur de Jean, était abbesse de Saint-Sulpice, près de Rennes. En 1408, Raoul IV de Coëtquen assista aux Etats de Vannes. Il fut successivement gouverneur de Dol, de Léhon et de Dinan. Il est élevé à la dignité de maréchal de Bretagne et fut mis à la tête de l'armée de 50 000 hommes levée pour la délivrance de Jean VI, retenu captif à Chantoceaux par la comtesse de Penthièvre. Il épousa Marguerite de Malestroit. Marie de Coëtquen, sa soeur, épousa Jean, sire d'Acigné. Jean II de Coëtquen, chambellan du duc de Bretagne, ambassadeur extraordinaire en France, gouverneur de Dol et de Dinan, fut le conseiller de Charles VIII et de Louis XII. Il prit une part active au mariage de Charles VIII avec la duchesse Anne, et signa au contrat, le 16 décembre 1491, immédiatement après sa souveraine. Jean III, marquis de Coëtquen, fut lieutenant général du roi en Bretagne et gouverneur de Saint-Malo. Il servit avec fidélité Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV. Jean de Coëtquen, fils du précédent, épousa Renée de Rohan, et Louis de Coëtquen épousa Henriette d'Orléans. La postérité masculine de la maison de Coëtquen s'étant éteinte, leurs biens passèrent dans la famille de Duras.

Ruines du château de Coëtquen à Saint-Hélen (Bretagne).

le manoir du Plessix (XVI–XIXème siècle), propriété successive des familles Fautret (ou Faulteret), Lanteret, Gouyon, Bizien du Lézard et de Boishue-de Palys. On trouve un Robert de Faulteret en 1480 et un Guillaume de Lanteret vers 1500. La demeure est transformée en école au début du XXème siècle ;

le manoir de la Ganterie (XVII-XIXème siècle), propriété successive des familles Louaisel, Mourin d'Arfeuille, Artige du Fournet. On mentionne un prieuré à la Ganterie, dont Rolland Reallant en était le prieur en 1730 ;

le manoir de la Guerche (XVIII - XIXème siècle), propriété successive des familles Fautret ou Fauleter (au XVIème siècle), Martin (au XVIIème siècle), Mourin d'Arfeuille (au XVIIIème siècle) et Gueheneuc de Boishue (au XIXème siècle) ;

Manoir de Saint-Hélen (Bretagne).

le manoir de la Bégassière (1643 - XIXème siècle), édifié par la famille Blanchard de La Buharaye, puis propriété de la famille Michel de La Morvonnais (en 1850), de Pierre Moureau (en 1894) et de Georges Aldebert (en 1900) ;

le manoir de la Falaise (XVIIIème siècle) ;

3 moulins dont les moulins à eau de Coëtquen, des Cousinais,…

A signaler aussi :

la motte castrale de Coëtquen (IX-Xème siècle), située au lieu-dit "La Noë-Davy". Incendié au IXème siècle par les Normands, le château qui est rebâti brûle à nouveau au XIème siècle. Cette motte de forme elliptique possédait autrefois des fossés de 5 à 7 mètres de large et de 4 à 5 mètres de profondeur, remplis à l'origine par le ruisseau de la Chesnais ;

le dolmen de Grohon (époque néolithique) ;

la station et l'allée couverte du Bois-du-Rocher (époque paléolithique) ;

la découverte, en 1863, aux Vallées, d'un dépôt de 40 haches à douille (âge de bronze).

Voir aussi   Saint-Hélen (Bretagne) " Les seigneuries de Coetquen, de la Guerche et de la Ganterie

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-HELEN

Par lettres patentes de juin 1575, la terre de Coëtquen est érigée en marquisat en faveur de Jean de Coëtquen. Clément de Coëtquen est évêque de Dol en 1231. Raoul de Coëtquen (1350-1450) est chevalier banneret dès 1386, chambellan du Duc dès 1405, maréchal de Bretagne en 1402. Jean V, marquis de Coëtquen (1530-1604) est lieutenant du Roi de Bretagne pendant les guerres de la Ligue.

