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Bienvenue chez les Plouguernéens

PLOUGUERNEAU

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La commune de Plouguerneau (pucenoire.gif (870 octets) Plougerne) fait partie du canton de Lannilis. Plouguerneau dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGUERNEAU

Plouguerneau vient du breton « ploe » (paroisse) et de Kerneo (Cornouaille anglaise). 

Plouguerneau est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Plouguerneau (avec sa trève Tréménec'h), Kermavan, aujourd'hui Kernilis et Lanarvily (ancienne trève de Kermavan).

Au Vème siècle, Plouguerneau (Gwikerneo) devient la paroisse d’une ethnie d'immigrants de Cornouaille anglaise, d'où le nom de Kerneo. Saint Quénan serait, d'après la tradition, l'ancien patron de la paroisse de Plouguerneau. Le lieu de Coat-Quenan (encore appelé autrefois Lanquenan) marque très certainement l'emplacement de son ermitage.

D'après la légende, Plouguerneau s'appelait autrefois Torente ou Tolente (ou Tollente - Toull-Hente, détroit de Hent). Torente était une ville opulente, d'abord détruite par les Armoricains soulevés contre les Romains (au Vème siècle), puis pillée et saccagée par les Normands en 875, et enfin engloutie par les eaux.

La paroisse de Tréménec'h ou Tréménac'h (Tribu Monachorum, en 1467 et Trefmenech en 1481) est annexée à Plouguerneau le 12 février 1792. L'ancienne église de Tréménec'h, dédiée à la Trinité, ainsi que les manoirs de Ménan et de Lanvéoc, auraient été recouverts par les sables en 1729, et le service paroissial transféré dans la chapelle de Tréménec'h-Vihan (Chapel ar Verzer, chapelle de la Martyre ou du Martyr). La paroisse de Plouguerneau, qui renfermait autrefois onze chapelles, dépendait de l'ancien évêché de Léon. Le premier maire de Plouguerneau est René Abjean. Réélu en novembre 1791, il résigne ses fonctions le 5 février 1792 (il devient juge de paix du canton) et sa charge passe à François Lejeune, puis à François Le Roux (à partir du 2 avril 1794). 

Deux paroisses nouvelles ont été aussi créées sur son territoire : celle de Lilia (par ordonnance épiscopale du 14 mai 1943), et celle de Grouanec (par ordonnance épiscopale du 11 novembre 1949). L'église de Lilia (noté Leinlouet au XVIIème siècle), consacrée à Notre-Dame, a remplacé en 1875, l'ancienne chapelle Saint-Cava. Le village de Saint-Cava avait pour patron saint Garan ou Caran (saint protecteur des porcs). L'église de Grouanec est placée sous la protection de Notre-Dame. L'ancien village porte le nom de Grouannec-Coz.

D'après le chanoine Henri Pérennès et les archives de Plouguerneau, en 1792, on compte à Plouguerneau 410 indigents sur 4148 habitants. Les statistiques de l'année 1709 donnent : pour la section de Tréhénan (173 hommes, 182 femmes, 229 garçons, 228 filles, 28 valets, 38 servantes et 378 pauvres), pour la section de Gorreploué (155 hommes, 119 femmes, 130 garçons, 150 filles, 22 valets, 18 servantes et 158 pauvres), pour la section de Trémeur (156 hommes, 166 femmes, 181 garçons, 273 filles, 45 valets, 16 servantes et 328 pauvres), pour la section de l'Armorique (178 hommes, 196 femmes, 280 garçons, 286 filles, 22 valets, 24 servantes et 322 pauvres). Une enquête menée le 1er décembre 1774 par Mgr de La Marche, évêque de Léon, recense environ 400 mendiants (1/13 de la population).  

On rencontre les appellations suivantes : Ploe Kerneu (vers 1330), Plouguerneau (en 1373), Ploueguerneau (en 1388), Ploekerneau (en 1481), Guikerne (en 1498), Guiquerno et Plouguerneau (en 1715). 

Note 1 : Avec près de 150 croix et calvaires, Plouguerneau est la première région crucifère de Bretagne. La confrérie du Rosaire est établie le 23 août 1652 en l'église paroissiale, dans la chapelle Sainte-Marguerite dépendant de la seigneurie de Kergadiou Ranorgat. C'est le 15 janvier 1657 que le seigneur de Ranorgat permet d'ériger dans la chapelle un autel du Rosaire destiné à la confrérie (A. D. 192 G38). A Plouguerneau existe aussi, à cette époque, la confrérie du Saint-Sacrement (de 1624 à 1778). Des missions sont données à Plouguerneau en 1775, en 1821 et en 1860 : - la première, sous le rectorat de M. de Lesmel réunit un groupe de 35 prêtres, avec M. Le Bras, recteur de Plabennec, comme Supérieur des exercices spirituels. - la seconde compte 33 prêtres sous la présidence de M. Kermegant, recteur de Plouarzel. - à la troisième, en 1860 sont présents les Pères Rot et Kervennic de la Compagnie de Jésus avec 28 prêtres séculiers. Trois ans avant cette dernière mission, le presbytère avait été édifié (H. Pérennès).

Note 2 : dans la première moitié du XVème siècle, les Frères Mineurs de l'Observance s'étaient établis sur les côtes de Bretagne, et l'on signale, pour 1434, l'existence d'un de leurs couvents à l'Ile-Vierge. Cette île stérile fut la pépinière dont sortirent les premiers moines de Cuburien (en 1445), de Landerneau (en 1488) et de Notre-Dame des Anges, en Landéda (en 1507).

Note 3 :  les églises et chapelle supprimées durant la Révolution sont : Tréménec'h, le Val, Saint-Michel, Kerodern, Sainte-Anne, Saint-Quénan, Coatquénan, Locquevenoc, Pratpaul, Lesmel. Dans une séance du 16 août 1792, la municipalité déclare qu'il y a trois chapelles succursales, le Grouanec, Saint-Garan et le Christ, que six chapelles appartiennent à la Nation : Locquevenoc, Sainte-Anne, Saint-Quénan, Pratpaul, le Val et Saint-Antoine, que d'autres sont enclavées dans les terres de particuliers : Kerodern, Coatquénan, Kerantres (?), Kerily, Saint-Yvi, Lesmel et Kergasquen.

Note 4 : Tréménec'h est formé des villages : Creac'heam, Croaz-Ru, Cruquerrou, Enez-Sanq, Al Lann, Lantsantverzer, Kergengar, Kergoff, Kergratias, Keruralen, Kerusal-Bihan, Kervelogan, Kervohie, Mescollé, Mesmeur, Piebran, Pompilio, Quelerven (le moulin), Trolouc'h, Ty-hir. Les manoirs du Mouster, du Ménan, de Kervélogan et de Pompilio se trouvaient en Tréménec'h. 

