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PONTIVY

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La commune de Pontivy (bzh.gif (80 octets) Pondivi) est chef lieu de canton. Pontivy dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONTIVY

Pontivy tire son nom du moine Ivy ayant vécu au VIIème siècle.

Le territoire de Pontivy (à l'exception des territoires de Stival et Tréleau) est un démembrement (vraisemblablement au XIIIème siècle) de l'ancienne paroisse primitive de Noyal-Pontivy.

Ville de Pontivy (Bretagne).

En 680, le moine Ivy, venu de Grande-Bretagne, s’installe sur le territoire et jette un pont pour relier les deux rives du Blavet, et crée ainsi le village de Pont-Ivy. Le siège primitif de Pontivy était au Cohazé, qui se trouve aujourd’hui en Saint-Thuriau. Pontivy faisait partie du doyenné de Porhoët.

Un château féodal appartenant à la famille Porhoët, aurait existé dès le IXème siècle. Par la suite, pour contrôler la traversée du Blavet sur le Pont d'Ivy, Alain II de Rohan fait édifier, vers 1128, un château surnommé "Les Salles" (expressément mentionné dans un document daté de 1150) et détruit en novembre 1342 par les troupes anglaises de Guillaume de Bohain, duc de Northampton "l'an 1342, le roi Edouard vient en personne venger la mort de Robert d'Artois. Il prend Rohan, Pontivy et forme en même temps les sièges de Vannes et de Nantes". Pontivy compte à peine un millier d'habitants lorsque "l'an 1348, Edouard III, roi d'Angleterre, nomme Guillaume de Bohan, comte de Northampton, au gouvernement de la Bretagne, qu'il garda jusqu'au 8 septembre 1350...".

Le château est cédé le 21 mars 1453 à Eon Guillet et vers 1456, le vicomte de Rohan permet aux religieux Cordeliers ("de l'ordre de l'Observance des Frères Mineurs") de construire un couvent en utilisant de nombreux matériaux provenant de l'ancien château (en avril 1479, Jean de Rostrenen témoigne "qu'audit lieu de Pontivy .... vit autrefois murailles de tours, lesquelles ont été toutes abattues pour édifier le Couvent des Frères Mineurs qui y sont à présent").

Ville de Pontivy (Bretagne).

Après la guerre de Succession, les vicomtes de Rohan décident de faire de Pontivy le chef-lieu de leur quasi-principauté. Jean II, alors âgé de 27 ans, décide de bâtir un nouveau château à Pontivy. Il semble que les travaux commencent en 1479 et le château est presque terminé en 1485. La ville de Pontivy s'étend entre le château au nord-est et l'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Joie au sud-ouest. A la fin du XVIème siècle, Pontivy dont le seigneur est protestant, est un refuge de huguenots. En 1572, Pontivy accueille le synode provincial protestant. Le 3 décembre 1589, Mercoeur et ses troupes composées en partie d'Espagnols viennent mettre le siège devant Pontivy. En 1603, la création du duché-pairie de Rohan dont Pontivy devient le siège, y fixe des officiers seigneuriaux. De cette juridiction relèvent alors cinq membres particuliers : Rohan, La Trinité, La Chèze, Loudéac et Goarec, outre environ soixante juridictions inférieures tant en fiefs proches qu'en arrière-fiefs [voir Le duché de Rohan (déclaration de 1682)].

Ville de Pontivy (Bretagne).

En 1789, Pontivy rejoint le mouvement national de la défense de la Révolution et la Fédération bretonne angevine y tient ses assises en janvier et février 1790 pour essayer de réprimer les troubles. En 1793, la ville de Pontivy est assiégée par des milliers de paysans.

On rencontre les appellations suivantes : Pontivi (en 1427) et Pontivy (en 1448, en 1464, en 1477, en 1481).

Ville de Pontivy (Bretagne).