Les maisons nobles de Saint-Hélen étaient : Coëtquen dont nous avons parlé. La Ville-Bougault, qui appartenait, en 1500, à Guillaume Le Bigot. Murs-Fille qui appartenait à Henri Le Prévost. La Folletière qui appartenait à Jean Cadiou. Le Plessis qui appartenait à Guillaume de Lanteret. Le Pont-Riou qui appartenait à Gilles Pépin. La Thyeullaie qui appartenait à Charles Grimel (ou Grivel). La Falaise qui appartenait à Jean de Rougé.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 19 nobles de Saint-Hélen :

Jehan BOUDOU (6 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Héritier Jehan BOUDOU (6 livres de revenu) : défaillant ;

Roland CADIOU de Forestière (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE COETQUEN, sire de Coetquen : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Robert DE FAULTERET de le Plessis (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE FLOUVILLE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DE ROGE de la Falaize (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DU BUAT : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Robert DU BUAT : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan FLAUD : défaillant ;

Héritier Gilles FLAUD : défaillant ;

Jehan GRIGNART : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume GRIVEL de la Tiolaie (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume HOUGAZ (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LE MELLE : défaillant ;

Guillaume LE PROVOST (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan MARQUIER (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan REHAULT (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan ROUGEUL de les Prez (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

 

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Jean Nodavy (?), Olivier Begar et Olivier Jourdain, élus), sont mentionnées à Saint-Hélen les personnes et maisons nobles suivantes :

Noble et puissante damoiselle Hardouinne de Surgères, dame de Coetquen, curatrice de noble et puissant sieur François de Coetquen son fils, sieur dudit lieu, fils de feu noble et puissant sieur Jean de Coetquen, sieur dudit lieu, possède le château et manoir de Coetquen et le manoir de la Feillée.  

Noble homme Guillaume de Fauteret, sieur du Plessix, fils de nobles gens Robert de Fauteret et Jeanne de Carmouët, ses père et mère, possède la métairie des Prés, qui fut à demoiselle Ysabeau Rougeul (ou Rongeul) de laquelle il a été héritier, et de celle de la Guerche.  

Noble homme Christophle Le Bigot, fils de feu messire Guillaume Le Bigot, sieur de la Ville-Bougault, possède le manoir du Gué qui fut à noble homme Robert de Fauteret, et depuis fut acquis par René Avalleuc lequel était noble et duquel est ledit Christophle héritier principal, à cause de sa mère qui était fille dudit Avelleuc.  

Noble homme Jehan Cadiou, fils de Rolland, possède le manoir de la Folletière.  

Noble homme Jacques Cadiou possède la maison de la Houssaye.  

Noble homme 0llivier Cadiou, fils de Rolland, et Jeanne Rouxel, femme dudit Olivier, possèdent les manoirs de la Gauterie et du Gage, lequel fut à Jeanne Gledel, fille feu Michel Gledel qui était noble, et celuy du Brat qui fut à Jehan Loxel lequel était noble.  

Noble demoiselle Henrye Le Prevost, dame des Murs, fille de Guillaume Le Prevost, possède la maison des Murs.  

François (Jehan) Hus (Hux) et Jeanne Galliot sa femme possèdent noblement les terres qui furent à Guillaume Galliot père de laditte Jeanne qui était noble.  

Gilles Pepin, sieur du Pont-Ricoul, noble, fils de feu Pierre Pepin.  

Noble homme Maistre Pierre Rehault et noble demoiselle Valence du Chesne, sa mère, possèdent la métairie de Travallon qui fut à Michel Gledel qui était noble.  

Raoullet Rehault, gentilhomme, possède quelques terres qui furent à Jehan Brat, lequel était noble.  

Noble homme Nicolas Riou et Gillette Baron, sa femme, possèdent noblement la maison du Tertre.  

Marguerite Bertrand et Julien Blanchart son fils possèdent noblement la métairie de la Bégacière.  

Noble homme Jean de Rougé, sieur de la Fallaize, fils de Guillaume de Rougé, possède noblement la maison des Portes.  

Raoullette Bondon extraitte de noblesse.  

Jean Rouxel, sieur des Vallées, possède la maison des Vallées, laquelle fût à Eon Rouxel et Raoullette de Fauteret sa femme, qui étaient nobles.  

Vincent Hongatz (Hougaz), fils de Guillaume Hongatz (Hougaz) qui était noble, tient noblement une métairie.  

Noble homme Charles Grivel (Grinuel) l'aisné et ses enfants possèdent noblement la maison de la Thieullaye qui fut à Thomas son père.  

Sevestre Rongeul (Rougeul) et Allenette Ferron, sa mère, possèdent la maison du Gué, qui fut à Jean Rongeul, père dudit Sevestre.  

Olivier Vivien et Charlotte Flaud, sa femme, possèdent noblement la maison de la Ville-Davy.  

Guillaume Grignart tient une maison qui fut à feu Jean Grignart, son père, lequel en son vivant usait de noblesse, et ledit Guillaume à présent use de bource commune et va à ses journées.

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