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PATRIMOINE de PLOUGUERNEAU

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIIIème siècle), reconstruite en 1851-1856 (à l'exception du clocher datant de 1701), aux frais des habitants et sur les plans de l'architecte Bigot pour remplacer l'ancien édifice détruit par un ouragan. L'église a été bénite le 17 juillet 1852 et consacrée le 19 juillet 1855. L'édifice comprend, précédée d'un clocher, une nef de neuf travées avec bas-côtés et un choeur à pans coupés accosté de deux sacristies. Au droit des cinquième, sixième et septième travées, de doubles bas-côtés forment faux transept. Le clocher, avec sa flèche élancée, et ses deux galeries entourant les chambres des cloches, date de 1701 : il est l'oeuvre de Christophe Kerandel, père et fils, et François Gourvez (gendre de Christophe Kerandel, père) et porte l'inscription "D. V. M. Jan Gougeon recteur. René Lizac lors Governeur 1701". Jusqu'en 1869, on y allumait un feu, c'était l'un de ceux indiquant l'entrée de l'Aberwrach. Il y a 61 marches qui mènent au haut du clocher. Une ancienne cloche portait la date de 1704. L'église comporte aujourd'hui quatre cloches qui datent du XIX-XXème siècle (Jeanne-Françoise qui date de juin 1835, Joséphine-Françoise qui date de 1890, Marie-Françoise qui date de 1897 et Thérèse de l'Enfant-Jésus qui date de 1926). Le vitrail qui domine le maître-autel représente Notre-Seigneur donnant les clefs à saint Pierre qui se tient à sa droite : à gauche apparaît saint Paul, appuyé sur son épée. Dans le choeur sont deux autels secondaires. Au bas-côté Nord c'est l'autel du Sacré-Coeur, avec deux jolies colonnes torses, et dans le voisinage à gauche, fixé à la paroi, une inscription sur plaque à marbre blanc rappelle la mémoire de Monseigneur de Poulpiquet enterré à cet endroit. Au bas-côté Sud se trouve l'autel du Rosaire, avec deux colonnes torses richement sculptées et un tableau du Rosaire. Deux autres autels se voient au transept, l'un au croisillon Nord, genre XVIIIème siècle, dédié à la Sainte Vierge, l'autre au croisillon Sud, de même style consacré aux Trépassés. La chaire à prêcher est un beau meuble sculpté portant dans les panneaux les statues des évangélistes avec leurs attributs, au dossier celles de saint Pierre et de saint Paul. Le baptistère a une cuve de marbre. L'ancienne cuve de granit est à peine dissimulé au pied du clocher, à l'intérieur de l'église. La Mise en tombeau, en bois polychrome, oeuvre de René Bouguennec et François Labbé, date de 1768 : elle avait été commandée le 9 novembre 1768 à René Bouguennec et François Labbé, maîtres sculpteurs de Recouvrance, par Quénan Foricher, gouverneur de l'Eglise pour la chapelle de Saint-Conan et lors de la démolition de la chapelle de Saint-Conan, elle fut transportée dans la chapelle de l'hospice, bénite le 18 avril 1868, puis dans l'église paroissiale de Plouguerneau. La croix processionnelle en argent date du XVème siècle et les deux bannières (1° Saint Pierre et Crucifixion - 2° Saint Paul et Rosaire) datent du XVIIème siècle. Auprès de l'autel latéral nord, se trouve la pierre tombale de Monseigneur de Poulpiquet (né le 4 août 1759 et décédé le 1er mai 1840), évêque de Quimper. Les armes d'Yves de Parcevaux, mort en 1588, et de Jeanne de Bouteville, sieur et dame de Mezarnou et de Coatquénan, se voyaient autrefois à l'extérieur de l'église sur une console supportant la statue de saint Quénan. Outre la Mise au tombeau, l'église abrite les statues de sainte Anne, saint Joachim et saint Herbot ;

Note 1 : l'ancienne église possédait des chapelles sous les vocables de sainte Anne, saint Germain, saint Goulven, saint Jean, saint Maudez, sainte Catherine et sainte Marguerite. Saint Herbaud y était aussi en grand honneur. Le clocher est reconstruit en 1701. La sacristie est fondée le 13 décembre 1750. Au moment de la Révolution, l'église paroissiale est dans le plus grand délabrement. Il faut refaire la couverture en novembre 1791. Le 30 septembre 1792, le Conseil Municipal octroie pour les réparations à faire, la somme de 750 livres. Le 1er mai 1807, il est encore question de réparation de l'église. Le 18 avril 1830 on se voit dans l'obligation d'en refaire le pavé. Les seigneurs de Coatquénan, de Keroudern, du Châtel (à Lannilis), de Kerilly, de Guicquerneau, de Lesmel, de Lanvaon, de Ranorgat, de Kervent possédaient jadis des droits dans l'église. Le 20 février 1735, à l'issue de la grand'messe, des bannies eurent lieu à Plouguerneau touchant les prochaines réparations à faire à l'église et la convocation des prééminenciers. Se présentèrent alors divers prééminenciers "d'abord Charles François de Carné, seigneur vicomte de Coatquénan, qui revendique les droits qu'il tient de sa famille : une tombe située au milieu du choeur entourée d'une haute et grande grille de fer avec le blason des Coatquéran et deux autres tombes à fleur de terre joignant les balustrades du maître-autel, du côté de l'Evangile. Pour confirmer ses droits François de Carné cite deux aveux, des terres de Coatquénan, l'un enregistré à la Chambre des Comptes le 15 décembre 1542, l'autre fourni par Gabriel de Ploeuc, vicomte de Coatquénan, du 11 octobre 1631. Puis Jean François Toussaint de Kerouartz, seigneur de Keroudern, lequel a dit lui appartenir un écusson dans la rose de la maîtresse vitre du côté de l'Epître, "d'argent à deux fasces de sable au franc quartier de gueule à une quintefeuille d'argent" qui est de Noblet - dans le choeur du côté de l'Epitre huit tombes, dont trois sont armoyées, un fauteuil contigu au siège des prêtres. Le seigneurs de Keroudern est encore en possession de l'autel Saint-Goulven, joignant les balustres du choeur du côté de l'Epître, d'un banc, près de cet autel, blasonné des armes de Noblet, et de quatre tombes situées sous ce banc. Il a encore deux tombes près de l'autel Saint-Jean, puis deux autres dans la chapelle Saint-Yves. Dans la balustrade du choeur, il possédait deux écussons qui ont disparu, mais dont on voit encore les marques. C'est au tour de maître François Le Hir, procureur de la juridiction du Châtel à Lannilis, agissant pour messire Antoine Croizat, seigneur du Châtel. Et voici les droits de ce seigneur qui se dit premier prééminencier de l'église. Dans la maîtresse vitre trois écussons joignant l'écusson aux armes du Roi, un autre écusson en alliance, du côté de l'Evangile. Le seigneur possède la chapelle Sainte-Anne avec trois écussons dans la vitre de la dite chapelle, plus un autre écusson dans une fenêtre de la muraille côtière de l'église. Il a une tombe élevée et voûtée dans la chapelle Sainte-Anne, et d'autres tombes avec bancs dans le choeur. Voici venir maître Claude Stéphan agissant pour M. de Kervegan Ollivier, seigneur de Kerilly, qui revendique un autel dans la nef, du côté de l'Evangile, dédié à la Trinité, autel dont l'arcade est armoyée de trois épées, il signale aussi comme appartenant aux de Kerilly, treize tombes armoyées avec bancs se trouvant dans la nef. Se présente messire Sébastien Dominique Guyomar, seigneur de Reffuge, comme mari et procurateur de Catherine de Keroulas, tutrice de écuyer Yves Brannic, son fils, seigneur de Guicquermeau. Il revendique une tombe élevée dans la muraille côtière du côté midi, et signale au-dessus, une vitre où sont les armes en alliance des seigneurs Bihannic de Guicquerneau, puis il réclame cinq tombes dans le voisinage. Voici Pierre Denis, seigneur de Lesmel, qui mentionne les détails suivants. Près de la grande vitre, du côté de l'Evangile, au-dessous d'un retable qui porte la statue de saint Pierre, un grand écusson portant "d'argent à une fasce et trois coquilles de gueule", et qui est Lesmel, et quatre autres écussons écartelés portant les mêmes armes en alliance. Dans la maîtresse vitre au second panneau du côté de l'Evangile, un blason aux armes de Lesmel, au troisième panneau, un autre écusson mi-parti de Lesmel avec "un lion d'argent portant une barre de gueule, au champ d'azur". La seconde arcade du choeur du côté de l'Evangile et les deux piliers qui la composent appartiennent de temps immémorial aux Lesmel, ainsi qu'un grand banc clos armoyé, et un fauteuil contigu au siège de messieurs les prêtres - Un bénitier de pierre. - A chaque pilier de la dite arcade, il y avait jadis un écusson en peinture qui a été effacé et qui devra être rétabli. - Près du dit banc plusieurs tombes. - Une autre tombe à fleur de terre, dans le choeur, près de celle du vicomte de Carné. - Dans le choeur, il y avait trois écussons en bosse de Lesmel, au-dessous du jubé, du côté de l'Evangile. - Dans la chapelle Sainte-Catherine, des tombes, un bénitier armoyé au bout de l'autel dédié à cette sainte, ainsi qu'un banc clos. - Dans la chapelle Notre-Dame de Pitié, la vitre est chargée d'un écusson aux armes pleines de Lesmel : il y a là aussi trois tombes à fleur de terre et un petit banc. - Près des fonts baptismaux, du côté de l'Evangile, une tombe rase. C'est au tour du recteur de la paroisse faisant pour M. de Brignac Talhouat, conseiller au Parlement. Il mentionne un grand banc dans la chapelle Saint-Jean, joignant le premier pilier du haut du choeur appartenant à Talhouat, en raison de sa terre de Lanvaon - trois tombes en voûte, deux à fleur de terre, l'autre élevée, celle-ci portant le blason des du Châtel - trois autres tombes en la chapelle Saint-Jean. Le recteur présente ensuite les droits de la dame de Kerrepaul, en raison de sa terre de Renorgat. La chapelle du Rosaire lui appartient et elle y a son blason à plusieurs endroits ainsi que sur un pilier de la nef. En l'endroit s'est présenté maître Claude Stéphan au nom du seigneur de Chrechquéraut, propriétaire de la terre de Kervent. Ce seigneur possède la troisième arcade de deux piliers situées dans l'annexe de l'église du côté de l'Epître, l'autel de saint François dans la dite arcade, deux bancs et un bénitier armoyé dans la nef, et plusieurs tombes dans l'église. L'écuyer Bernard de Kerven, propriétaires des manoirs de Kervaugan et Baupilliau en Tréménec'h réclame des droits honorifiques dans la chapelle Sainte Anne....(Chanoine H. Pérennès).   