Note 1 : Comme plusieurs villes du moyen âge, Pontivy doit sa naissance à un petit monastère. Vers l'an 686, Ivy, religieux de Lindisfarne et disciple de l'évêque saint Cuthbert, qui lui avait conféré le diaconat, vint débarquer en Armorique. Peu après, il fonda, soit par lui-même, soit par ses disciples, un monastère sur la rive gauche du Blavet, aux confins des diocèses de Vannes et de Cornouaille. Des habitations nombreuses s'établirent dans le voisinage des moines et formèrent bientôt un bourg ; d'autres édifices s'élevèrent sur la rive droite et constituèrent le quartier d'Outreleau ; un pont fut jeté sur le Blavet et donna son nom à Pont-Ivy. Combien de temps subsista ce monastère? On l'ignore. Mais il est probable qu'il disparut au milieu des ravages des Normands du Xème siècle. Au monastère succéda un château féodal, au XIème siècle. Il fut construit, au nord, près du Blavet, et reçut le nom des Salles. Il passa des seigneurs de Porhoet aux seigneurs de Rohan, leurs cadets. Alain II, vicomte de Rohan et de Castelnec, fonda auprès de son château de Pontivy, dans le faubourg de Tréteau, un hôpital, qu'il donna aux chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem , fondation qui fut confirmée, vers 1160, par le duc Conan IV (Pr. I. 638). Cet hôpital passa plus tard à la ville et fut confié aux Filles de Saint-Thomas de Villeneuve ; il est vers 1891 desservi par les Filles de Jésus de Kermaria. La chapelle, dédiée à Notre-Dame, conservait jadis une vertèbre de saint Germain d'Auxerre, enchâssée dans un reliquaire d'argent, en forme de clochette à quatre pans. Le château des Salles de Pontivy fut pris et ruiné en 1342 par le comte de Northampton, auxiliaire du comte de Montfort, parce que le vicomte Alain VII de Rohan avait embrassé le parti de Charles de Blois (H. I. 265). Un siècle plus tard, en 1456, Alain IX, vicomte de Rohan, donna l'emplacement de ce château à des Frères Mineurs de l'Observance pour y bâtir un monastère, à la charge de lui fournir, tant à lui qu'à ses successeurs, cent anguilles par an. Les Observantins furent remplacés en 1632 par les Récollets, qui rebâtirent le couvent en 1664. La Révolution vint à son tour, chassa les religieux et vendit la chapelle, le couvent et les dépendances. Les édifices ont été démolis, et la pierre fondamentale, chargée d'une inscription, a été encastrée dans le mur de clôture le long du canal. Le château de Pontivy fut reconstruit en 1485, un peu plus à l'est, par Jean II, vicomte de Rohan, sur la croupe d'une colline, séparée du Blavet par le champ de foire. Le duc François II, par lettres données à Nantes le 16 décembre 1486, permit au vicomte d'y rétablir le guet, et cette permission fut confirmée par le roi Charles VIII, le 23 décembre 1491. Ce château, de forme carrée, est muni d'une tour à chacun des angles. Ces tours, très larges, offrent des murs de 3 m. à 3 m. 50 d'épaisseur ; les deux du côté de l'ouest sont encore complètes et surmontées de leur toit pointu. Les courtines, hautes de 18 à 20 m. ont été restaurées en partie à une époque moderne, et conservent leurs machicoulis. Des lucarnes à frontons aigus et à crochets sont disposées le long des toits ; l'un de ces frontons, dans la cour intérieure, est décoré des armes de Rohan, inscrites dans un collier de l'ordre de Saint-Michel. Cette décoration se rapporte à René I, vicomte de Rohan (1527-1552). On distingue encore en 1891 les traces d'un pont-levis et d'une poterne au-dessus des douves à demi comblées et transformées en prairies. Ce château n'a été signalé par aucun événement militaire consigné dans l'histoire. Ses propriétaires ont été successivement : - 1485. Jean II, vicomte de Rohan, comte de Porhoet, etc... - 1516. Jacques, vicomte de Rohan, mort à Corlay. - 1527. René I, vicomte de Rohan, inhumé à Nancy. - 1552. Henri I, vicomte de Rohan, huguenot, mort à Blain. - 1575. René II, vicomte de Rohan, huguenot, mort en 1586. - 1586. Henri II, vicomte, puis duc de Rohan, huguenot. - 1638. Marguerite de Rohan, femme de Henri Chabot. - 1655. Louis I de Rohan-Chabot, duc et pair de France. - 1708. Louis II de Rohan-Chabot, duc et pair. - 1738. Louis III de Rohan-Chabot, duc et pair. - 1791. Louis IV de Rohan-Chabot, duc, inhumé à la Roche-Guyon. - 1807. Alexandre, prince de Léon, puis duc de Rohan. - 1816. Louis V, duc et pair, mort archevêque et cardinal. - 1833. Fernand de Rohan-Chabot, mort à Paris en 1869. - 1869. Charles de Rohan-Chabot, duc, mort en 1893. - 1893. Alain, duc de Rohan, député du Morbihan. A la création du duché-pairie de Rohan, en 1603, Pontivy devint le premier siège de cette juridiction, dont relevaient cinq membres particuliers : Loudéac, La Chéze, Rohan, La Trinité-Porhoet et Goarec, outre environ soixante juridictions inférieures, tant en fiefs proches qu'en arrière-fiefs. La juridiction seigneuriale était représentée par un sénéchal, un lieutenant, un alloué, un greffier, des procureurs, des avocats, des notaires, des sergents, etc... De ce tribunal on allait directement au Parlement, depuis 1603. C'est devant les juges de la juridiction que tous les hommes mariés dans l'année rendaient le devoir de quintaine, sous peine de 60 sols d'amende. Le mardi de Pâques, le geôlier plantait sur la place du Martray un poteau aux armes de Rohan, et les nouveaux mariés, placés à tour de rôle sur une planche à roulettes, garnie de cordes fournies par les cordiers et traînée à la course par les rouleurs de vin, devaient rompre chacun trois bois en forme de lances contre ledit poteau. — Les habitants de Castennec en Bieuzy jouissaient de leur côté de certaines franchises, à condition d'apporter, le 30 avril de chaque année, aux officiers du seigneur de Rohan une tête de chevreau dans un petit plat d'argent. Les armes de Rohan étaient : de gueules à 9 macles d'or, 3, 3, 3. Celles des Rohan-Chabot sont écartelées au 1er et au 4ème de Rohan, au 2ème et au 3ème de Chabot, c'est-à-dire, d'or à 3 chabots de gueules 2, 1. Le vicomté, puis duché de Rohan comprenait, en laissant de côté ses annexes de Porhoet, de Corlay, La Chèze et Goarec, environ 44 paroisses ou trèves, à savoir : Pontivy, Noyal, Saint-Géran, Gueltas, Kerfourn, Saint-Gouvry, Rohan, Crédin, Pleugriffet, Radenac, Réguiny, Naizin, Moréac, Buléon, Saint-Allouestre, Bignan, Saint-Jean, Locminé, Moustoirac, Plumelin, Camors, Baud, Guénin, Remungol, Le Moustoir, Saint-Thuriau, Pluméliau, Bieuzy, Melrand, Guern, Stival, Malguénac, Cléguérec, Séglien, Sainte-Brigitte, Mûr, Saint-Guen, Saint-Connec, Saint-Caradec, Neulliac, Kergrist, Hémonstoir, Croixanvec, Saint-Gonnery. Il est bon de remarquer que cet état ne fut pas constant et qu'il varia suivant les époques (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : A côté du château, la ville de Pontivy avait pris un certain développement, et pour résister à un coup de main, elle avait voulu s'entourer d'une ceinture de murailles. Ces murs étaient percés de quatre portes : la première à l'ouest, dite porte de l'Hôpital ou de Carhaix, existe encore au bout du pont, du côté de Tréleau ; la seconde au nord, dite de Neulliac ou de Saint-Brieuc ; la troisième à l'est, au haut de la rue de la Rampe, dite de Dinan ou de Saint-Malo ; la quatrième, au sud-est, à l'extrémité de la rue du Fil, dite de Saint-Jory, de Noyal, de Rennes, Vannes et Lorient. Pontivy avait un gouverneur, comme toutes les places fortes, et une communauté de ville, pour gérer ses intérêts locaux. Cette communauté, érigée à une date inconnue, envoyait dès 1570 un député aux Etats de Bretagne ; ce député était tantôt le procureur-syndic, tantôt le sénéchal, quelquefois l'un des juges du duché de Rohan. La communauté, appelée aujourd'hui conseil municipal, comprenait une trentaine de membres, savoir : le sénéchal, le lieutenant, le procureur fiscal, le recteur, le doyen des prêtres, trois gentilshommes, quatre avocats, quatre procureurs, huit ou dix bourgeois notables, le miseur, et l'économe de l'hôpital. Dans le principe, la présidence des assemblées appartenait au syndic, mais en 1776 elle fut attribuée définitivement au sénéchal. Parmi les travaux de la ville, mentionnons en 1729 la réparation des quatre portes de la cité ; en 1748 la création d'un vaste champ de foire devant le château ; en 1753 l'établissement de promenades publiques autour du même château, par concession du duc de Rohan ; en 1780 l'endiguement du Blavet du côté de Tréleau ; et en 1788 l'acquisition d'un cimetière hors de la ville. Pontivy, placé au centre de la Bretagne, était un endroit très commerçant : il y avait, comme il y a encore aujourd'hui, trois grandes foires, fixées aux 2 mars, 20 juin et 22 octobre ; de plus douze foires ordinaires le premier lundi de chaque mois, et enfin marché le lundi et le jeudi. Dès le mois de mars 1536 (N. S. 1537), le roi François I avait autorisé le tir du papegault à Pontivy, pour exercer les habitants au maniement de l'arc, de l'arbalète et de l'arquebuse, et avait accordé des exemptions de droits aux vainqueurs. De cet établissement du papegault se forma plus tard la milice bourgeoise. Les officiers de cette milice étaient nommés par la communauté de ville, sauf l'approbation du commandant de la paroisse ou du gouverneur de Bretagne, et choisis, comme dans toutes les villes parmi les personnages les plus marquants. Il y avait ici deux compagnies, de 60 hommes chacune. C'était assez pour l'importance de la ville. Pontivy, en effet, ne s'étendait pas au delà des murs de la ville close ; le château était en Noyal ; les maisons bâties du même côté en dehors de l'enceinte étaient en Noyal ; sur la façade de la Grandmaison on lit la date de 1512 et l'inscription : cette maison est en Noyal. Il est vrai qu'on lui avait annexé de très bonne heure la petite et antique paroisse du Cohazé, mais ce village était à 5 kilomètres au sud ! Trop resserré dans ses limites primitives, Pontivy chercha à s'étendre d'abord par l'octroi. Après avoir été augmenté en 1704, cet octroi fut étendu en 1752 par un arrêt du Conseil d'Etat et porté dans toutes les banlieues environnantes à un quart de lieue à partir des portes de la ville. On trouve encore, sur plusieurs des routes aboutissant à Pontivy des bornes de pierres, portant les initiales B. D. P., la date de 1752, et la macle des Rohan. Au mois de janvier 1790, cent-quarante députés des compagnies de volontaires de la Bretagne se réunirent à Pontivy, comme en un lieu central, et, sous la présidence du jeune Moreau, signèrent dans l'église paroissiale un pacte fédératif et de nombreuses adresses. Le mois suivant, 160 députés des villes et bourgs de Bretagne et d'Anjou se réunirent au même lieu dans l'église des Récollets, pour aviser au moyen de calmer l'agitation des campagnes et de se protéger réciproquement dans la défense de leurs intérêts. La même année, Pontivy fut érigé en chef-lieu de district et eut dans sa circonscription 32 communes, à savoir : Pontivy, Noyal, Kerfourn, Saint-Gonnery, Croixanvec, Saint-Géran, Saint-Thuriau, Neulliac, Kergrist, Cléguérec, Saint-Aignan, Sainte-Brigitte, Séglien, Stival, Malguénac, Guémené, Locmalo, Persquen, Silfiac, Melrand, Guern, Bieuzy, Baud, Guénin, Pluméliau, Remungol, Le Moustoir, Naizin, Moréac, Locminé, Moustoirac et Plumelin. Le recteur de Pontivy, M. Julien Guégan, député aux Etats généraux en 1789, prêta serment à la constitution civile du clergé le 3 janvier 1791, et fut élu évêque constitutionnel du Morbihan le 7 mars suivant. Eclairé par la grâce, il refusa l'honneur qu'on lui offrait, rétracta bientôt son serment, partit pour l'Espagne à la fin de 1792, et mourut à Bilbao, en soignant des malades, en mars 1794. Son collègue à l'Assemblée constituante, J. P. Boullé, avocat à Pontivy, devint plus tard membre du Conseil des Cinq-Cents, puis préfet des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), et mourut à Saint-Brieuc le 13 juin 1816. A l'occasion de la levée de 300,000 hommes en 1793, Pontivy fut investi, le 16 mars, par plusieurs milliers de paysans, venus de Pluméliau et des environs. La ville n'avait que sa garde nationale et un détachement du 109ème régiment de ligne ; mais les gendarmes de Josselin et les gardes nationaux de Loudéac et de Guémené accoururent à son secours et contribuèrent à chasser les insurgés. A la suppression des districts, en 1800, Pontivy devint le chef-lieu d'un arrondissement, composé des deux districts de Pontivy et du Faouët ; et au remaniement des cantons, en 1801, il eut dans sa circonscription cantonale : Noyal, Saint-Géran, Croixanvec, Saint-Gonnery, Gueltas, Saint-Thuriau, Guern et Kerfourn. Le 17 septembre 1802, le premier Consul, tenant compte de la position centrale de Pontivy, ordonna la canalisation du Blavet jusqu'à Hennebont, la construction d'une immense caserne et d'un hôpital de 300 lits, et l'établissement d'un tribunal, d'une sous-préfecture et d'une mairie. Les travaux commencèrent aussitôt. Le 29 janvier 1805, la commune de Pontivy céda le Cohazé à Saint-Thuriau et prit en retour tout Stival, la pointe sud de Neulliac, et une longue bande de Noyal. Cette addition, purement civile, ne modifia en rien l'ancienne limite des paroisses, mais elle fit de Pontivy une commune mixte, en partie urbaine, en partie rurale. Ainsi, constituée, sa superficie est, en 1891, de 2813 hectares, et sa population de 9466 habitants. Le 10 mai 1805, l'empereur décréta de Milan la construction d'une ville nouvelle au sud de Pontivy, dont il changea le nom en celui de Napoléonville. La chute de l'Empire arrêta la plupart des travaux. Pontivy reprit son vieux nom en 1815, le perdit encore en 1852 et le recouvra en 1870. L'empereur Napoléon III visita cette ville en 1858 et promit de faire construire une église dans le quartier neuf : ce qui a été exécuté. Outre les huit routes qui aboutissent à Pontivy, il y a une voie ferrée, venant d'Auray, qui a été inaugurée en 1866 et qui depuis a été prolongée jusqu'à Saint-Brieuc. Pontivy a donné le jour au général Le Normant de Lourmel, tué devant Sébastopol en 1854. Sa statue en bronze, oeuvre du comte de Nogent, a été érigée sur la Place d'Armes en 1861. On a érigé aussi, en 1887, sur la place du Martray, une statue à M. Guépin (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Ville de Pontivy (Bretagne).