Note 2 (d'après H. Pérennès) : - liste des recteurs de Plouguerneau : Guillaume Autredy (en 1428), Jean de Villa alta (en 1429), François Parcevaux, chanoine de Léon, archidiacre d'Ac'h, recteur de Plounéventer, Plouédern, Cléder (en 1541-1562), Hervé de la Palue (vers 1600), Jacques Prigent (décédé en 1619), Louis Le Jacobin, seigneur de Mesargant (décédé en 1626), Guillaume de Trogoff (en Juillet 1626), François Guicaznou, chanoine de Léon (en 1626-1633), René du Louët, chantre de Léon (en 1633), Christophe Trelleu (en 1649-1660), Charles Vivien (décédé en 1670), François Paul (décédé en 1678), François Prémel (en 1684-1687), Guillaume Piriou, docteur en Sorbonne (en 1687-1693), Jean Le Dissez (en 1693-1700), Jean Gougeon (en 1700-1706), Yves Le Guen (en 1706-1720), Joseph Henri (en 1720-1747), Denis de Lesmel (en 1748-1789), Dominique de Poulpiquet (en 1789-1806), Olivier Cloarec (en 1813-1833), André Rivoalen (en 1835-1865), Pierre Marie Marc (en 1866-1877), Jean Favé (en 1877-1905), Alain Talabardon (en 1905-1935), Jean François Hily (en 1935), etc..... - liste des curés de Plouguerneau : Tanguy Guéguen (au XVIIème siècle), François Person (en 1727-1737), Hervé Guiavarch (en 1734-1767), René Laurent (en 1754-1760), A. Hamon (en 1754-1776), Robert Le Goff (en 1760-1774), Hervé Roudant (en 1766), François Lerron de Villguiomar (en 1774-1777), Jean Marie Bleunven (en 1776-1785), René Jaffrédou (en 1777), Jean Botorel (en 1777-1813), François Laot (en 1778), Guillaume Roudaut (en 1780-1792), François Jacopin (en 1782-1788), François Bleunven (en 1788-1808), Goulven Appamon (en 1791-1813), etc ... - liste des vicaires de Plouguerneau : François Laot (en 1803-1807), Le Loutre (en 1803-1818), Yves Calvez (en 1813-1816), Jean Marie Tanguy (en 1816-1820), André Rivoalen (en 1818-1834), François Calvez (en 1820-1823), François Balcon (en 1823-1824), Yves Manac'h (en 1824-1827), François Bervas (en 1824-1828), François Marie Le Guen (en 1826-1832), Jacques Picard (en 1827-1833), Jean Marie Calvez (en 1829-1830), Mathieu Prouff (en 1830-1838), François Léost (en 1832-1836), Christophe Mével (en 1833-1842), Pierre Kervennic (en 1833-1843), Yves Kermengant (en 1836-1845), François Marie Marc (en 1838-1840), Jacques Castel (en 1840-1853), Jean Louis Le Guen (en 1842-1843), Nicolas Le Moal (en 1843-1850), Jean Le Bloas (en 1845-1857), François Cosquer (en 1846-1848), Maudet Pennorz (en 1849-1859), François Le Touz (en 1857-1866), Pierre Daniélou (en 1859-1865), Yves Marie Guédès (en 1860-1862), François Mengant (en 1865-1871), Yves Le Hir (en 1865-1870), Pierre Marie Nédelec (en 1866-1870), Jean Marie Kersimon (en 1868-1875), Alain Parc (en 1875), Isidore Jean Marie Guiader (en 1870-1882), Jean Lilès (en 1870-1886), Jean Menguy (en 1871-1887), Yves Martin (en 1886-1890), Hervé Caroff (en 1887), Jean Kervella (en 1850-1904), Jean Marie Trévidic (en 1875), Noël Moal (en 1882), Joseph Quentel (en 1892), Joseph Gourvil (en 1890), Yves Le Séac'h (en 1895), Yves Floc'h (en 1896), Joseph Tanguy (en 1898), François Grall (en 1901), Charles Nicolas (en 1904), Yves Kérébel (en 1907), Prosper Colin (en 1908), Joseph Hervé (en 1910), François Mazéas (en 1919), Théophile Madec (en 1920), Jean Marie Perrot (en 1920), Louis Le Bihan (en 1928), Jean Louis Gourmelen (en 1930), Jean Marie Sparfel (en 1930), Joseph Kérébel (en 1937), Joseph Lagadec (en 1938), Antoine Guillerm (en 1940), etc ....

l'église Notre-Dame (1874-1875), ancienne église paroissiale de Lilia et restaurée en 1954. Il s'agit de l'ancienne chapelle Saint-Cava, dédiée à saint Karan (ou Saint-Caran), transportée à Lilia en 1874 et bénite le 29 août 1875. L'église est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Elle abrite un ancien crucifix et les statues de Notre-Dame de Lilia, saint Karan en évêque, saint Herbot et Michel Le Nobletz ;

l'ancienne église de Tréménec'h ou Tremenech, aujourd'hui détruite et située jadis à Tréménec'h-Vras. Elle était dédiée à la Trinité. Dans ce sanctuaire, la seigneurie de Ménan, possédait une chapelle du côté de l'Epitre, avec armoiries dans les vitraux, banc et accoudoir armoriés, et joignant le grand autel, une tombe plate avec écusson. Son blason décorait aussi un bénitier au pignon touchant à l'ossuaire. Une chapellenie comportant deux messes fut fondée le 25 juin 1582 à Tréménec'h par messire François Parscau, recteur de la paroisse de Trémérec'h. Le présentateur en fut Léonard Keroullas, sieur de Lanvaon en Plouguerneau. Jehan Talec prêtre accepta de desservir ce bénéfice. Vers la même époque une autre chapellenie fut établie à Tréménec'h par le seigneur de Ménan. Le 15 juillet 1615, François Symon, sieur de Tromenec-Kerguistin, demande à Loys Jacobin, vicaire général de Léon d'accorder en Tréménec'h une chapellenie à Jacques Symon, sieur de Traoville, chapellenie que desservira Pierre Claude Quidien (A. D. 284 G2). Il s'agissait d'une ancienne église paroissiale de plan rectangulaire, qui avait été annexée à Plouguerneau le 12 février 1792. Envahie par les sables dès 1729, elle est alors abandonnée et le service paroissial transféré dans la chapelle Saint-Etienne et Saint-Laurent, par délibération du 12 juin 1729 ;

Note : liste des recteurs de Tréménec'h : Yves Parscau (nommé le 10 août 1536 par le Saint-Siège), François Parscau (en 1583), Yves Abantret (vers 1600), Guillaume Lotrian (en 1616), François Bras (en 1661), François Falchun (en 1701-1720), Yves Pelleter (en 1720-1732), François Le Borgne (en 1733-1780), François Broudin (en 1780-1782), Yves Le Caill (en 1782-1792).

l'église Notre-Dame-du-Grouneg ou Grouanec (XIII-XVème siècle), construite grâce au mécénat de la famille Bouteville et restaurée au XXème siècle. Il s'agit d'un édifice de plan irrégulier, comportant une nef rectangulaire avec arc diaphragme communiquant, au sud, par deux arcades avec une chapelle en aile et, au nord, par trois arcades avec une chapelle également en aile. La nef, partie la plus ancienne, pourrait être du XIIIème siècle. Dans le premier quart du XVIème siècle l'église s'agrandit d'une aile sur la droite du choeur : grande chapelle (où les Nobletz avaient leurs prééminences) réaménagée en 1954 (par l'architecte Peron) et dédiée à saint Fiacre dont la statue couronne la porte à l'ouest. Un puissant arc orné de masques frustes, sépare la nef du choeur. Le choeur est délimité à gauche par deux gros piliers octogonaux à chapiteaux du XIVème siècle. Les débris de vitrail représentant une Crucifixion renfermaient encore au XIXème siècle les portraits des donateurs : Jean Le Nobletz et Isabeau de Kerourfil. Les vitraux de Max Ingrand datent de 1956. La Vierge à l'Enfant, en kersantite polychrome, date du XVème siècle. Un ossuaire du XVIème siècle est adossé à la chapelle, et une fontaine l'avoisine. On y remarque aussi des écussons, les uns aux armes pleines des Le Nobletz ou accolés des armes des Kergadiou ; les autres mi-parti de Coëtnempren et de Kerourfil. L'église abrite les statues de Notre-Dame de Grouanec (la sainte Vierge tient une pomme et l'Enfant Jésus), sainte Appoline, saint Roch, sainte Barbe, saint Sébastien, saint Alar, saint Antoine en ermite, sainte Catherine, saint Guénolé, saint Kenan et une Pietà. En 1742, la chapelle, le calvaire et la fontaine du Grouanec ont besoin de réparations pour une valeur approximative de 3000 livres. Le 7 février 1836, le Conseil demande l'ouverture légale de la chapelle et s'engage à pourvoir à tous frais d'entretien et de réparations. La chapelle du Grouannec est reconnue comme chapelle de secours par ordonnance royale de Neuilly du 5 septembre 1836. Un chemin de croix y est érigé le 15 septembre 1861. Le 16 février 1514, devant la cour de Lesneven, Jehan Le Nobletz, seigneur de Kerodern et Yves Héliou, prêtre et gouverneur de la chapelle du Grouanec, font un contrat à perpétuité : "le gouverneur octroie à Le Nobletz la place voulue pour cinq tombes, dont deux dans la chapelle Saint-Fiacre. Sur trois de ces tombes plates il aura un escabeau et un prie Dieu. Entre l'autel et la chapelle Saint-Fiacre il pourra construire un autel et une fenêtre avec faculté d'y introduire ses armoiries. Le Nobletz paiera en retour au gouverneur et à ses successeurs douze sous de monnaie par an au jour de la Chandeleur". En 1682, les seigneurs de Penmarc'h en Saint-Frégant avaient des prééminences dans la maîtresse vitre de la chapelle. La présentation à la chapellenie appartenait aux vicomtes de Coatquénan, qui en étaient les fondateurs. C'est ainsi, par exemple, que le 16 mai 1680, Henry de Kerault, seigneur de Kergomar et Dupont, vicomte de Coatquénan, présente à l'évêque de Léon, René Lescop. Cette chapelle a fait l'objet de nombreuses fondations et donations : fondation d'une messe de Requiem par Raoul Frémont (le 13 mars 1487), fondation d'un quart de boisseau de froment par an à perpétuité par Guillaume Grall (le 31 décembre 1500), donation faite par Guillaume Abherry d'un champ dit "Parc-an-Oguel" (le 9 décembre 1520), donation faite par Madame de Kerili d'un champ dit "Parc-ar-Menes" (le 13 décembre 1555), etc..... ;

Note : liste des gouverneurs, procureurs et desservants de la chapelle du Grouanec : Hervé d'Olifant (en 1487), Yves Héliou (en 1509), Nicolas Nédelec (en 1515), Jean Madéran (en 1527), Geoffroy Le Gall, demeurant en la trève de Saint-Frégant (en 1555), François Bonic (en 1588), Yves Le Gall, recteur de Kernilis (en 1602), Gabriel Concq (en 1622), Pierre Le Mée, clerc de Paris, gouverneur ; Gabriel Creff prêtre-procureur (en 1639), François Leurvéan, sous gouverneur (en 1666), René Lescop, trésorier et dignitaire de la cathédrale de Saint-Pol de Léon (en 1676), Pierre Jamaux (en 1680), Pierre Bourrée, recteur de Ploërmel et Joseph de Kergus (en 1682), Louis Bossard, chanoine de Léon, grand chantre à la cathédrale de Rennes (en 1687-1702), François Britz prêtre de Plouguerneau, desservant (en 1687-1728), François Symon, prêtre du diocèse de Quimper (en 1703), Guillaume de la Fresnaye, chanoine, recteur de Guignen (1703-1741), Olivier de la Bourdonnaye (en 1706), René Bernard de Plouguerneau, desservant (en 1728), Yves Podeur (en 1741), Michel Kerbrat desservant (en 1744-1745), René Guiavarch, prêtre de Plouguerneau (en 1742-1767), Hervé Roudaut, curé de Plouguerneau (en 1767-1770), Barbier (en 1771), Guillaume Marie de Puyferré (en 1773-1789).

la chapelle Saint-Laurent-et-Saint-Etienne (XVème siècle), située à Tréménec'h-Vihan et restaurée en 1863. Elle est bénite le 9 août 1863 par M. Rivoalen (chanoine honoraire). Elle est encore appelée "Chapel ar Verzer" (chapelle de la Martyre). Depuis sa reconstruction, elle a pour titulaire Notre-Dame de Pitié. La chapelle Notre-Dame de Pitié, datée du XVIème siècle, devient en 1729 église paroissiale de Tréménec'h (ou Tremenech ou Trémenech ou Trémenach) suite à l'ensablement du littoral et de l'enclos d'Ilz-Koz. Le clocher et la porte d'entrée sont, avec un bénitier, les éléments les plus anciens de la chapelle actuelle (XV-XVIème siècle). Au-dessus de la porte d'entrée, apparaît une vieille niche avec coquille de Saint-Jacques. La porte du pignon du clocher semble être du XVIIIème siècle. A l'intérieur, l'autel est surmonté d'un petit tabernacle qui présente une statuette en bois du Sauveur tenant le globe du monde. Le tabernacle est soutenu par deux colonnettes à chapiteaux corinthiens. De part et d'autre, figurent deux abbés sculptés avec mitre et crosse. On peut y voir une chaire extérieure à prêcher. La chapelle abrite au-dessus de l'autel les statues de saint Laurent (XVIIIème siècle) et saint Etienne (XVIIIème siècle). Au-dessus de saint Laurent est une belle Vierge-Mère en bois : la Sainte Vierge porte son fils qui tient le globe de la terre. Contre la paroi du côté de l'Evangile est un saint Jean Baptiste avec son agneau. Du côté de l'Epitre, se trouve un saint Yves du XVIIème siècle ;

la chapelle Saint-Paul-Aurélien ou Prat-Paol (XVIème siècle). Cette chapelle est mentionnée dans la Vie de Paul Aurélien. D'après la Vie de saint Paul par Warmonoc, le saint venant de Plourin-Ploudalmézeau, s'arrêta à Prat-Paol. Saint-Paul Aurélien y fit jaillir trois sources (frappant trois fois le sol de son bâton, dit la légende) : la première se trouve sous la chapelle, une autre devant la chapelle, la troisième dans une prairie en bordure de chemin. Il s'agit d'un édifice rectangulaire construit sur l'une des trois sources mentionnées dans la Vie. La chapelle abrite la statue de saint Paul Aurélien et celle de la sainte Vierge ;

la chapelle Notre-Dame-du-Traon (XVI-XVIIIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle et réparée sous le rectorat de M. Rivoalen (1835-1865). Encore surnommée la chapelle du Val (chapel an Traon ou ar Moguer), elle dépendait jadis de la noble maison de Kergadiou (manoir de Rannorgad). Il s'agit d'un édifice rectangulaire. Le clocher abrite deux cloches. On pénètre dans le petit enclos en passant sous un arc triomphal qui date de 1738. Sur le linteau de la porte à fronton de la longère nord, on trouve la date de 1572. Sur la porte sud, on trouve la date de sa restauration (1757) et l'inscription "1757 M. A. L. Hamon. C.". Sur le portail extérieur, on trouve la date de 1768. A l'intérieur de la chapelle, on peut voir deux autels en granit. Le vitrail du chevet (1964) est signé de J.P. Le Bihan. A l'angle sud du pignon, on remarque les armes mi-parti le Moyne et Kergadiou. Sur la croix de la chapelle se trouve la date de 1562. La chapelle abrite les statues de la Vierge allaitant, saint They (avec sur son socle, l'inscription "V. M. F. Jezegou. P. A. faict faire Icelle Ymage Lan MVXXXII", sainte Anne, sainte Suzanne, saint Sébastien, saint François d'Assise, saint Herbot et un groupe de la Fuite en Egypte. Les seigneurs de Lesmel avaient jadis des prééminences dans la chapelle. La présentation des gouverneurs du Traon appartient successivement aux seigneurs de Ranoargat et Coëtlogon ;