Note 3 : Le territoire de Stival, de forme allongée, est borné au nord par Cléguérec, à l'ouest par Malguénac, au sud par le Sourn, et à l'est par le Blavet. On lui a retiré anciennement le faubourg de Tréleau, pour l'unir à Pontivy, et récemment (1869) le quartier du Rongoet-Kerdisson, pour l'annexer au Sourn. On n'a encore signalé sur ce territoire aucun vestige celtique ou gallo-romain. Au VIème siècle, les Bretons émigrés l'occupèrent et y sont toujours restés depuis. Le nom de Stival ou de Stivel, qu'ils lui donnèrent, semble désigner une fontaine, dont la source sort d'un rocher et qui est ordinairement accompagnée d'un lavoir. C'est là que saint Mériadec, du clergé de Vannes, se retira, vers 650, pour vivre dans la solitude. C'est là qu'il demanda au seigneur du pays de purger la contrée des voleurs qui troublaient le commerce et la sûreté des chemins. C'est là qu'on vint le chercher, vers 659, pour le faire, malgré sa résistance, évêque de Vannes. L'oratoire, sanctifié par sa présence, et renouvelé sans doute après le passage des Normands, devint avec le temps un centre paroissial. On trouve en effet, en 1314, la mention formelle de la « paroisse d'Estival » (Pr. I, 1249). Les catalogues du Chapitre la citent, comme paroisse séparée, en 1387 et en 1422, sous le nom de Stival. En 1516, on la trouve unie à Malguénac, et cette union subsista jusqu'en 1790. Le recteur des deux paroisses ayant fixé sa résidence à Malguénac, Stival fut considéré, mais bien à tort, comme une simple trêve (J-M. Le Mené - 1891).

Ville de Pontivy - Stival (Bretagne).

Note 4 : Pontivy, les 21 et 22 juillet 1675. - Révolte des Bonnets Rouges. — Le 21 juillet, de nombreuses bandes de paysans envahissaient la ville, pillaient la maison du sieur Lapierre, fermier des devoirs, prenaient tout le vin dans les caves au nombre de 440 muids, le buvaient ou le répandaient dans les rues, « sans que les pauvres bourgeois, dont la ville n’est point fermée, osassent les repousser ». Le lendemain matin, ils revenaient, se proposant d'attaquer une maison occupée par les bureaux du papier timbré et qui appartenait au frère du syndic de la ville, mais cette fois « le bourgeois se trouvant un peu moins espouvanté, » et les assaillants étant beaucoup moins nombreux, un sieur du Lavoir qui se trouvait dans le château de Mme de Rohan, aidé du sénéchal de la ville et d'une quantité de bourgeois à qui l'on avait donné tous les fusils et mousquets qu'on avait pu trouver, « résolut de tirer sur cette canaille... , ce qui réussit si bien qu'ils en tuèrent quinze ou seize et en blessèrent quantité » (Lettre de l'évêque de Quimper à Colbert, 23 juillet 1675). — Les paysans sont donc obligés de se retirer, mais promettent de revenir plus nombreux les jours suivants, menaçant même d'aller attaquer Mme de Rohan dans son château de Josselin, et d'aller brûler l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés, située aux environs de cette ville et alors habitée par M. du Guémadeuc, évêque de Saint-Malo, qu'ils accusaient aussi d'être un maltôtier et d'avoir signé la gabelle (J. Lemoine).

Ville de Pontivy (Bretagne).

Note 5 : Liste non exhaustive des syndics et maires de Pontivy. Bien qu'incomplet, cet état des syndics et des maires de Pontivy nous a paru intéressant à faire connaître. Jusqu'en 1697, les noms qui y figurent nous ont été fournis par les Recueils des Etats de Bretagne conservés à la Bibliothèque nationale (ms fr. 22.336, 22.314 et 22.315) : — Louis (ou Arthur) Le Floch, procureur, - 1571 ; — Olivier Sevé (ailleurs Sené), sr de la Salle, procureur syndic (p. s.), - 1618, 1620 ; — Julien de la Chapelle, sr de Guehenalegan, p. s., - 1625 ; — René Havys, p. s., - 1629 ; — Pierre Le Moyne (ailleurs Lemoigne), p. s., - 1631, 1634 ; — N. h. Guillaume Merel, p. s., - 1638 ; — N. h. Jean Pezdron, sr de Bonnechère, p. s., - 1640 ; — N. h. Pierre Hayes, p. s., - 1645 ; — François Havys, sr de Kerveret, p. s., - 1647 ; — N. h. Yves Laurans, sr de Kergresil, p. s., - 1651 ; — N. h. Pierre Merel, sr de Pouloirin, p. s., - 1655 ; — N. h. Guillaume Alanicq, sr de Quergo, p. s., - 1657 ; — N. h. Raoul Marquer, sr du Couédic, p. s., - 1659 ; — N. h. Jean Matieu, sr du Mesny, p. s., - 1661 ; — N. h. Yves Rolland, sr de Kerguezel, p. s., - 1665 ; — N. h. Jean de Penriz, sr de Beaupré, p. s., - 1667, 1669 ; — N. h. Raoul Papias, sr du Verger, p. s., - 1671 ; — N. h. Guy Corniguel (ailleurs Cornicquel), sr de Keryvon, p. s., - 1673, 1675 ; — Jacques Aufredic, sr de Kermezec, p. s., - 1677 ; — N. du Breton de Vallone (Le docteur), s., - 1680 à 1688 ; — N. h. Louis Jagu, sr de Kervaret, p. s., - 1693, 1695, 1697 [Note : M. Le Lay parle, sans préciser de dates, d'un Predeseigle qui aurait été syndic au XVIIème siècle. Nous devons noter que nous n'avons pas trouvé sa trace au cours de nos recherches] ; — N. h. Jean Audic, sr de Kerven (ou Kernen), p. s., - 1698 au 25 mai 1728 ; — Hiérosme-Anne Auffredic du Vergier, maire par élection (m.), - 25 mai 1728 au 6 février 1729 [Note : L'Edit de 1724 permit à Pontivy la nomination par élection de ses syndics, comme aussi de réduire le temps du mandat, restreint ici à deux ou à quatre années. D'après M. Le Lay, à partir de 1728, le syndic prend définitivement le nom de Maire ; cependant, dans les Recueils des Etats, il faut descendre à 1747 pour trouver cette nouvelle désignation. Nous adoptons l'opinion de M. Le Lay établie sur l'étude des archives communales] ; — N. Querneur, m., - 6 février 1729, décédé le 1er avril 1729 ; — N. Bouvier de Kerdréan, m., - 1er avril 1729 à 1747 (mandat renouvelé) ; — N. Alba, sr de Pratelos (père), m., - 1747 à 1748 ; — N. de Lantillais Rameulle, m., - 1752 ; — Jean Alba (fils), m., - 1753, 1756, 1758 ; — N. de Guermeur (parfois Guerneur), lieutenant de la juridiction et maire, - 1762 au 28 décembre 1770 ; — Gabriel Allanic, sr de Bellechère, alloué, procureur fiscal et subdélégué de l'intendance, maire, - 28 décembre 1770 à 1776 (mandat renouvelé) ; — Paul-Jacques de Querangal, intendant du duc, m., - 13 mai 1777 au 12 juillet 1781 ; — N. Ruinet du Tailly, procureur fiscal, m., - 12 juillet 1781 au 13 septembre 1785 ; — Jean de la Gillardais (ailleurs Guillardaye), m., - 10 novembre 1785 ; — N. Ruinet du Tailly, m., - mai 1787 à 1788 ; — Jean de la Guillardaye, m., - 1788, 1789 ; — N. Bourdonnay du Clézio, m., - 31 janvier 1790 (d’Hervé du HALGOUET).