la chapelle Sainte-Anne (XVI-XVIIIème siècle), ancienne chapelle privée du manoir d'Enez-Cadec (C'hoz Maner) du XVème siècle. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, remanié au XVIIIème siècle. Elle a une fenêtre au chevet, une autre dans l'une des longères. La chapelle abrite une statue de la Vierge à l'enfant et une statue de sainte Anne (sainte Anne ayant devant elle la sainte Vierge agenouillée et les mains jointes). Les vitraux modernes sont de J. P. Le Bihan ;

la chapelle Saint-Claude (XVIème siècle), située près du manoir de Kerodern. Elle est restaurée au XIX-XXème siècle et bénite le 8 septembre 1864. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. Cette chapelle existait en 1577, lorsque naquit Michel Le Nobletz. Elle est agrandie vers 1860 et vers 1975. Elle abrite les statues de saint Claude (XVIème siècle), saint Yves (XVIème siècle), sainte Marguerite (XVIème siècle) et Michel Le Nobletz (1977). Le 5 août 1791, le district de Lesneven déclarait que les biens temporels de la chapelle de Kerodern ne doivent pas être compris dans les biens nationaux, parce que c'est une chapelle domestique, à la seule disposition de Charles de Kergouzien, propriétaire. Le 20 juin 1864, Charles Vaumousse, juge de paix à Lesneven, fait don, pour 50 ans, de sa chapelle de Kerodern à M. Rivoalen, recteur et à ses successeurs ;

la chapelle Saint-Michel (1707-1828), située jadis dans l'ancienne paroisse de Tréménec'h (en Plouguerneau, depuis 1792) et restaurée en 1828. Cette chapelle est construite à côté de la masure où s'abritait Michel Le Nobletz (1577-1652), natif de Plouguerneau. En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, elle est dédiée à saint Michel Archange. Mais il y a sans doute une corrélation à établir entre la date de construction de cette chapelle et la reconnaissance des restes de Michel Le Nobletz à Lochrist en 1701. L'édifice porte au-dessus de la porte principale l'inscription "1707. F. F. La chapelle de Saint-Michel du Tremenec". A droite du maître-autel est une vieille statue de la Vierge-Mère. L'autel de Notre-Dame, du côté de l'Evangile, est encadré d'un Ecce-Homo et d'une statue de la Vierge portant son enfant. Du côté de l'Epître, un troisième autel est orné des statues de saint Michel archange et de saint Sébastien. Plouguerneau possède un calice en argent avec cette inscription "A la chapelle de Saint-Michel Le Nobletz en Tréménec'h, 1735". L'édifice tomba en ruines sous la Révolution : on le restaura en 1828. Par testament du 6 juillet 1836, Casimir Le Roux légua deux parcelles de terre à la fabrique "pour réparations et entretien de Saint-Michel". Une cloche est bénite pour Saint-Michel en 1915. On y trouve deux fontaines à dévotion : l'une  enfouie au pied de l'autel et l'autre porte le nom de Aotig ar Feunteun ;

la chapelle Saint-Cava ou Saint-Caran. Cette chapelle qui se trouvait primitivement au village de Saint-Cava, a été déplacée pour la reconstruire, en 1874-1875, au village de Lilia. Elle dépendait jadis du fief de Ménan. Le 27 mars 1640, Jacques Touronce, prêtre, y fait une fondation (A. D. G36). Un chemin de croix est placé dans la chapelle le 7 septembre 1861 ; 

la chapelle du cimetière (1845). L'ancien cimetière entourait l'église paroissiale. Le 17 juin 1843, la famille de François Abjean donne un terrain pour un nouveau cimetière, lequel est fondé en mars-avril 1844. On y construit une chapelle l'année suivante, dédiée à Notre-Dame de Délivrance. Il s'agit d'un édifice rectangulaire qui abrite la statue de Notre-Dame de Délivrance et de l'Immaculée Conception ; 

la cellule de Dom Michel Le Nobletz (1889), située près de la chapelle Notre-Dame de Délivrance et non loin de la chapelle Saint-Michel. Il s'agit d'un édifice carré, reconstruit en 1889 et situé à l'endroit même où Michel Le Nobletz s'était pendant un an préparé à son ministère dans la solitude. A l'intérieur, sont deux statues et une petite toile de Yann d'Argent représentant dom Michel. L'ancien oratoire figurait comme bénéfice au Pouillé de Léon de 1711 ;

la chapelle de l'Hospice, bénite le 18 avril 1868 et incorporée dans les bâtiments de l'Hospice. La chapelle est dédiée à saint Joseph et contenait jadis un sépulcre (aujourd'hui situé dans l'église paroissiale de Plouguerneau) qui provenait de l'ancienne chapelle Saint-Conan. En 1869, Mgr Graveran accorde 40 jours d'indulgences aux fidèles qui baiseraient pieusement les plaies du Sauveur ;

l'ancienne chapelle Saint-Goulven (1733-1734), située à trois kilomètres sud-est du bourg. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, qui abritait jadis la statue de saint Goulven. Cet édifice porte la date de 1733

l'ancienne chapelle de Lesmel (1734), dédiée à Saint-Joseph. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire dédié à Saint-Joseph. Il porte un petit clocheton amorti en dôme ;

l'ancienne chapelle Saint-Antoine, aujourd'hui disparue. En 1587, deux ecclésiastiques, les frères Yves et Henri Gourvennec, instruisaient jadis dans cette chapelle plusieurs écoliers, dont Michel Le Nobletz ;

l'ancienne chapelle du Christ, aujourd'hui disparue. Cette chapelle dénommée Chapel-Christ se trouvait à cinq kilomètres nord-est du bourg, sur une éminence, à gauche de la route qui mène à la grève de Vougot. On sait que les Templiers et les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem se faisaient un devoir de prêcher la passion du Christ ;

l'ancienne chapelle Saint-Quenan (XVème siècle), détruite au XIXème siècle. Deux fondations y furent faites l'une en 1430, l'autre en 1564. Anne de Kegroezez y fonda en 1460 une chapellenie. C'était aussi, semble-t-il, la chapelle du château de Coatquenan fondée en 1680 par dame Alice de Launay, fille d'Olivier et de Blanche de Cornouaille et épouse de Jean de Bouteville, seigneur du Faouet. Le 1er octobre 1696 une cloche est bénite pour la chapelle Saint-Quenan par M. Piriou, recteur de Plouguerneau. La chapelle Saint-Quenan est encore signalée au procès-verbal de visite épiscopale du 19 mai 1854 ;

les autres chapelles de l'ancienne paroisse de Plouguerneau, aujourd'hui disparues : la chapelle Sainte Marguerite (détruite vers 1895), la chapelle de Loguivy (située jadis à environ trois kilomètres au Sud du bourg), la chapelle Saint-Conan (mentionnée encore à la fin juin 1794 sous l'appellation "chapelle du Sépulcre" et détruite en 1868), la chapelle de l'Ile Vierge, la chapelle Saint-Evenoc (située jadis près du village de Kergasken) ;

la croix de Chapel-Christ (XVIème siècle) ;

la croix de Saint Cava (1552) ;

la croix monolithe à pans de Saint-Antoine ou Croix-de-Perros (XVIème siècle) ;

la croix de Kérili (ou Kerilly) ou Croas-Sant-Kenan (Haut Moyen Age), érigée en 1975 en remplacement d'une croix démolie qui se nommait Croas-ar-Maout. Cette croix marquait l'emplacement d'une chapelle ;

la croix monolithe de Mezkeo ou Mesquéau (Moyen Age) ;

la croix monolithe de Lok-Evenog ou Loc-Evenoc (Moyen Age) ;

la croix de Lannebeur ou Lannébeur (Moyen Age) ;

la croix de Lannebeur ou Lannébeur (XVème siècle) ;

la croix du Leuré (Moyen Age) ;

la croix du cimetière de Grouanec (XIVème siècle), restaurée en 1505 et en 1838 ; 

la croix du cimetière de Lilia (1947) ;

la croix du manoir de Kerodern ou la croix de Kiloudern (1570), élevé, dit-on, par le père du bienheureux Michel Le Nobletz. Elle porte les armes d'Hervé Le Nobletz et de Françoise de Lesguern ;

le calvaire de la chapelle Notre-Dame de Traon (1511) ;

le calvaire de l’enclos paroissial de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul (1881), édifié par Larhantec. Il s'agit d'un calvaire monumental à trois croix ;

le calvaire de Croaz-Nevez ou de la Place-aux-Cochons (XVème siècle), restauré en 1616 ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du Carpont (Moyen Age), la croix de Coativan ou Kergreis ou Castel-ar-Ran ou Goarivan (Haut Moyen Age), la croix de Coativan (Haut Moyen Age), la croix de Coréjou ou Kerriec ou Croaz-Colin, provenant de Lannébeur (XVIème siècle), la croix de Corvélec (Haut Moyen Age), la croix de Creac'h-ar-C'ham (Moyen Age), la croix de Creac'h-Lédan ou Poulskao (XVIème siècle), la croix de Croaz-al-Lann (XVIème siècle), la croix de Croaz-al-Lann (Moyen Age), la croix de Croaz-Cuguen (Moyen Age), la croix de Croaz-Edern (Moyen Age), la croix de Croaz-Edern (1820), la croix de Croaz-Hir (XVIème siècle), la croix de Croas-Kenan (XVIème siècle), la croix de Croas-Pren (1731), la croix de Croaz-Ruz (1822), la croix de Croas-Thévézan (Moyen Age), la croix de Cruquerrou (XVIème siècle), la croix du Diouris (XVIème siècle), la croix d'Enez-Cadec (Moyen Age), la croix d'Enez-Cadec ou Kroaz-ar-C'hi-Klanv (XVIème siècle), la croix d'Enez-Cadec ou Croas-Poulskao ou Croas-Santez-Anna (Moyen Age), la croix de Gavré (XVIème siècle), la croix de Gorrékéar (1894), la croix de Gorrékéar (Moyen Age), la croix de Gorrékéar, située rue du Bel-Air (XXème siècle), la croix de Grouanec (XVIème siècle), la croix de Grouanec (1761), la croix de Grouanec (Moyen Age), la stèle ou croix christianisée de Grouanec (Moyen Age), la croix de Grouanec ou Pont-ar-Vignon (XVème siècle), la croix de Guéléran (XVIème siècle), la croix de Hanter-Hent ou Croas-Ver (Moyen Age), la croix de Hanter-Hent (Moyen Age), la croix de Hanter-Hent (XIXème siècle), les deux croix de Hanter-Hent (Haut Moyen Age), la stèle préchrétienne de Hanter-Hent, la croix de Hanter-Hent ou Croas-Penné (XVIème siècle), la croix de Hellez (XVIème siècle), la croix d'Iliz-Coz (Moyen Age), la croix de Kerambarz, la croix de Kerdélant (1868), la croix de Kerdidreun (1604), la croix de Kerbérénès (XVIème siècle), la croix de Keréas ou Prat-ar-Groas (Moyen Age), la croix de Kerferré (Moyen Age), la croix de Kergadavarn (Moyen Age), la croix de Kergadavarn (Haut Moyen Age), la croix de Kergoff (XVIème siècle), la croix de Kergonvel (Moyen Age), la croix de Kergoussien ou Kergouchen, qui provient de Lanvaon (Moyen Age), la croix de Kergratias (Moyen Age), la croix de Kerhaho (XVIème siècle), la croix de Kerhavel (XVIème siècle), la croix de Keridaouen (XVIème siècle), la croix de Kerjégu (XVIème siècle), la croix de Kerjégu ou Croas-ar-C'hléguer (Moyen Age), la croix de Kerlastren (XVIème siècle), la croix de Kerlastren ou Croas-ar-Grainoc (XVIème siècle), la croix de Kerléo ou Croix-Neuve (XVIème siècle), la croix de Kernévez-Loguivy (XVIème siècle), la croix de Kerriec ou Croaz-Colin provenant de Lannébeur (XVIème siècle), la croix de Kerriec (1709), la croix de Kerscao (Moyen Age), les deux croix de Kervener (XVIème siècle), la croix de Kervéogant (Haut Moyen Age), la croix de Kervohic (1864), la croix de Keryel (Haut Moyen Age), la croix de Lanrivan (XVIème siècle), la croix de Lanvaon (Haut Moyen Age), la croix de Lanvaon ou Croaz-Pagan (Moyen Age), la croix de Lanvaon (XXème siècle), la croix de Lesmel (1902), la croix de Lesmel (Moyen Age), la croix de Lienen (Moyen Age), la croix de La Martyre ou Lanverzec (Moyen Age), la croix de Ménan (XVIème siècle), la croix de Menguen (Moyen Age), la croix de Menguen, déplacée vers Kervily (Moyen Age), la croix de Mesquéau, située dans une prairie, non loin de Kélerven (XVIème siècle), la croix de Mesquéau (Haut Moyen Age), la croix de fontaine, située à Mesquéau (1920), la croix de Mezaloret (Moyen Age), la croix de Mezdoun (Moyen Age), la croix de Naount (Moyen Age), la croix ou stèle de Beg-ar-Chastel ou Beg-an-Toul, trouvée en 1928 et posée en 1961, les vestiges de croix en l'église de Plouguerneau (XVIème siècle), la croix de l'église de Plouguerneau (XIXème siècle), la croix du cimetière de Plouguerneau (1908), la croix Croix-Boulic en Plouguerneau (Moyen Age), la croix de Plouguerneau, située chemin de Kerferré (Moyen Age), la croix Croas-an-Imaj ou Douar-Nevez (Moyen Age), la croix Mez-an-Groaz en Plouguerneau (1580, 1950), la croix de Plouguerneau, située rue du Verger (Moyen Age), la croix de Poulscao (Haut Moyen Age), la croix de Prat-Paul (Moyen Age), la croix de Quiella (XVIème siècle), la croix ou stèle Ran-ar-Groaz (Haut Moyen Age), la croix de Ranorgat (XVIème siècle), la croix de Ranénézy ou Kroaz-ar-Vugaligou ou Kroas-an-Escop (XXème siècle), la croix Sainte-Anne ou Croas-al-Lann (Moyen Age), la croix de Saint-Cava (Haut Moyen Age), la croix de Saint-Laurent (XVIème siècle), la croix Saint-Michel (Moyen Age), la croix Saint-Michel (1822), la croix des Naufragés en Saint-Michel (XIXème siècle), la croix de Stréjou (1948), la croix de Stréjou ou Croasic-Ver (XVIème siècle), la croix du Traon, provenant de Kergadavarn, la croix de Tréguestan (Haut Moyen Age), la croix de Tréongar (XVIème siècle), la croix de Tréongar (Moyen Age), la croix de Trolouch, sur une ancienne fontaine (XIXème siècle), la croix de l'Ile-de-Stagadon, les deux anciennes croix de fer : celle d'Enez-Téac'h et celle de l'Ile-des-Américains. A signaler aussi plusieurs croix aujourd'hui disparues : la croix de Saint-Cava, la croix de Kernévez-Loguivy (enterrée dans la route), la croix Treiz-Coz (disparue vers 1975), la croix de Lienen, la croix de Cosquer ;   