Note 6 : En 1802, le consul Bonaparte souhaite faire de Pontivy le centre militaire de la Bretagne. Il fait établir les plans d'une nouvelle ville au Sud de la cité ancienne. Le 9 novembre 1804, Bonaparte ordonne un arrêté débaptisant la ville de Pontivy en Napoléonville.

Ville de Pontivy, sous Napoléon

Mais vingt-neuf ans après, la chute de l'Empire allait enrayer le projet dont il subsiste encore aujourd'hui une grande place rectangulaire avec de larges avenues, d'immenses bâtiments et de belles casernes.

Voir aussi   Ville de Pontivy " Le culte de la Sainte Vierge dans l'arrondissement de Pontivy "

Voir aussi   Ville de Pontivy " Les Frères Mineurs de l'Observance de Pontivy "

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PATRIMOINE de PONTIVY

l'église Saint-Mériadec (XV-XVIème siècle), siège de la paroisse de Stival, commune de Pontivy. Il s'agit d'une ancienne chapelle dépendant de Malguénac et construite en deux étapes dans la seconde moitié du XVème siècle. Elle comprend une nef sans bas-côté, un transept et un choeur à chevet plat. Sur le porche occidental, voûté d'ogives, s'élève un clocher octogonal, postérieur au reste de l'édifice, percé de baies Renaissance à simple linteau, surmonté d'une flèche en pierre. La décoration extérieure est flamboyante. Le portail méridional est décoré de rinceaux de feuilles de vigne sur les piédroits. L'église est couverte d'une charpente lambrissée aux entraits à têtes de crocodiles et aux sablières grossièrement sculptées. Le lambris du choeur est peint par Louis Le Corre en 1687. Sur les murs du choeur ont été mises au jour en 1985, sous des repeints du XIXème siècle représentant la vie de saint Mériadec, des peintures du premier quart du XVIème siècle. Le maître-autel à baldaquin, oeuvre de Louis Le Malgado, date de 1730. Les retables latéraux, oeuvre d'Alain Guyot (maître sculpteur à Pontivy), datent de 1688. Les statues de saint Pierre et saint Isidore, attribuées à Jacques Le Denmat, datent de 1714. L'arbre de Jessé de la maîtresse-vitre date du milieu du XVIème siècle. La verrière de la Passion, qui représente l'arbre de Jessé et qui est située dans le bras du transept, est l'oeuvre de Jehan Le Flamant et date de 1552. L'église abrite une Vierge allaitant l'Enfant, en pierre polychromée, du début du XVIème siècle et un saint Isidore avec les attributs de la culture en bois peint du XVIIème siècle. Il y a lieu de signaler aussi le ciborium du maître-autel et les retables des autels des croisillons, en bois sculpté du XVIIIème siècle. La cloche à main, en cuivre battu à quatre faces, dite "bonnet de saint Mériadec", date du IXème siècle et porte l'inscription "PIR TURFIC IS TI" (diversement interprétée) en caractères onciaux ;

Ville de Pontivy - Stival (Bretagne).

Nota 1 : L'église principale de Stival est dédiée à saint Mériadec ; elle a la forme d'une croix latine, et elle appartient au style ogival du XVIème siècle. La tour, au bas de la nef, est surmontée d'un clocher en ardoises. Les fenêtres de l'église sont en cintre brisé, à meneaux flamboyants. Les verrières, peintes en 1552 par Jehan Le Flamant, sont très remarquables. On y voit principalement la généalogie du Sauveur dans la fenêtre du fond du chœur, et sa Passion dans le transept sud. Le ciborium du maître-autel et les retables des autels latéraux, sont, malgré leur valeur, en désaccord avec le style de l'église. On conserve à la sacristie une petite cloche en cuivre battu, à quatre faces, avec une anse au sommet ; sa hauteur totale est de 0,25. On l'appelle la Cloche ou le Bonnet de Saint-Mériadec : les fidèles se la font poser sur la tête, pour obtenir sa protection. Sur l'un des côtés, on lit le nom du fabricant, en caractères du VIIème siècle : Pirtur ficisti (me). Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Pierre, dans le cimetière. Elle a remplacé l'église paroissiale, démolie en 1853, et elle conserve le nom du patron du territoire. Elle ne présente aucun intérêt ; mais on y a placé un ancien vitrail, représentant l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages et la Circoncision ; on y remarque la Vierge présentant Jésus, saint Joseph tenant un cierge à la main, et le grand-prêtre en costume épiscopal, ayant devant lui ses lunettes et le couteau de la circoncision : c'est d'une naïveté charmante. — On a conservé dans cette même chapelle une pierre tombale représentant un personnage en prières. Dans le cimetière se trouve aussi un lech de 1 m. 80 de hauteur. — 2° Sainte-Trifine, au village de ce nom. Elle est de plusieurs époques : la fenêtre du chevet est flamboyante ; dans la nef un entrait porte la date de 1653. Le véritable intérêt de l'édifice est dans les peintures qui décorent le lambris. Elles ont été exécutées en 1704, et elles représentent en neuf tableaux, accompagnés de légendes, la vie de sainte Trifine, femme de Conomor. Il y avait une chapelle privée à Tallen, mais elle est aujourd'hui en ruines. Stival était de la vicomté de Rohan et du doyenné de Guémené. Il comprenait les frairies du Bourg, de Kergo, de Sainte-Trifine et du Rongoet. En 1790, il recouvra son indépendance partielle, et fut érigé en commune, du canton de Cléguérec et du district de Pontivy. Le curé qui le desservait eut le tort de prêter le serment en 1791 et d'accepter la paroisse de Guern. Stival, rétabli comme paroisse succursale en 1802, fut absorbé par la commune de Pontivy en 1805, et supprimé comme paroisse en 1808. Un vicaire de Pontivy fut alors chargé du service spirituel. Une ordonnance du 26 janvier 1820 rétablit Stival comme succursale, en le laissant uni à la commune de Pontivy (J-M. Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Pontivy (Bretagne) "L'histoire des paroisses de Malguénac et Stival et les recteurs"

Ville de Pontivy -Stival (Bretagne).

l'église Saint-Joseph (1858), située square Lenglier et financée en 1858 par Napoléon III. Elle est construite sur les plans de l'architecte Marcellin Varcollier, élève de Labrouste. La construction commencée en 1863, est arrêtée en 1867. La première pierre est posée le 29 juillet 1860 par la princesse Bacchochi, cousine de l'empereur, résidant à Colpo. Dans le transept gauche, un tableau représente les stigmates de saint François. Les vitraux datent de 1994. Le chemin de croix est dû à madame de Lignières, du château du Couédic en Crédin. L'une des gargouilles de l'église, oeuvre du sculpteur Le Goff de Pontivy, est faite à l'effigie de l'impératrice Eugénie .

Eglise de Pontivy (Bretagne).

la basilique Notre-Dame-de-la-Joie (1534), située au centre de la ville médiévale (Place Bourdonnaye, Le Clézio). Il s'agit de l'ancienne église Saint-Ivy, commencée en 1534 et dédiée à Notre-Dame en 1696. Avant les restaurations du XIXème siècle, l'édifice comprenait une nef de quatre travées, avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Le carré du transept seul était voûté d'ogives. Au XIXème siècle, toute l'église fut voûtée et le choeur flanqué de collatéraux prolongeant les bas-côtés. Les grandes arcades en tiers-points, à plusieurs archivoltes, pénètrent dans des colonnes engagées dans des piliers carrés. L'église a été consacrée basilique en 1959. Elle est de forme en croix-latine, avec une nef à trois vaisseaux (voûte d'ogives au carré du transept). A l'Ouest, s'élève un grand clocher carré à galerie flamboyante flanqué de clocheton et surmontée d'une tourelle polygonale, commencé en 1533. L'inscription du portail occidental stipule "le penultieme jour d'apvreil l'an mil cinq centz XXXIII fut comancé ceste tour par les paroessiens de Pontivi. J. Pedron, O. Roscoet, miseurs et Le Bret mest...". La décoration extérieure est toute flamboyante et le portail occidental, aux deux baies en anse de panier flanquées de pilastres décorés, est orné de rinceaux de feuilles de vigne finement sculptés : on y voit l'écu à neuf macles des Rohan. Les fenêtres, dont les meneaux ont été refaits au XIXème siècle, sont surmontées, à l'extérieur, de pignons aux rampants décorés de crosses et choux. Les vitraux, oeuvre de Laumonnier de Vannes, datent du XIXème siècle. Le vitrail, qui représente l'Assomption de la Vierge, date de 1902. La flèche de l'église, les bas-côtés du choeur et les voûtes de la nef datent de 1886. Le retable et le maître-autel, en pierre et marbre sculptés, datent de 1782 : le devant porte le nom de Jéhovah en caractères hébreux et un tabernacle en marbre muni d'une porte ouvragée surmonte le maître-autel. C'est sur cet autel que les fédérés ont signé leur acte d'union le 19 janvier 1790. Le retable du maître-autel représente saint Ivy en évêque, entouré de saint Pierre, de saint Paul et de personnages tels que le duc et la duchesse de Rohan qui ont contribué par leur don de 600 livres, à reconstruire une partie de l'église. Le retable du calvaire dans le bras sud, en bois sculpté, date du XVI-XVIIème siècle. Le grand pupitre (aigle-lutrin) en bronze du XVIIème siècle est un don du duc de Rohan (les serres de l'oiseau s'agrippent à une grosse sphère de bronze qui symbolise le globe terrestre). Les orgues datent de 1836 : le buffet, construit par Dominique et Aristide Cavaillé-Coll, a été remanié par Debierre en 1878 et par Gobin en 1960. Le tableau intitulé "Descente de Croix" date de 1635 et a été restauré en 1974. Les figures de Notre-Dame de la Joie, taillée dans un tronc de chêne, et de Notre-Dame de la Délivrance (vénérée par les femmes enceintes) font partie des nombreuses statues de l'église. L'église abrite aussi les statues en bois polychrome de sainte Catherine et de sainte Barbe. La lampe en argent date du XVIIème siècle et elle est offerte à la communauté en 1696 en reconnaissance de l'intervention de Notre-Dame de la Joie pour arrêter l'épidémie de peste qui sévissait dans le pays ;

Basilique de Pontivy (Bretagne).

Nota 2 : A quelle époque remonte la paroisse de Pontivy ? — On ne le sait pas au juste. Elle n'est pas certainement antérieure au XIème siècle, époque où fut construit son premier château , mais elle a pu être érigée quelque temps après, au XIIème siècle par exemple, ou au XIIIème. Ce qui est certain c'est qu'elle existait en 1387 et qu'elle payait au chapitre de la cathédrale un cens annuel de 16 sols. De quelle paroisse avait-elle été détachée? — De Noyal-Pontivy incontestablement. Noyal l'entourait au nord, à l'est et au sud, et ne lui avait cédé que le terrain strictement nécessaire à son existence. On a vu ci-dessus que le second château de Pontivy était en Noyal, ainsi que les maisons bâties hors les murs. On comprend que dans ces conditions le recteur de Pontivy n'eut pas de dîmes. Mais à 5 kilomètres au sud il y avait une petite paroisse rurale, nommée le Cohazé, et l'on trouva naturel de l'unir à Pontivy. On eut ainsi la paroisse du Cohazé-Pontivy. Cette union est antérieure à 1387 car la liste du chapitre, à cette date, ne mentionne que Pontivy et garde le silence sur le Cohazé. D'ailleurs Pontivy, par l'importance de sa population, éclipsa toujours sa soeur aînée et finit par la faire oublier. La première église paroissiale de Pontivy était dédiée à saint Ivy, qui était en même temps le patron de la localité. Un aveu de 1763 dit formellement que « l'église paroissiale est dédiée à saint Ivy, sous l'invocation actuelle de Notre-Dame de la Joie ». Cet édifice, rebâti au XVIème siècle en forme de croix latine, flanqué de bas côtés à la nef, mesure dans oeuvre 45 mètres sur 18 environ. A l'ouest se dresse une large tour carrée, bordée d'une galerie flamboyante, et surmontée d'une tourelle polygonale en pierre, amortie en ardoises, et sans doute inachevée. Le portail occidental est divisé par un trumeau en deux baies, à anse de panier, ornées d'accolade, de colonnettes, de pinacles et des macles des Rohan ; on y lit l'inscription gothique qui suit : Le pénultième jour d'apvreil l'an mil cinq centz XXXIII fut comancé ceste tour par les paroessiens de Pontivi. J. Pedron, O. Roscoet mise.. et Le Bret mest … Les arcades qui séparent la nef des bas côtés sont ogivales et reposent sur des piliers carrés à colonnes engagées. Le carré de l'intertransept est voûté en pierre ; récemment le reste de l'église a été voûté de même ; les bas côtés ont été prolongés le long du choeur, de manière à laisser le sanctuaire dégagé. Les meneaux des fenêtres ont été rétablis, et les fenêtres elles-mêmes garnies de vitraux par M. Laumonnier, de Vannes. Les seigneurs de Rohan y avaient tous les droits de fondateurs et de prééminenciers, avec enfeus, bancs... Aujourd'hui une plaque de marbre, à droite du maître-autel, marque la place on repose le coeur du général de Lourmel. Le grand pupitre en bronze, qui se voit encore dans le choeur, est un don du duc de Rohan ; l'autel majeur est en marbre et a été sculpté à Rennes en 1782 ; c'est sur lui que les fédérés signèrent leur acte d'union en 1790. Le 11 septembre 1696, les registres portent la note suivante : « Voeu fait à la Vierge Marie par MM. les paroissiens de la ville et communauté de Pontivy, l'année de la grande mortalité, laquelle finit incontinent, le voeu fait d'une lampe d'argent vouée à Notre-Dame de la Joie, patronne de la dite ville et paroisse ». — On avait fait des processions dans la ville et à la chapelle du Cohazé. Et pour perpétuer la mémoire de ce fait, et rendre à Dieu des actions de grâces publiques, on a continué à faire, tous les ans, le second dimanche de septembre, une procession solennelle dans la ville et à allumer un feu de joie dans le Champ de foire. Outre le recteur et le curé, il y avait ici une communauté de prêtres, dont les membres étaient nommés par la ville, et qui étaient occupés, les uns au service de la paroisse, les autres à la direction des écoles. Les chapelles publiques étaient les suivantes : — 1° Saint-Ivy, sur la place du Marché-au-Blé, restaurée en 1672, devint peu après le siège de la congrégation des artisans. Cette association comptait 180 membres en 1736 et avait pour directeur un prêtre de la communauté. La chapelle a été réédifiée, en 1770, dans le style grec ; on y voit encore une fontaine du côté de l'évangile. Il y avait aussi à Pontivy une congrégation de femmes, sous le vocable de la Visitation de Notre-Dame de Vertus. — 2° La Madeleine, près de la porte de Noyal, appartenait au vicomte de Rohan, qui la céda, le 17 octobre 1456, avec toutes ses dépendances, au recteur de Pontivy, pour l'indemniser du préjudice que pouvait lui causer la fondation des Frères Mineurs Observantins, vulgairement Cordeliers. Deux siècles après, en 1623, un autre recteur l'abandonna aux Ursulines, qui après avoir essayé de s'établir au nord de la ville, se fixèrent ici et y construisirent une communauté et urne église. Leur établissement, confisqué à la Révolution, est devenu depuis le lycée de Pontivy. — 3° Notre-Dame, au Cohazé, ancienne église paroissiale, réduite au rang de simple chapelle, était desservie, jusqu'à la Révolution, d'une messe tous les dimanches et jours de fête. Son vieux presbytère, petite maison du village couverte en chaume et menaçant ruine, était affermé jusqu'à la fin au prix de 15 à 18 livres. Cet édifice, avec ses dépendances, a été vendu pendant la Révolution, et la chapelle a été en 1872 unie à la paroisse de Saint-Thuriau. — 4° Saint-Joseph est le nom donné, le 18 avril 1876, à la nouvelle église, construite par les ordres de l'empereur Napoléon dans le quartier neuf de Pontivy. C'est un édifice tourné vers le sud, en grand et moyen appareil, de style ogival, muni d'une tour et de bas côtés, mais dépourvu de sacristie. Si ce quartier, voisin de la gare, prend une extension suffisante, il y aura là une église toute prête pour l'érection d'une seconde paroisse à Pontivy. Les chapelles de communautés étaient, comme on l'a vu : — 1° Celle des Cordeliers, puis des Récollets, aujourd'hui détruite ; — 2° Celle des Ursulines, devenue celle du Lycée ; — 3° Celle de l'Hôpital, qui a conservé sa destination. On peut ajouter, en 1891, à cette liste : — 4° Celle de la Prison, pourvue d'un aumônier ; — 5° Celle des Filles de Jésus ; — 6° Celle de la Providence ou de la Charité de Saint-Louis ; — 7° Celle des Frères de l'Instruction chrétienne. En fait de chapelles privées, il n'y avait que celle du château qui subsiste encore en 1891. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de la Madeleine, desservie dans la chapelle de ce nom, et cédée au recteur de Pontivy en 1456 ; — 2° Celle de Jean Le Macson, prêtre, mentionnée en 1516, et desservie dans l'église paroissiale ; — 3° Celle de dom Rolland, mentionnée dans le même pouillé de 1516, mais inconnue par ailleurs ; — 4° Celle de Saint-Nicolas, desservie à l'autel de ce saint dans l'église paroissiale et mentionnée dès 1606 ; — 5° Celle de Saint-André, citée à la même époque et desservie également dans l'église paroissiale ; — 6° Celle de Sainte-Marguerite, qualifiée quelquefois prieuré, et mentionnée encore en 1756. M. Le Moine de Saint-Julien avait fondé ici une mission, qui devait avoir lieu tous les six ans, et être donnée par les Jésuites de Vannes. Le recteur de Pontivy était à la nomination libre du pape ou de l'évêque ; son revenu net, en 1756, était évalué à 600 livres. Pendant la Révolution, on vendit nationalement le couvent et les dépendances des Récollets, de plus les dépendances des Ursulines, la dotation des chapellenies, et divers immeubles appartenant à la communauté des prêtres. Pontivy, qui appartenait au doyenné de Porhoet, fut érigé en 1802 en cure de canton, et eut pour succursales : Saint-Géran, Croixanvec, Saint-Gonnery, Gueltas, Kerfourn, Noyal, Saint-Thuriau et Guern. L'extension exagérée, donnée à la commune de Pontivy en 1805, laissa la paroisse intacte ; celle-ci comprenait seulement la ville et les faubourgs, avec le village du Cohazé. C'est de nos jours qu'on a détaché ce village pour le donner à Saint-Thuriau, et qu'on a pris Saint-Mélar et Kerentréh à la paroisse de Noyal, pour les annexer à Pontivy. Une ordonnance du 12 décembre 1861, de Mgr Dubreil, a donné au curé de Pontivy le titre d'archiprêtre et la préséance sur tous les curés de cantons, avantage commun aux curés de Ploërmel, de Lorient et de Saint-Pierre de Vannes (J-M. Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Pontivy (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Pontivy et ses recteurs"