le château de Koad-Kénan ou Coatquénan (XI-XVème siècle), implanté près de l'ancien ermitage de saint-Kénan. A cent pas derrière le manoir se trouvaient jadis les ruines d'une chapelle dont la fenêtre absidiale gardait encore en 1941 les débris d'un remplage du XVème siècle. Au XVème siècle, la vicomté de Coatquénan comprend les manoirs de Measfallet, de Castel-Bihan, de Pont-an-Lez, d'An Ty-Coz, de Grouanec, possédés par Blanche de Cornouaille, épouse d'Ollivier de Launay, fils d'Henri (1401). Sa juridiction s'étendait alors sur les paroisses de Plouguerneau, Tréménec'h, Kernoues, Sibiril, Kernilis et sur la terre du Pont en Plounéour-Trez. Les vicomtes de Coatquénan jouissaient autrefois de tous les droits de fondateurs dans l'église de Plouguerneau comme dans les chapelles de Saint-Quénan, de Loguivy et de Notre-Dame du Grouanec. Propriété des Launay en 1420, la seigneurie passe aux Boutteville par le mariage d'Alex avec Jean de Bouteville, seigneur du Faouët, chambellan du duc de Bretagne (en 1455), puis à Claude de Goulaine, seigneur de Pommerieux grâce à son union avec Jeanne de Bouteville (en 1560). Vincent de Ploeuc en devient propriétaire, par son mariage avec Moricette de Goulaine, puis Charles de Persin, marquis de Montgaillard, second mari de Moricette. En 1677, le domaine appartient à Henri de Kerault, puis ensuite aux vicomtes de Carné : Jacques (en 1696), Charles (en 1747), Louis (en 1751), Ambroise (en 1783) qui meurt en 1856 ;

le manoir-ferme (XVIème siècle), restauré au XIXème siècle ;

le manoir de Lesmel (XIV-XVIIIème siècle), restauré au XIXème siècle. L'édifice primitif est contruit en 1499 par Prigent Mazéas. Pierre Denis de Lesmel construit en 1727 la longue et basse maison qui existe actuellement. Sur la gauche, on aperçoit un puits coiffé d'un dôme de granit, qui provient du manoir de Saint-Jacques en Sibiril. Propriété de la famille Mazéas (au XVème siècle), de la famille Denis (au XVIIIème siècle), puis de la famille Poulpiquet. Olivier Mazéas, qui vit en 1443, est jusqu'en 1467, contrôleur des entrées et sorties des navires du port de l'Aber-Wrach. Il comparaît en 1481 à la montre de l'évêché de Léon comme vougier en brigandine. Vers la fin du XVIème siècle, Lesmel est possédé par deux veuves : Françoise et Levenez Mazéas. Le fameux Anne de Sanzey, comte de la Magnanne, réussit à leur extorquer leur bien, qu'il conserve jusqu'en 1621. Le domaine passe alors à Yves Denis, seigneur de Guelétran, fils de Catherine du Roz, dont la grand-mère maternelle était une Mazéas. La famille Denis s'est fondue ensuite dans la famille de Poulpiquet par le mariage, célébré le 28 mai 1755, dans la chapelle domestique, de Louis Marie Raymond de Poulpiquet, seigneur de Brescanvel et de Castel-Roux, et de Marie Denis, fille héritière de Joseph Denis, seigneur de Keruel. De ce mariage naissent : Jean Hervé Dominique Claude Marie, marié à Marie de Kerléan, mort sans postérité, Emilien Marie Claude, marié à Fanny de Keruel et Jean Baptiste Félix Marie, marié à Thérèse Yvonne Le Borgne de Kernervan. C'est à Lesmel que naquit, Jean-Marie-Dominique de Poulpiquet de Brescanvel le 4 août 1759, curé de la paroisse puis évêque de Quimper. Il meurt le 1er mai 1840 ;

le manoir de Kerilies ou Kerily ou Kerilly (XVème siècle). Il comporte des fenêtres à meneaux. Au milieu de la façade fait saillie une sorte de tourelle épaulée d'un contrefort : elle contient un escalier de pierre ;

le manoir de Tréongar (XVIIème siècle) ;

le manoir de Kergasken (XVIIIème siècle), propriété de la famille Du Poulpry ;

l'ancien manoir de Kerodern, aujourd'hui disparu. Ce manoir appartenait en 1450 à Alain Nobletz, sieur de Kerodern, en 1514 à Jehan le Nobletz, puis dans la seconde partie du XVIème siècle à Hervé le Nobletz, époux de Françoise de Lesvern. Hervé était l'un des quatre notaires de l'évêché de Léon. Il eut onze enfants dont le célèbre missionnaire Michel le Nobletz ;

l'ancien manoir du Ménan, aujourd'hui disparu. Il appartenait à Yves (ou Yvon) Parscau, marié à Jeanne de Lezcarval ou Lescarval (fille aînée de l'ancienne maison de Lescarval, seigneur et dame du Ménan), qui fut fait prisonnier par les Espagnols à la bataille de Cérignole le 28 avril 1503. Il semble que Vincent Parscau, mentionné en 1481, soit le frère d'Yvon. Il prit part aux différentes expéditions que firent en Italie les rois de France Charles VIII et Louis XII. Il descendait d'Henry, mentionné dans la réformation de 1426 comme étant de Tréménec'h. Le Ménan est vendu judiciairement au XVIIème siècle, et acquis par un du Dresnay. Les seigneurs du lieu avaient droits de vitres, de tombes, d'escabeaux, de cordon et d'enfeu dans l'ancienne église de Tréménec'h. Ils jouissaient également de droits honorifiques dans la chapelle du Val ;

l'ancien manoir de Ranorgat, aujourd'hui disparu. Il possédait jadis un moulin et un colombier. Ranorgat appartenait en 1650 à Françoise de Kergadiou, seigneur de Ranorgat et de Kerespern ;

l'ancien manoir d'Enez-Cadec, aujourd'hui disparu et situé jadis près de la chapelle Sainte-Anne. Le manoir était possédé par Yvon du Boys en 1475 et par Anne du Boys en 1541 ; 

l'ancien manoir de Kerandraon, aujourd'hui disparu ;

l'ancien manoir du Baont, situé jadis non loin de la fontaine de Saint-Gouesnou ;

l'ancien manoir de Kerelven, aujourd'hui disparu. Ce manoir était habité en 1592 par Jacques Tromelin, seigneur de la Flèche ;

l'ancien manoir de Kerasguen ou Kergasken. Sa chapelle, consacrée à sainte Marguerite, est démolie vers 1895. La statue de la sainte se trouve aujourd'hui dans la chapelle de Saint Claude de Kerodern ; 

on ne trouve plus de traces des anciens manoirs de Kervent, de Kerbastien, de Lanvaon, de Kervoyen, de Guicquerneau. Ce dernier, situé dans la partie Sud du bourg, était habité en 1695 par l'écuyer Hervé, fils de Claude Bihannic ; 

plusieurs tombes au cimetière d'Iliz-Koz ;

les vestiges de presbytère (XVème siècle) à Iliz-Koz ;

la fontaine de l'enclos de la chapelle Saint-Laurent (XVème siècle). Elle semble avoir subi plusieurs remaniements ;

la fontaine Saint-Jean-Baptiste (XVIème siècle). La coutume dit que, le jour de la Saint-Jean, la jeune fille qui se présente la première à la fontaine et habille la statue de la Vierge nichée dans l'édicule trouvera un mari dans l'année ;

la fontaine Saint Gouesnou (XVIème siècle). Elle dépendait jadis d'une chapelle seigneuriale disparue au XIXème siècle ;

la fontaine de dévotion de la chapelle Notre-Dame de Traon (XVIème siècle). On y trouve une meule dormante datant sans doute de l'âge de fer. La fontaine aurait abrité jadis une statue de saint Gwenolé (fondateur de l'abbaye de Landévennec) ;

la fontaine-lavoir (XVIème siècle) du manoir de Kerodern, propriété de la famille de Michel Le Nobletz né en 1577 ;

la fontaine Feunteun ar Gwelleat ou fontaine de guérison (1604). L'eau qui y coulait avait la vertu de soigner les verrues. Dans la niche, se trouvait jadis une statue de Notre-Dame de la Clarté ;

deux autres fontaines existaient autrefois : la fontaine de Michel Le Nobletz, située près de sa cellule, et celle de Saint-Yves, qui se trouvait au village de Kérilly ;

le corps de garde (XVIIème siècle) ;

la ferme de Kergasken (XIXème siècle) ;

l'ancienne mairie (1875) ;

le moulin de Bod-Billeau ;