la chapelle Sainte-Tréphine (XV-XVIIème siècle). Il s'agit de l'ancienne chapelle tréviale de Stival, restaurée au XVIIème siècle. L'édifice est de forme rectangulaire. De la construction primitive, il ne subsiste que la fenêtre du chevet, à meneaux flamboyants (XVème siècle). La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée datée de 1653. En 1704, le lambris fut couvert de peintures représentant en neuf tableaux la vie de sainte Tréfine (ou Trifine ou Tréphine). Un ensemble de neuf médaillons daté de 1704 raconte l'histoire de sainte Tréphine (décapitée au Vème siècle par son propre mari Conomor, roi des Domnonée). Le grand retable, signé Jean Le Chevalier (peintre de Stourn), date de 1812. On y voit les statues de sainte Tréfine et sainte Noyale ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Houssaye (1436 - XVIème et XVIIIème siècles). Bien que sur le territoire de Pontivy, cette chapelle dépendait autrefois de la paroisse de Noyal-Pontivy. Erigée en 1436 (ou 1435), elle comprend une nef avec un seul bas-côté au Sud, un transept et un choeur à chevet plat. Une pierre gravée porte en relief l'inscription suivante : "Ceste opvre fut commencée le XVIIe jour de may l'an M. CCCC. XXX. VI". La nef, élevée au début du XVIème siècle, communique avec le bas-côté par de grandes arcades en tiers-point reposant sur des piliers flanqués de colonnettes engagées à chapiteaux décorés de feuillages. La tour et le porche sont construits au XVIIIème siècle. La décoration intérieure et extérieure est toute flamboyante. Les armes du duc François Ier et d'Isabelle d'Ecosse, à la maîtresse-vitre, permettent de situer l'achèvement des parties orientales entre 1442 et 1450. La tour-clocher, à l'ouest, porte les dates de 1730 et 1779. Les deux travées du bas-côté Sud sont voûtées sur croisées d'ogives. Le reste de la chapelle est couvert d'une charpente aux entraits à têtes de crocodiles et aux sablières grossièrement sculptées. On y trouve quelques fragments de vitraux du XVIème siècle, en particulier au croisillon Sud. Un vitrail date du XIXème siècle et représente la bataille qui se déroula sur le pont de La Houssaye ou près du pont Saint-Michel (cent cinquante guerriers de la Sainte Ligue s'opposèrent aux arquebusiers attachés à la famille Rohan, ralliée à la Réforme). Le retable du maître-autel en pierre blanche dorée et polychromée (avec cent personnages en costumes du pays et en armures du XVIème siècle, taillés dans la pierre), venu d'Amiens (atelier picard) et offert par Jean II de Rohan et son épouse Marie de Bretagne, date de 1516 (il représente des scènes de la Passion malheureusement mutilées). Dans le transept et le bas-côté, on peut voir une Mère à l'Enfant, dite Notre-Dame de la Houssaye (statue en bois polychrome et doré du XVème siècle) et deux groupes du XVIème siècle en pierre polychrome : une Pietà et sainte Appoline entre ses bourreaux (le Martyre de sainte Appoline). Le chancel, en bois polychrome et sculpté, date du XVI-XVIIème siècle : il est restauré en 2000. Sur le mur nord, se trouve une peinture du "Portement de Croix", qui date du XVIIème siècle. Le gisant, acquis par la commune de Pontivy en 1938 et originaire de la chapelle Sainte-Madeleine du couvent des Cordeliers, est connu sous le nom de "Christ au tombeau ;

Chapelle de Pontivy (Bretagne).

la chapelle Saint-Ivy (1672-1776), située Place Anne-de-Bretagne. L'édifice a été reconstruit vers 1776 (ou 1770), date visible sur la façade, dans le style grec du XVIIIème siècle, sur la place du Marché-au-Blé. Il s'agit de l'ancien siège de la congrégation des artisans. Une tourelle, à gauche de la chapelle, permet l'accès aux étages supérieurs. Le clocher est de plan carré ;

Chapelle de Pontivy (Bretagne).

l'ancienne chapelle de la Madeleine. Elle avait été construite après l'établissement des Ursulines en remplacement d'une ancienne chapelle que leur avait abandonnée le recteur de Pontivy en 1623. Elle a servi ensuite de chapelle au lycée qui occupait tous les anciens bâtiments des Ursulines ;

Couvent des Ursulines de Pontivy (Bretagne).

voir Ville de Pontivy (Bretagne) Les Ursulines de Pontivy

l'ancienne chapelle de l'Hospice. On y conservait autrefois un curieux reliquaire en argent du XVIIème siècle, appelé à cause de sa forme "cloche de saint Germain ;

l'ancienne chapelle Saint-Pierre. Edifiée après la démolition en 1853 et sur l'emplacement de l'ancienne église paroissiale de Stival, elle n'avait d'autre intérêt qu'un beau vitrail de la fin du XVIème siècle ou du commencement du XVIIème siècle représentant en quatre tableaux l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages et la Circoncision. Une pierre tombale du XVème siècle figurait un personnage en prières ;

un calvaire (1644) ;

le château féodal dit "des Salles" (1479-1485), de plan quadrangulaire (d'environ 90 mètres sur 75 mètres), flanqué de quatre tours (60 mètres de circonférence pour la tour nord et 48 pour la tour ouest) reliées par une importante courtine de 20 mètres de haut. Il s'agit du château des vicomtes et des ducs de Rohan. Edifié par Jean II, 15ème vicomte de Rohan, à proximité d'un précédent édifice mentionné au début du Moyen Age et détruit pendant la guerre de Succession. En effet le château primitif est pris et ruiné en 1342 par le comte de Northampton, auxiliaire du comte de Montfort, parce que le vicomte Alain VII de Rohan avait embrassé le parti de Charles de Blois. Un siècle plus tard, en 1456, le vicomte Alain IX donne l'emplacement de ce château aux Frères Mineurs de l'Observance, pour y bâtir un monastère, à la charge de lui fournir, à lui et à ses successeurs, cent anguilles par an. Le vicomte Jean II, sentant le besoin d'avoir une résidence à Pontivy, fait reconstruire en 1485 un nouveau château près du champ de foire, sur la croupe d'une colline, qui dépend alors de la paroisse de Noyal. L'ensemble comporte deux pont-levis. La chapelle est dédiée à Saint-Mériadec dont les Rohan se disent parents. Les lucarnes percées dans l'élévation ouest datent de 1502. L’escalier date du XVIIIème siècle. Le duc François II, par lettres données à Nantes le 16 décembre 1486, permet au vicomte Jean II de rétablir le guet, qui avait été interrompu depuis longtemps, et cette permission est confirmée par le roi Charles VIII le 23 décembre 1491. En 1488, le château est occupé par les troupes du duc François II, commandées par le Prince d'Orange. Le château de Pontivy est rendu à Jean de Rohan, suite à la défaite de François II et du duc d'Orléans, à Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes, le 27 juillet 1488. Le 23 décembre 1491, Charles VIII autorise Rohan à "réparer, fortifier et mettre en convalescence pour le bien, seureté, protection et deffense du pays" le château de Pontivy, ainsi que celui de Corlay. Ce château de forme carrée, est muni d'une tour à chacun des angles. Ces tours très larges, offrent des murs de 3 mètres à 3m50 d'épaisseur : les deux du côté de l'Ouest, qui encadrent la maison d'habitation, sont encore complètes et surmontées de leur toit pointu. Les courtines, hautes de 18 à 20 mètres, ont été restaurées en partie et conservent leurs machicoulis. Des lucarnes à pignons et à crochets sont disposées le long des toits : l'un des frontons, dans la cour intérieure, est décoré des armes de Rohan, inscrites dans un collier de l'ordre de Saint-Michel, et cette décoration se rapporte à René Ier, vicomte de Rohan (1527-1552). Le côté Nord du château n'est guère qu'un couloir conduisant à la chapelle. A la suite du sanctuaire se trouve une tourelle entourée d'une large enceinte circulaire, le tout aujourd'hui en ruines. A l'autre angle, il y avait également une tourelle et une enceinte pareille, elles étaient déjà ruinées en 1682, et il n'en reste rien aujourd'hui. En 1503, le capitaine-gouverneur de la place forte est Rolland de Coetredrez (ou Coatredrez). Jean II meurt le 1er avril 1516 et son fils Jacques hérite de la vicomté de Rohan. Jacques est l'épouse de sa cousine Françoise de Rohan-Guémené, puis de Françoise de Daillon. Le 14 septembre 1518, la forteresse reçoit la visite du roi François Ier. En octobre 1527, c'est le frère de Jacques, Claude de Rohan, évêque de Cornouaille, qui reçoit l'usufruit de la vicomté. Claude de Rohan séjourne au château de Pontivy en 1532 et 1533. A partir de 1562, le château abrite l'église réformée de Pontivy, fondée par Henri Ier (fils d'Isabeau de Navarre). La chapelle, qui devait toucher la tour nord-est, a servi longtemps au prêche protestant. Le capitaine du château est alors Jacques de Lantivy, seigneur de Talhouet. Le premier pasteur de l'église réformée se nomme Jean de La Favède et habite le château à partir du 29 décembre 1562. En 1598, le capitaine du château est Jacques Briant, seigneur de Vaudurant. Le château devient en 1603, le centre du nouveau Duché de Rohan (décret royal signé à Fontainebleau en Avril 1603). Le 31 juillet 1621, Louys de Rymaison (capitaine) et Coupé (lieutenant) remplacent le capitaine Champabotz, le lieutenant Pierre du Garnoict et l'écuyer Julien Guehennec. En octobre 1627, Henri de Rohan est déclaré en état de rébellion et, le 1er décembre, Louis XIII confisque ses biens et les donne à Condé. Le 27 juin 1629, Rohan obtient la grâce royale et le château de Pontivy lui est restitué. A la mort de Henri de Rohan, le 13 avril 1638, sa fille Marguerite hérite des biens. Elle épouse Henri Chabot le 6 juin 1645 et décède à Paris le 9 août 1684. Elle est le dernier membre de sa famille attachée au protestantisme. Avec elle, s'éteint l'église réformée de Pontivy et la chapelle est rendue au culte catholique le 25 août 1686. Dans l'aveu rendu en 1682 par la duchesse Marguerite de Rohan, cette dernière cite : "le château et forteresse de Pontivy, en la paroisse de Noyal, joignant la ville de Pontivy, avec ses clôtures, ses quatre grosses tours, trois corps de logis et une chapelle, ses remparts, pont-levis et pont dormant ... et vers le soleil levant une fuye dont les ruines paraissent encore ... Au quel château la dite dame de Rohan a droit de mettre et tenir capitaine, lieutenant, concierge ou portier, francs et exempts de toutes charges et impositions, avec le devoir de garde et guet, tant sur les hommes et tenanciers ses vassaux, que arrière fiefs, lequel devoir de guet se lève de tout temps et possession immémoriale à raison de cinq sols monnaie, par chacun an, sur chacun feu, étage et ménage des dits hommes et tenanciers. Ensemble le droit de contraindre les dits hommes de faire les charrois et travaux requis tant pour les réparations et bâtiments du dit château et des douves, qu'autres édifices seigneuriaux et publics". Henri de Portebise, capitaine du château est remplacé par Pierre Raoul, seigneur Descorance, qui lui-même est remplacé, en 1698, par Sébastien du Fou. En 1696, les fonctionnaires du château sont : Pierre Boullin qui remplace Pierre Tailhet de Boisherman (intendant du duché), Pierre Raoul (capitaine), Mascarène de Rivière (fermier général), François Barizy (lieutenant des Eaux, Bois et Forêts), Hugues Serrurot (porte-manteau des Forêts), Alain Viet (huissier, traversier des Forêts), Christophe Le Dû (gardien de l'Hôtel-Dieu) et Abraham Barzet (geôlier). Louis Ier de Rohan décède en novembre 1727 et laisse les biens à son fils Louis Bretagne Alain. Le duc Louis III de Rohan fait remanier les façades du château. En septembre 1777, le duc Louis Marie Bretagne Dominique et la duchesse séjournent au château. En octobre 1777, Louis III et son épouse quittent Pontivy pour séjourner à Blain. Saisi le 24 août 1794 (durant la Révolution) comme bien national, le château abrite ensuite, vers 1800, le tribunal et la sous-préfecture. Ruiné, le duc de Rohan vend, par acte signé le 25 août 1802, "la terre de Pontivy, qui s'étend sur les cantons et chefs-lieux de Pontivy, Rohan, Goarec, Loudéac, La Chèze et la Trinité, département du Morbihan, et consiste dans les objets ci-après ; savoir : le château de Pontivy, et jardins en dépendans, sis commune de Pontivy" à Louis Henri Janzé (fermier général du duché depuis le 29 mars 1800). Le 22 novembre 1814, le château de Pontivy est vendu par Louis Henri Janzé au duc Alexandre de Rohan. En 1839, la sous-préfecture et le tribunal quittent le château. Le 18 avril 1841, le prince de Léon signe un bail de 20 ans par lequel il loue le château aux Soeurs de Kermaria (ou Filles de Jésus) pour y aménager une école. Les soeurs y installent une école de filles de 1841 à 1884. Le 28 janvier 1857, Napoléon III signe un décret autorisant la vente du château et, le 26 février 1857, le duc Fernand de Rohan Chabot cède le château aux Filles de Jésus pour la somme de 18 000 francs. Puis, le château est revendu par la Congrégation des Filles de Jésus à la famille de Rohan le 26 janvier 1876. Les soeurs quittent le château en 1884. Le château est ensuite loué par la famille Rohan, à la fin du XIXème siècle, à M. Jérôme Le Brigand (qui y fonde un musée breton), en 1906, à M. Bocquieu, et en 1909, à la société sportive la Garde Saint-Ivy. En septembre 1939, le château est réquisitionné par l'armée et sert de caserne à des troupes polonaises. Par lettre datée du 24 octobre 1951, adressée à la municipalité de Pontivy, Mme la duchesse de Rohan fait savoir qu'elle consent "tant en son nom qu'au nom de son fils, M. le duc de Rohan, à la location à la ville, pour une durée de 99 ans, et moyennant un loyer de un franc par an, du château des Rohan. La ville de Pontivy prenant en charge tous les travaux de restauration, de réfection et d'entretiens......". Le château est restauré de 1955 à 1972 et classé Monument Historique le 30 décembre 1953. Les statues, exposées dans la grande galerie du château et originaires de la chapelle Saint-Laurent en Moustoir-Remungol, sont celles de la Vierge, de saint Maurice à cheval, de sainte Catherine, de saint Germain, de sainte Marguerite, de saint Isidore, de Saint-Louis et de saint Jean-Baptiste. Sur la cheminée monumentale, haute de 5,5 mètres et large de plus de 3 mètres, qui provient du manoir de Coëtcandec (canton de Grand-Champ), figure le blason de la famille des Chohan. L'escalier, en pierre et fer forgé, date du XVIIIème siècle ;

Château de Pontivy (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Pontivy " Le château de Pontivy "

Voir aussi   Ville de Pontivy " La quintaine de Pontivy "

le manoir du Gros Chêne (XV-XVIème siècle) ou encore de la Villeneuve. Edifié, semble-t-il, par Guillaume Jouannic, anobli en 1488. Propriété successive des familles Jouannic (jusqu'au XVIIème siècle), Charpentier, sieurs de Lenvos, Kervenoaël (au début du XXème siècle). Racheté par la ville de Pontivy, il fait aujourd'hui partie (depuis 1966), du domaine du Lycée Agricole Départemental ;

le manoir de Talin ou Tallen (XVIème siècle), situé rue de Talin. La seigneurie de Talin appartenait en 1538 à la famille Talhouët, puis à la famille Guimarho (au XVIIème siècle). Le manoir est restauré par la famille Monnet (XXème siècle). Il possédait autrefois un colombier, un moulin à eau, un four à pain et une chapelle privée. Seul subsiste le four à pain. On y voit les armes de la famille Guimarho ;

la fontaine Saint-Mélard (XVIIème siècle), située Avenue de la Libération à Saint-Mélard ;

la fontaine Saint-Mériadec (XVIème siècle), située à Stival ;