A signaler aussi :

le menhir de Menozac'h (époque néolithique) ;

le menhir de Goarivan (époque néolithique) ;

les tumuli de Saint-Michel (âge de bronze) ;

le tumulus de l'Ile-Venan, celui de l'Ile-d'Erc'h et celui de Kelerdut ;

le dolmen de Lilia (époque néolithique). Il comprend deux chambres mégalithiques à dalle de fond commune ;

le cairn de l'île Venan (vers 4500-3500 avant Jésus-Christ) ;

l'éperon barré de Beg-Monom (âge du fer), situé au nord de Porsguen ;

l'éperon barré du Castel-Ac'h (âge du fer), situé à Lilia ;

la stèle de Prad-Paol (âge de fer) ;

la stèle de Beg-ar-C'hastell (âge de fer) ;

la stèle de Rann-ar-Groaz (âge de fer) ;

la stèle d'Iliz-Koz (âge de fer) ;

la stèle du Grouaneg-Koz (âge de fer) ;

le Pont-Krac'h ou Pont du Diable (âge de fer), qui relie Plouguerneau et Lannilis. Il enjambe l'aber Wrac'h ;

les vestiges d'Iliz-Koz (XII-XVIIIème siècle) ;

le petit phare (1845) et le grand phare (1897-1902) de l'île Vierge. Le grand phare est édifié par M. Gustave Corre, de Recouvrance, sous la direction de M. Heurté, conducteur des Ponts et Chaussées. Commencé le 28 juillet 1897 et mis en service le 1er mars 1902 ;

le phare de l'île Wrac'h (1845) ;

le phare de Lanvaon (1865) ;

la découverte, en janvier 1934, au lieu-dit Men-Ledan, face à l'Ile-Vierge d'une dizaine de tombes préhistoriques ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGUERNEAU

Il y avait en Plouguerneau des fiefs dépendant de la seigneurie du Châtel, appartenant à Prigent de Coetivy, après le décès de son père Alain (en 1425), puis aux héritiers de Christophe de Coetivy (en 1465) et d'Alain de Coetivy, cardinal d'Avignon (en 1475).

Lors d'une réformation qui a lieu au milieu du XVème siècle, on signale plusieurs nobles de Plouguerneau : Henry Coatquenan, Vincent Kerouzéré, Prigent Coettivy ou Coetivy, Ollivier Le Moyne, Ollivier Mazéas, Hervé Mazéas, Jehan Deryan, Yvon Parseau ou Parscau, Tanguy Denes, Henry Penmarch, Alain an Noblets, Yvon du Boys, Guyon Le Barbu, Guillaume an Hezou, Yvon Pontplancoet, Henry Quinyat, Tanguy Pontplancoet, Hervé Keraldanet, Hervé Kerily, Jehan Kerily, Robert Jobert, Deryen Trevey. La montre de 1481 signale 38 gentilshommes de Plouguerneau.

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Plouguerneau :

Coëtquénan (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouguerneau. D’azur au château d’or sommé de trois tourillons de même. Henry se trouve mentionné entre les nobles de Plouguerneau.

Guillou ou Guillaume, seigneur de Kerrieuc, paroisse de Plouguerneau. D’argent au château de gueules. Derrien se trouve mentionné entre les nobles de Lannilis et de Plouguerneau.

Jobert. D’azur à deux haches adossées d’argent, l’écu semé de quintefeuilles d’or. Robert se trouve mentionné entre les nobles de Plouguerneau.

Kerilly (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Plouguerneau. Hervé et Jean se trouvent mentionnés entre les nobles de Guisseny.

Kermeidic (de), seigneur de Kerillas, paroisse de Plouguerneau. D’argent à deux chevrons d’azur, surmontés d’une jumelle de même. Tanguy se trouve mentionné entre les nobles de Plourin et de Plouguerneau.

Mazéas, seigneur de Lesmel, paroisse de Plouguerneau. D’or au chevron d’azur, accompagné de trois trèfles de même. Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Plouguerneau.

Nobletz (an), seigneur de Kerodern, paroisse de Plouguerneau. D’argent à une aigle de sable, au chef d’azur surmonté d’un autre chef de gueules. Alain se trouve mentionné entre les nobles de Plouguerneau.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 39 nobles de Plouguerneau et Tréménech :

Allain, fils d'Hervé ALLAIN : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon COËTIVY (44 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain COËTIVY (20 livres de revenu), malade, remplacé par Allain Pycabourdin : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier du COËTLOSQUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan CRUMEUR (100 sols de revenu) : porteur d'un corset, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy DENIS (40 livres de revenu), malade, remplacé par Guillaume Podeur : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume DENYS (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon DU BOYS (30 livres de revenu), remplacé par son fils Salomon : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain DU PARCH (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon GRALL  (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé KERALDANET (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Vincent KEROUZERE (612 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Il est accompagné d'Autred Kerasquer : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KEROUZERE (70 livres de revenu), remplacé par Derien Kerasquer : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume KERUHEL (60 sols de revenu), remplacé par son fils Derien : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon KERYLLY (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Bernard KERILLY (100 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume KERILLY (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; 

Jehan de LA FOSSE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Deryen LE BAILLIF (40 sols de revenu) : absent ;

Jehan L'EVESQUE (100 sols de revenu), de l'ordonnance ;

Guillaume LE HEZOU (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier LE MOYNE (200 livres de revenu), de la garde du duc ;

Allain LIHJUIC (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume LOCRENAN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé MAZEAS (40 livres de revenu), remplacé par son fils Hervé : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume MAZEAS (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier MAZEAS (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Prigent MAZEAS (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain An NOBLETZ (50 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon PASCAU (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Autre Yvon PASCAU, remplacé par Allain Serguy : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Vincent PASCAU (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Henry PENMARCH (40 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PONCELIN (30 sols de revenu), remplacé par Jehan Tanguy : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Even PONTPLANCOËT (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy PONTPLANCOËT (100 sols de revenu), remplacé par son fils Even : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Henry QUERYAC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Robert ROBERT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Denys TRENEY (60 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Plouguerneau (Ploequerneau)  sont mentionnés :

Olivier le Moyne, sr. de Rannozgat, représenté par Olivier Kergadiou. Enjoinct faire homme d'armes ;

Yvon Kerouzeré, sieur de Kerandraon, représenté par Jehan Selvest, à trois chevaux. Enjoinct faire lance ;

Alain Coëtivy, représenté par Alain Lesguen, en archer à deux chevaux ;

Henry Penmarc'h, représenté par Olivier son fils, en archer à deux chevaux ;

Jehan an Noblez, en habillement d'archer à deux chevaux ;

Guillaume Mazéas, en brigandine et javeline ;

Le fils Guillaume Denys, mineur. Injonction de mettre homme pour luy en habillement ;

La fille mineure Jehan Keraldanet, représentée par Paul Potart, en brigandine et javeline ;

Salomon du Boys, en habillement d'archer ;

Guillaume le Hezou, en vougier ;

Yvon Parscau. On dict qu'il est prins des hespaignols, pour tant excusé ;

Jehan de la Fosse. Enjoinct de s'habiller ;

Nicolas Locrenan, en brigandine et javeline ;

Yvon Locrenan, default ;

Nicolas Coëtlosquet. Enjoinct de s'habiller ;

Vincent Parscau, en brigandine et javeline ;

Even Pont Plancoet, en brigandine et javeline ;

Alain, fils Hervé Alain. Enjoinct de s'habiller ;

Guillaume Kerily. Enjoinct de s'habiller ;

Hervé Robert, default ;

Olivier Pont Plancoet. Injonction de s'habiller ;

Derrien Keruzec, pour son fils, mineur. Enjoinct servir par autre ;

Olivier Keryly. Enjoinct de s'habiller ;

Yvon Grall, représenté par Christophe le Bailly. Enjoinct de s'habiller ;

Alain Bihannic, en vougier ;

Yvon Parscau, représenté par Goulven Goalan, en vougier ;

Jehan Cremeur, default ;

Yvon Bihannic, default.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Plouguerneau (Plœkerneau) sont mentionnés :

Le sr. de Kerodern (Le Nobletz ?) ;

Le sr. de Lesmeal (Prigent Mazéas ?) ;

Le sr. de Lancelin ;

Le sr. de Kergozquen ;

Olivier Parscau ;

Hervé Fabert ;

Jehan Marec ;

Gilles Mazeas ;

Yvon Tanguy ;

Maistre Yves Bihanyc ;

Tanguy Abalan ;

Jehan Kercozen.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Tréménec'h (Tremenech, aujourd'hui en Plougnerneau) sont mentionnés :

Olivier Pascau, sr. de Menan ;

Yvon Locrenan.

(à compléter)

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