Fontaine de Pontivy - Stival (Bretagne).

la maison des « Trois Piliers » (XVIème siècle), située place du Martray ;

la maison en pan-de-bois (1624), située au n° 6 place du Martray ;

la maison ou l'hôtel de Roscoët, situé au n° 107 rue du Général de Gaulle. Il s'agit d'un ancien hôtel construit en 1578 pour Jean de Roscoët, conseiller au parlement de Bretagne. Sur la façade, un cartouche porte l'inscription "Subtilus Iani Roscoet et Jaq Bourdin Colig et Amico 1578" (aux frais de Jean Roscoët et de Jacques Bourdin son collègue et ami 1578) ;

la maison de l'Hermitage (1725). Cette maison est aussi appelée "Malpauderie" ou "Maladrerie". Elle garde sa fonction de léproserie jusqu'au début du XVIIIème siècle. Elle est restaurée en 1986 ;

la maison du Sénéchal (1577), située au n° 14, rue du Pont ;

la maison Rugnet-du-Tailly ou Ruynet-du-Tailly (XVII-XVIIIème siècle). Cette maison, datée de 1689, est habitée à la fin du XVIIIème siècle par Germain Ruynet du Tailly, maire de Pontivy ;

les maisons en pan-de-bois (XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles), situées rue du Fil ;

l'hôtel dit "Cour Talmont" (XVIIème siècle), situé au n° 10, rue du Médecin Général Robic. Restauré vers 1780 ;

la mairie de Pontivy (1805), située Place Aristide-Briand ;

la caserne (1805-1811), située quai du Plessis ;

le tribunal (début du XIXème siècle), situé Place Aristide-Briand ;

le four à pain de Sainte-Tréphine ;

les moulins des Récollets (XIXème siècle), de Talin ;

Moulin de Pontivy - Stival (Bretagne).

A signaler aussi :

le tumulus de Nillizien (âge du bronze), situé au square Lenglier. Ce monument funéraire avait été découvert en 1890 au village de Nillizen en Silfiac et déplacé à Pontivy en 1891. Il contenait jadis trois urnes funéraires superposées ;

le menhir du cimetière ;

l'ancien manoir du Chefdeville (XVIème siècle). Le logis actuel date du XVIIIème siècle et fut agrandi vers 1820. La seigneurie du Penker était au XVème siècle située en Noyal-Pontivy. Propriété successive des familles Vergier-Papias (en 1638), Mahé de Keroman (au XVIIIème siècle), Poncerot (en 1736), La Fruglaye (en 1779), Morice (en 1816), Gogal-Toulgouët (en 1822), Philippe et Pasco.

le manoir de Guelvad (XIXème siècle), propriété de la famille Bouché ;

l'ancien manoir de la Haye. La terre appartenait en 1638 à la famille Jan. Le manoir est reconstruit vers 1647. Propriété successive d'une Société Foncière de Bretagne (en 1869), et des familles Le Jéloux (en 1875), Galerne, et Cadet. On y trouve un four à pain et un puits ;

l'ancien manoir de Kergrésil ou Quergrésil. La seigneurie appartenait en 1638 à Raoul Papias, sieur du Verger, puis à la famille Lorans en 1665 et en 1673. L'édifice est reconstruit au XIXème siècle ;

le Castel Rouge (XIXème siècle), édifié par la famille Guyot de La Boissière. Puis, propriété de la famille Bouché et de la famille Le Bihan (depuis 1988) ;

le manoir de la rue Leperdit ;

l'ancien château des Salles (vers 1128), édifié par Alain II de Rohan et détruit en novembre 1342 par les troupes anglaises durant la guerre de Succession ;

l'ancien manoir de Saint-Mélard, reconstruit au XVIIIème siècle et propriété de la famille Belnart (ou Bellemare), sieurs de La Boulaye (en 1638), puis de la famille Pelouan (au XIXème siècle) et Roselier. Il était habité par Mathurin Bellemare en 1630 et possédait une chapelle privée, détruite à la fin du XIXème siècle ;

le château de Talhouët (1868), édifié par la famille Kervenoaël à l'emplacement de deux précédents châteaux (le dernier exista de 1553 à 1860). Propriété successive des familles Talhouët (en 1480 et jusqu'en 1524), Rolland, Lantivy (de 1524 à 1790), Kernevenoaël. Entre 1940 et 1944, ce château a hébergé l'Etat-Major des troupes allemandes.

Château de Pontivy (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de PONTIVY

Les seigneuries de Stival, aujourd'hui en Pontivy, étaient :

1° Kerdisson, aux Fournoir, aux Bahuno en 1618.

2° Kermarec, à J. de Kermarec en 1420.

3° Pen-en-Nech, vers le centre.

4° Le Resto, à G. de Baud en 1420, aux Bahuno en 17... 

5° Le Rongoet, aux Marigo en 1420 et 1539.

6° Talhoet, aux Rolland en 1480, aux Lantivy de 1530 à 1790.

7° Tallen ou Talin, aux Guymarho en 1634.

8° Sainte-Trifine, au village du même nom.

On sait que Kerdisson et le Rongoet, jadis en Stival, font aujourd'hui partie de la paroisse du Sourn (J-M. Le Mené).

TALHOUET. Seigneurie et manoir en la paroisse de Stival, évêché de Vannes. Appartenait, d'après Ogée, à Pierre de Lantivy, en 1400 ; aux Rolland, en 1480 ; en 1525, à Guillaume Rolland, fils de François Rolland, seigneur de Talhouet, et d'Olive Souldan. (Bibliothèque nationale, Ms français, 22320, p. 683). Acquis en 1525 dud. Guillaume Rolland par François de Lantivy et Marie de Buléon, son épouse ; leurs descendants possédèrent Talhouet jusqu'en 1802, époque où cette terre passa par alliance à Jean-Charles de Gras, époux de Jeanne-Renée-Marguerite de Lantivy. Leur petit-fils, le comte Jouan de Kervenoaël le possède vers 1899. Il a fait reconstruire le château. Les Lantivy n'avaient cessé d'habiter l'ancien manoir édifié en 1583 par Jacques de Lantivy et Marguerite de Tenouel sa femme. La seigneurie de Talhouet relevait prochement du duché de Rohan aux devoirs féodaux accoutumés : foi et hommage, rachat, lods et ventes, chambellenage, etc. (Archives Nationales, P. 1684, p. 278) (Théodore Courtaux, 1899).

PENANECH ou mieux PEN-EN-NECH, paroisse de Stival, évêché de Vannes. Cette métairie noble, voisine du château de Talhouet, fut acquise le 10 avril 1651 par Jean de Lantivy, chevalier, seigneur de Talhouet, de nobles gens Pierre Beauché et Perronnelle du Rocher, son épouse. « Les lieu, maison et methairye noble de Penenech, avec toutes ses appartenances et dependances, tant en maisons, jardins, pourpris, vergers, etc., hommes et subjects, etc., relevent prochement dud. duché (de Rohan) aux devoirs de foy hommage, etc., avec trante six sols monnoie de rente annuelle, sgrialle et feodalle, deux renotz de froment, quatre renotz d'avoine et quatre poulles ; possedés par les herittiers du feu sieur de Talhouet-Lentivy » (Archives Nationales, P. 1684, p. 275. Dénombrement du duché de Rohan de 1682) (Théodore Courtaux, 1899).

ALLANIC DE BELLECHÈRE. Armes de la famille Allanic de Kerherry : d'argent à une poule de sinople accompagnée en chef de deux œufs de pourpre. La famille Allanic de Bellechère, originaire de Pontivy, en Bretagne, appartient à la haute bourgeoisie de cette région. François Allanic de Bellechère, procureur fiscal du duché Rohan en 1720, fut député de Pontivy aux Etats de Bretagne en 1740 ; un Allanic de Bellechère fut maire de Pontivy en 1770 et subdélégué de l'intendant dans cette ville. Plus récemment M. Allanic de Bellechère était en 1894 inspecteur des contributions directes à Paris.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Pontivy.

Morice RAOULLIN (60 livres de revenu) : excusé ;

Yves ROLLAND, remplacé par Jehan Gibon (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jego ROLLAND (50 livres de revenu) : excusé.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Pontivy.

Jehan RAOULLIN (30 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Charles ROLAND, remplacé par Jehan Glezin : comparaît armé d'une vouge ;

Ydouart LE TARUQUEL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume ROLAND (600 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice RAOULLIN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE FLOCH (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LE SOUEFF, remplacé par Yvon Le Page (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers d'Eon GUILLOT (100 soulz de revenu) : défaillants ;

Allain LE FLOCH (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain LE BOVALLE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan MATRAS, remplacé par son fils Jehan (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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